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Non-intervention et libre-conscience

 

En particulier à notre époque, de nombreux spiritualistes (ou assimilés) se questionnent de la sorte : « S’il existe de hautes instances spirituelles ou cosmiques, pourquoi n’interviennent-elles pas pour nous aider à nous extraire de notre marasme actuel ? »  Marasme général qui inclut, évidemment, les dérives politiques, les abus de pouvoir, les passe-droits et toutes ces inégalités qui laissent le chercheur de lumière moyen, aussi confus que dégoûté de lui-même et de ses pairs. De ses pairs, on peut comprendre pourquoi, mais « de lui-même » ?

En fait, spiritualistes ou pas, matérialistes convaincus ou non, tout ce beau monde partage, sans le réaliser, une même croyance, un même dogme absolu : « Ceux qui savent doivent expliquer à ceux qui sont encore ignorants et ceux qui peuvent doivent agir à la place de ceux qui n’en ont pas le pouvoir. »
Cette règle universellement partagée ou presque, serait intéressante, d’un point de vue purement psychologique, si elle n’était pas aussi immature, infantile et dangereuse au premier chef !

 

 

 

Les enfants ont le droit de tout attendre, ou presque, de leurs géniteurs. Surtout lorsqu’ils sont encore très jeunes. Mais une certaine logique voudrait qu’en grandissant, les parents apprennent à leurs enfants les moyens naturels et sains de « se faire grandir eux-mêmes ».
Hélas, il n’en est rien et jusqu’à la majorité, les parents restent rois et seuls décideurs réels de la vie et du destin de leurs progénitures. Bien sur, personne n’a envie, qu’il soit parent lui-même, de reconnaître les faits. De même qu’aucun homme politique digne de ce nom, ne consentira à avouer qu’il n’a d’intérêt que pour son ego et se moque comme de l’an quarante du destin de celles et de ceux qu’il est censé guider, protéger et pour lesquels il devrait œuvrer, principalement.

Tout comme l’on devient parent pour satisfaire de simples besoins personnels et donc purement égoïstes, de même, on devient maire d’une commune ou ministre d’un état, dans le seul espoir d’obtenir pour soi-même ce que d’autres n’auront pas la chance d’obtenir. Si on parle d’une position « en vue », d’un métier « de pouvoir », etc., ce n’est pas pour rien !

 

 

 

Mais lisez plutôt ce qui suit, avant de tirer quelque virile conclusion de ces propos. Chaque être humain est venu sur Terre pour ne s’occuper QUE DE LUI ! Si c’est lui qui s’incarne, c’est bien de lui qu’il devra s’occuper, sa vie durant. Personne ne s’incarne pour « sauver les autres » et gageons que les Avatars ne courent plus les rues ! Bien qu’ils courent souvent dans le mental de quelques enfiévrés de l’âme. mais ceci est un autre débat. Voilà qui va faire bondir plus d’un « spiritualiste de Facebook ». Mais je crains que, de toutes manières, leurs ressorts intimes resteront bien huilés et ce, aussi longtemps qu’ils penseront, en secret, être « différents » et donc en une quelque façon, meilleurs voire « supérieurs » aux autres humains. Ce qui, du coup, les rend aussi égoïstes, intéressés et faux-culs que tous ceux qui briguent un poste en vue en alléguant leur désir de « servir leur prochain » ! On devient parent, patron d’entreprise, maire d’une commune ou ministre d’une nation, dans l’espoir unique de servir ses propres ambitions, et non dans le but hypocrite et hyper-mensonger de « faire profiter les autres de nos acquisitions ou de notre pouvoir ».

Celui qui n’admet pas cela, qui ne le comprend pas ou qui refuse de le comprendre, n’est pas encore entrée pleinement dans le Règne humain, et j’écris ici « humain » avec un « h » minuscule, c’est-à-dire le « h » du minimum vital !

 

 

 

Certains, plus soucieux d’étudier avant de juger que de hurler à l’assassin et à refuser ainsi à d’autres la liberté d’expression qu’ils leur imposent eux et du même coup (m’ouarf !), vont vouloir comprendre le sens de mes paroles écrites. C’est seulement pour eux que ces phrases sont couchées sur la toile ou sur le papier, pas pour les autres dont le seul but est de protéger leurs sombres manigances et qui, ce qui est un comble, le dénonceront eux-mêmes en critiquant vertement ces quelques proposition d’ouverture de conscience à une forme de vérité un peu supérieure à la précédente, qui a assez durée et qui a permis tant d’abus de confiance et d’inepties spirituelles.

Soyons aussi rationnel que logique : comment peut-on s’incarne soi afin de travailler… Pour les autres ? Ne sont-ils donc pas capables d’en faire autant, de s’occuper d’eux comme vous pourriez vous occuper de vous, uniquement ? En quoi est-il « égoïste » de manger quant on a faim, de boire quant on a soif, de travailler pour gagner de l’argent que l’on dépensera exclusivement en faveur de soi et de ses proches (mari, femme et enfants) ? Qu’est-ce qui VOUS gêne à VOUS en lisant ces quelques lignes ?

 

 

 

Avez-vous peur de devenir « égoïstes » ? L’égoïsme ne serait-il pas plutôt du côté de celui qui espère que vous allez travailler pour lui et à sa propre gloire ? L’égoïsme n’est-il pas dans le fait de réclamer à une autre personne qu’elle s’occupe de nous, plutôt qu’elle s’occupe d’elle ? Réfléchissez, s’il vous plaît, puis réalisez les faits : on vous a berné d’une manière extraordinaire ! On vous a fait prendre des lucioles agonisantes pour des lampes de 2000 watts.

On vous a menti, trompé et induit en erreur, voire en esclavage psychologique, moral, religieux et tout cela dans le seul but VRAIMENT ÉGOÏSTE de vous voler vos acquits, de vous faire travailler pour d’autres que vous. Et c’est quand vous voulez que vous en prenez conscience !
Ceux qui l’ont déjà fait ont tout leur temps, et ceux qui redoutent que vous ayez un jour cette même prise de conscience salutaire, ont tout votre temps, votre argent et votre énergie animique !
Merci pour eux ! Mais sans doute pouvaient-ils, à leur tour, prendre soin de la seule personne qu’il emporte avec eux, où qu’ils aillent et quoiqu’ils fassent, c’est-à-dire eux ?

 

 

 

Mais en ont-ils envie seulement ? Moralité : tant qu’il existera des « vaches à lait énergétiques », il y aura des mains « serviables et attentionnées » pour les traire un maximum ! Voici ma question :

« Êtes-vous une de ces vaches à lait énergétiques que l’ont peu ENCORE traire à volonté et même, qui culpabiliserait si elle venait à conserver son lait pour ses propres veaux ? »

Que vous ayez « des montées de lait » (des choses à vous, précieuses et enviables) est naturel et sain et surtout, n’est en rien égoïste, puisque vous au moins pourriez en bénéficier !
Et sans montée de lait, comment alimenteriez-vous vos veaux successifs ?
Ah ! Mais suis-je bête : c’est exactement ce que nous faisons en buvant du lait !
Nous privons la vache du plaisir d’alimenter son veau qui lui, doit finir à l’abattoir, ce qui est « plus humain » que de le laisser mourir de faim pour que nous connaissions les joies du café au lait du matin !

Youpi ! Nous sommes de vrais humains et l’égoïsme n’est qu’un mot ancien et grossier pour désigner… Les autres ? Très certainement, voyons ! Et qui d’autre, sinon ? 🙂

 

 

 

Mais voici que nous en revenons à notre sujet premier. Le voici ci-dessous résumé pour mémoire :
« Pourquoi ceux qui en ont le pouvoir, n’interviennent-ils pas pour nous aider à grandir et même, à nous extraire de notre marasme social ? N’ont-ils pas CONSCIENCE des problèmes dans lesquels nous nous débattons jour après jour ? » Le mot le plus intéressant de tous vient d’être lâché : « conscience » ! Nous sommes intimement persuadés, du moins pour celles et ceux qui croient à ces choses, que « les instances supérieures » sont au courant de nos malheurs ! Et malgré cela, elles n’interviennent pas !

Voilà qui est pour le moins choquant, non ? Faut voir…
La question serait moins de définir si ceux qui peuplent les Mondes qui pour nous sont encore invisibles sont CONSCIENTS de nos problèmes que de savoir SI NOUS LE SOMMES VRAIMENT !

 

 

 

Rappelez-vous la prémisse importante pour une parfaite compréhension : « Nous nous incarnons nous et donc pour nous seulement. » Tout ce que nous apprenons, pensons, ressentons, passe par certains FILTRES MENTAUX qui, bien souvent, nous cachent la vérité. Sans compter toutes ces croyances moralisantes, ces conditionnements familiaux et sociaux, qui ne nous aident guère à raisonner intelligemment et en tant qu’être unique ou individualité ! Car divisés, voilà ce que nous sommes ! Et ayant perdu de vue l’unité de notre être, nous en sommes réduit à nous fier et donc à suivre tout autre que nous et donc, autre chose que SOI. Et c’est là le seul et véritable problème !

Un problème qui vient de nous, pas du Monde ou des autres !

Nous cherchons à changer le Monde que nous projetons sans cesse à l’extérieur et, bien sur, sur les autres. Nous tentons, en vain, de réaliser l’irréalisable, de faire le contraire même de ce pour quoi nous sommes venus. Faut-il changer quelqu’un ? Alors changeons nous-mêmes et devenons ce que nous aimerions que les autres soient, pour nous et à notre place, ce que, bien sur, ils ne peuvent pas.

 

 

 

Faut-il changer le Monde ? Alors changeons LA VISION (version) que nous en avons ! Il y a autant de « mondes » (ou d’univers) que d’être humains et jamais nous ne pourrons accéder vraiment à celui d’un autre ou lui du nôtre. Il s’agit d’une Loi du fonctionnement de l’esprit, pas d’un simple avis personnel. Si vous n’y croyez pas, alors continuer à vous épuiser en vaines croisades, prétextant agir pour le bien de tous mais ne visant en réalité que votre propre bien. Un jour vous apprendrez à être, tout simplement, à être vous vraiment.

L’égoïsme est une notion qui a été inventée par ceux qui désiraient faire bosser les autres pour eux et se nourrir ainsi éternellement sur le dos de tous les autres, de tous ceux assez ignorants pour croire en ces fadaises mentales qu’un modeste curé serait le premier à dénoncer. Mais en secret s’entend ! (lol)
Vous me répondrez peut-être que vous ne voyez toujours pas le rapport avec le fait de ne pas recevoir d’aide de plus puissants que nous…

 

 

 

Pourtant, vous devriez comprendre que eux aussi sont sous le coup de LA LOI et qu’ils s’occupent d’eux-mêmes, avec au cœur l’espoir que nous apprenions enfin à en faire autant ! Vous voulez bénéficier de leur aide, voire devenir comme eux ? Rien de plus simple : pensez et vivez comme ils le font déjà, et vous serez aussitôt comme eux, à savoir non pas « égoïstes » mais conscient que le seul changement radical possible pour la Terre, c’est que chacune des consciences individuelles qui s’y trouve, fasse l’effort de changer sa manière de concevoir la vie ainsi que les autres.

Si chacun se met à ne s’occuper que de lui, chacun deviendra instantanément LIBRE et ceux incapables d’agir de même, finiront par « mourir de faim », comprendre « à être obligé d’en faire autant ou bien d’aller voir ailleurs si des ignorants de leur nature spirituelle véritable s’y trouvent encore ! »
Lorsque vous prenez conscience non pas des problèmes extérieurs, mais de votre pouvoir intérieur et personnel de les régler, vous devenez libres et vous libérez les autres ! Surtout de vos attentes, besoins, etc. Ce qui est une forme supérieure d’altruisme qui, étrangement, ne semble pas tenter ceux qui prétendent « Rechercher plus de Lumière » !

 

 

 

Mais qu’est-ce que la Lumière, finalement, si ce n’est ce qui éclaire nos ténèbres personnelles ? Et qu’est-ce qui mieux que LA CONSCIENCE peut nous éclairer… A notre propre sujet ?
Si vous réalisez « Qui vous êtes vraiment », alors vous faites progresser le Monde. Même celui supposément « extérieur » à votre propre état d’esprit ! Et vous aidez aussi les autres, en les soulageant d’un fardeau que vous appeliez précédemment « moi » (l’ego et ses tyranniques besoins.)

Croyez-vous toujours que de ne penser qu’aux autres et d’œuvrer « à leur service » est positif pour ces autres et les aidera à grandir en conscience de soi ? Pensez-vous toujours que de vous rendre libre, heureux et rayonnant de Lumière, ne va servir qu’à vous et ne pas bénéficier, peu ou prou aux autres ? Je vous laisse y réfléchir, mais si j’étais vous (ce que je suis aussi), je réfléchirais vite !

 

 

Serge Baccino

Changer le Monde, mais comment ?

Il est souvent question de changer les choses, car ces dernières, à l’évidence, ne vont pas bien du tout. Mais comment agir ? Par où et par quoi commencer ? Peut-on vraiment espérer changer les choses ? Est-il possible de faire progresser le Monde ? Réponse Oui et… Non ! Non, si votre but, perdu d’avance, est de  « faire bouger » les autres, de les pousser à se réformer et en un mot, à changer ce que vous considérez sans doute encore comme « le Monde extérieur et les autres. » Si c’est là votre dessein, arrêtez tout de suite ! Vous ne pourrez, au mieux, que vous épuiser et vous attirer des ennuies de la part de ceux que vous allez forcément agacer par votre désir de transformer leur vie. Y compris, voire surtout, si comme la plupart, vous êtes persuadé que votre paix, votre liberté et votre bonheur, dépendent essentiellement de ces personnes !

 

 

 

Si vous souhaitez transformer les hommes politiques, arrêtez tout de suite ! Si vous voulez faire régner la justice dans votre pays, voire dans votre ville, arrêtez tout de suite ! Si vous voulez que la Paix règne dans le Monde, arrêtez tout de suite ! Si vous voulez améliorer les conditions de vie des gens dans le pays où vous vivez, arrêtez tout de suite ! De même si vous désirez que les gens cessent de manger de la viande, de torturer les animaux, d’adorer la compétition, d’exploiter leur prochain, j’en passe et des meilleures !

Pourquoi cela ? En quoi le fait de militer pour une cause juste est-il une mauvaise chose ?
Militer, c’est-à-dire partir de la prémisse que vous devez et donc pouvez changer l’état d’esprit des autres, n’est pas mal : c’est seulement inutile en plus d’être fort improbable. Inutile ? Oui, parfaitement : inutile, totalement inutile ! Il s’agit là d’une perte de temps et d’énergie extraordinaire et, en fait, tout sauf une marque d’intelligence ou « de spiritualité » ! Soyez un peu patient et vous comprendrez mieux plus loin. Si tant est que vous en ayez vraiment ENVIE, il va de soi ! 🙂

 

 

 

Il y a de nombreuses années de cela, je discutais avec un homme simple mais intelligent, qui me contait une de ses aventures pittoresques dans le monde particulier des syndicats. Vous savez, ce sont ces groupes d’hommes et de femmes qui essayent de changer les choses, par exemple d’améliorer les conditions de travail dans une entreprise, de faire augmenter le salaire des ouvriers, etc.
C’était là du moins l’intention première des ces groupements visant au maintient des droits ouvriers, pour résumer. Il me racontait qu’à une époque, alors déjà marié et père de deux enfants, il avait décidé de rejoindre les rangs d’un de ces syndicats. Il l’avait fait simplement parce qu’il avait envie que les choses changent. Qu’elles changent pour lui, évidemment, puisque c’était lui qui ressentait, en lui, ce besoin ou ce désir.

On lui proposa donc de s’unir à d’autres, arguant du fait que le nombre fait loi ou, à tout le moins, qu’il permet en étant groupé, de forcer un peu la main de ceux qui détiennent le pouvoir sans aucune envie de le partager. Notre homme suivi donc des réunions, alla même coller des affiches dans les rues et essaya, lors de ses pauses, de gagner l’intérêt voire la confiance, de certains de ses collègues de travail.

 

 

 

Une semaine plus tard, le patron le fit appeler dans son bureau. La première question qu’il lui posa fut : « Il paraît que tu es allé grossir les rangs de ces autres feignants de service qui trouvent le temps de militer contre ceux qui les nourrissent alors que le boulot s’empile sur les docks ? Mais pourquoi as-tu fais ça, bon sang ? Je te connais, tu n’es pas homme à perdre ton temps en politique de bas étage ! »

Et avant qu’il puisse répondre, son employeur lui posa cette question qui l’orienta vers une expérience psychologique qui le marqua le reste de sa vie : « Mais tu veux quoi, au fait ? Qu’aimerais-tu voir comme changement, comme amélioration et à quel niveau précis ? »

Il essaya bien de bredouiller un ou deux slogans appris par cœur depuis son entrée dans le syndicat mais le patron le coupa court : « S’il te plaît, André, fais-moi grâce de ces sornettes que scandent ceux qui son trop occupés à perturber les autres ouvriers pour continuer à être efficaces et donc à mériter leur salaire : dis-moi plutôt ce que toi tu attends de moi, ce que tu veux, car si tu as fait cette démarche de rejoindre cette troupe de bras cassés, c’est bien parce que tu avais des attentes, non ? Et tu es seul à être toi, que je sache ? Alors c’est à toi seul de me dire ce que tu désires, oublie un peu tes camarades de barricades, s’il te plaît et sois franc avec moi ! »

 

 

 

Alors le dénommé André réalisa qu’en effet, s’il avait rejoint le rang des militants, c’était parce que lui aussi avait des attentes, des attentes lui étant personnelles, voire uniques, qui sait ? Sans chercher à tergiverser, il expliqua que les horaires de travail l’empêchait d’aller chercher « sa petite dernière » à l’école, tous les soirs, que sa femme était malade et qu’il trouvait que son salaire était insuffisant, surtout avec ces nouveau frais médicaux, sans compter qu’il n’avait plus été augmenté depuis trois ans à présent.

Son employeur eu l’air un peu étonné, fronça les sourcils, alla tirer un dossier d’un tiroir de son bureau puis revint s’assoir en face de lui. Il lui demanda de l’excuser deux minutes et se mit en devoir de parcourir un épais dossier dans lequel André cru reconnaître son nom de famille écrit à l’envers. Au bout de moins de deux minutes, son employeur redressa la tête et avec un sourire :
« Tu as parfaitement raison. Tu n’as plus été augmenté depuis trois ans, or, tu aurais du l’être depuis deux ans, quasiment. Je viens de voir également que moyennant un petit supplément, ta femme et tes gosses peuvent passer sur ta mutuelle d’entreprise et obtenir les mêmes droits que toi. Enfin, je constate que tu as toujours les mêmes horaires que depuis tes débuts, il y a dix ans de cela. Voici ce que je te propose : je vais t’augmenter de cinquante francs par mois, mais tu toucheras deux-cents francs par mois, le temps de rattraper et de compenser les deux années d’arriérés. Les frais supplémentaires concernant ta mutuelle qui couvriras désormais ta femme ainsi que tes deux enfants, seront prix en charge par l’entreprise durant la première année. Ensuite nous aviserons. Est-ce que cela répond en partie à tes attentes, André ? »

 

 

 

Le gars André était scotché et ne savait plus quoi dire. Comme faire la bise à son employeur n’était pas convenable, il se contenta de se lever et de lui serrer la main avec reconnaissance :
« C’est bien plus que j’en attendais ! Merci, merci beaucoup… »
Le patron pris un air narquois : « Je suppose que puisque tes attentes frustrées ont inspiré ton entrée dans le syndicat, à présent que ces mêmes attentes sont comblées, tu n’as plus aucune raison d’en faire partie ? »

Le chef d’entreprise esquissa un rapide sourire discret en voyant la mine déconfite de son employé :

– « Alors quoi ? Ta joie est de courte durée ! Quel est le problème insurmontable qui te tracasse, à présent ? »
– Ben… Vous savez… les autres, là…
– Oui, eh bien quoi, les autres, André ?
– Mais ils vont penser que je les ai trahis et que…
– Et que j’ai réussi à t’acheter, c’est bien cela ?
– Ma foi… Puisque c’est vous qui le dites… »

Le patron d’André poussa un petit soupir, se donna le temps d’allumer une cigarette, en proposa une à André qui la refusa, puis après avoir réfléchi à la manière de formuler ses propos, il dit :

« Tu sais, André, les hommes pensent qu’ils sont faibles et c’est la raison pour laquelle ils s’unissent, dans l’espoir de se sentir plus forts. Hélas, comme seuls les faibles ont besoin de s’unir, ce qu’ils unissent en fait, c’est leur faiblesse seulement. Dès lors, ils sont plusieurs à être faibles mais jamais ils ne seront forts s’il ne cessent pas d’entretenir la peur qui affaiblit leur cœur. La véritable force ne vient jamais du nombre; elle provient de cette capacité intérieure de répondre soi-même et pour soi-même à ses propres besoins. Au départ, tu avais des désirs et tu as cru bon de te lier à d’autres dans l’espoir de pouvoir les exhausser. Mais en te liant à d’autres, tu as juste augmenté la force de ces désirs, tu as aidé à leur multiplication, mais tu as surtout ajouté ta propre faiblesse à la leur. On ne change pas le monde en agissant à l’extérieur : on fait en sorte de satisfaire nos moindres attentes, et cela, depuis notre intérieur. Vois comme sont les choses, finalement : j’ignorais tout de tes attentes, mêmes si par ailleurs, elles étaient parfaitement légitimes. Tu n’as eu qu’à me les expliquer, et voilà tes attentes comblées ! J’espère que tu apprendras vraiment à changer le Monde, mais j’espère que, désormais, tu ne te tromperas plus de Monde ! »

 

 

 

Voilà l’histoire d’André. A présent, reposons la question : « Changer le Monde, OK, mais comment ? »
En ne se trompant plus de sens, d’adresse et en fait, de Monde !
Qui ressent ce besoin impérieux de changement, d’amélioration ?
Celui qui ressent cela doit être également celui qui en vit le dénouement. La preuve : ceux qui ne ressentent pas ce même besoin de changement, d’amélioration et qui, accessoirement, se conduisent comme de véritables animaux, ne le vivrons pas. Il n’en ont pas l’envie, car n’ont rien à changer en eux qui ne soit pas toujours identifié à eux. Ils pensent être « dans le vrai » et ils vivent, selon la Loi, le contenu de leurs pensées. Pour eux, c’est vous qui êtes un malade. Et un inquisiteur, qui plus est !

Aimeriez-vous que l’on vous change de force ? Qu’on vous impose de changer, que l’on vous menace au cas que vous refuseriez ? Où est la véritable justice, la véritable liberté, d’un Monde où l’amélioration prend des allures de tyrannie ? Vous voulez changer le Monde ? Cool ! Alors changez donc le vôtre et laissez aux autres le soin d’en faire autant s’ils en sont capables et quant ils y seront correctement préparés, à savoir grâce à un vécu produisant une prise de conscience salutaire.

Vous n’avez rien à changer « au-dehors et chez les autres », car c’est en vous et chez vous que se produit cet élan impérieux, ce besoin de changement, d’évolution ou d’amélioration. Êtes-vous si faible qu’il vous faille vous lier, vous liguer avec d’autres et… Contre d’autres, finalement ? Où est l’évolution dans cette envie de forcer les autres à adopter votre point de vue ? Cet état d’esprit tyrannique n’est-il pas déjà « en service » et ce, depuis bien trop longtemps ? Allez-vous ajouter votre guerre personnelle en vue d’instaurer une paix fratricide ? Voulez-vous ressembler à ces imbéciles heureux qui, à la moindre occasion, reprennent vertement les autres à propos de leurs paroles, de leurs écrits ou de leur comportement, sous prétexte que ces choses ne correspondent pas à leurs attentes frustrées ?

 

 

 

Au lieu de parler d’amour, de respect, de compassion et d’humilité, si vous commenciez par mettre ces belles choses en pratique, vous et le premier ? Le premier et… Le seul ! Vous seuls devez vivre en concordance avec vos croyances, opinions et désirs, pas ceux qui ont le droit à avoir aussi les leurs.
Les autres ne vous doivent rien, ne peuvent pas vous décevoir si vous n’avez pas le culot d’attendre quelque chose d’eux. Quelque chose que, selon toutes apparences, vous refusez de vous offrir à vous-mêmes ou… Êtes incapables de vous offrir ? Alors vous comptez sur les autres pour compenser vos manquements et vos faiblesses ? C’est cela votre Monde parfait ? Si oui, puissiez-vous être le seul à y vivre jamais !

Le Monde est en vous; pour le changer, changez-vous et il le sera aussi. Du moins, vous ne serez plus en demande et donc, en attente de ce que vous espérez encore voir instauré en vous et pour vous, mais depuis l’extérieur et par les autres. S’il vous plaît, vous qui prétendez à la spiritualité, Réveillez-vous !

 

 

Serge Baccino

Polymerdence spirituelle

Polymerdence spirituelle

Ou tenter de s’occuper de tous les domaines de la spiritualité en même temps ou pire, d’un seul mais trop tôt.

 

 

 

Nous sommes, paraît-il, au siècle de la polyvalence, le saviez-vous ? Si vous l’ignorez encore, c’est que vous ne bossez plus pour un employeur depuis fort longtemps déjà. Du genre une vingtaine d’années au moins !
Car dans le cas contraire, et sauf votre respect, (voir plus loin), vous êtes embarqué dans la même galère que tous les autres bossant en entreprise ou dans une quelconque société et pour un patron.

Au départ, l’idée pouvait en effet paraître séduisante. Du moins pour le patron. Bien que du point de vue d’un employé passablement naïf, il est bon d’apprendre, encore et toujours et ce, dans son propre métier. Si vous travaillez au rayon chaussure d’une grande enseigne de sport, par exemple, vous devez en savoir déjà pas mal sur les différentes formes de chaussures, ainsi que leur utilité, par exemple. Mais si par manque d’effectif (excuse souvent invoquée, même de nos jours) vous devez passer au rayons « pêche et appâts », vous risquez de ne plus pouvoir mettre à profit vos connaissance en chaussures de sport. De même si vous passez, le jour d’après, au rayon des « boissons toniques » et la semaine suivante, au rayons des « vêtements de sport masculin. »

 

 

 

La phrase magique entonnée par tous les employeurs de France est « De nos jours, il faut être polyvalent ! » Traduction complète et en tenant compte des véritables intérêts de chacune des deux parties (employeur/employés) : « Vous allez devoir travailler pour deux, voire pour trois, et vite apprendre des spécialités que vous ne connaissez pas. Bien sur, vous deviendrez ainsi de bien piètres conseillés de vente pour les clients, mais moi, je vais faire des économies substantielles ! »

Si au bout de quelques années, vous en avez marre d’être toujours payé au SMIC, vous irez sans doute tenter votre chance chez un autre employeur. Comme vous en connaissez « un rayon » (le cas de le dire) sur votre premier métier (rayon chaussures de sports), vous allez chez le concurrent direct de votre précédent employeur, croyant pouvoir ainsi le faire suer. Là, vous demandez à vous occuper du rayon chaussures de sport, et l’employeur vous questionne sans même pouffer : « Mais vous ne savez vendre que des chaussures ??? »

Alors, en toute innocence, voire naïveté, vous répondez : « Non, car dans mon emploi précédent, je passais souvent dans les autres rayons mais… » Et avant que vous terminiez votre phrase, l’employeur probable vous lâche sournoisement un « Évidemment ! Plus personne n’embauche d’employés qui refusent de se plier aux exigences de l’entreprise ! »

 

 

 

Et là, vous apprenez que pour une somme modique (car vous débutez chez eux, n’est-ce pas ? Même dix ans d’expérience comptent pour du beurre, quant on change d’emploi ^^) Vous allez avoir les mêmes fonctions que chez votre ancien employeurs. Tous deux en riront d’ailleurs beaucoup, devant un verre, en se racontant leurs aventures de patrons d’entreprise, et votre ex-employeur dira en trinquant avec sa troisième bière : « Il s’imaginait quoi, le bougre, qu’ailleurs ce serait le Pérou ? » Ce qui leur permettra de rire de longues minutes encore et grâce à vous.

Bien. Vous allez sans doute me demander quel rapport avec la choucroute ?
En quoi cette histoire bien triste de polyvalence concerne la spiritualité ?
Pour le comprendre, je dois poursuivre quelques lignes encore puis ensuite, promis, vous allez comprendre ! (lol)

 

 

 

Nous retrouvons notre infortuné spécialiste en chaussures de sport, qui décide de changer non pas de crémerie seulement mais carrément de métier. Il va d’abord, et avant de prendre cette douloureuse décision (voir plus loin) chez un marchand de chaussures, se disant que là, au moins, il est assuré de… Vendre des chaussure. Même si c’est pour un SMIC !
Et là, l’employeur potentiel lui demande : « Vous avez quelle expérience de la chaussure et sur combien d’années successives ? » Toujours sans aucun vice, soucieux d’équité et honnête, l’homme répond : « Disons que je n’ai pas fait que ça, car dans mes trois précédents emplois, il fallait être polyvalent, et… »

Et là, le marchand de chaussure lui coupe la parole et rétorque avec un air narquois du plus bel effet : « Polyvalent ??? Quelle drôle d’idée ! Si vous vendez des chaussures, vous n’allez pas vendre des saucisses chaudes ou des voitures de course : vous devez rester dans votre spécialité, cela au risque d’être surtout mauvais en tout ! Je suis désolé, mais la place vacante dans mon magasin réclame un vrai chausseur, qui n’a fait que cela les dix dernières années au moins. »

 

 

 

En colère, on le serait à moins, l’homme quitte le magasin de chaussures et décide de changer de métier. carrément !
Et dès son premier rendez-vous d’embauche, la première question qu’on lui pose, c’est : « Quelle expérience sur un long terme avez-vous et dans quel métier précis, cher monsieur ? Car notre entreprise n’embauche que des spécialistes. »
Croyez-vous utile de continuer ou vous commencez à « sentir arriver la patate », comme le disait un pote ?
A présent, nous pouvons parler de spiritualité. Mais oui !
Spiritualité qui contient tant de domaines différents, spéciaux, fascinants, n’est-ce pas ? Qui serait assez fou pour se limiter à l’étude exhaustive… D’un seul sujet ? Un inconscient, sans doute ? Faut voir…

 

 

 

 

Au départ, on est littéralement fasciné et nous trouvons tous les sujets comme étant fascinants. C’est un fait.
Mais c’est surtout un problème, voire un piège dans lequel tombent désormais les générations de « Chercheurs de Lumière ». Qui, je vous rassure, ne « chercheront » pas bien longtemps ! Peut-être le temps de deux, trois séminaires sur un week-end et après avoir lu deux livres et rencontré l’auteur de ces derniers. Tout au plus.
Au départ, ils vont tout lire, tout avaler, de plus en plus d’info et de plus en plus vite. Jusqu’à l’indigestion.
Ensuite, ils deviendront quasiment sages et décideront de se « spécialiser » ! Entendez par là qu’après avoir perdu leur temps sur des années à étudier mille sujets différents et sans aucune relation, si possible, ils vont, en quelques mois, voire une année tout au plus (pour les plus sérieux), « se spécialiser » (Prouut !!!) dans un domaine de la spiritualité.

 

 

 

 

Vous me rétorquerez sans doute que, jusque là, ma foi, il n’y a rien de répréhensible ni même de critiquable ! Nous verrons bien. Au vu de ma longue introduction, si j’ose dire, on pourrait penser que ce désir de se spécialiser, après de longues errances dans différents secteurs, ce désir de spécialisation va dans le sens apparent de mes espoirs.
Mais il n’en est rien. Car faire tout et n’importe quoi, c’est la meilleure manière de devenir non pas « bon à tout » mais « mauvais à tout ». Rien n’est plus hasardeux qu’une connaissance incomplète. Mais prétendre « se spécialiser » en n’étudiant et ne pratiquant que quelques mois seulement et à la va-vite, revient à postuler à un emploi pour lequel il est réclamé vingt ans de métier alors que l’on commence à peine à en connaître les bases.

Car la nouvelle « maladie » chronique et hautement transmissible par voies mentales, qui sévit depuis quelques petites années, se nomme désormais et en spiritualité : « Demain, je m’installe à mon compte pour enseigner les autres ! » Comme déjà mentionné, un ou deux stages intensifs, une demi douzaine de livres et la rencontre d’un célèbre praticien (qui a un demi siècle d’expérience à son actif, mais bon) et hop ! Je peux m’installer comme Pro, la conscience tranquille !

 

 

 

Mais est-ce bien là de la spécialisation ? D’aucuns (sans doute concernés mais chut) argumenteront : « Oui, mais bon, pour l’obtenir, cette expérience, cette spécialisation, encore faut-il débuter et attendre que les années passent en faisant leur œuvre, non ? » Réponse mesquine mais honnête : Oui et… Non ! Oui, car la formulation est bonne, au départ. Il faut en effet débuter puis laisser faire le temps avec la pratique. Mais certainement pas d’une manière professionnelle et sur le dos d’autrui, surtout ! Rien ne vous empêche de vous entrainer « à vide » ou sur des parents et amis et ce, durant quelques petites années, en toute gratuité (encore heureux ^^) AVANT d’en faire votre métier et laisser entendre ainsi que vous êtes déjà un pro de la question ! Même si vous ne le dites pas, votre carte de visite le laisse désormais entendre.

La nouvelle vague, pour ne pas employer le mot « mode », c’est « le coaching » ! Une véritable hécatombe chaque année ! A ce rythme là, la plupart des jeunes gens qui avaient bien besoin d’être guidés et d’apprendre à s’assumer en l’état, voire retrouver le sentiment de leur propre valeur, vont être « coach » !
Ben oui, ce sont surtout les jeunes gens qui ont le plus besoin de guidance et/ou de conseils éclairés, non ? Mais si la prémisse est bonne, qui va « coacher » qui, si le nombre de « coachs » est tel, qu’il n’y a presque plus de jeunes à coacher ? C’est rigolo, non, présenté ainsi ? Pas vraiment, non. Cela ferait plutôt peur !

Une nouvelle vague, n’ayant pas peur du ridicule qui, décidément, ne tue pas, c’est maintenant un fait probants, se nomment elle-même « coachs de vie » ! COACHS DE VIE ! Vous réalisez ou pas encore ? Eux, c’est clair, ils ne réalisent pas. Ils n’ont d’ailleurs aucun intérêt à le faire, c’est clair !

 

 

 

A une époque où les spiritualistes de Facebook ont la bouche pleine et débordante d’amour, de compassion et, surtout, d’humilité (sic), voilà que nos jeunes gens à peine équarries par la vie, prétendent « apprendre à vivre » à leurs semblables ! Eux qui n’ont pas encore eu l’occasion de s’y entrainer un minimum au moins.

Coachs de vie ! Au secours ! Le monde est devenu complètement maboul ! On peu désormais faire avaler tout et n’importe quoi au peuple : il ne voit ni ne comprend plus rien, désormais. La désinformation de masse a été un franc succès : félicitations ! Remarquez, c’est peut-être pour cela que le premier gamin venu peut leur réapprendre à vivre ? 🙂

Si c’est bien le cas, cela fait encore plus froid dans le dos ! Et le fait que ceux qui sont concernés se sentiront surtout « agressés », comme tout jeune un peu déboussolé qui se respecte, n’est pas fait pour nous encourager à penser différemment ! Car si les premiers concernés ne réalisent pas dans quel piège spirituel ils sont tombés, la tête la première, ils auront tendance à se débattre et donc, à s’enfoncer plus encore. Sans compter qu’ils ne comprendront alors jamais pourquoi ils ont choisi de s’occuper des autres, au lieu d’eux-mêmes, comme ils l’auraient du.

 

 

 

 

« C’est le progrès, c’est de notre temps », dirons certains vieux sans trop y croire mais décidés à ne plus se prendre la tête en vain et pour des personnalités naissantes n’en valant peut-être pas la peine, finalement.
Mais dans un monde où règne en maître la désinformation et autres pièges à gogo, un monde où certains (soi-disant) « lanceurs d’alertes » (qui font très gaffe à ce qu’ils disent ou écrivent), n’est-il pas naturel voire simplement humain de vouloir tirer à son tour la sonnette d’alarme, puisque personne d’autre n’ose le faire ? A moins qu’il y ait des « alertes » à lancer et d’autres, surtout pas ?

Nous savons la Presse officielle définitivement gagnée par cette gangrène de l’information conditionnée et orientée, lorsqu’elle n’est pas carrément fausse ou prévu pour faire figure de somnifère public. Allons-nous au devant d’une époque dans laquelle même les spiritualistes soit disant « purs et durs » vont apprendre à se taire, voire à parler la langue de bois des hommes politique ? De toutes manières, quels sont les « risques » réels encourus par nos charmantes têtes blondes à peine sorties des jupes de leur maman, mais prêts à enfiler la tenu du médecin, du psychiatre voire de Superman ?

 

 

 

Un juge d’instruction, un procureur ou un ministre, par exemple ont un réel pouvoir sur les masses. Si l’un d’eux se met à dénoncer une activité quelconque, là oui, il y a de quoi se faire un brin de souci ! Mais une personne ordinaire, issue du peuple et y restant, surtout, quel pouvoir a t’elle vraiment ?
Et pourtant, les personnes concernées s’affolent littéralement et en arrivent à être méchantes et acides dans leurs propos ou dans leurs actes, lorsqu’on fait mine de parler seulement de leur manque de maturité spirituelle (car c’est de cela qu’il s’agit en fait, mais chut ^^) Pourquoi cette réaction ? Que risquent-ils les pauvres choux ? Qu’on fasse cesser de force leurs activités un brin superflues, pour ne pas dire mieux ? Et avec quel pouvoir ?

 

 

 

 

Alors leur frayeur doit être tout autre et venir d’autres part. Ou de bien plus « haut » dans leur propre hiérarchie animique. Mais là n’est pas la question, car ce dernier point nous entrainerait trop loin et la patience de mes lecteurs les plus assidus, à des limites tout de même ! (lol) Je terminerai ce (long) article par une question déjà posée mais que je désire absolument proposer à votre réflexion : « A quel moment un lanceur d’alerte véritable devient-il gênant pour ceux qui ont inventé ce principe visant, justement, à avertir simplement les autres d’un risque potentiel ? N’est-ce valable que pour les autres, pour les méchants déjà reconnus comme tels ou bien est-ce valable pour tout et pour tous ? » Mais dès lors, ne risquons-nous pas à en arriver à ce qu’il se crée des « lanceurs d’alertes » pour dénoncer… Les « lanceurs d’alertes » ?
Qui va s’y retrouver, si cela arrive ? Les gens du peuple ? Surement pas ! Voyez déjà pour qui et dans quel état d’esprit ils vont voter, et passons tout de suite à autre chose. A la suite logique de cette dégringolade des valeurs humaines.
Et vous, qui lisez, qu’en pensez-vous ?

 

Nota : Cette question ne s’adresse pas aux « coachs » et assimilés, car je connais déjà leur réponses et je crois que je vais survivre si je dois m’en passer encore un peu !

 

 

 

Serge Baccino

 

Sortir de son corps, c’est quoi ?

Il est souvent fait mention, dans les écrits mystiques, spiritualistes ou même ésotériques, de « sorties de corps » ou autre expressions du même genre. Par exemple, « Journey out the body », en anglais, ou, dans notre chère langue natale, « voyage hors du corps » ou encore, « voyages astral », « dédoublement », etc. Pour les ésotéristes, le terme exact serait plus « projection psychique ». En effet, ces termes sont bien plus explicites de ce qui concerne le phénomène en lui-même et de ce qui se produit vraiment dans ce cas précis. A noter que dans l’expression « projection psychique », nous trouvons le mot projection, bien connu des psychologues de tous bords.
 

 

 

On parle par exemple de projection quant une personne s’adresse à une autre et lui parle de choses qui la concerne pas au premier chef. Peu ou prou, tout le monde ou presque « projette » sur autrui, ne serait-ce que sur les enfants, les parents, le conjoint, etc. Il peut donc nous arriver de reprocher à un tiers, une chose dont nous sommes l’unique et seul responsable, cela parce que nous refusons catégoriquement de l’assumer. En psychologie ésotérique ou « psy éso », pour faire plus court, un transfert est une tentative de projection qui a réussi. Exemple, vous accusez une personne innocente de vos propres fautes et cette dernière se met à culpabiliser, cela parce que vous avez réussi à lui transférer le poids de vos propres responsabilités. Bien sur, vous ne perdrez pas pour autant ce poids qui vous demeurera lié, mais au lieu d’une seule personne malheureuse, il y en aura deux. C’est là un état d’esprit typiquement atlante, selon la phraséologie propre à la psy éso (et seulement à elle pour le moment.)

 

 

 

Mais revenons à nos fameuse « sorties de corps ». Dans les faits, l’homme ne sort pas de son corps : il pénètre d’autres états d’esprit, s’identifie temporairement à eux et, durant ce laps de temps, il « oublie » (perd de vue) l’état d’esprit principal, celui avec lequel « il fait corps » habituellement, c’est-à-dire l’état d’esprit général avec lequel il s’identifie, le plus souvent et le plus longtemps (rythme/durée.) Lorsque la conscience ne se manifeste plus par l’intermédiaire de la Fréquence-Terre, par le corps, en somme, elle se retrouve un peu comme dans les rêves et elle s’imagine être plongée ou encore se trouver au milieu d’un décors mental qui devient alors « son monde » et ce, aussi longtemps que la conscience n’est plus ré-associée au corps de chair.

En clair, pour l’être, il y a toujours un « plan de vie », un Monde et il y a toujours un corps (éthérique) et la seule différence est que tout y est plus beau, plus brillant, plus « vrai », peut-être…

 

Conclusion : chaque état d’esprit, chaque émotion durable, peuvent être « habitées » et donner ainsi l’impression d’être autant de « Mondes » dans lesquels la conscience de Soi (« Je Suis ») peut se projeter et s’y promener, comme dans un décor terrestre, Elle au centre, tout le reste autour d’Elle.

 

 

 

Serge Baccino

Tous droits réservés 2018 – Copie partielle ou entière interdite, sauf sur demande puis en citant l’origine (ce blog) et l’auteur.

 

Enfance, éducation et Chemin de vie

Note : le présent extrait est tiré de l’enseignement de la psychologie ésotérique ou « psy éso » et il est présenté ici à titre indicatif et hors de son contexte original. ce texte est sous copyright et n’est donc pas libre de droit ou de copie. Toutefois et sur demande, il pourra être reproduit, à condition que ce blog et son auteur soit clairement cités ou mentionnés. (Écrit en septembre 2000.)

 

(…)

Lenfant à naître arrive sur Terre avec un Chemin de vie (ou une « trajectoire spirituelle ») déjà pré-tracé, du moins dans ses grandes lignes. Il n’existe que deux types d’éducations : celle relative à un chemin de vie contrarié (90% des cas) et celle d’un chemin de vie favorisé (10%.) En fait et actuellement (années 2000 et +), 98% des parents n’aiment pas leurs enfants : ils aiment ce que ces derniers leur permettent de vivre et de ressentir. Ce qui est très différent. Si les parents aimaient vraiment leurs enfants, d’amour mûr, ils ne tenteraient pas de les changer, de les remodeler à leur image et tous les enfants seraient heureux, sains et équilibrés, et de ce fait, tous les adultes le seraient également.

 

 

 

Un chemin de vie contrarié entraine des déséquilibres mentaux, organiques et nerveux et donne naissance à des adultes affectant un type de comportement irrationnels. Ils héritent en somme du mental aberré de leurs géniteurs qui sont hélas aussi leurs tous premiers instructeurs voire « programmeurs. »

A l’inverse, un chemin de vie favorisé entraine la maximisation d’une vie humaine et aide l’adulte à être, faire et devenir ce qu’il est venu être, faire puis devenir, en fin de compte. Il n’est plus question de satisfaire l’ego des parents mais d’aider l’enfant à s’en créer un qui lui soit propre, ne serait-ce que pour avoir le plaisir inénarrable de les dépasser ensuite, de s’extraire des limites qu’il imposera nécessairement. C’est à ce moment que l’on peut parler de «Mission pleinement réussie

 

 

 

 

Le Mental Analytique, à savoir le mode de raisonnement parfait (et surtout complet) avec lequel naissent naturellement quasiment tous les enfants, est perturbé, voire endommagé, du fait que l’éducation tient compte non pas des intérêts réels et immédiats de l’enfant, mais de l’intérêt réel et immédiat des parents et du reste de la société. Ce qui lui est inculqué, finalement, c’est comment plaire aux autres ou, et à l’inverse, comment se servir des autres pour réussir soi en les écrasant eux (concurrence.)

Il s’agit là d’une Société dont le mode de fonctionnement considéré comme « optimal », est en fait basé sur le Mensonge, l’hypocrisie et la négation des besoins réels de l’humanité. Il est donc bien question de déchéance et non pas de réelle progression qui elle, implique de s’améliorer soit en tout premier lieu. La logique est la force d’un (futur) individu. Si l’éducation parentale et l’enseignement scolaire ne sont pas basés sur une logique absolue et définitive, le mental de l’enfant et donc, du futur adulte, sera perturbé. C’est tout son comportemental s’en ressentira une fois rendu à l’âge adulte.

 

 

 

Exemple banal d’illogisme dans l’éducation : attendre d’un enfant qu’il ne dise pas de gros mots, alors que les parents jurent eux-mêmes comme de véritables charretiers ! Ou encore, lorsque les parents exigent de leurs enfants honnêteté et franchise en toutes situations, alors qu’eux-mêmes se mentent, se trompent et se trahissent sans vergogne. Et qui plus est, sous le nez de leurs gosses ! Un enfant est seulement immature, il n’est pas nécessairement con, savez-vous ?

 

Et il y a aussi « L’éducation par l’exemple » ! Une hérésie monstrueuse, basée sur la prémisse pour le moins idiote que « nous sommes tous égaux » et que nos besoins sont de ce fait identiques. L’enfant aura tôt fait de vérifier le contraire dans sa vie d’enfant puis dans celle des adultes. Il faut comprendre que les parents sont très rarement comme leurs enfants. Les enfants sont ce qui manque à ces parents pour être « eux-mêmes », tandis que les parents représentent ce qui sera nécessaire à cet enfant pour devenir ce qu’il pourrait être. La meilleure forme d’éducation n’est donc pas « l’exemple » mais plutôt une sorte de « vois et apprend. »

 

 

Autrement dit, l’enfant apprendra ce qu’il doit être ou, et à l’inverse, ce qu’il ne doit surtout pas être, en « étudiant » ses propres parents et en les observant vivre, tout naturellement. Par exemple, l’enfant « héritera » d’un père menteur et violent, parce qu’il est venu incarner les notions humaines de franchise et de douceur de caractère. Ou inversement, il aura un père « mou », indolent voire lâche, parce qu’il est venu apprendre à se montrer volontaire et courageux (par exemple.) D’où l’importance de ne pas tricher non pas « avec l’enfant », ce qui ne veut rien dire, mais avec soi-même. Cela de manière à ce que l’enfant soit confronté à la véritable nature de ses parents, et non pas à une vision édulcorée, mensongère, idéalisée et donc, impossible à vivre ou à incarner.

 

 

 

La personnalité naissante d’un enfant se fonde en grande partie sur l’équilibre précaire qui peut exister entre sa capacité à suivre ses penchants naturels (encouragés ou non) et sa capacité à faire face à toutes les contradictions formelles hérités de l’éducation et de apprentissage socio-culturel. Les gens qui sont toujours « dans le contrôle » et qui veulent tout gérer, cela au point de vouloir transformer leur vie en une partition écrite à la main et sans aucune fausse note, sont avant tout des enfants qui ont été contrariés dès leur naissance. Ce besoin compulsif de tout gérer est issu d’une tentative avortée de compenser le passé, de faire en sorte de ne jamais avoir vécu ce qui a été pourtant vécu. (Action prépondérantes des Mémoires.)

 

 

Les problématiques d’un Chemin de vie contrarié.

 

 

Ne pas en tenir compte revient à déséquilibrer d’office l’enfant, car il ressentira des « penchants » pour lesquels il n’aura obtenu aucune « réponse » favorable des parents, voire une réponse inverse et donc opposée. Cette absence de réponse favorable à ses penchants naturels ou la présence de réponses défavorables à ces mêmes penchants naturels, donneront un futur adulte déséquilibré, tenté par sa nature réelle et profonde, mais déviée de celle-ci par son éducation. Ce sera alors celle des deux forces antagonistes en présence qui se révèlera être la plus forte, qui donnera la note de base de toute une vie d’adulte. Cette note sera soit « une blanche », signe d’équilibre et de réalisation de soi, soit « une noire » (dièse), signe de déséquilibre et de combats incessants entre les deux parties opposées mais non-complémentaires, de la personnalité.

 

 

L’aberration mentale provient d’une telle lutte intérieure, surtout si les deux forces antagonistes en présence sont d’égale puissance. La dépolarisation mentale qui s’en suivra, sera le résultat final de ce combat intime épuisant. Comme le disait Saint-Augustin, l’un des Pères fondateurs de l’Église Chrétienne primitive : « Or, ce combat au fond de mon cœur, n’était qu’un combat de moi-même, contre moi-même. »

 

 

CONCLUSION : Il est Vital autant que primordial de ne jamais se servir de l’enseignement ésotérique pour culpabiliser. La culpabilité est la solution des lâches. En effet, culpabiliser revient à admettre que l’on n’y peut rien, que c’est ainsi, que nous n’avons aucun pouvoir sur notre vie, etc. Il faut comprendre que quoique nous fassions, y compris nos « erreurs » apparemment les plus grossières, servent à l’apprentissage. Une personnalité, qu’elle soit « réussie » ou qu’elle soit « un échec cuisant » (selon nous), n’est en fait que l’une des multiples facettes du Tout. Or, TOUT doit être manifesté, quelle que soit notre vision de certaines parties de ce Tout. Vous comprendrez plus tard pourquoi l’univers a absolument besoin de « Toutes Choses », y compris les « mauvaises », pour produire le Moteur de l’évolution de la Conscience.

En attendant, comprenez simplement que si la réussite d’un projet est toujours envisageable, l’erreur ou l’échec ne l’est jamais ! Cela justement parce que TOUT doit absolument se produire, afin que la Conscience puisse progresser en s’appuyant sur toutes les conditions d’existence afin de pouvoir les dépasser toutes.

 

 

 

Serge Baccino

Tiré de l’enseignement de la psy éso, section « Enfance et éducation. » Tous droits réservés, copie partielle ou totale interdite sans la permission de l’auteur.

Partage de passion ou passion partagée ?

 

J’aurais pu commencer cet article par les mots aventureux de : «Nous avons tous une passion ou une autre….» Mais je sais et vous le savez aussi, c’est archi faux ! Alors n’ayant pas spécialement l’intention de prendre mes lecteurs pour des billes, je ne commencerai pas ce nouvel article par un aussi gros mensonge. Et ce ne sont pas les jeunes d’aujourd’hui qui me contrediront, si je me fais bien comprendre toutefois. Une passion, c’est un peu comme avoir un braséro allumé dans la poitrine : on ne sait plus qui brûle qui ni même pourquoi ni depuis quand. N’est pas passionné qui veut, bien que chacun peut aussi bien employer le mot «passion» comme d’autre emploient le mot «WC» ! Mais là n’est pas le cœur de mon propos.

 

 

 

L’idée de départ était de dire que si vous partagez votre vie avec une personne qui ne partage pas votre passion, vous serez… Partagé. Partagé entre votre passion et votre désir de ne pas déplaire à celui ou à celle qui ne la partage pas, mais alors, vraiment pas ! C’est bien ainsi que les choses se passent, pour la plupart de couples, non ? Nous sommes bien d’accords ! Mais que pourrait bien être un partage, en l’occurrence ? Qui devrait partager quoi et avec qui ? La passion, ça ne se commande pas. C’est comme une envie subite d’aller uriner. Bien sur, l’autre peut très bien tenter de «faire des efforts», comprendre s’entrainer à se faire suer comme un rat mort, «par amour» ou pour faire plaisir au conjoint (en un seul mot, je vous prie.)

Mais faire des efforts pourquoi ? Et surtout, pour qui ? Si l’on doit se forcer pour tenter de «partager» une passion, ce sont alors ces mêmes efforts que l’on partage, pas la passion qui était en question. Et une passion ne demande aucun effort pour être entretenue : elle s’entretient très bien toute seule, merci !

 

 

 

Par contre, c’est le degré de cohésion d’un couple, qui ne s’entretient pas tout seul. Sinon, ça se saurait, non ? Nous sommes de nouveau bien d’accord ! Et qui parle de «cohésion» devrait de suite après évoquer la cohérence, dans sa plus simple et définitive acception. Un couple dans lequel un seul est passionné tandis que l’autre fait seulement semblant de l’être, est-ce cohérent, selon vous ? Combien de temps ça peut «tenir», au juste et selon vous ? Vous me rétorquerez peut-être : «Mais c’est formidable que l’un tente ainsi de faire des efforts pour plaire à autre !» Quant à moi, j’ignorais le fait qu’il faille forcer pour plaire alors qu’il suffit de plaire «en l’état», c’est-à-dire «tel que l’on est vraiment» et ce, depuis le début de la relation. Pourquoi devrions-nous «faire des efforts» ? Quelle drôle d’idée, finalement ! Comme je l’écrivais sans l’ombre d’une honte, la passion est un feu dévorant qui se suffit à elle-même et ne demande qu’une seule chose : être exprimée librement.
Le passionné des deux n’a donc pas à fournir d’effort pour être qui il est déjà.

 

 

 

 

Et l’autre, alors ? L’autre, s’il n’est pas passionné, c’est qu’il ne l’était pas auparavant. Une passion naît toujours avec celle ou celui qu’elle se mettra en devoir de dévorer sa vie durant. On ne devient donc pas passionné : on l’est ou on ne l’est pas, un point c’est tout. Dès lors, où se situe l’embrouille, si embrouille il y a ? Et je vous confirme qu’embrouille, il y aura. Tôt ou tard.

Cela sous la forme d’une des deux personnes conjointes qui devra cesser d’être ce qu’elle est pourtant ! Ah bon ? Mais oui, et à l’évidence ! Réfléchissez deux secondes. Si c’est du passionné des deux dont on doit parler, alors disons qu’à un moment donné, il réalisera que sa passion non partagée, oblige l’autre à faire des efforts et, en un sens, à ne plus être lui tel qu’auparavant, avant que lui vienne cette idée saugrenue de «singer»  son/sa partenaire.

Dès lors, le passionné des deux devra mettre sa passion en sourdine, voire lui demander d’atténuer son feu, afin d’épargner à l’autre des efforts aussi inutiles qu’épuisants pour lui et à la longue.

 

 

 

S’il s’agit plutôt de celui qui fait des efforts pour encourager l’autre à exprimer sa passion, disons qu’il ne tiendra pas le coup bien longtemps. Avant peu, il en aura marre de se trahir ou pire, de se rendre peut-être ridicule, lui qui, finalement et il est vrai, n’a jamais eu aucune passion. Avant peu, soit l’un se sentira obligé de se trahir, soit ce sera l’autre qui partagera ce même ressenti. Voilà la seule chose que «partagent» celles et ceux incapables de s’accepter en l’état. Notez que je n’écris pas «de s’accepter l’un l’autre tel qu’en eux-mêmes» mais bien «de s’accepter chacun d’eux et pour eux-mêmes, tels qu’ils sont réellement.» Accepter l’autre en l’état est bien moins risqué que de s’accepter soi, vous pouvez me croire ! Il est facile d’accepter l’autre : il n’y a rien à faire pour cela, puisque l’autre est exactement ce qu’il est déjà (sic) Mais s’accepter soi relève au moins d’un tour de force digne des grands cirques Barnum ! Être soi est risqué, surtout quand être soi amène à déplaire. Ou nous amène à croire que nous allons déplaire, ce qui en fait reviens exactement au même.
En plus, le combat est disproportionné, tout sauf équitable !

 

 

 

En effet, l’un devra continuer à être passionné, porté littéralement par le feu de cette passion qui le meut, ce qui est peu fatiguant, tandis que l’autre devra «faire des efforts» dans le temps et risquer de penser que l’autre va croire qu’il(elle) ne l’aime plus, si ces efforts en arrivaient à disparaitre un jour ! Voilà qui est au moins épuisant, si ce n’est mieux ! Et devinez un peu qui devrait «lâcher» le premier, succomber à sa méthode efficace d’auto-trahison ? Celui qui à force d’efforts n’en a plus à commettre, justement.
Et l’un qui est épuisé se mettra à jouer l’air de la déception de soi ou de la rancune envers l’autre, tandis que l’autre se sentira responsable de tout et de rien, alors que pour tout, il n’y est pour rien (relisez, au cas ^^.)

 

 

 

Mais au fait…. Pourquoi un couple devrait-il « partager » une même passion ? Pourquoi devrait-il partager autre chose que ce plaisir sain et naturel d’être ensemble et de se sentir bien ? Le mot «partager» ainsi que le concepts qu’il est censé véhiculer, sont pour le moins piégeux. Sauf si à l’instar de Jésus, on est capable de « partager » le pain et les poissons mais… à sa manière ! Mais pour toute personne se rêvant ordinaire, partager est souvent synonyme de RÉDUCTION. Il est rare qu’en partageant le pain, il y en ait toujours plus et, surtout, pour tout le monde ! Ainsi, tenter de partager ce qui ne l’est pas déjà, reviens à réduire au moins de moitié ce qui existe déjà et ne demandait en fait qu’à s’exprimer.

 

 

 

Si vous avez du mal à capter ce dernier concept (partager = réduire, faire diminuer), achetez donc une baguette de pain au supermarché, puis essayez de la partager en plus de dix morceaux et vous verrez ce qu’il vous reste lorsque vous tenterez d’en extraire un onzième morceau ! C’est cela «partager» : cela revient à réduire ce qui est mais à ne rien ajouter à ce qui n’est pas encore et n’a sans doute pas à être avant longtemps.

Une passion se partage seul, si je puis dire. Elle est faite pour soi, raison pour laquelle c’est soi qui en vit (ou en subit) le Feu. Si la Grande Vie désirait que le Partage soit, chacun de nous naîtrait à tous les coups avec au moins une passion commune a un certain nombre d’autres personnes et ce sont uniquement ces dernières qui se rencontreraient entre elles, en étant heureuses puisque non obligé de partager… ce qui l’est déjà.

 

Or, il est clair que ce n’est pas le cas !
Mais il existe toutefois une chose à la fois magnifique et unique à partager vraiment : le fait que nous soyons tous à la fois si différents et pourtant si semblables.

Voilà ce que j’avais à vous partager !  🙂

 

 

Serge Baccino