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Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment – Dossier – Fin

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment ?

Troisième partie et fin.

Le rôle d’une personne désireuse d’évolution ou, plus sobrement, qui souhaite réellement cesser de souffrir est de tout d’abord se dés-identifier de son « moi » social pour s’identifier au potentiel intérieur. Le « moi » ne peut acquérir que ce qu’il est capable de produire, tandis que le Soi est sans limites. Les gens ne changent pas parce qu’ils ont peur, à partir de leur « moi » qu’ils s’imaginent être en exclusivité, de s’avouer leur échec. Ils présentent que même s’ils tentent d’évoluer, ils n’y parviendront pas, du moins pas à partir des capacités très limitées du « moi ». Alors, de guerre lasse, ils décident de ne plus chercher à le faire, cela afin de ne pas (ou de ne plus) être confronté à cet affreux sentiment d’impuissance et d’échec. « La translation psychologique » est donc une nécessité, et elle se résume à rehausser sensiblement son Regard et à faire l’effort mental de s’observer penser et agir, sans porter de jugement de valeur, sans même chercher à bloquer les processus mentaux devenus « naturels » (spontanés) avec les années. Juste observer tranquillement.

 

Cela dit, il y a un abîme entre le fait de s’observer à partir d’un niveau de conscience ne participant pas de l’évènementiel, et de décréter, du jour au lendemain, que notre conscience est désormais transférée au niveau de l’observateur et qu’elle n’en bougera plus !
C’est hélas l’erreur commise par tous ceux qui, non correctement ni suffisamment formés aux lois du fonctionnement de l’esprit, s’imaginent pouvoir faire tout et n’importe quoi, et bien sûr, sans aucune guidance ! Ce genre d’attitude mentale (appelé « Mudra » en sanskrit) et hélas de plus en plus répandue, bien qu’il ne soit pas nouveau. Jadis, les Alchimistes nommaient « souffleurs » ceux qui faisaient mine de savoir sans même avoir pris la peine de réellement apprendre auprès de plus avancés qu’eux.

 

Sans rentrer dans trop de détails, nous dirons simplement que le « moi » possède un intellect qui gère l’ensemble de ses processus mentaux et qu’il est divisé en deux « polarités » ou parties égales et complémentaires, en plus de s’opposer afin de s’équilibrer.
La première polarité intellectuelle est appelée « l’ego intellectuel » mais avec l’habitude, tous les psy éso disent simplement « l’ego » (avec un petit « e »). Ce dernier se rapporte à toutes les faiblesses, les peurs, les manquements, les limites ainsi que les déceptions et les souffrances qui en résultent et qui viennent s’accumuler dans la subconscience. Il est à noter que cette forme d’ego est uniquement rencontrée dans l’enseignement propre à la psy éso et ne forme pas la partie pouvant produire vanité ou orgueil véritable. Est-il utile de préciser qu’à cause de cette partie dite « en souffrance », le « moi » a une opinion déplorable de lui-même qui par ailleurs, l’insupporte totalement ?

 

C’est là qu’intervient la seconde polarité, nommée « Moi-Idéalisé », qui arrive à point nommer pour NIER totalement tout ce qu’affirme « l’ego ». Affirmations terriblement réductrices et négatives, qui affaiblissent énormément la structure psycho-énergétique de la partie dite « incarnée » de l’être humain. En gros, le M.I. a pour rôle majeur de « prouver » que tout ce que croit et pense l’ego intellectuel est totalement faux. Le problème est que si l’ego place la barre très bas (s’abaisse et exagère ses défauts), le M.I. lui, place la barre beaucoup trop haut ! Ce qui fait dire aux psy éso (et à tous ceux qui connaissent l’existence de cette partie du « moi » humain) que les prétentions du Moi-Idéalisé ne sont jamais vécues, car impossible à assumer. Cette dichotomie naturelle entre l’ego et le M.I. a pour effet que le « moi » est incapable d’évoluer, même un peu, car une partie de lui « freine » tandis que l’autre tente d’accélérer.

Si on y ajoute les limites réelles du « moi », on réalise vite que si l’évolution est possible, ce n’est certes pas à partir de lui ou grâce à ses seuls moyens. Toutefois, ceux qui désirent passer outre le rythme évolutif naturel et propre à chacun ignorent que quelque chose en eux qu’ils prennent tout d’abord pour un afflux de positivité, va se transformer rapidement en leur plus implacable ennemie ! Je veux parler du « Moi-Idéalisé. » Son rôle, nous ne devons pas l’oublier, est de nous assurer de notre immense beauté, de notre force, de notre charisme et, en un mot, du fait que nous sommes déjà arrivés au But avant même d’être parti ! Le M.I. est doué pour ne retenir, dans une lecture de texte spirituel, par exemple, les mots, phrases et conditions susceptible de lui permettre ensuite de nous « encourager » avec une certaine efficacité. Hélas, en fait d’efficacité, le M.I. nous pousse à nous nourrir d’illusion et devient rapidement ce qui nous fera passer rapidement et aux yeux de tous, pour un hurluberlu ayant abusé de produits illicites.

Les nouveaux spiritualistes, je parle de ceux qui se découvrent « des pouvoirs » du jour au lendemain ou qui ont consulté une voyante leur ayant affirmé qu’ils étaient très évolués et provenaient de la planète « Pandora », située au centre de la galaxie, sont un exemple parfait du piège tendu par le « Moi-Idéalisé » au « moi » réel (ou naturel ou encore actuel). Même si la chose n’est en rien intentionnelle mais relève simplement d’un mode de fonctionnement quasi autonome.

De même que ceux qui s’imaginent qu’en deux week-ends et après avoir lu une dizaine d’ouvrages spécialisés, ils peuvent s’installer comme professionnels de la spiritualité. Pour être franc, il faut au moins entre trois et cinq années d’études consécutives pour pouvoir se permettre de se présenter en « consultant » en spiritualité. Et il n’est pas encore question d’enseigner l’ésotérisme, juste de s’occuper de spiritualité générale, bien plus accessible.
Un prof d’ésotérisme qui se respecte a dû étudier une douzaine d’années, pour se montrer vraiment efficace et à la hauteur de cette tâche. Et la plupart des ésotéristes ont entre vingt-cinq ou trente années de pratique derrière eux.

 

Lorsque l’on voit de nos jours le nombre d’instructeurs de ceci ou de cela qui fleurissent chaque année et qui auparavant, sans doute un ou deux ans avant, étaient dans le commerce ou le marketing, on est en droit de s’inquiéter, non pas pour eux, ils se portent comme des charmes et leur compte en banque également, mais pour les débutants qui arrivent sur le « marché » de la spiritualité (comment l’appeler autrement, désormais) et qui sont bien forcés de faire confiance pour apprendre les bases d’une connaissance qui devra, ensuite, leur servir de garde-fou et leur donnera les moyens de jauger qui est qui. Hélas, le plus grand nombre n’arrivera sans doute jamais à ce niveau, car dès le départ, les dés sont pipés et ceux qui se présentent en « enseignants » ne font que rassembler des connaissances éparses piquées çà et là puis en font une synthèse rapide qu’ils s’attribuent généreusement et leur permettent de « se faire un nom ». Sur le dos des autres, les vrais connaisseurs et enseignants.

 

Tout le monde a le droit de vivre, même sans avoir de morale ou le sens de l’honneur, mais ce qui nous dérange, ce sont les dommages envers les nouveaux étudiants, ceux qui se proposent de tout découvrir, émerveillés et tout naturellement incapables de reconnaître un charlatan d’un authentique initié de haut niveau. C’est uniquement pour eux que cela devient regrettable et il me semble utile de le rappeler et même souvent. Ce que je fais depuis des années. Après, libre à chacun de l’interpréter de la manière la moins dérangeante pour son confort mental personnel.

Or donc, le piège dans lequel je recommande à tout étudiant de ne jamais tomber, c’est celui qui consiste à s’identifier au Soi sans avoir pris le temps de libérer le « moi » de ses contraintes. Bien sûr, le Soi a la brillance de l’or pur et le « moi » est d’un terne affligeant, parfois. Mais se ranger derrière les prétentions du Moi-Idéalisé est la pire des erreurs qu’un spiritualiste puisse commettre. Il s’agit d’une fuite en avant, dans l’espoir immature de se cacher nos véritables faiblesses et limitations qui, de toute manière, continuent d’exister de plus belle et même, prennent de l’ampleur puisque désormais livrées à elles-mêmes.

Il s’agit d’une illusion égotique très dangereuse, non pas seulement pour la vie sociale mais également à un autre niveau. Le résultat est à chaque fois le même : la personne s’imagine pouvoir assumer les prétentions de son « Moi-Idéalisé » et ne peut, au mieux, que s’offrir une vie « en esprit » et non pas en vérité (ou socialement.) Sans compter que cela est très dommageable pour l’évolution et même dans L’Après-vie (pour ceux qui y croient) et oblige les personnes immergées dans le Mensonge à soi, de faire des efforts de plus en plus inhumain, dans l’espoir de ne jamais se recouper, se trahir et dévoiler à la face de tous, leur imposture quasi totale.

Pourtant, il est plus facile et relaxant d’être enseignant en ésotérisme que « vedette en spiritualité » pourquoi ? Parce que la spiritualité repose sur des concepts typiquement émotionnels qui obligent ensuite ses prétendants à jouer un rôle de composition et à se faire passer pour des êtres qu’ils sont bien incapables d’incarner. Qui pourrait être toujours aimant, en paix, joyeux, conciliant, soucier de tout pardonner et plein de compassion universelle ? Gageons que le Christ lui-même hésiterait un moment avant de s’y atteler !
Tandis qu’en ésotérisme, il n’est pas réclamé que l’enseignant soit un être extraordinaire, qui brille au soleil et par tous les pores. Un enseignant de l’ésotérisme, même s’il est avancé, n’en fait pas grand cas et ne brille en fait que par sa simplicité. Rien ne le distingue des autres et sa nature humaine, défauts et limitations inclus, est assumé sans efforts ni regrets, en toute simplicité. Une spiritualité mal comprise sera ensuite et forcément, une spiritualité mal vécue. La plupart des personnes qui essayent de s’adonner à la spiritualité, s’imaginent rapidement ne pas avoir « le niveau » !

 

Or, ce « niveau » est celui de l’être humain ordinaire, tout simplement. Personne n’a à prouver quoi que ce soit à personne, chacun se doit de travailler sur soi et pour soi, seule manière de faire profiter à tous, d’un caractère bienveillant mais aussi naturel et sain que possible. Une fois encore et avant d’en terminer avec ce dossier, méfiez-vous, vous qui commencez tout juste à placer un pas sur le Chemin de la Réalisation de Soi (ou toute autre expression qui vous chante), du Moi-Idéalisé !

Vous n’avez pas envie de savoir combien d’échecs cuisants lui sont imputables, chaque année. Ce n’est pas juste pour faire peur aux enfants que l’ésotérisme affirme que sur mille personnes qui s’engagent un jour sur le Sentier de la spiritualité, un seul arrive à tenir le cap et à remplir sa vie de tous les trésors qui sommeillaient en lui et n’attendaient qu’un peu de reconnaissance pour s’épanouir.

Et il n’est pas question ici de « valeur » ou de dispositions particulière, mais juste d’honnêteté, de franchise, d’implication personnelle et d’un désir irrépressible de cesser définitivement de se mentir à soi-même. Autant dire que les candidats à ces simples qualités d’âme, ne se bousculent pas au portillon !

Lorsque nous étions encore des enfants, nous commettions sans doute tous la même erreur de jugement, erreur tout à fait excusable au vu de notre âge, bien évidemment. Cette erreur pourrait se nommer « Confondre Résistance et capacité à s’individualiser. » Il est bien connu qu’à un certain âge, les enfants commencent à manifester des vélites d’indépendance et donc, commencent à se construire une personnalité bien à eux.

Du coup, l’autorité parentale est rejetée au profit des caprices personnels. Du moins au départ. C’est ensuite, bien plus tard soit à l’adolescence, que les jeunes âmes en construction commettent l’erreur évoquée et expliquée ci-après. Le fait qu’il leur faille encore et toujours obéir à leurs parents et aussi à leurs aînés, leur pose un réel problème de conscience. Ils se disent que s’ils continuent à manifester de l’obéissance, les parents ne cesseront jamais d’avoir le dessus sur leur caractère et sur les décisions qui en découlent.

Quel parent n’a pas entendu au moins cent fois cette phrase type : « Mais maman, papa, je ne suis plus un enfant ! » Généralement suit l’indication précise de l’âge atteint, censé cautionner le fait que, désormais, l’adolescent acceptera beaucoup moins de répondre favorablement à l’autorité parentale.

Selon la personnalité naissante des ados, cela peut se passer avec quelques frictions mais peut aller au clash le plus total. Tout dépend de celui qui cèdera en premier à la pression, de l’ado ou du parent concerné par cette crise d’adolescence qui, en réalité, est une crise de l’âme, pour franchement parler. Une âme qui est arrivé à la déduction pour elle « logique » que pour se forger sa propre personnalité et jouir de toute la liberté apparemment réservée aux seuls adultes, elle doit tout d’abord RÉSISTER à l’autorité parentale pour ensuite la rejeter carrément et simplement. C’est cela que la psy éso nomme cette erreur de parcours par ailleurs compréhensible (ou justifiée) « Confondre Résistance et capacité à s’individualiser. »

En effet, pour s’individualiser, pour accéder à ce droit inaliénable de jouir de sa personne comme bon nous semble, il est nécessaire de ne pas devoir obéissance à un autre que soi. Cela, c’est la théorie à laquelle souscrivent la plupart des adolescents soucieux d’émancipation. Mais en pratique, c’est une erreur de confondre les deux ou du moins, d’associer les deux concepts comme s’ils étaient antinomiques ou incompatibles. Pourtant, l’idée de départ est plus que défendable car, en effet, comment se dire libre de sa personne quand on doit encore obéir à quelqu’un ou lui rendre des comptes ?

Et c’est justement dans la dernière partie de cette question que se trouve la solution la plus viable. Une solution qui, assurément, déplaira à n’importe quel ado en mal de reconnaissance, mais qui sera acceptée sans trop d’efforts par d’autres ados encore accessibles par la logique et le bon sens.

Le propre d’un enfant, même de 16 ans, est de ne pas être majeur d’un point de vue légal. Nous vivons dans une société dans laquelle l’avis des autres a pris une importance presque capitale ! En effet, la question qui se pose à tous, désormais, est « que vont penser les autres à mon sujet ? » Et les plus raisonnables penseront qu’un jeune de seize ans n’est pas encore adulte et que de ce fait, il se doit de se confectionner une identité qui lui soit propre mais sans y ajouter, du moins pour deux années encore, l’option « totale liberté de paroles et d’actes. » Les deux concepts, s’individualiser graduellement et répondre encore un peu favorablement à l’autorité parentale, ne sont en rien incompatibles. Par contre, si le jeune homme ou la jeune femme choisi l’option « sus à l’ennemi » en supposant à tort que les parents s’opposent à sa future individualité, tout ce que pourra obtenir la future personne, par ce type de comportement frondeur, c’est un caractère impropre à une véritable et saine vie en communauté.

 

Un psy éso reconnaît immédiatement une personne qui s’est opposée très tôt à l’autorité parentale. Ces personnes semblent en guerre constante contre l’humanité et n’acceptent de conseils ou d’aide de personne, préférant les voler par la manipulation et les faux-semblants. De plus, il a été démontré que ces mêmes anciens ados frondeurs souffraient tous, sans exception, d’un déséquilibre psycho-énergétique entre les deux pôles de leur personnalité (ou moi social.) En clair, soit leur ego lutte contre leur Moi-Idéalisé, soit c’est ce dernier qui essaye « d’enterrer » (éluder, nier, cacher) la fragile expression de l’ego. Généralement, cela donne deux types différents de futurs individus : ceux qui paraissent être d’éternels perdants qui se découragent à la moindre alerte ou menace, et ceux qui ayant réussi, peu ou prou à « enterrer » leur propre sensibilité (fragilité, dépendance à autrui, émotivité, etc.,) sont devenus d’illustres fanfarons qui se retrouvent anéantis lorsque ce qu’ils se proposaient de placer sous leur contrôle, ne fonctionne pas comme prévu.

À l’inverse, les futurs adultes qui trouvent en eux-mêmes la patience et la volonté d’attendre d’être vraiment arrivés à l’âge adulte pour se prétendre indépendants et heureux de l’être, ont souvent la surprise de ne pas avoir à quémander l’assentiment des autres au sujet de leur droit à la liberté de corps et de conscience. Ce sont soit les parents, soit des adultes extérieurs au cercle familial, qui cautionnent ouvertement la chose et félicitent le nouvel adulte d’avoir réussi à franchir ce cap délicat de l’adolescence. Un cap qui semble être devenu de plus en plus délicat et que peu de jeunes gens réussissent à franchir la tête haute et le cœur serein. Il est rare que les rapports « parents/nouveaux adultes » soient riches en rapports paisibles et bienveillants ! Quand ce ne sont pas les parents qui se languissent que leur rejeton quitte enfin le nid familial, car désormais, ils ne supportent plus ses frasques, ce sont leurs rejetons qui considèrent leurs parents comme des moins que rien, voire des tyrans en mal d’esclave à régenter !

Bien sûr, il existe des cas, nombreux par ailleurs, où tout se passe correctement et où les rapports futurs entre parents en jeunes gens nouvellement adultes, sont des plus prometteurs. Mais pourquoi traiter de ce qui va déjà très bien, quand on sait que seul ce qui ne va pas encore peu nous affliger mais être heureusement, transformé en mieux ? S’occuper de tout ce qui SEMBLE briller déjà est le réflexe inconditionnel de tout nouveau spiritualiste qui « se respecte » (façon de parler) et c’est pour cela que la spiritualité est en train de devenir un véritable panier de crabes !

Car faire mine d’être « merveilleux » sur tous les plans, en plus d’être évidemment impossible, pousse n’importe quel être humain à « se lâcher » de temps à autre sur des personnes auprès desquelles il est inutile de jouer la comédie, et qui nous connaissent sous notre vrai jour. Et au bout de quelques années, la vraie nature humaine nous déborde et nous commençons à devoir « masquer » ce que certains commencent à découvrir, avec plus ou moins de déceptions.

Une des principales astuces psychologique des grands pontes de la spiritualité est de se rendre au plus tôt « inaccessible » ou du moins, très difficile à côtoyer. Ils jouissent généralement de la présence, autour d’eux, de « gardiens de la porte » qui prennent leur mission très au sérieux. Mission qui se résume à filtrer les inconvenants, à savoir ceux qui pourrait dire ou faire une chose susceptible de chagriner hautement la vedette spirituelle.

Et une personne qui a passé sa vie à se mentir, est obligée de mentir aux autres jusqu’à la fin. Or, comme la chose est impossible de renfermer éternellement la véritable nature d’un être, le couvercle finit tôt ou tard par céder sous la pression. Il devient dès lors urgent d’exposer le moins possible cette marmite surchauffée au relationnel ordinaire qui, justement, est conçu pour nous mettre sur le nez le moindre de nos défauts et le plus petit de nos mensonges.

Bien sûr, ceux que nous rencontrons, aimables ou infects, ne savent pas qu’ils sont les agents bien inconscients mais terriblement efficaces de notre « karma personnel », à savoir notre mission qui se résume à nous perfectionner sans relâche et une vie durant. Les autres sont là pour nous empêcher de dormir ou pour nous réveiller à nos songes de gloire, plus ou moins brutalement. Et donc, pour ménager la cocotte-minute en train de surchauffer, il est de rigueur d’éviter au Mensonge ambulant que sont devenus certains, d’être exposé au risque d’éclater littéralement en public, perdant ainsi et définitivement, toute chance de se faire passer pour des êtres extraordinaires. Se montrer discret et se replier sur soi-même par peur de devoir vivre aussi « dangereusement » que tous les autres, est très différent !

Pour en terminer avec cette étude (ou dossier) dont le but n’est pas de tout vous mâcher mais de vous offrir matière à réflexion, voire à méditation, je porterai à votre bienveillante attention un des modes de fonctionnement étonnant du subconscient. Celui-ci raisonne uniquement de deux manières : par déduction et par associations d’idées. De plus, il conserve toutes ses « archives » (les Mémoires) en les inscrivant AU PRÉSENT ! Ceci est d’importance, car sans cela, comment admettre puis accepter l’idée que la plupart de nos conditionnements mentaux proviennent en droite ligne de la prime enfance ? Il paraît évident qu’un enfant raisonne comme un enfant et un adulte comme tel ! Mais il n’en est rien, bien au contraire !

Tout ce que l’enfant a cru comprendre et tout ce qui l’a marqué le plus profondément, se trouve toujours inscrit au présent dans les Mémoires d’un adulte plus tard. Ce qui explique pourquoi certains hommes se conduisent encore comme des enfants ! Même nos habitudes proviennent non pas « du passé » mais de « lois » animiques (relatives à l’âme, donc) inscrites encore maintenant dans la subconscience. Raison pour laquelle il est si difficile de se défaire d’une habitude, surtout si par ailleurs elle est productrice de plaisir !

J’espère que ce nouveau dossier vous permettra de comprendre pourquoi l’homme a tant de mal à évoluer, et vous aidera à initier un changement profitable en votre âme ! C’est tout « le mal » que je nous souhaite à tous !

 

Serge Baccino

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment – partie 2 -Dossier

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment ?

Seconde partie

 

Pour simplifier, nous dirons seulement que l’être humain, tel que nous le connaissons généralement, est fait de trois niveaux de conscience : l’objective, relative au fonctionnement des cinq sens, la subjective, relative à l’imagination, à la créativité mentale, etc., et la subconsciente, relative aux Mémoires.
 Nous connaissons bien la première ainsi que la seconde, puisqu’elles appartiennent toutes deux au « moi » social dont nous traitons depuis. Le « moi » peut en effet être conscient par le biais des sens objectifs, mais aussi, il peut être conscient par imagerie mentale. 
Images provenant de souvenirs, de l’imagination et de la faculté de « construire en esprit », (de planifier une chose, projeter une construction, etc.)
 Mais les archives contenant la somme globale du vécu d’un être humain, de sa naissance jusqu’à son départ de ce Monde, sont conservées dans la mémoire subconsciente.

Dans ce subconscient est gravé, entre autre monstruosités, que l’homme est limité et s’en voit administrer la preuve formelle à chaque instant de sa vie. Comme c’est le subconscient qui a mémorisé cela, depuis la prime enfance et que c’est de ce fait devenu une loi de l’être, le conscient ou « moi » ne peut donc compter sur aucune assistance (ou force) intérieure, ni même sur aucune inspiration. Las de lutter contre ce qui lui apparaît comme inévitable, il commence à installer en sa conscience, de multiples moyens de tenter de contourner cette cruelle « loi divine ».

 

Évidemment, tout ce qui sera classé comme « apte à produire quelque effet », sera immédiatement enregistré comme « loi secondaire » dans le Dossier diabolique qui contient la Loi principale (« Tu n’as aucun pouvoir, aucune responsabilité. ») Certaines formes de psychologie en rapport avec le commerce et d’autres domaines d’application du savoir faire humain, ont appris, depuis longtemps à classifier ces « lois secondaires » par ordre d’importance, à savoir, par ordre d’efficacité. Évidemment, peu sont au fait de la réalité, du véritable problème caché sous de fausses solutions disons « rentables » à court terme. Pour le vendeur s’entend !

Pour vendre, il suffit de se montrer convaincant, le saviez-vous ? Et peu importent les besoins réels du consommateur ou même son pouvoir d’achat : les crédits ne sont pas faits pour les chiens, que diable ! Pour un commercial, il est devenu « évident » que son bonheur et son niveau de vie, dépendent de sa capacité à délester les autres de leur argent, en les convaincant qu’ils ont besoin de choses dont, précédemment, ils ignoraient jusqu’à l’existence même.

 

On appelle cela « le marketing » et toute technique de vente qui se respecte (ce qui est une façon de parler) est au fait que le tout est de convaincre le client qu’il a besoin de ce qui lui est proposé, à renforts de certifications, de label et bien sûr, d’assurances. L’homme, à force de croire que les autres détiennent le pouvoir de le rendre riche, célèbre et heureux, s’est transformé lentement non pas en consommateur seulement, mais bien en « sur-consommateur ». Et une fois la pente douce amorcée, si rien ne vient faire office d’obstacle, au bout d’un certain temps il n’est plus raisonnable de chercher à freiner, car on ne sait déjà plus vivre autre chose ou autrement.

Et tout cela pourquoi ? Parce que le « moi », à cause d’un vulgaire « enregistrement » inconscient, issu « du passé », certes, mais pourtant bien PRÉSENT en nous et à chaque instant, est devenu incapable de croire au changement, de pouvoir être autre chose que ce qu’il est lentement devenu. C’est une des raisons qui font qu’un être en arrive à se mépriser lui-même, tant est profonde sa déception de ne jamais réussir à être ou même à obtenir ce qu’il désire et ce, complètement.

 

À présent que les choses sont claires pour tous, posons-nous la question la plus redoutable de toutes : « Ce sentiment d’impuissance à gérer notre vie comme nous l’entendons est-il fondé ? »
 Ou présenté différemment : « Sommes-nous vraiment impuissants ou est-ce du fait de LE CROIRE que nous avons fini par le devenir ? » Une sacrée question, n’est-ce pas ?
 Voici une réponse étonnante : « Oui et… Non ! »

Oui, c’est vrai, le « moi » n’a aucun pouvoir décisionnel, du moins si on se réfère aux seuls « pouvoirs » de ce niveau de l’être global qui, en effet, ne peut pas faire grand-chose pour changer son propre état d’esprit et tout ce qui en résulte. Pour agir sur une chose, il faut en être distinct, en toute logique !

 

Mais voici la suite de la réponse un rien sibylline : « Non, bien que le « moi » soit effectivement limité, le problème et la solution ne sont pas à son « étage », si l’on peut dire, mais se trouve à deux autres niveaux de l’être global différents.
 » L’être humain est d’une complexité extraordinaire, raison pour laquelle il est taxé de « multidimensionnel » depuis des lustres et par de multiples traditions spirituelles. Et comme il a « plusieurs étages », dirons-nous pour simplifier, le problème de l’un de ces étages ne peut être réglé qu’en agissant DEPUIS l’étage immédiatement supérieur. Et ainsi de suite. Vous habitez au premier étage d’un immeuble, vous remarquez une fuite d’eau à votre plafond, quelle est votre première réaction ? C’est d’aller frapper à la porte du voisin du dessus.

De même, tout problème n’est en réalité qu’un effet qui possède sa cause, mais cette dernière, bien que se produisant en simultané, ne se situe pas sur le même plan de conscience. Par exemple, un problème conscient et concernant donc le « moi », trouve sa cause dans le niveau inconscient. Sa solution se situe donc et nécessairement sur le niveau situé au-dessus de cette cause.

 

Et il en est ainsi pour chacun de nos problèmes, qu’ils soient mineurs ou bien majeurs. Imaginons, pour simplifier nos propos, que vous soyez persuadé d’être incapable de vous améliorer. Dans un premier temps, il vous faudra vous montrer subtil dans votre raisonnement et ne pas craindre d’évoquer quelque éventuel paradoxe, car ne semble paradoxal que ce qui échappe à notre entendement du moment. Tous les paradoxes peuvent être conciliés.

Pour commencer, vous devrez reconnaître les faits : « Il est clair que je me sens incapable de m’améliorer vraiment et surtout, durablement » (par exemple.)
 Ensuite, vous devrez raisonner ainsi : « Si je ressens ça, c’est parce qu’une idée morbide quelconque m’oblige à le faire. Si j’ignore la raison de ce que je ressens, c’est simplement parce que si ce que je ressens est nécessairement conscient, l’idée qui en est à l’origine est forcément dans une partie de mon inconscient. Il est donc tout à fait logique que j’ignore tout de la cause mentale à l’origine de ce sentiment. »

 

Les psy éso d’un lointain passé vous diraient, à leur manière : « Si l’effet se situe dans le plan astral (le ressenti), sa cause ne peut être que mentale et se situer dans le plan du même nom (mental, donc.) » Formulation autre mais qui dit la même chose, en un langage différent et qui, surtout, est tout aussi respectueuse des lois et des principes qui régissent le fonctionnement de l’esprit. Le « moi » est donc soumis à la tutelle d’une programmation mentale qui le régit presque entièrement. Cela, nous l’avions bien compris.

Mais si cette programmation était absente ou si elle sautait, le « moi » serait-il alors puissant et libre ?
 C’est avec cette réponse qu’il faut se montrer prudent et ne pas se méprendre, car la réponse est NON ! Le « moi » n’est pas naturellement aussi limité qu’il l’est devenu, certes, mais il n’est pas en son pouvoir de se rendre moins limité, plus puissant ou même plus libre. Pour que cet effet ait lieu (plus fort, plus libre), il faut aller trouver la cause (réussir à l’être) « plus haut » dans les étages de la conscience globale.

Ainsi, une fois que l’on a compris que l’on est programmé, que ce programme dont nous ne faisons que subir le joug trouve sa source/cause dans la subconscience, et que lorsque nous serons libérés de ce fardeau, ce sera un autre niveau encore qui pourra nous rendre libre et fort. Ce niveau se situe au-dessus du subconscient et se nomme, en psy éso, « le Soi. »

Qu’est-ce que « le Soi » ? C’est ce que nous sommes hors tout historique familial et social, et toute programmation mentale, de quelque nature qu’elle soit. Autant dire ce que nous aurions été si nous avions grandi tout seul sur une île déserte et éloignée de toute forme de civilisation. Ceci pour donner une vague idée du Soi qui, plus sobrement, consiste en « qui nous sommes vraiment », quand nous ne fléchissons pas sous le poids des conditionnements mentaux en tous genres.

 

Mais comment allons-nous être débarrassés de notre monstrueuse programmation mentale, de cette croyance immonde ?
La technique est si simple que nous hésitons toujours à la proposer au public, tant il semble évident que chacun de nous pourrait aussi bien la découvrir seul ! Elle consiste à devenir l’observateur de tout ce que vous considérez comme étant un défaut, une incapacité, un manque de force, etc.

Et nous pouvons, tous, sans exception, devenir le spectateur muet de tout ce qui se produit en nous (pensées/émotions) et à l’extérieur (évènements, relationnel.) Que se produit-il quand nous prenons l’habitude de « nous observer vivre » ?
 Réponse : nous faisons alors une découverte extraordinaire ! Nous en arrivons à la conclusion que puisque nous ne pouvons pas éviter de manifester un défaut quelconque et qu’en même temps, nous en faisons l’observation, c’est qu’il existe donc deux choses et pas une seule : il y a le « moi», certes, qui est totalement assujetti aux programmations mentales, puis il y a cette conscience « autre » qui en fait le constat et qui, éventuellement, peu s’en affliger quelque peu. Il y a bien deux choses, donc et c’est la seconde (la conscience de Soi) qui va devenir la solution !

Avec le temps, et si vous conservez ce réflexe Béni de vous observer vivre, de vous prêter bien plus d’attention qu’aux autres, n’est-ce pas, vous réaliserez que « la seconde conscience » s’afflige de moins en moins de ce qu’elle constate en observant vivre le « moi » avec plus de recul, voire d’insouciance. Cela parce qu’avec le temps, elle va s’informer à l’étage juste au-dessus de CAUSES à l’origine de tels comportements, puis va faire son ménage de printemps à l’étage situé juste en dessous (le subconscient.)
 Résultat, le temps aidant, même le « moi » commence à se détendre, car la vindicte de ses schémas les plus tyranniques commence à baisser graduellement mais sûrement.

Le second résultat est que l’acte d’observation lui-même devient non seulement plus aisé, mais dure plus longtemps, dans une journée, apportant au « moi » un sentiment de bien-être et de sécurité. Dorénavant, le « moi » a compris cette vérité qu’il était en effet affreusement limité, mais que là n’était pas son principal souci. Le vrai problème étant que même débarrassé de ces schémas mentaux les plus compulsifs et les plus débilitants, le « moi » n’est ni capable de se nettoyer, ni même capable de changer ou d’évoluer seulement.

Seul le Soi peut produire ces deux effets, cela en jouissant d’un « moi » qui ne se replie plus sur sa souffrance dans l’espoir immature de la justifier, de lui donner une importance, voire un rôle prépondérant dans sa vie. Sachez qu’il existe de telles personnes pour lesquelles souffrir consiste à se sentir exister. Inutile de préciser qu’elles sont difficiles à aider et qu’elles sont les toutes dernières à pouvoir évoluer. Mais le désirent-elles vraiment ?

 

Fin de la seconde partie

 

Serge Baccino

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment – Dossier

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment

Première partie

La psychologie ésotérique (ou « psy éso » pour faire court) ne s’embarrasse pas de termes ou de mots bien arrêtés. Elle se contente d’user de termes et d’exemples qui soient accessibles à la mentalité européenne. Ce qui compte, à ses yeux, c’est de SE FAIRE COMPRENDRE, et non d’affirmer qu’un concept ésotérique doit absolument être nommé d’une manière précise.
Cela dit, il est évident pour qui a déjà les yeux ouverts, que certains termes ont été hélas par trop galvaudés et qu’il devient difficile, pour le chercheur honnête de vérité spirituelle, de s’y retrouver dans cette forêt de dénominations différentes censées nommer des choses identiques. Cela nous fait un peu penser au symbolisme de la Tour de Babel ! Peu de gens, même parmi les spiritualistes reconnus et plébiscités, sont capables, de nos jours, de faire la différence entre certains concepts pourtant très clairs et simples par ailleurs. Cela est dû au fait que chaque nouveau spiritualiste « montant » et qui désire s’extraire du lot et donc, tirer son épingle du jeu, comme on dit, se croit dans l’obligation d’inventer de nouvelles dénominations pour désigner des choses qui en possèdent déjà et ce, depuis fort longtemps.

 

L‘ésotérisme, qui est la science de la partie la plus intériorisée de l’âme humaine, a bien essayé, au cours des siècles, de proposer un code précis et définitif de dénomination. Pour se faire et en toute logique, elle se servait et se sert encore, de l’étymologie. Et elle essaye toujours de proposer une version unifiée, ne serait-ce que par le truchement de la psy éso. Ainsi et par exemple, il existe une différence entre l’âme et l’identité spirituelle, c’est-à-dire la partie immortelle de l’être. L’âme, c’est « ce qui nous anime », du Latin « animus » qui signifie « esprit », et « anima », qui signifie à la fois « souffle » et « force vivante et sensible. » L’âme se résume donc à nos pensées et à nos émotions et consiste en ce que nous appelons nos processus mentaux ou notre état d’esprit, si vous préférez, le premier formant le second.

Mais il n’y a rien de restrictif à ces dénominations; il s’agit juste d’une tentative pour simplifier les rapports humains entre chercheurs de Lumière. L’ésotérisme ou Science de l’âme, existe depuis des millénaires et il semblerait naturel que tout nouvel arrivant sur la scène du monde de la spiritualité, s’y réfère de bonne grâce. N’exigeons-nous pas, dans l’étude purement académique, de « citer nos sources » ? Il est dommage que cela ne soit pas exigé en spiritualité. Bien que la raison de cette difficulté à se référer à ce qu’ont fait les autres auparavant, soit quelque chose de pénible pour le « moi » de la plupart des spiritualistes ! Du moins est-ce là une version polie m’évitant de me montrer encore plus précis.

 

La psy éso parle de souvent du « moi » mais aussi bien, du « moi social » ou encore « moi humain » (plus rare), ces trois dénominations possédant un sens identique, visant un même niveau spécifique de notre être global. Employer ce terme (le « moi ») pour désigner cette partie de notre être en connexion directe avec l’évènementiel ou « monde extérieur », nous semble parfait si l’on sait que notre personnalité est très fortement teintée (pour ne pas dire mieux) par son environnement immédiat et, bien sûr, par les expériences nombreuses rencontrées depuis ce que l’on nomme d’une manière générique « le relationnel. » Et c’est justement au sein même de ce relationnel, de nos échanges constants entre « les autres » et nous-même, qu’apparaissent toutes sortes de conflits plus ou moins violents et plus ou moins durables.

À ce point qu’il est devenu évident, aux yeux de toute personne un minimum censée, qu’il devient urgent d’y trouver une solution pratique. Philosopher n’est plus ni de notre ressort, ni d’ailleurs de notre intérêt. Même si certains persistent encore à « évoluer seulement en esprit », comme on le dit en psy éso.

 

Cela fait des centaines d’années que l’homme cherche à influencer son voisin dans l’espoir immature de le ranger à sa propre façon de penser. Bien sûr, en retour, ce même homme refuse catégoriquement de faire les frais d’une telle tentative de planification mentale. Ce qui a pour effet que depuis toujours ou presque, chacun attend que l’autre ou pire, les autres, se rangent à son propre état d’esprit. Et comme chacun entretient cette même idée de changer les autres, que ce soit ouvertement (les tyrans) ou en secret (les hypocrites et manipulateurs), les choses ne peuvent donc pas avancer. Si vous en doutez, essayez donc de changer les personnes dont l’état d’esprit vous chagrine puis revenez me voir pour en discuter !

Certains sont même convaincus qu’il faut tenter à tout prix de réformer le caractère présumé « défectueux » des autres, que ce sont eux qui ont un problème et que c’est donc à eux qu’il revient de « produire des efforts » en conséquence, se chargeant ainsi de faire le premier pas. La « preuve » invoquée par celui qui réclame un changement chez autrui, c’est « qu’il a perçu sa misère mentale ! »

 

Arrivé à ce degré de mauvaise foi galopante, il ne nous reste plus qu’une solution, que le commun des mortels pressent, certes, mais hésite à seulement évoquer. Voici cette solution qui est le juste opposé à celle que nous tentons tous en vain de produire, depuis des décennies : « Et pourquoi ne pas tout bêtement essayer de se changer soi-même, en laissant aux autres la liberté d’en faire autant mais s’ils en ont envie ? » Certains s’insurgent et dressent immédiatement des barricades : « Oui mais alors et dans ce cas, nous risquons d’être le seul à changer et voir l’autre demeurer ce qu’il était déjà ! »

Voici la réponse de la psy éso : « Et quand bien même ? Qui se plaint de sentir, forcément en lui-même, que quelque chose ne va pas ? Qui de ce fait devrait s’occuper de ce sentiment intime et cesser de projeter ce dernier sur les autres avec l’intention de se débarrasser de toute forme de responsabilité face à ce qui est pourtant bien ressenti en lui ? »

 

Vous remarquerez que ceux qui exigent de nous que nous changions, semblent fortement agacés par ce qu’ils ressentent en nous observant vivre. Il ne leur viendrait jamais à l’idée qu’il suffirait qu’ils travaillent sur ce ressenti et en cherche l’origine en eux-mêmes, ce qui leur permettrait de demeurer eux et de nous laisser rester nous-mêmes. Pourquoi refusent-ils d’inverser la vapeur et tenter de se réformer eux ? La réponse est évidente : parce qu’ils croient qu’ils n’y arriveraient pas, même s’ils y mettaient tout leur cœur ! Partant, ils se retrouvent bien placés pour savoir la chose irréalisable et préfèrent nous refiler le bébé en exigeant de nous que nous réussissions là où eux sont certains d’échouer ! Bonjour la logique et bonjour le sens des responsabilités !

L’ésotérisme et donc, l’enseignement de la psy éso, son digne successeur dans nos temps modernes, expliquent que la seule manière de changer le monde, c’est de cesser dans un premier temps de réclamer aux autres des efforts que nous sommes bien incapables de produire nous-mêmes, puis de rechercher tranquillement les causes profondes de notre croyance en notre impuissance à nous transformer. Le Monde est fait de plusieurs milliards de personnes. Si chacune d’entre elles décide de se prendre en main, de ne plus craindre de devoir s’assumer et ne redoute plus d’éventuels échecs, elle aura franchi un grand pas. Il lui restera alors à rechercher honnêtement la racine du mal qui ronge chacune de ces personnalités humaines. Et que trouvons-nous à la racine du problème responsable de tant de souffrances inutiles ? Nous trouvons… Une croyance !

 

Mais ne nous abusons pas en nous fiant à la seule dialectique : cette croyance-là, qui chapeaute les autres et les rendent totalement inaccessibles, n’est pas une croyance ordinaire. Il ne faudrait pas croire qu’il suffit d’en prendre connaissance, de pouffer de rire face à son degré de naïveté, puis de la changer immédiatement et sans le moindre effort !
Cette croyance-là est différente des autres du fait qu’elle est basée en totalité sur le constat de milliards de personnes dans le Monde et depuis des millénaires ! Inutile de préciser le pouvoir vital acquit par l’égrégore mental qui la sous-tend ! Des générations de chercheurs de vérité s’y sont cassé les dents dessus. Et il y avait de quoi !

Très bien, mais quelle est la teneur de cette croyance diabolique ? On pourrait la résumer ainsi : le « moi » est persuadé, cela en se fiant à sa propre expérience depuis l’enfance, qu’il n’a AUCUN POUVOIR sur la vie et sur son destin, qu’il subit seulement et doit se contenter de ces moments bénis durant lesquels ce qu’il désire correspond enfin à ce qu’il rencontre comme expérimentation. Imaginez ce qui se produit quand arrivé à l’âge adulte, il constate que cette règle est valable pour tous ! Il en arrive rapidement à la déduction que ceux qui font mine de maîtriser ceci ou cela ont seulement réussi à s’abuser eux-mêmes et à abuser les plus naïfs. Ou presque. Car tôt ou tard un « moi » vaniteux se ramasse en beauté et perd alors toutes formes de crédibilité auprès des autres.

Essayez, à présent, de changer, d’évoluer seulement, avec en arrière-plan de votre subconscience, cette certitude absolue de n’être rien, de n’avoir aucun pouvoir décisionnel ! Cela au point de devoir régulièrement vous prostituer auprès de ceux qui ont réussi à vous faire croire qu’ils ne portaient pas en eux une même malédiction ! Il est clair que le « moi » humain part perdant dans ce genre d’entreprise (se réformer soi) puisqu’il ne trouvera pas, en lui, la force nécessaire de produire une chose que même sa conscience subconsciente refuse de croire possible !

Pour bien comprendre le sujet et avant de définir quelque solution viable, il est PRIMORDIAL que les lecteurs de cet article comprennent le côté « poignant » voire révoltant d’une telle croyance si bien cachée au cœur même de l’être. Ils doivent aussi ne pas tomber dans le piège fatal du « OK, j’ai lu, c’était intéressant, où vais-je aller maintenant ? » Ils doivent absolument SE SENTIR concernés, même si pour cela ils doivent se référer à une multitude d’échecs cuisants qu’ils préféreraient oublier. Lire et comprendre avec le seul intellect n’a aucune valeur. C’est même très dangereux pour l’équilibre psychologique ! L’intellect a vite fait de vous faire confondre « Je sais à présent » avec « Le problème est donc réglé, inutile d’y revenir. » Comprenez-vous bien les risques ? Ce que nous résumons par « vivre et évoluer en esprit, mais jamais en vérité » ? Espérons que oui ! Et si vous vous sentez vraiment concernés par ce que vous avez lu, ci-dessus au sujet de ce cruel sentiment d’impuissance qui accable l’essentiel de l’humanité, alors vous pourrez apprécier, à leur juste valeur, les explications qui vont suivre.

 

Nous disions donc que le « moi » est persuadé de ne posséder aucun pouvoir ni même aucune liberté. Du coup et par extension, il ne lui fallait franchir qu’un pas pour en arriver à la conclusion « logique » (pour lui) que forcément, son bien-être et sa liberté dépendent… Des autres ! Depuis la prime enfance, chacun de nous a eu largement le temps de remarquer que la seule chose attendue d’un enfant et son obéissance aussi absolue que constante. Il ne « croit » pas seulement ne pas être libre : il le constate chaque jour et en devient de ce fait irrémédiablement convaincu. C’est très différent d’une simple croyance que l’on peut annuler du fait de certains changements majeurs dans notre vie : là, il s’agit de toute autre chose, à savoir, D’UN CONSTAT PERMANENT !

Il serait possible de se déprogrammer automatiquement, en constatant, les années passant, que la vie d’adulte nous octroie des libertés et des responsabilités proprement impensables durant la période de la prime enfance, mais… Ce n’est pas le cas ! C’est même l’inverse qui se produit !

Quelques exemples simples mais sans appel : avez-vous la liberté de ne pas aller travailler sans en subir les conséquences ? Avez-vous la liberté de vous exprimer et de dire tout ce que vous avez envie de dire et ce, à n’importe qui, n’importe quand ? Pouvez-vous décider librement de ne plus payer d’impôts, de ne pas stopper votre véhicule quand un gendarme vous intime de le faire ? Pouvez-vous vous marier puis changer d’avis et fréquenter d’autres femmes, librement et ouvertement ? Les exemples sont infinis ! Si vous prenez le temps de passer en revue TOUTES les OBLIGATIONS qui s’imposent à vous, votre vie durant, qu’elles soient morales, sociales ou même physiologiques, avez-vous vraiment l’impression de contrôler quoi que ce soit ?

 

Soyons bien clairs : l’idée n’est pas de définir si certaines de ses obligations sont « normales » ou s’il s’agit d’un inqualifiable abus de pouvoir ! L’idée est de reconnaître, ou pas, que comme tout un chacun, vous n’avez aucun pouvoir ni même aucune liberté. Si vous n’êtes pas encore rendu à ce point de prise de conscience, gageons que la suite et fin de ce Dossier ne vous servira strictement à rien ! Vous aurez même envie d’en discréditer le contenu.
Ce qui serait surtout une preuve que quelque chose, en vous, refuse de reconnaître les faits pourtant évidents. À l’inverse, si vous avez bien tout suivi et que vous avez même ressenti ce terrible fardeau psychologique que représente ce sentiment d’impuissance totale (ou presque) et cette absence outrancière de liberté, alors vous allez pouvoir un peu souffler en vous intéressant à la suite de ce dossier, qui fera office de partie technique.

 

(à suivre dans la seconde partie.)

 

Serge Baccino

Le principe de non-décélération psychologique

Le principe de non-décélération psychologique.

 

Si les termes employés pour désigner ce qui est proposé ici ont l’air quelques peu rébarbatifs, ce qu’ils tentent de rendre accessible à l’entendement est relativement simple. Tous les enfants qui ont joué dans des rues en pente avec des patins à roulettes, des « carrioles » (pour les plus vieux) ou même des planches à roulettes, ont vécu ce que j’explique ici mais en rapport avec la psychologie comportementale. Imaginez que vous êtes dans une rue bondée, qui est en pente et que vous désiriez vous mettre à courir. Vous prenez de l’élan et… Zut ! Vous stoppez, car une personne venant en face allait vous percuter. Prudent, vous décidez alors d’accélérer progressivement votre allure, sans chercher à courir vraiment et en évitant chaque personne arrivant de front. Mais vous voici arrivé au bout de cette longue rue en pente, sans avoir pu seulement accélérer votre marche.

Dépité, vous décidez de recommencer le lendemain. Le jour suivant pour éviter la foule, vous décidez de faire votre petit footing à une heure différente de la veille. Parvenu à la longue rue en pente, vous avez l’agréable surprise de constater que tous les usagers descendent cette rue en pente. Personne ne la remonte. Vous vous mêlez à la foule et tentez à nouveau de prendre une allure de footing. Mais bien que tous aillent dans la même direction que vous, vous réussissez juste à marcher d’un pas alerte, car personne ne court et le nombre de personnes vous gêne dans votre allure.

 

Agacé, vous rentrez chez vous et tombez sur un article dans votre quotidien, qui annonce le départ d’une mini-course prévue pour des adolescents mais à laquelle les parents peuvent prendre part librement. Ravi, vous décidez de vous joindre à cet évènement sportif. Le lendemain, vous arrivez dans la rue juste avant que ne soit donné le départ de la course. Discrètement, vous vous mêlez à la foule de jeunes et de moins jeunes gens et attendez le top départ. Lorsque ce dernier retentit, vous démarrez joyeux et, bien entendu, sur le rythme léger qui est le vôtre. Mais ceux qui sont derrière vous semblent vouloir courir plus vite. Alors vous jouez le jeu et accélérez le rythme, même si cela vous chagrine quelque peu, car vous le jugez un peu trop rapide. Tant pis, la rue est très longue et vous avez tout le temps de ralentir, le cas échéant. Le problème est que les coureurs eux, loin de vouloir ralentir, accélèrent de plus en plus ! Vous tentez de suivre mais réalisez qu’à ce rythme, vous ne tiendrez pas longtemps le coup, car vous manquez affreusement d’entraînement, à l’inverse de ces coureurs qui semblent parfaitement à l’aise avec ce rythme soutenu.

 

Finalement, à votre grande joie, vous gagnez enfin la ligne d’arrivée. Ou plutôt, vous êtes poussé jusqu’à elle ! Quelques mètres plus loin, vous sentez vos jambes vous trahir et vous retrouvez sur le sol, haletant et avec un magnifique « point de côté. » Vous essayez de comprendre ce qu’il vient de vous arriver et vous comprenez que, tout bêtement, votre volonté de courir a été littéralement « portée » par la volonté groupée de tous les autres et qu’en fait de courir, vous avez plutôt été poussé à le faire. Mais plus du tout à votre rythme. Vous en déduisez qu’avant de vous associer à un groupe de personnes partageant apparemment vos goûts, vous testerez, au préalable, votre capacité à les suivre, certes, mais cette fois-ci, par vos propres moyens !

 

Cette mésaventure vous en rappelle une autre, beaucoup plus ancienne celle-là. Vous aviez dix ans et vous commenciez à peine à vous initier aux joies des patins à roulettes. Pour faire comme vos camarades, vous vous trouviez alors en haut d’une rue autrement plus en pente que celle que vous venez aujourd’hui de descendre. Trois gamins de votre âge, sales comme c’est pas Dieu permis, se tenaient à vos côtés, un sur la droite et deux sur votre gauche. Ils se préparaient à « faire une descente » mais eux, pour la énième fois, et au vu de leurs coudes et de leurs genoux quelque peu écorchés, vous n’étiez pas spécialement enthousiaste à l’idée de tenter votre toute première descente. Il est vrai que sur des patins à roulettes, les freins sont bien cachés ! Surtout sur les patins des années soixante-dix !

 

Mais vous ne pouviez décemment vous soustraire à cette initiation populaire et prenant votre courage à deux mains, vous vous êtes enfin élancé. Sans doute un peu trop vite et un peu trop fort à votre goût et dès les tout premiers mètres. Et vous voici lancé dans cette descente qui semblait ne plus en finir. Le problème n’était pas vraiment la vitesse, du moins, au départ. Le problème était que cette vitesse, loin de diminuer ou de demeurer constante, ne cessait d’augmenter, cela au point ou vous avez fini par vous demander s’il était possible de demeurer droit sur ses jambes à de telles vitesses ! Durant une seconde, vous avez imaginé une personne bienveillante venant brusquement à votre secours et vous saisissant vigoureusement par un bras, vous empêcherait ainsi de laisser l’essentiel de votre dentition contre le mur qui, sournoisement, terminait cette maudite pente.

 

Mais c’est un caillou qui, faute d’une âme charitable, finit par vous sauver. Ou presque. Cela en venant se placer d’une manière impossible à concevoir et encore moins à reproduire, entre une roue avant de votre patin gauche et la monture de fer sur laquelle viennent se visser les roues. Le patin se bloqua instantanément, vous permettant de produire une figure acrobatique digne d’une chorégraphie de patinage artistique. Au grand plaisir de vos trois camarades s’entend, dont l’un se surprit même à applaudir. Résultat de la voltige suivi d’une chute mémorable ? Seulement quelques éraflures cuisantes mais un ego passablement malmené.

 

Il est un fait que lorsqu’on est le seul à descendre une pente et que rien ne vient plus nous ralentir ni nous créer d’obstacle, la vitesse peut rapidement devenir exponentielle. C’est le principe de non-décélération psychologique (expliqué plus loin), ramené ici à de simples lois de la physique qu’il nous est inutile d’évoquer. Mais qu’en est-il au sujet du comportemental, du psychologique ? Nous avons tous été plus ou moins confrontés à ce principe, mais comme la plupart des gens ignorent le nom donné par les psy éso, ils ne peuvent que se fier à leurs observations ainsi qu’à leur intuition pour comprendre ce qui se passe en l’occurrence.

 

 

En fait, tous les parents connaissent ce principe mais se l’expliquent différemment. Ils savent que s’ils laissent passer trop de caprices à leurs enfants, ces derniers deviendront rapidement intenables. De même s’ils n’arrivent pas à se faire respecter, c’est leur progéniture qui prendra le pouvoir et il ne sera plus possible, par la suite, de faire appel à leur respect. Nous pourrions donc en déduire que si nous laissons les choses nous dépasser, si nous ne savons plus quoi faire pour stopper (ou ralentir) un mouvement mental (idée, comportement) quelconque, ce dernier « prendra de la vitesse » du fait de l’absence d’opposition et deviendra rapidement compulsif. Pour toute personne se voulant rationnelle et logique, la chose peut paraître on ne peut plus négative, voire dramatique dans certaines situations. Mais pour le psy éso, adepte de la moindre résistance, voire de l’absence totale de résistance à l’effort, le principe de non-décélération est un précieux allié. Du moins si on sait patienter et attendre son heure sans broncher.

 

À présent, imaginons un pays dans lequel le peuple se croit en démocratie depuis des décennies, mais qu’il se trouve en fait « sous l’occupation » d’êtres peu évolués, très envahissants mais assez réfléchis pour ne pas non plus détruire ce qu’ils se proposent de conquérir. Un peu comme le fit Hitler, durant la Seconde Guerre mondiale et qui donna pour stricte instruction à ses bombardiers de ne détruire aucun monument célèbre et ancien. En effet, si conquérir un pays se résume à hériter finalement de ses ruines fumantes, à quoi bon ? Quant au peuple, symbole parfait de la vache à lait aux pies intarissables, mieux vaut ne pas le traire plus que de raison, son rôle étant de durer et non de périr sous la traite. Et en effet, durant l’occupation nazie, les monuments étaient respectés et les officiers tentaient par tous les moyens de faire croire aux vaincus, qu’ils avaient tout intérêt à collaborer, que c’était pour leur bien et que, finalement, la vie n’était pas plus difficile ou mauvaise qu’auparavant, etc.

Bien que quelques-uns n’étaient pas de cet avis, mais ils étaient fort rares, la masse populaire décida très vite de plier l’échine et d’obéir. Quoi faire d’autre, sinon ? Les maquisards étaient-ils si intelligents que cela, en fin de compte ? Ne mettaient-ils pas plutôt le peuple en grand péril d’éventuelles représailles ? Des questions que se posent tous les peuples « sous occupation », mais pas allemande cette fois.

 

Il est un fait que parfois, lutter contre l’adversité ne fait qu’en renforcer les assauts, en plus de faire durer plus longtemps les souffrances induites. Mais que vient faire ici, et très exactement, le principe de non-décélération ? Il est là pour rappeler déjà et à tous les enfants du monde, que lutter contre l’autorité parentale ou manquer de respect à ses aînés, à ceux-là mêmes qui nous donnent à manger et nous permettent d’avoir chaud et un toit sur la tête les soirs d’hivers, n’est pas une solution viable à long terme. À la fin, c’est l’enfant lui-même, devenu grand, qui le paye et même chèrement, même s’il n’a alors plus assez d’intuition pour relier sa déchéance sociale et mentale actuelle à cet ancien état d’esprit frondeur. Il est clair qu’avec la disparition de l’autorité, disparaît également la capacité de lutter. Capacité qui s’étiole ensuite presque complètement, sauf dans certains cas plus vicieux d’êtres (si peu) humains qui ont compris qu’ils ne se sentent fort qu’aussi longtemps qu’une forme quelconque de lutte existe. C’est ce que s’imaginent du moins tous les loubards de nos citées surpeuplées qui exhalent la misère morale.

 

Dans ce cas, n’importe quelle femme devient le symbole de maman, une mère à laquelle ils vont faire payer pas mal de choses, plus ou moins précises, mais peu importe, du moment qu’ils peuvent se venger. Et par extension, n’importe quel homme devient un papa, ce père si autoritaire auquel on va faire fermer son bec, que l’on va voler, frapper ou humilier d’une quelconque façon. Quant aux autres loubards, leur statut est tout à fait à part : ils incarnent les frères ou les sœurs qui ont souffert ensemble de la vindicte de « dieu papa » et de « déesse maman ». Il faut bien se serrer les coudes entre victimes d’un système qui représente l’autorité absolue.

 

Dans le cas de ce pays imaginaire se croyant en démocratie mais étant passé d’un régime monarchique à un régime dictatorial déguisé en république bien propre sur elle, certains, faute de maquis, prennent la mouche et se demandent si on ne les prendrait pas un peu pour… Pour ce qu’ils ont été jusqu’à ce jour de réveil en fanfare ! Faute d’oser crier « Aux armes citoyens » puisque l’idée sentirait un peu le réchauffé, faute de trouver assez de pavés pour s’en servir de projectiles contre les New SS de rigueur dans tout régime d’occupation, ce sont les mots qui, désormais, sont lancés à la face des occupants, via des réseaux plus ou moins vendus, justement, à l’occupant. Mais si les mots peuvent blesser ceux qui possèdent encore une âme sensible, elle n’est que de peu d’effet sur nos envahisseur. Ces derniers, loin de se lamenter, se réjouissent à propos de deux choses très révélatrices : la résistance moderne est peu efficace, pour rester poli, et le nombre de maquisards est ridiculement faible. Tant que le reste du peuple suit et marche en dormant, pourquoi s’inquiéter de ces velléités d’existence ?

 

Et puis il y a les pétitions ! Ah, les pétitions ! Quelle merveilleuse invention ! Pour les forces d’occupation s’entend ! Et le plus amusant de l’histoire, c’est que c’est le peuple lui-même qui a lancé cette mode et qui s’en sert à tour de bras dans l’espoir immature de se donner bonne conscience ! « Vous comprenez, Madame, moi j’ai signé une pétition ! Et nous arrivons bientôt à dix mille signatures, ce n’est pas rien ! Les autorités devront nécessairement bouger ! » Et en effet, les instances supérieures « bougent. » Elles se dodelinent de rire dans leur fauteuil de ministres, en observant des millions de personnes essayer de ne pas voir ce qui bientôt les rendra définitivement aveugles. Toutefois, on peut rire et avoir la présence d’esprit de donner un peu de foin de temps à autre à un âne qui ne cesse de braire dans son étable. Ne serait-ce que pour en atténuer le bruit peu agréable. Il désire sortir, certes, mais pour cette fois encore, il devra se contenter d’un peu de foin. Et s’il ne se tait pas, nous lui donnerons du bâton ! En général, il se calme tout de suite. Surtout si juste après on lui allume la télé placée en face de lui et au-dessus de son auge.

 

Du coup, la satisfaction au sujet de certaines réclamations de second ordre, sans importance réelle donc, est quelquefois offerte au public. Une ou deux pétitions portent leurs fruits de temps à autre, oserons-nous dire ici et pour ne froisser personne. Mais c’est en fait sous la forme de ce genre de deal plus ou moins tacite que se propose cette immense victoire populaire : « Bon, OK, arrêtez de beugler, on a compris ! Si on accepte de réduire de 2 % les produits chimiques mortels contenus d’office dans le maïs réservé à la nourriture des vaches de chair, vous nous laisserez en paix pour brûler ce qui reste de la forêt en Amazonie ? » Il est vrai, l’Amazonie, c’est toujours « loin », surtout quand on n’y habite pas.

 

Est-ce que nous sommes en train d’essayer de faire passer l’idée qu’il existe des peuples qui sont vaincus depuis l’intérieur par un ennemi faisant partie de ses propres rangs, et que ces mêmes peuples, désireux de rester aveugles à leur condition, usent de stratagèmes naïfs et rarement opérants, pour se donner l’illusion que leur voix a du poids et donc, de l’importance ? La réponse est très franche : OUI ! C’est exactement ce que nous affirmons ouvertement. Affirmons-nous également que c’est en faisant mine de lutter contre un régime dictatorial que nous lui permettons de s’adapter un peu mieux à chaque fois et donc, de durer plus longtemps encore ? La réponse est oui, également ! OUI ! Car ce contre quoi nous luttons nous renforce, certes, mais seulement en termes d’évolution des âmes humaines, pas en termes d’évolution planétaire et politique.

Par contre, cela renforce et fait durer plus longtemps ce contre quoi nous combattons. Ceux qui doutent du bien-fondé de nos propos devraient un peu mieux étudier l’histoire du Monde et considérer le nombre de pays ayant joui et jouissant encore, d’une authentique démocratie. Même sur les derniers dix mille ans, les doigts d’une seule main suffiront amplement à ce type de comptabilité.

 

Pour en terminer avec ce pays imaginaire, partons de l’idée que, tout à coup, les forces d’occupation ne rencontrent plus du tout de résistance : que va-t-il se passer ? Auront-ils « gagné », nous voulons dire gagner une chose qu’ils ne possédaient pas auparavant, à savoir le pouvoir absolu sur les masses et donc, sur chaque personne qui la compose ? Ou alors ces mêmes occupants vont-ils enfin « se lâcher » et se laisser aller librement, puisque ne rencontrant plus aucune forme (ou raison) de décélérer dans cette pente vertigineuse dans laquelle ils s’étaient jadis engagés ? Avant, il y avait trop d’obstacles à leur soif de pouvoir démesurée mais si ces obstacles disparaissaient, qu’est-ce qui pourrait bien freine, désormais, leur accélération exponentielle ?

Et si un jour ils devaient à nouveau non pas s’arrêter, cela leur est déjà impossible, mais seulement ralentir, le pourront-ils ? La réponse est sans appel : NON ! Ils ne pourront pas et cette course folle à la suprématie risque fort de très mal se terminer pour les forces d’occupation qui parlent la même langue que le pays occupé.

 

Voilà ce qu’est le principe de non-décélération psychologique : une fois qu’une personne a pris goût au pouvoir et que plus personne ne se place en travers de son chemin pour la ralentir mais aussi, pour la renforcer, la rendre plus expérimentée et efficace, elle acquiert alors une vitesse telle, que le moment venu pour elle de ralentir puis de s’arrêter, elle en est totalement incapable. Mais dans ce cas, nous serons alors très, très loin de simples écorchures aux genoux et… À l’âme !

 

Serge Baccino

Conscience mentale ou conscience astralisée ? Dossier

Conscience mentale ou conscience astralisée ?

Nota : Attention, ceci est un Dossier et non un simple article et il est donc très long à lire jusqu’au bout. Merci de votre attention.

 

La psy éso enseigne qu’il existe deux formes de conscience : la conscience « par soi », la plus communément répandue ainsi que celle que nous employons tous, le plus souvent, et la conscience « de soi », qui est moins évidente à « localiser » mentalement ou même à comprendre. La première forme de conscience est dite formelle, car elle s’appuie sur les sens objectifs et donc, sur les objets, sur notre prise de conscience consécutive au fonctionnement de nos 5 sens objectifs. Par exemple, nous sommes conscients d’un objet que nous apercevons ou d’un son que nous entendons. Cette conscience-là est très importante pour nous, car elle nous permet d’avoir la sensation d’être en prise directe avec l’actualité, autrement dit, avec tout ce qui se passe autour nous, évènements ou personnes accessibles à nos sens.

 

La seconde conscience est dite « informelle », car elle ne s’appuie… Sur rien ! C’est ce qui nous reste et nous permet d’être conscients, malgré l’absence de supports extérieurs, de nos sens et même, de la moindre pensée. Cette conscience-là est difficile à conserver, car dès qu’on réalise qu’on ne pense pas ou plus, cette seule constatation suffit à remettre en route nos pensées ! Mais avec de l’entraînement, on peut y arriver et avec le temps, sans aucun effort, on peut rester avec une conscience de soi sans aucune pensée ou forme de perception. L’avantage de cette seconde conscience (informelle), c’est qu’elle nous permet de générer ce que l’on nomme de l’alpha automatique. Normalement, nous en produisons plus ou moins 20 minutes par jour environ, mais ceux habitués à la pratique de la méditation passive (juste être présent à soi), augmentent ainsi rapidement le nombre de minutes durant lesquelles cet Alpha automatique est produit. Certains en sont déjà à deux ou trois heures d’Alpha automatique par jour, ce qui est déjà énorme, au vu de notre vie moderne trépidante dans laquelle nos sens et donc, notre attention mentale, sont régulièrement réquisitionnés et stimulés.

 

 

Il est question, dans cet article, de conscience mentale ou bien astralisée. Qu’est-ce que ça signifie, au juste ? Tout d’abord, qu’est-ce que la conscience dite « mentale » ? C’est une forme de conscience qui, comme son nom l’indique, est surtout basée sur les trains d’ondes mentales, autrement dit, sur les processus mentaux. L’être humain actuel est obligé de manifester l’une ou l’autre de ces deux formes de conscientisation, car ce sont les deux seules qui existent et sont à notre disposition, du moins pour le moment, mis à part la conscience de soi ou « sans pensées », qui ne se prêtent guère à la vie citadine moderne. Ceux qui se fient surtout à leurs processus mentaux, font surtout confiance à ce que l’on nomme l’exposé de la raison et donc, à une vision froide et impersonnelle des choses et des êtres. Ceux qui fonctionnent de la sorte ne sont pas prompts à s’émouvoir, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils ne sont pas capables de tendresse ou d’affection. Seulement, ils fonctionnent de la sorte et les seuls qui s’en plaignent, éventuellement, sont évidemment celles et ceux qui « fonctionnent » à partir d’une conscience dite « astralisée. »

 

 

Qu’est-ce qu’une conscience astralisée ? C’est une forme de conscientisation qui s’appuie surtout, voire uniquement, sur les perceptions, les sentiments et, bien sûr, les émotions. Ce genre de conscience concerne souvent des personnes émotives et fragiles, psychologiquement parlant. Il semblerait que depuis quelques dizaines d’années, disons depuis le début des années quatre-vingt, il y ait de moins en moins d’enfants qui naissent munis d’une conscience typiquement mentale. La plupart des jeunes nés dans le début des années quatre-vingt semblent être munis d’une conscience plus ou moins astralisée.

Ils arborent une conscience astrale qui semble s’imposer dès les cinq premières années de leur vie. Si auparavant les deux formes de conscience pouvaient réussir à s’entendre, voire à s’harmoniser, depuis les années 1984-1986, nous assistons à un effet totalement inverse et non seulement à une recrudescence de consciences astrales ou « astralisées », mais à une forme d’astralisation exacerbée, s’opposant d’une manière quelque peu agressive à l’autre forme de conscience (la mentale), un peu comme si la seconde pouvait nuire en une quelconque façon à la première.

 

Se baser sur ses émotions pour accueillir les évènements de la vie ainsi que les autres, n’est pas un problème en soi, bien évidemment, mais cela peut rapidement le devenir, si la personne ne réussit plus, à un moment, à reprendre le dessus sur ses émotions. La plupart n’y arrivent pas, cela parce qu’on ne peut pas maîtriser une émotion depuis le niveau où elle se manifeste. Pour qu’il y ait maîtrise, il faut qu’il y ait acte de distinction, c’est-à-dire deux choses distinctes, à savoir « cela qui se propose de maîtriser » et « cela qui sera maîtrisé ». Il faut donc que la personne ne fasse pas partie intégrante du niveau sur lequel elle désire agir. Le phénomène de dualité n’est pas toujours un problème. Il nous permet aussi de nous distinguer des choses et des êtres, condition obligatoire pour réussir un jour à s’individualiser.

 

Pour le moment, il y a très peu d’individualités véritables sur Terre : la plupart des gens font partie, à leur insu s’entend, « d’égrégores astraux » ou, comme on le disait auparavant, « d’esprits-groupes », étape évolutive précédent de peu l’individuation. C’est ce qui explique, d’ailleurs, pourquoi et à notre époque, il existe encore des milliers de gens qui votent pour placer au pouvoir une personne qui, ensuite, les asservira sans vergogne. Il ne s’agit pas là d’un manque d’instruction ou même d’intelligence, mais bien d’une incapacité à penser, ressentir et agir différemment du groupe, de ce que nous pourrions appeler, à tort, « une âme-groupe », simplement parce que cette manière de formuler les choses, si elle n’est pas exacte, donne une vision plus précise de ce que nous désirons formuler ici.

 

Il en va de la grosseur d’un groupe astral de conscience comme il en va de nos différentes subdivisions humaines. Il y a des groupes ethniques, qui regroupent des entités en évolution incapables de s’extraire des « idées-germes » (Mémoires Karmiques) relatives à leur race et qui composent un même état d’esprit général. Il y a aussi les groupes politiques, qui votent tous pour un même postulant au pouvoir, parce qu’ils sont incapables de penser et de raisonner différemment de tous les autres membres de leur groupe, mais aussi pour des raisons karmiques sur lesquelles il serait fastidieux de s’étendre ici. Disons simplement que tous les êtres « se connaissent » à un certain niveau de conscience, du fait qu’ils partagent les mêmes égrégores de pensées. Enfin, et pour simplifier, il y a les petits groupes spécifiques aux familles humaines, qui créent des liens même après la vie physique et qui se poursuivent parfois très longtemps dans les différents sous-plans évolutifs du Grand Plan Astral.

 

 

Le principal problème des astraliens, c’est que leur condition présente est un simple effet qui tire sa cause sur un autre plan. Ou plus sobrement, les astraliens ont énormément de difficultés pour s’extraire de leur condition présente, du fait que cette condition trouve sa cause ou son origine sur autre plan, sur lequel leur actuel niveau d’évolution leur en interdit l’accès. Ce niveau se situe dans l’un des sous-plans du Grand Plan Mental. Ce qui a pour effet qu’une personne très émotive risque de le rester sa vie durant, si elle n’apprend pas rapidement à élever sa conscience sur le plan ou niveau immédiatement supérieur. Il existe de nombreuses techniques, anciennes ou plus « modernes » pour aider les gens dont la conscience évolutive est encore astralisée, à sortir complètement du Plan Astral pour se « fixer » sur l’un quelconque des sous-plans mentaux.

 

 

L’un de ces sous-plans permet d’ailleurs le phénomène de réfraction ou encore, de dissociation de la conscience et du « moi », qui consiste, pour une personne, à acquérir la capacité de se distinguer de son « moi » humain actuel et de comprendre qu’elle peut soit l’améliorer progressivement (conseillé) soit le transformer carrément (plus difficile, réservé aux plus courageux.)
La conscience n’est pas obligatoirement attachée au « moi » humain. Elle peut s’en distinguer et permettre ainsi à la personnalité d’avoir une vision duelle d’elle-même. Cette vision duelle se résume à pouvoir se voir soi-même ou, du moins, à pouvoir se scinder en deux parties, l’une représentée par le « moi » tel que déjà vécu, l’autre par la conscience qui observe ce « moi » et peut juger sobrement de ce qu’il faudrait lui adjoindre ou lui retirer, pour qu’il devienne un peu plus viable. Dès l’instant où se produit ce que les anciens nommaient « une Métanoïa » (renversement, retour sur soi), l’homme devient capable de s’observer vivre et même penser et devient donc capable de juger des changements qu’il faudrait initialiser au sein du « moi ».

 

 

Le « moi » ne disparaît jamais, du moins, pas dans la vie usuelle de l’identité spirituelle et bien sûr, il reste omniprésent durant la période terrestre d’incarnation. Mais il peut être affiné, éclairé graduellement, ou même être « illuminé » par certains évènements ou expériences considérées comme « renversantes », ce qui est un terme assez précis et révélateur de l’effet produit par l’évènement sur le « moi ». Bien que la première forme d’illumination soit largement insuffisante pour s’extraire définitivement du Plan Astral, elle permet néanmoins à une personne de vérifier, par elle-même, ce que des générations de chercheurs n’ont fait qu’espérer et donc croire avant elle. C’est à partir de la seconde forme d’illumination que la personne s’extraie complètement des limitations posées par l’astralité de la conscience du « moi ». Dès lors, même si l’être est loin d’en avoir terminé avec son évolution, il devient capable non seulement de penser par lui-même voire d’initialiser, pour lui-même, une nouvelle façon de penser. Mais surtout, il n’est alors plus une personnalité mais une individualité ou, comme on le dit en psy éso, un « Soi ».

 

 

Un Soi est conscient d’être à la fois un être unique et, en même temps, un composant inaliénable de l’Aventure spirituelle, de la Création Continue ou permanente. Il est libre… Surtout d’être lui ! Car l’individualisation n’autorise pas un être à se placer au-dessus des lois spirituelles de ce Monde-ci ou des suivants. Mais un Soi conscient (ou une individualité) n’en a cure, car désormais, il n’a plus ce sentiment restrictif « d’obéir » ou d’être limité par les lois. Il sait désormais qu’il a tout intérêt à s’en servir avec intelligence et respect du libre arbitre d’autrui. Il faut attendre la troisième forme d’initiation ou d’illumination, pour atteindre des niveaux de consciences qui permettent de faire fi de certaines lois inférieures pour leur opposer des lois supérieures.

Les lois dites « inférieures » sont relatives à l’esprit, à ce qui crée toutes choses à chaque instant. Les lois « supérieures » sont relatives à la conscience et contournent aisément leurs plus jeunes sœurs. Les lois dites « inférieures » (mais incontournable pour les hommes incarnés) sont relatives au Grand Plan Incarnatoire, qui débute par le Plan Causal pour se terminer par le plan terrestre ou planétaire.

 

Contrairement à la croyance ou aux idées répandues, il n’est nul besoin de retourner sur Terre pour être « incarné » ! Il est possible de s’incarner sur de nombreux sous-plans du Grand Plan Astral et du Grand Plan Mental. Ce qui laisse pas mal de latitude, quand on connaît un minimum de choses sur ces deux plans cités. Sur terre et par rapport à notre corps psychique, double du corps physique, il est possible d’associer les différents Plans de la Conscience actuellement accessible à l’être humain et pour le moment, aux différents Centres de Force, plus connus sous le vocable de « Chakra » (sans « s » à Chakra, même au pluriel, c’est du sanskrit, pas du français, merci.)

Ainsi, le premier Centre représente nos bases psychologiques actuelles et donc, est relié au plan terrestre ou « physique ». Le second est relié au plan éthérique ou vital. Le troisième, au plan astral, le quatrième, au plan mental, le cinquième au plan Causal, le sixième au plan Bouddhique et le dernier (sommet du crâne) au plan Atmique. La pensée de l’homme demeure astralisée aussi longtemps que sa conscience ne se polarise pas au-dessus du Centre Cardiaque et donc, au niveau de la gorge (Centre Laryngé, ou Vishuddha Chakra.)

 

Lors de la seconde forme d’illumination ou d’initiation, la conscience se stabilise au niveau du centre situé sur le front et dès lors, l’individu est capable de raisonner logiquement et sans se mêler lui-même à son raisonnement (prendre pour soi ce qui est conscientisé, se sentir concerné, visé, etc.) Les personnes qui se vexent en lisant certains de mes articles ne comprennent pas qu’elles commettent deux grossières erreurs psychologiques : la première, elles s’imaginent que le monde tourne autour de leur personne et que, forcément, si on parle d’un sujet, on parle d’elles. La seconde, elles ne réalisent même pas qu’en réagissant ainsi, elles dévoilent bêtement aux autres qu’elles sont effectivement concernées ! Ce qui resterait « secret » si elles n’avaient pas bêtement réagi, conduite ainsi par le besoin de se justifier, alors qu’elles n’étaient pas spécifiquement visées. C’est la raison pour laquelle lorsque de telles personnes astralisées se sentent obligées de me répondre un tant soit peu vertement, je les ignore et efface même leurs messages quand je le peux.

Ce n’est pas un manque de respect de ma part mais un acte de bon sens. Je sais que discuter ou argumenter avec de telles personnes est impossible et se résume de fait en la perte cruelle d’un temps qui m’est précieux. J’écris pour les personnes intelligentes et responsables, désireuses d’apprendre et, éventuellement, de se réformer un peu afin de devenir plus heureuses et libres, non pour celles qui se sentent obligées de me démontrer une chose que je sais déjà depuis longtemps.

 

 

Les personnes qui ont une conscience astralisée, ont le foyer de leurs processus mentaux situé au niveau du troisième Centre psychique ou « Chakra ». Ce Centre leur permet d’élaborer de nombreux processus mentaux, comme tout un chacun, puisqu’il est à la fois le siège de l’intellect et celui des émotions dites « animales » (instinctives, tribales, etc.) Ceux dont la conscience est plutôt mentale ont leur foyer conscient situé au niveau du Centre Cardiaque (Anahata Chakra, en sanskrit) qui lui, est essentiellement mental. D’ailleurs, ne dit-on pas que « L’homme est tel qu’il pense en son cœur » ?

Un certain folklore européen voudrait à tout prix que le cœur soit « le siège de l’amour ». Mais ce n’est pas à cet étage que se situe le « cœur spirituel », le seul Centre branché sur l’amour. Le cœur est seulement l’étage des pensées et c’est d’ailleurs à cet étage qu’elles prennent leur élan vers le cerveau, après en avoir reçu la force.

 

 

Mais revenons à notre conscience astralisée. Ceux qui en sont munis sont également ceux qui risquent le plus en termes de problèmes psychiques. De nombreux médiums et voyants ne peuvent user de certaines facultés psychiques que du fait que leur conscience a un accès direct voire unique dans l’un quelconque des principaux sous-plans de l’astral. Et peu importe le niveau, une conscience astralisée est un peu comme une « porte ouverte » sur tout et sur n’importe quoi. Contrairement à une autre croyance populaire, « Tout ce qui vient du ciel n’est pas nécessairement béni » !

Et à ce propos, depuis quelques années, nous assistons, impuissants, car non directement concernés, à une recrudescence de « contacts avec l’invisible » dont l’humanité devrait pouvoir se passer, pour le dire d’une manière élégante. Il est clair que, depuis toujours, certaines entités peu recommandables s’ingénient à tromper l’intelligence de certains « supports » sensitifs, tels que médiums ou autres. Mais depuis les années 85/86, il y a eu une nette hausse d’activités suspectes issues de contacts inappropriés avec certaines zones « délicates » de l’astral.

 

Les choses se sont accélérées depuis une petite dizaine d’années, à cause des changements vibratoires de la planète qui se prépare comme elle le peut, à de grands changements la concernant et, par extension, pouvant avoir un impact non négligeable sur nos vies à tous, et permettant à de nombreuses personnes, d’accéder consciemment aux niveaux astraux mais ce, sans une solide préparation préalable. Certains ont tout de suite saisi le bon réflexe et se sont méfiés des messages un peu trop mielleux et tartinés de lumière spirituelle, captés de manière psychique en période diurne ou durant la nuit. D’autres, sans doute plus jeunes ou beaucoup moins à l’abri du besoin compulsif de briller aux yeux des autres, n’ont pas résisté à ce qui, pour eux, fait encore figure d’aubaine. Hélas, quand le temps sera venu pour eux d’être détrompés, cela d’une manière aussi cruelle qu’inattendu pour leur ego, il sera alors trop tard.

 

 

Pour le dire sans détours, les cas de possession, d’emprises psychologiques et même énergétiques, ont été multipliés par dix depuis ces dernières années. Désormais, il est très dangereux, pour des personnes présentant un état d’esprit astralisé, de se lancer dans le genre d’activités tournées vers les manipulations des forces astrales. En fait de « manipulations », ce sont les nouveaux médiums qui vont l’être, et d’une manière qui échappera entièrement à leur contrôle. Des activités comme « le verre » ou la planchette oui-ja, les boules de cristal et même, l’écriture automatique, sont à proscrire autant que faire se peut. Mieux vaut prévenir que guérir. Toutefois, la radiesthésie n’est pas remise en cause, surtout si vous la pratiquez pour soigner ou pour chercher de l’eau, voire de l’or. Évitez toutefois cette forme de radiesthésie qui ressemble plus à de la voyance qu’à un banal contact avec votre propre subconscient.

 

 

Chaque mois, de nombreuses personnes qui se sont prises pour des « passeurs d’âmes », qui est une nouvelle mode très prisée, consultent des thérapeutes spécialisés pour se faire enlever des entités. Qu’elles fassent passer des âmes est un fait, mais que ces âmes passant par ces personnes imprudentes acceptent de les quitter ensuite, cela est une tout autre histoire ! Bien sûr, les personnes qui consultent le font en toute discrétion et « oublient » volontiers de préciser qu’elles ont une activité en rapport avec l’astral et ses innombrables dangers. Mais il est facile de les reconnaître au fait qu’elles refusent, durant les soins, d’admettre s’adonner à des activités qui dépassent quelque peu leurs facultés de compréhension. On peut être passeur d’âmes, commencer à le payer très cher, mais conserver sa fierté !

 

Jadis, il était de mode de se dire « médium », de contacter les morts, de « tirer les cartes » et de se ramasser ainsi un tas de miasmes peu sympathiques au passage. La mode des passeurs d’âmes et en train de… Passer, justement, pour laisser la place à la mode des « coachs ». Et bien sûr, pas des coachs sportifs, comme il y en a toujours eu en Amérique ou ailleurs. Là il est question de « coachs de vie » (excusez du peu) et au train où cela va, on peut s’attendre, l’année prochaine à trouver des « coachs divins » ! Tant qu’à prétendre apprendre à vivre aux autres, pourquoi ne pas aussi leur apprendre à devenir des dieux, tant que nous y sommes ?

Il y a bien eu, dans le passé, des « stages Avatar » ! Autrement dit, en deux week-ends, vous deveniez un Avatar ! Fallait y penser et les adeptes du dimanche se sont précipités par centaines ou milliers, comme il se doit. Vous n’avez pas envie de connaître le prix exact de ce stage qui avait lieu il y a presque une vingtaine d’années, ni envie de savoir le nombre de gogos qui se sont fait piéger le portefeuille et l’âme. C’était toute la Scientologie mais en condensé, en somme.

 

Le Monde astral fait de très nombreuses victimes chaque année. Évidemment, toutes ces victimes ont au moins une chose en commun entre elles. Voire deux !
La première, elles sont très naïves. La seconde, elles présentent un besoin de reconnaissance et/ou un désir de contrôle extraordinaire. La soif de pouvoir est très forte chez les astraliens, même s’ils refusent de le reconnaître. Ce qui est un moindre mal, car ils le démontrent immédiatement dès qu’ils supposent avoir un semblant de pouvoir sur quelques-uns.

On reconnaît l’arbre à ses fruits, pas à ses prétentions.

Voulez-vous le profil type d’un astralien matérialiste ? C’est simple : trouvez un petit chef aigri et qui adore abuser de son pouvoir, mais qui ne supporte aucune critique ou conseil, et vous aurez un pur astralien ! Toute personne excessive dans ses propos et qui ne supporte pas la critique qui semble « montée sur ressort » tant elle est réactive, est une astralienne de pure souche. Ceux qui se comportent comme des tyrans et refusent la moindre réflexion au risque de se mettre dans une forte colère, sont aussi des astraliens.

 

La vague « Végan » contient son lot d’astraliens. Un public pourtant végétarien mais plus modéré, s’en est déjà rendu compte sans qu’on ait à le lui faire remarquer. Tous ne sont pas ainsi, bien entendu, mais la partie qui fait grand tapage de sa manière de vivre, allant jusqu’à saouler littéralement les personnes n’épousant pas immédiatement leur état d’esprit. Et lorsqu’on leur demande pourquoi ils sont aussi hargneux en envahissants, ils se vexent et peuvent devenir très agressifs. Ce qui est la marque de tout astralien qui se respecte, avec l’intolérance et l’arrogance qui consiste en le pack complet.

Que faire d’un astralien lorsque l’on est un mentalien, à savoir une personne ordinaire pour notre époque ? Comment composer avec lui ? Réponse : Vous ne pouvez pas et… Vous ne devez pas ! À moins que vous ayez envie de perdre votre temps, votre santé, votre quiétude mentale ainsi que quelques autres plumes. Un astralien le reste aussi longtemps qu’il ne trouve pas le moyen de s’observer sans passion mais sans complaisance non plus. Autant dire que les années peuvent passer sans qu’il se produise la moindre progression véritable.

 

Ce que peu de monde sait, c’est qu’il existe deux formes d’ésotérisme, l’une prévue pour les mentaliens, l’autre prévue pour les astraliens. Il va sans dire que ces deux méthodes d’enseignement diffèrent par leur contenu et par leur approche du vivant. La méthode d’enseignement réservée aux astraliens se nomme « La Voie Cardiaque » et ses plus fidèles représentants du passé furent les Mystiques. L’expression « Voie Cardiaque » est de circonstance, attendu que les principaux intéressés (les astraliens) ont pour mission principale de s’élever de l’étage du plexus solaire pour monter en direction de celui du plexus cardiaque. En clair, la conscience des astraliens doit quitter le Chakra Solaire pour aller se fixer aux environs du Chakra Cardiaque.

 

Dans cette forme d’enseignement, l’accent est mis sur la Beauté, sur les valeurs humaines et, bien sûr, sur une approche émotionnelle des mystères de la vie. On essaye d’inculquer aux étudiants, des formes supérieures d’émotions, qu’ils retrouveront d’ailleurs bien plus tard, lorsque leur conscience se sera stabilisée au niveau du Centre Frontal (Ajna Chakra) qui correspond au Plan Bouddhique qui compte douze sous-plans. À cette approche émotionnelle est associée une étude quasi scientifique des lois et des principes du fonctionnement de l’esprit. Le but est d’harmoniser connaissance et intuition et d’éradiquer un maximum de formes mentales et astrales aussi laides qu’inutiles (appelées d’ailleurs « démons » et « larves ».)

 

 

L’approche mentale a eu beaucoup de noms, au fil du temps, mais la plus connue est évidemment l’Hermétisme. Bien que l’Hermétisme puisse se rapporter apparemment à la seule Grèce antique, il fut toutefois mélangé à d’autres courants issus de l’Inde et de l’Égypte. L’approche purement mentale, réservée aux seuls mentaliens, se nomme « La Science Sacrée. » Cette appellation étonnante, pour des gens peu versés aux atermoiements, est relative au fait que cette seconde voie est plus difficile que la précédente, requière plus d’efforts et de discipline, mais aussi, mène plus haut. Bien plus haut. De nos jours, l’ésotérisme contient et déploie tour à tour ces deux polarités (astrale et mentale) car de tout temps, il y a eu des Chercheurs de Lumière présentant ces deux types de caractère ou de disposition spirituelle.

 

 

La psychologie ésotérique (psy éso) est la seule méthode connue à ce jour, qui propose ces deux types d’approches en simultané, ce qui permet à un plus grand nombre de personnes d’apprendre et de se perfectionner. Comme il n’est jamais indiqué qu’il faille atteindre un niveau plutôt qu’un autre, chaque étudiant est libre d’apprendre ce qu’il veut et de se laisser séduire par ce qui lui semble le plus intéressant pour lui. En fait, la psy éso est comparable à un magasin d’outillage : certains outils sont évidemment mis en avant, en « tête de gondoles », mais chacun est libre de s’y arrêter ou de les bouder. Cela permet à chacun et à tous, d’y trouver les bons outils pour bien se construire. Aides et conseils sont apportés régulièrement, sous la forme d’un « suivi personnalisé », mais nul n’est jamais poussé ou même orienté. Il est juste conseillé de bien réfléchir avant de poser des questions par trop personnelles, car les profs de psy éso ont un défaut : ils répondent toujours la vérité, jamais pour flatter mais jamais pour flétrir non plus, juste la vérité.

Ce qui change un peu le Chercheur de ces officines censées aider les gens psychologiquement mais qui soit les laissent parler et en clair, se démerder seuls pour répondre à leurs questions, soit leur distillent uniquement ce que leurs clients ont envie d’entendre. Inutile de nous montrer plus clair à ce sujet.

 

 

La psy éso est un dérivé moderne de l’antique mais toujours d’actualité, « Voie de la Siddha » (voie de la perfection de soi, en clair.) La Voie de la Siddha a six mille ans et réussie ce tour de force d’être toujours d’actualité. Se présentant comme une philosophie, elle possède une branche indienne bien connue qui est le Siddha Yoga que Swami Muktananda a rendu célèbre. Mais peu de gens savent qu’il existe également une branche purement laïque et Européenne, que suivirent quasiment tous les plus grands Maîtres du passé jusqu’à il y a peu (XIXe siècle.) Après les derniers Grands Maîtres connus de tout spiritualiste qui se respecte et que Madame Blavatsky fit connaître au plus grand nombre, la Voie de la Siddha sombra mystérieusement dans l’oubli le plus total ou presque. Seuls quelques anciens membres de la Société Théosophique en parlaient dans leurs écrits, correspondances ou autre, mais personne ne sembla plus s’y intéresser, passé les années trente (1930.)

Hélas, comme cette Société honorable, à l’instar de nombreuse après elle, fut le théâtre d’évènements plus ou moins fâcheux et d’ailleurs, plus ou moins fondés, dans l’après-guerre, plus personne n’avait envie de déterrer cette ancienne philosophie qui était encore très étroitement liée – à tort – à la société Théosophique. Car il faut savoir, pour la petite histoire, que bien avant H.P.B (Héléna Pétrovna Blavatsky) et tous ceux qui l’aidèrent à fonder la S.T. puis, plus tard, à tenter d’en perpétuer l’âme, existait déjà la Voie de la Siddha. Ayant six mille ans d’âge, elle est toujours antérieure aux traditions ésotériques les plus connues et anciennes, puisque aucune d’entre elles ne dépasse les trois mille cinq cents ans.

 

Pour en terminer avec ce sujet général, posons une question qui justifie la mention de la Voie de la Siddha au sein de ce Dossier. Pourquoi cette belle philosophie disparut de l’avant-scène du Monde, quelques années avant la Seconde Guerre mondiale ? Est-ce un « hasard » ? Bien sûr que non. Les hautes Intelligences qui se trouvent bien au-dessus des plans accessibles à l’homme et qui veillent à la bonne marche de l’évolution planétaire, savaient que cette seconde guerre allait avoir un impact secondaire sur les consciences humaines, y compris sur les niveaux de conscience les plus élevés. Par l’un quelconque de ces aspects, cette guerre a réveillé voire stimulé certaines Mémoires Karmiques qui n’avaient plus été actives depuis… Douze mille ans.

Certains comprendront à quoi nous souhaitons nous référer ici. Comme nous n’avons pas le temps d’épiloguer à ce sujet, maintes fois évoqué par ailleurs, nous passerons outre. Les Mémoires Karmiques originaires de ce lointain passé, et qui pesaient TRÈS lourdement sur la conscience des âmes, devaient à tout prix être réveillées pour être effacées et libérer ainsi l’âme humaine d’un très ancien fardeau.

 

Il fallait donc et pour se faire, que certaines extensions (personnalités) d’entités anciennes nommées « Soi Naturels » par la psy éso, arrivent en masse sur la Terre ou « en incarnation » et cela sur un délai suffisant (une centaine d’années environ.) Mais pour ne pas non plus affecter irrémédiablement le fragile équilibre psychologique qui existait alors, entre les astraliens (peu nombreux) et les mentaliens (bien plus nombreux), il fallait qu’un certain nombre seulement d’extensions de ces vieilles âmes torturées par leurs Mémoires Karmiques, s’incarne en même temps. Il fallait aussi que l’augmentation, qui allait devenir très vite exponentielle, n’excède pas une centaine d’années au maximum. C’est donc peu à peu que les différentes vagues d’incarnation prirent corps sur Terre.

 

Ces personnalités à la fois nouvelles et fort anciennes étaient des astraliens, par certains de leurs côtés certes, mais des astraliens quelque peu torturés et bien plus émotifs et donc réactifs que les astraliens déjà en place. Ces derniers réussissaient encore à s’entendre correctement avec les mentaliens. Mais avec l’arrivée des « super-astraliens », pourrions-nous dire – bien que ce dernier terme n’existe pas et serve juste à la compréhension –  les choses se gâtèrent au cours des décennies. Connaissez-vous l’expression « se comporter comme un écorché vif » ? Si oui, vous aurez immédiatement une meilleure compréhension du « super-astralien ».

Quel était le but avoué de ces vagues d’incarnation ? Il avait pour but de créer une nouvelle génération d’astralo-mentalien, si nous pouvons dire. Le but était de compter sur différents croisements d’espèces et de types de caractère, pour atténuer ce sentiment de Dette Karmique qui n’a d’origine que dans la croyance d’une dette quelconque, alors que de dette il n’y a pas, il n’y a jamais eu.

 

 

Nous serions en droit de nous questionner au sujet du degré de réussite de cette vaste entreprise spirituelle à l’Échelle mondiale. Hélas, nous ne possédons pas assez d’éléments concrets ni même d’informations suffisamment objectives pour trancher. Tout ce que l’on peut faire se résume à constater puis à se faire une opinion par soi-même. Il est de mode de penser puis de croire que les êtres de l’invisible qui président aux destinées de ce Monde, sont parfaits et qu’ils ne connaissent pas l’erreur. Ce qui est aussi naïf que faux ! Ils sont, tout comme nous, des êtres en évolution, bien que leurs erreurs n’ont rien à voir avec les nôtres. Elles sont plus « logiques », pourrions-nous dire, car elles relèvent de tentatives de nous aider malgré nous, voire de nous aider… Sans notre concours ! Ceux qui ont lu le précédent Dossier en entier, sont mieux à même de nous comprendre à ce sujet.

Il y aurait tant d’autres choses à dire sur ce sujet, mais le temps matériel nous manque pour continuer à traiter d’un sujet qui mériterait dix volumes ! Nous allons donc clore ce dossier ici.

(Fin du présent dossier.)

 

Serge Baccino

Les êtres supérieurs nous mentent-ils ? Dossier – Suite et fin

Les êtres supérieurs nous mentent-ils ?

Dossier – Suite et fin

D’aucuns se questionnent ainsi : « Si les êtres de l’invisible censés nous aider, nous guider voire nous instruire existent vraiment, dans ce cas, pourquoi ne se manifestent-ils pas plus et plus souvent ? »
En effet, les ésotéristes, depuis toujours, font allusion à des Maîtres et à des Grands Maîtres mais personne ne semble en avoir entendu parler, outre ceux qui, justement, semblent être les seuls à en parler.
La question serait naïve et attendrissante, si elle était posée par un très jeune enfant. Mais elle est posée et présenté comme « preuve » de la non-existence de ces êtres bien plus évolués que nous. Du coup, tout en restant très naïve il est vrai, elle n’est plus aussi attendrissante que cela.

 

Que répondriez-vous à un enfant de huit ans qui ne comprend pas pourquoi il n’arrive jamais à sortir en boîte de nuit avec des garçons de seize ans et plus ? Que répondriez-vous à une femme aussi vieille que laide et très salle, qui se demanderait ce que les hommes de son quartier peuvent trouver à cette blonde ravissante et à forte poitrine, après laquelle courent tous les jeunes et plus beaux mâles du quartier ? Enfin, que répondriez-vous à un enfant de dix ans qui affirme que les rapports sexuels n’existent pas, la preuve, il n’en a jamais vécu lui-même et personne ne les lui a même proposés ?

Ces trois exemples présentés sous forme de questions doivent être abordés avec tout le sérieux qu’ils méritent, je vous l’affirme ! Car si vous savez répondre à ces questions, vous avez du même coup tout compris de ce dossier et de ce qu’il tente de transmettre comme informations. Vous comprenez, dès lors, l’apparente inexistence des Grands Maîtres et le fait que s’ils sont aptes à enseigner, ils n’ont pas l’air pressé de nous le faire savoir !

 

Depuis votre position géographique, la ville dans laquelle vous demeurez, actuellement, vous ne pouvez pas entendre ce qui se dit dans l’un des appartements d’un immeuble situé sur 44e Avenue, à New York. Pourtant, il ne vous viendrait pas à l’idée d’affirmer sur un ton péremptoire que c’est là « une preuve incontournable » qu’il ne s’y passe rien, voire que la ville de New York est une pure invention, puisque vous n’avez aucune preuve tangible et donc personnelle de son existence ! Il est clair que tant qu’il est question de choses « matérielles » et donc, aussi connues que rassurantes, n’importe qui peut faire preuve de logique et de bon sens. Mais dès qu’il est question des choses de l’esprit, alors là, plus rien ne va ! C’est la foire, un désordre sans nom ! Une chatte n’y retrouverait pas ses petits !

 

Et tout cela pourquoi ? Parce que les gens de notre époque sont persuadés qu’il n’existe aucune science exacte concernant le fonctionnement de l’esprit et que le plus débrouillard peu « inventer », du jour au lendemain, une nouvelle technique spirituelle, voire refaire le Monde, comme il le faisait déjà sans doute dans un café avec ses potes d’université. Du coup, chacun y va de ses « dons de voyance » ou de « médiumnité » et le nombre de « coachs » de ceci cela ne cesse d’augmenter de jour en jour.

Au vu de l’âge de certain, il est à craindre l’apparition de coachs dès les classes préparatoires ! L’idée n’est pas de critiquer, car il est normal que le monde du commerce s’empare d’un secteur qu’il a fait lui-même devenir des plus juteux. C’est dans l’air du temps que de vendre aux gens seulement ce qu’ils ont envie d’entendre, comme me le rappelait avec enthousiasme une voyante spécialiste du marc de café. L’idée n’est pas de définir ce qui est « bien » ou « mal » mais plutôt d’expliquer POURQUOI les choses sont ce qu’elles sont. Ensuite, à chacun de se faire une idée plus adaptée à son état d’esprit du moment.

 

Ainsi, et contrairement à la croyance populaire, il existe, hélas pour quelques-uns, une science déjà complète concernant le fonctionnement de l’esprit. Au fil du temps, elle a eu bien des noms mais en ce qui me concerne, je préfère conserver le mot « ésotérisme » pour désigner la Science Sacrée, seule susceptible de libérer l’homme de son carcan spirituel. Pour les véritables ésotéristes, la réalité des êtres de l’invisible bien plus évolués que nous, est plus qu’une simple croyance. Évidemment, ils ne peuvent rien prouver, tout comme celui qui habite dans l’immeuble New-yorkais ne peut prouver qu’il existe réellement, sans le concours de celui qui, justement, en doute et réclame « des preuves ». Autant essayer de prouver l’amour ou mieux, la vie après la mort du corps physique !

 

Nous sommes à une époque dans laquelle règne l’assistanat. Ce que tous ceux qui se présentent en tant que « Coachs » ont parfaitement saisi. C’est pour cela que les gens réclament « des preuves » : ils ne veulent plus rien acquérir par eux-mêmes ni faire quelque effort que ce soit sans « avoir des preuves », autrement, sans avoir de solides garanties qu’ils ne perdent ni leur temps, ni leur argent. Fait amusant, ce sont justement ces personnes qui perdent le plus de temps en d’argent, car en recherche d’assistanat sans avoir encore la force de se l’avouer, ils vont d’un gourou à un autre sans jamais le réaliser. Mais comment expliquer à celui qui ne désire pas comprendre, que seule l’expérience directe peut témoigner des choses et des êtres ? Ainsi, oui, puisque pour ces personnes-là l’invisible et ceux qui le peuplent n’existent pas, alors pour eux et seulement pour eux, ni l’un ni les autres n’existent et n’existeront. Du moins, aussi longtemps qu’ils se cantonneront à un état d’esprit aussi réducteur.

 

C’est un peu comme ces personnes qui, contrariées que vous ne pensiez pas comme elles ou que vous ne les rassuriez pas sur leur propre compte, s’exclament comme s’il s’agissait de l’arme psychologique ultime : « Après tout, nul ne détient la vérité ! » Diantre ! Voilà qui est étonnant ! Comment le savent-elles ? Détiendraient-elles la vérité pour pouvoir ainsi affirmer que nul autre ne la détient ? Car pour savoir une personne dans l’erreur, encore faut-il se trouver soi-même « dans la vérité. » De plus, cette expression est imbécile, car dans le mot « nul », la personne est incluse d’office ! Ainsi, elle affirme qu’elle ne connaîtra jamais la vérité et pense, bien imprudemment, « comme tous les autres. » Cela nous rappelle l’enfant qui, sous prétexte qu’il n’a jamais fait l’amour, en déduit que le sexe n’existe pas. Toutefois, dans le cas de l’enfant, ce serait plutôt amusant, voire attendrissant. Pour un adulte, il faut voir…

 

Il est clair que très peu de gens détiennent la connaissance ésotérique et c’est là leur principal souci, car malgré leurs efforts pour partager ou pour transmettre, peu de personnes semblent enclines à se montrer réceptives. Sans doute la raison pour laquelle seuls les ésotéristes comprennent correctement ce sujet du Mensonge des êtres de Lumière. Arrivé à un certain niveau de connaissance, instruire ou partager, même gratuitement, se transforme en un véritable challenge ! Un véritable parcours du combattant ! Il y a d’un côté ceux trop vaniteux pour jouer – momentanément s’entend – le rôle de celui qui reçoit et il y a aussi ceux qui se sentent immédiatement « en danger » et qui s’imagine qu’ils possèdent déjà une « place » que l’on puisse leur prendre. Environ une personne sur mille est APTE à recevoir l’enseignement initiatique. Non pas à cause d’un manque d’intelligence ou de capacité, mais à cause de tous les mensonges à soi qui polluent le mental humain et qui produisent des mouvances astrales proprement effrayantes. L’astralité interdit l’initiation véritable.

 

La peur de l’élite n’est pas un vain souci, vous pouvez me croire ! Qui n’est pas scandalisé à la seule idée qu’il existe des gens qui « font partie de l’élite » ? Je crois entendre d’ici les hurlements scandalisés de celles et de ceux persuadés de ne jamais faire partie de la moindre élite ! Et comme ils en sont persuadés, ils vivent selon les forces astrales de persuasion qu’ils ont eux-mêmes invoquées. Mais le plus inquiétant, dans tout cela, c’est que cette réaction épidermique à toute idée d’élitisme transforme ces personnes en de redoutables prédateurs, entraînés à réduire et à flétrir, s’il le faut, toute personne s’imaginant leur être « supérieures ». Bien entendu, c’est la personne désireuse de flétrir qui s’imagine que c’est l’autre qui se pense supérieur ! Comme s’il n’était pas évident qu’aucun être humain n’est pareil à un autre et que tous ne sont pas, tant s’en faut, du même niveau d’évolution !

 

Mais certains croient sans doute bon de nous le confirmer en se comportant comme des sauvages et des arriérés. Cela parce qu’ils n’ont jamais réussi à comprendre que personne ne peut « les élire » mais qu’ils doivent simplement s’élire eux-mêmes et par leurs propres et seuls efforts. Ainsi, l’ésotérisme est fait d’une élite d’hommes et de femmes qui se sont eux-mêmes hissés, à la force de leur âme, au rang des personnes les plus évoluées de la planète.

Ce qui ne fait pas d’eux pour autant des êtres exceptionnels, bien au contraire ! Car là où ça devient vraiment vexant pour les plus complexés, c’est que loin de s’imaginer supérieurs, les ésotéristes savent qu’ils ne sont que ce que chaque humain devrait être avec quelque effort il est vrai. Autrement dit, chacun est en droit et pourrait avoir la capacité de faire partie d’une élite, élite se résumant à être simplement un homme ou une femme digne de ce nom.

 

Du coup, et c’est là que nous allons devenir très vexants, ce sont les autres qui non seulement sont en retard d’évolution, mais en plus, gènent l’avancée de celles et de ceux qui sont obligés d’attendre les moins courageux pour pouvoir continuer et passer à l’étape supérieure. Du moins est-ce ainsi pour le moment et pour quelque temps encore, car la planète n’a pas encore atteint le pourcentage nécessaire à un certain « basculement » non pas des pôles mais du climat psychologique en cours. Pour le moment, le plus grand nombre étant peu évolué, tout et n’importe quoi peut se produire sur terre. Si vous en doutez, regardez autour de vous et ouvrez plus les yeux !

 

Certains diront « Ah, oui, les méchants, les criminels et les violents en tout genre ! » Honnêtement, ceux-là ne sont pas les plus problématiques ni même les plus dangereux pour les plus avancés de l’humanité. Il est possible de les repérer à des kilomètres et de trouver un moyen de les éviter. Déjà, comme ils vivent généralement entre eux ou « en bandes organisées », il suffit de ne jamais aller sur leur territoire pour avoir la paix. Mais il en va tout autrement de celles et de ceux qui vivent dans le Mensonge à soi et donc aux autres et qui prétendent s’approcher des élites alors que, peut-être, ils valent encore moins que les prédateurs confirmés qui eux, au moins, affichent carrément le programme des réjouissances et ne tentent pas de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas !

 

Dès lors, nous voyons apparaître trois factions bien distinctes, de nos jours. D’un côté, les « vilains pas beaux qui s’assument en l’état » mais qui ne visent aucune chirurgie esthétique de l’âme et ne se la racontent pas. Cette faction-là ne gêne que ceux qui en ont peur ou qui craignent de voir ressurgir des profondeurs de leur âme et à leur contact, quelque bestiole immonde réputée endormie voire détruite depuis longtemps (si vous me suivez ) Les premiers assument parfaitement leur actuel niveau d’évolution et sont donc à la place juste qui ne peut que leur être dévolue.

D’un autre côté, il y a les véritables Lumières de ce Monde, vous me pardonnerez bien cette image surexposée. Eux savent certaines choses qu’on leur a demandé de ne pas semer aux quatre vents mais uniquement de conserver pour celles et ceux qui se sentent aptes à CESSER DE SE MENTIR. Que ce soit pour paraître « plus beaux » (Moi-Idéalisé) ou que ce soit par dépit à cause de croyances inconscientes qui leur pourrissent encore la vie.

Ce qui leur est confié ? Des outils. De simples outils qu’ils pourront employer, s’ils le désirent, pour se sauver eux-mêmes et pour eux aussi s’élire au rang des individus conscients de leurs responsabilités et de leur pouvoir. Niveau qui, je le répète à tout hasard, est celui ORDINAIRE de l’humanité !

 

Un être humain digne de ce nom DEVRAIT être comme ces initiés des temps modernes qui, généralement, ne brillent que par leur discrétion et, aussi, par le fait que peu de gens les connaissent ou leur prêtent crédit. Si vous avez correctement compris mes explications antérieures, vous devriez trouver, comme moi, la chose aussi logique que normale. Je ne dis pas qu’elle est agréable à lire ou réjouissante, je dis seulement qu’elle est d’une logique implacable. C’est tout. Dans un Monde où chacun désire singer les autres pour être accepté et assisté si possible, celui qui est différent NE PEUT PAS être si connu et plébiscité que ça, c’est évident. Bien que je ne prétende pas ici que les plus connus sont surtout ceux qui demeurent très proches de ceux qu’ils prétendent guider et enseigner ! Restons convenables s’il vous plaît.

 

Entrons dans le vif du sujet, à présent. Est-ce que les êtres qui sont au-dessus de nous et qui prétendent nous guider et nous instruire nous mentent ? La réponse est sans appel et d’une logique insoutenable : « Mais évidemment qu’ils nous mentent, voyons ! Comment pourrait-il en être autrement, vu le niveau déplorable de notre actuelle humanité ? » La vérité se mérite, n’en déplaise à ceux qui se sont condamnés eux-mêmes à ne jamais y avoir droit (croyances, superstitions, faux enseignements, etc.) Celui qui est toujours occupé à se mentir afin de se mettre supposément à l’abri de la souffrance, doit absolument être « privé de vérité. »

Cela, non pas pour le punir mais pour lui laisser le temps de se rassurer à sa propre vitesse. Guider et instruire ne signifie pas pour autant agir sur les autres sans leur consentement. Consentement qui serait instantanément donné,  bien évidemment ! Vous connaissez l’homme et son désir d’être assisté, dans le moindre de ses actes et, surtout, de n’être responsable de rien, n’est-ce pas ? Pour un tel homme, « être Dominé » n’est un problème que si on se sert de lui au lieu de le servir.

 

Cela dit, entre deux camps, il n’est pas certain qu’il reconnaîtrait, même après quelques années, celui qui le sert vraiment en refusant justement de le servir, et celui qui le dessert vraiment tout en faisant mine de « le servir ». Cela ne vous rappelle-t-il pas la personne qui brigue le pouvoir et qui, pour que l’on vote pour elle, fait des promesses que même un dieu ne pourrait pas tenir ? Ben voilà, c’est la même chose ! « Ce qui est en haut est VRAIMENT comme ce qui est en bas », le saviez-vous ? Il y a dans les plans supérieurs de conscience « à boire et à manger », comme disent certains. Comprendre qu’il y a autant de choses qui terroriseraient l’homme, s’il venait à en prendre connaissance trop vite et trop tôt, que de choses qui bien que positives et saines, perturberaient son cerveau et ce, d’une manière irrémédiable !

 

En un sens, il est heureux que l’essentiel de cette humanité se mente encore. Cela lui laisse l’avantage de ne pas connaître, de ne pas savoir. De ne pas connaître certaines vérités lourdes à porter pour le mental humain, et de ne pas savoir tout ce qui se passe « dans son dos » et à son insu ! L’élite en question ne sait pas tout, loin de là ! Elle aussi est considérée comme encore trop « fragile » pour tout connaître et tout savoir à propos de l’humanité (d’où elle vient, où elle va, à quoi elle sert ou devrait servir, etc.)
Elle en sait beaucoup plus que les deux autres factions, certes, mais il lui reste à apprendre encore énormément de choses les concernant.
Leur savoir a été trié et il ne leur sert qu’à la vie terrestre ou presque. Cela est plus prudent, car faire partie d’une élite, qui est forcément une notion incluant la comparaison, n’exclut pas le fait de se planter en beauté et comme tout un chacun !

 

Mais alors, à quel moment les êtres qui sont censément « pour nous », cesseront de nous mentir ? Réponse : quand nous respecterons la loi de correspondance (« Ce qui est en haut est comme… ») Tant que nous nous mentirons, à nous-mêmes et donc aux autres, auxquels nous réclamons de nous aider à maintenir le masque, les Grandes Lumières nous mentiront également. C’est aussi logique et sain que sans appel ! Mais là ne s’arrête pas la problématique humaine. Il est dit, dans certains ouvrages d’ésotérisme, que « normalement, l’homme devrait posséder de nombreuses capacités « hors du commun ».

Voyez-vous de telles capacités exprimées au vu et au su de tous ? Moi pas. Ce qui est normal, puisque nous sommes privés de telles capacités et cela, depuis des milliers d’années ! Mais qu’est-ce qui nous empêche d’employer de telles capacités ? Réponse : un pouvoir supérieur au nôtre et qui, depuis, nous PRIVE volontairement de tout pouvoir autres que ceux auxquels nous sommes habitués, autrement dit, pas grand-chose !

 

Est-ce à dire que sans l’intervention d’Agents Extérieurs à cette planète, nous pourrions jouir de tous nos pouvoirs, de l’ensemble de nos capacités ? Mais oui, et même, nous pourrions tous nous entre-tuer en toute quiétude, voire couler un continent ou deux par mois, pour le fun ! Ce ne serait pas la première fois ! Bien que ça risque alors d’être la dernière ! Et ces « Agents Extérieurs » sont ceux dont parlent les ésotéristes depuis toujours ? Réponse : Oui, entre autres, car nous ne les connaissons pas tous, loin de là !

 

Ici, quelques-uns s’écrieront, outrés : « Mais c’est terrible, ce qu’il nous révèle là, le bougre de cornichon ! » Et je répondrai, au risque de froisser quelques susceptibilités au passage : « Mais n’est-ce pas ce que vous faites vous-mêmes et avec vos enfants ? »
Questions : est-ce qu’un parent lambda, ni meilleur ni plus mauvais qu’un autre, laisse son enfant faire tout ce qu’il veut ? Et s’il possède déjà un compte en banque bien fourni, lui laissez-vous la carte de crédit dans la poche de son short, lorsqu’il file s’amuser au parc, avec les autres enfants de son âge ? Non, dites-vous ? Ce serait faire preuve d’immaturité ? Ah, tiens, voyez-vous ça !

Fort bien alors laissez-moi vous rassurer : les hautes Entités qui se trouvent au-dessus de nous et grâce auxquelles nous n’avons pas encore fait sauter la planète, pensent exactement la même chose que vous ! Ce serait, de leur part, faire preuve d’immaturité que de nous confier la carte de crédit spirituelle qui donne accès à tous les pouvoir de l’esprit.

EN CONCLUSION

Il est un fait que l’on nous ment depuis toujours ou presque.
Il est tout aussi évident d’affirmer que si nos capacités spirituelles ou même psychiques n’étaient pas « sous bonne garde » mais en partie inaccessibles, la planète Terre aurait connu le chaos le plus total sinon pire, depuis fort longtemps. Mentir est mal, certes, mais cela ne nous empêche pas de mentir à la seule personne à laquelle nous devrions témoigner le plus profond respect ; nous-mêmes. Car si les ésotéristes ont raison et que, réellement, « Dieu est en nous en tant que nous », alors se mentir à soi revient à mentir à l’ensemble de l’univers. Et il n’est pas étonnant que ce même univers en tienne compte pour nous et à notre place, puisque nous sommes encore incapables de nous assumer vraiment et complètement.

 

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(Info de dernière minute : ce Dossier est terminé, mais un article beaucoup moins long traitant des dangers de l’astralité est à venir. Il explique pourquoi, alors que nous ne devrions avoir aucun réel pouvoir ou aucune capacité sortant de l’ordinaire, certains paraissent posséder quelques-unes de ces capacités voire un ou deux de ces pouvoirs. À bientôt.)

 

Serge Baccino