Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Sur la gratuité en ésotérisme et spiritualité

Il m’est apparu comme important de vous exposer, une fois de plus, une fois encore et ce, franchement, la vision éclairée mais un brin dérangeante de la psy éso à propos de la gratuité. Comme vous le savez, le monde de la spiritualité est l’un des premiers voire des derniers à mettre l’accent sur la notion de gratuité, de partage, de fraternité et donc, de richesse pour tous, pourrait-on dire, sans distinctions aucunes. Par exemple, nous trouvons souvent des personnes qui proposent d’aider, de conseiller, de soigner à distance ou même d’instruire les autres et ce, « en toute gratuité. » Cela ne saurait choquer et encore moins gêner l’individu moderne et éclairé que nous sommes censés être.

 

En fait, ce serait plutôt le contraire, car une personne qui nous proposerait de nous aider, de nous soigner ou de nous instruire et ce, en réclamant un salaire ou en plaçant certaines conditions pouvant consister en une forme de dons, est susceptible d’éveiller la méfiance d’un bon nombre de personnes. Surtout si ces personnes se considèrent elles-mêmes comme « bien engagées » sur la voie de la spiritualité. Et c’est justement à cause de ce nombre croissant de personnes persuadées que la spiritualité, l’ésotérisme et tout ce qui tourne autour, doivent être et demeurer gratuits, que j’ai ressenti le besoin d’intervenir et de vous faire connaître certaines Lois spirituelles qui entrent en ligne de compte dans ce genre de débat qui n’est pas seulement de nature philosophique ou moral.

 

balance2Comme le savent ceux qui me lisent depuis quelques années (depuis 2006, pour les premiers) ou qui étudient en ma compagnie et ce, grâce à nos cours par correspondance, je m’appuie TOUJOURS sur les Lois et les Principes du fonctionnement de l’esprit, pour écrire ou exprimer quelque chose. Il en va donc de même pour l’ensemble de mes articles présents sur ce blog (un peu plus de 600 en avril 2014.) Une de ces Lois du fonctionnement de l’esprit énonce que «Tout est double » et qu’en terme d’énergie, « Un mouvement dans un sens appelle et nécessite un mouvement dans le sens contraire, correspondant, de nature opposée mais complémentaire et susceptible de rétablir l’équilibre de la dynamique énergétique, qui veut qu’une énergie s’écoule toujours d’un point polarisé à un autre point, de polarité contraire, et inversement. »

Que signifie ce charabia un peu technique il est vrai ? Il signifie ceci :

« Tout est énergie : si vous offrez quelque chose à quelqu’un, vous engendrez un mouvement qui n’existait pas précédemment et l’énergie s’écoule alors de vous en direction d’une condition extérieure quelconque (personne, objet, lieu, évènement, etc.) Selon la Loi, pour que l’équilibre (ou absence de mouvement) soit rétabli, il faut qu’un autre mouvement se produise mais en sens opposé et d’une nature différente bien que complémentaire... » (On va arrêter ici.)

Autrement dit et pour donner un exemple très grossier, si je vous offre une chose, vous devez m’en offrir une autre, différente de la première que vous avez reçue, mais pourtant relative (ou liée) au don préalable. Imageons un peu nos propos, si vous le voulez bien.

 

salade2Je veux une salade et me rends au marché. Le maraicher veut bien consentir à ma la donner mais savez-vous ce qu’il attend de moi ? Que je lui paye sa salade ! Non mais je vous jure, n’est-il pas culotté ? Lui qui est pourtant réputé être bon et compatissant, généreux et rempli d’amour pour son prochain ! Pourquoi cet être d’une si haute spiritualité ne m’offre-t-il pas tous simplement cette salade ? Je la mérite, après tout ! Et elle provient de la Terre, du sol, qui appartient à tous, n’est-il pas vrai ? En plus, je commence à avoir faim à force d’en parler ! Réponse : C’est parce que, justement, il est spirituel et travaille en bonne intelligence avec les Lois du fonctionnement de l’esprit, que mon vendeur de salades fraîche refuse de me donner cette salade gratuitement. Il sait que s’il le fait, il se retrouvera en violation avec la Loi, car il aura permis que se produise un mouvement dans un sens (donner la salade) sans qu’un autre mouvement, inverse et relatif, ne vienne en compenser les effets.

 

Bon, OK, on a capté l’idée. A présent, parlons un peu des ingénus qui prétendent « soigner gratuitement » ou « offrir par amour de leur prochain » (sic) et voyons le tort réel qu’ils produisent, que ça leur plaise ou non, qu’ils le reconnaissent ou pas. Les lois se passent de leur accord. Que font-ils, en vérité ? Puisque TOUT est double, ils ne peuvent faire que DEUX choses et, en l’occurrence, commettre deux erreurs au lieu d’une seule. La première erreur consiste à violer la Loi en présence (de la dynamique énergétique ou mentale) juste pour satisfaire leur vision programmée de la véritable spiritualité (pour les plus sains d’entre eux) ou pour rassurer leur ego en mal de reconnaissance ou d’affection (pour les moins sains d’entre eux) car RIEN n’est jamais gratuit ! Cette première erreur, on va l’appeler « l’erreur de nature énergétique. »

La seconde erreur consiste à violenter une règle de bienséance entre les personnalités animiques (relatives à l’âme, donc), cela en les obligeant à se sentir débitrices. En effet, si je vous sauve la vie et que j’insiste pour que ça soit et que ça demeure gratuit, ipso facto, je vous place dans la position peu enviable de celle ou de celui qui me devra la vie (ou autre chose) et qui, de fait, se sentira redevable. Je refuse le droit à cette personne de s’acquitter de sa dette et donc, de se libérer mentalement d’une idée me concernant. C’est une forme de violence psychologique qui a pour résultat (même si ce n’est pas le but) de placer les autres en situation d’infériorité.

 

Bon, très bien mais Holà, Moussaillon ! Suis-je en train d’affirmer que TOUS ceux qui agissent gratuitement sont de sortes de tordus de l’âme qui essayent de phagocyter notre libre arbitre et cachent nécessairement de noirs desseins sous leur humble et lumineuse soutane ? (Je devrais faire poète, moi, merde, que c’est beau !) Non, ce n’est pas ce que je suis en train d’affirmer. Vous pouvez donc vous remettre à respirer normalement ! Surtout si vous-mêmes donnez quoi que ce soit gratuitement et depuis des années ! Alors quoi ? Alors, l’ignorance est la chose la mieux répartie et partagée sur la Terre… Comme au Ciel ! (Eh oui, vous pensiez quoi, vous ?)

L’ignorance ? Oui, l’ignorance… Des Lois Divines ou spirituelles, si vous préférez. « Savoir, c’est pouvoir », dit-on. Mais nous devrions ajouter que « Ignorer, c’est foutre la merde de partout où nous passons. » Le fait d’ignorer les lois spirituelles (globales, générales) et animiques (relationnelles, les accords entre les êtres, sur Terre et ailleurs) ne nous déresponsabilise pas pour autant, vous savez !

Si vous ignorez la cruelle morsure du froid, évitez de dormir dehors, nu et mouillé, en plein mois de février et au Canada ! L’ignorance ne met à l’abri de rien, bien au contraire… Nombreux sont celles et ceux qui prétendent agir gratuitement et s’en font une gloriole (Eh bien oui, n’est-ce pas.) Mais ils ne réalisent sans doute pas le tort qu’ils font, en esprit et en vérité, aux gens qu’ils prétendent aider, servir ou quoi que ce soit d’autre gratuitement.

 

Parlons net et franc, comme à mon habitude, voulez-vous ? Nous allons prendre dix personnes qui se disent spirituelles ou mystiques et étudier leur cas en fonction de certaines réalités humaines liées à notre temps, notre époque actuelle. Ces réalités varient d’un siècle à l’autre mais il demeure toutefois certaines constantes. Nous allons dire que DEUX personnes sur DIX agissent avec la noble intention de faire le bien sans attendre rien en retour.

Du moins, rien à un niveau purement conscient. Merci de noter ce léger « détail » ! C’est une chose qui n’est pas très futée, certes, qui est même illégale et risqué, d’un point de vue psychologique et relationnel, mais bon, comme cela part d’une noble intention, (prout !) on va dire que, pour ces deux-là, nous ne prendrons pas le fouet. Du moins, pas pour cette fois !

 

fricCela dit et en sens inverse, nous avons des personnes qui se disent « spiritualistes » ou « ésotéristes » et qui réclament des sommes exorbitantes pour que d’autres aient l’honneur inouï de bénéficier de leur sapience et de leurs pouvoirs phénoménaux. Nous parlerons d’eux, juste un peu plus bas.  Pour ce qui est de ce groupe de huit personnes sur dix qui vivent et s’expriment avec le mot « gratuit » dressé tel une arme absolue voire un étendard, il est clair que, d’un point de vue psychologique, leur problème découle d’un désir puissant de se démontrer à eux-mêmes qu’ils sont capables d’assumer leur Moi-Idéalisé. Moi-Idéalisé ?

Un « moi » de procuration qui est censé être celui d’un être dont le moindre acte et la moindre parole proférée ou écrite, témoigne, d’une manière éclatante, d’un degré de luminosité sans bornes et, surtout, hors normes (les gens comme eux sont rares, vous comprenez ?) Il est clair que parmi ces personnes, dont la Lumière semble sortir de leur trou de balle, quatre au moins sont en manque de reconnaissance, ont besoin d’être aimées, que l’on dise du bien d’elles, etc. A la base, nous retrouvons bien, évidemment, un problème de valeur personnelle qui leur pourrit l’existence.

 

charlatans4Mais revenons un peu à nos personnages qui se situent aux antipodes de cette notion de gratuité. Nous voici rendus à une époque dans laquelle l’argent tiens le rôle d’une énergie comme une autre. Ce n’est pas l’argent le problème mais l’être humain qui s’en sert, une fois de plus et comme depuis toujours et sans doute pour quelques temps encore.

Du moins si nous ne changeons pas tous d’état d’esprit. Mais que dire de ceux qui réclament trois ou quatre fois le prix d’une chose, qui surévaluent leurs prestations et qui ont le toupet de trouver la chose ordinaire et vont jusqu’à faire croire à ceux qui hésitent de payer ces sommes exorbitantes, qu’ils ont un problème psychologique ? A quelle variété étrange peuvent donc appartenir ces modernes « Marchands du Temple » ?

On peut comprendre les deux premiers, plus ignorants que malsains, voire franchement aimants et bienveillants, pour quelques-uns seulement. On peut facilement concevoir les six autres, en mal de reconnaissance (on les a refusé à la Star Académie.) Mais que dire des derniers ? En fait, après l’ignorance des lois spirituelles et l’acte psychologiquement intéressé et donc faussement gratuit, vient la dernière étape :

Le Mensonge à soi.

 

Les derniers sont ce que je nommerai, pour rester poli, des gros mythos qui se prennent pour des êtres lumineux et sages. Ils ont étudié trois mois, lu deux ou trois bouquins et, bien évidemment, connaissent des stars dans leur domaine, on fait le stage qui permet de d’ouvrir les boîtes de chakra à distance et grâce à un Mantra secret, connu que par ceux qui ont trois mille euros à dépenser pour un week-end initiatique. Vous avez bien compris que je veux parler ici de simples charlatans, de personnes qui vendaient jadis de l’électroménager ou des bouquins, sur Internet et qui, à présent, sont devenus des « spécialistes du développement personnel. » Comme si le développement personnel pouvait échapper ne serait-ce que trente secondes au domaine exclusif de l’ésotérisme et de la spiritualité !

Aussi bien, pourquoi pas se prétendre docteur en médecine ou physicien, après avoir lu deux ou trois livres et suivi un stage intensif sur deux week-end ? Il faut comprendre le problème de la spiritualité, à notre époque : l’État, aidé en cela des médias, ainsi que l’Église Catholique Romaine, ont réussis à faire passer toutes les écoles initiatiques du monde pour des sectes dangereuses et l’ésotérisme, pour un véritables fouillis ou s’entremêlent des sentences plus ou moins ridicules que l’on peut trouver sur Internet.

C’est du moins ce que pense le français moyen ! Et comme la spiritualité et l’ésotérisme ne sont pas « reconnus » en France, il n’est pas possible, pour une personne ordinaire, de différencier un véritable Maître Incarné d’un trou du cul en mal de reconnaissance ou dont le seul but est de plumer son prochain.

 

SuicideOsez dire que ce n’est pas le cas, que nous n’en sommes pas arrivés là, en France du moins… (Ailleurs, je ne connais pas, donc, je me tais.) Mais le fait que de nombreuses personnes incapables de bêler autrement que de concert et en troupeaux, soient incapables de faire la différence entre un cochon d’inde décoiffé et une autruche enceinte et prête à mettre bas, est-il une preuve que l’ésotérisme n’est pas et n’a jamais été une science exacte ? Et si c’était le cas ? Et si l’ésotérisme était et avait toujours été, une science exacte et « finie » ? (complète, définitive.) Même dans ce cas, le problème demeurerait entier. La preuve !

 

Voyance9Qui oserait se prétendre capable de discernement et, par exemple, de savoir faire la différence entre un véritable Maître et un faux mage (de chèvre) ? Ou simplement entre un bon professeur d’ésotérisme et un rigolo qui adore manipuler et qui a la capacité de retenir tout ce qu’il a lu ? Le pouvez-vous, vous qui lisez ces lignes, sans doute passablement remués par ce que vous y découvrez ? Permettez-moi d’en douter ! De quel droit, me demanderez-vous ?

Qu’est-ce qui m’autorise non pas à douter de vous mais de votre capacité à discerner le vrai du faux en ce domaine précis ? Mais de celui de la logique, pardi ! Seul un Maître saurait (et pourrait vraiment) reconnaître un autre Maître et seul un véritable professeur ou enseignant en ésotérisme, pourrait et saurait reconnaître un autre professeur et enseignant en ésotérisme.

Il en va de ce domaine comme de tous les autres, que ce soit dans la musique ou n’importe quel autre art ou métier : seul l’initié à une technique ou à un art, sait reconnaître un autre véritable initié à sa propre discipline. C’est si évident ! Certains ont cru intelligent de proposer la création d’une commission internationale d’étude et de reconnaissance de l’ésotérisme et de la spiritualité (authentique). Oui mais voilà où se situe le triste et fâcheux dilemme :

Pour créer une Commission capable de juger des qualités d’un professeur ou instructeur en ésotérisme, il faudrait trouver des personnes assez « couillues » pour oser de présenter comme étant de véritables initiés, de véritables instructeurs et, horreur suprême, de véritable maîtres.

 

authentiqueCar vous ne savez pas ? Non ? Bon, alors je vais vous l’apprendre, tenez-vous bien à la rampe pour ne pas tomber sur le cul ! Voici les faits, selon « les âmes humbles et sages » (sic) : ceux qui sont d’une intelligence, d’une humilité et d’un degré de luminosité à pousser une luciole au suicide, ont décrété que les gens qui sont de véritables initiés, et quel que soit leur degré de réalisation, ne le disent jamais et ne le reconnaissent jamais en public. Même « en toute humilité » ! Non, non Madame, c’est chose interdite que cette chose-là, sacrilège au possible et indigne d’un véritable initié !

Ah bon ? Ben oui, c’est les plus humbles et lumineux parmi les plus humbles et lumineux qui ont décrété ça ! C’est dire comme il faudrait être une merde infâme pour oser leur tenir tête ou, pire encore, se positionner en contre ! Faudrait voir à ne pas essayer en cachette de nous montrer plus humbles, éclairé et l’esprit ouvert que ceux qui savent tout de ces choses mais qui, Ô, mystère, continuent de chercher, d’étudier et d’apprendre car ils avouent eux-mêmes ne pas tout savoir !

 

hypocrisie2Bien mais alors… Alors, on fait comment, nous, les éventuels élèves, pour se trouver de bons professeurs d’ésotérisme ? Eh bien, on ne fait pas, justement, ce n’est pas possible et puis voilà ! D’ailleurs, il ne faut surtout pas chercher à apprendre d’un autre, car cela ferait bobo à ce pauvre petit ego qui se sentirait alors redevable envers une autre personne… A moins de pouvoir « payer en retour » et, de ce fait, se libérer de toute dette ou attache ultérieure ! Et Vlan !

Mais c’est terrible, ça, non ? Pas pour tout le monde, non. Pas pour les forces de l’ombre qui se marrent comme des bossues et n’en reviennent toujours pas à quel point ceux qui se réclament de la Lumière peuvent êtres cons, en plus d’être hypocrites et lâches ! Le Mal n’a même plus besoin de lever le petit doigt pour triompher : les  » forces du bien  » (prouuut !) s’en chargent, désormais, et avec un taux de réussite bien plus élevé !

 

tracer le cheminQuant aux véritables détenteurs de la connaissance, Eh bien ! Comme d’habitude, ils n’ont plus qu’à crever la dalle ou accepter d’offrir gratuitement, l’Or véritable à des gens qui n’ont rien à offrir ni à partager eux-mêmes si ce n’est le Plomb de leur ignorance (les « gratuits à tout prix ») ou leur bêtise (ceux qui se font plumer par les plus vicieux.) Et tout ça à cause de quoi ? De l’ignorance des masses. Ah bon ? Mais oui ! Les Maîtres du passé ont effectivement annoncé qu’il viendrait une époque terrestre durant laquelle les loups serraient déguisés en agneaux et de monstres orgueilleux en maîtres de sagesse… Ils on bien dit cela, oui, oui ! Et vous savez pourquoi ils l’ont dit ainsi ? Parce que, de leur temps, il n’étaient pas utile à un véritable initié de se présenter comme tel puisque chacun pouvait SENTIR à qui il avait vraiment affaire ! 

Les hommes des temps jadis, bien que frustes par rapport à nous, étaient plus près de la Nature et donc, de leur Nature (intérieure) et ILS SENTAIENT bien plus que ce qu’ils intellectualisaient.

 

200386830-001Mais en est-il toujours ainsi ? Les réputés initiables, c’est-à-dire ceux qui aspirent à plus de Lumière, ont-ils toujours cette capacité de RESSENTIR à qui ou à quoi ils ont affaire ? Si c’est le cas, celui qui se présenterait avec l’intention de se faire passer pour un Maître,  un instructeur voire un prof, en serait pour ses frais ! Du coup, inutile de prétendre quoique ce soit à ce sujet si cela se SENT et SE VOIT. N’est-il pas vrai ? Mais est-ce que ceux qui rêvent en secret de devenir disciple d’un être déjà Réalisé, sont capables d’un tel degré de discernement ? Aïe ! C’est là bien le genre de question qui pique les yeux et empêche de s’assoir durant des heures, si vous me suivez ! Comme tout ce qui ramène brutalement à soi, n’est-ce pas ?

 

Cet article mérite, je le crois, d’être lu et relu puis médité avant de justifier la moindre réaction. Surtout si cette dernière se veut  épidermique ! Je conçois fort bien qu’il y ait là matière à réagir voire à bondir hors de sa culotte mais ce n’est pas parce qu’un sujet nous met dans l’embarras ou même en colère, qu’il est nécessairement faux ou indigne de respect. Question : Accepterez-vous, désormais, d’agir « gratuitement » pour autrui ou accepterez-vous que d’autres agissent gratuitement pour vous ?

Ou bien allez-vous pénétrer humblement en vous-mêmes afin d’y rechercher la raison réelle de votre désir de « tout offrir gratuit » ?  Vos questions et commentaires seront les bienvenus, car il est clair que le sujet est loin d’être complètement exploré ! Aussi, il existe très certainement des cas où l’intelligence réclame plus de prudence avant de juger ou plus de détails techniques avant de comprendre réellement de quoi il retourne. Alors, à vos claviers afin de commenter ! A moins que vous préfériez me bouder ?

 

Serge Baccino

Pensées (extraits)

La citation suivante, extraite des «Pensées» de Blaise Pascal, montre à quel point l’homme peut écrire des choses absolument remarquables lorsqu’il vibre de coeur et de pensée en harmonie avec la Conscience Cosmique. Que dire de la profondeur qui se dégage des lignes suivantes, si ce n’est qu’elle exprime à merveille la grandeur du philosophe lorsqu’il se considère comme la créature d’un Dieu qu’il ne peut concevoir mais qu’il peut apprendre à aimer.

« Que l’homme contemple donc la nature entière dans sa haute et pleine majesté, qu’il éloigne sa vue des objets bas qui l’environnent. Qu ‘il regarde cette éclatante lumière mise comme une lampe éternelle pour éclairer l’univers, que la terre lui paraisse comme un point au prix du vaste tour que cet astre décrit, et qu ‘il s’étonne de ce que ce vaste tour lui-même n’est qu ‘une pointe très délicate à l’égard de celui que les astres qui roulent dans le ciel embrassent.

 

Blaise PascalMais si notre vue s’arrête là, que l’imagination passe outre ; elle se lassera plutôt de concevoir que la nature de fournir. Tout ce monde visible n’est qu’un trait imperceptible dans l’ample sein de la nature. Nulle idée n’en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginaires, nous n’enfantons que les atomes au prix de la réalité des choses. C’est une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part.Enfin, c’est le plus grand caractère sensible de la toute-puissance de Dieu, que notre imagination se perde dans cette pensée. Que l’homme, étant revenu à soi, considère ce qu’il est au prix de ce qui est ; qu’il se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature ; et que de ce petit cachot où il se trouve logé, j’entends l’univers, il apprenne à estimer la terre, les royaumes, les villes et soi-même à son juste prix. Qu’est-ce qu’un homme dans l’infini ?

Mais pour lui présenter un autre prodige aussi étonnant, qu’il recherche dans ce qu’il connaît les choses les plus délicates. Qu’un ciron lui offre dans la petitesse de son corps des parties incompa­rablement plus petites, des jambes avec des jointures, des veines dans ces jambes, du sang dans ces veines, des humeurs dans ce sang, des gouttes dans ces humeurs, des vapeurs dans ces gouttes.

Que divisant encore ces dernières choses, il épuise ses forces en ces conceptions, et que le dernier objet où il peut arriver soit maintenant celui de notre discours ; il pensera peut-être que c’est là l’extrême petitesse de la nature. Je veux lui faire voir là-dedans un abîme nouveau. Je lui veux peindre non seu­lement l’univers visible, mais l’immensité qu’on peut concevoir de la nature, dans l’enceinte de ce raccourci d’atome.

Qu’il y voie une infinité d’univers, dont chacun a son firmament, ses planètes, sa terre, en la même proportion que le monde visible ; dans cette terre, des animaux, et enfin des cirons dans lesquels il retrouvera ce que les premiers ont donné ; et trouvant encore dans les autres la même chose sans fin et sans repos, qu ‘il se perde dans ces merveilles aussi étonnantes par leur petitesse que les autres par leur étendue ; car qui n ‘admirera que notre corps, qui tantôt n ‘était pas perceptible dans l’univers, imperceptible lui-même dans le sein du tout, soit à présent un colosse, un monde, ou plutôt un tout à l’égard du néant où l’on ne peut arriver ?

Qui se considérera de la sorte s’effrayera de soi-même, et, se considérant soutenu dans la masse que la nature lui a donnée, entre ces deux abîmes de l’infini et du néant, il tremblera dans la vue de ces merveilles ; et je crois que sa curiosité se changeant en admiration, il sera plus disposé à les contempler en silence qu’à les rechercher avec présomption. Car enfin, qu’est-ce que l’homme dans la nature ? Un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout. Infini­ment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également incapable de voir le néant dont il est tiré, et l’infini où il est englouti.

Que fera-t-il donc, sinon d’apercevoir quelque apparence du milieu des choses, dans un désespoir éternel de connaître ni leur principe ni leur fin ? Toutes choses sont sorties du néant et por­tées jusqu’à l’infini. Qui suivra ces étonnantes démarches ? L’Auteur de ces merveilles les comprend. Tout autre ne le peut faire. »

 

BLAISE PASCAL (1623-1662)

De la vertu

« Il est certain que, pourvu que notre âme ait toujours de quoi se contenter en son intérieur, tous les troubles qui viennent d’ailleurs n’ont aucun pouvoir de lui nuire ; mais plutôt, ils servent à augmenter sa joie en ce que, voyant qu ‘elle ne peut être offen­sée par eux, cela lui fait connaître sa perfection. Et, afin que notre âme ait ainsi de quoi être contente, elle n ‘a besoin que de suivre exactement la vertu.

 

DescartesCar quiconque a vécu en telle sorte que sa conscience ne lui peut reprocher qu’il ait jamais manqué à faire toutes les choses qu’il a jugées être les meilleures (qui est ce que je nomme ici la vertu), il en reçoit une satisfaction qui est si puissante pour le rendre heureux que les plus vio­lents efforts des passions n ‘ont jamais assez de pouvoir pour troubler la tranquillité de son âme.Je ne remarque en nous aucune chose qui nous puisse donner juste raison de nous estimer, à savoir l’usage de notre libre arbitre et l’emprise que nous avons sur nos volontés ; car il n’y a que les seules actions qui dépendent de ce libre arbitre pour les­quelles nous puissions avec raison être loués ou blâmés ; et il nous rend en quelque façon semblables à Dieu en nous faisant naître de nous-mêmes…

Ceux qui sont généreux en cette façon sont naturellement portés à faire de grandes choses, et toutefois à ne rien entreprendre dont ils ne se sentent capables, et parce qu ‘ils n ‘estiment rien de plus grand que de faire du bien aux autres hommes et de mépriser leur propre intérêt, pour ce sujet ils sont toujours parfaitement courtois, affables et officieux envers un chacun.

Et avec cela, ils sont entièrement maîtres de leurs passions, particulièrement des désirs, de la jalousie et de l’envie, à cause qu’il n’y a aucune chose dont l’acquisition ne dépende pas d’eux qu’ils pensent valoir assez pour méditer d’être beaucoup souhaité, et de la haine envers les hommes, à cause qu’ils les estiment tous, et de la peur à cause que la confiance qu ‘ils ont en leur vertu les assure, et enfin de la colère à cause que, n ‘estimant que fort peu toutes les choses qui dépen­dent d’autrui, jamais ils ne donnent tant d’avantage à leurs ennemis que de reconnaître qu ‘ils en sont offensés. »

 

René Descartes (1596-1650)

Sur les symboles (extrait)

« Les idées naissent des choses. La conscience de l’homme s’efforce d’attacher une si­gnification ou de fournir une identité à tout ce qui est extérieur à lui et en relation avec ses propres expériences. L’inconnu est un poids très lourd pour la pensée, même pour celle d’un être primitif. En conséquence, rien de ce qui demande de l’attention ou qui semble concerner en permanence notre existence n’est laissé, par nous, sans explication.

 

Ralph Maxwell LewisLorsque les causes naturelles ne peuvent pas être observées, d’autres sont imaginées par l’homme. Même le pri­mitif possède une explication pour chaque phénomène de son monde d’expériences. Il existe toutefois certains objets que nous percevons et qui, non seulement suggèrent à notre conscience leur nature propre, mais dépeignent également d’autres idées ou concepts que nous avons eus. En d’autres termes, de tels objets sont une représentation de quelque chose d’autre qu’eux-mêmes. Ces objets-là deviennent des symboles.

De ce fait, les lois sont des vérités cosmiques irrévocables. Elles sont immuables du point de vue de la conscience humaine. Le point important dont il faut se souvenir, en liaison avec le symbolisme mystique, et plus précisément en relation avec les symboles présentant un caractère mystique, c’est qu’une vérité perçue, comme par exemple une loi naturelle dé­couverte, crée dans notre conscience son propre symbole.

Le sens que nous percevons dans une loi de la nature est le symbole lui-même. Lorsque, dans notre pensée, jaillit comme un éclair l’impression de concevoir une loi ou une vérité cosmique, l’aspect que ce sens, cette compréhension, revêt dans notre conscience sous sa forme mentale, devient le symbole lui-même. Il est bien plus simple d’exprimer la vérité dont nous sommes conscients que tout au­tre symbole que nous pourrions, plus tard, concevoir ou désigner pour signifier la même chose.

 

Ralph Maxwell Lewis - Voyez le signe - livreIl n’y a donc rien qui puisse se substituer au véritable symbole mystique. Un symbole mystique est la plus haute forme de pensée de la loi cosmique elle-même. On peut dire qu ‘un symbole mystique est le reflet mental de la vérité cosmique que nous avons perçue. Nous ne pouvons discerner aucune vérité cosmique, sans, en même temps, engendrer dans notre conscience une image de cette vérité sous la forme d’un symbole. C’est pourquoi, je le ré­pète, nous ne pouvons substituer autre chose aux symboles mystiques, car tout signe que nous créons et qui ne vient pas spontanément à notre pensée, à partir de la perception de la vérité elle-même, n ‘est pas un symbole mystique, quel que soit le nom que nous lui donnons.

Les symboles mystiques sont éternels. Nous disons qu ‘ils sont éternels, parce qu ‘ils provien­nent de très anciennes vérités que l’homme primitif commença à saisir, et qui ont, pour l’homme actuel, la même signification qu’ils avaient jadis. Si chacun de nous, aujourd’hui, contemple ces vérités, vieilles comme le monde, les mêmes symboles se forment d’eux-mêmes dans sa conscience, ce qui montre vraiment qu’ils sont éternels. »

 

Ralph Maxwell Lewis (1904-1987) – Extrait de son livre « Voyez le signe. »

Des nombres (extrait)

« Les nombres ne sont que la traduction abrégée ou la langue concise des vérités et des lois dont le texte et les idées sont dans Dieu, dans l’homme et dans la nature. On peut aussi les définir comme le portrait intellectuel et oral des opérations naturelles des êtres ou encore, si l’on veut, la limite et le terme des propriétés des êtres, et cette mesure qu’ils ne pourraient passer sans s’égarer et se dénaturer, ce qui a fait dire à quelqu’un que les nom­bres étaient la sagesse des êtres et ce qui empêchait qu ‘ils ne devinssent fous.

Louis-Claude de Saint-MartinIl faut donc s’instruire à fond de ce qui est contenu dans ce sublime texte et dans ces idées PRINCIPES pour pouvoir se garder des fautes que les traducteurs et les peintres ont pu faire et font tous les jours dans leurs versions et dans leurs tableaux.

La principale erreur dont il faille se pré­server, c’est de séparer les nombres de l’idée que chacun d’eux représente et de les montrer détachés de leur base d’activité, car on leur fait alors perdre toute leur vertu, qui doit être de nous avancer dans la ligne vive; ils ne sont plus qu ‘un objet de curieuse et orgueilleuse spéculation; et s’ils ne font pas toujours devenir l’auditeur plus coupable, ils ne lui rendent pas néanmoins plus de service que si on lui apprenait la syntaxe d’une langue dont il ne sau­rait pas les mots ou que si on lui apprenait les mots d’une langue dont il ne saurait ni le sens ni la syntaxe.

Il n’y a point de nombres dans la décade dont nous ne puissions ainsi découvrir le ca­ractère en ne les séparant point de l’œuvre particulière à laquelle ils sont unis et de l’objet sur lequel ils reposent, instruction active qui ne peut convenir qu ‘à ceux qui sont dans la ligne et qui sont entrés dans l’intérieur de l’intelligence. Elle serait perdue pour tous les au­tres.

Mais ce simple exposé suffit pour nous apprendre que la vertu des êtres n’existe pas dans le nombre, mais que c’est le nombre qui existe dans la vertu des êtres et qui en dérive. Il ne faut pas nier les immenses avantages que l’esprit et l’intelligence de l’homme peuvent retirer de l’usage des nombres, dès que l’on est parvenu à sentir l’œuvre particulière à la­quelle chacun d’eux est uni et l’objet sur lequel ils reposent.

Car la marche des propriétés des êtres étant active et ces propriétés ayant entre elles mille rapports croissants et décrois­sants, la combinaison de ces nombres pris dans la régularité du sens qu ‘ils portent avec eux d’après la saine observation, doit pouvoir nous diriger dans les spéculations incertaines et même nous rectifier dans des spéculations fausses, attendu qu’il en est alors de ce calcul vrai et spirituel et de cet algèbre des réalités comme du calcul conventionnel ou de l’algèbre de l’apparence, où les valeurs une fois connues nous conduisent, sans nous égarer, à des résul­tats précis et positifs.

La différence essentielle qu’il faut admettre, c’est que dans le calcul conventionnel, les valeurs sont arbitraires et que leurs combinaisons, quoique reposant sur des règles fixes, ne nous font cependant parvenir qu’à des vérités très secondaires et entiè­rement étrangères à la vraie lumière dont nous avons tous besoin et que nous cherchons tous, quand même ce serait à contre-sens ; au lieu que, dans le calcul vrai et spirituel, les nombres reçoivent leur valeur de la nature des choses et non point de la volonté de notre es­prit, et qu’indépendamment de ce qu ‘ils se combinent aussi par des règles fixes comme les valeurs conventionnelles, ils nous amènent à des vérités de premier rang, des vérités posi­tives et invariables, et essentiellement liées à notre être. »

 

Louis Claude de Saint-Martin (1743-1803)

Omniscience (extrait)

Thomas Jay Hudson a écrit de nombreux ouvrages sur la philosophie mys­tique. Dans la citation que nous vous présentons ci-dessous, il évoque l’Omniscience, l’Omnipotence et l’Omniprésence de la Divinité, considérant que ces trois termes résument à eux seuls la compréhension que l’homme peut avoir de l’infinité et de l’éternité cosmiques.

 

« J‘admets qu’il ne peut y avoir une conception plus élevée de la connais­sance cosmique et qu ‘il ne peut exister une sagesse plus grande que celle qui est indiquée par le mot « Omniscience » ; qu’il ne peut y avoir de plus grand pouvoir que celui qui est défini par le mot « Omnipotence » ; et qu’il ne peut y avoir de conception plus large de la présence de cette sagesse et de ce pouvoir que celle impliquée dans le mot « Omniprésence ».

J’admets aussi que la conscience hu­maine ne peut concevoir, pour la personnalité intérieure, de qualité plus promet­teuse et plus puissante que celle incluse dans les mots « amour infini et universel« . De plus, j’admets qu’il s’agit d’une conception de l’immanence sans panthéisme et de la personnalité sans anthropomorphisme.

Il n’y a, dans cette conception, aucune idée de « limiter » ou de « mesurer » la sagesse et le pouvoir cosmiques en les comparant à ceux de l’homme, pris comme étalon de mesure. Au contraire, cela montre simplement qu’une analyse des attributs de l’âme humaine prouve que la sagesse et le pouvoir cosmiques sont illimités et, par conséquent, qu ‘ils ne peuvent être mesurés par la pensée fi­nie.

En d’autres termes, il ne s’agit en aucune manière d’une tentative de mesurer la Conscience Cosmique ou d’établir une appréciation de ses limites, mais de sa­voir quelque chose de ses qualités essentielles par une analyse de ses émanations, tout comme nous pouvons, par une analyse spectrale, connaître quelque chose des qualités de la lumière, sans pour autant prétendre révéler ainsi l’étendue ou la puissance de l’influence solaire. Tout ce que l’homme peut connaître de l’infini se limite à une analyse directe de ses propres pouvoirs. »

 

THOMAS JAY HUDSON (1893-?)