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La peur de vivre

La peur de vivre

Il est temps d’étudier, de comprendre puis de faire cesser la mère de toutes les peurs secondaires, y compris celles qui nous semblent pourtant être les plus grandes, voire les principales. La principale peur, celle dont découlent toutes les autres, est la peur de vivre. Pour comprendre l’origine profonde et première de cette peur, il faut tout d’abord comprendre et admettre une chose extraordinaire, que nous pourrions résumer ainsi et que nous développons plus loin. Quelle est cette chose extraordinaire qu’il nous faut comprendre et, surtout, admettre ? Nous pourrions la résumer ainsi, avant de l’analyser plus avant : Ce n’est pas notre partie humaine qui est responsable de cette peur terrible de vivre qui affecte tant d’êtres humains ! Avez-vous bien intellectualisé la chose ? Ce n’est pas, cela n’a jamais été et cela ne sera jamais la partie purement humaine de notre être qui est à l’origine première de la peur de vivre !

Certains bondiront de leur assise pour s’écrier : « Mais bon sang, je suis bien cet être humain qui expérimente cette peur, non ? » Certes, c’est bien cet être devenu humain (ou supposé tel) qui fait actuellement l’expérience de toutes les peurs connues et imaginables. En toute logique, c’est bien lui qui subit le joug de la mère de toutes les peurs, à savoir, la peur de vivre. Voilà qui peut sembler quelque peu paradoxal, n’est-ce pas ? Et pourtant, il suffit de bien se montrer attentif aux mots employés ou écrits, pour réaliser intuitivement qu’il ne peut pas en être autrement. Mais avant de développer plus avant, posons-nous cette judicieuse question : « est-ce que cette peur terrible est liée à la prise de conscience cruelle s’il en est, que nous n’avons aucun pouvoir sur les évènements et sur les êtres de ce monde ? »

Avant de répondre d’une manière quelque peu précipitée, présentons l’enfant autrement, par exemple par la tête, pour voir si « ça passe mieux » ! Question : celui qui aurait conscience d’avoir du pouvoir sur sa vie, sur les évènements extérieurs et sur tous les êtres qui l’entourent, aurait-il autant peur de vivre ? La réponse nous semble évidente : « Non, il n’aurait pas peur et ferait même montre d’un courage, d’une volonté et d’un aplomb extraordinaires, qui auraient le pouvoir d’impressionner n’importe qui d’autre que lui. » À présent, présentons de nouveau l’enfant par le siège, pour voir s’il peut passer aussi bien les filtres de notre mental toujours prompt à légiférer : « La plus grande de nos peurs ne serait-elle pas liée à notre manque de pouvoir quasi absolu, sur les évènements et sur autrui ? »

Ne répondez pas tout de suite mais prêtez plutôt attention aux mouvances de votre intellect ou de votre mental ! Voyez-vous, et par exemple, l’excuse qui se profile sournoisement depuis l’un quelconque des côtés de votre espace conscient ? Entendez-vous cette idée pernicieuse vous susurrer avec assurance que « ça dépend des gens » ou encore, que « ça dépend des situations ou des problèmes rencontrés » ? Non ? Soyez plus attentif, s’il vous plaît ! Votre mental ne peut pas accepter une telle idée, car votre subconscient le lui interdit formellement ! Et il le lui interdit, car il se doit de maintenir, à l’arrière-plan de votre conscience, que vous avez le contrôle de votre vie. Évidemment, partant, vous ne pouvez être que responsable de vos réussites et, encore plus évident, vous devez aux autres, les quelques rares échecs dans votre capacité à contrôler votre vie.

Après tout, comment pourriez-vous être assez bêtes pour faire échouer sciemment vos expériences vivantes ? Et quand vous échouez, c’est forcément de la faute de conditions extérieures et, le plus souvent, à cause des autres ! Nous sommes donc bien d’accord ! Du moins sommes-nous d’accord que c’est là ce que vous pensez en secret et même, à l’insu de votre conscience objective et de cette forme de logique qui va avec ! En résumé, grâce à vos seuls efforts vous réussissez à contrôler votre vie, et à cause de conditions extérieures indépendantes de votre volonté et bien sûr, à cause de l’incompétence et de la bêtise d’autrui. Nous sommes bien d’accord que c’est là ce qui vous permet…

Qui vous permet de quoi ? De contrôler votre vie ou de tenir à l’œil et très à l’écart, une vérité qui ne doit surtout pas s’approcher de votre conscience ? Évidemment : si vous faites partie de ces gens qui jurent pouvoir contrôler leur vie et obtenir tout ce qu’ils veulent, cela par leur seul moyen, vous devriez cesser de lire ou d’écouter ce message terriblement… Comment dit-on, déjà ? Vous savez, ce terme si à la mode pour balayer, d’un revers de main méprisant, une information qui ne va pas dans le sens de nos intérêts les plus immédiats ? Ah ! Oui, voilà que cela nous revient : « complotiste » ! Ceux qui préfèrent continuer cette sieste entamée par l’espèce humaine il y a des millénaires, n’ont aucun avantage à en apprendre plus, surtout de la bouche ou de la plume de complotistes !

Nous les invitons donc à aller voir ailleurs s’il existe des propositions plus rassurantes, moins dérangeantes pour leur petit confort mental. Pour les autres, pour celles et ceux qui en ont marre d’avoir peur de leur propre ombre, que la suite de nos propos soit pour elles et pour eux, un moyen, peut-être pas de faire cesser leurs peurs mais, au moins, d’en comprendre l’origine et les mécanismes psychologiques. Savoir c’est pouvoir ! Comprendre puis admettre les causes profondes de nos différentes peurs, c’est encore le plus sûr moyen de les réduire sensiblement, voire de les faire cesser carrément. Nous proposions, en avant-propos de cet article, issu en partie d’une conférence privée, cette idée révolutionnaire à plus d’un titre : la peur de vivre, mère de toutes les autres peurs, n’est pas imputable à la nature humaine, bien que ce soit effectivement l’humain qui en subisse le terrible joug.

En effet, l’humain déjà largement éclairé sur certaines vérités de ce Monde, sait pertinemment qu’il n’a aucun pouvoir. Aucun ! Non pas parce qu’il est faible, mais parce que c’est l’esprit qui fait toutes choses, et non lui. En effet, si tout est énergie et que l’on sait que cette énergie est l’esprit, ce même esprit qui sert à produire cette illusion de matière ainsi que les pensées, alors c’est bien l’esprit qui non seulement est toutes choses mais qui, de plus et par le fait même, fait toutes choses. Nous ne pensons pas : c’est l’esprit qui le fait pour nous et à notre place. La preuve ? Nos pensées nous viennent à la conscience objective, c’est donc que nous ne pensons pas mais que nous sommes pensés !

Notre corps est fait d’esprit. Notre personnalité humaine aussi. Mais cette énergie de l’esprit, qui produit la matière, dans ses plus basses fréquences, ainsi que les pensées, dans ses fréquences plus hautes, n’est pas teintée de conscience et c’est en cela que réside tout le problème, ainsi que sa solution. Les anciens ésotéristes disaient que nous sommes sur Terre pour respiritualiser la matière. C’est une manière de dire que notre but à tous et de redonner à l’énergie qui est à la base de toutes créations, cette conscience d’elle-même qu’elle a perdue, cela en s’investissant elle-même au sein de sa Création. En créant l’univers matériel et tout ce qu’il contient, l’esprit vivant et conscient, à son origine, ne vibrait plus assez haut pour demeurer conscient de lui-même.

Ainsi, c’est bien l’esprit qui fait toutes choses, mais il le fait sans conscience ! La seule chose qui soit plus ou moins consciente, au sein de cette vaste création universelle, c’est l’être humain ! Nous sommes, comme toutes choses, faits d’esprit, mais dans les plus hautes couches de notre être global, nous sommes surtout conscients ! Et c’est cette même conscience qui est censée éclairer l’esprit au sujet de sa nature et de son origine véritables. Voilà ce que signifie « respiritualiser la matière. » Le but de l’être humain est de rendre conscient l’esprit qui le compose, rendant ainsi également conscientes les diverses couches de son être global, peu importe le nombre de ses couches puisque toutes sont faites d’esprit.

Mais quel rapport avec la peur immense à la seule idée de vivre ?
Pour le comprendre, nous devons effectuer un véritable « saut quantique », un terme pour le moins à la mode, soit dit en passant. Un saut quantique ? Mais encore ? Nous devons, littéralement, nous mettre à la place de l’esprit impliqué dans la Création universelle.
Rien de moins ! Nous mettre… À sa place ? Mais comment ? Tout d’abord en nous souvenant que nous sommes faits d’esprit, des pieds à la tête, de l’âme au corps physique ! Partant, puisque nous sommes faits de Lui, l’esprit, il ne nous est pas très difficile de penser et même de réagir à sa place, puisque… C’est exactement ce que nous faisons à chaque instant de notre vie !

Essayons d’être clairs à ce sujet : nous sommes bien une forme spirituelle nommée « humaine » mais en vérité, nous sommes l’esprit, puisque tout, en nous, est fait d’esprit ! Vous saisissez l’idée ? Espérons pour la suite ! Cela dit, nous avons beau savoir que nous sommes faits d’esprit, que seul existe l’esprit et bla, bla, bla, cela ne nous empêche pas de nous croire avant tout humain ! Autant dire de nous croire faibles, limités, seuls, qui plus est, perdu dans la tourmente d’un monde qui nous semble un peu fou. Pour ne pas dire dangereux ! Alors, nous avons peur ! Très peur. Pour un oui ou pour un non et du même coup, difficile pour nous de croire que nous sommes ce même esprit universel, autant dire Dieu, puisque comme il est dit dans Jean 4:24 : « Dieu est esprit (…) et c’est en esprit et en vérité qu’il nous faut l’adorer. »

Cette peur vient donc de notre refus à nous croire divin ? Non, pas vraiment. Cette peur vient du Divin lui-même, autrement dit, elle vient de l’esprit ! Prenons le temps de savourer cette étonnante réplique, s’il vous plaît ! L’esprit aurait donc peur de vivre ? Il a peur de le faire, oui, mais seulement à travers nous et pour la raison logique proposée plus loin. L’esprit a peur tandis qu’il est humain, cela parce que c’est le seul « moment » de l’évolution continue, qu’il peut le faire ! Tandis qu’il forme la pierre, l’esprit repose en lui-même. Il cesse donc de descendre en fréquence (chute adamique.) Tandis qu’il est la plante ou l’arbre, l’esprit commence à croître. Il remonter en fréquence. Alors qu’il est l’animal, l’esprit expérimente pour la toute première fois certaines émotions très fortes, y compris la peur.

Cette peur purement atavique, instinctive et donc irraisonnée, est d’ailleurs ce qui lui permet de survivre, certes, mais surtout, de commencer à participer à la conservation de la forme (c’est l’Aspect Vishnou), à savoir ce qui est incarné par l’esprit et que l’on nomme le « Règne animal ». C’est à partir du Règne animal que l’Aspect Conservateur de l’esprit universel, se manifeste inconsciemment, tout en signant la promesse d’un avenir glorieux, sous la forme d’une Conscience Cosmique globale. Arrive enfin le Règne humain, quatrième du nom et qui n’est pas, tant s’en faut, le dernier Règne à venir. À partir de cette étape, il se produit un phénomène fascinant, bien que redoutable par certains de ses aspects.

Ce phénomène pourrait se nommer « la Mémoire spirituelle. » Cette mémoire appartient exclusivement à l’esprit, et non à l’homme qui n’a aucun antécédent, a moins qu’il prenne plaisir à se croire issu du singe ! À ce stade, autant se dire issu de la pierre et du roseau ! En fait, l’homme est une incidence de parcours. À voir certains humains se commettre, jour après jour, nous pourrions même parler d’accident de parcours ! Mais laissons là l’humour plus ou moins de mise, pour nous tourner vers un sujet fascinant s’il en est : la peur de l’esprit ! Peur qui, il fallait s’en douter, va être transmise à la forme spirituelle nommée « humain » et qui est d’ailleurs persuadée de l’être. D’être seulement humain.

À partir du Règne humain, nous laissions entendre non pas que l’esprit se souvienne de ses origines divines, mais qu’il commençait à se souvenir de certains détails. En particulier relatif à sa puissance infinie, à son pouvoir de créer toutes choses, etc. C’est un peu comme si un homme qui aurait perdu la mémoire se mettait à rêver de sa vie d’antan. Il n’aurait pas accès immédiatement à tous ses souvenirs mais seulement à des bribes, se présentant dans le désordre et d’un degré de précision laissant à désirer. Comme nous le disions au début, pour comprendre que c’est vraiment l’esprit qui produit cette peur de vivre, il faut absolument se mettre à sa place et donc, quitter nos certitudes ridicules concernant nos supposées origines, ainsi que notre prétendu destin.

Lorsque nous le faisons, nous commençons lentement à comprendre. Puis nous sommes littéralement submergés par cette prise de conscience d »un degré de logique extraordinaire : évidemment que c’est l’esprit qui engendre la peur, puisqu’il est la seule chose qui soit, dans tous les univers ! Qui pourrait, sans l’avoir lui-même vécu, imaginer l’effet spectaculaire produit par cette seule prise de conscience ! Sans parler bien sûr de tout ce qu’elle implique par ailleurs ! Mais pourquoi l’esprit aurait-il peur de quoi que ce soit, attendu qu’il est la seule chose qui soit ? N’est-ce pas là un raisonnement proprement aberrant ? Non, ça ne l’est pas. Du moins, ça ne l’est plus lorsqu’on se souvient que l’esprit ignore tout de sa propre Nature Divine mais qu’il ne fait que commencer à s’en souvenir, et cela par bribes. Essayez d’imaginer seulement un être tel que le héros américain nommé Superman, qui après un choc, perdrait totalement la mémoire ! Serait-il toujours Superman l’invincible ? Réponse : oui et… Non !

Oui, de par sa nature intrinsèque qui n’aurait pas changé, dans notre exemple, mais également non, du fait qu’il serait sans doute le seul à l’ignorer ! Et même s’il lui revient des bribes de souvenirs, cela ne pourrait que le plonger dans plus de confusion encore. Alors, un tel super-héros ayant perdu ses pouvoirs, ne pourrait connaître que la peur ! Bien entendu, à l’instar de l’esprit, il ne pourrait rien arriver de fâcheux à Superman ! Ce qui serait fâcheux, par contre, c’est qu’il n’en serait pas conscient ! Il aurait peur pour rien, en somme. L’esprit qui était pure conscience, avant la Création, n’est plus conscient de qui il est ni de son pouvoir illimité. La chute fréquentielle des vibrations de sa propre énergie, fait qu’il ne peut plus être conscient de Qui il est. En l’homme, il se croit homme, c’est-à-dire qu’il se limite à la perception de ce qu’il produit à ce moment de l’évolution infinie, nommé « humanité ».

Et comme cette forme produite nommée « humain » est confrontée à des évènements ainsi qu’à des personnages pas toujours recommandables, alors il expérimente la peur. Et bien que ce soit l’esprit qui produise cette peur, c’est en effet l’être humain qui en fait l’expérience vivante et, surtout, consciente ! Car sans cette conscience, aussi limitée soit-elle, l’homme ne pourrait pas connaître ce que l’on nomme « des angoisses métaphysiques. » Il ne pourrait se questionner au sujet de son absence de pouvoir car il serait incapable de se souvenir, ne serait-ce qu’en faible partie, de la grandeur de l’esprit qui le compose.

Comprenons cette vérité fâcheuse pour l’ego humain : ce n’est pas l’être humain et surtout pas sous sa forme actuelle si limitée, qui est divin mais bien l’esprit. L’esprit est toutes choses, n’est-ce pas ? Comment pourrait-il ne pas être Dieu et donc, ne pas être AUSSI divin ? Question de logique. Certains argumenteront tout de même, fâchés par cette idée qu’ils ne sont pas cette vedette cosmique dont ils rêvaient : « Mais si je suis fait d’esprit et que l’esprit est Dieu, alors je suis Dieu, non ? » Réponse cruelle : Non ! Car c’est l’esprit dans son entièreté, qui est Dieu tandis que l’homme n’est que l’une parmi tant d’autres de ses innombrables productions.

L’homme qui se conçoit comme étant partie intégrante de toutes choses créées en esprit, est très près de l’esprit, en vérité ! Il est alors ce que l’on nomme « Le Fils Unique de Dieu », autrement dit, la Conscience même de l’esprit. Mais il n’est pas l’esprit et ne le deviendra jamais aussi longtemps qu’il sera formé par Lui. Et s’il venait à ne plus être formé par Lui, par l’esprit, alors il ne serait plus rien du tout et perdrait toute forme d’existence. Mais étant la conscience de l’esprit, il est et demeure indéfectiblement liée à Lui. Il est le Christ, la Conscience Cosmique, ce qui n’est déjà pas si mal que ça ! Résumons notre propos. La peur de vivre est transmise à l’homme depuis l’esprit. Ce même esprit qui, au travers de la forme humaine, commence à peine à se souvenir. Et c’est ce souvenir de sa grandeur d’antan, d’avant la Création, donc, qui produit un véritable court-circuit spirituel ou mental.

Comment concilier le fait de se pressentir puissant, et réaliser, en même temps, que nous n’avons aucun pouvoir réel et direct sur les choses et sur les êtres ? Voilà déjà de quoi stresser au moins !Certains humains ont cru pouvoir trouver refuge au sein d’une illusion alors qu’il en existait déjà une : ils s’abritent derrière l’idée qu’ils peuvent tout contrôler ! Cette idée est censée les rassurer et vaincre la peur atavique de l’esprit ! Pourtant, ces mêmes personnes persuadées de gérer leurs vies comme elles l’entendent, ne sont jamais en paix ! Soit elles sont hypertendues, stressées, soit elles se mettent en colère et deviennent menaçantes pour un rien. Surtout si quelqu’un d’autre dit ou fait quelque chose venant témoigner, sans le vouloir, de l’absence de tout pouvoir du premier.

C’est la raison pour laquelle certains fêtent facilement un câble s’y ont fait mine de résister à leurs désirs. En effet, puisqu’ils prétendent tout contrôler et réussissent presque à s’en donner l’illusion, celui qui vient se mettre en travers de leur petit complot spirituel, est forcément un ennemi ! Et les ennemis, il faut les combattre afin qu’ils disparaissent et cessent ainsi de nous rappeler que nos vies sont souvent fondées sur des mirages, des illusions, des châteaux en Espagne, dirons-nous ici. Terminons par relever brièvement quelques-unes de nos peurs secondaires. Parmi elles, la peur de l’échec ! Un beau morceau, celle-là ! Car si nous comprenons que nous pouvons échouer, alors nous sommes obligés de reconnaître que nous ne maîtrisons pas tout, que notre volonté ne règne pas sur ce Monde ni sur les autres âmes !

Et si ces échecs se renouvellent un peu trop souvent, alors c’est toute notre théorie de contrôle qui s’effondre brutalement, en même temps que ses subsidiaires, par exemple l’estime de soi et le sens de notre valeur. Il est inutile de passer toutes nos peurs en revue, car elles sont légion ! Il est plus pratique de connaître l’origine première de toutes les peurs puis de réaliser à quel point nous nous sommes bercés d’illusion et que nous rêvons plus notre vie que ce que nous sommes capables de la vivre.

 

Serge Baccino

 

Intérêt ou détachement aimant

Intérêt ou détachement aimant.

Comment passer, en douceur, de ce que l’on désigne sous l’expression « la 3d » à ce que l’on nomme « la 5d », voire plus ? Nous le savons déjà que « Tout est double, toujours. » Il nous faudra donc faire deux choses, afin d’établir cette saine transition. Si l’on ne fait que l’une quelconque de ces deux choses, ça ne marchera pas. Tout comme une batterie n’ayant qu’un seul plot, qu’il soit positif ou négatif, ne fournira pas d’électricité. Nous bénéficions d’un générateur intérieur, à savoir de quoi nous créer un Nouveau Monde à notre juste mesure, dans lequel nous pourrons enfin nous épanouir. Et ce générateur nécessite deux conditions opposées mais complémentaires pour devenir fonctionnel. Nous savons déjà que ce sont « nos » pensées qui nous relient à la 3d, et plus exactement, à l’inconscient collectif. Ce que nous désignons sous le terme pompeux de « nos pensées », consiste en fait à la somme d’idées et de concepts mentaux qui trouvent grâce à nos yeux.

Ce sont ces derniers qui produiront, immanquablement, des sentiments et des émotions qui formeront, à leur tour, une sorte « d’ambiance vibratoire » personnelle. Cette ambiance vibratoire prendra pour nous la forme d’un monde de sensations et de perceptions qui découlera simplement du choix précis de nos processus mentaux, de nos pensées, en somme. Et tandis que nous partagerons un Monde général ou une seule et même planète, avec tous les autres, nous bénéficierons tout de même d’un moyen radical d’être soit comme tous les autres (pensées communes), soit et carrément « comme personne », autant dire comme nous seuls. Un moyen terme étant de partager, avec quelques autres compagnons d’expérimentation humaine, un état d’esprit commun, bien que différent de celui de tous les autres. Nous pourrions dire que nous ne vivons pas vraiment sur Terre comme tous : nous vivons dans un monde mental conçu de toutes pièces par nos processus mentaux et, partant, par les sentiments et les émotions plus ou moins puissants qu’ils feront nécessairement naître en nous.

C’est ce qui a fait dire à certains initiés du passé que « nous vivons dans notre tête. » Ce qui n’est pas tout à fait exact, à moins de partager notre tête avec celles et ceux qui pensent sensiblement comme nous ! En réalité, nous produisons, mentalement, des fréquences spirituelles qui engendrent des micro-univers individuels, dans lesquels nous pouvons retrouver des idées partagées par d’autres que nous. C’est ce que les modernes nomment « la Matrice », qui est en fait une allusion à un processus mental précis mais pas vraiment un nom pour désigner une seule et même chose. En clair, nous pourrions dire qu’il y a (presque) autant de matrices secondaires que d’individus, mais cela ne serait pas encore complètement exact, du fait que certains partagent, pour ainsi dire, leur matrice personnelle avec d’autres. Avec ceux qui pensent pareil ou presque.
Ce sont donc nos processus mentaux qui donnent naissance à un monde d’expérimentation, à un cocon vibratoire à partir duquel nous interagissons avec nos semblables et qui tend à repousser les cocons qui ne vibrent pas sur la même fréquence que la nôtre ou qui ne peuvent pas s’y harmoniser.

Ce que nous ressentons, vivons ou expérimentons, dépend uniquement de nos processus mentaux, de leur qualité et de leur quantité. Une personne qui pense sans cesse à des choses négatives, ne ressentira pas les mêmes sentiments ou émotions que celle qui n’est que ponctuellement négative. Et inversement. Disons, à ce point de notre exposé, que la qualité du vécu général, dépendra largement du contenu formel de nos pensées et de leur nombre (ou répétitions.) C’est cela, la matrice, qui concerne à la fois chacun de nous – matrice individuelle — et tout le monde – somme de toutes les matrices. Et tandis que certaines matrices personnelles semblent devoir s’attirer irrémédiablement, d’autres semblent se repousser, voire se détester au point de se fuir ou de se haïr sans causes apparentes. On nomme « consonance vibratoire » le fait que deux matrices perso réussissent à s’harmoniser, et « dissonance vibratoire » lorsque deux autres matrices perso ont tendance à se repousser.

La musique peut nous inspirer à ce propos. Deux notes identiques peuvent être harmonieusement associées, à la condition qu’elles soient sur la même octave ou sur une ou deux octaves différentes, par rapport au Do Central. Imaginons, à présent, une sorte d’enveloppe vibratoire qui nous entourerait et qui formerait les limites perceptives de notre monde vibratoire. Cette enveloppe fonctionnerait alors tel un filtre vibratoire qui ne laisserait sortir et rentrer que les formes mentales en rapport direct avec notre état d’esprit général et donc, avec nos processus mentaux les plus constants. En même temps, puisque nous serions contenus, vibratoirement, par ces mêmes processus mentaux que nous acceptons d’accueillir en notre mental, nous serions obligés de vivre selon ce contenu formel, quoiqu’il puisse se passer réellement à l’extérieur, c’est-à-dire au sein des vibrations mentales des autres.

C’est pour cette raison que nous avons tant de mal à comprendre (voire à accepter) les idées et agissements de certains : nos « bulles mentales » ne sont pas compatibles du fait de leur fréquence différente et donc impossible. D’où viennent ces idées, ces pensées qui en arrivent à former un état d’esprit auquel nous sommes si souvent attachés ? Elles viennent de l’Inconscient Collectif. Sont-elles « nôtres » ou « à nous » ? Oui et… Non ! Non, cela dans la mesure où elles appartiennent TOUTES à l’inconscient collectif. Oui, cela dans la mesure où quand nous les accueillons, en nous, puis les faisons « nôtres », du fait qu’elles nous conviennent, elles deviennent du même coup « à nous. » Les légumes présentés sur l’étal d’un marchand sont-ils à nous ? Réponse : Non, sauf si nous en achetons certains et selon nos besoins ou nos goûts. Dès lors, nous pouvons parler de « nos légumes » et oublier l’existence même du marchand !

Question importante : peut-on changer la fréquence vibratoire de notre matrice individuelle ? C’est en effet possible, cela par deux méthodes différentes dont l’une nous semblera sans doute plus fastidieuse de l’autre. Nous sommes bien d’accord sur le fait que de changer de matrice, cela revient immanquablement à changer d’ambiance vibratoire et du même coup, d’expérience de vie ? Réponse : tout à fait ! Il est clair que si nous ne pensons plus les mêmes choses, nous ne sentirons plus les mêmes émotions, ni ne vivrons les mêmes expériences. Cela dit, même si nous pensons différemment, si nous puisons toujours dans le même inconscient collectif pour se faire, alors nous ne ferons que reculer pour mieux sauter, comme on dit parfois. Autant dire que ça ne changera pas grand-chose, voire ça aggravera possiblement notre cas et compliquera d’autant notre vie ! Prenons pour exemple le cas d’une personne un peu naïve dirons-nous pour simplifier ici. Il y a fort à parier qu’une telle personne se retrouvera bien souvent en fâcheuse position, se sentira trahie voire un peu bête sur les bords.

Si elle décide que ça suffit et qu’elle change carrément d’état d’esprit, elle pourra et par exemple, choisir de ne plus croire en rien ni personne, à se méfier de tout et de tous. Partant, elle se privera de certains plaisirs naturels et relatifs aux fréquentations humaines. Cela reviendra pour elle à quitter une habitation insalubre pour une autre, toute aussi insalubre, mais pour d’autres causes. Avant de passer en revue les deux manières de changer radicalement d’état d’esprit sans pour autant se piéger autrement soi-même, voyons un dernier petit détail, souvent oublié, voire mis temporairement de côté car paraissant d’un abord peu probable. Question : peut-on ne conserver, en soi, aucun des états de l’esprit proposés par le support de toutes matrices, à savoir l’I.C. ? Pour le présenter autrement, pouvons, ponctuellement penser une chose puis dégager cette même pensée ou cette idée, afin de la restituer à L’I.C. et de ne pas la stocker en nous ? Réponse : oui, bien sûr ! C’est même ce que font les véritables initiés !

Quand il ne leur est pas utile de penser, leur mental, le cerveau est vide. Dès que la vie en société l’exige, ils se remettent à penser puis ils chassent de nouveau les pensées inutiles. Avec le temps et l’habitude, cela devient une seconde nature et leur permet surtout de générer, très souvent et plus longtemps, une ou plusieurs « ambiances » vivantes, relatives au noyau dur de leur âme. Cependant, initiés ou pas, nous avons tous eu largement le temps d’incruster certaines formes de pensées, certaines idées, durant la prime enfance voire jusqu’à l’adolescence. Dans ce dernier cas, ce sont les cellules de certaines parties du corps qui ont mémorisé certains états d’esprit liés à des évènements très peu agréables de leur enfance. Pour cela, chacun de nous a la possibilité et, surtout, le devoir, d’aller fouiller dans ces mémoires souvent très négatives, qui peuvent même générer des maladies plus ou moins tenaces et sérieuses, afin de les décrocher de la partie astrale de l’être.

Ce sont généralement les muscles qui font office de disques durs et qui conservent les mémoires récurrentes. Le processus ésotérique ou initiatique qui consiste à se libérer définitivement de cette chienlit, se nomme « le PRP » ou « Processus de Réforme Psychologique. » À présent, voyons les deux méthodes connues à ce jour, dans le monde de l’ésotérisme, et qui permettent de changer de « bulle mentale », de « matrice personnelle », pour rester dans l’air du temps. La première méthode est lente, graduelle mais sûre. C’est pour cela qu’elle est généralement retenue par les débutants, en initiation. Elle consiste à s’observer, le plus souvent et le plus longtemps possible, dans notre vie de tous les jours et quelles que soient les situations, agréables ou pas, nous concernant ou non. À force, l’initié apprend non pas à se surveiller mais à devenir le témoin conscient de la moindre de ses réactions, essayant même de démonter, pièce par pièce, les mécanismes de tout conditionnement mental qui se respecte.

Cette première méthode, le temps aidant, permet à l’étudiant en ésotérisme, de comprendre comment il fonctionne et, surtout, pourquoi il fonctionne de cette manière plutôt que d’une autre. Ceux amoureux de l’étude nommée « psychologie » se réjouissent, généralement, en choisissant cette méthode, considérée comme issue de l’enseignement Occidental. La seconde méthode est souvent plus rapide mais nécessite une forte volonté, doublée d’un désir sincère et puissant de changer radicalement. Les défenseurs de cette seconde méthode ont généralement longtemps étudié les diverses techniques orientales, telles que la méditation et sont coutumiers de ce que l’on nomme « les exercices de développement psychique. » Cette seconde méthode, qualifiée peut-être à tort « d’Orientale », consiste à détourner son attention mentale de l’extérieur et des autres pour la tourner, d’une manière irrévocable, en direction de la Source commune à tous les êtres humains.

Il est amusant de noter, à ce propos, que lorsqu’une personne se considère comme faisant partie des humains qui l’entourent par milliers, elle a du mal à considérer qu’il peut exister une Source unique pour chacun et que ce chacun ne soit en rien différent de sa Source. En effet, comme chacun de nous peut-il être le seul à être relié à la Soi-Conscience ? Et les autres, alors ? Cependant, lorsque le regard se tourne soit vers l’intérieur, soit « vers le haut », comme on dit, alors il devient évident que chacun de nous n’a, en face de lui, qu’une seule Source et qu’il est le seul à y être relié. Ce raisonnement nécessite quelques minutes de méditation mais une fois qu’il a été compris puis absorbé, il devient un des concepts les plus illuminant de notre époque et explique ainsi un ancien mystère qu’aucun intellect humain n’était capable de résoudre ou un paradoxe impossible a concilié, sans l’aide de cette petite astuce.

Résumons un peu tout cela, si vous le voulez bien. Nous vivons tous au sein d’une matrice planétaire qui offre une ambiance générale pour tous. Toutefois, chacun de nous peut générer une matrice secondaire ou individuelle nous permettant de vivre autre chose et donc, autrement. Une matrice secondaire ou individuelle nous permet de ressentir une ambiance qui donne une nette idée de la qualité des processus mentaux qui en sont à l’origine. Processus mentaux qui proviennent de l’inconscient collectif, la somme de toutes les pensées humaines. Si notre attention mentale est orientée en direction de l’extérieur et des autres, notre matrice personnelle, appelée ailleurs « le Royaume » décroît rapidement en intensité et donc, en force. Nous n’avons alors plus le pouvoir de résister aux ambiances plus ou moins délétères issues des autres et de l’extérieur. Nous pouvons changer d’ambiance en changeant d’état d’esprit général. Pour cela, nous avons deux méthodes principales à notre disposition.

Soit le processus de réforme psychologique (PRP) qui consiste à observer nos pensées afin de déloger celles responsables d’inconfort ou même de souffrance, soit celui qui implique de réorienter notre attention mentale différemment, soit du dehors et vers les autres, au-dedans et vers notre Source Intérieure. Idéalement, nous pouvons employer l’une ou l’autre de ces deux techniques évolutives, ou même les deux en simultané.
C’est parce que nos pensées ne nous appartiennent pas que nous pouvons en changer et faire ainsi évoluer la perception de ce que nous pouvons être, ressentir et expérimenter. Si nous étions porteurs d’un état d’esprit statique, défini, nous ne pourrions jamais évoluer. En nous fiant essentiellement à l’ambiance générée par nos processus mentaux ou, plus sobrement, à ce que nos pensées nous permettent de ressentir et de vivre, nous sommes alors assurés de ne jamais nous fourvoyer à propos de notre véritable niveau d’évolution.

L’évolution consiste à passer d’une ambiance convenable à une autre, meilleure encore, et ainsi de suite. Le tout est de bien choisir la direction que prend notre attention mentale. Soit nous vivons la même chose que tout le monde, sur Terre et devenons des malheureux sans même le réaliser vraiment, soit nous décidons de nous fier à ce que nous sentons, au-dedans, pour définir ce que nous devons ou non penser. L’avenir appartient d’ores et déjà à toutes celles et à tous ceux capables non pas de « sortir de la matrice », mais de s’en confectionner une pour eux-mêmes et en concordance de plus en plus parfaite avec ce que nous attendons et espérons de la Grande Vie. Soyons le changement que nous désirons voir apparaître sur Terre et commençons par le vivre en nous-mêmes plutôt que les autres et l’extérieur le produisent pour nous et à notre place.

Serge Baccino

Le prêt animique

Le prêt animique

Lorsque nous arrivons sur Terre, que nous « naissons », comme on dit, en réalité, ce n’est pas nous qui naissons parce que nous ne sommes pas encore en capacité de conscience personnelle. Ce qui naît alors consiste en deux choses : notre futur corps de chair, habité par les morceaux d’âmes prédéfinis par le Soi Naturel. Lors de la conception, lorsque le spermatozoïde de l’homme pénètre l’ovule de la femme, ce qui se produit en fait est bien plus complexe que ce que la science médicale actuelle peut seulement l’imaginer. Ce qui se produit est que la moitié du futur atome germe de l’enfant à naître pénètre dans le corps de la femme, qui contient déjà l’autre moitié de ce même atome germe, au niveau de l’ovule fécondable.

On s’est toujours demandé par quel miracle, parmi les milliers de spermatozoïdes qui se précipite sur l’ovule porteur du demi-atome germe, un seul et unique de ces spermatozoïde pourra être accepté par cet ovule et pourra donc y pénétrer. En fait, nul mystère en cela, simplement l’expression d’une Loi incontournable qui énonce que le pôle plus est toujours attiré par le pôle moins. Et comme un seul spermatozoïde est porteur d’un pôle positif, sous la forme d’un demi-atome germe, alors il est logique que l’ovule accepte de se laisser pénétrer, puisqu’elle contient déjà le pôle opposé. Mais pourquoi scinder ainsi en deux ce pauvre atome germe ? Pour correspondre à une autre Loi, beaucoup moins connue, celle-là et par rapport à la Loi d’Attraction magnétique ou, à tout le moins, afin que cette dernière puisse se manifester dans la matière.

Cette seconde Loi est celle nommée parfois Loi de préséance ou de primauté. Cette Loi implique que pour qu’il y ait circulation d’énergie, il faut que cette même énergie, quelle qu’elle soit, circule d’un pôle positif à un pôle négatif, les deux pôles présentant la même nature mais une nette différence de charge. Dès l’instant où une énergie peut circuler d’un premier pôle à un autre, soit du pôle plus au pôle moins, elle peut alors circuler en sens inverse, mais toujours d’un pôle à un autre, soit du pôle négatif au pôle positif, créant ainsi un mouvement double, en rapport avec une autre Loi qui énonce que tout ce qui descend doit ensuite monter ou que tout ce qui circule dans un sens doit ensuite circuler dans l’autre, et ainsi de suite.

Tout est double, toujours ! Et l’énergie en mouvement, à savoir quand il est question pour elle de circuler, doit pouvoir le faire dans les deux sens, d’un pôle à un autre puis du second au premier. Ceci est primordial et nous assure non seulement une vie éternelle, mais également un « retour à la Source. » Une vie éternelle, du fait que tout ce qui vit doit mourir pour ensuite revivre, sous une forme ou une autre et inversement (mort/vie.) Un retour à la Source, du fait que ce qui a commencé, en tant qu’aventure humaine et dans le mode « descente vibratoire des énergies », doit être suivi d’une remontée vibratoire vers la Source, soit vers l’Origine divine de notre humanité.

Pour mémoire, ce n’est pas chaque être humain qui est divin, c’est l’humanité, prise comme un tout, une entité, qui est issue des plans supérieurs et dont la Source se situe sur les plus hautes fréquences. En somme, tandis que l’origine de chaque être humain est son Soi Naturel, l’origine de ce qui devint à un moment donné « l’humanité » ou, plus prosaïquement, les tout premiers humains, sont de nature divine. Mais revenons à notre sujet du jour. Nous avons appris que ce sont deux lois particulières, la loi de préséance et la loi d’attraction magnétique qui sont à l’origine de toutes les naissances, sur Terre. La loi de préséance pourrait se résumer ainsi : pour que la nature d’une chose quelconque puisse circuler d’un point à un autre, il faut que la représentation de cette même nature soit déjà présente au niveau des pôles opposés mais complémentaires situés sur cet axe de circulation.

Ou, et plus sobrement, si un atome germe doit descendre dans la matière, il faut… Qu’il y soit déjà, ne serait-ce qu’en infime partie.
Cela peut heurter notre intellect savamment programmé, pourtant, l’idée est très logique et à plus d’un titre ! Pour qu’il y ait circulation d’énergie, il faut qu’il y ait auparavant un but qui donnera un sens et une trajectoire à cette même circulation. Toutefois, l’énergie n’acceptera de circuler, but, sens ou pas, qu’à deux conditions spécifiques. La première de ces deux conditions : il faut absolument que le but soit identique en Nature que ce qui s’en va à sa rencontre. La seconde, il faut absolument qu’il y ait une DDP, une différence de potentiel entre les deux pôles à partir desquels circulera cette énergie.

Si nous avons deux fois la même nature mais d’un degré de manifestation différent, alors l’énergie acceptera de circuler. Mieux encore : elle sera contrainte de circuler ! (Voilà qui devrait inspirer les adeptes de la visualisation créatrice.) Enfin, il a été spécifié que si le pôle naturel opposé à une énergie est « déjà là », soit quelque part en attente de manifestation ou de Rencontre, il faut qu’il y soit… Avant. Avant la circulation énergétique, donc. C’est là que nous pouvons admirer la beauté et le génie des Lois cosmiques en présence ! Car le « déjà là » ou l’« avant » (il faut que le pôle opposé soit déjà présent) n’est en rien une question de temps !

Le temps est un déroulement et donc, un mouvement. Or, avant que l’énergie du pôle positif, attirée par celle moindre mais identique du pôle négatif, ne se mettre en mouvement, à savoir qu’elle commence de s’écouler ou à circuler, il y a absence de temps, puisque absence de mouvement. Certains initiés du passé se sont demandé si le demi-atome germe placé dans l’ovule de la femme, l’était « avant » l’autre moitié, placée dans l’un des spermatozoïdes, ceci afin de respecter cette apparente notion de temps. En effet, et selon cette forme de « logique » typiquement humaine, si le pôle opposé mais complémentaire du spermatozoïde doit être présent au sein de l’ovule « avant » que l’énergie puisse circuler, il faut donc que le pôle « moins » soit placé en la femme avant que ne soit placé le pôle « plus » en l’homme.

En fait, les deux demi-polarités de l’atome germe sont placées non pas l’un après l’autre mais… En même temps ! L’astuce pour comprendre cet apparent paradoxe est d’associer le mot « avant » avec la circulation d’énergie, et non avec les deux demi-polarités de l’atome germe. Puisque l’énergie de l’un ne peut circuler qu’en direction de l’autre, nécessairement, les deux pôles peuvent apparaître en même temps et leur présence à tous deux sera effective « avant » que ne circule l’énergie, même s’il est question de quelques nanosecondes seulement. Notre intellect, lui, n’est pas formé pour faire face à ce genre de subtilité, mais les Lois cosmiques n’ont que faire de notre intellect et de son éventuel accord ni même de sa possible compréhension, pour se manifester tout de même.

Donc, au moment même où les deux polarités sont en place, l’énergie se met à circuler et l’énergie du pôle positif, vient se masser dans le pôle négatif, supprimant le premier au profit du second. En clair, c’est toute l’énergie du pôle positif, du demi-atome germe, qui va se déverser en direction du pôle négatif, ce qui supprimera ipso facto l’une des deux polarités, faisant de l’atome germe désormais complet, une « Monade », c’est-à-dire une unité de conscience non polarisée. Pour que cette Monade humaine ou « conscience individuelle » puisse remonter vers sa Source et effectuer le mouvement de circulation inverse, il lui faudra expérimenter le phénomène naturel inverse. La Monade non polarisée deviendra à son tour la moitié de quelque chose d’autre, qui demeure de l’Autre Côté du Voile d’Isis et retrouvera, de ce fait, une polarité, négative pour cette fois-ci.

Au moment de la fameuse « mort », en fait celle de la structure charnelle, l’étincelle de conscience ou « christique », située dans le cœur, au niveau du nœud sino-auriculaire (ou sinusal), de par sa polarité, retournera vers son opposé complémentaire, soit un pôle Monadique de charge positive. L’inversion de polarité permettra alors l’inversion dans la circulation de l’énergie. Au départ, quelque chose qui n’était pas (encore) nous est descendu dans la chair, après la vie terrestre, c’est la conscience de soi-même qui retourne à la Conscience Divine, cette dernière faisant office de pôle positif d’attraction.

Commettons ici un petit aparté, permettant de comprendre comment et pourquoi les forces d’involution dites « archontiques » ont pu, au moment de la mort, nous détourner de notre destination pour nous faire croire que nous devions absolument retourner à la vie terrestre et dans un autre corps de chair. Si la fameuse « mort » est synonyme de vie éternelle, puisqu’il ne devrait pas exister de réincarnation, qui est une pure invention des archontes, se réincarner, alors que nous sommes déjà une entité consciente, est synonyme de mort. Cela parce que notre Monade, au lieu d’aller rencontrer directement son pôle Divin opposé, est réorientée vers l’incarnation et, de ce fait, obligatoirement scindée, à nouveau, en deux polarités opposées mais complémentaires. C’est de là que naît l’expression « Monde de dualité. »

Mais comment font les forces d’involution, archontiques ou autres, pour nous berner et nous faire croire que nous devons retourner dans un corps, sur Terre ? Elles y parviennent en transformant les mémoires, qui servent d’expérience vivante et consciente à l’Être Suprême, en concepts de bien ou de mal. C’est le fameux « fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal », consommé par Adam, soit l’esprit, et Eve, soit la force vitale, autrement dit, les deux polarités de l’âme humaine. Autrement dit, tout ce que nous expérimentons, avons expérimenté et expérimenterons encore, doit juste servir d’expérience et ne surtout pas être jugé à partir de concepts dualistes.

Rien n’est « bon » ou « mauvais » : il y a juste ce qu’il est possible de vivre et ce qui n’est pas possible de vivre ou, et plus sobrement, ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas, dans un laps de temps défini. En inventant l’émotion de culpabilité à l’idée qu’une chose vécue n’aurait pas dû l’être, les forces d’involution ont laissé croire à l’être humain qu’il pouvait et même devait absolument « revenir » afin de compenser ses erreurs et, si possible, à ne pas en commettre d’autres. Évidemment, cette optique est meurtrière, car non seulement l’humain est incapable de ne pas être… Eh bien, humain, n’est-ce pas, mais de plus, en revenant, il commet toujours plus d’erreurs, selon la vision dévoyée des forces d’involution.

C’est donc une sorte de cycle sans fin qui s’établit ainsi, n’apportant que toujours plus de honte, de regrets et de culpabilité.
Sans compter qu’à chaque « retour » non prévu, la conscience personnelle s’éteint et ce ne sont que des fragments d’âme qui se réincarnent ainsi, de la simple mémoire, ce qui explique les fameux « souvenirs de vies antérieures. » Si l’être humain connaissait la vérité à ce sujet, il ne se flatterait plus d’avoir eu de nombreuses vies et d’être, comme on le dit « une vieille âme. » Nous connaissons déjà le but de ces forces d’involution : elles ont besoin de nos énergies animiques pour subsister. Elles se nourrissent, entre autres, de nos émotions les plus basses, de nos peurs, de nos angoisses et de tous ces sentiments dont nous avons appris à avoir honte.

Mais au départ, qu’est-ce qui était prévu pour l’humanité ? Il était prévu une seule vie sur Terre, dans la 3D, puis une évolution naturelle vers les origines mêmes de nos composants spirituels et animiques. Autrement dit, il était prévu que l’être devienne progressivement conscient d’être fait d’esprit et de force vitale (ou de pouvoir divin.) Il n’a jamais été prévu qu’une personnalité ou qu’une individualité apparaisse, issue des tribulations sans nombre d’une incarnation humaine, puis qu’elle disparaisse en revenant dans la chair, dans le secret espoir de compenser ses erreurs ou même, de « faire mieux. » Il n’existe aucune erreur à compenser et notre vie, à chacun, est forcément la meilleure puisque c’est celle que nous expérimentons ! Nulle honte, nulle culpabilité, car tout est permis bien que tout ne soit pas utile.

Le prêt animique, le fait que quelque chose vienne, rencontre des expériences et qu’il en ressorte une personnalité, quelque chose qui soit d’accord avec les épreuves rencontrées, les expériences vécues, ou que ne le soit pas, était simplement le moyen pour qu’apparaisse une conscience personnelle et géolocalisés. Ce qui est arrivé ensuite, bien que faisant partie intégrante de l’aventure humaine, n’était pas pour autant prévu par la Source. Mais cette dernière a laissé faire car, bien souvent, ce qui n’est pas déjà prévu ou connu, est bien plus intéressant, voire enrichissant que ce qui l’était au départ. On sait que l’un des buts connus de la Source est de permettre à la conscience universelle, à la conscience de l’esprit, donc, de se manifester au travers des innombrables formes qu’elle est capable d’engendrer.

Et le plus étonnant, dans tout cela, c’est que ce que peut manifester l’esprit conscient ne consiste pas en ce qu’il est mais bien en tout ce qu’il n’est pas. Mais ce dernier sujet est d’un bien trop haut niveau pour être traité ici et dans une seule et même conférence.

 

Serge Baccino

Nous avons toujours été seuls

 

Nous avons toujours été seuls

Ce nouveau sujet de psychologie des profondeurs, de l’étude de l’âme, puisqu’il s’agit de la véritable définition de la psychologie, est l’un des plus complexes et, sans doute, l’un de ceux qui auront un peu de mal à « passer », comme on dit. Non pas que nous ne soyons pas tous capables de comprendre, d’un point de vue purement intellectuel, mais plutôt que nous n’aurons pas tous l’envie de comprendre et, partant, d’accepter pour vrai. Cela parce que le sujet de ce jour, remue beaucoup de chose en nous. Des choses que nous n’avons pas forcément envie de voir remuer ! Pourtant, lorsque nous étions très jeunes, nous avons été confrontés à cette réalité non seulement étonnante mais aussi, un brin effrayante. Cette réalité, cette prise de conscience, plus exactement, consistait en la réalisation que nous sommes seuls. Nous sommes seuls depuis le début, nous le serons tout au long de notre vie et, en fin de compte, nous le serons encore au moment venu pour nous de quitter définitivement ce monde de la 3D ainsi que le corps qui a permis de nous y manifester avec plus ou moins de bonheur.

C’est là que beaucoup se cabreront, tel un étalon fougueux piqué par un taon ! « Comment ? Nous sommes seuls, toujours ? Mais qu’est-ce qu’il raconte encore, cet énergumène ! » Évidemment, si on se met à compter le nombre de corps différents du nôtre qui peuvent nous entourer, qui nous tenons compte des gens qui affirment nous aimer ainsi que ceux que nous sommes persuadés d’aimer, nous pouvons être grandement abusés. Pourtant, ce sont d’autres corps que le nôtre qui nous entourent, d’autres bouches que la nôtre qui prétendent nous aimer et être « avec nous ». Cela ne correspond pas à de véritables présences ; cela reste encore et toujours extérieur à nous. Nous ne faisons que « prendre en nous » ce que nous pensons voir à l’extérieur de nous.

Et pour ceux que nous aimons, auxquels nous tenons, voire auxquels nous sommes carrément attachés, répliqueront certains ? Là encore, nous sommes seuls : nous sommes les seuls qui prétendent aimer, détester et quoique nous puissions sentir, en nous, ce ne sera toujours que le résultat de nos propres processus mentaux et des émotions qui les accompagnent. Prenons tout de suite un exemple commun : une femme mariée demande souvent à son époux s’il l’aime : « Chéri, est-ce que tu m’aimes ? » Elle demandera même ceci : « Mais mon chéri, est-ce que tu m’aimes… Vraiment ? » Pourquoi cette demande récurrente ? La réponse est évidente : parce qu’elle ne se sent pas aimée, tout bonnement ! Et pourquoi ne se sent-elle pas aimée ? Réponse : parce qu’elle ne ressent pas d’amour en elle.

Nous ne pouvons ressentir QUE ce qui se passe ou se produit en nous, jamais ce qui se passe ou se produit chez les autres ! Bien que nous puissions réussir ce tour de force de la croire ! Alors qu’en réalité, ce ne sont, au mieux, que des « réponses » de notre être intime, à ce qu’il a compris de ce qui semble se produire au-dehors et chez les autres. Nous ne pouvons ressentir que ce qui est en nous, cela parce que notre système nerveux est également en nous. S’il se situait à la périphérie de notre corps, nous pourrions peut-être ressentir autre chose que ce qui est en nous, mais ce n’est pas le cas, n’est-ce pas ? Tout passe d’abord par nous et par nous seuls ! Tout y demeure ensuite. Notre être intime ou notre âme, si vous préférez cette approche, représente le filtre suprême. C’est lui et lui seul qui nous permet de dire qu’une chose est bonne ou mauvaise, ou encore que ce que vit une autre personne est triste ou amusant.

Dans tous les cas, ce n’est que notre réponse intime à des stimuli provenant de l’extérieur mais qui, ensuite, rencontre nos différents filtres, les traversent puis arrivent à notre conscience objective. Nous ne captons pas vraiment ce qui se produit à l’extérieur et chez les autres : nous percevons seulement ce que nous sommes capables d’appréhender de ce que nos sens transmettent à nos filtres mentaux (Mémoires, programmations.). C’est d’ailleurs pour cela que nous avons chacun une histoire différente ou propre. Un vécu peut ressembler à un autre mais il ne pourra jamais être identique, ceci à cause justement de ces mêmes filtres.

Quelques considérations, tout de même, au sujet de ces fameux filtres. Leur importance a toujours été soit ignorée, soit relativisée. Pourtant, ce sont eux qui nous privent de la véritable actualité planétaire, c’est-à-dire de ce qui se passe vraiment, ceci indépendamment de ce que l’on pourrait croire ou penser de ce qui se passe effectivement. Si vous préférez, ces filtres, comme leur nom semble l’indiquer, ne nous permettent pas de capter directement ce qui se produit en fait. À cause d’eux, nous ne pouvons que présumer de ce qui se passe, cela en fonction de toutes les idées et croyances diverses qui se trouvent déjà en nous, ainsi que les émotions qui les accompagnent. Comprenons bien le processus dans son ensemble : nous avons en nous ce que nous appellerons ici « un matériel mental et émotionnel ». Ce dernier est relatif à notre vécu et à nos propres réactions face à ce vécu et ce, depuis la prime enfance.

Nous avons des idées sur tout ! Nous avons surtout des idées ! Nous croyons savoir des choses, connaître les personnages qui nous entourent et eux-mêmes pensent nous connaître. Nous subissons tous, peu ou prou, des programmations mentales qui se déclinent selon des schémas spécifiques, qui influent sur notre capacité à réfléchir sainement et librement, et qui, surtout, nous obligent à réagir sans cesse, au lieu de nous permettre de vraiment agir. Agir implique de penser librement. De penser d’une manière aussi novatrice que logique, en fonction des expériences et des personnes rencontrées. Or, nous ne pensons que très rarement d’une manière originale ! Nous nous référons sans cesse à notre contenu mental, à nos mémoires. Nos schémas mentaux nous poussent plus à la répétition inconsciente qu’à une action concertée et consciente.

Le vin que nous buvons à table est bien le fruit que la vigne, mais il n’est pas le jus de son raisin ! Ce dernier a dû passer par des filtres afin qu’en fin de cycle d’épuration, il ne puisse rester que du vin. Il en va de même pour nos processus mentaux qui sont soit hérités et donc, de seconde main, soit personnel mais répétitif, car issus des expériences qui nous ont le plus marqués, durant notre vie.
Maintenant que nous comprenons un peu mieux en quoi nous sommes pour ainsi dire coupés de l’actualité à cause de nos filtres mentaux intimes, il nous reste encore à comprendre en quoi cette perception indirecte ou carrément faussée de l’actualité, a fait de nous des femmes et des hommes seuls, depuis notre naissance.
Pour le comprendre, évoquons simplement l’exemple de l’amitié trahie. Nous avons tous eu des amis, surtout durant notre jeunesse. Nous aimions leur compagnie, pensons-nous ? C’est faux et nous allons le voir plus loin.

Un jour ils ont trahi la confiance que nous avions en eux ? OK, voici une supposée expérience qui arrive souvent, non ? Mais la encore, c’est complètement faux ! (Voir plus loin.) Et nous voilà dans une situation fâcheuse : nous en voulons à cet ami d’avoir fait cesser une si belle amitié. Nous sommes conscients que la personne n’était pas telle que nous la pensions (notez l’expression au passage !) mais nous avons encore tant de beaux souvenirs en commun avec cette personne ! Nous ne savons pas vraiment si ce qui nous attriste le plus est la supposée « trahison » de cet ami, ou le fait que nous voilà désormais avec de magnifiques souvenirs sur les bras, dont nous ne savons plus quoi faire exactement ! En effet, comment ressentir encore ces choses et, en même temps, ce sentiment de trahison en nous ? Devons-nous rejeter le passé que nous avons pourtant ressenti ? Devons-nous oublier, pardonner à cet ami afin de retrouver un semblant d’équilibre en sa compagnie ?

En vérité, nous sommes très loin de percevoir « ce qui est », à savoir, ce qui se passe et s’est toujours passé en nous et autour de nous, indépendamment de notre prise de conscience affreusement limitée ! L’actualité et la réalité intérieure, quand elles ne correspondent plus, du moins selon nous, engendrent une panique mentale du plus bel effet ! Nous ne sommes pas capables de conserver en l’état une idée qui nous propose deux émotions différentes ou opposées. Avons-nous toujours un ami ? Doit-on quitter cette idée d’amitié ou bien quitter l’idée de trahison ? Car il y a désormais deux idées antagonistes, en nous, et c’est cette dualité intime qui produit de la souffrance, et non le fait que quelqu’un d’autre nous a trahis ! Pour sortir de cet imbroglio regrettable, nous devons réussir à comprendre puis à admettre (accepter) ce qui se produit vraiment dans de tels cas et dans bien d’autres d’ailleurs.

Première question : qui ressentait du plaisir en présence de cet ami, avant la fameuse « trahison » ? Réponse : c’est nous et nous seul, avec notre système nerveux ! Seconde question : qu’est-ce que cet ami est censé avoir trahi ? Réponse nos propres attentes qui consistent essentiellement en la durée d’une chose aimée ! Ici, la chose aimée est ce que nous ressentons, aussi longtemps que l’ami a un comportement général qui répond à nos attentes et qui correspond à ce que nous avons aimé en lui depuis le début. Ce sont donc nos propres attentes qui nous ont trahis, pas l’ami qui a sans doute du mal à demeurer tel que nous le souhaitons et l’aimons. Et ce que nous aimions, chez cet ami, c’est ce qu’il nous faisait ressentir, et seulement ça ! Depuis le début de cette supposée « amitié », c’est notre être intime qui a tout géré ! C’est lui qui avait des attentes. C’est lui qui s’est senti trahi et c’est aussi lui qui ne sait plus quoi faire d’une idée et d’une émotion contraires, car il conserve toujours le souvenir de ce qu’il a aimé chez l’autre, chez l’ami, donc.

Alors, on aime ou bien on aime plus ? Qui ça ? L’ami ? Non, ce que nous aimions de ce que nous ressentions tandis que nous étions avec lui. À présent, avec deux idées antinomiques sur les bras, nous ne savons plus comment faire. Nous pouvons bien sûr jouer à l’être évolué à n’en plus pouvoir, qui « pardonne ». OK, mais allons-nous oublier pour autant ? Nous pourrions aussi envoyer valser au loin l’ex-ami et ainsi ne plus être en contact avec ce qui nous rappelle des souvenirs ? Mais allons-nous oublier que nous aimions ce que cette personne nous permettait de ressentir ? Sans doute pas. Jamais, d’ailleurs, car nous connaîtrons alors une sorte de manque et là encore, nous confondrons la personne elle-même avec ce qu’elle nous permettait de vivre. Mais au fait… Pourquoi cette méprise et à l’origine ? Une personne pourrait-elle avoir ce pouvoir de nous permettre de vivre une chose que nous ne pouvons vivre que par son intermédiaire ?

Le principe de projection nous explique tout ! Bien que l’être humain soit et demeure seul, du début à la fin de sa vie, sa nature intime ne supporte pas cette seule idée. L’être a un besoin viscéral de se sentir uni ou relier à quelque chose ou, au mieux, à quelqu’un. C’est ce que l’on nomme « le besoin de l’altérité », du fait qu’il puisse exister autre chose que notre conscience, témoin involontaire de toutes choses. Le gag, en l’occurrence, c’est que tandis qu’il existe ce besoin d’altérité, il existe conjointement la peur de l’altérité ! Autrement dit, tandis que l’être humain a besoin des autres pour ne pas se sentir seul, ce sont justement ces autres qui ont ce pouvoir maléfique de le renvoyer à sa solitude intérieure. Ceci explique bien de mystères comportementaux, du style « Je te prends et je te quitte » ou encore « Je ne te supportais plus, mais combien tu me manques » !

L’ésotérisme explique que le but de ce besoin ainsi que de cette peur, aussi réels l’un que l’autre, puisque réellement ressenti, est de permettre à l’homme de réaliser une profonde vérité connue depuis toujours par les véritables initiés et quelques fois résumée ainsi : « Tout est en nous. » Nous comprenons, à présent que nous ne contenons évidemment pas l’univers physique, mais que la perception de cet univers, de tout ce qu’il contient et de tout ce que ce contenu nous permet de vivre, est effectivement en nous. Pourrions-nous avoir conscience d’une chose qui ne soit pas dans notre conscience ? Voilà qui serait pour le moins étonnant !

Serge Baccino

 

Maison et Demeures du Père

Maison et Demeures du Père

Revoyons rapidement ces magnifiques versets bibliques :
Jean 14 2,3 « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi… » Nous avons déjà compris que l’allégorie aux « Demeures » consiste en ce que nous appelons, ailleurs « Les Demeures de l’âme » et que d’autres nomment plus sobrement « plans » ou « niveaux d’existence. » Le fait que ces « demeures » se trouvent toutes dans la Maison du Père, sous-entend que cette dernière consiste en le contenant, tandis que les demeures consistent en le contenu. Un contenu vibratoire s’entend, puisque tout est fait d’esprit.

Certains ne s’y sont pas trompés et affirment qu’il existe en fait deux matrices. La Matrice Divine et la matrice artificielle. C’est au sein de cette dernière matrice que s’inscrivent les différentes demeures  ou les différents plans ou niveaux vibratoires. Encore une manière de vérifier qu’en effet, « Tout est double, toujours. » Toujours et en toutes choses et pour toutes choses, précisons-le ici. Nous aurions une Maison du Père, une Matrice Divine, donc, sans limites apparentes, et qui contiendrait les différentes matrices secondaires, les « Demeures de l’âme », à savoir, les différents plans de conscience, comme on le dit, entre autres, en psy éso.

Sans vouloir verser dans une certaine forme de philosophie permissive, telle que celle qui cautionne, par nécessité, l’existence simultanée du bien et du mal, nous pourrions déjà en déduire que si les différentes Demeures secondaires sont toutes incluses au sein de la Matrice Divine ou « Maison du Père », c’est parce que lesdites demeures, aussi négatives qu’elles puissent paraître à quelques-uns, font partie de la Création générale et qu’à ce titre, elles sont tout à fait légitimes. Nous avons souvent tendance à croire que puisqu’une chose nous apparaît comme étant négative ou même mauvaise, c’est là la preuve que cette chose ne devrait pas exister, qu’elle bénéficie d’aucune forme de légitimité.

Or, il existe une forme de logique imparable, sans pitié, et nous pourrions la résumer ainsi : « Puisqu’une chose est capable de se manifester et de durer dans le temps, au sein de la Création, alors c’est qu’elle est légitime. » Nous pourrions même aller plus loin : « Si rien ni personne n’a réussi à faire cesser une manifestation quelconque, alors c’est la preuve que cette même manifestation est légitime. » C’est un peu comme si nous disions que le simple fait de la présence de quelque chose, suffit à la rendre légitime. Puisque c’est là, c’est que ça fait partie du décorum, du « Tout », comme disent les Hermétistes. Et d’ailleurs, dans le concept même du « Tout » ou de « Toutes Choses », se retrouve, nécessairement, tout ce qui ne trouve pas grâce à nos yeux quelque peu limités.

Ceci afin de mettre un terme à une aberration mentale issue d’une spiritualité tellement malmenée, qu’elle en devient irrationnelle. Et la spiritualité est toujours malmenée lorsque ceux qui prétendent l’enseigner, ne sont pas eux-mêmes correctement formés. Nous faisons ici référence à cette forme de spiritualité qui se veut quelque peu nihiliste et qui, par exemple, laisse entendre que le monde astral, sous le prétexte qu’il est trompeur, qu’il consiste en une pure illusion, ne devrait pas ou plus être manifesté ou en fonction. Cette dernière version, en plus d’être déplorable, car issue non pas de la simple ignorance, mais d’un apprentissage bâclé, ce qui est pire, est totalement inutile. En effet, ce n’est pas seulement l’astral, par exemple, qui est un leurre puisqu’une simple vue de l’esprit, mais l’ensemble de la création continue !

En clair, tout est illusion, car tout est formé en esprit et mentalement. L’univers est une gigantesque « vue de l’esprit », une parfaite illusion qui est ensuite transformée, par notre cerveau et certains autres sens psychiques, en quelque chose de tangible, considéré comme étant réel. Ce que nous croyons toucher, par exemple, n’est pas de la matière solide : ce que nous « touchons », en vérité, ce sont nos sens, l’information qui est transmise au cerveau et qui provient des fréquences vibratoires des formes mentales qui consistent en notre univers supposément « matériel ». À part la conscience, rien n’est réel, tout est illusion mais pas nécessairement « illusoire » ! Nous trouvons, ici, une de ces subtilités mentales chères à la Voie de la Siddha, dans sa version laïque et dont est tirée la psy éso, dans sa forme moderne simplifiée.

Une illusion est une chose qui n’existe que pour le mental qui en prend conscience. Pour lui, ce qui est ainsi mentalisé est nécessairement « réel », puisque nous ne pouvons pas prendre conscience d’une chose qui n’existe pas, au moins pour nous, et qui ne soit pas dans notre conscience. Cela dit, le fait qu’une imagerie mentale soit dans notre conscience, n’est pas pour autant un gage de véracité générale. Ou, et plus sobrement, ce n’est pas parce que nous pouvons prendre conscience d’une chose, que cette chose existe pour tous ou indépendamment de notre prise de conscience personnelle. Pour la psy éso, est illusoire ce qui est mal perçu, depuis l’illusion de la matrice artificielle, de l’une quelconque des demeures ou plans de conscience. L’astral n’est pas le coupable. Le problème provient uniquement de notre incapacité à cerner l’esprit du Vivant.

Si des entités astrales nous trompent, devons-nous supprimer leur lieu de résidence ? N’est-il pas plus profitable de faire montre de discernement, de ne plus être en situation de se faire abuser par les apparences ? Sans compter le fait que ce qui prend les allures d’un pire ennemi un jour, peut très bien s’avérer être notre meilleure chance de ne plus dormir notre vie durant, de ne plus rêver notre vie, au lieu de la vivre. Le mal et la souffrance ne consistent pas en une nécessité incontournable, mais ils sont devenus nécessaires pour que l’homme sorte enfin de sa léthargie spirituelle. C’est un peu comme si un Jeu immense avait été inventé, au départ, et que certains joueurs, par la suite, soient incapables d’interpréter correctement l’une quelconque des règles de ce Jeu. Dormir n’est pas jouer ! On dirait le titre d’un film de James Bond !

Ce Jeu est une illusion, une vue de l’esprit de son inventeur. Ceci est un fait établi. Mais cette vue de l’esprit est très précise, ce qui n’est en rien incompatible. Et celui qui s’avère être incapable de percevoir les détails de ce Jeu, est du même coup incapable d’y jouer correctement. Fait amusant, pour jouer correctement à ce « Jeu de la Conscience », il faut deux conditions, opposées mais complémentaires, qui pourraient passer pour aberrantes pour un non-ésotériste. La première condition est de se laisser volontairement abuser par le Jeu. Ou, plus sobrement, de faire semblant de participer à ce que l’on sait n’être qu’une farce cosmique dont l’utilité ou la finalité, nous apparaîtra tôt ou tard et en cours de partie.

La seconde condition, quasiment introduite par la première, est de demeurer conscient, en arrière plan, que rien n’est vrai, solide ou durable, que tout est illusion mais que l’on attend de nous que nous participions de bonne grâce à un Jeu dont les règles ne se dévoilent, au fur et à mesure, qu’à celles et à ceux qui acceptent d’y jouer librement. Certains se plaindront en évoquant l’absence de preuves convenables au sujet du fait qu’il est attendu de nous que nous participions au Jeu de la Conscience librement, voire que nous y trouvions un certain plaisir. Si on prend le temps d’y réfléchir, du fait de l’existence d’une Matrice Divine, elle-même faite d’illusion, il apparaît que certains mauvais joueurs ont profité du fait que « Rien n’est vrai, solide ou durable », pour ajouter à la Matrice originelle et déjà en place, une seconde matrice, plus adaptée à leurs propres attentes frustrées.

Autrement dit, les deux Matrices, aussi bien la Maison du Père que les multiples et différentes Demeures de l’âme, tout cela est de l’illusion, mais aucune de ces formations mentales n’est pour autant illusoire. Et vous noterez que rien ni personne n’a réussi, jusqu’à ce jour, à anéantir totalement la seconde « grille de lecture » de l’univers, les fameuses « Demeures de l’âme. » Au sein de cette matrice artificielle, il y a bien quelque chose qui se manifeste pour nous et cela est aussi « réel » que peut l’être un héros de bande dessiné ou un rôle de cinéma. Qui oserait affirmer, en voyant ces mêmes héros rendus manifestes, dans des livres ou à l’écran, qu’ils n’ont aucune forme d’existence, même pour notre conscience ? Comment peut-on seulement nier l’exposé de nos sens ou le contenu formel de notre conscience ?

L’exemple le plus évocateur est sans aucun doute celui de la peur. Qui n’a jamais eu peur d’une chose ou d’une autre, pour ensuite comprendre qu’elle n’existait pas ou, du moins, n’existait que pour l’imagination ? Les exemples ne manquent pas et il n’est pas rare que nous ressentions de véritables émotions basées sur… Rien de réel ! Il faut juste se souvenir que ce qui se trouve dans notre conscience est pour nous aussi réel que le mur de pierres qui soutient tout un pan d’une maison. Une autre manière de dire que de faire mine que nous ne voyons pas, ce que nous voyons pourtant, n’est en rien une preuve de d’intelligence ou de sagesse. Dans le futur, le mental humain va s’affiner considérablement, se déployer et même, se diversifier. Il deviendra alors capable de soutenir des idées et de jongler avec des concepts qui, de nos jours, paraîtraient illogiques et même, impensables pour un esprit se prétendant « Cartésien. »

Les ésotéristes ne savent pas des choses bizarres et ils ne sont pas des erreurs de la nature : ils ont juste quelques décennies d’avance sur celles et ceux qui désirent demeurer en retard. Ne pas comprendre n’est plus une tare mais un choix. Il est possible de le constater, avec un minimum d’intelligence et de discernement, dans certains évènements advenus depuis cinq ou six ans et sur lesquels il n’est plus utile d’épiloguer, que l’univers avance tandis que la plupart des humains ont décidé courageusement de s’asseoir et d’attendre la suite. Soit ils recherchent frénétiquement un sauveur extérieur, soit ils prétendent pouvoir se sauver eux-mêmes.

Bien que les seconds soient bien incapables de formuler, avec précision, de quoi ils pourraient bien se sauver eux-mêmes ! Ceux qui suivront la mouvance, qui se laisseront porter par la vague du renouveau, auront simplement le plaisir de comprendre les premiers, mais ils ne seront jamais les seuls à y parvenir, car tôt ou tard, tout ce qui est descendu doit remonter, et réciproquement. Pour le moment, nous devons « descendre », nous ancrer en cette illusion de matière. Et puisque la matière est faite d’esprit, c’est en l’esprit que nous nous ancrons, en fin de compte.

 

Serge Baccino

Médit-action ou méditation

Médit-action ou méditation ?

(Extraits.)

La spiritualité ordinaire invite à la méditation. Mieux encore, elle la recommande. Mais personne ne songe seulement à revoir le sujet et à tenir compte d’un facteur devenu essentiel de nos jours : le temps qui passe. En effet, puisque le temps passe, certaines règles d’hier ne sont peut-être plus bonnes aujourd’hui. Ce qui est bon pour l’enfant ne l’est pas nécessairement pour l’adulte et inversement. Mais comme il est rare que nous retombions en enfance, du moins biologiquement parlant, nous tiendrons compte du temps qui passe, dans le sens usuel de ces termes, à savoir de ce qui fut à ce qui est, pour le moment. Le problème humain, à ce propos, est que rien ne prédispose les gens à tenir compte, justement, de ce temps qui passe. Nous désirons tous, peu ou prou, que les choses durent en l’état, surtout si ces choses nous conviennent. Et si elles nous conviennent, elles nous rassurent. Surtout au sujet de « ce qui sera. »

Bien sûr, nous savons pertinemment que le temps passe et qu’il transforme pas mal de choses. Mais nous espérons, en secret, qu’il ne transforme que ce qui doit l’être selon nous. Et du même coup, nous espérons qu’il ne touche jamais à tout ce qui nous convient parfaitement en l’état. Et comme le fonctionnement de notre esprit est reproductif en diable, qu’il adore manifester continuellement et le plus longtemps possible, tout ce qui trouve grâce à nos yeux, ou tout ce que nous jugeons utile ou pratique, si le temps ne nous imposait pas certains changements, parfois cruels, si cela ne tenait qu’à nous, nous ne changerions jamais. Cela dit, quoi de plus compréhensible que de vouloir faire durer ce qui nous rend la vie plus agréable et facile ? Observez ceux qui pratiquent le développement musculaire dans les salles prévues à cet effet… Plus ils se musclent et plus ils souhaitent se muscler. Le fait que leurs efforts puissent donner des résultats satisfaisants, les pousse à désirer plus de satisfaction encore, c’est-à-dire de devenir plus musclés de semaines en semaines.

Et lorsqu’un certain seuil est atteint, quand la personne se juge suffisamment musclée et selon ses attentes, que fait-elle ? Elle continue de pratiquer, sans doute moins intensément, mais toujours avec régularité. En somme, après avoir obtenu ce qu’elle désirait, à savoir une musculature conséquente, il lui faut à présent la conserver intacte et ce, le plus longtemps possible. Quel rapport avec le sujet de la médiation, penserez-vous ? Pour le comprendre, il faut se souvenir d’abord que le temps passe et change certaines choses pour tout et pour tous. Ce qui concerne un domaine les concerne tous. Le temps passe pour tout le monde, change le vécu de tout le monde, mais non seulement tout le monde ne le réalise pas, mais de plus, tout le monde ne l’accepte pas. Car enfin, ce qui marchait hier, pourquoi ça ne marcherait plus demain, se questionnent certains, avec un degré de mauvaise foi remarquable. Il est vrai que les schémas mentaux ou les « bouts d’âmes » qui nous régissaient hier, régissent toujours notre vie aujourd’hui. Et il est envisageable qu’ils continuent de le faire demain et longtemps encore.

Alors nous allons étudier un peu le sujet de la méditation afin de définir si cette pratique, connue de tous les spiritualistes du monde et ce, depuis toujours, se révèle toujours aussi utile et pratique.
« Vous devriez vous mettre à la méditation », recommandent certains.   « Si vous avez cessé, vous devriez vous y remettre », préconisent d’autres. Une certaine spiritualité, vous le savez déjà et l’avez sans doute accepté, n’est pas faite pour nous aider, bien au contraire. Peu importe son nom, ses origines réelles : le tout est de comprendre que le propre de l’ennemi, lorsqu’il se veut efficace, c’est de réussir à s’infiltrer même là où personne ne l’attend. Ou surtout là où personne ne l’attend ! Or, supposons un instant que dans le passé, certaines techniques dévoyées et aux effets morbides, aient été ajoutées à celles déjà enseignées. Si personne n’a découvert le subterfuge, ne sommes-nous pas en droit de penser qu’elles existent toujours et qu’elles continuent de produire les effets négatifs qu’elles produisent depuis le début ?

Pour le débutant, que ce soit en ésotérisme ou en spiritualité, d’une manière générale, il est conseillé de pratiquer deux formes de méditations différentes : l’active et la passive. La première consiste à produire des formes mentales, à visualiser, comme on le dit depuis toujours, soit une personne, soit un but à atteindre ou encore, une chose que nous aimerions posséder. La passive consiste à « faire le vide » mentalement et à rester dans un état de relaxation physique et mentale, autrement dit, de ne pas bouger et de ne penser à rien. Il est même conseillé de chasser toute pensée se présentant à l’avant-scène de notre conscience afin. De conserver un mental vide et clair. Sans doute n’avons-nous pas encore la possibilité de comprendre vraiment tout ce qui a trait à la véritable méditation. Mais nous pouvons  faire une chose intelligente au moins : c’est de vérifier si ces pratiques correspondent toujours avec ce que nous avons découvert, en nous et autour de nous, concernant le fonctionnement de notre esprit. Et plus particulièrement, celui de notre « moi ».

Que savons-nous, aujourd’hui, à propos de notre « moi » ? Nous savons qu’il n’est que la polarité négative et de nature passive du Je Suis. Nous savons également que le « moi » correspond à l’activité plus qu’exagérée, du lobe postérieur de notre glande pituitaire (ou « hypophyse. ») Nous savons du même coup que la partie positive, qui seule devrait être active, se rapporte au fonctionnement du lobe antérieur de cette même glande endocrine (au niveau purement énergétique ou psychique s’entend.) En clair, 999 personnes sur 1 000 fonctionnent « à l’envers », c’est-à-dire présentent une suractivité spirituelle du lobe postérieur de la pituitaire, qui devrait être passif, tandis qu’ils ne fonctionnent que très rarement, pour ne pas dire jamais, à partir du lobe opposé. Ce qui devrait se cantonner à un rôle unique de réception puis de maturation, s’épuise à émettre, en voulant et en désirant puis en essayant de trouver le moyen de produire ce qui a été ainsi projeté.

Imaginez un architecte qui non-content de tracer les plans d’une maison, se mettrait en tête de la construire seul et entièrement ! Cet état d’esprit ne serait-il pas rapidement épuisant ? C’est justement ce qui se produit de nos jours et chez la plupart des gens. Ils perçoivent des informations, se croient obligés de les traiter mentalement puis cherche à savoir ce qu’il serait bon de… Faire ! En résumé, la moitié seulement de ce que nous pouvons être, se croit obligée d’assumer pleinement la vie humaine et ce, à tous les niveaux envisagés ou connus. La nouvelle question, naît du temps qui passe, du temps qui a obligatoirement passé, c’est de nous demander si la méditation, telle que l’enseignent les spécialistes, encore de nos jours, est bien adaptée à tout ce que nous savons, désormais et pour l’instant, au sujet du fonctionnement de notre esprit. Et dès lors, la réponse ne se fait pas attendre ! Aucune des deux formes proposées depuis des siècles, n’est en mesure de nous aider à dépasser le seuil mental qui est présentement le nôtre.

Le mode dit de méditation active est devenu non pas seulement obsolète mais surtout, contre-productif ! Posons-nous la question qui fâchera certains : « qui » médite vraiment, lors de la méditation active ? La réponse est sans appel :  C’est le « moi », évidemment ! Qui d’autres est depuis et toujours aux commandes et refuse de les lâcher ?  Quand vous méditez sur quelque chose, quelqu’un ou même sur un but à atteindre, votre mental est polarisé sur le mode émetteur. Autrement dit, vous ne faites que justifier le fait que ce soit le « moi » et le « moi » seul, qui puisse diriger les processus mentaux. Que vous cherchiez à obtenir des réponses ou des résultats, vous émettez alors au lieu d’être en situation de recevoir. Or, quel était le but de votre méditation, si ce n’est de recevoir ? Cela nous place dans la situation étrange d’une femme qui désire avoir un enfant, mais qui refuserait de faire l’amour, de peur de se laisser pénétrer ! L’être humain, à force de vouloir tout gérer, de peur de ne pas recevoir, ne reçoit presque plus rien et a réussi à justifier cette peur de ne rien recevoir, cela en dépolarisant la partie de son être mental faites pour réceptionner tous les trésors que le « Je », son autre polarité mentale, pourrait lui prodiguer.

Le « moi » humain est devenu une sorte d’accumulateur de données mentales. Il pourrait bien finir par ne vivre que d’idées et avoir surtout, simplement l’idée de vivre. Vivre en esprit est une chose, vivre en vérité en est une autre. Il est un fait que personne ne nous a jamais appris à nous servir des « deux bras » de notre mental, si l’on peut dire, l’un servant à demander, l’autre à recevoir. Nous pourrions épiloguer bien longtemps sur l’origine de cette ignorance de notre fonctionnement fondamental, de l’intérêt caché de fonctionner ainsi, du moins un certain temps, mais il nous semble plus rationnel et pratique de gagner du temps et d’aller au plus pressé. Le plus pressé étant de CESSER de fonctionner d’une manière qui a eu le temps de nous démontrer qu’elle ne fonctionnait pas, justement ! Mais les gens sont-ils prêts à reconnaître leur impuissance latente due à un mode de fonctionnement défectueux ? Là encore il importe peu de statuer pour autrui ou même pour la planète : le tout est de définir, pour nous-mêmes, si nous sommes prêts ou non à changer vraiment, à nous transformer radicalement.

Et pour la seconde forme de méditation, dite « passive » ? Nous dirons simplement que c’est sans doute la forme la plus vicieuse, puisqu’elle nous fait croire que nous pouvons effectivement nous montrer mentalement passifs. Mais il n’en est rien ! Car si passivité il y a, pourquoi ce désir soit de chasser carrément les idées jugées inopportunes, soit de s’en détourner afin de générer un hypothétique « vide mental » ? Le mental peut-il être vide ? Et vide de quoi, au fait ? De pensées ? Non. D’esprit qui remue sans cesse et selon sa nature ? Encore moins ! Rien n’est vide et ne peut l’être : les mouvements de l’esprit sont une constante universelle. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas conscience de quelque chose, que ce quelque chose ne se produit pas sans notre accord ! Détournez votre regard de l’horizon : ce même horizon vient-il de disparaître pour autant ? Les choses n’ont d’existence supposée qu’aussi longtemps que nous en avons conscience. Mais l’univers ne disparaît pas pour autant lorsque nous dormons ! Simplement, il ne se produit alors pas pour nous, et voilà tout.

Ainsi, que nous fassions quelque chose de précis, avec notre mental amputé d’une moitié, ou bien que nous faisions mine de ne rien faire, tout en faisant des choix sans même le réaliser (refuser les pensées), c’est TOUJOURS avec notre « moi » que nous faisons ces choses.

Et faire est ce qui court-circuite le « Je » et menace de surchauffe le « moi. » Un « moi » qui, désormais, désire autant qu’il refuse de comprendre qu’il n’obtient jamais ce qu’il désire vraiment. Mais ce « moi » a été implanté par une croyance aux effets désastreux : il est persuadé que, tôt ou tard, il réussira à obtenir tout ce qu’il veut et désire. La véritable foi a subi un transfert de polarité, que nous allons essayer d’expliquer en nous servant de notions certes arbitraires mais compréhensibles par tous. Au lieu que le mental humain ait foi en la vie, en Dieu ou en l’univers, il se croit obligé de n’avoir foi qu’en lui-même, en ses propres et seules capacités. D’ailleurs, tous les « moi » du monde, ou presque, sont persuadés d’avoir été abandonnés par Dieu ! Partant, comment pourraient-il encore lui faire confiance et faire appel à lui ? Certains s’écrieront qu’ils font confiance en Dieu, puisqu’ils le prient et l’exhortent de faire ceci ou cela pour eux. Partant ainsi et sans même le réaliser, du principe naïf que le Divin est trop limité pour connaître leurs besoins !

Il est dit, quelque part, que « Dieu est en nous, en tant que nous. » Cette phrase peut rassurer un moment, voire en inspirer quelques-uns. Pour un temps. Mais les plus malins pourraient aussi bien objecter que si Dieu est en nous, pourquoi nous laisse-t-il dans la panade et ne nous apporte-t-il pas son soutien inconditionnel ? Ceux qui se cachent derrière cette excuse apparemment logique, ont quelque peu éludé le reste de la proposition première. Certes, Dieu est en nous, très bien, mais il est également précisé : « en tant que nous » ! Et c’est cette seconde partie de la phrase qui pourrait en agacer plus d’un ! Serions-nous Dieu ? S’exclameront les plus moqueurs. Réponse : nous possédons quelque chose qui nous permet de nous y connecter, en tout cas. Observez une ampoule électrique. Pourriez-vous l’allumer seulement en connectant l’un de ses deux plots ? Non, vous devez connecter les deux plots, le plus et le moins, afin que l’ampoule puisse s’allumer.

De même, lorsque les deux pôles opposés mais complémentaires de notre mental sont correctement actifs, la divinité s’éveille en nous. Elle s’allume pour nous, car nous faisons partie intégrante de la totale divinité, même si nous n’en sommes qu’une manifestation. Imaginez une maison avec son compteur électrique. Ce dernier est prévu pour fournir 12 kW. Imaginons que la moitié seulement de cette énergie disponible (ou potentielle) soit employée, par différents appareils qui se trouvent être en fonctionnement dans cette maison. L’électricité, c’est Dieu. Chaque appareil branché manifeste cette divinité, sans en exprimer la totalité pour autant, car aucun appareil électrique ne consommera jamais 12 kW en une heure. Pourtant, chaque appareil branché a Dieu en lui et c’est ce qui donne un sens à ce qu’il est (un appareil électrique.)

Tout est double, toujours ! Si notre glande pituitaire possède deux lobes, il est essentiel que les deux puissent fonctionner correctement. Et lorsque le « moi » (pôle postérieur) cesse de vouloir tout gérer, faire au lieu de se laisser être seulement, alors le pôle antérieur peut prendre le relais. C’est leur fonctionnement conjoint et originel qui permet à l’électricité-Dieu de circuler en nous et de nous rendre divins.

Pour résumer :

Aucune forme de méditation, comme apprises par ailleurs n’est désormais utile. Mieux encore, méditer est devenu contre productif au mieux et peut même mettre un terme à notre évolution mentale et donc, spirituelle. Tant que c’est le « moi » qui pense et essaye d’agir, il ne fait que CUMULER les infos qu’il aimerait bien émettre. Mais il ne peut rien émettre ! Sa polarité le lui interdit ! Tout ce fatras de formes mentales poubelles demeure donc dans notre espace mental, nommé « Boule mentale. » Autrement dit, nous produisons sans cesse des processus mentaux inutiles qui s’accumulent dans notre espace mental puis, quand le contenu menace de déborder, il va se loger dans le subconscient, dans l’attente d’évacuation salvatrice. Ces évacuations salvatrices prennent la forme de nos rêves, aussi bien ceux apparemment logiques et organisés, que ceux qui semblent sans queue ni tête.

Quant à la méditation, qu’elle soit active ou supposée « passive », cela revient à interroger la partie intérieure de notre être en supposant qu’elle n’est au courant de rien, que ce qui se passe en nous, besoins et questionnements inclus, lui est étranger. C’est le fameux manque de foi en Dieu, qui s’appuie essentiellement sur le fait qu’aussi longtemps que le « moi » demeure actif, Dieu ne peut prendre le relais (par l’intermédiaire du « Je ».) Cela dit, est-ce qu’il existe une forme de méditation qui serait parfaitement adaptée à notre époque ? Il en existe une. Et bien qu’elle ne soit pas nécessaire, elle peut aider dans les premiers temps du moins. Elle consiste à s’asseoir en silence, en ne pensant à rien, mais en ne refusant rien non plus. Il suffit de ne pas chercher à attirer ni à réprimer les processus mentaux mais de « laisser venir » si quelque chose a envie de venir.

(Fin de l’extrait.)

 

Serge Baccino