Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Esprit Planétaire ou humain ?

 

Esprit Planétaire ou humain ?

Avons-nous un esprit qui soit « à nous » ? Autrement dit, ce que nous appelons « notre esprit » est-il vraiment le nôtre ? La réponse pourra en étonner plus d’une et plus d’un, et pourtant, elle est logique, d’un point de vue spirituel s’entend. Ou ésotérique. Si notre esprit, cela qui nous sert à penser, donc, était vraiment à nous, nous pourrions non seulement penser d’une manière originale mais de plus, avoir la pleine maîtrise de nos processus mentaux. Or, il nous semble inutile d’argumenter sur le fait que nous n’avons, en fin de compte, aucun contrôle sur ce que nous essayons, tant bien que mal, de considérer comme étant « notre esprit ». Si on s’en tient aux faits, uniquement, nous pouvons voir que de nombreuses personnes pensent non seulement la même chose mais de plus, de la même façon. Se servent-ils pour autant de « notre » esprit pour penser ? Nous servons-nous du leur pour en faire de même ?

Ne serait-il pas plus logique de considérer l’esprit, comme nous pouvons et, par exemple, considérer l’air que nous respirons tous ? Cet air que nous respirons, qui pénètre en nos poumons d’une manière cyclique (processus d’inspir et d’expir) est-il vraiment le nôtre ? Et celui que respirent les autres personnes qui se trouvent autour de nous, respirent-elles un autre air que le nôtre ou bien le même ? Y a-t-il un air pour chaque personne ou chaque personne est-elle en mesure de partager le même air, un air unique pour tous ?Il est un fait que nous pourrions, si nous faisions partie des esprits chagrins, affirmer que tandis que cet air est dans nos poumons, il est à nous et à personne d’autre. Mais avant que nous le respirions, à qui était-il ? Et lorsque nous expirerons, à qui seront les gaz différents et plus ou moins « rares » qui s’exhaleront de nos poumons ?

Il est moins important de définir qu’il existe un seul air pour tous, que de définir que nous respirons tous un air unique et que c’est le fait que nous puissions l’employer librement et sans efforts, que nous avons le net sentiment qu’une certaine quantité d’air nous appartient en propre. Heureusement, si nous devons inspirer, nous devons également expirer. Nous prenons, nous restituons, en somme. Il en va de même pour l’esprit ou, et plus exactement, pour les pensées. Certes, il existe bien un seul esprit pour tous, mais cette seule assertion ne saurait rendre compte de l’ampleur colossale de notre présent sujet. De sa portée spirituelle immense, surtout. C’est l’esprit qui est à la base de toutes choses. Et nous le savions déjà. C’est donc l’esprit qui engendre aussi bien les pensées les plus « aériennes » que la matière en apparence des plus solides.

En fait, tandis que nous sommes en incarnation, que notre corps de chair foule le sol de cette planète, nous ne sommes pas, nous ne pouvons pas (encore) être en contact direct avec l’esprit. Nous sommes seulement en contact avec les formes mentales qu’il a engendrées, au fil du temps. Mieux encore, à force de nous identifier avec ce que nous pensons, nous en sommes arrivés à nous confondre avec ces mêmes pensées. « Je suis ceci plutôt que cela. » Pourtant, nous devrions savoir, également, que nous ne sommes ni ce que nous pensons, ni ce que nous sentons : nous sommes le Témoin de toutes ces choses. Nous sommes la Conscience Une et indivisible. L’esprit est planétaire. Inutile de croire que nous pourrions avoir affaire, pour le moment, à un esprit issu de quelque lointaine galaxie. Tout ce qui se produit sur Terre est terrestre, un point c’est tout. Partant, toute pensée engendrée en esprit et dans le mental planétaire, est terrestre également.

Pour le présenter différemment, disons que notre planète est le corps physique d’un très grand Déva, un Esprit Planétaire, une sorte de Dieu en lequel et comme le disaient les initiés du passé, « nous avons la vie, le mouvement et l’être. » Tout ce qui est à nous ou de nous est d’essence planétaire, autrement dit, est issu de ce grand réservoir animique qu’est cet Esprit Planétaire ou Grand Déva. Nous croyons que nous pensons, alors que « nous sommes pensés », c’est-à-dire qu’un certain processus autonome est en marche et demeure « branché », cela aussi longtemps que nous sommes vivants dans un corps, voire après. Nos pensées ne sont pas les nôtres ; ce sont celles de la planète, en tant qu’entité consciente. Nous ne faisons que sélectionner puis retenir que le type de pensées qui nous correspondent le plus sur le moment.

Le Grand Réservoir planétaire à la base de tout processus mentaux, qu’ils soient conscients ou non, contient donc toutes choses pouvant faire partie de l’Aventure Humaine. Selon la raison pour laquelle nous sommes venus (naissance) et surtout, selon ce que le Soi Naturel comptait vivre au travers d’une extension (personnalité) donnée, certaines façons de penser contenues au sein de ce grand Réservoir mental, serons attirées par la personne physique puis assimilées comme faisant partie intégrante des processus mentaux usuels de cette personne. Ainsi, bien que chacun de nous ait un sang bien personnel qui circule dans ses veines, les pensées issues de l’Esprit Planétaire nous servent seulement de support d’expérimentation. Pour vivre quelque chose, n’importe quoi, il faut que quelque chose soit pensé puis ressenti. Dans le cas contraire, nous avons plus affaire à un légume qu’à un être vivant et conscient. Lorsque l’être humain pense, il ressent puis il en arrive à expérimenter le contenu formel de son état d’esprit ponctuel (ou qui devrait l’être.)

Hélas, nous n’agissons pas de la sorte : lorsque nous aimons une manière de penser, nous la reproduisons le plus souvent possible et, ce faisant, nous finissons par croire que nous sommes bien ce que nous pensons. La preuve ? Si nos pensées sont terribles, notre ressenti le sera aussi et la qualité de notre expression et de notre vécu, en pâtiront d’autant. Nous adorons nous faire croire que nous sommes ceci, plutôt que cela et que notre version est nécessairement meilleure que celle des autres. En réalité, nous avons simplement sélectionné certaines idées à la place d’autres. Toute la problématique humaine provient du fait que si l’Esprit Planétaire, que certains appellent « Gaya » ou « Gaïa », est capable de tout contenir, « en toute impunité » n’importe quel état d’esprit, il n’en va plus de même pour l’être humain. Ce dernier est obligé de « goutter » chaque parcelle de pensée. La planète absorbe tout, en toute impunité, car elle n’est pas quelqu’un mais « quelque chose », une espèce de super-Deva, une Déité qui peut tout absorber.

L’être humain, lui, ne le peut pas. Il doit vivre et donc, expérimenter, le contenu formel de toute pensée se présentant sur l’avant-scène de son mental. L’homme ou du moins l’âme humaine, a littéralement inventé le karma. Une âme devrait être soit « neti, neti », soit pure. Son esprit devrait être fait de Saint-Esprit, autrement dit de conscience, et non simplement d’esprit qui lui est nécessairement formel, durant le temps de l’incarnation et même ensuite. L’esprit est formel, mais ce que l’on nomme le Saint-Esprit, ou plus exactement, l’esprit vierge, est pure Conscience. Lorsque l’humain croit qu’il est ceci, plutôt que cela, il incarne du même coup ce qu’il croit et donc, ce qu’il pense.

Et dès lors, selon la Loi, il doit vivre le contenu de ses pensées, afin de prendre conscience de leur valeur exacte pour l’économie de la vie. Le karma commence et se termine par l’être humain ou par son âme. Dans la mesure où l’être humain ne prend plus sur lui ces idées d’être, il fait cesser immédiatement le karma, c’est-à-dire la nécessité cosmique d’expérimenter le contenu formel de l’esprit (ce que raconte la forme mentale) pour en retirer les éventuels fruits.

 

Serge Baccino

Être dans le cœur ? Ah oui ?

Être dans le cœur ? Ah oui ?

(Extrait de conférence.)

Le cœur est l’étage du mental, pas plus, pas moins. Si on s’amuse à compter les « étages », c’est-à-dire les Chakra en relation avec nos différents niveaux de manifestation, nous comprenons qu’après le Chakra 1, qui est relié au corps, à la matière, après le Chakra 2, qui est relié à l’énergie (force vitale) du corps, après le Chakra 3, qui représente à la fois notre émotionnel et notre mental inférieur, il vient le Chakra 4, qui représente, entre autres, le mental moyen.

Mais ce Centre énergétique, quatrième du nom, est aussi le Centre de l’être animique. C’est à partir de son niveau que les énergies du bas (C1, C2, C3) viennent s’épanouir en nous pour donner forme à ce que nous nous efforçons de considérer comme étant « notre âme. » Fort bien. À présent, connaissez-vous l’expression ésotérique « Tout est double, toujours » ? À l’intérieur du Centre Cardiaque qui est donc l’étage du mental moyen, il y a un second Chakra, plus petit mais bien plus important.

Ce Centre dans le Centre, ce Chakra dans le Chakra (et caché par lui), est le véritable cœur de l’Être. Il représente cette faculté très rare de pouvoir enfin incarner l’Amour Divin. Amour Divin qui n’a quasiment aucun rapport avec ce que nous nommons pompeusement « l’amour. » S’il y avait de l’Amour, sur Terre, ça se saurait ! S’il y avait de l’Amour sur terre, il y aurait le Divin en manifestation constante sur cette même Terre. Mais comme force nous est de constater que ce n’est pas le cas. Alors nous devons tout d’abord redéfinir ce que nous croyons être l’amour, qui est un sentiment typiquement humain et rien d’autre !

Ensuite seulement nous pourrons traiter du véritable Amour et de tout ce qui le concerne. Ou plus exactement, de tout ce qui nous concerne et à son propos. Si on a le courage de comparer les deux, l’amour humain n’est que possession, attachement et, bien sûr, la peur de perdre ce que l’on croit posséder et à quoi nous nous sommes imprudemment attachés. C’est ce qui a fait dire à pas mal d’êtres humains qui oublient de s’écouter ou bien de se relire, que  l’amour pouvait faire souffrir ! La belle affaire que voilà ! Si l’amour peut faire souffrir, alors ce n’est pas de l’amour. Sinon, autant dire que le froid peut être trop Chaud et le blanc trop noir.

Cet amour conditionnel au possible est aussi intérêt ou, au moins, intéressement. Nous n’aimons pas n’importe quoi ni n’importe qui, voyez-vous ? Nous n’aimons pas non plus tout le temps, à chaque fois et pour toujours. Dans le cas inverse, ça se saurait ! Ce n’est donc pas de l’Amour véritable mais quelque chose de très humain que l’on a voulu nous vendre comme étant étiqueté « Divin certifié. »
Doit-on se faire encore plus d’amis en évoquant tous ces spiritualistes de Prisunic qui se vantent «  d’aimer d’un amour inconditionnel » ? Essayez seulement de les critiquer, de contrarier leur petit « moi » humain à fleur de peau et surtout, en manque de reconnaissance, et vous connaîtrez vite les conditions précises pour bénéficier de leur amour… Inconditionnel !

Comme toujours, les ésotéristes trouvent navrant que des personnes qui ne connaissent que peu de choses et par ouï-dire, de ce qu’ils confondent avec la véritable spiritualité, se chargent non seulement de répandre un enseignement qui n’existe pas mais que de plus, ils ne réussissent même pas eux-mêmes à mettre en pratique. Autant dire que nos scientifiques, jusqu’à ce jour, possédaient la vraie et la seule connaissance qui soit ! Cela dit, un minimum d’humour et d’indulgence, nous permet de sourire face à ces pitreries du « Moi-Idéalisé » et d’attendre que cette présente et très jeune humanité, mûrisse avec les années.

 

(Fin de l’extrait.)

Serge Baccino

Le bonheur : une histoire de choix

 

Le bonheur : une histoire de choix

(Extraits d’une conférence.)

Nous allons devoir reparler un peu du 4e Centre d’énergie, dont le nom sanskrit est « Anahata Chakra ». Comme vous le savez sans doute déjà, le Centre Cardiaque est celui de l’expression de l’âme. Nous pourrions dire « de notre âme » mais ce n’est hélas pas exact, du moins, dans la plupart des cas. Avant l’activation du C4, ce n’est pas nous qui pensions : comme on le dit en psy éso, « nous étions pensés », même si cette tournure de phrase est capable de faire grincer les dents d’un académicien. Mais revoyons, pour mémoire, comment ceci peut être rendu possible, à savoir comment ou pourquoi ce n’est pas nous qui pensons, la majeure partie du temps.

Cela est rendu possible du fait, justement, que le Chakra 4 est inactif par défaut ou qu’il est parfois même abîmé. Nous disions que ce quatrième Chakra est celui de l’expression de l’âme, mais pas forcément de « notre âme », justement, parce que ce qui nous tient lieu d’âme, au départ, soit dès notre naissance et par la suite, n’est pas « à nous » ni même « de nous. » Autrement dit, nous naissons avec des « fragments d’âme » de personnalités anciennes du Soi Naturel, de ses vies passées, si nous préférons.

Souvenez-vous de la fameuse « robe du Bouddha » qui était faite de nombreux morceaux d’étoffes de forme et de couleurs différentes, justement pour symboliser le fait que ce qui nous « habille », à savoir « ce qui nous anime » et donc, l’âme, n’est pas une chose unique et d’un seul tenant, mais conçue à partir de nombreux fragments parfois très différents, voire à effets antagonistes, issus de l’âme unique (ou Sur-Âme) de notre Soi naturel.

C’est notre Soi originel nommé « Naturel » en psy éso, qui a eu de nombreuses incarnations ou extensions de lui-même, et non la personnalité limitée que nous sommes actuellement et qui n’existe que depuis sa naissance terrestre. La conscience de ce que nous sommes, actuellement, a eu un commencement (naissance physique) mais n’aura pas de fin. Et donc, cette âme de départ, qui consiste en une sorte de « prêt énergétique », nous est donnée pour que dès le départ, nous soyons animés. Sans cela, chaque nouveau né affecterait la forme et le comportement d’un légume.

Ce que nous nommons l’évolution, consiste justement à remplacer, lentement mais inexorablement, chacun des fragments animiques de « prêt » par des pensées et des émotions qui soient non seulement les nôtres mais de plus, « à notre avantage. » Cette alchimie divine, de nature vibratoire et de type mental et émotionnel, s’effectue dans cet Athanor ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Athanor_ (four) ) spirituel qu’est le cœur de notre être et, plus exactement, ce Chakra secret qui se trouve caché derrière (ou au cœur) du quatrième Centre énergétique ou Cardiaque.

Au départ, le contenu de l’âme est ce qui est prêté à la personnalité physique pour commencer à participer le plus activement possible à la vie terrestre, à l’incarnation. Et comme le Chakra de l’identité individuelle n’est pas encore actif ni pleinement purifié des scories issues de la génétique, de l’éducation voire de l’enseignement scolaire lamentable imposé aux enfants, il est nécessaire d’effectuer ce nettoyage puis cette activation (dans l’ordre, si possible) afin de permettre à l’être humain de se confectionner une tunique faite d’un seul tenant, d’un seul matériau et d’une seule couleur. Autrement dit, de se construire une âme individuelle d’où sont désormais absents ces affligeants combats entre l’esprit et le cœur, selon l’expression consacrée.

Ainsi, et tant que les morceaux d’âme originels subsistent, ce n’est pas vraiment la personne humaine qui pense et qui ressent, mais certaines parties plus ou moins hétéroclites de diverses personnifications antérieures ou passées du Soi Naturel. Autant dire que ces mêmes « morceaux d’âmes » risquent d’être légèrement « en décalage », voire carrément inadaptés, à l’époque dans laquelle est née la nouvelle personnalité. Et on imagine ce que peut donner un état d’esprit ancien ou rétrograde, dans une époque moderne aux mœurs quelque peu libéré, pour ne pas dire mieux !

Au début, la personne n’est pas consciente de n’être qu’une marionnette entre les serres vibratoires des segments animiques (relatifs à l’âme, donc.) Mieux encore, elle va se placer du côté de cette forme empirique et quelque peu tyrannique de contrôle spirituel, allant jusqu’à la défendre et la justifier, si nécessaire, c’est-à-dire en cas de tentative pour remettre en question le comportement personnel. C’est d’ailleurs ce qui explique cette étonnante tournure d’esprit de certaines personnes, qui consiste à protéger ou à défendre, ceux qui se comportent comme leurs geôliers. À noter que l’on peut voir cet état d’esprit à l’Œuvre, par exemple en France, quand des gens du peuple cherchent à défendre voire à protéger un gouvernement qui semble avoir pour seul but de ruiner le pays et de détruire la santé et le moral de ses habitants.

Ensuite, lorsque le 4e Chakra est non seulement purifié de tout ce qui n’est pas à la personne et à son avantage mais qu’il est également activé, le vrai individu fait son apparition. Vous savez déjà que le mot « individu » vient du latin « Indivi », qui signifie « qui ne peut être divisé. » Or, nous savons exactement ce qui a le pouvoir diabolique de diviser l’être humain, de le faire souffrir : c’est quand ce qu’il pense ne correspond pas ou ne correspond plus avec ce qu’il ressent. Ou encore quand des  émotions dont il ignore la cause, se manifestent avec force et, bien souvent, aux plus mauvais moments.

 

(Fin des extraits.)

Serge Baccino

Le dernier support de la matrice artificielle

Le dernier support de la matrice artificielle

Notre vie entière a été basée sur un mensonge. Ce mensonge se résumant à croire et, surtout, à faire croire à autrui, que nous sommes capables de changer. Bien sûr, nous tentons, plus ou moins adroitement, de nous améliorer, mais en fin de compte, nous revenons à nos fondamentaux liés au mensonge à soi, qui sont et par exemple, de nous chercher des excuses au sujet de notre incapacité à nous améliorer vraiment et durablement ou, pire encore, de rendre les autres responsables de nos échecs en matière d’évolution. Ce n’est jamais de notre faute si nous échouons mais celles de circonstances extérieures indépendantes de notre volonté et de la négativité d’autrui. Et jusqu’à présent, il nous faut bien l’avouer ici, le stratagème a correctement fonctionné et personne n’y trouvait à redire, sauf ceux qui employant les mêmes méthodes, tentaient de la dénoncer chez les autres.

Par ailleurs, qui n’aime pas critiquer les uns et les autres, évidemment en leur absence ? Avez-vous ressenti ce besoin quasi viscéral de déblatérer sur celles et sur ceux que nous prétendons aimer ou seulement considérer comme des amis ? Quelle détente cela nous procure-t-il, l’aviez-vous remarqué ? Attention, il n’est pas ici question de se mettre en danger immédiat en reconnaissant la chose pour vraie nous concernant ! Nous pouvons, comme à notre ordinaire, arguer du fait que cela concerne surtout les autres et qu’il leur revient de faire une chose que nous refusons de faire nous-mêmes : assumer !

Quel drôle de mot que celui-là, ne pensez-vous pas ? Assumer ? Mais quelle horreur ! D’ailleurs, assumer… Quoi ? Quelle est notre faute présumée, lorsque nous traitons des limitations des autres qui elles au moins, sont sous notre nez ? Nous n’avons rien à assumer. Surtout pas le fait que nous sommes terrorisés à la seule idée de devoir le faire ! De devoir assumer. Mais pourquoi cette peur de devoir assumer ? Et assumer quoi, au juste ? La réponse est fort simple : voyez-vous les défauts « évidents » des autres ? Comprenez-vous que s’ils ne changent pas, ne font pas en sorte de supprimer ces mêmes défauts de leur personnalité, c’est qu’ils refusent d’en admettre la présence en eux ? En effet, nul ne va chez le médecin s’il ne se pense pas d’abord être malade. S’il accepte d’être malade, pour être plus précis !

Ainsi, nombreux sont ceux qui refusent d’assumer ce que les autres perçoivent pourtant. Très bien, on sait déjà qu’ils refusent d’assumer, reste à comprendre le pourquoi. Mais auparavant, essayons un peu d’inverser la proposition et de définir en quoi il serait plus aisé de voir la paille dans l’œil du voisin, plutôt que la poutre dans notre propre œil, selon l’expression populaire consacrée. Immédiatement, il nous vient cette idée : « Parce que ces défauts ne nous concernent pas ! » Voilà pourquoi il est plus facile de voir ce qui cloche dans une autre paroisse que la nôtre. Admettons, mais allons plus loin : et si nous avions nous-mêmes des défauts identiques, serions-nous capables de le voir ou non ? C’est ici que nous devons faire une distinction entre une incapacité de voir vraiment et une volonté de passer outre !

En effet, il est rare que nous n’ayons pas, autour de nous, des gens « bien intentionnés » qui ne se gênent pas pour nous décrire en long et en large, ce qui, selon eux, relèverait de nos défauts et manquements les plus notoires. Et généralement, que faisons-nous spontanément ? Nous nions, refusons d’admettre ou nous cherchons des excuses ne servant en réalité qu’à biaiser le sujet. En clair et en peu de mots, nous refusons d’assumer ce qui, selon les autres, nous appartient en propre. Pourquoi ce refus souvent catégorique, quand il ne s’accompagne pas d’allusions perfides, d’insultes voire de menaces ? Pour la même raison que chacun de nous et donc, « les autres » compris, refusons d’assumer ce qui, en nous, n’est pas vraiment à notre avantage.

Nous refusons, ils refusent : nous conjuguons le verbe « Je n’assumerai pas » au plus que parfait de l’éternel présent, à savoir jamais et sous aucun prétexte. D’ailleurs, en cas de force majeure, dans les cas assez rares où une personne est obligée d’admettre ses torts et l’ensemble de ses défauts, que trouvons-nous alors ? Une solide dépression, une descente aux enfers, comme disent ceux qui ont des lettres. En clair, la personne est totalement démoralisée, démotivée et n’a qu’une seule envie c’est de ne plus exister. On dit alors qu’elle vient de perdre le sens de sa valeur et donc, de son utilité en ce monde. Mais ce n’est pas totalement exact. Une personne démotivée, démoralisée et qui ne trouve plus de goût à la vie qui fut pourtant la sienne, durant des années, est avant tout une personne qui ne peut plus se mentir et qui a été forcée à assumer.

À assumer… Quoi ? Ses défauts ? Cela serait un moindre mal, si cette même personne se sentait capable de les supprimer un à un voire tous en même temps ! Mais ce n’est pas le cas : ce qui est alors ressenti est plus de l’ordre d’une impossibilité mathématique. Puisque la personne vient de reconnaître, contraire et forcée, que ces défauts réputés innombrables sont bien à elle, force lui est de reconnaître que c’est ce qu’elle est, finalement. Elle ne se ressent pas alors comme « porteuse de défauts en elle », elle se ressent comme étant la somme de ces défauts, ce qui est très différent ! Voilà pourquoi les gens, et en règle générale, refusent catégoriquement de reconnaître leurs torts, leurs manquements et défauts, quand bien évidemment ils sont avérés et non plus projetés par autrui dans l’espoir immature d’en être débarrassés.

Il y a, derrière le refus d’assumer, une peur immense, une peur atavique qui prend aux tripes et ce n’est pas peu dire. Ni se trouver à côté de la plaque, comme on dit. Cette peur viscérale, comme semble l’indiquer son nom, n’est pas ou n’est plus relative au contenu des schémas mentaux propres à l’âme mais à ce qui a été incrusté et donc mémorisé dans les cellules du corps de chair. Et on se souvient que c’est le subconscient, qui est la somme de l’intelligence et de la mémoire de toutes les cellules de notre corps physique, qui a pour mission de retenir puis de classifier le contenu de notre vie. Dire que ce que nous avons vécu nous a marqués devient un doux euphémisme lorsqu’on réalise, impuissant, que le corps refuse catégoriquement de changer ou même d’évoluer, que c’est lui, désormais, et non notre âme, qui nous transmet directement cette peur immense à la seule idée de devoir changer.

Mais enfin, pourquoi cette peur et surtout, ce refus catégorique de changement, cela au point de préférer le mensonge à la vérité, le refus d’assumer à une saine reconnaissance de notre entière responsabilité dans tout ce qui nous concerne ? Pour le comprendre, il nous faut auparavant redéfinir notre vision du corps physique. Selon la science moderne et durant quelques années encore, notre corps a été et sera considéré comme étant matériel, solide, autrement dit, fait de matière et surtout pas d’esprit ! Voyez-vous, l’esprit est volatil, instable et il souffle où il veut, tandis que le corps lui, est fait pour être stable ou, et plus exactement, stabilisé. Alors que l’esprit est impondérable et toujours en mouvement, la chair est réputée non seulement « solide » mais statique. C’est dans cette dernière version de notre corps que nous trouvons d’ailleurs sécurité et confort mental.

Si le corps variait autant et avec la même facilité que l’esprit, nous ne saurions même plus qui nous sommes, d’un instant à l’autre ! Avez-vous bien assimilé cette dernière proposition ? Elle implique que nous avons un besoin irrépressible de nous sentir égaux à nous-mêmes, d’un instant à l’autre. Nous avons besoin que dure le plus longtemps possible « ce que nous sommes ou croyons être », peu importe quoi, du moment que c’est stabilisé et donc durable. Mais voici une question importante : « Qui a vraiment besoin de cette stabilité marmoréenne pour se sentir être et perdurer ? » L’esprit ? Certainement pas ! La preuve, il remue sans cesse, allez voir dans votre tête ! La conscience, alors ? La conscience est sa propre preuve, si l’on peut dire et n’a donc aucun besoin de se sentir exister au travers d’une forme plutôt qu’une autre.

S’agirait-il de l’âme, dans ce cas ? Nous approchons, nous chauffons, pourrions-nous dire. Cela dit, qu’est-ce que l’âme, si ce n’est un ensemble plus ou moins hétéroclite de processus mentaux qui génèrent différentes émotions ? Mais nous savons déjà que pour l’âme, accordée à « la Nature qui a horreur du vide », l’essentiel est que quelque chose soit là, pour animer. Il est donc possible de remplacer des bouts d’âme par d’autres et ce, jusqu’à ce qu’il ne reste plus, en fin de compte, la moindre parcelle d’identité originelle. Autrement dit et plus simplement, à la fin du processus, il ne reste quasiment rien de ce que nous étions au départ. Celui qui part n’est pas celui qui arrive, comme on dit aussi. Du moins, ce que nous pensions être et que différentes émotions, plus ou moins fortes, nous aidaient à manifester sous la forme d’un « moi » social ou humain.

En résumé, les gens ont une sainte trouille de devoir assumer leurs erreurs et défauts, cela parce que ça les obligerait à avouer qu’ils sont devenus ces erreurs et défauts, que c’est leur propre corps qui les incarne, désormais. Et le corps a très peur de mourir. Changer, pour lui, reviendrait à mourir, c’est évident, puisqu’il n’incarnerait plus la même chose alors qu’il ne connaît que ce qu’il incarne déjà. Le dernier rempart, le dernier support à la matrice et qui refuse de ne plus l’être, c’est donc notre corps de chair. Et il refuse de changer, et nous sommes apparemment impuissants à le faire. Pour que le corps soit transformé, il faudrait qu’une conscience vivante remonte des profondeurs de cette planète et purifie ce corps. Nous laissons au lecteur le soin d’imaginer le reste, la suite et fin !

 

Serge Baccino

 

Ni ceci ni cela et pourtant

Ni ceci, ni cela, et pourtant

Dans la Voie de la Siddha, version laïque, l’être humain est dit être « neti-neti » c’est-à-dire non pas « rien, rien », comme le traduisent certains, d’un point de vue littéral, mais plutôt, « ni ceci, ni cela ». Toutefois, et à l’usage de qui il est lentement devenu, il est persuadé d’être ceci ou bien cela, selon les critères mentaux de sa programmation intime. Dès lors, même s’il trouve un jour « mieux » ou « plus » que ce qu’il croit être, il ne peut pas facilement changer, car il a peur de perdre la seule chose qu’il connaît, à laquelle il est habitué, pour autre chose d’inconnu et qui n’est « expérimenté » que ponctuellement et en esprit. Penser à ce que l’on pourrait faire ou être par ailleurs, ne donne pas nécessairement le pouvoir de le faire ou de l’être.

Tout le monde désire changer sa vie ou au moins l’améliorer, mais rares sont ceux qui ont assez de courage pour expérimenter autre chose que ce qu’ils sont déjà. Du moins, de ce qu’ils croient être déjà, ce qui serait plus exact. Prenez le temps d’observer sans jugement ni passion, ceux qui font du théâtre, qui jouent des rôles, se servent de marionnettes, doublent des voix étrangères en français, etc. Tous ces artifices servent uniquement à une personne à « s’essayer » dans d’autres rôles sans avoir à quitter le leur qu’ils estiment propre. Et qui les sécurise. Car après tout, qu’est-ce qui empêcherait une personne qui n’est pas pleinement heureuse, de changer radicalement de vie ?

Une peur énorme est à la base de cet état d’esprit et ce n’est pas vraiment et comme on le croit, la peur du changement mais la peur de ne plus savoir qui ils sont, ce qui reviendrait, pour eux, à disparaître et à mourir. C’est pour cette raison que les gens, même spirituels, sont plus des théoriciens que des praticiens. Quand ils essayent de changer, ils le tentent « en esprit seulement », rarement « en vérité ». Ils se contentent de collectionner des images mentales d’un avenir meilleur, d’une meilleure version de soi, sans jamais se donner la peine d’en vivre le contenu formel. Quand l’être humain réalise enfin qu’il n’est ni ceci, ni cela (« neti, neti »), alors il devient vraiment libre d’être qui il veut et ce, aussi longtemps qu’il le veut.

C’est cela la véritable liberté de l’être, c’est cela qui fait passer un être du Règne humain au Règne surhumain, voire au Règne Divin. Mais avant cela, il doit faire cesser une peur immense que nous tenterons d’aborder lors d’un prochain article.

 

Serge Baccino

Nous allons prendre chair

Nous allons prendre chair

Que se passe-t-il actuellement sur la planète ? Pourquoi les animaux du parc de Yellowstone, aux USA, quittent-ils, selon leur espèce et en groupes, cette région ? Même les animaux qui, d’ordinaire ne vivent pas en meutes, voire sont plus ou moins solitaires, comme les ours, par exemple, pourquoi se sont-ils regroupés, et encore une fois, selon leur espèce, pour quitter cet immense parc national ? Voyons tout d’abord la partie « selon leur espèce ». Par quel miracle les félins, les ours et les différents ordres de cervidés, par exemple, acceptent-ils de se regrouper selon leur espèce, pour quitter le parc ? Pourquoi ne le font-ils pas d’une manière aussi spontanée qu’irrationnelle, c’est-à-dire dans le désordre le plus absolu et au risque de se mêler aux autres animaux, dont certains prédateurs ?

Cette volonté de rassemblement nous parle ! Cette volonté de rassemblement doit absolument nous parler ! Car nous sommes rendus, désormais, à ce moment de l’histoire de l’humanité où même ceux qui refusent catégoriquement de le faire, devront finalement faire un choix. Quel choix ? Celui de se rassembler selon leur espèce. Selon leur espèce ? L’être humain n’est-il pas une espèce unique ? Certainement pas ! En apparence, nous semblons tous faits de la même étoffe et pourtant, cette étoffe n’est pas conduite ou utilisée par le même tisserand. Posons-nous cette intéressante question : « En compagnie de qui nous sentons-nous vraiment à l’aise et en sécurité ? » Certains répondront « La famille, évidemment ! » Oui, peut-être, du moins, la famille de sang, celle issue de la génétique. Mais on sait que certains enfants, très tôt et par la suite une fois rendus à l’âge adulte, se sentent à l’aise dans leur propre famille et avec ses membres, comme une poule se sentirait à l’aise au milieu d’un groupe de renards femelles désireux de nourrir leurs chers petits !

D’autres choisiront les amis. Voilà, nous sommes très bien en compagnie de nos amis ! En êtes-vous certains ? N’avez-vous jamais été trahis par un ou plusieurs amis ? Et si vous en avez encore quelques-uns, n’est-ce pas à force de fermer les yeux sur leurs limitations, cela au point d’en perdre la vue, que vous pouvez encore vous vanter de compter quelques amis réputés « fidèles » ? D’autres encore choisiront la religion. Là au moins, penseront-ils, on ne risque pas d’être déçu : tout le monde croit en un même dieu et s’efforce de respecter ses commandements. Ou plus exactement, ont tout intérêt de respecter les commandements issus de ses ministres, seuls capables d’accéder à la volonté de dieu afin de pouvoir la retransmettre aux fidèles. Nous sommes donc en présence d’hommes et de femmes qui suivent sans se poser de questions, d’autres hommes et, prière de le noter au passage, très rarement d’autres femmes, qui ont été choisis pour être différents, voire supérieurs, puisque seuls capables de comprendre la divinité.

On ne citera les différentes sectes réelles que pour mémoire, puisque là, mieux qu’en religion, il existe une volonté d’endormissement plus que d’éveil véritable. Dans ce cas particulier, nous trouvons des êtres humains paumés qui ont bien senti que quelque chose devait être fait ou même, devait être vécu, mais qui pour le découvrir se trompent de direction et cherche au-dehors ce qui ne s’y trouvera jamais. Viennent ensuite les spiritualistes, qui n’ont comme différence que leur manière de ramener à leur propre sauce, une même connaissance généreusement offerte sur un plateau par le Deep State, dans les années soixante à 70. Cette espèce foisonne et se tortille en tous sens, tels des poissons piégés dans une nacelle trop remplie et qui s’efforcent de s’en sortir. Le fait que tous croient en les mêmes choses est quelque peu compensé dans la manière plus ou moins originale d’en parler aux autres.

Mais que trouvons-nous, finalement et qui soit vraiment original ou nouveau ? L’emploi des pierres et de leurs pouvoirs sur notre âme ? L’emploi de la pensée positive et supposée « créatrice » ? Les Chakra ? La Kundalini ? Le contact avec les disparus ou encore et bien mieux, avec les guides, les anges et les maîtres ascensionnés qui, malgré leur distance ascensionnelle, ont encore l’envie et le courage de s’occuper des petites misères de la personnalité humaine ? Posez-vous cette importante question existentielle : Qu’est-ce qu’il y a de nouveau, d’original et surtout, de vraiment utile dans le fait d’attendre que des flottes entières d’extraterrestres viennent botter le cul des vilains pas beaux qui font des misères à ce pauvre être humain non seulement incapable de s’assumer seul mais de plus, désireux d’être assumé de pieds en cap par d’autres ?

Notre époque est sans aucun doute formidable, unique dans les annales ! Nul moment, dans l’histoire du Monde, n’a sans doute été plus proche de ce que certains nomment excités : « Le Grand Dénouement. » Mais il est également envisageable que nulle autre époque n’ait été plongée dans un tel état de… Bordel organisé ! En effet, avouons que c’est le bordel ! Une chienne de chasse ne retrouverait pas ses petits au flair, tant tout se mélange et tout est confondu ! Si nous écoutons les informations, tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes, dormez braves gens ! Si nous écoutons les lanceurs d’alertes, nous déciderons nous-mêmes de nous pendre avant la fin de la journée ! Il paraît que « C’est terrible, que nous allons tous mourir la bouche ouverte, crispés dans d’atroces souffrances morales et physiques ! » (Tant qu’à faire.) Les uns bénissent le libérateur du Monde en la personne de Donald Trump, tandis que d’autres le dénoncent comme étant le diable incarné !

En somme, les gens ont tellement de choix différents en plus de nombreux et chacun d’eux étant au moins anxiogène, plus personne ne sait à quel saint se vouer. Nous assistons à une forme nouvelle et donc, inattendue, « d’individualisme par nécessité. » En effet, comment trouver un « camp » ou un groupe de personnes qui nous ressemble et qui nous permet de nous sentir sécures, si chacun ne prêche que pour lui-même, persuadé que tous les autres en font autant ? D’ailleurs, vous remarquerez que dans le dernier groupe ou la dernière « espèce » évoquée, à savoir les spiritualistes, il semblerait, après une étude attentive et rapidement exhaustive, au vu du niveau proposé, qu’il y ait, actuellement et sur Terre, soit des « starsseds » et autres envoyés spéciaux des étoiles issus de lointaines galaxies bien en avance sur la nôtre (tant qu’à faire, là encore ), soit le pôle opposé, à savoir de pauvres humains aussi ignares que paumés, mais très désireux d’apprendre, faute de « qui ils sont », qui ils pourraient éventuellement devenir. A la condition expresse qu’on les prenne totalement en charge s’entend !

Bien sûr, les premiers font souvent mine de s’en plaindre et traitent ceux qui les font manger, plus qu’à leur faim souvent, d’incapables de se débrouiller seuls, d’assistés, faisant mine d’ignorer que si tous ces suiveurs devenaient libres et indépendants, ils n’auraient plus personne à instruire ou même à guider et retourneraient pointer au chômage ou, pire encore pour des immenses initiés, seraient obligés de se remettre à travailler pour un employeur ordinaire. Ce sont donc ceux-là mêmes qui sont traités de moutons et même de shootés à la dépendance affective ou autre, qui leur permettent non seulement un certain train de vie, il faut bien le reconnaître ici, mais surtout, la possibilité de se distinguer, par rapport aux masses dites laborieuses. Or donc, les gens ne savent plus qui suivre ni même avec qui se grouper, très bien. Mais pourquoi cela ? Réponse : parce qu’on ne leur a jamais appris à assumer totalement non pas « qui ils étaient » mais bien « qui ils sont, à un moment donné. »

L’être humain n’est pas un animal mais il est « construit » à partir d’une infrastructure dans laquelle on retrouve de larges traces d’animalité ou, plus sobrement, « d’anima » (l’un des deux pouvoirs en action et combiné au sein de la Création Continue.) Et justement, tous ces animaux qui désertent certains lieux, nous allons voir plus loin pourquoi, sont restés assez naturels pour se regrouper selon leur nature et donc, selon leur espèce. Il serait étrange sauf en cas de feu de forêt par exemple, de trouver un daim fuyant aux côtés d’un ours ou d’un loup. Le moment de danger passé, leurs instincts naturels referaient surface et l’un d’entre eux au moins se sentirait de trop ! Là, nous assistons bien à un exode animalier, mais pas à n’importe lequel. Les animaux ne luttent pas contre leur nature et encore moins contre leur espèce. Ils ne cherchent pas à « être plus ou mieux », comme adore le faire l’être humain. Un être humain qui semble « mal se vivre lui-même » ou, à tout le moins, refuse d’incarner qui il est déjà et… De toute manière.

On verra rarement un daim se prendre pour un loup ou un lapin attaquer sauvagement un ours. Pourtant, toutes proportions gardées, c’est exactement ce qui se passe, actuellement, chez l’être humain. Pour résumer à outrance, nous pourrions dire que l’humain ne sait plus non seulement « qui il est » et tente par tous les moyens, surtout les moins heureux, de découvrir « qui il pourrait être. » Et c’est justement cette seconde partie de cet état d’esprit (être incapable de s’assumer en l’état, même provisoirement). Tandis qu’elle est en recherche d’une version potable d’elle-même, une personne incarne au moins un état qui consiste à n’en incarner aucun ! Jamais le terme « personne », dans le sens d’absence de quelqu’un, n’a été plus à propos pour désigner l’humain. Il s’agit là d’un simple constat et non d’une critique acerbe. Ainsi, les animaux se groupent, selon leur espèce, et fuient d’un commun accord, comme guidés par une seule âme, vers une direction connue que de cette âme unique ou « Déva. »

Et ils réagissent ainsi parce qu’ils ne luttent pas contre leur nature intrinsèque, contre leurs instincts premiers : ils répondent à un Appel et c’est sans réfléchir et d’un commun accord qu’ils assument ce mouvement vers d’autres lieux. Mais qu’est-ce que ce fameux « Appel », d’où vient-il et par qui a-t-il été lancé ? Cet Appel est très ancien, pourrions-nous dire et il a été émis il y a bien longtemps de cela. Mais il a mis quelques milliers d’années pour nous parvenir. Du moins, pour parvenir aux animaux dont l’ouïe spirituelle est bien meilleure que la nôtre. Il est issu du cœur même de notre planète puis il a franchi les différentes « couches » vibratoires que nous appelons « plans ». À présent, cet Appel qui résonne chaque semaine un peu plus fort, depuis le début de l’été 2025, est arrivé à la lisière de notre terre, à savoir aux abords de la croûte terrestre. Cet Appel, sous la forme d’une énergie colossale, irrépressible et surtout, très bientôt impossible à ignorer, est en train de « pousser », de toutes ses forces, contre cette même croûte terrestre là, juste sous nos pieds.

Cette énergie d’Appel est « un Feu Dévorant », comme cela est parfois mentionné dans la Bible et dans certains écrits Esséniens. Et la version, pour nous, en surface, la plus proche de cette idée de Feu Dévorant, c’est bien évidemment le magma qui couve sous les cendres. Les animaux sont donc guidés pour fuir les endroits à risques, à savoir là où couve la lave sous la cendre des volcans. Et les animaux se laissent guider parce qu’ils ne résistent pas à l’Appel. Ils écoutent la Mère dont le but est de s’élever au travers de ses enfants, de tous ses enfants, si possible, y compris les animaux qui forme, actuellement, le Règne vivant et semi-conscient qui la perçoit le mieux. Que reste-t-il à apprendre pour l’être humain à propos de cet exode animalier ? En particulier qu’eux savent se rassembler par affinités vibratoires. L’homme est devenu incapable de savoir ce qu’il est, même ponctuellement dès lors, comment pourrait-il s’associer étroitement à ses semblables ? Semblables à quoi ? À qui ?

La plupart des gens cherchent à « devenir » ceci ou cela. Quant ils ne cherchent pas carrément ce qu’ils pourraient bien devenir ! Or, cela qui veut devenir quelque chose est déjà en place ! Il faut que quelque chose soit déjà là pour chercher quelque chose. Rien ne saurait désirer quoique ce soit. Si l’homme désire devenir, c’est qu’il est déjà. Et tandis qu’il tente de devenir, il cesse d’être conscient qu’il Est déjà ce quelque chose qu’il serait souhaitable qu’il soit.

 

Serge Baccino