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Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Au cœur de l’esprit

Au cœur de l’esprit

Nota : cet extrait d’un dossier plus conséquent, développe l’idée centrale d’un des écrits du célèbre Swami Muktananda, dont les textes se rapprochent énormément de ceux de la Voie de la Siddha, version Laïque, de laquelle est tirée la psy éso.

« Les Upanishad affirment que le siège de l’esprit est le cœur.
Les Médecins contemporains n’acceptent pas ce fait car ils pensent que l’esprit est localisé dans le cerveau. Cependant, quand on passe par un moment difficile, c’est le cœur qui frémit. Quand la peur nous saisit, c’est dans le cœur qu’on éprouve cette sensation. Il y a trois Nadi ou Canaux subtils, qui vont du cœur au Sahasrar, le centre spirituel au sommet de la tête, et c’est pourquoi il semble que l’esprit soit dans la tête. Néanmoins, la demeure centrale de l’esprit est le cœur, et à force de méditer profondément on en fera l’expérience.
»

Extrait de « Le mystère de l’esprit », par Swami Muktananda – Guy Trédaniel – Éditions de la Maisne.

Dans cet extrait, il est précisé que le siège de l’esprit, c’est à dire le siège de la conscience d’être et d’exister, ne se trouve pas dans le cerveau mais dans le cœur. Nous croyons que le cerveau abrite la conscience et produit les pensées; en fait, il n’est que le lieu d’un échange énergétique à partir duquel se produisent les processus mentaux. Les canaux subtils qui relient le cœur et le cerveau permettent le passage d’une énergie tri-unitaire, c’est-à-dire la circulation de l’énergie spirituelle, de l’énergie vitale et de la conscience. Ces trois énergies forment ce que nous appelons, en psy éso, « l’esprit vivant et conscient. »

Dans les « Yoga Sutra » de Maharishi Patanjali (œuvre fondamentale du yoga, en Inde) il est dit :

« Yogascitta vritti-nirodhah » (deuxième Sutra.)
Ce qui signifie à peu près :
« Le Yoga est l’apaisement des modifications de l’esprit. »

Selon cet enseignement, ce n’est pas l’esprit qui est responsable de nos malheurs, de nos souffrances mais le fait qu’il « remue » sans cesse et, surtout, qu’il s’y manifeste des modifications constantes (vritti.) En effet, un jour nous sommes bien, un autre jour nous sommes malheureux, une autre fois encore nous rions et une heure plus tard, nous pouvons pleurer.

Tout ceci provient du fait que les formes mentales qui encombrent notre espace mental se modifient sans cesse et ne connaissent pas de stabilité. La moindre pensée qui nous visite est considérée comme étant « notre » et nous nous attachons à son contenu jusqu’à ce qu’une autre vienne la remplacer. Et ainsi de suite.

Et nous « bougeons » au rythme endiablé de nos pensées. Pensées dont nous réclamons la paternité sous le prétexte qu’elle se manifeste en nous, alors que nous n’avons fait que la « capter » (comme une antenne capte des ondes) puis nous l’approprier par notre intérêt et, surtout, par notre attention mentale.

C’est ce courant d’énergie qui monte du cœur en direction de la tête qui est responsable de cette mouvance spirituelle (karma Chitta) et le fait de nous concentrer sur cette dernière est responsable de notre manque de maîtrise, de notre distraction et de notre confusion mentale. En portant l’attention mentale sur le cœur, le flot d’énergie montant se régule, se calme et peut même disparaître quelques instants, instants magiques durant lesquels nous pouvons alors faire l’expérience de la pure conscience de Soi (Purusha ou Shiva), sans pensées, sans stress et, surtout, sans cette idée bizarre d’être « ceci » plutôt que « cela. »

Dans l’un des principaux textes du Shivaïsme du Cachemire et qui a un nom imprononçable, pour nous autres, Occidentaux (jugez plutôt : « Pratyabhijnahridayan » ) il est écrit ceci, dans la version en sanskrit originale :
« Citireva cetana padadavarudha cetya sankocini cittam »
Ce qui signifie :
« Quand la Conscience Universelle, Chitti, descend de son état élevé de pure conscience et prend la forme des différents objets, elle devient Chitta (ou citta), la conscience individuelle ou esprit en se contractant selon les objets perçus. »

Ainsi, l’esprit n’est autre que la Conscience sous une forme contractée (ou densifiée). Cette Conscience ne fait qu’Un avec le Soi ; l’esprit est donc simplement cet aspect de Soi qui a pris la forme des objets extérieurs (ou s’y est associé puis identifié, dirons-nous aussi.)
(…) ce processus n’a pas de cesse. Mais si Chitta (ou Citta) se sépare des objets extérieurs et se tourne vers l’intérieur, il redevient Chitti, c’est-à-dire pure conscience.

Tiré du livre « Le mystère de l’esprit », par Swami Muktananda – Guy Trédaniel – Éditions de la Maisne. (Déjà cité précédemment.)

Essayons d’expliquer ce passage et de le simplifier un peu. Au départ, l’esprit est conscience. Il ne bouge pas, ne forme rien, que ce soit matière ou pensée, et se trouve donc sur sa fréquence vibratoire la plus haute qui puisse se concevoir : celle de la Conscience. Ce qui est l’équivalent de notre Saint-Esprit, en Europe. Dès que l’esprit se met à former des idées, des pensées, c’est à dire dès que notre attention mentale (ou spirituelle) se concentre sur l’extérieur et sur les autres, l’esprit baisse en fréquence et de « Chitti » (conscience), il se transforme en Chitta (esprit formel = pensées, idées, concepts, etc.) Dans notre vie de tous les jours, nous ne sommes pas hautement conscient de ce qui nous entoure, de la vérité de notre être profond, etc.

Nous ne pouvons pas être « simplement conscient », ceci pour la simple raison que notre esprit est occupé à produire, à accueillir des formes mentales (pensées) et que, de ce fait, il ne peut pas se reposer en lui-même est être simplement conscient de lui-même. (Voir le célèbre verset biblique « Et le septième Jour, Dieu se Reposa. »)

Pour faire cesser notre inconscience, il suffit de retirer notre attention mentale de nos processus mentaux (Nouménal) et des évènements dits « extérieurs » (phénoménal) puis de nous concentrer sur une chose unique, telle que notre cœur physique ou le Chakra Coronal, par exemple. Même quelques instants par jour suffisent à nous immerger dans la Soi-Conscience et peu transformer graduellement notre vie, sur quelques mois ou quelques années (pour les plus réfractaires.)

Lorsque l’esprit se concentre, il se remet à monter en fréquence et redevient conscience d’être. Mais lorsque l’esprit est engagé dans l’observation d’autre chose que lui-même, à savoir dans les processus mentaux, il se disperse et baisse en fréquence. A ce moment, notre conscience se transforme en prise de conscience, celle relative à nos processus mentaux et limitée par eux. Autrement dit, nous ne sommes plus conscients de nous-mêmes, mais conscients de ce qui nous entoure, des évènements, des autres, etc.

(fin de l’extrait.)

Moi le Soi

Moi le Soi

Pour rappel, le « moi » n’est qu’un patchwork de mémoires hétéroclites et plus ou moins compulsives. Lorsque c’est le « moi » qui conduit notre vie, nous ne faisons que faire durer le passé ou le reproduire. Pour produire un présent, il ne faut plus se référer à aucune antériorité, à aucun souvenir, à aucune mémoire enregistrée. Mais voici une question cruciale : sommes-nous toujours le « moi » ? Ou plus simplement, est-ce qu’il arrive que cesse, pour un temps, l’identification aux Mémoires ?

La réponse est « oui ! » Et dans ces moments, que sommes-nous ? Réponse : nous sommes le Soi ! Mais nous n’avons pas plus conscience de devenir ponctuellement le Soi, que nous n’avons conscience de demeurer le plus souvent le « moi ». Autrement dit, parfois, nous sommes un Soi mais nous n’en avons pas conscience, cela parce que nos Mémoires nous travaillent au corps et réussissent toujours à nous détourner de notre Nature véritable.

Notre état le plus durable et le plus constant est d’être sous la tutelle tyrannique du contenu formel du « moi » (ce que racontent les enregistrements mémoriels.) Posons-nous cette intéressante question : « Que sommes-nous lorsque nous ne sommes pas occupés à reproduire nos Mémoires et donc, à nous identifier au « moi » ? Réponse : nous sommes le Soi. Quand nous subissons cette identification, qui subit cela ? Qui s’identifie à ce qu’il n’est pas, sans même le réaliser ?

A l’évidence, c’est le Soi qui subit les effets de cette identification ! Autant dire que même lorsque nous n’en sommes pas conscients, ce que nous sommes vraiment continue d’être et de se manifester, mais à un niveau sur lequel le « moi » ne peut pas le suivre. Voilà une information intéressante. Dès lors, nous pourrions aussi bien dire que nous sommes toujours le Soi et ne cessons jamais de l’être. Seulement, nous ne parvenons pas encore à prévoir ou même à remarquer, ce moment où le Soi cesse de se manifester au travers du corps de chair.

Où est le Soi lorsque c’est le « moi » qui gère la vie de l’être ? Il est là où il se trouve depuis toujours : au cœur même de notre être. Toutefois, lorsque les Mémoires dirigent et que le niveau de conscience est relatif aux objets des sens et aux évènements, la conscience de Soi ne peut se manifester qu’au niveau du plan Causal (Supramental) Et comme le « moi » ne peut pas « monter » (vibratoirement parlant) sur ce niveau de conscience, alors nous ne sommes pas conscients de nous faire abuser.

Pourquoi les Mémoires sont-elles si puissantes ? Si puissantes qu’elles piègent littéralement le Soi qui, en règle générale, passe sont temps sur des niveaux qui ne peuvent pas être conscientisés ? Pour deux raisons. La première, parce que les Mémoires tirent leur énergie des émotions (peur, regrets, phobies, superstitions, etc.) La seconde, du fait de l’action concertée, jusqu’à présent des Forces de l’Ombre et de celles du Deep State, nous obligeait à ne nous concentrer que sur le connu, le déjà vu.

Que faudrait-il pour que le « moi » soit moins actif, qu’il ne soit plus prépondérant, dans notre vie, et pour que le Soi ne se laisse plus piéger ? Il existe deux solutions, deux techniques, l’une plus longue mais plus sûre que l’autre, plus rapide mais pas sans danger, du moins si la personne n’a jamais bossée sur elle (style PRP ou autre.)

La première méthode est dite « psychologique », cela parce qu’elle implique que la personne se montre attentive à son propos, s’observe, voire se surveille afin de guetter le moment où les Mémoires s’enclenchent, donnant au « moi » tout pouvoir, ou presque, sur l’incarnation.

La seconde méthode est dite « énergétique » et ne s’adresse, en fait, qu’à celle et ceux qui ont déjà travaillé un minimum sur eux. Ou ceux qui peuvent bénéficier d’un nettoyage avant activation de certains niveaux énergétiques de l’être (tels que les Chakra.) Cette seconde méthode est un peu plus virile que la première mais donne des résultats très satisfaisants, lorsqu’elle est employée intelligemment.

Dans les années à venir, il sera de nouveau offert à la femme et à l’homme intelligents, le moyen de libérer (nettoyer) puis activer ses différents Chakra ou Centres de Force. Cela aura pour effet de permettre à l’entité multidimensionnelle, de s’exprimer librement au travers de son expression la plus basse, à savoir le corps physique. D’ailleurs, ce même corps physique sera rendu plus apte à manifester ce qu’il y a de divin en l’être humain. Au départ, seuls les initiés de l’ésotérisme auront accès à cette connaissance, puis le reste de l’humanité suivra à son rythme.

 

Serge Baccino

Où est le moi ?

Où est le « moi ? »

Nous disons souvent « moi » pour parler de nous. Quel est l’endroit où se cache le « moi » ou plutôt, où se situe ce « moi » ? Est-il dans le corps de chair ? Est-il dans le corps psychique ou âme ? Est-il au niveau de la conscience ? De quoi est fait le corps de chair ? De quoi est faite l’âme (somme des pensées et émotions) ? Enfin, de quoi est faite la conscience ?

Nous savons depuis fort longtemps, en ésotérisme du moins, que le corps est fait d’esprit. De ce même esprit qui nous sert à penser et donc, d’une partie de notre âme, si on va bien chercher (voir juste après). L’âme, à savoir « ce qui nous anime », consiste en la somme de nos processus mentaux (informationnel) et des perceptions, sentiments et émotions qu’ils font naître (énergétique.) Le tout formant notre Champ Énergétique et Informationnel (C.E.I.) Et en ce qui concerne la conscience (Chitti, en sanskrit), elle consiste en de l’esprit qui vibre si haut (Saint-Esprit ou Esprit Vierge) qu’il ne peut rien former du tout. Seul l’esprit (Chitta) forme toutes choses.

Finalement, le « moi » est nulle part. Du moins, nulle part en particulier. Mais si le « moi » est nulle part, qui dit « moi » ? Qui est ce fameux « moi » ? Existe-t-il seulement ? Nous savons également que seul existe l’esprit, bien qu’il ne soit pas « en existence » lui-même mais puisse donner une forme mentale à tout et à n’importe quoi. Quoi que nous puissions observer, quoiqu’il puisse se produire, c’est l’esprit qui fait toutes choses. Et c’est ici le point le plus important pour comprendre vraiment comment apparaît le « moi », ainsi que ce qu’il peut bien être, en vérité.

Nous pourrions bien sûr nous questionner ainsi : si seul existe l’esprit, que tout est fait d’esprit et que c’est l’esprit qui fait toutes choses, que sommes-nous vraiment ? Mais sous cette forme, notre interrogation ne nous mènerait pas bien loin. Revenons plutôt à cette idée intéressante que c’est l’esprit qui fait toutes choses et que, cela fait de lui le Seul Acteur dans la Création Continue. Si nous prenons en compte le fait que même notre corps est fait d’esprit et que c’est au travers des formes innombrables engendrées en esprit et dans le Mental Divin, que se manifeste l’esprit, alors nous bénéficions d’une piste supplémentaire pour connaître le  « moi ».

Si l’esprit se manifeste à travers notre corps, c’est l’interaction entre ce dernier et les expériences vécues qui a donné naissance au « moi ». Plus simplement, la partie de l’esprit qui se manifeste par le biais de nos corps et qui prend conscience d’elle-même au travers de ce même corps, finissant par s’associer à ce corps puis à s’identifier à lui, est ce qui donne naissance au « moi » humain. La conscience est ainsi géolocalisée grâce au corps et à ses limites et le « moi » peut naître du fait de cette identification de l’esprit à la forme manifestée, à savoir (et en ce qui nous concerne) le corps humain.

Ainsi, s’il n’y avait pas de formes spirituelles (ou corps), l’esprit ne pourrait jamais s’identifier à l’une quelconque d’entre elles. Et comme c’est le même esprit qui se manifeste au travers de tous les corps (ou formes mentales), la conscience de l’esprit est à la fois simultanée (issue de toutes formes mentales ou corps en même temps) et individuelle (au niveau ponctuel d’une forme ou corps précise.) En clair, le « moi » humain est ce même esprit qui nous compose et qui à travers notre forme corporelle dit « moi ». Avec le temps se forment les Mémoires dont le rôle majeur est de mémoriser ce genre d’identification, créant ainsi une personnification de l’esprit donnant cette impression de durée.

Mais quel intérêt d’une telle illusion ? (L’esprit qui peut se mirer au travers de tous les points focaux de conscience personnelle illusoire, en simultané.) Est-ce seulement voulu ou n’est-ce qu’une résultante naturelle du fonctionnement de l’esprit mais sans intention ? L’esprit est à la fois autonome et volontaire, pourrions-nous dire ici. En clair, il est de la Nature même de l’esprit d’agir de la sorte, sans intention particulière et en même temps, l’esprit réalise à chaque instant que cet état de fait (identification aux formes) est parfait.

Si nous pouvions placer le fonctionnement de l’esprit dans le temps (ce qui n’est pas le cas), nous pourrions aussi bien dire, pour simplifier le propos, qu’au départ (qui n’a jamais eu lieu), l’esprit fonctionnait selon sa Nature mais n’avait aucune intention, aucun but en ce qui concerne le fait de se prendre pour ce qu’il produit (identification). C’est au fur et à mesure que l’esprit a réalisé que la chose était désirable ( « Et Dieu vit que cela était bien…» Gen. 1:31)

En vérité, l’ensemble de la Création est une illusion. Une illusion Utile, finalement ! Grâce à ce processus permanent, l’esprit peut devenir conscient de lui-même en s’observant depuis tous les points focaux d’attention mentale, aussi bien indépendamment qu’en simultané. En somme, l’esprit devient conscient grâce à sa Création et se vit depuis chaque parcelle de cette même Création Continue.

La prochaine fois que vous direz « moi », essayez de réaliser Qui ou Quoi émet cette affirmation, en vérité ! Puis laissez-vous gagner par ce frisson spirituel venant du fond des âges et qui semble vous murmurer « Je Suis celui qui Est»

 

Serge Baccino

Le patchwork animique

Le patchwork animique

Pour comprendre ce qu’est l’âme humaine, il faut la comparer à un patchwork. Imaginez une couverture composée de nombreux morceaux de tissus différents. Non seulement ces morceau de tissus cousus entre eux sont de couleurs différentes, mais de plus, ils sont de taille, de texture et d’épaisseur différentes aussi. Si vous réussissez à visualiser cette couverture, alors vous pouvez mieux comprendre ce que peut bien être l’âme, en vérité.

Ensuite, pour comprendre comment fonctionne une âme et pourquoi elle fonctionne ainsi, il faut comprendre que c’est le contenu formel de l’âme (ce que racontent les morceaux d’étoffe) qui produit (attire ou  repousse) les différents évènements. N’ayant pas tous les mêmes morceaux d’étoffes de cousus sur la couverture de notre âme, nous ne vivons donc pas les mêmes évènements, n’avons pas le même caractère et ne sommes pas identiques à tous.

Le contenu formel de notre âme, ce que nous vivons, engendre une réaction mentale, quelque chose qui est satisfait ou pas. Au départ, c’est l’âme ou son contenu qui réagit aux évènements « extérieurs » Puis apparaît quelque chose de nouveau qui est capable d’observer les mouvances de l’âme, d’être soit en accord, soit en désaccord avec elles. Ce quelque chose de nouveau est la conscience par soi, c’est-à-dire une forme inférieure de conscience, car uniquement relative aux processus mentaux et au degré de prise de conscience qui en découle. Cette conscience par soi représente le stade usuel auquel s’arrête l’être humain moyen. Il est conscient seulement parce qu’il pense, réfléchit, imagine, suppose, projette, ressent, etc.

Mais celles et ceux qui choisissent de s’investiguer en profondeur, se créent une autre forme de conscience, qui est la conscience de Soi. Cette seconde forme de conscience est relative au fait qu’en se concentrant sur soi, en s’immergeant au sein de nos processus mentaux et des émotions qu’ils font naître, le mental ne suffit plus, ne peut plus suivre, puisqu’il est lui-même impliqué dans les mouvances observées. Il faut donc autre chose que le simple mental, et comme le besoin crée pour ainsi dire la fonction, apparaît cette fameuse conscience de soi qui nous permet de nous distinguer d’à peu près tout ce qui n’est pas elle, du moins, avec de l’entraînement.

Si les gens dits « ordinaires » qui nous entourent sont incapables de simplement constater ce qui se passe pourtant sous leur nez et actuellement, cela est dû au fait qu’ils sont sous la tutelle quasi absolue de leurs processus mentaux. Leur niveau de conscience dépendant de ces mêmes processus mentaux, il ne leur reste donc rien pour les investiguer, les voir avec le recul et le détachement nécessaires pour se montrer objectifs.

Il est important de comprendre ce phénomène purement mental et lié à la conscience, car sans cela, non seulement vous ne pourrez pas prendre conscience de ce que vous êtes devenus et donc, de votre véritable valeur, mais de plus, vous risquez de vous agacer à cause de ce qui vous paraîtra être de la pure bêtise, alors que vous serez simplement en présence d’une incapacité latente à l’auto-observation. Plus simplement, vous penserez que certaines personnes sont bêtes, alors qu’elles sont simplement incapables d’assez de recul sur soi pour réaliser les faits.

Les gens ne sont pas devenus « bêtes » : c’est vous qui avez changés, du fait que vous pouvez vous observer alors qu’eux n’en sont pas encore capables, voire ne le seront jamais de cette vie terrestre. L’évolution, la conscience, l’intelligence et la connaissance sont choses importantes, mais la Sagesse est au prix d’une correcte compréhension, non pas uniquement de ce que nous expérimentons, mais du POURQUOI nous l’expérimentons. Autrement dit, apprenez très vite à distinguer VOS expériences à partir de vous-mêmes, des expériences issues du contact avec des gens qui sont incapables de partager votre vision des choses.

 

Serge Baccino

Autres considérations sur le moi humain

Autres considérations sur le « moi » humain

 

Le « moi » est conçu à partir de tout et de rien. On y retrouve la génétique, l’éducation, l’enseignement et une foule de processus mentaux hérités de tiers. Autant dire que le « moi » est fait de tout, sauf de « qui nous sommes vraiment. » D’ailleurs, il n’est même pas « à nous », puisque son contenu est rarement « pour nous » (à notre avantage.) Avec le temps, et si la personne est assez intelligente et surtout, observatrice, le contenu hétéroclite du « moi » est remplacé par nos propres idées, concepts, croyances, etc.

Mais ajouter un peu de soi ne supprime en rien tout ce qui n’est pas originaire de ce « moi ». Ainsi, même lorsque nous croyons être bien « nous », nous ne sommes, au mieux, que la moitié de nous ou, du moins, la moitié d’un « moi » qui soit vraiment à nous. Autant dire qu’une large part reste à supprimer afin de libérer le « moi » légitime, lui donner plus d’aisance et d’amplitude. Une fois que tout ce qui apparaît en grisé, à la vue spirituelle, est supprimé, sommes-nous pour autant si libre que cela ?

Hélas non ! Non, parce que parmi ce qui nous apparaît comme étant « blanc » ou lumineux dans un « moi », toujours à la vue spirituelle, il existe des idées ou des décisions qui, même si elles sont de nous, ne sont pas pour autant « pour nous » (à notre avantage.) Cela provient du fait que ce qui est bien de nous est souvent originaire de notre enfance et découle d’un mode de raisonnement qui est loin d’être des plus matures.

Par exemple, à l’âge de sept ans, un enfant réalise que lorsqu’il est malade, tout le monde, autour de lui, lui prête bien plus d’attention, voire lui passe certains de ses caprices, chose impensable en temps ordinaire. Alors cet enfant de sept ans va initialiser un protocole intérieur dont le contenu pourrait ressembler à ce qui suit : « Si je suis malade, on s’occupe plus de moi, on m’aime plus, on me passe mes caprices. Je dois donc être malade lorsque je désire être choyé et obtenir toute l’attention que je désire. »

Et comme le subconscient raisonne par déduction et par association d’idées, il aura vite fait d’en arriver à cette version plus élaborée : «  Il faut que je sois malade souvent (rythme) et longtemps (durée), afin que je reçoive ce qui me procure le plus de plaisir. » Ici, de l’attention accrue et un niveau d’indulgence particulier. Les années passant, si aucune contre-indication ne vient troubler cette instruction mentale d’origine, même l’adulte se retrouvera toujours sous l’égide de cette loi secondaire (ou loi de l’âme.)

Et à l’évidence, même si, de prime abord, l’idée semblait séduisante jadis, il n’en est certainement pas de même une fois la personne rendue à l’âge adulte et ne comprenant pas pourquoi elle est souvent malade et aussi, pourquoi ses maladies, bénignes ou graves, durent si longtemps. L’idée à retenir, ici, c’est que ce conditionnement mental peu heureux installé durant l’enfance, appartient effectivement au « moi », qui était celui de l’enfant et qui, à présent, est celui de l’adulte.

Mais pour autant, on ne peut pas affirmer que ce dernier soit utile ou positif. Pourtant, à la vue spirituelle, cette partie du « moi » apparaitra comme étant lumineuse, à savoir comme appartenant effectivement au « moi ». Pour un psychiste même expérimenté, cela pourra être pris pour une partie saine de l’âme qu’il ne faut en aucune façon remettre en question. Et encore moins supprimer !

On vois donc qu’il peut exister de l’ombre au sein même de la lumière, si cette dernière bien que parfaitement nôtre, n’est pas pour autant « pour nous » ou à notre avantage.

 

Serge Baccino

Présence du passé dans le futur présent

Présence du passé dans le futur présent

Lorsque nous repensons au passé, nous le faisons… Au présent. Si le passé n’était pas présent en nous, nous ne pourrions pas y avoir accès à un quelconque moment présent. Nous avons foi en le fait d’avoir vécu tel ou tel autre évènement du fait que son souvenir est présent en nous.

Imaginons que l’on nous fasse croire que nous avons vécu un évènement. Ce dernier sera présent en nous et nous pourrons y avoir accès et le considérer comme un authentique souvenir. De même, si on nous hypnotise, on peut implanter des « souvenirs » étant inventés le jour même. Le conscient traitera l’info comme s’il s’agissait réellement d’un ancien évènement et donc, d’un souvenir.

Enfin, il y a les méthodes de MK Ultra permettant d’implanter artificiellement de faux souvenirs qui sont du coup présent en nous. Il est également possible d’effacer tout un pan entier de nos souvenirs, sur plusieurs années.

La clef ésotérique et psychologique à retenir est le fait que quel que soit le souvenir, réel ou factice, la mémoire se base toujours sur ce qui est en nous et qui participe donc du présent, en toute logique.

 

Serge Baccino