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Humanité en mode maintenance
Connaissez-vous l’expression « Les jeux sont faits, rien ne va plus ! » ?
C’est en effet ce que prononce le croupier lorsque la bille de la roulette a été lancée et qu’elle va bientôt se placer sur l’un des nombres ou chiffres. Si le croupier ne lançait pas cet avertissement, certains joueurs, autour de la table, oseraient sans doute miser, jusqu’au dernier moment, même une fois la bille stabilisée sur l’une de ses positions probables. De même, connaissez-vous cet avertissement un peu décevant, lorsque vous souhaitez visiter un forum et que les termes « Mode Maintenance » apparaissent ? Tant que le forum n’est pas restauré dans ses fonctions premières, seuls les administrateurs du site ont la possibilité d’accéder à ce forum et à le visionner dans l’état où il se trouvait, juste avant le mode maintenance.
Très bien, direz-vous poliment, mais quel rapport avec notre humanité ? Ou plus exactement, quel rapport avec notre présente humanité et surtout, quel rapport avec nous, qui participons à l’écoute de cette conférence (ou à la lecture de cet article) ? Vous le savez, nous le savons tous plus ou moins : nous sommes sur Terre pour apprendre. Non pas pour apprendre tout et n’importe quoi, dans le secret espoir de devenir une véritable bibliothèque ambulante, mais dans celui de prendre conscience de certaines choses, de nature purement spirituelle et donc, relative à l’esprit et à ses différents modes de fonctionnement. Il existe, bien évidemment, des gens qui possèdent une très grande instruction. Instruction qui porte généralement sur une chose ou sur une autre, sur un aspect de la vie sociale ou sur un autre.
Mais rares sont celles et ceux qui possèdent la véritable connaissance, celle qui devrait être installée la première au sein même de notre être. Cette connaissance, vous l’avez sans doute compris, est la connaissance de soi. Car connaître quelque chose sans même connaître « cela qui est capable de tout apprendre, de tout connaître », consiste en un véritable gâchis. Certains rétorqueront avec fierté qu’ils n’ont jamais approché la spiritualité et qu’ils possèdent pourtant une vie bien remplie et assez de connaissances pour vivre heureux. Du moins, heureux selon leur propre vision du bonheur. Mais pourquoi devrions-nous commencer absolument par la connaissance de soi ou, à tout le moins, s’y atteler le plus rapidement possible, dans le déroulement de notre vie terrestre ?
Autant se demander pourquoi apprendre les lois de l’électricité avant de pénétrer dans un poste de transformation électrique. Ou encore se questionner au sujet de l’utilité de connaître chacune des commandes d’un avion, avant de tenter de le faire décoller. Ou atterrir. Imaginez que vous possédiez un puissant microscope, hypersophistiqué et qui est réglé d’usine sur fois dix seulement, alors qu’il peut aller jusqu’à fois mille. Tout ce que vous allez étudier, dès lors, sera grossi une dizaine de fois. Ce qui vous permettra d’étudier une certaine partie du vivant mais pas celles nécessitant des coefficients de grossissement plus élevés. Une simple question de logique, en somme. L’homme est tel un instrument de mesure d’un degré de sophistication à peine croyable. Se contenter d’étudier l’extérieur et même les autres sans avoir ce réflexe intelligent de contrôler si nos mesures ne peuvent pas s’améliorer, cela revient à se contenter d’un vélo alors que nous possédons un magasin de motos de très grandes cylindrées.
Il est clair que certains vont s’écrier : « Mais voyons, ce que je suis me convient parfaitement ! » Évidemment ! Évidemment, puisque ces personnes-là ne sont que cela et rien d’autre ! Comment pourraient-elles désirer ce qu’elles ignorent ? Comment pourraient-elles seulement imaginer, depuis ce qu’elles sont pour le moment, tout ce qu’elles pourraient être, par ailleurs ? Et en effet, en toute logique et, surtout, en toute honnêteté, force nous est de reconnaître que ce que nous sommes et manifestons, pour le moment, donne la limite de ce que nous pouvons être et manifester. Notre présente humanité a eu tout le temps nécessaire pour évoluer. C’est, en règle générale, ce qu’elle a fait. Du moins, jusqu’à un certain stade. Le stade où elle se trouve, actuellement.
Mais cela est-il suffisant ? Avons-nous suffisamment évolué ?
La question sonnerait d’une manière étrange, voire serait quelque peu déplacée, si nous ne pouvions pas nous référer aux deux expressions proposées au tout début, à savoir : « Rien ne va plus, les jeux sont faits ! » ainsi que « Mode maintenance. » La première expression explique qu’il vient de se passer quelque chose d’important et dont tous les joueurs doivent tenir compte (la roulette a été lancée) et qu’il n’est désormais plus possible de miser, sous peine d’être classé hors Jeux. Et que remarquons-nous, justement et à notre époque ? (Écrit le jeudi 8 janvier 2026) Nous pouvons constater que… « Rien ne va plus » ! Une personne moins polie dirait même que « c’est le vrai bordel » ! Ne l’aviez-vous pas remarqué ? Vraiment pas ? Bien sûr que si ! Tout le monde le sait, le sent, le voit et le constate en un mot. On dirait qu’un vent de folie souffle sur l’humanité !
Les « gentils » exigent que tout le monde sache qu’ils le sont ! Les « méchants » ne savent plus comment s’y prendre pour nous démontrer qu’ils le sont aussi ! Il semblerait qu’il n’y ait plus de loi, de justice, de commerce équitable et la politique est devenue une sombre farce, une foire d’empoigne comme jamais auparavant. Mais cette fois-ci, les élites se battent entre elles pour de vrai et afin de conserver une bien fragile suprématie. Les peuples sont apeurés, non pas parce qu’on veut les placer en esclavage, car ils le sont déjà et ce, depuis bien longtemps ! Mais désormais, quelle horreur : ça se voit ! Il n’y a plus moyen de tricher, de faire semblant et de croire en qui que ce soit. Oui mais voilà : ce même peuple est habitué à subir, à être esclave, du moins dans des conditions acceptables et sans qu’on le lui démontre carrément et à chaque minute de sa pauvre existence.
Alors les gens font tout pour que tout redevienne comme avant.
Alors la planète fait tout pour que ça n’arrive pas. Pour que ça n’arrive plus.
Serge Baccino