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Médit-action ou méditation

Médit-action ou méditation ?

(Extraits.)

La spiritualité ordinaire invite à la méditation. Mieux encore, elle la recommande. Mais personne ne songe seulement à revoir le sujet et à tenir compte d’un facteur devenu essentiel de nos jours : le temps qui passe. En effet, puisque le temps passe, certaines règles d’hier ne sont peut-être plus bonnes aujourd’hui. Ce qui est bon pour l’enfant ne l’est pas nécessairement pour l’adulte et inversement. Mais comme il est rare que nous retombions en enfance, du moins biologiquement parlant, nous tiendrons compte du temps qui passe, dans le sens usuel de ces termes, à savoir de ce qui fut à ce qui est, pour le moment. Le problème humain, à ce propos, est que rien ne prédispose les gens à tenir compte, justement, de ce temps qui passe. Nous désirons tous, peu ou prou, que les choses durent en l’état, surtout si ces choses nous conviennent. Et si elles nous conviennent, elles nous rassurent. Surtout au sujet de « ce qui sera. »

Bien sûr, nous savons pertinemment que le temps passe et qu’il transforme pas mal de choses. Mais nous espérons, en secret, qu’il ne transforme que ce qui doit l’être selon nous. Et du même coup, nous espérons qu’il ne touche jamais à tout ce qui nous convient parfaitement en l’état. Et comme le fonctionnement de notre esprit est reproductif en diable, qu’il adore manifester continuellement et le plus longtemps possible, tout ce qui trouve grâce à nos yeux, ou tout ce que nous jugeons utile ou pratique, si le temps ne nous imposait pas certains changements, parfois cruels, si cela ne tenait qu’à nous, nous ne changerions jamais. Cela dit, quoi de plus compréhensible que de vouloir faire durer ce qui nous rend la vie plus agréable et facile ? Observez ceux qui pratiquent le développement musculaire dans les salles prévues à cet effet… Plus ils se musclent et plus ils souhaitent se muscler. Le fait que leurs efforts puissent donner des résultats satisfaisants, les pousse à désirer plus de satisfaction encore, c’est-à-dire de devenir plus musclés de semaines en semaines.

Et lorsqu’un certain seuil est atteint, quand la personne se juge suffisamment musclée et selon ses attentes, que fait-elle ? Elle continue de pratiquer, sans doute moins intensément, mais toujours avec régularité. En somme, après avoir obtenu ce qu’elle désirait, à savoir une musculature conséquente, il lui faut à présent la conserver intacte et ce, le plus longtemps possible. Quel rapport avec le sujet de la médiation, penserez-vous ? Pour le comprendre, il faut se souvenir d’abord que le temps passe et change certaines choses pour tout et pour tous. Ce qui concerne un domaine les concerne tous. Le temps passe pour tout le monde, change le vécu de tout le monde, mais non seulement tout le monde ne le réalise pas, mais de plus, tout le monde ne l’accepte pas. Car enfin, ce qui marchait hier, pourquoi ça ne marcherait plus demain, se questionnent certains, avec un degré de mauvaise foi remarquable. Il est vrai que les schémas mentaux ou les « bouts d’âmes » qui nous régissaient hier, régissent toujours notre vie aujourd’hui. Et il est envisageable qu’ils continuent de le faire demain et longtemps encore.

Alors nous allons étudier un peu le sujet de la méditation afin de définir si cette pratique, connue de tous les spiritualistes du monde et ce, depuis toujours, se révèle toujours aussi utile et pratique.
« Vous devriez vous mettre à la méditation », recommandent certains.   « Si vous avez cessé, vous devriez vous y remettre », préconisent d’autres. Une certaine spiritualité, vous le savez déjà et l’avez sans doute accepté, n’est pas faite pour nous aider, bien au contraire. Peu importe son nom, ses origines réelles : le tout est de comprendre que le propre de l’ennemi, lorsqu’il se veut efficace, c’est de réussir à s’infiltrer même là où personne ne l’attend. Ou surtout là où personne ne l’attend ! Or, supposons un instant que dans le passé, certaines techniques dévoyées et aux effets morbides, aient été ajoutées à celles déjà enseignées. Si personne n’a découvert le subterfuge, ne sommes-nous pas en droit de penser qu’elles existent toujours et qu’elles continuent de produire les effets négatifs qu’elles produisent depuis le début ?

Pour le débutant, que ce soit en ésotérisme ou en spiritualité, d’une manière générale, il est conseillé de pratiquer deux formes de méditations différentes : l’active et la passive. La première consiste à produire des formes mentales, à visualiser, comme on le dit depuis toujours, soit une personne, soit un but à atteindre ou encore, une chose que nous aimerions posséder. La passive consiste à « faire le vide » mentalement et à rester dans un état de relaxation physique et mentale, autrement dit, de ne pas bouger et de ne penser à rien. Il est même conseillé de chasser toute pensée se présentant à l’avant-scène de notre conscience afin. De conserver un mental vide et clair. Sans doute n’avons-nous pas encore la possibilité de comprendre vraiment tout ce qui a trait à la véritable méditation. Mais nous pouvons  faire une chose intelligente au moins : c’est de vérifier si ces pratiques correspondent toujours avec ce que nous avons découvert, en nous et autour de nous, concernant le fonctionnement de notre esprit. Et plus particulièrement, celui de notre « moi ».

Que savons-nous, aujourd’hui, à propos de notre « moi » ? Nous savons qu’il n’est que la polarité négative et de nature passive du Je Suis. Nous savons également que le « moi » correspond à l’activité plus qu’exagérée, du lobe postérieur de notre glande pituitaire (ou « hypophyse. ») Nous savons du même coup que la partie positive, qui seule devrait être active, se rapporte au fonctionnement du lobe antérieur de cette même glande endocrine (au niveau purement énergétique ou psychique s’entend.) En clair, 999 personnes sur 1 000 fonctionnent « à l’envers », c’est-à-dire présentent une suractivité spirituelle du lobe postérieur de la pituitaire, qui devrait être passif, tandis qu’ils ne fonctionnent que très rarement, pour ne pas dire jamais, à partir du lobe opposé. Ce qui devrait se cantonner à un rôle unique de réception puis de maturation, s’épuise à émettre, en voulant et en désirant puis en essayant de trouver le moyen de produire ce qui a été ainsi projeté.

Imaginez un architecte qui non-content de tracer les plans d’une maison, se mettrait en tête de la construire seul et entièrement ! Cet état d’esprit ne serait-il pas rapidement épuisant ? C’est justement ce qui se produit de nos jours et chez la plupart des gens. Ils perçoivent des informations, se croient obligés de les traiter mentalement puis cherche à savoir ce qu’il serait bon de… Faire ! En résumé, la moitié seulement de ce que nous pouvons être, se croit obligée d’assumer pleinement la vie humaine et ce, à tous les niveaux envisagés ou connus. La nouvelle question, naît du temps qui passe, du temps qui a obligatoirement passé, c’est de nous demander si la méditation, telle que l’enseignent les spécialistes, encore de nos jours, est bien adaptée à tout ce que nous savons, désormais et pour l’instant, au sujet du fonctionnement de notre esprit. Et dès lors, la réponse ne se fait pas attendre ! Aucune des deux formes proposées depuis des siècles, n’est en mesure de nous aider à dépasser le seuil mental qui est présentement le nôtre.

Le mode dit de méditation active est devenu non pas seulement obsolète mais surtout, contre-productif ! Posons-nous la question qui fâchera certains : « qui » médite vraiment, lors de la méditation active ? La réponse est sans appel :  C’est le « moi », évidemment ! Qui d’autres est depuis et toujours aux commandes et refuse de les lâcher ?  Quand vous méditez sur quelque chose, quelqu’un ou même sur un but à atteindre, votre mental est polarisé sur le mode émetteur. Autrement dit, vous ne faites que justifier le fait que ce soit le « moi » et le « moi » seul, qui puisse diriger les processus mentaux. Que vous cherchiez à obtenir des réponses ou des résultats, vous émettez alors au lieu d’être en situation de recevoir. Or, quel était le but de votre méditation, si ce n’est de recevoir ? Cela nous place dans la situation étrange d’une femme qui désire avoir un enfant, mais qui refuserait de faire l’amour, de peur de se laisser pénétrer ! L’être humain, à force de vouloir tout gérer, de peur de ne pas recevoir, ne reçoit presque plus rien et a réussi à justifier cette peur de ne rien recevoir, cela en dépolarisant la partie de son être mental faites pour réceptionner tous les trésors que le « Je », son autre polarité mentale, pourrait lui prodiguer.

Le « moi » humain est devenu une sorte d’accumulateur de données mentales. Il pourrait bien finir par ne vivre que d’idées et avoir surtout, simplement l’idée de vivre. Vivre en esprit est une chose, vivre en vérité en est une autre. Il est un fait que personne ne nous a jamais appris à nous servir des « deux bras » de notre mental, si l’on peut dire, l’un servant à demander, l’autre à recevoir. Nous pourrions épiloguer bien longtemps sur l’origine de cette ignorance de notre fonctionnement fondamental, de l’intérêt caché de fonctionner ainsi, du moins un certain temps, mais il nous semble plus rationnel et pratique de gagner du temps et d’aller au plus pressé. Le plus pressé étant de CESSER de fonctionner d’une manière qui a eu le temps de nous démontrer qu’elle ne fonctionnait pas, justement ! Mais les gens sont-ils prêts à reconnaître leur impuissance latente due à un mode de fonctionnement défectueux ? Là encore il importe peu de statuer pour autrui ou même pour la planète : le tout est de définir, pour nous-mêmes, si nous sommes prêts ou non à changer vraiment, à nous transformer radicalement.

Et pour la seconde forme de méditation, dite « passive » ? Nous dirons simplement que c’est sans doute la forme la plus vicieuse, puisqu’elle nous fait croire que nous pouvons effectivement nous montrer mentalement passifs. Mais il n’en est rien ! Car si passivité il y a, pourquoi ce désir soit de chasser carrément les idées jugées inopportunes, soit de s’en détourner afin de générer un hypothétique « vide mental » ? Le mental peut-il être vide ? Et vide de quoi, au fait ? De pensées ? Non. D’esprit qui remue sans cesse et selon sa nature ? Encore moins ! Rien n’est vide et ne peut l’être : les mouvements de l’esprit sont une constante universelle. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas conscience de quelque chose, que ce quelque chose ne se produit pas sans notre accord ! Détournez votre regard de l’horizon : ce même horizon vient-il de disparaître pour autant ? Les choses n’ont d’existence supposée qu’aussi longtemps que nous en avons conscience. Mais l’univers ne disparaît pas pour autant lorsque nous dormons ! Simplement, il ne se produit alors pas pour nous, et voilà tout.

Ainsi, que nous fassions quelque chose de précis, avec notre mental amputé d’une moitié, ou bien que nous faisions mine de ne rien faire, tout en faisant des choix sans même le réaliser (refuser les pensées), c’est TOUJOURS avec notre « moi » que nous faisons ces choses.

Et faire est ce qui court-circuite le « Je » et menace de surchauffe le « moi. » Un « moi » qui, désormais, désire autant qu’il refuse de comprendre qu’il n’obtient jamais ce qu’il désire vraiment. Mais ce « moi » a été implanté par une croyance aux effets désastreux : il est persuadé que, tôt ou tard, il réussira à obtenir tout ce qu’il veut et désire. La véritable foi a subi un transfert de polarité, que nous allons essayer d’expliquer en nous servant de notions certes arbitraires mais compréhensibles par tous. Au lieu que le mental humain ait foi en la vie, en Dieu ou en l’univers, il se croit obligé de n’avoir foi qu’en lui-même, en ses propres et seules capacités. D’ailleurs, tous les « moi » du monde, ou presque, sont persuadés d’avoir été abandonnés par Dieu ! Partant, comment pourraient-il encore lui faire confiance et faire appel à lui ? Certains s’écrieront qu’ils font confiance en Dieu, puisqu’ils le prient et l’exhortent de faire ceci ou cela pour eux. Partant ainsi et sans même le réaliser, du principe naïf que le Divin est trop limité pour connaître leurs besoins !

Il est dit, quelque part, que « Dieu est en nous, en tant que nous. » Cette phrase peut rassurer un moment, voire en inspirer quelques-uns. Pour un temps. Mais les plus malins pourraient aussi bien objecter que si Dieu est en nous, pourquoi nous laisse-t-il dans la panade et ne nous apporte-t-il pas son soutien inconditionnel ? Ceux qui se cachent derrière cette excuse apparemment logique, ont quelque peu éludé le reste de la proposition première. Certes, Dieu est en nous, très bien, mais il est également précisé : « en tant que nous » ! Et c’est cette seconde partie de la phrase qui pourrait en agacer plus d’un ! Serions-nous Dieu ? S’exclameront les plus moqueurs. Réponse : nous possédons quelque chose qui nous permet de nous y connecter, en tout cas. Observez une ampoule électrique. Pourriez-vous l’allumer seulement en connectant l’un de ses deux plots ? Non, vous devez connecter les deux plots, le plus et le moins, afin que l’ampoule puisse s’allumer.

De même, lorsque les deux pôles opposés mais complémentaires de notre mental sont correctement actifs, la divinité s’éveille en nous. Elle s’allume pour nous, car nous faisons partie intégrante de la totale divinité, même si nous n’en sommes qu’une manifestation. Imaginez une maison avec son compteur électrique. Ce dernier est prévu pour fournir 12 kW. Imaginons que la moitié seulement de cette énergie disponible (ou potentielle) soit employée, par différents appareils qui se trouvent être en fonctionnement dans cette maison. L’électricité, c’est Dieu. Chaque appareil branché manifeste cette divinité, sans en exprimer la totalité pour autant, car aucun appareil électrique ne consommera jamais 12 kW en une heure. Pourtant, chaque appareil branché a Dieu en lui et c’est ce qui donne un sens à ce qu’il est (un appareil électrique.)

Tout est double, toujours ! Si notre glande pituitaire possède deux lobes, il est essentiel que les deux puissent fonctionner correctement. Et lorsque le « moi » (pôle postérieur) cesse de vouloir tout gérer, faire au lieu de se laisser être seulement, alors le pôle antérieur peut prendre le relais. C’est leur fonctionnement conjoint et originel qui permet à l’électricité-Dieu de circuler en nous et de nous rendre divins.

Pour résumer :

Aucune forme de méditation, comme apprises par ailleurs n’est désormais utile. Mieux encore, méditer est devenu contre productif au mieux et peut même mettre un terme à notre évolution mentale et donc, spirituelle. Tant que c’est le « moi » qui pense et essaye d’agir, il ne fait que CUMULER les infos qu’il aimerait bien émettre. Mais il ne peut rien émettre ! Sa polarité le lui interdit ! Tout ce fatras de formes mentales poubelles demeure donc dans notre espace mental, nommé « Boule mentale. » Autrement dit, nous produisons sans cesse des processus mentaux inutiles qui s’accumulent dans notre espace mental puis, quand le contenu menace de déborder, il va se loger dans le subconscient, dans l’attente d’évacuation salvatrice. Ces évacuations salvatrices prennent la forme de nos rêves, aussi bien ceux apparemment logiques et organisés, que ceux qui semblent sans queue ni tête.

Quant à la méditation, qu’elle soit active ou supposée « passive », cela revient à interroger la partie intérieure de notre être en supposant qu’elle n’est au courant de rien, que ce qui se passe en nous, besoins et questionnements inclus, lui est étranger. C’est le fameux manque de foi en Dieu, qui s’appuie essentiellement sur le fait qu’aussi longtemps que le « moi » demeure actif, Dieu ne peut prendre le relais (par l’intermédiaire du « Je ».) Cela dit, est-ce qu’il existe une forme de méditation qui serait parfaitement adaptée à notre époque ? Il en existe une. Et bien qu’elle ne soit pas nécessaire, elle peut aider dans les premiers temps du moins. Elle consiste à s’asseoir en silence, en ne pensant à rien, mais en ne refusant rien non plus. Il suffit de ne pas chercher à attirer ni à réprimer les processus mentaux mais de « laisser venir » si quelque chose a envie de venir.

(Fin de l’extrait.)

 

Serge Baccino

 

Humanité en mode maintenance

Humanité en mode maintenance

Connaissez-vous l’expression « Les jeux sont faits, rien ne va plus ! »  ?
C’est en effet ce que prononce le croupier lorsque la bille de la roulette a été lancée et qu’elle va bientôt se placer sur l’un des nombres ou chiffres. Si le croupier ne lançait pas cet avertissement, certains joueurs, autour de la table, oseraient sans doute miser, jusqu’au dernier moment, même une fois la bille stabilisée sur l’une de ses positions probables. De même, connaissez-vous cet avertissement un peu décevant, lorsque vous souhaitez visiter un forum et que les termes « Mode Maintenance » apparaissent ? Tant que le forum n’est pas restauré dans ses fonctions premières, seuls les administrateurs du site ont la possibilité d’accéder à ce forum et à le visionner dans l’état où il se trouvait, juste avant le mode maintenance.

Très bien, direz-vous poliment, mais quel rapport avec notre humanité ? Ou plus exactement, quel rapport avec notre présente humanité et surtout, quel rapport avec nous, qui participons à l’écoute de cette conférence (ou à la lecture de cet article) ? Vous le savez, nous le savons tous plus ou moins : nous sommes sur Terre pour apprendre. Non pas pour apprendre tout et n’importe quoi, dans le secret espoir de devenir une véritable bibliothèque ambulante, mais dans celui de prendre conscience de certaines choses, de nature purement spirituelle et donc, relative à l’esprit et à ses différents modes de fonctionnement. Il existe, bien évidemment, des gens qui possèdent une très grande instruction. Instruction qui porte généralement sur une chose ou sur une autre, sur un aspect de la vie sociale ou sur un autre.

Mais rares sont celles et ceux qui possèdent la véritable connaissance, celle qui devrait être installée la première au sein même de notre être. Cette connaissance, vous l’avez sans doute compris, est la connaissance de soi. Car connaître quelque chose sans même connaître « cela qui est capable de tout apprendre, de tout connaître », consiste en un véritable gâchis. Certains rétorqueront avec fierté qu’ils n’ont jamais approché la spiritualité et qu’ils possèdent pourtant une vie bien remplie et assez de connaissances pour vivre heureux. Du moins, heureux selon leur propre vision du bonheur. Mais pourquoi devrions-nous commencer absolument par la connaissance de soi ou, à tout le moins, s’y atteler le plus rapidement possible, dans le déroulement de notre vie terrestre ?

Autant se demander pourquoi apprendre les lois de l’électricité avant de pénétrer dans un poste de transformation électrique. Ou encore se questionner au sujet de l’utilité de connaître chacune des commandes d’un avion, avant de tenter de le faire décoller. Ou atterrir. Imaginez que vous possédiez un puissant microscope, hypersophistiqué et qui est réglé d’usine sur fois dix seulement, alors qu’il peut aller jusqu’à fois mille. Tout ce que vous allez étudier, dès lors, sera grossi une dizaine de fois. Ce qui vous permettra d’étudier une certaine partie du vivant mais pas celles nécessitant des coefficients de grossissement plus élevés. Une simple question de logique, en somme. L’homme est tel un instrument de mesure d’un degré de sophistication à peine croyable. Se contenter d’étudier l’extérieur et même les autres sans avoir ce réflexe intelligent de contrôler si nos mesures ne peuvent pas s’améliorer, cela revient à se contenter d’un vélo alors que nous possédons un magasin de motos de très grandes cylindrées.

Il est clair que certains vont s’écrier : « Mais voyons, ce que je suis me convient parfaitement ! » Évidemment ! Évidemment, puisque ces personnes-là ne sont que cela et rien d’autre ! Comment pourraient-elles désirer ce qu’elles ignorent ? Comment pourraient-elles seulement imaginer, depuis ce qu’elles sont pour le moment, tout ce qu’elles pourraient être, par ailleurs ? Et en effet, en toute logique et, surtout, en toute honnêteté, force nous est de reconnaître que ce que nous sommes et manifestons, pour le moment, donne la limite de ce que nous pouvons être et manifester. Notre présente humanité a eu tout le temps nécessaire pour évoluer. C’est, en règle générale, ce qu’elle a fait. Du moins, jusqu’à un certain stade. Le stade où elle se trouve, actuellement.

Mais cela est-il suffisant ? Avons-nous suffisamment évolué ?
La question sonnerait d’une manière étrange, voire serait quelque peu déplacée, si nous ne pouvions pas nous référer aux deux expressions proposées au tout début, à savoir : « Rien ne va plus, les jeux sont faits ! » ainsi que « Mode maintenance. » La première expression explique qu’il vient de se passer quelque chose d’important et dont tous les joueurs doivent tenir compte (la roulette a été lancée) et qu’il n’est désormais plus possible de miser, sous peine d’être classé hors Jeux. Et que remarquons-nous, justement et à notre époque ? (Écrit le jeudi 8 janvier 2026) Nous pouvons constater que… « Rien ne va plus » ! Une personne moins polie dirait même que « c’est le vrai bordel » ! Ne l’aviez-vous pas remarqué ? Vraiment pas ? Bien sûr que si ! Tout le monde le sait, le sent, le voit et le constate en un mot. On dirait qu’un vent de folie souffle sur l’humanité !

Les « gentils » exigent que tout le monde sache qu’ils le sont ! Les « méchants » ne savent plus comment s’y prendre pour nous démontrer qu’ils le sont aussi ! Il semblerait qu’il n’y ait plus de loi, de justice, de commerce équitable et la politique est devenue une sombre farce, une foire d’empoigne comme jamais auparavant. Mais cette fois-ci, les élites se battent entre elles pour de vrai et afin de conserver une bien fragile suprématie. Les peuples sont apeurés, non pas parce qu’on veut les placer en esclavage, car ils le sont déjà et ce, depuis bien longtemps ! Mais désormais, quelle horreur : ça se voit ! Il n’y a plus moyen de tricher, de faire semblant et de croire en qui que ce soit. Oui mais voilà : ce même peuple est habitué à subir, à être esclave, du moins dans des conditions acceptables et sans qu’on le lui démontre carrément et à chaque minute de sa pauvre existence.

Alors les gens font tout pour que tout redevienne comme avant.
Alors la planète fait tout pour que ça n’arrive pas. Pour que ça n’arrive plus.

Serge Baccino

La Maison du Père

La demeure du Père

En ce moment, on peut lire beaucoup de choses, sur les réseaux sociaux tels que Facebook. Et pas seulement des choses intelligentes ni même vraiment pratiques, hélas ! Jadis, les forces de l’ombre se contentaient de prêcher le faux afin de dissimuler le vrai aux yeux de ceux qui se voulaient aveugles, de toute façon. À présent, les gens désirent comprendre, désirent savoir et l’ombre qui se sait sur le déclin, qui se sait vaincu, désormais, n’a d’autres choix que d’employer son arme suprême avant de disparaître définitivement. Quelle est donc cette arme suprême, employée quelques fois et toujours avec une précision quasi chirurgicale et avec des effets aussi dévastateurs qu’improbables ?

Cette arme suprême, faisant partie de la désinformation, ne consiste plus seulement à prêcher le faux afin de tromper les représentants de la Lumière, mais à se servir de la vérité et de la dénaturer juste assez pour ôter toute forme d’espoir à celles et à ceux qui ont un besoin vital. En effet, notre Monde est un lieu de dualité naturelle. L’ombre, la Lumière, le Bien, le Mal, en haut ou en bas, etc. Mais bien que cette dualité puisse poser problème à l’être humain, il a au moins une chance sur deux de tomber sur la polarité qu’il recherchait. Avec ce dernier sursaut des forces de l’ombre, c’est ce Principe de Dualité même qui est violé et grandement affecté. Normalement, une chose est qualifiée de « fausse » seulement parce qu’il existe aussi son opposé, à savoir une chose qui soit vraie.

Les deux sont et ont toujours – ou presque – été distincts, voire séparés, ceci afin qu’un pôle ne risque pas de venir « contaminer » le pôle opposé. Le chaud doit demeurer chaud et non pas tiède, sauf s’il se mélange au froid. Et c’est justement ce qui est en train de se produire, sous le regard réprobateur de ceux qui connaissent les lois animiques (relatives aux âmes, donc) depuis plusieurs décennies, au contraire de celles et ceux qui poussent, tels des champignons après la pluie, et prétendent tout connaître déjà, à peine arrivés dans le Monde de la spiritualité. Dans le panier de crabes de la spiritualité, pourrions-nous dire désormais ! Car franchement, heureux voire béni des dieux est celui ou celle qui réussit à démêler le vrai du faux, dans cette cacophonie mentale qui nous tient lieu d’enseignement spirituel et ce, depuis une dizaine d’années environ !

Désormais, les gens ne savent vraiment plus à quel saint se vouer, chacun passant d’un gourou à un maître et d’un enseignant spirituel à un coach de vie. Pourquoi une telle diversité d’enseignements, parfois totalement opposés et sans aucune complémentarité, ni véritable ouverture d’esprit, face aux autres méthodes d’enseignement ? La raison est assez simple à définir, si on comprend que nous vivons « la fin finale » d’une sorte d’égrégore du Mal qui a régné sur ce Monde depuis des centaines d’années, voire bien plus encore. D’ailleurs, de mémoire d’homme nous ignorons depuis quand le Mal règne en maître incontesté sur cette Terre, ni comment cela est arrivé, du moins dans les détails.

Ce que nous continuerons de nommer « les forces du mal » par soucis de simplicité et pour la compréhension de tous, emploi désormais ce que nous avons désigné sous le vocable d’arme suprême. Il faut bien comprendre que si même cette arme-là ne fonctionne pas ou ne répond pas complètement à leurs attentes, les forces du mal auront définitivement perdu et se tairont, si ce n’est « à jamais », du moins pour un bon bout de temps. Or donc, cette arme suprême consiste à mélanger du faux à du vrai. Par exemple, dire d’une personne qui prend sa voiture pour se rendre à son travail (ce qui est vrai) qu’elle a décidé de se suicider en se jetant, avec son véhicule, du haut d’une falaise (ce qui est faux.)

En quoi le fait de mixer du faux avec du vrai est plus dangereux que de mentir carrément ou de faire circuler de complètes fausses informations ? Cela est dû au fonctionnement de notre esprit et de notre cerveau. Si la première partie d’une information est reconnue comme étant juste et véritable, alors tout ce que l’on pourra y ajouter, à la suite, sera accepté comme étant juste et véritable aussi. L’idée n’est pas d’argumenter au sujet du bien-fondé ou du degré d’intelligence relié à un tel mode de fonctionnement mental : l’idée, ici, est de se prémunir contre un poison accepté sans arrière-pensée par la plupart des gens, sur cette Terre. Disons environ 90 % de la population mondiale. Ajoutons que c’est à cause du mode de raisonnement déductif et associatif, que ce piège peu exister. 

Ce qui, selon nous, justifie de tirer au maximum la sonnette d’alarme, voire de réclamer qu’autrui en fasse de même ou permette que cette information précieuse et cruciale, passe par lui et soit ensuite répercutée. Mais nous parlions d’informations incomplètes et faussées et nous allons donner plusieurs exemples, puisqu’il s’agit du but avéré du présent article. Commençons par l’incarnation et la réincarnation, par exemple. Au départ, qu’est-ce qui s’incarne : une personnalité ou une âme ? Réponse : s’il s’agissait d’une personnalité, cette dernière devrait exister avant l’incarnation, ce qui est logique. Mais si une personnalité décidait de s’incarner, elle mourrait immédiatement, cela pour laisser la place à une nouvelle personnalité. Une personnalité ne peut pas se réincarner.

Ce qui peut s’incarner et se réincarner, indéfiniment, c’est l’âme, ou du moins, et comme nous le verrons plus, ce qui la compose. Une âme est-elle quelque chose d’unique, faite d’un seul tenant, de quelque chose d’unitaire et d’insécable ? Réponse : non, l’âme est faite d’un assemblage de pensées et d’émotions plus ou moins harmonieux, plus ou moins hétéroclite, sous la forme de « morceaux d’âmes ». Chaque morceau d’âmes correspond à une manière de penser et donc, à une manière de ressentir la vie, en fonction de cette même pensée. Ce peut être une idée, une croyance, une certitude ou même un savoir exact, voire une loi ou un principe spirituel.

L’âme est donc une chose morcelée, et non quelque chose d’unique. Songez à la robe du Bouddha qui était faite d’étoffes de couleurs et de forme différentes, dans le but, justement, de souligner que ce qui nous « habille » n’est pas « une chose » mais plusieurs et que toutes ne sont pas nécessairement conciliables ou harmonieuses. C’est ce qui explique les sautes d’humeur, les comportements changeants ou instables et, bien entendu, il s’agit de la seule et véritable explication psychologique concernant les personnalités multiples ainsi que les cas dits de « possession » plus ou moins évidents.

Autre exemple : faut-il nous détourner du sujet très connu mais surtout très mal compris, des Chakra ? (Sans « s » même au pluriel, ce n’est pas du français mais du sanskrit.) Il paraîtrait que nos Chakra permettent aux dénommés « Archontes » voire aux dénommés « Dracos », de pomper nos énergies astrales et mentales et, dans le même élan, de nous soumettre aux illusions de la Matrice Artificielle. Question : si vous apercevez une araignée possiblement venimeuse sur l’un de vos bras, votre réflexe immédiat est-il de vous couper le bras, ou de vous détourner du sujet en ignorant la présence effective de l’araignée, de peur d’être abusé par une quelconque illusion la concernant ?

Un minimum de logique et de bon sens vous pousseront à tenter plutôt de chasser cette araignée et de conserver votre bras. Les Chakra consistent en le croisement de « Nadi » ( sanskrit) qui sont autant de canaux énergétiques et invisibles au sein desquels circule la force vitale. Si ces canaux sont sains, si l’énergie circule librement, vos Chakra sont lumineux et en rotation. À l’inverse, si vos canaux et donc vos Chakra sont obstrués ou s’ils sont assiégés par toutes sortes de parasites astraux et mentaux, alors il convient de purifier les nettoyer, de les remettre dans leur état initial. Ne pas s’occuper du sujet en croyant être plus intelligent que les autres, revient à se savoir gravement malade, tout en refusant de consulter un praticien quelconque susceptible de nous guérir.

Moralité : Oui, il est exact d’affirmer que nous sommes littéralement pompés, énergiquement, et que cela nous affaiblit au point que nous vibrons à une fréquence très basse qui permet, justement, non seulement à certains parasites de se nourrir sur notre dos mais de plus, de nous maintenir dans l’ignorance de notre véritable Nature et de nous faire croire que notre vie actuelle est la seule qui soit possible ou qui existe. En clair, nous nous manifestons sur des niveaux fréquentiels ou plans de conscience qui nous interdisent d’évoluer vraiment, de nous libérer de nos entraves psychologiques et émotionnelles, et de nous placer à l’abri de la dépendance énergétique.

Notre mental, et les émotions qu’il accueille sans cesse, nous maintienne dans des sous-plans d’existence artificiels, au sein desquels notre divinité est mise en sommeil forcé. Prenons un dernier exemple afin de pouvoir mieux distinguer le vrai du faux, les deux étant désormais adroitement mixés par un ennemi d’une expérience rare. Que se passe-t-il après la mort, à savoir lorsque notre corps de chair nous lâche et n’est plus capable de nous maintenir en incarnation ? Il existe plusieurs réponses possibles à cette question, en fonction du degré de compréhension (ou du niveau de conscience) d’une personne donnée.

En règle générale, la personne qui décède se retrouve dans un monde créé de toutes pièces par nos geôliers parasites, à savoir dans l’un des niveaux de l’astral et ou du mental. Dans ce cas, la personne n’a aucune idée de l’endroit spirituel où elle se retrouve, ni de la nature exacte des différents protagonistes qu’elle pourra alors rencontrer. Elle a juste conscience d’être quelque part. Toujours dans la plupart des cas, que ce soient de supposés parents partis avant, des anges, archanges, maîtres ou guides spirituels qui les accueillent, la personne sera encore et toujours victime de ce que l’on nomme communément « la Matrice artificielle. »

Ce nom même de Matrice « artificielle » semble nous laisser entendre qu’à part elle, il y a ou il y avait autre chose avant. Autre chose qui peut très bien continuer à exister, caché par « artifices. » Ce que la personne pourra y vivre, y apprendre et comprendre, les éventuels conseils qu’elle pourra y recevoir et accepter, tout cela sera en grande partie illusoire, exagéré ou carrément faux. Sauf ce dont cette même personne pourra éventuellement prendre conscience. La Loi en présence est très simple : « On ne peut pas prendre conscience d’une chose qui ne soit pas dans notre conscience. » Ici, et pour mieux comprendre le sujet il est vrai délicat, nous ajouterons juste un mot qui change tout : « Ni prendre conscience d’une chose qui ne soit pas déjà dans notre conscience. »

Autrement dit, « Tout ce trouve déjà en nous, le vrai comme le faux, la vérité comme le mensonge, le ciel comme l’enfer, et l’illusion comme le réel. » C’est cette dernière définition et sous sa forme la plus étonnante, il est vrai, que nous pouvons trouver une sorte de  principe directeur, ou, et à tout le moins, une sorte de bouée de sauvetage. Non pas de sauvetage dans l’espoir de « sauver notre âme », qui n’en a aucun besoin, voire qui ferait mieux de disparaître en grande partie, mais pour ne plus se laisser ballotter de droite et de gauche, par des concepts se voulant « spirituels » et qui ne sont, au mieux et en partie du moins, que d’adroits mélanges formés dans le but de décourager l’humanité.

On dit que « savoir, c’est pouvoir » ! Ici, savoir se résume à comprendre que tout ce que peut contenir la conscience, qui est en fait la seule et unique Conscience qui soit et que nous partageons tous, peu ou prou, CONTIENT DÉJÀ l’ensemble des formes mentales, capables de nous faire expérimenter ou ressentir toutes les émotions possibles et imaginables. Et si comme le dit l’adage « Tout est déjà en nous », alors chacun est à même, ici et maintenant, de choisir le degré de réalité qui lui correspond le mieux ou, et plus précisément, qui correspond le mieux au contenu formel de son âme, d’un quelconque « morceau d’âmes » participant à l’élaboration d’une personnalisation de la Conscience Une et Indivisible.

Pour mémoire, il s’agit de la fameuse robe composée de différentes étoffes et servant de vêtement symbolique au Bouddha. Autant dire qu’il importe peu de savoir si quelque chose se réincarne ou pas, si nos Chakra sont utiles ou s’ils sont parasités ou encore si après la mort, nous continuons d’avoir cette sensation puissante d’exister ou non. Ce qui compte c’est de comprendre que « Tout est illusion » que « Rien n’existe indépendamment de notre conscience » et que « Notre conscience fait partie intégrante de la Conscience unique. » C’est cette Conscience qui contient déjà toutes les formes mentales passées, présentes et à venir. Nous en faisons juste l’expérience linéaire, une prise de conscience après l’autre, d’un point de vue géolocalisé, (notre personnalité limitée) dans le temps et dans l’espace créés par cette même Conscience unique. 

Partant, il ne nous reste plus qu’à supprimer, de notre conscience personnelle, tout ce qui nous semble le plus illusoire et le moins utile. Par exemple, définir ce qu’un homme politique de dimension mondiale a vraiment dans sa tête, est illusoire. S’en inquiéter avant qu’il ne le démontre lui-même et par lui-même, est totalement inutile. Est-ce à dire que ce qui restera, après un tri général, consistera en la vérité ? Bien sûr que non ! Le contenu de ce que nous appelons « notre conscience » sera tout aussi illusoire que le reste, mais ce sera alors, et au moins, utile, agréable et susceptible de rendre notre apparente existence terrestre, aussi intéressante que bien remplie.Ce qui est déjà pas mal.

Dans Jean, chapitre XIV et versets 1 à 3, il est écrit : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi… » Nous venons de faire allusion aux nombreuses demeures du Père. Une prochaine fois, nous aurons à revenir sur le sujet de la Maison du Père.

 

Serge Baccino

Devenir ou être

Devenir ou être ? 

Combien d’étudiants en ésotérisme ont rêvé et rêvent sans doute encore de « devenir » de véritables initiés ! Pourquoi devenir ? La chose est entendue dès le départ : « parce qu’ils ne le sont pas encore, c’est si évident ! » Vraiment ? D’un point de vue social, il serait pour le moins étrange de commencer une étude poussée en ésotérisme et se déclarer comme étant déjà initié, n’est-ce pas ? Et pourtant, nous allons voir ensemble et par le biais de la logique pure, que c’est exactement ce qui devrait se produire. Non pas ce qui se produit, hélas, mais bien « ce qui devrait se produire. »

Pour autant, il ne s’agit pas ici de claironner notre appartenance à une supposée « élite » et ce, dès que nous commençons à apprendre une ou deux choses sortant de l’ordinaire ! Il est question de comprendre puis d’admettre que l’être humain manque singulièrement de logique, y compris lorsqu’il se dit « éveillé » ou « avancé » ou toute autre expression pouvant laisser entendre que, désormais, il est différent des autres. Et en un sens, ceux qui se prétendent « avancés » ou « éveillés » sont effectivement différents des autres mais il n’est pas certain que cette différence-là soit des plus souhaitables !

Être différent au point de ne plus comprendre les autres ou pire, que les autres ne nous comprennent plus, ce n’est pas là le meilleur moyen de se dire « en avance » sur le troupeau ou plus « éveillé » que tous ceux qui, supposément, dorment encore. En effet, la plupart des supposément « initiés » tiennent absolument à établir une distinction notoire entre eux et les autres. Tous les autres. D’après une forme de raisonnement quelque peu frelatée, s’ils réussissent à laisser croire à cette différence, elle deviendra, ipso facto la preuve quasi tangible, de leur avancement ou de leur éveil.

Pour eux, les gens plus évolués sont nécessairement différents et cette différence doit absolument se percevoir, depuis l’extérieur, comme peut être perçue une manière originale de s’habiller ou de se coiffer, etc. L’être humain raffole de ce que nous pouvons ici nommer « les signes extérieurs de richesse. » Non pas nécessairement de richesse en termes d’argent, de moyens financiers, mais bien en termes de différence sociale. Pour le supposé initié moderne, une différence aussi nette que tranchée et, si possible, visible de l’extérieur et par les autres, est la seule marque réelle d’évolution.

L’être humain a besoin de ce que l’on nomme la DDP (Différence DE Potentiel), à savoir de paraître « autre chose » ou « autrement » mais surtout, de paraître différent. Cette différence (ou DDP) présumant de leur niveau actuel, en somme. Et pour paraître « plus », il est nécessaire que les autres paraissent « moins. » Il n’est pas question ici de nier certains faits, comme les différences naturelles et souvent installées dès le départ, chez la plupart des gens. Nous sommes déjà tous plus ou moins différents, puisque plus ou moins uniques. Nous sommes les seuls à être « nous », à être ce que nous sommes, individuellement, pour le présenter d’une manière plaisante.

Mais il existe un gag dans le fait même qu’une personne se destine à l’initiation, à savoir qu’elle place devant elle et plus tard, un but à atteindre, alors qu’elle se veut et prétend immédiatement « différente. » Nous pourrions penser que la différence tient dans le fait que cette personne vise un but ignoré ou simplement boudé par les autres, mais puisqu’il est question de but, cette différence n’est-elle pas elle aussi « à venir », c’est-à-dire « pour plus tard » ? En clair, si notre but est de devenir un initié, c’est parce que, selon nous, nous ne le sommes pas encore, n’est-ce pas au moins exact ? Et si la différence qui « classe » les initiés est du même coup supposée « en attente », pourquoi les gens essayent-ils de profiter de cette différence future immédiatement ?

Une certaine forme de logique typiquement humaine, voudrait que ce soit une fois le statut d’initié réellement atteint, que la personne est en droit de se considérer comme étant différente. Bien que dès lors, elle ne soit pas pour autant obligée de chercher à se distinguer de par cette même différence et aux yeux des autres. Il faut savoir une chose qui a son importance pour notre présent sujet : les chercheurs de Lumière, les initiés, les éveillés et tous ceux qui ne savent plus quoi faire pour se démarquer, pour se distinguer de la masse « bien pensante », ne sont pas heureux ! Certains sont effectivement plus instruits que la moyenne et d’autres ont complètement raté leur incarnation, à force de la souhaiter différente.

D’ailleurs, comprenez bien que toute forme de différence visible depuis l’extérieur ou toute prétention véhémente de se dire différent ou supérieur à tous les autres, cache un mal-être évident, lorsqu’on connaît la psychologie humaine des profondeurs. Arrêtons-nous deux minutes sur un simple détail qui a pour effet de nous « hurler » la vérité, même si on refuse de la voir. Pourquoi une personne affecterait-elle un mode vestimentaire ou tout autre artifice extérieur et visible de tous, si ce n’est pour tenter de faire croire à autrui, afin de se faire ensuite croire, à elle-même, qu’elle n’est pas ce qu’elle semble pourtant être ?

Pourquoi ce besoin de différence, si ce n’est par refus de l’incarnation originelle ? Autrement dit, pour nier ce que nous étions pourtant venus être, en toute simplicité ? Un être qui serait effectivement différent, voire supérieur à la moyenne, devrait-il nécessairement l’afficher avec condescendance et afin que chacun en soit informé ? Mais cet être-là, justement, est-il lui-même au courant de sa différence exacte (ou véritable) et est-il prêt à la vivre, voire à la subir, si besoin est ? Voilà qui change légèrement la donne, n’est-ce pas ?

À présent, il n’est plus question de prouver, de démontrer, de laisser voir, en se servant des autres afin de mieux s’abuser soi-même, mais plutôt d’assumer, la seule différence qui soit digne de ce nom, en plus d’être effective et réalisable par chacun de nous. Un véritable initié l’est à quel moment ? Dans le futur ? Certainement pas ! On ne peut pas devenir ce qui nécessite un commencement : on est un initié dès le départ, car ce mot signifie « début » ou « commencement », une fois traduit du latin. Dès que nous décidons d’entamer une recherche spirituelle ou toute autre expression de notre choix, nous sommes un initié et ce, immédiatement.

De fait, on ne peut pas le devenir, puisqu’on l’est déjà, n’est-ce pas ?Mais alors, ceux qui prétendent vouloir atteindre ce statut s’abusent complètement ? Oui et non ! Oui, si l’on se réfère uniquement au statut lui-même qui est « atteint » dès le départ. Et non, si on comprend le sens réel et profond de l’initiation en elle-même ! Mais voyons cette seconde partie, qui est, et de loin, la plus intéressante pour nous. Savons-nous vraiment en quoi consiste l’initiation spirituelle ? Il y a de grandes chances que non. Et c’est pour cette raison que la vie d’un initié est souvent houleuse et chargée de souffrances et de désillusions en tous genres.

Avançons lentement et par étapes logiques. Nous savons, à présent, qu’un initié l’est dès le début et qu’il ne peut donc pas le devenir plus tard. Nous savons également que pour cet initié, un certain but est recherché, même si la chose ne lui apparaît pas si claire que cela et ce, dès le départ. Il arrive d’ailleurs que le but de départ puisse évoluer, au gré des prises de conscience successives et durant la vie de l’initié. Pourtant, une chose est certaine pour tous les initiés : comme ils débutent et seront encore longtemps des débutants (des initiées, donc) il est peu probable que dès le départ, ils puissent établir clairement un but intéressant ou vraiment important à atteindre.

En fait, la plupart des initiés ignorent totalement ce qu’ils devraient rechercher, en priorité, ce qu’il faut se proposer d’atteindre ou quel but doit se transformer en un moteur de vie convenable ou suffisant. Il est dit que l’énergie est toujours synonyme de but à atteindre. Si nous avons un but, alors l’énergie va affluer afin de nous permettre de l’atteindre. C’est une vérité ésotérique, mais elle est au moins mal employée, car largement incomprise. En réalité, tous les initiés du monde ont les mêmes buts et ces derniers sont au nombre de deux, seulement. Mais une fois que ces deux buts sont connus, alors la vie d’un initié devient plus heureuse, à tous les sens du terme.

Il ne cherche plus à se distinguer, puisqu’il se distingue déjà. Il se distingue lui-même et n’a donc plus besoin du regard des autres pour inventer une différence qui existe déjà et ce, dès le départ. Il se distingue dans le sens où il comprend deux choses primordiales : la première, c’est ce qu’il est, en vérité et au-delà des apparences. Dès lors, il existe une différence toute naturelle et légitime, entre ce qu’il croyait être (et qu’il aurait pu chercher à nier ensuite) et ce qu’il est, en réalité. La seconde chose qui a un effet libérateur, c’est qu’il comprend et accepte pleinement cette différence naturelle. En effet, il comprend que bien qu’il paraisse fragile et limité, il est en vérité puissant et sans aucune limite.

La différence n’est plus à produire, car elle se produit constamment et durant toute la vie de l’initié. La différence entre ce qu’il est vraiment et ce qu’il supposait être, provient de la vie sur Terre et en incarnation. C’est cette vie terrestre ainsi que cette incarnation qui offrent un cadre de vie et des expériences très limités, pas ce qu’il est en esprit et en vérité. Alors l’initié, qui a accepté cette différence, qui ne cherche plus à la nier en se prétendant au-dessus des autres ou à s’inventer une autre version de lui-même qui n’existe qu’en esprit et ne sera jamais atteinte, puisqu’elle est placée « plus tard », commence à vivre vraiment.

Accepter cette différence naturelle, légitime et originelle est facile à comprendre : cela revient à comprendre les limitations de l’incarnation, puis à accepter de participer à la vie terrestre selon les règles propres à ce milieu particulier. La deuxième partie est un peu plus compliquée, du fait que l’être humain adore se faire croire, à s’abuser puis à accuser les autres de le faire, en cas de pépin. Pourquoi un initié devrait-il s’inventer une autre version de lui-même, connue sous le vocable de « Moi-Idéalisé » en psychologie ésotérique ? Réponse : parce qu’il n’accepte pas sa condition présente, à savoir celle d’un humain limité mais qui a conscience, par ailleurs, d’être autre chose de plus grand, de plus puissant.

Et pourquoi un tel refus ? Parce qu’il s’imagine qu’il devrait être différent, ce qui est vrai par ailleurs, et refuse la vie terrestre qui lui est pourtant proposée avec quelque insistance il est vrai. Cela tournerait vite au gag si nous proposions cette autre version : « De peur de ne pas être ce qu’il est pourtant mais qu’il ignore, l’initié s’invente un personnage qu’il n’est pas et qui induira ensuite de grandes souffrances, fort inutiles au demeurant.

Serge Baccino

Le mal et le karma

Le mal et le Karma

(Extrait d’une conférence.)

Quel est donc le secret détenu par celles et ceux qui font du mal ? En effet, ils semblent agir comme s’ils pouvaient le faire « en toute impunité. » D’ailleurs, pourquoi c’est toujours le mal qui triomphe, contrairement aux scénarios ringards des films américains ? Est-ce une réalité vraie ou une croyance ? Est-ce que notre réalité ne dépend-elle pas de croyances ? Est-ce que le problème et donc aussi, la solution, se situerait au niveau de ce rôle poisseux mais volontairement maintenu, que nous jouons tous, avec plus ou moins de succès d’ailleurs ? Pour le dire autrement, nous avons tous besoin de nous sentir être. De nous sentir être… Quelque chose, ou quelqu’un. Car nous ne pourrions pas nous sentir être s’il n’y avait pas quelque chose à sentir, justement.

Par exemple, nous avons besoin de nous positionner, de nous identifier du mieux possible à un rôle, à une personnification de ce que nous sommes par ailleurs. Et par ailleurs, nous ne sommes rien de précis ou de défini, puisque nous sommes la Conscience. Certes, mais la conscience… De quoi ? Ou de qui ? Être juste conscient nous paraît impossible sans y adjoindre quelque chose d’autre, une sorte de support sur lequel pourrait s’adosser, s’appuyer voire carrément se déposer, cette même conscience. Puisque nous avons cette conscience d’être, il nous semble évident que nous devons définir cela que nous sommes, c’est-à-dire l’être. Mais cela est impossible ! Nous ne pouvons pas définir qui ou quoi nous sommes, sans devenir, ne serait-ce que temporairement, autre chose que ce que nous sommes vraiment.

C’est un peu une sorte de gag : lorsque nous tentons de nous définir, nous perdons de vue ce que nous sommes vraiment, pour devenir ce que nous ne sommes pas. Et même si nous passions en revue tout ce que nous ne sommes pas, nous ne saurions toujours pas qui ou quoi nous sommes vraiment. Nous sommes pour ainsi dire condamnés à ne jamais savoir qui nous sommes, et donc, à toujours nous imaginer être… Qui nous ne sommes pas ! Et nous avons l’embarras du choix, puisque « Tout ce que nous ne sommes pas » et que nous pouvons aussi bien « passer en revue », est infini, illimité. Ainsi, non seulement nous ne saurons jamais « Qui nous sommes vraiment », car la Conscience peut tout observer, sauf elle-même, mais de plus, une éternité ne nous suffira pas pour définir « Qui nous ne sommes pas. »

Les premiers Grands Éclairés de notre humanité, lorsqu’ils sont arrivés à cette étonnante conclusion, ont imaginé un moyen de continuer à être, sans pour autant devenir fou ou bien sombrer dans les pires illusions ou « enchantements de l’esprit ». Car oui, forcément, l’esprit peut nous proposer « toutes les fausses réalités » ou « toutes les véritables illusions » qui puissent se concevoir. Mieux encore : non seulement l’esprit contient déjà l’historique de tout ce qui a été inventé ou imaginé, depuis toujours mais, de plus, il peut donner forme à tout ce que nous pouvons imaginer pouvoir ou devoir être. Jamais l’esprit ne donnera son avis sur l’une de ses créations, cela parce qu’il les contient toutes et qu’il n’en possède donc aucune, en particulier. Il s’agit là de pure logique ésotérique. Autant demander à un patchwork, quelle est sa couleur unique.

Ainsi, si vous croyez que vous êtes « quelqu’un de bien », vous le deviendrez puis vous le serez. Du moins, aussi longtemps que vous choisirez de vous identifier à cette croyance. Et bien sûr, vous auriez le loisir de manifester tous les attributs relatifs à de votre version personnelle ou même collective de « quelqu’un de bien » !
Car vous pouvez « penser seuls », comme le disent certains. Et vous pouvez penser « comme le plus grand nombre ». Cela importe peu, car dans les deux cas, vous ne faites que jouer un rôle ou porter un masque choisi ponctuellement ou durablement pour habiller votre conscience. En psy éso, ce masque, ce rôle que nous sommes plus ou moins obligés de jouer peu ou prou, est formé par le contenu de l’âme ou, et plus exactement, par les différentes parties qui, mises bout à bout, forment ce que nous appelons « notre âme. »

Mais il s’agit là autant de notre âme qu’il s’agit de notre véritable identité ! En effet, les mêmes bouts d’âmes peuvent servir à différentes personnes, incarnées ou non, leur permettant de trouver une identité ponctuelle ou durable qui puisse s’adapter, voire se « calquer » avec celle d’un certain nombre d’autres. Nous connaissons tous ce plaisir qui consiste à se retrouver groupé avec des personnes partageant en partie au moins, le même état d’esprit que nous. Cela rassure, réconforte et nous donne l’illusion que « nous sommes dans la vérité. » En fait, le seul résultat est que cela augmente le degré d’illusion, la densité des particules d’esprit qui s’imaginent avoir trouvé une forme sécurisante et sécurisée. Mais ce n’est, encore et toujours, qu’une illusion, pas la seule et unique réalité ou vérité.

D’ailleurs, il n’existe aucune réalité, puisqu’elles peuvent toutes se manifester tour à tour ou simultanément ! Tout peut devenir « réel » pour ceux qui choisissent de vivre et de ressentir une réalité plutôt qu’une autre. De même, il n’existe aucune vérité, puisqu’il en existe autant que de formes mentales vivantes et conscientes capables de « vivre vraiment » ce sur quoi s’appuie leur conscience personnelle.
Certes, il existe des formes mentales, des croyances et donc, des « bouts d’âme » qui ne laissent guère de choix ou de latitude à la conscience ! Une forme (mentale) conditionne toujours l’expression de la conscience, attendue que c’est selon les limites propres à cette forme que la conscience pourra s’exprimer. C’est la seconde révélation qu’eurent nos Grands Éveillés du passé et que nous pourrions résumer ainsi, en termes modernes : « Puisque la forme mentale conditionne toujours l’expression de la conscience, en termes de qualité et de quantité, il est préférable de ne retenir que les formes mentales les plus agréables et légères. »

Hélas, rien ni personne n’est là pour nous dire quelles sont les formes mentales (croyances, idées, bouts d’âme) qui peuvent le plus être profitable à la conscience ! Nous commettons souvent l’erreur grossière de le penser tout de même, cela parce que dès qu’il y a conditionnement mental ou présence d’un filtre pour la conscience, ce n’est plus la conscience qui dirige mais la forme, devenue consciente à son tour. Autrement dit, ce sera la forme mentale qui jugera ensuite ce qui lui est utile, agréable et qui lui semble léger, et non plus la conscience. Très bien, mais quel rapport avec le mal, le karma ? Le rapport est direct, voire absolu !
Qui décrète ce qui est bien ou mal, selon vous ? La conscience ? Certainement pas ! Pour cela, il faudrait qu’il n’y ait que la conscience sans aucune forme. Et nous avons compris que c’est au moins improbable, au vu du niveau général d’évolution actuel.

Alors oui, c’est la personnification provisoire de cette même conscience qui va ensuite tout gérer, tout diriger et tout définir. Le Soi n’est pas une personne : seule l’âme peut le devenir. Nous parlerons donc de « personnalité animique » (ou relative à l’âme.) Si une personnalité animique décrète qu’elle a raison, rien au monde ne pourra la faire changer d’avis ! De même si cette même personnalité animique a tort ! Certains petits malins argumenteront sans doute ainsi : « Mais voyons, puisqu’il n’y a pas de vérité, il n’y a pas non plus de mensonge ni même de raison ou de tort ! » En effet, il n’y en pas… Dans l’absolu, pour nous servir d’étalon modèle, dirons-nous ici et pour simplifier. Mais il y en a dès que la personne ment consciemment et qu’elle fait une chose qui risque de lui coûter très cher !

À partir de l’âme humaine, nous quittons les Grandes Lois pour nous retrouver au niveau du relatif et donc, du respect des conditions imposées par un état d’esprit ou un autre. Mentir et se faire du mal en prétendant que c’est plus fort que nous, cela revient à violer les propres règles du rôle incarné, du masque social choisi puis porté avec quelque ostentation. Un représentant de la loi, des forces publiques et qui prétend incarner au mieux son choix social, ne peut pas se permettre de voler, de piller, de violer ou de nuire à autrui gratuitement. De même pour celle ou celui qui prétend « servir son prochain » et qui se servirait lui-même. Mais nous savons fort bien que de tels scélérats et parasites sociaux existent bel et bien. Nous pourrions nous demander, en reprenant l’idée directrice évoquée au début de cet article, comment de telles personnes peuvent faire autant de mal et surtout, en toute impunité, pour les cas les plus importants.

Ce serait méconnaître les lois du fonctionnement de l’esprit et, surtout, nier les problèmes inclus dans nos propres choix de vie. Car chacun de nous choisi d’incarner telle personnification de la conscience ou bien telle autre. Évidemment, ce choix est plus ou moins conscient, du fait même que certains rôles ou masques sociaux, permettent à la conscience de s’exprimer plus ou moins librement. Pour réaliser que nous commettons une erreur, par exemple, il faut que nous en soyons conscients avant tout. Nos processus mentaux eux-mêmes sont sous la tutelle de l’âme et sont donc relatifs à la puissance de filtrage conscient qu’elle produit, selon sa nature. C’est ce qui a donné naissance à ce concept spirituel d’évolution. On entend dire que telle personne est très peu évoluée, alors que telle autre est déjà bien évoluée.

Vous vous doutez bien que ce genre de perception est déjà relatif à un manque d’évolution ! Mais cette réplique n’est qu’un gag ! En fait, il n’y a pas vraiment de personnes plus évoluées que d’autres, car toutes font partie intégrante de l’esprit vivant et conscient. Il y a seulement des choix plus ou moins heureux, en matière d’économie de la vie, de rapports humains, etc. La personne considérée comme « en retard », si elle change d’âme, paraîtra alors très en avance. Et bien sûr, à l’inverse, si une personne dite « avancée » décide de revêtir un « manteau animique » imposant une personnalité d’intelligence et donc, de conscience très limitée. Voyons ce que pense une personne qui, aux yeux des autres (notez bien ce détail important !) a tort et même, fait du mal plus que du bien. Réponse : cette personne pense qu’elle est dans son droit et que ce sont les autres qui ont un sérieux problème !

Que pense une personne qui, aux yeux d’autrui, a totalement raison ? Réponse : cette personne pense qu’il faudrait être stupide pour ne pas se rendre compte qu’elle a toujours raison ! Voyez-vous mieux le problème ? Demander à une personne de ne pas ou de ne plus se servir de son âme pour penser et ressentir, revient à exiger de la couleur bleue qu’elle produise du rouge. Ou encore, de demander à du métal d’être en bois et à un arbre d’articuler en parlant plus distinctement. Cela ne frise-t-il pas le gag, finalement ? Une fois que nous avons compris qu’une personne est bien obligée de se servir de ce qu’elle incarne (âme) pour penser et ressentir, il nous reste cette question : « Pourquoi la personne semble-t-elle avoir un mal fou à changer ? »

En somme, nous demandons à une autre personne de… Changer d’âme, carrément, et cela, juste pour satisfaire à la nôtre, d’âme qui, bien évidemment, refuse de changer, tout en réclamant à d’autres de le faire pour elle et à sa place !
À ce stade, on est en droit de se demander si ce qui nous paraissait tantôt être une simple farce, ne serait pas plutôt une sombre tragédie à l’échelle humaine ! Attendre d’autrui qu’il fasse ce que nous redoutons le plus de faire puis s’indigner dès qu’il fait mine de ne pas y réussir ou simplement y consentir, est-ce là « le Bien » ? Question : pouvons-nous obliger les autres à changer ? Réponse : non, nous ne le pouvons pas, même s’il est possible de les détruire en les forçant tout de même à y parvenir. Question : pourquoi avons-nous tant de mal à changer, même lorsque nous le souhaitons, de toute notre âme ? Réponse : parce que, dans ce cas-là, c’est à notre âme que nous demandons pour ainsi dire de « mourir », d’accepter de ne plus être consciente d’elle-même.

C’est au travers de NOTRE Conscience que les bouts d’âme ont la sensation de vivre et d’exister. Le besoin, en termes de « support » est bilatéral : nous avons besoin de l’âme pour être conscients… De quelque chose, de soi, dirons-nous, et l’âme a besoin de la conscience que nous sommes pour avoir conscience d’être.
Forcément, proposer à des bouts d’âme de se barrer pour céder la place à d’autres bouts d’âme nous paraissant plus adaptés à notre nouvelle personnalité souhaitée, c’est demander à quelque chose de vivant d’accepter de ne plus l’être afin que d’autres le soient en leur lieu et place. On comprend alors mieux la très forte résistance et le fait que la plupart des gens sont persuadés de ne jamais pouvoir changer. C’est rendu seulement « vrai » du fait de la résistance de nos schémas mentaux, eux-mêmes incarnés par les bouts d’âme qui s’efforcent de nous paraître telle une seule chose, un seul et unique tissu, de couleur unique et parfaitement adapté.

Certains ont même fait allusion au fait que nous, les humains, étions « possédés » par des entités, plus ou moins humaines, et que ces dernières avaient pour rôle unique de nous parasiter, de vivre à nos dépens, etc. Ceci n’est pas complètement vrai, ni complètement faux, d’ailleurs ! Mais il s’agit d’un autre sujet, traité plus largement ailleurs. Voyons à présent notre fameux « karma » ! Question : « Pourquoi les gens qui font du mal ne sont-ils pas tout le temps punis ? » La question serait amusante si elle n’était pas aussi naïve que sincère, finalement. Réponse : punis par… Qui, exactement ? Par quelque loi étrange et peu connue ? Par Dieu ? Par qui ou par quoi pensez-vous que pourraient être « punis » ceux qui font du mal… Selon ceux qui ne sont tout simplement pas capables d’en faire ?

Car là est le vrai problème et là est aussi la solution. Pour ceux qui en ont encore besoin s’entend. Mais suivez plutôt ce raisonnement logique… Tout est fait d’esprit. L’esprit contient ou forme toutes choses et de ce fait, il n’est ni une chose en particulier, ni une autre (Neti, Neti, en sanskrit.) Il est donc aussi bien ce que nous commettons l’erreur de nommer « Le Mal » que de nommer « Le Bien. » Pour l’esprit, ces deux concepts mentaux antagonistes n’ont aucune existence et sont simplement impossibles à gérer. De fait, l’esprit ne peut pas « punir » celui ou celle qui se sert de lui pour penser. Même si cette forme de pensée est jugée très négative par d’autres. Pour l’esprit, il n’y a nul bien, nul mal, point ! Et comme l’esprit est Dieu, n’est-ce pas, ni l’esprit ni même Dieu, ne peuvent « punir » ni même « récompenser » qui que ce soit !

Quant aux lois, ce sont celles de l’esprit lui-même et donc, de Dieu et nous imaginons mal le Divin lutter contre lui-même ! Toutefois, nous voyons bien qu’au sein de l’esprit universel (ou Dieu), il existe des idées qui semblent être en contre d’autres idées, voire s’opposer carrément à elles ! En fait, il n’en est rien. Il n’y a aucun combat au cœur de l’esprit universel : tout y repose bien sagement et paisiblement. Le vrai et seul problème commence et se termine par l’être humain ! C’est lui qui est responsable de l’emploi qu’il fait avec l’esprit, lorsqu’il le décrète sien. C’est lui aussi qui gère, sans le savoir, ce que l’on nomme « le karma. »

(Fin de l’extrait.)

Serge Baccino

 

J’ouvre et je ferme

J’ouvre et je ferme

(Extraits d’une conférence)

On se souvient de ce verset célèbre : « Là où je ferme, nul n’ouvrira, là où j’ouvre, nul ne fermera. » Mais il est opportun de se souvenir de « Qui » parle. Ou plutôt « Quoi », s’exprime ainsi pour le mental humain. C’est l’esprit qui est capable « d’ouvrir » ou bien de « fermer. » OK, mais comment et, surtout, pourquoi ? Le comment, par la pensée, tout simplement. Pour mémoire, nos pensées sont faites d’esprit. Le pourquoi ? Encore plus simple : « Parce que seul existe l’esprit. » C’est donc « en esprit et par le biais de la pensée » que l’être humain « ouvre » ou « ferme », selon les cas. Selon quels cas ? Et en quoi une pensée peut-elle fermer quoique ce soit ou même l’ouvrir ?

Essayons d’avancer progressivement, afin d’être certains de ne rien oublier, de ne rien laisser au hasard. Les psy éso sont les scientifiques de l’esprit, vous vous en souvenez ? Alors raisonnons d’une manière qui soit vraiment scientifique. Pour comprendre en quoi ou pourquoi l’esprit peut soit ouvrir, soit fermer et qu’est-ce qu’il ferme et ouvre ainsi, nous devons revoir brièvement les deux formes connues de ce que nous connaissons sous le vocable de « conscience. » Nous savons, bien évidemment, que nous sommes conscients. Mais nous ne sommes pas toujours au courant du type de conscience dont nous bénéficions. En psy éso, nous distinguons les deux formes de conscience les plus répandues et usitées : la conscience dite « par soi » et la conscience de soi.

La première est issue de nos processus mentaux, de nos ressentis : nous sommes conscients aux travers de nos sens, en somme. La seconde est la conscience qui ne nécessite ni de penser, ni de ressentir : elle est juste une présence, en nous et c’est elle qui est le plus proche de « Qui nous sommes vraiment. » Pour notre sujet de ce jour, nous ne retiendrons que la conscience par soi, c’est-à-dire le fait d’être conscients au travers de tout ce qui se produit en nous et autour de nous, par le biais de nos sens et du fait qu’il se produit beaucoup de choses, autour de nous, qui ont le pouvoir de réquisitionner notre attention mentale. Nous pourrions déjà dire que plus nous sommes attentifs à ce que nous percevons, que ce soit en nous ou autour de nous, plus nous devenons conscients de ces mêmes perceptions.

Nous savons, par ailleurs, que c’est par le biais de nos sens que nous percevons les choses et les êtres. Nous sommes donc plus conscients de nos perceptions que de ce qu’elles racontent. Pour le dire autrement, lorsque nous regardons quelque chose, nous ne voyons pas vraiment cette chose : nous voyons ce qu’il nous est possible d’en discerner et donc, d’en comprendre visuellement. Il est un fait que la conscience par soi est relative à toutes les formes de connaissances. Nous ne pouvons pas savoir quelque chose à propos de ce que nous ne percevons pas. Nos perceptions représentent le connu, mais nous ne connaissons jamais vraiment ce qui est ainsi perçu par nos sens. Ceci est important si on désire connaître les prémisses de cette idée ancienne et moderne que « Tout est illusions. »

Si nous ne connaissons des choses et des êtres que ce que nous en informent nos sens, alors nous connaissons plus nos perceptions que les choses et les êtres perçus. C’est le principe aujourd’hui bien connu mais plus ou moins bien compris, de l’image dans notre cerveau. Si nous observons la Tour Eiffel, ce sera son image qui sera dans notre cerveau et non la Tour Eiffel elle-même, bien évidemment. C’est ce qui a fait dire à la plupart des véritables initiés du monde, que nous ne pouvons pas prendre conscience d’une chose qui ne soit pas dans notre conscience. Il est clair que ce n’est jamais la chose en elle-même qui se trouve dans notre conscience, mais la perception que nous en avons. Bien. Mais en quoi une pensée, faites d’esprit comme nous l’avons vue, peut-elle soit « ouvrir », soit « fermer » ?

En réalité, nos pensées ainsi que la majorité de nos perceptions nous limitent dans la mesure où nous sommes forcément limités dans nos perceptions. Mais c’est là qu’il faut nous montrer attentifs : ce ne sont pas vraiment nos perceptions qui nous limitent mais bien le fait que nous ne pouvons pas nous concentrer sur plus d’un objet d’attention à la fois. Notre mental est fait pour apprendre, pour comprendre voire pour classifier ensuite. S’il devait se concentrer sur plusieurs choses en même temps, il n’arriverait plus à rien de bien. Est-ce à dire qu’il y aurait une différence notre entre le fait qu’une pensée nous limite, et ce, tout naturellement, et une pensée qui nous enferme ? Tout à fait.

L’esprit n’est en rien gêné lorsqu’il est limité, car cela lui permet de ne traiter qu’un seul sujet à fois et donc, de le pénétrer le plus possible. Par contre, l’esprit peut se retrouver enfermé, littéralement, dans une pensée, lorsque cette dernière est non seulement invariable (ou dure dans le temps) mais interdit également qu’on la passe outre. Bien que les exemples ne manquent pas, nous n’en retiendrons que deux, pour étayer notre propos. La première pensée consistera en une croyance et la seconde sera inspirée par la peur. Imaginons que pour une personne pieuse mais ignorante des réalités spirituelles, Dieu soit un esprit machiavélique, courroucé pour un rien et vengeur à la moindre occasion.

Certaines personnes abritent de telles croyances, ont une conception qui implique un Dieu jaloux et rancunier, par exemple. Nous en avons une parfaite illustration par le biais de l’ancien Testament. Aux yeux de certaines autres personnes, non concernées par cette étonnante version mentale, un tel dieu passerait plus volontiers pour un démon ! Nous pourrions ajouter ici que ces dernières personnes « n’entreront » jamais dans un tel état d’esprit ou n’accepteront jamais de telles croyances moyenâgeuses. Tandis que les premières auront un mal fou à « s’extraire » de cette même croyance.

Ainsi, il est bien des pensées (ou des idées) qui enferment tandis que d’autres ne seront que rarement visitées, car considérées comme trop empiriques et dépassées. Nous voyons ici quelque chose que peu de gens prennent le temps de considérer. Puisque nous parlons « d’entrer » ou de « sortir » d’une idée ou d’une croyance, c’est bien parce qu’une partie de nous prend un malin plaisir à y pénétrer. Un peu comme si notre état d’esprit général, à savoir la somme de nos processus mentaux, croyances et idéaux confondus, consistait en une sorte de décorum. Ou plus sobrement, un endroit où habiter. Certains sont persuadés que le Monde est en nous. Ils n’ont pas tort mais ils n’ont pas pour autant entièrement raison !

Le monde est immanent ; il se trouve dans notre conscience. Dans le cas contraire, nous ne pourrions pas en prendre conscience, n’est-ce pas ? Mais l’immanence n’exclut en rien celui, opposé mais complémentaire, de la transcendance. Autrement dit, non seulement le monde est en nous mais il est également « autour de nous ». Là encore, attention aux subtilités ! Le fait que le monde soit « autour de nous », n’exclut pas qu’il soit aussi « en nous ». Si nos perceptions intimes donnent naissance à tout un monde intérieur, nous n’en sommes pas moins réduits à -puisque inclut dans- ce monde intérieur !

Si vous avez du mal avec ce sujet de l’immanence et de la transcendance, remplacez-le par cette compréhension bien plus accessible : « Tandis que votre monde est intérieur, votre conscience se meut au sein même de ce monde intérieur. » Tout se passe dans la conscience et ce que vous appelez « votre conscience » en est la partie réduite à cet univers intérieur. D’ailleurs, il faudra bien, tôt ou tard, qu’un accord soit trouvé pour satisfaire tout le monde au sujet de la Conscience qualifiée de « Une et indivisible » ! En effet, sommes-nous LA Conscience (la Grande, l’unique) ou avons-nous une conscience qui soit « à nous » ? Le sujet étant on ne peut plus hermétique pour la plupart des gens, essayons de trouver une sorte d’accord mettant (presque) tout le monde d’accord !

Nous partirons du Principe, par ailleurs exact, que TOUT se produit en effet au sein même de LA Conscience, la seule, l’unique, nommée Shiva par certains. Mais nous devons considérer le fait que seule cette même Conscience est capable d’accéder à tout en simultané. Nous autres, créatures humaines momentanées, nous ne le pouvons pas, comme évoqué plus haut. Nous ne pouvons nous concentrer que sur un seul sujet d’attention à la fois. Ainsi, si la transcendance concerne le Tout, la Soi-Conscience Universelle, l’immanence concerne aussi, voire surtout, les êtres vivants et conscients. Des êtres étant seulement conscients au sein de leurs mondes mentaux. Ces mondes étant soit « ouverts » (s’ils peuvent réussir à penser autre chose ou autrement) ou bien « fermés », si ces mondes ont une emprise diabolique sur leur conscience par soi.

(Fin de l’extrait.)

Serge Baccino