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Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Personnalité animique et individualité consciente

 

Personnalité animique et individualité consciente

Qu’est-ce qu’une personnalité animique ? C’est une personne dont l’identité terrestre actuelle est issue des fragments animiques (ou « bouts d’âme ») plus ou moins hétéroclites, plus ou moins asociaux et qui peuvent, dans certaines circonstances, aller jusqu’à se nier les uns des autres. Qu’est-ce qu’une Individualité Consciente ? Comme le premier terme le laisse entendre, c’est un être humain, femme ou homme, qui n’est plus le théâtre d’un combat intérieur plus ou moins marqué. Le terme « individualité » est issu du mot latin « indivi », qui est employé surtout dans le notariat, et qui signifie « Qui ne peut être divisé. » Par exemple un terrain en indivi, issu d’un legs à plusieurs descendants, frères et sœurs. Aucun d’eux, pris séparément, ne peut vendre ce terrain, sans l’accord des autres possesseurs.

Il est à noter le lien indéfectible qui existe souvent entre certaines lois humaines et ce qui relève de la vie de l’âme ou même des lois et des Principes qui président au fonctionnement de l’esprit. Ainsi, tout comme un terrain en indivi ne peut être vendu sans l’accord de tous les autres bénéficiaires, de même, un fragment animique ou « morceau d’âme », ne peut être supprimé sans que les autres segments aient leur mot à dire. Si un segment vous oblige à toujours dire la vérité, il sera forcément accompagné d’un ou même plusieurs autres segments, par exemple un segment rempli de peur, cette peur d’être dévoilé, que l’on sache que nous mentons, etc., et évidemment, celui qui nous réclame d’être reconnus et/ou aimé, etc. Ce ne sont bien sûr là que des exemples un brin simplistes.

Pour mémoire, le mot « personnalité » est issu de l’étrusque « persona », qui signifie « masque ». La personnalité est donc ce qui a le pouvoir de « masquer » la véritable identité spirituelle d’un être humain. Ceci n’est pas une vérité complète ni même définitive. En effet, elle pourrait laisser entendre ou croire que derrière le masque de l’identité terrestre ou animique, « se cache » (ou est cachée) notre véritable Nature. Ce qui n’est pas tout à fait exact. En fait, l’âme est ce qui usurpe la place de la véritable identité. Selon le Principe de la Balance spirituelle, tant que c’est l’âme et ses divers segments qui sont aux commandes, il n’y a pas, ni « derrière » ni même « à côté », d’individualité consciente. Notre corps psychique consiste en cette âme avec laquelle nous nous sommes plus ou moins identifiés, au cours du temps. Le corps physique, quant à lui, agit un peu à la manière d’un « by-pass », capable de manifester soit l’âme, soit l’individualité, mais ne pouvant exprimer qu’une seule chose à la fois.

Un peu comme les deux plateaux d’une balance dont l’un des deux, seulement, peut être soit en haut, soit en bas. Les deux plateaux ne pouvant être tous deux en haut ou en bas, mais seulement sur un même niveau horizontal. Imaginez deux tonneaux, l’un rempli d’eau et l’autre de vin. Tous deux sont reliés par un robinet spécial permettant de faire circuler soit l’eau d’un des tonneaux, soit le vin du second tonneau. Mais ce robinet spécial ne peut laisser couler qu’un seul de ces deux liquides à la fois, sa position médiane bloquant les deux circuits. Il en va de même en ce qui a trait à la personnalité et à l’individualité. La première peut s’exprimer, cela aussi longtemps que la seconde « se tait » et vice versa. Les deux ne peuvent pas « fonctionner » conjointement.

Toutefois, elles peuvent fonctionner alternativement et ce, sur un rythme plus ou moins rapide et/ou régulier. On pense que les Maîtres de sagesse ne fonctionnent qu’en tant qu’entités conscientes, c’est-à-dire en tant qu’Individualités. Ce n’est pas tout à fait exact. Les plus avancés sont individualisés à quelque 80 % voire un petit peu plus, mais ils conservent néanmoins une partie animique et terrestre qui leur permet de vivre en tant qu’humains incarnés, parmi d’autres personnalités et individualités humaines incarnées. Un être sans aucune âme humaine, seulement conscient, dirons-nous ici, ne pourrait vivre et s’exprimer sur Terre. D’ailleurs, sur quoi s’appuierait sa Conscience si elle ne bénéficiait d’aucun mouvement de l’esprit ?

Pour être conscient, il faut un support mental. On ne peut pas être conscient de rien et si rien ne « bouge » dans le mental d’un individu, il ne peut rien ressentir, rien vivre et donc, rien exprimer. Évidemment, nous pouvons être conscients de nous-mêmes, du fait que notre mental soit au repos (plutôt que vide) mais dans ce cas extrême, nous ne pouvons rien être, rien faire, rien dire et rien exprimer. Et l’humain est sur Terre pour quelque chose, peu importe quoi, mais quelque chose obligatoirement. Il lui faut donc être un peu animé, à savoir bénéficier de processus mentaux capables de produire des sensations, des sentiments et des émotions. Le corps physique humain a besoin de l’âme pour être animé et donc, pour rester vivant, tout bêtement. Sans aucune âme, le corps de chair est tel un temple vide de son officiant ou, plus grossièrement, tel un légume sans aucune réaction et perception. Cela parce que ce que l’on nomme la Force Vitale, accompagne nécessairement les différents processus mentaux, issus de l’esprit.

L’esprit crée les pensées et la force vitale leur donne vie, force et durée, selon l’ancienne terminologie égyptienne. Ainsi, et il est heureux de s’en souvenir, l’âme, en elle-même, ne constitue pas un problème. Le problème réel, qui est double en nature, comme toutes choses, se présente sous la forme de « morceaux d’âmes » qui s’avèrent incompatibles, produisent des tensions psychologiques et ne sont donc pas gérables et utiles à l’être humain, puisqu’ils se contredisent entre eux. Autrement dit, si votre âme était faite uniquement de segments (ou de morceaux) dont la nature ainsi que l’expression formelle vous étaient bénéfiques, que vous pourriez contrôler totalement et dont aucun ne viendrait contredire l’expression d’un autre, alors vous auriez une belle âme qui vous permettrait de vivre heureux et dans les meilleures conditions terrestres possibles.

Il est très important de comprendre cette nuance. L’âme humaine n’est pas une chose unique, uniforme et qui est nécessairement en accord avec elle-même. Une âme peut présenter des segments entraînant une forme plus ou moins marquée et évidente de possession spirituelle. La possession n’est rien d’autre que cela : une partie de l’âme en contradiction avec tout le reste et qui s’empare pour ainsi dire du pouvoir, qui prend le contrôle de la personnalité qui subit alors ses frasques, plus ou moins consciemment. Une personne dont le comportement est aberré et qui s’avère incapable de changer, est une personne qui est possédée, dans le sens spirituel du terme. Il n’est pas utile de faire intervenir les démons des diverses traditions occultes pour comprendre correctement ce dernier point : un démon n’est ni plus ni moins qu’une forme mentale animée qui s’exprime avec force et qui, si elle s’associe au reste d’une âme humaine, peut en prendre le contrôle plus ou moins complet.

Ainsi, une âme n’est ni « bonne » ni « mauvaise », ni pleinement lumineuse ni pleinement obscure : elle consiste en un mélange d’idées et d’émotions, de nature plus ou moins intelligente, plus ou moins utile ou encore, plus ou moins facile à diriger. Or, si une personne ne réussit pas à diriger ou même à contrôler ce qu’elle considère comme étant son âme ainsi que toutes les parties qui la constituent, ce n’est pas une individualité mais une personnalité. L’âme en l’homme et en la femme, est ce qui les divise. Non pas seulement qui divise l’homme et la femme entre eux, mais bien qui divise chacun d’eux. Tant qu’un être humain incarné est « en indivi » spirituel, autrement dit, tant qu’il s’avère incapable de gérer sa propriété intellectuelle comme il l’entend et dépend de facteurs autres que sa propre volonté, ce même être humain n’est pas une individualité consciente. Mais il peut toujours le devenir !

Comment ? Déjà, en faisant la chasse, en lui-même, aux possibles et différentes contradictions. Il faut imaginer que certains segments animique se battent entre eux ! En fait et bien évidemment, ils ne font que se contredire l’un l’autre et ne s’affrontent pas vraiment. C’est l’être humain qui est le théâtre (ou le terrain) de cette guerre intime conduite par certains schémas mentaux. Et justement, puisque nous y sommes, pourquoi parle-t-on parfois de « segments animiques », parfois de « schémas mentaux » et d’autres fois encore, de « Mémoires » ? Ces différentes expressions nomment-elles plusieurs choses différentes ? Non, elles nomment différents aspects d’une seule et même chose. Un segment animique exprime une seule et même chose, quelle qu’elle soit. Si on suit ce qu’elle exprime, cela nous fera penser, ressentir et agir toujours de la même façon unique et relative au contenu formel de ce même segment.

Notre alignement plus ou moins volontaire et conscient sur l’expression de ce segment consiste en un schéma mental. Par exemple, si ce schéma mental affecte la forme d’un carré, ce sera toujours un carré, jamais autre chose, car le propre d’un segment et d’un schéma mental, est de ne jamais changer ni même évoluer. Sinon, ce n’est plus le même. Du fait qu’un segment animique et donc un schéma mental sont non seulement toujours identiques mais qu’il se reproduisent sans cesse, nous permet de comprendre que le segment/schéma est enregistré fidèlement dans notre mental. Il s’agit donc bien d’une Mémoire. À noter au passage que le segment/schéma/Mémoire est « enregistré » dans notre mental, plus spécifiquement dans cette partie de notre mental global que l’on nomme le subconscient. Dès lors, nous pouvons déjà imaginer que le pouvoir d’un segment animique ne provient pas de sa nature particulière mais bien du fait qu’il est enregistré dans la partie inconsciente de notre mental.

Autrement dit, le problème n’est pas tant que certains aspects de d’une âme nous sont défavorables mais bien le fait que notre mental les a fidèlement enregistrés… Comme défavorables ! Évidemment, l’enregistrement peut être inverse et une partie considérée comme favorable sera tout autant et tout aussi fidèlement enregistrée. Autant dire que si nous avions juste été les témoins impassibles et désintéressés de la négativité ou même de la positivité d’une partie de « notre » âme, cette partie ne serait pas « nôtre » et demeurerait dans l’âme générale, appelée « la Sur-Âme. » Essayons de le présenter encore différemment, car le sujet est vital pour notre santé mentale, surtout en ces temps difficiles, d’un point de vue planétaire. Prenons l’air que nous respirons pour exemple. Si vous prenez une profonde inspiration, vous allez absorber une certaine quantité d’air. Cet air va demeurer quelques secondes à peine dans vos poumons, voire un peu plus, si vous retenez votre respiration. Mais à un moment donné, vous serez bien obligé d’expirer, n’est-ce pas ? Les lois de la physiologie humaine ne vous laissent pas le choix en ce domaine.

Donc, vous inspirez et décidez de conserver l’air dans vos poumons désormais pleins. Question : « Où était cet air avant que vous ne vous l’appropriiez ? » Réponse : il était hors de vous, tout autour de vous mais pas (encore) en vous. Seconde question : « Tandis que cet air remplit vos poumons, pouvez-vous affirmer que cet air qui est en vous est à vous, qu’il vous appartient en propre ? » Réponse : Non, cet air n’est pas vraiment à vous, la preuve  est que vous allez devoir le restituer sous peu !  Disons que durant le phénomène naturel de la respiration, cet air peut être utilisé par vous, vous en avez pour ainsi dire l’usufruit, autre terme notarial soit dit en passant. Sachez qu’il en va de même de l’âme humaine. Il n’y a pas d’âme qui soit « à vous », qui soit votre propriété exclusive. La preuve ? Il existe des gens qui pensent, ressentent et agissent exactement comme vous, ou presque, preuve qu’ils partagent les mêmes segments animiques que vous !

Comment cela est-il possible ?  Demandez aux poissons s’ils ne partagent pas la même eau ! Observer cette eau qui entre par leurs ouïes et qui en ressort, pour aller « alimenter » l’ouïe d’autres poissons ! Si un poisson pouvait posséder l’eau dont il a l’usage, il lui faudrait alors posséder la mer ou l’océan ! L’être humain est dans une telle situation. Il ne possède pas d’âme mais bien souvent, il est possédé par elle, si nous osons dire ! Du moins par certains de ses aspects ou segments, dont la nature a marqué son mental, cela au point qu’il l’enregistrera alors comme étant quelque chose d’agréable et de positif, ou bien de désagréable et de négatif (pour simplifier.) Ce n’est donc pas l’âme ou même ses différents segments, qui consistent en le problème majeur de l’humanité, mais l’intérêt ou l’attention mentale qui est portée à certains de ces segments, qu’ils soient fastes ou néfastes.

Comprenons bien ce qui suit : pour aimer quelqu’un, il faut se concentrer sur lui. Pour détester quelqu’un aussi ! Si une idée vous effraye, elle va marquer votre mental en profondeur et se transformer en « Mémoire ». Si vous adorez une idée, cela aura le même résultat ! Dans les deux cas, c’est comme si vous attrapiez, avec un filet, un papillon magnifique qui passait par là. Ou que vous écrasiez une guêpe, de peur qu’elle ne vous pique. Dans les deux cas, c’est votre attention mentale qui fera office de « marqueur » plus ou moins indélébile sur les pages déjà bien chargées de votre mental. Au début, ce sera conscient, puisque vous avez choisi de vous concentrer mentalement sur une idée quelconque. Mais par la suite, comme l’idée sera fidèlement enregistrée, elle viendra tout naturellement s’ajouter à votre corps psychique ou « âme. »

À ce stade de notre développement, il serait tentant de s’écrier : « OK, mais je ne peux tout de même pas devenir insensible à tout et observer froidement ma vie, sans m’intéresser à aucun de ses aspects, de peur d’engranger plus de Mémoires encore ! » C’est ici qu’il nous faut nous montrer intelligent, pour ne pas dire subtils. Il est évident qu’aucun être humain ne pourra demeurer de marbre face à certains évènements. De plus, cela ne concerne que l’un des deux aspects de la dualité humaine « Souffrance/Plaisir. » Si ce dont vous êtes les témoins est beau, agréable, positif, etc., le fait de vous concentrer dessus ne sera pas préjudiciable, sauf s’il vous prend l’envie saugrenue de « faire durer » un simple souvenir passé, cela de peur qu’il ne se représente plus jamais ! (Un sacré schéma, celui-là !) La clef, le secret d’une vie heureuse et réussie, se trouve au niveau des deux polarités de l’attention mentale ! Ces deux polarités sont le rythme et la durée.

Si vous vous concentrez souvent et longtemps sur une même idée, cette dernière va occuper l’avant-scène de votre conscience, aux dépens de tout le reste. Le coefficient de mémorisation (d’incrustation mentale) est fonction de l’intensité avec laquelle vous vous concentrez sur une idée, mais surtout sur quel rythme et sur quelle durée vous le faites. Oubliez au plus tôt le négatif, ce qui vous effraye ou ce qui vous fait faire du souci, car vous lui donnez plus de force encore. Ne niez pas ce qui vous dérange, sachez que même pour nier une chose, il faut se concentrer dessus ! Détournez juste votre attention mentale de tout ce qui vous déplaît, pour la river fermement sur tout ce qui trouve grâce à vos yeux et, si possible, ce qui vous transporte de joie. Il ne s’agit pas de « pensée positive » ; il s’agit de maîtrise spirituelle, rien de moins. Vous avez le choix entre une idée qui se propose à vous et une autre : faites le bon choix, ne vous trompez plus vous-mêmes en croyant que le malheur vient du dehors, car le malheur comme le bonheur se construisent depuis votre intérieur et par le biais de vos choix d’attention mentale.

 

Serge Baccino

Passer au trinaire ou à la tri-unité-Partie-2

Passer au trinaire ou à la tri-unité-Partie-2

(Suite et fin de l’article précédent.)

Comme nous l’avons mentionné, précédemment, nous pouvons aussi bien ASSISTER EN SIMPLE TÉMOIN, à un tas d’évènement, jugés par d’autres comme étant « sérieux, graves et importants », à savoir en rapport avec les trois clefs d’intéressement du « moi » (ou de l’ego, comme disent certains.) En effet, si un évènement quelconque n’est ni sérieux, ni grave ni même important, quel intérêt pour la conscience mentale de s’y attarder ? Chaque jour de notre vie, nous observons, sans réagir, certains évènements qui, selon toute apparence, n’ont pas le « pouvoir » de nous perturber. Disons que, souvent, nous ne nous sentons pas concernés par ce qui se produit pourtant sous notre nez et qui est parfois capables de faire réagir d’autres personnes.

La bonne question serait alors « Pourquoi ces personnes réagissent-elles à ce qui, pour moi, me semble on ne peut plus banal ? » La réponse est des plus instructives et c’est d’ailleurs LA SEULE qui soit à la fois logique et pleinement ésotérique, dans le sens premier de ce terme (ésotérikos = « dedans » ou « intérieur ») Voici cette réponse qui, à elle seule, justifie ce long article en deux parties : « Parce qu’il y a, dans les premiers, quelque chose qui ne se trouve pas en nous. » Ou plus explicitement : « Parce que certains abritent des schémas mentaux qui nous sont étrangers. » Évidemment, l’inverse est tout aussi vrai : nous abritons, très certainement, des schémas mentaux qui ne sont pas inclus dans la mémoire vivante d’autres personnes.

Nous n’irons pas jusqu’à dire « Chacun ses schémas », car en plus d’être quelque peu imprécis, cette affirmation serait en grande partie fausse. Le propre d’un schéma mental est d’être utilisable par le plus grand nombre. Par exemple, les parents d’un même pays, d’une même culture, auront tendance à élever leurs enfants d’une manière à peu près identique. On retrouvera donc, et par exemple, chez les Musulmans, des schémas mentaux que l’on ne retrouvera pas chez un Catholique, et vice-versa. Certains nous rétorqueront que nous confondons croyances, religions et autres appellations semblables, avec de vulgaires schémas mentaux. En fait, tout est schémas mentaux ! Aucun état d’esprit, aucune croyance, aucune religion et aucune forme de connaissance, même initiatique, n’y échappe.

Un schéma mental n’est pas nécessairement bizarre ou malsain. Par exemple, ce désir d’être aimable, poli ou même celui de se montrer compréhensif, est des schémas mentaux, comme tous les autres. À l’évidence, nous aurons sans doute plus de difficulté avec la méchanceté gratuite, l’impolitesse ou l’indifférence à l’égard des souffrances d’autrui, mais force nous est d’admettre que puisqu’un état d’esprit, quel qu’il soit, est nécessairement ordonné selon un degré de prise de conscience et de compréhension précis, tout ce qui relève de l’esprit est du même coup obligé de se manifester selon des schémas préétablis précis.

Par exemple, un architecte dessine les plans d’une maison. Certains aimeront la manière dont sont agencées les différentes pièces de cette habitation, tandis que d’autres trouveront à critiquer ou même détesteront carrément l’agencement des différentes pièces. Dans les deux cas, il doit y avoir correspondance spirituelle, à savoir que ce qui est observé doit correspondre à ce qui a été mémorisé et qui est considéré comme étant valable, sûr et certain, soit véridique pour l’observateur. En fait, il existe deux niveaux de « consentement » à ce qui est observé, dans la plupart des cas. En premier, ce qui est mentalité ne doit surtout pas déranger l’ordre établi au sein du mental conscient. En second, ce qui est observé doit correspondre, au moins en partie, avec ce qui est déjà connu, accepté et donc, mémorisé.

En fin de compte, force nous est de reconnaître les faits : nous n’apprenons rien, nous classifions le savoir en fonction du degré de correspondance avec ce qui a déjà été rangé sur les rayons de notre bibliothèque intime, et à condition que les nouveaux ouvrages ne viennent pas contredire trop violemment le contenu des ouvrages auxquels nous tenons le plus (nos certitudes et croyances.) Dès lors, nous en arrivons à ce qui pourrait passer pour une bien triste conclusion. Soit nous observons des formes mentales (schémas) qui n’éveillent aucune réponse intérieure et nous apparaissent donc comme sans importance ou même intérêt, soit et à l’inverse, ce que nous observons a ce pouvoir diabolique de nous faire bondir, de nous gâcher la journée, mais nous ressentons alors une forme d’impuissance horrible, comme si, en fin de compte, nous n’avions aucun pouvoir sur l’évènement.

Et si le Démiurge consistait simplement en LA SOMME de tout ce qui est « pensable » et donc, qui peut être pensé ? S’il consistait, simplement, en un esprit incapable de s’extraire lui-même des formes mentales préalablement engendrées ? La création est immense, certes, et elle semble évoluer mais pour autant, cette évolution pointe-t-elle en direction d’une méthode de pensée qui soit totalement libre ? La réponse est là encore, d’un point de vue ésotérique, et totalement logique : Non, une pensée, quelle qu’elle soit, NE PEUT PAS être libre, puisqu’elle est formelle, à savoir qu’elle ne peut se manifester que sous sa forme spécifique première et, évidemment, invariable, du moins, aussi longtemps qu’elle se manifeste sous cette forme-pensée.

Essayons de bien nous entendre : imaginez que la pensée « cette fleur est jaune » vous traverse. Le fait que vous puissiez en profiter, peu importe durant combien de temps, ne vous permet pas de dire que sa durée de vie consiste en sa visite dans votre mental ! Cette même pensée continuera de se produire, par le biais du mental d’autres personnes, ou demeurera potentielle, c’est-à-dire en attente d’utilisation par le mental d’une autre personne. La preuve ? Vous pouvez réactiver cette pensée autant de fois que vous le désirez, preuve s’il en est que cette pensée précise, est loin de disparaître lorsque personne ne l’emploie, vous y compris !

À noter également que non seulement une pensée, une fois émise, est immortelle mais, de plus, elle demeurera nécessairement invariable ! Sa forme ainsi que l’énergie qui la sous-tend, dureront aussi longtemps que son emploi conscient le jugera. Si vous avez de nouveau envie de penser « Cette fleur est jaune », il ne vous viendra pas une autre pensée du genre « Cette fleur est mauve. » Mais est-ce à dire et pour autant que les pensées disparaissent lorsque personne ne les invoque, mentalement ? Non, elles ne disparaissent jamais et ne changent jamais de forme ou de nature. Si à présent vous comprenez que la Création Continue, continue surtout à brasser les mêmes Mémoires vivantes, c’est-à-dire les mêmes pensées, alors vous pouvez comprendre la Nature première du Démiurge et pourquoi lui-même est obligé de créer des cycles d’existence du fait même qu’il ne peut pas à proprement parler évoluer.

Le Démiurge est une somme mentale et cette dernière consiste en la Création Continue. De fait, s’il n’y avait pas de cycles voire de recommencement à zéro ou presque, les mémoires de l’esprit s’effondreraient sur elles-mêmes, ce qui serait des plus fâcheux. Que signifie « les Mémoires s’effondreraient sur elles-mêmes » ? Nous sommes tous conscients, peu ou prou. Même ceux qui s’imaginent ne pas l’être, sont conscients, ne serait-ce qu’a minima. Si une personne, au lieu de SUBIR ces cycles mentaux, réalisait brusquement que son mental se contente de brasser sempiternellement les mêmes idées, y compris les plus débilitantes, sa réaction serait des plus dommageables à l’esprit. Car si une personne peut faire quelque chose, d’autres le peuvent aussi. Cela ne vous rappelle-t-il pas une expression moderne et américaine ?

Le Démiurge n’est pas vraiment inconscient. Il n’est pas non plus vraiment conscient ! Alors qu’est-il, au juste ? Réponse : il est préprogrammé. Simplifions en disant qu’il est programmé pour ne pas comprendre qu’il l’est, justement ! Et comme le dit l’axiome Hermétique : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas (et inversement.) » En l’occurrence, c’est le Démiurge qui est « en haut », à savoir qui donne le « La » au concert cyclique de la Création Continue. Pour employer une formulation moderne et plaisante, nous dirons que sa base de données (mémoire spirituelle) est très largement supérieure à la nôtre, tous humains confondus, mais elle est tout de même limitée, comme la nôtre. Sauf qu’il est plus facile pour un être humain de faire le tour de ses programmations, que pour le Démiurge auquel il faudrait des millions d’années, voire plus.

De fait, lorsqu’un être humain a réussi à faire le tour (à exhumer) de ses processus mentaux les plus débilitants ou contraignants, il se sent immédiatement plus libre et heureux. Et généralement, il s’arrête là et décide, presque à tous les coups, d’instruire ses semblables au sujet de ce qu’il vient d’accomplir. Sans même réaliser que cette manière de faire fait AUSSI partie du processus et même, en défendre jalousement l’expression ! En effet, si une fois une méthode de libération « inventée », on la transmet aux autres pour emploi, ne fait-on pas simplement « tourner » ce qui existait déjà ? Dans ce cas, où est le nouveau ? Où est l’originalité ? C’est pour cela que les Maîtres Réalisés du passé conseillaient vivement à leurs disciples les plus avancés, de ne JAMAIS partager LEUR méthode de libération personnelle qui, forcément, existait déjà et existera d’autant plus « fortement » qu’elle sera ensuite partagée.

Captez-vous l’idée principale ? Si oui, tant mieux ! Tant mieux pour vous et… Pour autrui ! Mais revenons un moment au fameux Démiurge, que nous pouvons désormais considérer comme étant l’Incarnation d’un Création aussi répétitive que Continue. Le fait de savoir si, en fin de compte il s’agit d’un être divin ou non importe moins que de comprendre que nous pouvons le passer outre, en respectant certaines règles bien précises et peu nombreuses. Si vous désirez contrer votre employeur en demeurant au sein de son entreprise, vous êtes mal barrés ! Par contre, si vous réussissez à vous barrer de son entreprise pour aller bosser ailleurs, il ne peut rien contre vous, car vous ne l’avez pas affronté sur son propre terrain ni même mis en danger le fonctionnement de son entreprise.

Cela dit, si vous décidez de former un groupe « d’initié » dans le but de le monter contre l’employeur avant que ses membres ne quittent l’entreprise en grand nombre, là, vous tombez sous le coup de la loi du Démiurge ! Et il y a des chances pour qu’il vous arrive quelques misères au moins ! Tant que vous informez ou « alertez », votre action n’est pas bien dangereuse aux yeux de l’employeur ou du Démiurge. Mais si vous organisez « un départ en masse », là vous devenez plus que dangereux et il y aura forcément une réaction plus ou moins musclée, soit de l’employeur, qui vous virera avant que vous puissiez vraiment lui nuire, soit du Démiurge, par le biais de ses Acolytes (Archontes via le Deep State) qui fera en sorte que vous ayez subitement un désir de suicide irrépressible, voire un accident bête et quasiment imprévisible !

OK, OK, nous voyons sans doute tous très bien. Mais ça veut dire quoi organiser « un départ en masse » ? Dans l’exemple d’une entreprise, cela revient à réussir à faire se barrer de nombreux employés. Pour ce qui est de notre Monde issu de la Création Continue, cela revient à ne plus se laisser guider voire régenter, par les idées-forces les plus restrictives, celles qui nous placent encore et toujours en état de quasi-esclavage mental. Si vous n’utilisez plus les schémas mentaux qui servent à faire oublier à l’homme qui il est vraiment ou qui il peut devenir, cela revient, pour vous, à « quitter » l’entreprise de l’état profond, dans un premier temps, puis de contourner le pouvoir du Démiurge, dans un second temps. Il n’est pas utile d’aller vous cacher sur une autre planète ou de quitter ce Monde à bord d’un vaisseau spatial mis à votre aimable disposition par quelque extraterrestre désireux de « sauver l’humanité ».

Non, rien de tout cela. Vous pouvez, plus sobrement, voire très rapidement, incarner la parole du Christ. Pour Mémoire : « Je suis dans ce Monde mais je ne suis pas de ce Monde… » Autrement dit, et en langage moderne : « Mon corps se trouve au milieu de vous, je marche physiquement sur cette Terre et en votre compagnie, MAIS je ne partage absolument pas l’état d’esprit général qui est le vôtre. Ma pensée est libre, car je ne suis pas soumis à la programmation mentale de masse, qui consiste désormais en votre Dieu unique, un Dieu jaloux qui ne sait que prendre et exiger, mais qui n’offre jamais rien de nouveau et encore moins de vraiment positif. » Présenté ainsi, il nous paraît que le fameux verset biblique prend une tout autre dimension !

Pour que sa propre Création puisse « durer », il faut qu’elle se manifeste continuellement, nous sommes sans doute au moins d’accord sur ce dernier point. Mais comment « dérouler » cette même Création mentale et surtout, diffuser son contenu formel (idées, pensées, croyances), sachant qu’il n’est pas illimité ? La réponse nous semble évidente : en le présentant sous la forme pratique d’un cercle, de quelque chose d’immense, certes, mais qui se reproduit sans cesse. Mieux encore : pour que la création de notre Démiurge puisse durer, elle doit être capable de se reproduire d’elle-même, sans intervention, avec pour but avoué une lente mais réelle progression. Le Démiurge ne peut plus changer d’avis une fois le processus lancé, car dans le cas contraire, s’il intervenait, il serait obligé de reprendre en main toute la création et d’en imaginer la trame, dans tous ses détails.

Du même coup, il serait obligé de « faire mieux » à chaque fois et il est à parier qu’il ferait surtout pire, si cela était encore possible ! Souvenez-vous que le Démiurge est désormais et depuis lors, sous le joug de ses propres lois qu’il a édictées au commencement. Pour qu’il soit et demeure l’unique Dieu, il est obligatoire que rien ne puisse « percer » dans le sens extérieur/Création. Et s’enfermer soi-même au sein de son propre mental était le moyen le plus sûr de ne jamais entendre frapper à sa porte ! Ceci expliquerait en partie pourquoi cette manie du Deep State de tout recommencer (Great Reset) tous les tant de siècles. Le but est d’interdire un maximum d’éveil, car au bout d’un certain temps, les plus intelligents d’entre nous se posent enfin les bonnes questions et la Bonne réponse ne tarde pas à venir.

Et le Démiurge n’aurait que faire d’un univers dépeuplé régulièrement par celle et ceux pleinement éveillés ! Il y a donc présence de cycle et absence de réelle continuité. La Création est dite « continue » seulement parce que l’acte Créateur étant plus que seulement imparfait, il ne peut pas durer en l’état bien longtemps et nécessite des audits et des réactualisations régulières. Certains disent même que l’univers se crée et se décrie à chaque seconde. À noter qu’à mesure que les siècles passent, les « resets » se produisent sur un rythme de plus en plus rapproché, car l’âme humaine étant capable de mémoriser, avec l’expérience, elle commence à se demander si on ne la prend pas pour une Tanche de la Baltique !

C’est aussi pour cela qu’il a fallu inventer la réincarnation, dans l’espoir d’effacer en partie les mémoires de l’âme humaine. Mais la programmation mentale est si profonde, que même les mémoires se confondent parfois avec l’espoir ou l’imagination. Toutefois, cela a changé ! Désormais, l’âme se souvient trop pour que l’on puisse continuer longtemps à l’abrutir, mais pas encore assez pour permettre une « évacuation de masse » des êtres humains. Raison pour laquelle seulement quelques-uns « s’évadent » régulièrement de cette prison mentale surveillée par le Démiurge, et c’est grâce à l’évolution naturelle des âmes humaines qu’il y aura de plus en plus de gens qui pourront s’extraire de la Matrice créée par le Démiurge.

Les véritables initiés qui n’ont pas réussi à se libérer depuis leur incarnation, le seront automatiquement, soit lors de leur passage dans un autre Monde, soit à la fin de l’Aventure humaine. Aventure humaine qui cessera lorsque plus personne ne sera dupe au sujet de la réalité et de la Nature profonde des choses et des êtres. À ce moment, Ils sortiront de la 3D définitivement. Et après ? Après, Eh bien ! Nous verrons bien, inutile d’épiloguer ou pire, de boursicoter à ce sujet, puisque de mémoire d’être humain, personne n’a encore jamais connu une fin d’aventure humaine ! Nous sommes donc bien obligés d’attendre qu’elle arrive pour en connaître les grandes lignes, si ce ne sont les détails.

 

Serge Baccino

Passer au trinaire ou à la tri-unité-partie-1

Passer au trinaire ou à la tri-unité-partie-1

De nombreuses personnes commencent à réaliser que « quelque chose ne va pas. » Elles comprennent, d’abord intuitivement, que leur manière de concevoir la vie et les autres, voire de juger ou même d’établir un simple constat, n’est pas ou n’est plus une manière correcte ou intelligente de concevoir leur vie ainsi que tout ce qu’elle propose. Bien sûr, les gens dits « matérialistes » ne sont pas encore touchés par cette forme de prise de conscience plus intuitive qu’intellectuelle, mais eux aussi et à leur manière, ressentent que « quelque chose ne va pas » ou que « quelque chose ne va plus. » À partir d’un tel ressenti, il est évident que chacun réagit en fonction de ses attributs animiques du moment. Autrement dit, selon les schémas mentaux directeurs en place, telle personne ressentira de la peur et cherchera à éluder au maximum son propre ressenti, tandis que telle autre, mue par un sentiment d’urgence, se croira obligée de « faire quelque chose » et… Vite !

Ceux que nous nommons les « lanceurs d’alertes » font en quelque sorte partie de cette dernière manière de réagir à ce qui est intuitivement perçu. Pour eux, il est vital que « les autres », à savoir ceux qui ne partagent pas leur sentiment d’urgence du moment, réagissent enfin et le plus vite possible. Quitte à devoir se montrer incisifs voire carrément blessants ou même agressifs, lorsque ces « autres », supposés « endormis » ou pire, font mine de se désintéresser de leurs efforts en vue de « faire bouger les choses » (comprendre ramener les autres à leur façon unilatérale de considérer l’actualité.) Le problème, en l’occurrence, n’est pas tant dans la manière d’agir ou, plus exactement, de RÉAGIR de nos distingués lanceurs d’alertes. Le problème n’est pas non plus dans le fait qu’ils ne réalisent même plus que leurs actes deviennent contre-productifs et ce, à courts termes. Le problème est ailleurs, comme nous le comprendrons plus loin.

Nous pourrions croire, et cela serait un moindre mal, que les initiés, d’une manière générale, sont plus proches d’une compréhension et donc, d’un comportement plus en adéquation avec la situation mondiale actuelle. Mais ce serait placer la plupart de celles et de ceux qui se prétendent « spirituels » ou « initiés » dans un seul et même panier. Un panier dans lequel apparaissent quelques crabes il est vrai ! Pour mémoire, « être initié » se résume à COMMENCER à comprendre certaines choses. Cela ne signifie pas que la personne sait déjà l’essentiel de ce qu’il y a à savoir, ni qu’elle a appris en commençant par le bon côté ! Et ici, le « bon côté » se résume par le fait de commencer par s’étudier soi-même, et non à apprendre des choses qui, en fin de compte, ne peuvent que nous éloigner de Soi et nous identifier à nos processus mentaux. Même ceux qui se prétendent « ésotéristes » et ils se font rares, ne sont pas tous capables de comprendre les enjeux actuels. Quand une personne est habituée à agir et à réagir d’une manière précise et que cette dernière lui convient, il est rare qu’elle pense à revoir sa copie. Surtout si son état d’esprit est renforcé par celui, identique, de plusieurs autres.

Ainsi, il serait utile pour celles et ceux vraiment désireux de se caler sur les véritables mouvances spirituelles des années à venir, et dont la toute première est déjà entamée, de comprendre au plus vite certains détails du processus désormais en cours. Pour simplifier le propos, nous allons imaginer que cette conférence ne s’adresse qu’à ceux désireux de réellement s’aligner sur les changements en cours et à venir. Nous ne parlerons donc pas d’initiés ou même d’ésotéristes, mais seulement d’individualités conscientes. Car tout est une question de Conscience. Toujours. des individualités Conscientes, surtout, que le seul fait d’évoquer un changement, nécessite de transformer également notre manière de l’appréhender. En effet, parler de « changement » en usant d’un état d’esprit ancien, reviendrait à se prendre soi-même pour un âne. Ce que nous cherchons sans doute à éviter !

Donc, certaines individualités conscientes de notre temps présent terrestre, commencent à « capter » une idée révolutionnaire en termes de spiritualité. En résumé, puisque nous dénonçons depuis toujours la dualité, le côté binaire évident de nos jugements voire de nos simples constats, sans passion aucune et attendu que cela ne semble pas suffire pour nous extraire de cette linéarité mentale basée sur les deux aspects opposés mais complémentaires de notre existence terrestre, force nous est d’en déduire qu’il manque quelque chose à notre méthodologie. Une méthodologie orientée, il est vrai, vers l’un seulement de ces deux aspects linéaires et on ne peut plus binaires, à savoir le « Bien » ou le « Mal », le plaisir ou la souffrance, etc. À présent, nous percevons ou nous ressentons non pas seulement le désir de nous extraire de cette dualité animique profondément installée et même ancrée en nous mais également, ce désir nouveau d’employer, pour ce faire, quelque chose d’autre qui ne soit pas enfermé au sein même la Création Continue.

Création Continue qui, comme les deux termes le laissent entendre, doit nécessairement se baser sur un plan ou une ligne directrice prévue d’avance. Autant dire qu’au sein de cette Création, ce sont les mêmes choses qui se reproduisent inlassablement, bien que se déclinant sous des formes sensiblement différentes. Présenté autrement, ce n’est certainement pas avec une forme de raisonnement 3D que nous pourrons réussir à nous en extraire. Mais dans ce cas, que pourrions-nous choisir puis installer comme nouvel état d’esprit ? Réponse : un état d’esprit ne pouvant pas appartenir à la 3D ni même s’inscrire en son sein. Pour cela, il est nécessaire de tracer un rapide résumé de cette fameuse Création et expliquer, brièvement, pourquoi elle est nécessairement continue. L’idée n’est pas de savoir ou de pouvoir vérifier si notre prémisse ou base de travail est exacte : il suffit qu’elle soit capable de nous expliquer intelligemment pourquoi nous vivons dans un monde aussi médiocre qu’éloigné de notre sentiment intime de « Qui-nous-sommes-vraiment. »

Nous allons même faire mieux ! Nous allons en quelque sorte inventer un début à l’Aventure Humaine et à cette fameuse Création Continue qui lui est intimement liée. Le tout est de respecter certaines constantes qui ont nécessairement fait partie intégrante de la véritable histoire, telle que nous la connaîtrons tôt ou tard.
La prémisse débute en toute logique par un constat : « Comment un Dieu puissant et intelligent, aurait-il pu donner naissance à un univers aussi fermé et surtout, aussi médiocre ? » Et là, nous comprenons qu’il ne s’agit pas d’une question mais d’une réponse implicite. La réponse ne peut être que quelque chose de ce genre : « Cela est impossible ! Un Dieu véritable, un Créateur universel digne de ce nom, ne pourrait pas commettre un tel acte manqué ! » Partants, nous allons pouvoir définir la seconde prémisse : « La Création, telle que nous la connaissons, est aussi imparfaite que son géniteur peut l’être. Si dieu il y a, il n’est pas vraiment digne de cette appellation et ne peut qu’usurper ce statut universel. » Ainsi, il n’existe pas de « Dieu » digne de ce nom.

Voilà déjà qui change tout, n’est-ce pas ? Si celui qui a créé notre univers n’est pas un vrai Dieu mais quelque chose ou quelqu’un qui s’imagine l’être, alors tout ce qui nous semble aussi médiocre que suspect, trouve du même coup une raison logique. En effet, aucun Dieu digne de ce nom ne pourrait être à l’origine de la Création telle que nous l’expérimentons sans cesse, cette dernière étant imparfaite au moins, inachevée au mieux. D’où ce besoin de rendre cette forme de création constante ou continue. Mais restons à l’abri de la logique : comment une chose imparfaite, dès le départ, pourrait-elle se perfectionner ? À partir de quoi ? Si c’est à partir de son propre contenu, ce qui semble être le cas, alors cela est impossible. Il ne s’agit pas seulement d’une simple idée mais d’un constat axiomatique. Tous ceux qui trouvaient Dieu sans logique ni même pitié, tous ceux qui se sont demandé « Comment Dieu peut permettre cela… », tous ces gens avaient raison. Ils n’ont simplement pas tourné leur interrogation dans le bon sens. Bon sens qui aurait dû affecter cette forme-ci : « Ce qui arrive découle nécessairement de deux possibilités : soit qu’il n’y a pas de Dieu, soit que quelque chose qui se prend pour Dieu n’assure vraiment pas ! »

Par ailleurs, nous savons que certains mystiques ont été en contact direct avec « quelque chose » qui s’est présenté comme étant Dieu, le Créateur ou toute autre expression du genre. Dès lors, nous laissons de côté cette idée qu’il n’y a rien qui préside aux destinées de nos Mondes pour lui préférer celle, pas moins inquiétante il est vrai, que « cela » qui préside aux destinées de ces Mondes apprend de nous en même temps qu’il crée. Ceux qui sont arrivés les premiers à ce constat relativement logique, ont donné un nom à « cela » qui se prend pour Dieu mais qui ne produit que des erreurs, à cause de son manque total d’expérience « en la matière », ce qui est le double cas de le dire ! Ils l’ont appelé le « faux dieu » ou encore, « Le Démiurge. » À l’évidence, le Démiurge, qui est effectivement responsable de ce véritable gâchis qu’est la Création Continue, se prend pour le Dieu Unique. Il faut dire pour sa défense qu’il est d’ailleurs le seul créateur au sein de sa propre création ! Mais cela ne fait pas de lui un Dieu, seulement un créateur !

Imaginez qu’un père commette l’erreur grossière de confier la direction de son usine à son fils cadet, sans même vérifier que ce dernier soit capable d’assumer cette lourde tâche. Quel sera, selon vous, le résultat, au bout de quelques mois, voire d’une année ? Mais revenons à ce fameux Démiurge. Il est le seul à être un créateur, au sein de sa propre création mentale, il est donc et partant de ce principe, le seul dieu qui soit. Qui soit dieu au sein de ladite création s’entend ! OK, mais au-delà de cette création ? Le Démiurge ne peut-il pas, en se retournant, si l’on peut dire, observer au-dessus de lui et voir qu’il existe bien d’autres choses et bien d’autres créateurs d’univers, par exemple ? Il pourrait aussi bien contempler sa propre origine et, qui sait, rencontrer un autre dieu qui lui, serait le vrai Dieu ou l’un de ses représentants directs… Eh bien non, justement ! Le démiurge est lui-même enfermé au sein de sa propre création et ne peut ni en sortir, ni même aller voir au-delà, car pour lui, il n’y a pas « d’au-delà » au sein de sa création.

Il suffit de connaître les lois et les principes du fonctionnement de l’esprit, pour mieux comprendre ce qui pourrait nous sembler incompréhensible sans cette même connaissance spirituelle. Prenez bien le temps de comprendre ce qui suit : le Démiurge crée son univers puis le décrète sien, OK ? Ensuite, et c’est là qu’il merdouille le plus, afin d’être certain que personne ne pourra venir le faire suer, il se bombarde « Unique Dieu » de cette Création. Dès lors, le voici enfermé au sein même de cette création, ce qui est le meilleur moyen de ne plus être dérangé par personne, puisque hors cet univers, rien d’autre n’existe et outre « Lui », aucun autre pouvoir ne peut se manifester chez lui ! C’est un peu comme un homme qui a décidé de ne rien écouter et de n’en faire qu’à sa tête ! Essayez donc de « rentrer » dans sa petite création mentale, et vous comprendrez mieux ! Celui qui est persuadé s’enferme à double tours. Vous le savez : « Nous vivons toujours ce qu’énonce le contenu formel de nos processus mentaux. » Nous ne pouvons pas penser une chose et en vivre une autre. Qui croyez-vous qui ait inventé cela ? Et qui croyez-vous qui soit obligé de vivre la même chose et selon ses propres lois édictées ? Le Démiurge, bonne réponse !

En somme, ce que ce dieu de pacotille nous fait, il se le fait à lui-même. Nous sommes apparemment enfermés dans sa création, mais lui, il l’est encore plus que nous ! Pourquoi encore plus ? Parce que le Démiurge n’est un Dieu unique qu’aussi longtemps que « dure » sa Création. Nous avons vu que c’est d’ailleurs pour cela qu’elle est continue ! Tandis que nous, les humains devenus conscients, pouvons nous « échapper » de cet immense Cercle Vicieux Autonome, cela en refusant d’employer mentalement les lois édictées par le Démiurge. Et pour ne pas employer une règle, il faut la connaître afin de mieux l’éviter. Mais avant d’expliquer comment nous devons nous y prendre, nous devons comprendre le fonctionnement EXCLUSIF et donc UNIQUE de notre univers immédiat. Cet univers fonctionne selon des lois binaires. Par exemple, nous sommes soit heureux, soit malheureux mais pas « autre chose », même pas « ni un ni l’autre », car « Dieu vomit les tièdes », vous vous en souvenez ? Autrement dit, rien n’agace plus le Démiurge que de constater que « Ses » Créatures, c’est-à-dire nous, les humains, fonctionnent selon un autre schéma comportemental que 1 ou 0, à savoir selon les deux seuls et uniques « choix » que nous avons en toutes choses et, surtout, en matière de processus mentaux.

Et comme nous sommes ce que nous pensons, que nous ne pouvons pas penser une chose (ou d’une manière) et en vivre une autre (ou une autre manière), alors il peut nous sembler que nous voilà condamnés à ce mode binaire de vie et ce, pour l’éternité. Car même si l’être humain, sous sa forme mentale actuelle est dit « immortel », cela est surtout dû au fait que ce sont en fait ses processus mentaux qui le sont, immortels ! Mais nous ne sommes pas ce que nous pensons, bien que nous soyons souvent très affectés par ce que nous pensons. De même, nous ne sommes pas ce que nous ressentons, bien qu’à penser toujours la même chose, nous soyons bien obligés de ressentir toujours les mêmes choses. Nous avons cette chance inouïe de savoir que nous sommes, en vérité, la Conscience Une et Indivisible. Et c’est depuis le mode de fonctionnement de cette même Conscience que nous pouvons trouver, non pas notre salut, car nous ne l’avons jamais perdu, mais plutôt un moyen de vivre et d’expérimenter autre chose que ce qui tourne déjà en boucle dans notre mental conscient (les processus mentaux, les schémas, donc.)

Imaginons que l’un de nous, peu importe qui, réussisse à se « hisser » jusqu’au niveau de la Conscience et qu’il y demeure suffisamment longtemps, d’un point de vue linéaire et humain. Disons que cette personne, devenant instantanément une individualité, demeure « accidentellement » 24 heures d’affilée en état de pleine Conscience… Essayons d’imaginer comment elle réagirait, dans la vie de tous les jours, là où se trouve toujours son corps de chair, face aux évènements auxquels chacun de nous est plus ou moins confronté, jour après jour. C’est difficile d’imaginer cela, dites-vous ? Vous vous trompez, désolé de vous l’apprendre ! Nous sommes quasiment tous capables de réagir comme une personne consciente, car nous savons tous très bien comment réagirait une personne intelligente ! Et la Conscience ou l’Intelligence, c’est un peu la même chose, car il s’agit de Pure Lumière, de cette sorte d’éclairage informel au sujet des choses et des êtres. Mais voici quelques exemples pour étayer notre propos. Vous voyez un enfant qui pleure. Vous avez, normalement, deux choix mentaux plus un que nous avons tous inventé, croyant bien faire, à savoir faire mine de ne pas être concerné, regarder ailleurs, éluder et en un mot, choisi la Tiédeur au Froid ou au Chaud.

Puis vous avez les deux autres choix connus et donc, les plus usités. Soit cela vous agace et vous espérez que quelqu’un faire taire ce sale mioche qui vous casse les oreilles, soit vous vous sentez concerné, vous êtes attendri ou peiné et vous faites votre possible de savoir la raison de ces pleurs, afin non pas seulement de les faire cesser mais de venir en aide au bout de chou. Est-ce tout ? N’existe-t-il pas une troisième version, nous permettant du même coup de nous extraire, ponctuellement, de la dualité, du binaire (ceci ou bien cela.) ? Bien sûr que oui ! Vous pouvez être seulement observateur de ce qui se produit, pour le moment à l’extérieur de vous. Vous pouvez vous placer en tant que témoin, qu’observateur et si une pensée vous vient à l’esprit, ce ne peut être que quelque chose du genre : « ce bébé pleure et il a très certainement ses raisons, mais cela ne me concerne pas et ne se produit pas dans mon Monde, joue sous mes yeux. » Vous pouvez aussi assister à un tas de choses différentes, des gens qui naissent, d’autres qui meurent, des personnes qui sont riches et d’autres qui meurent de faim ou des gens qui n’arrivent jamais à l’heure, ce qui peut agacer tous ceux qui s’imaginent concernés et qui finissent donc par sentir qu’ils ont raison !

(Fin de la première partie – A suivre.)

 

Serge Baccino

 

In Devil We Trust

In Devil We Trust

Rien n’est plus simple que de comprendre comment toujours honorer et réactualiser notre Lumière intérieure, autrement dit, notre connexion au Divin en nous. Hélas, rien n’est plus compliqué à comprendre et donc, à expliquer ! Bien qu’expliquer soit simple : c’est la compréhension qui tarde généralement à venir ! La vie de tous les jours suffirait pourtant à nous permettre de demeurer connectés à notre Lumière Intérieure ou, comme on le dit généralement, à notre divinité ou, plus précédemment, à Dieu. Le fait de croire ou non en un Dieu, qu’il soit considéré comme étant « en nous » ou « hors de nous » n’a aucune espèce d’importance. Pour certains, plutôt qu’un Dieu, il existe simplement un Idéal, quel qu’il soit. Les Américains ont une devise nationale, plus ou moins connue, plus ou moins évoquée : « In God We Trust ». Autrement dit, c’est en Dieu qu’il leur est conseillé de commercer.

Mais notez bien le sens des mots, même si cela se propose dans une autre langue que la nôtre : il n’est pas précisé que nous devons commercer AVEC le Divin mais bien que nous devons commercer EN LUI ! Le détail possède son importance ! Si la proposition était de « commercer avec Dieu », cela nécessiterait, à l’évidence, de connaître celui avec lequel les Américains sont censés commercer ! Mais il est bien indiqué que c’est EN DIEU et non pas AVEC LUI que ce commerce, ces échanges en bonne entente, doit avoir lieu. Et personne ne semble avoir seulement relevé un détail qui a pourtant une immense importance ! Car franchement, si nous cessons de croire que cette devise n’est réservée qu’aux Américains, nous obtenons quoi ? Un conseil d’une immense sagesse ! Cette devise nous indique que tant que nous tiendrons compte du ressenti d’une bonne énergie générale, nous pourrons avoir puis entretenir des rapports harmonieux et même constructifs avec autrui.

Mais au préalable, il faut établir ce que nous pourrions nommer « un protocole d’échange. » Selon ce protocole, commercer reste quelque chose de divin ou de positif et d’agréable, cela aussi longtemps que les énergies échangées, le « commerce », donc, s’effectue dans les deux sens. Plus sobrement, rien n’est plus facile que de construire puis de maintenir des rapports harmonieux, dans nos échanges avec autrui. Il suffit pour cela de respecter une règle qui ne devrait jamais être oubliée ou pire, temporairement mise de côté. N’oublions pas la prémisse : ce n’est pas « avec » Dieu que nous allons échanger mais « en lui », à savoir dans une atmosphère sereine et de confiance. Et une telle atmosphère ne saurait reposer que sur un aller simple ! Ainsi, pour commercer « en Dieu » et donc, dans une atmosphère lumineuse et saine, il nous faut vérifier deux conditions qui ne devraient jamais être absentes ou même ignorées sciemment.

Peu importe l’idée directrice, le but recherché ou on ne sait quelle forme de manipulation mentale plus ou moins adroite, lorsqu’une seule de ces deux conditions vitales est absente, la relation ne s’établit plus à partir de « l’étage divin » mais à partir d’un « étage » situé à son opposé et généralement retenu dans la plupart de nos échanges modernes. Il n’y a pas plusieurs choix, seulement deux : soit nos rapports sociaux se produisent au niveau symbolisé par la phrase « In God We Trust », soit ces mêmes rapports sociaux s’établissent sur la base psychologique symbolisée par la phrase « In Devil We Trust. » Et comme déjà évoqué, « commercer avec le Diable », à savoir échanger dans une atmosphère au minimum désagréable, voire au sein d’une ambiance mortifère, représente bien souvent l’essentiel de notre « commerce extérieur ».

 

À noter que, suivant cette symbolique séduisante, notre « commerce extérieur », à savoir nos rapports usuels avec les autres, découle généralement de notre « commerce intérieur », c’est-à-dire de notre manière de nous juger et de nous appréhender nous-mêmes. De prime abord, chacun sera à même de reconnaître un fait évident : tout le monde, ou presque, désire commercer dans une ambiance la plus positive et constructive possible. Ça, c’est l’espoir émit par de nombreuses personnes, en général. Pourtant, peu d’entre nous s’avèrent finalement capables de commercer dans de telles conditions idéales. Pourquoi ? Nous connaîtrons la raison première et profonde plus loin dans cet exposé. Pour le moment, il serait utile de préciser ce que peuvent bien représenter, pour nous, les deux propositions, à savoir « In God We Trust » et « In Devil We Trust. »

Ce qui fut connu sous le vocable pratique de « Deep State » ou « d’État Profond » et qui était formé par certains groupes occultes désireux de conduire les destinées de ce Monde d’une manière aussi égoïste que malsaine, a très longtemps basé sa gouvernance à partir de la seconde proposition, à savoir « In Devil We Trust ». D’ailleurs, fait presque amusant, de très nombreuses personnes ont rapidement associé le D.S. avec quelque force de nature diabolique, voire satanique. L’idée n’est pas de savoir si cette vision était fondée ou non. Le but est de démontrer, si cela était encore utile, que les gens font souvent preuve d’une étonnante forme d’intuition. Selon la forme extérieure « In Devil We Trust », les échanges sont nécessairement à sens unique. Par exemple lorsque vous devez témoigner du respect à des personnes qui elles, ne vous en témoignent pas ou même font l’inverse. C’est aussi basé sur le fait de soutirer de l’argent aux gens sans rien apporter en retour.

Dans ce premier cas, les échanges, qu’ils soient psychologiques ou bien extérieurs et sociaux, sont tous basés, sans exception, sur l’unilatéralité. Vous ne faites que DONNER mais ne recevez rien d’équivalent en échange. Beaucoup de lois, décrets et autres règles de conduites, sont basées sur un but de pouvoir pur et simple. Comme le fait de payer des impôts ou de subir des taxes à n’en plus finir. Ou encore d’obliger un propriétaire terrien à déclarer ce qu’il ajoute à sa propriété pour en augmenter la valeur sous peine de représailles administratives. Vous ajoutez une piscine sur votre terrain ? N’avez-vous pas honte d’en jouir sans en faire profiter vos pauvres représentants de l’état ? Il vous sera imposé de payer plus cher en termes de taxes d’habitation ou autre formule inventée.

L’administration, en général, et les états, en particulier, sont tous basés sur le fait de vous forcer à commercer avec le Diable, à savoir, non seulement de donner, sans rien recevoir en retour mais de plus, dans une ambiance délétère qui ne vous laisse que peu de portes de sorties. Obéissez ou subissez le courroux de vos gourous, en somme. Et le fait que nous nous soyons habitués, avec le temps, à plier sous le joug des représentants du Diable, ne nous a pas pour autant ôté le pouvoir non pas de choisir mais de savoir, sans équivoque, ce que serait le meilleur choix. Notons au passage ce que nous appellerons ici « la mauvaise foi du Diable et de ses représentants » : avez-vous remarqué que la version « In Devil We Trust » est non seulement basée sur une circulation d’énergie en sens unique mais que de plus, il était strictement interdit de faire au Diable ce que lui nous fait à nous ? Non ?

Alors essayez de gagner de l’argent sans le déclarer aux impôts ou de faire travailler quelqu’un « au noir », comme ils disent, et vous allez vite comprendre de quoi il retourne ! Dans l’élan, essayer de retirer de l’argent sans avoir à vous justifier, alors que les banques font fructifier votre argent sans vous en faire profiter, voire en vous demandant de payer pour certaines transactions bancaires ! Or donc, nous n’avons pas perdu le sens de notre véritable intérêt : nous avons juste appris à en étouffer l’expression. Expression qui prend toujours la forme de ressentis ou d’émotions de nature indiscutable. Nous avons juste appris à passer outre, en nous disant que c’est ainsi, que l’on n’y peut rien, etc. Pourtant, on y peut et pour beaucoup, même ! En nous basant sur notre ressenti, nous pouvons établir à coup sûr la nature exacte d’une relation.

Et si nous ne pouvons pas éviter certaines formes de totalitarisme social, issues en majeure partie des gouvernements, nous pouvons améliorer nos rapports avec autrui, en n’acceptant plus qu’une chose : commercer dans une ambiance agréable, avec une circulation d’énergie dans les deux sens.

 

Serge Baccino

 

Les Mémoires et le temps qui passe

 

Les Mémoires et le temps qui passe

Comme nous le savons, le propre des Mémoires et de ne jamais varier dans le temps. En effet, une mémoire ne peut pas être évolutive : elle ne peut que débiter sempiternellement le même contenu formel. Nous croyons sans doute que nos Mémoires nous servent. Par exemple pour nous souvenir de qui nous sommes et de ce que nous avons vécu. Mais ce n’est pas le cas. En fait, nous croyons nos Mémoires utiles parce qu’on nous a formatés de manière que nous le pensions, que nous en soyons persuadés. Par exemple, sans mémoire il nous serait difficile de retenir ce que nous avons appris dans une école de conduite, celle qui nous a permis d’obtenir notre permis de conduire. En réalité, nous n’aurions même pas besoin de nous souvenir de ce que signifient les panneaux du Code de la route : l’habitude aidant, nous pouvons reconnaître le comportement adéquat, en fonction des indications relativement simples de ce même code de conduite.

En ce domaine comme en cent autres, nos Mémoires servent plus ceux qui nous asservissent depuis notre naissance que nous-mêmes ! En effet, et pour conserver l’exemple du Code de la route, il nous a fallu apprendre par cœur ce que nous devions faire au volant, simplement pour offrir l’occasion aux forces de l’ordre d’avoir une raison « valable » de nous pénaliser. Il est vrai qu’à partir du moment où nous savons ce que nous n’avons pas le droit de faire (exemple, brûler un stop), nous ne tergiverserons que du bout des lèvres lorsque les mêmes FDO nous mettrons une amende. Ce sont nos Mémoires qui nous permettent de nous sentir coupables ou pris la main dans le sac, comme on dit. En effet, puisque nous avons appris et surtout, retenu ce que nous n’avons pas le droit de faire, si nous le faisons tout de même, nous penserons alors être pris en faute.

Et comme nous le penserons, nous le sentirons également et pour nous, la chose sera véridique et entérinée. Un peu comme quand nous étions enfants. Tout d’abord, on nous a dressés la liste des interdictions. Et elles étaient plus nombreuses que les choses que nous étions autorisés à faire ! Ensuite, les parents puis, plus tard, les éducateurs scolaires, ont adroitement œuvré pour vérifier si nous avions correctement « appris nos leçons ». Entendez par là, si le programme mental instillé plus ou moins de force, avait laissé une trace mémorielle suffisante pour que nous y répondions sans même le savoir, sans même le vouloir. Ce sont donc nos Mémoires qui nous privent de liberté, et NON PAS les autres ou de quelconque règlement dont nous pourrions aisément nous passer.

La preuve, si nous brûlons un stop et qu’aucun gendarme ou policier n’est présent, nous aurons la preuve formelle que ce qu’on appelle « la répression » est devenu nécessaire, car les gens commencent à en avoir assez de se fliquer eux-mêmes.
Apparemment, ça ne fonctionne plus si parfaitement : les gens commencent sans le réaliser vraiment, à rejeter les Mémoires les plus débilitantes, au profit d’un sentiment de liberté des plus révélateurs de leur Nature intrinsèque ou réelle. Nous pourrions nous poser cette question : si le processus des Mémoires est si puissant, pourquoi sommes-nous de plus en plus fliqués, de plusieurs côtés en même temps ? De prime abord, il semblerait que nous venions tout juste de répondre à cette intéressante question, mais il n’en est rien. Du moins, il manquerait un élément crucial à cette réponse pour qu’elle en soit vraiment une, complète et claire.

Nous savons déjà que les Mémoires sont des contenus formels statiques, qui racontent toujours la même chose et qui ne peuvent, de ce fait, évoluer le moins du monde. Mais personne n’affirme ici que les Mémoires ne varient jamais d’un point de vue énergétique ! Et là se trouve le secret d’une correcte libération mentale. Essayons de nous montrer précis et avançons doucement dans l’énoncé de cette sorte d’astuce que le Deep State connaît depuis longtemps et contre laquelle il lutte, depuis toujours et avec une très nette efficacité. Du moins pour le moment encore. Nous affirmons que le contenu formel des Mémoires est invariable. Cela est logique puisque ces Mémoires sont censées enregistrer fidèlement une connaissance précise. C’est donc un élément purement mental, ou intellectuel, qui est ainsi enregistré et qui devient ensuite invariable.

Et ceci pourrait durer très longtemps si un quelconque élément autre que purement mental, ne venait pas intervenir au bout de quelque temps. Un temps qui peut énormément varier, d’une personne à une autre et même, d’un individu à un autre. Car tout le monde est programmé, peu ou prou, mais tout le monde ne le vit pas de la même manière ni avec la même intensité. Et c’est justement cette même « intensité » qui peut faire toute la différence et ce, très rapidement, du moins à l’échelle humaine. Toute pensée, tout programme mental, même prévu pour durer, se doit d’être alimenté en énergie vitale. Autrement dit, nos Mémoires ne peuvent perdurer qu’en fonction de l’énergie qu’elles reçoivent. Et elles reçoivent de l’énergie de deux manières différentes, opposées mais complémentaires.

La première de ces méthodes d’alimentation en énergie, susceptible de faire durer une programmation et donc, une mémoire, c’est l’accord, même tacite ou l’acceptation. Si vous êtes d’accord pour penser une chose d’une manière identique et donc, durable, alors le programme mémoriel recevra de l’énergie et durera aussi longtemps que durera l’acceptation. La seconde méthode d’alimentation en énergie vitale de nos schémas mentaux mémorisés, c’est la lutte. Autrement dit, le refus de vivre une chose que hélas, nous allons vivre tout de même et c’est en cela que nous sommes agacés. En effet, qu’est-ce que lutter, si ce n’est employer de l’énergie et la projeter en avant ? Et comme nous luttons contre de simples idées ou des Mémoires, ce qui revient au même, au lieu de les faire cesser, nous les alimentons de plus belle. On dit d’ailleurs que lutter contre un ennemi revient à alimenter cette lutte et en faire pour ainsi dire une priorité.

Pour celles et ceux qui ont étudié et qui ont travaillé un tant soit peu sur eux-mêmes, vos diverses prestations (études, pratiques) ont fait que vous avez évolué en prises de conscience. Vous savez, désormais, ce que vous aimez ou pas en vous-mêmes. Mais ce que vous ignorez encore sans doute, c’est comment vous débarrasser de ce que vous n’aimez pas en vous. Même si vous savez que ce n’est pas vous (puisque vous pouvez le dénoncer et donc, vous en dissocier.) La conscience de Soi est ce qui peut faire toute la différence, à savoir retirer peu ou prou d’énergie vitale, à telle ou telle autre idée, à telle ou telle autre croyance. Passer en revue nos processus mentaux, les observer sans passion ni intérêt particulier, nous permet de décider si ces mêmes processus mentaux méritent encore et toujours notre confiance ou pas.

 

Serge Baccino

Fin de la Matrice Archontique (extraits)

 

Fin de la Matrice Archontique (extraits)

Qu’est-ce que la Matrice Archontique, déjà ? Réponse : c’est le faux monde extérieur qui a été créé par les Archontes, il y a très longtemps de cela et qui est normalement renforcée tous les cents ou deux cents ans, environ. Le renforcement de ce monde onirique et semi-hypnotique se nomme généralement un « Reset » ou « Grand Reset ». Ce dernier aurait dû avoir lieu aux alentours de 2030 ou un peu avant. Tout dépend, dans l’affaire, des réactions humaines. Les gens demeurent-ils endormis, sous l’influence matricielle ? Alors le « Great Reset » est retardé. Les gens commencent-ils à s’éveiller, de ci, de là, créant un véritable foyer probable de révolution ? Le Reset est avancé.

La Matrice extérieure ou « Archontique » ne craint pas les diverses révolutions humaines. La plupart du temps, ce sont ses agents d’entretien (humains ou non) qui les organisent généreusement à l’attention des peuples devenant un peu trop curieux ou exigeants.
Et lorsque de véritables révolutions populaires font mine d’apparaître, elles sont immédiatement étouffées dans l’œuf, que ce soit par conspiration, meurtres ou actions musclées contre les belligérants. Dans la Matrice Archontique, même les lois supposées défendre la population, sont ainsi faites afin que cette même population n’ait que le sentiment d’être protégé et en sécurité, et non dans le but que cette même population le soit vraiment.

Depuis les tout débuts, qui restent encore confus d’un point de vue historique ou linéaire, les Archontes et leur bras armé terrestre nommé « le Deep State » ou « État Profond », mènent la Danse d’une main aussi ferme qu’intelligente. Lorsqu’un être fait mine de s’éveiller, ils ont ordre de le laisser faire et ne peuvent absolument pas intervenir, même s’ils peuvent en suivre le développement, du début à sa finalité probable. Ils ne peuvent pas intervenir sur un seul être, tant que ce même être ne commet pas l’erreur grossière de se prendre pour un meneur ou Guide des consciences. Mais lorsqu’un être, quel qu’il soit, fait mine de partager sa connaissance de la vérité et de pousser à l’éveil ses semblables, les Archontes et l’État Profond sont alors en droit et en mesure d’intervenir. Pourquoi cela ?

Il est difficile d’expliquer correctement ce sujet sans tomber nécessairement dans des lieux communs ennuyeux et qui, en fin de compte, n’expliquent rien du tout, bien au contraire ! Mais pour résumer, disons que de Très Hautes Intelligences Cosmiques savent que le « Bien » et le « Mal » ne sont que de simples concepts humains. À tel point que le Bien peut faire beaucoup de mal et ce qui était considéré comme étant Mal peut produire beaucoup de bien. Dès lors, plutôt que d’user de termes désuets tels que « Bien » et « Mal », les Hautes Instances Spirituelles se fient à ce que nous connaissons comme étant « l’économie de la Vie ». À savoir qu’ils laissent faire ce qui semble mal mais peut générer des choses au moins utiles, pour ne pas dire bonnes, tandis qu’ils acceptent que soit stoppée toute action se révélant, à la longue, plus contre-productives qu’autre chose.

Il n’est pas important de savoir si ce dernier concept « échappe » ou non à notre intelligence humaine. L’important est de savoir qu’il existe ce que l’on nomme « un Codex » concernant ce qu’il est possible ou non de vivre, de faire ou même d’être, durant une incarnation humaine sur la planète Terre. Tant que les lignes générales de ce Codex sont respectées et ce, « des deux bords », tout ce passe au mieux que possible et en vertu des grandes lignes de ce même Codex. Mais dès que l’une des deux factions probables, nommées ici et par sens pratique « le Bien » et « le Mal » outrepasse ses droits ou agit de manière à perturber le délicat équilibre des Forces en Présence, quelque chose dont nous ignorons l’essentiel et que nous nommons « La Source », intervient pour remettre les choses à leur juste place.

Ce qui a été qualifié comme étant « les deux bords » ou « les deux factions probables », se résume à ce que nous, humains, considérons comme étant bénéfique ou maléfique, agréable ou désagréable, soit ce qui nous semble faire partie du « Bien » ou de son opposé complémentaire, le « Mal. » Au cours des siècles, ces deux entités impersonnelles issues de l’humanité mais surveillées par « Bien Plus Haut », ont essayé de faire régner leurs idées et règles. Cela a même donné naissance à cette idée séduisante pour certains, qu’il existe une sorte de Grande Loge Blanche ainsi que son opposée, une Grande Loge Noire. L’idée, nous l’aurions compris, était de séparer celles et ceux œuvrant pour le bien commun de celles et ceux œuvrant d’une manière égoïste et, évidemment, aux dépens des premiers et de ceux qu’ils se proposent de défendre.

Est-ce que ces deux factions humaines et « surhumaines » puisque perdurant après l’abandon du corps physique, en fin d’incarnation, avaient le droit d’exister et de se produire librement ? La réponse est mitigée, comme toujours, car plus subtile qu’une simple question de nature binaire. En fait, « Oui et non » est la seule réponse la plus approchante, bien qu’elle puisse mériter de plus amples explications. Oui, chacune des deux factions avait et a encore le droit d’exister, mais pas d’une manière « légale », si l’on peut dire. En fait, c’est un peu comme dans le cas de ces « polices » civiles de quartier, consistant en un comité de défense de personnes résidant en un même quartier et soucieuse de se défendre du fait que les forces de police officielles se révèlent dépassées par le nombre de forfaits.

Normalement, les gens n’ont pas le droit de se faire justice eux-mêmes, mais les forces de police ferment les yeux, à condition que ces « polices civiles de quartier » se résument à des gens non armés et qui, en cas de danger, font bien appel à de véritables policiers. Il en va de même pour les deux fameuses « Loges », définies comme étant supposément « Blanche » et « Noire ». Tant qu’aucune des deux ne prend le pouvoir absolu et définitif sur les membres de la faction adverse, les Hautes Instances Cosmiques ferment les yeux sur les nombreuses exactions et laissent l’humain faire « mumuse », comme on dit. Pourquoi ? Parce que, simplement, aucune des deux factions humaines ou pas, ne peut prendre des décisions ou commettre des actes dont la nature ne relève pas de la juridiction du Codex Originel. Autrement dit, il est laissé une certaine liberté d’être et d’action aux êtres humains ou pas en présence.

Mais dès que certaines limites sont franchies, à savoir dès que certains évènements ne sont plus utiles à l’Économie de la Vie, alors il y a intervention. On pourrait arguer du fait que, depuis des lustres, c’est le Mal qui l’emporte et haut la main. D’un point de vue purement humain, cette version est on ne peut plus respectable. Mais l’humain est-il vraiment ce qu’il croit être ? Et surtout, doit-il réellement demeurer ce qu’il est depuis ? Voici une question intéressante : « Que fait ce que l’on nomme l’être humain sur cette planète ? Pourquoi y voit-il le jour ? » dans l’élan, en voici une autre : « Qu’est-ce qui différencie vraiment un être humain d’un autre ? » La réponse est purement ésotérique ou spirituelle : son degré de Conscience. (Fin de l’extrait.)

 

Serge Baccino