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Les Soi Naturels sont-ils idiots ?

 

Les Soi Naturels sont-ils idiots ?

Vous vous souvenez sans doute de l’article qui traitait de la création et de l’impossibilité, pour des Esprits Vierges, appelaient ailleurs « Vierges Créatrices », de descendre en dessous d’un certain seuil vibratoire. Créer ce qui deviendrait ensuite « l’Aventure Humaine » est une chose, mais réussir à DEVENIR humain, lorsqu’on est Divin, c’en est une autre ! La Création Continue est comme une sorte de clavier musical : chaque note blanche est tel un « ruban » énergétique possédant sa propre fréquence. Sur un seul « ruban », des mondes peuvent être créés ! Et il existe un certain nombre de ces « rubans » qui forment ce que l’on nomme de nos jours « un Plan de Conscience », ou encore, un plan ou niveau vibratoire. Par exemple, le Grand Plan Astral compte une douzaine de ces « rubans », nommés parfois « sous-plans » mais seulement sept de ces rubans sont praticables ou, pour simplifier, peuvent être contactés, visités et, bien sûr, il est même possible de vivre et de se manifester sur chacun de ces sept rubans.

Nous pourrions expliquer plus en détail pourquoi seulement sept niveaux, sous-plans ou « rubans » de conscience peuvent nous être accessibles, que ce soit temporairement et durant la vie terrestre incarnée, ou plus longuement, après cette même vie terrestre et sous notre aspect purement psychique. Mais cela nous éloignerait quelque peu de notre présent sujet. D’ailleurs, il n’est pas difficile de comprendre les raisons premières et profondes de cet état de fait, surtout si on se souvient que le « faux dieu » Archontique ou « Démiurge », veille jalousement sur le septième plan, qui représente le plus élevé qu’il puisse squatter et régenter. Pour lui, il existe bien « plus bas », les six autres niveaux astraux, mais il n’existe rien « plus haut », puisqu’il est incapable d’y aller. Ce raisonnement pourrait sembler naïf mais n’oublions pas que les Archontes ne sont pas humains et ne résonnent donc pas comme nous le faisons.

Ainsi, il nous suffira de retenir que le Grand Plan Astral, comme d’ailleurs tous les autres Grands Plans, ne semble posséder que sept « rubans » ou « sous-plans », mais qu’en réalité, il est possible de « rendre manifeste » (plutôt que de parler « d’existence ») cinq rubans de plus. Inutile de dire qu’à l’origine, c’est bien douze rubans par niveaux généralistes qui avaient été créés. Mais certains, plus ou moins humains, ont fait en sorte que nous ne dépassions si possible jamais, les sept premiers. Difficile de ne pas se faire une idée au moins du pourquoi, n’est-ce pas ? Ce qui est caché aux peuples n’est pas toujours ni nécessairement ce qui le rendrait plus heureux, comme se l’imaginent certains, mais bien ce qui le rendrait libre et puissant, ce qui est impensable lorsqu’on désire régenter un maximum l’être humain. Nous traiterons, un de ces jours prochains, ce que pourraient nous apporter ces cinq autres rubans ou sous-plans de conscience. Mais pour l’instant, poursuivons notre première idée.

Il était clair, dès le début de ce qui allait devenir l’Aventure Humaine, que les Vierges Créatrices ou encore cette partie purement Féminine de l’Esprit Universel, étaient absolument incapables de couvrir toute l’étendue vibratoire de leur propre Création. Il fallait un « Alpha » (limite de début), certes, mais il fallait également un « Oméga » (limite de fin.) Autrement dit, nulle création possible si on ne réussit pas à installer deux pôles opposés mais complémentaires et dont la charge énergétique et la fréquence de vibrations, sont elles aussi opposées. Une charge maximale de départ, une charge minimale d’arrivée. Cela parce que, selon une loi très peu connue et énoncée ici en langage moderne : « Quelque chose ne peut pas aller en direction de rien : ce quelque chose doit se diriger vers un but qui est déjà atteint et donc, en direction de là où il se trouve déjà, peu importe la quantité. » Plus sobrement, vous ne pouvez et par exemple vous rendre dans une famille si vous ne connaissez pas au moins l’un de ses représentants. Ou, plus techniquement, le pôle « plus » d’une batterie de voiture a besoin du pôle « moins » afin que le courant électrique puisse circuler d’un point à un autre. Le pôle « moins » de la batterie est lui aussi chargé, mais beaucoup moins que le pôle « plus », ce qui crée une différence de potentiel (DDP) permettant la circulation d’un sens à un autre, et réciproquement.

Il est intéressant de noter que si l’électricité circule bien du « plus » vers le « moins », à l’extérieur du générateur (la batterie), à l’intérieur de ce même générateur, l’électricité retourne vers le pôle positif. C’est surtout intéressant du fait que comme le dit l’axiome : « Tout ce qui descend remonte et tout ce qui monte redescend. » C’est grâce à cette particularité de l’action combinée (voire concertée) des deux pôles de la Création Continue, qu’il peut y avoir une Aventure Humaine complète, c’est-à-dire non seulement une « descente » (chute vibratoire) de l’Esprit dans la matière, qui est son pôle opposé, mais également, une « remontée » depuis l’humain (pôle le plus bas) vers le Divin (pôle le plus haut.) À présent, pour comprendre la suite, revenons à cette difficulté naturelle rencontrée par les Vierges Créatrices lors du processus de « descente », à savoir de cette baisse vibratoire constante en direction des fréquences les plus basses.

Comme vous le savez sans doute, « Tout existe déjà en esprit. » En fait, rien n’existe vraiment mais TOUT, absolument Tout peut être rendu manifeste, une fois puisé dans le potentiel divin infini.
Lorsque les Vierges Créatrices arrivèrent à la lisière des plans de conscience qu’aujourd’hui, nous qualifierions de « moyens » (astral et mental), elles constatèrent deux choses : la première, qu’elles ne pouvaient pas abaisser leur fréquence plus bas. Elles avaient atteint leur maximum. La seconde, qu’il existait déjà des formes de vie très inférieures qui peuplaient tous les autres « rubans » et ce, jusqu’à tout en bas, niveau après lequel aucune vie ne peut être rendue manifeste. Et si pas de vie, pas de conscience vivante, n’est-ce pas ? Pour bien comprendre la suite et fin de notre sujet, il convient de savoir que, les Vierges Créatrices, tout en restant quasiment divines encore, vibraient déjà bien bas. Bien bas mais pas assez. Et elles vibraient plus bas que leur fréquence originelle (Celle du Saint-Esprit) simplement parce qu’en cours de route, elles avaient eu l’idée intéressante de s’allouer les services énergétiques d’autres principes de vie.

Certains auteurs d’ésotérisme affirment que « l’être humain est fait de poussières d’étoiles ». Cette manière allégorique et poétique de présenter le sujet ne donne qu’une vague idée seulement du sens réel à donner à cette affirmation. Il faut bien comprendre qu’avant d’être formés, les humains n’existaient pas. Du moins sous la forme semi-spirituelle que désiraient obtenir les Vierges Créatrices. Il leur a donc fallu « inventer de toutes pièces » ce qui allait être ce futur humain, et ce n’est pas là une simple expression. Pour construire ce futur humain, les Créatrices se servirent de différents « matériaux » spirituels. Les êtres rencontrés « en descendant » préfèrent, de bonne grâce, une partie de leurs constituants. Certains ont retenu des noms tels que Seigneurs de la Flamme, Seigneurs du Mental, etc.  L’humain « en production constante », du moins à l’origine, était fait d’un peu de tout et, évidemment, d’un peu de tous, à savoir, de plusieurs races ou formes mentales plus ou moins divines.

Mais pour descendre encore plus bas et accompagner ainsi leurs Créatures Chéries, les Vierges Créatrices consentirent, finalement, à une forme de sacrifice qui ne s’avéra pas, et par la suite, du plus heureux aloi. Allant à la rencontre de formes de vies très inférieures, elles acceptèrent non seulement d’habiller leurs prototypes humains de ces mêmes formes inférieures mais poussèrent leur sens maternel jusqu’à accepter de se revêtir elles-mêmes d’une moitié au moins de ces mêmes formes mentales. Ainsi, Créatrices et Créatures ont pu « s’alourdir », cela au point de descendre jusqu’à ce que l’on nomme aujourd’hui la 3e dimension. Pour les Créatures non encore douées de vie individuelles et donc, de conscience du même nom, ce ne fut pas un problème. Une fois « animées », ces Créatures commencèrent laborieusement à comprendre qu’elles jouissaient d’un semblant d’existence. Mais pour les Vierges Créatrices, la note fut infiniment plus sévère, car ce mélange de basses fréquences à leurs Robes de Lumière, eut pour effet d’effacer leur mémoire vitale. Autrement dit, la mémoire de ce qu’elles étaient en vérité, quitta le pôle positif et actif de leur forme spirituelle, pour aller se réfugier dans le pôle négatif. Cette mémoire n’était donc pas perdue, elle était juste devenu inaccessible pour les nouvelles formes de vie, anciennement Vierges Créatrices.

L’un des Principes Divins qui accompagnait cette « descente aux enfers », comme diraient certains, ou cette « Chute Adamique » (Adamah = Terre Rouge, à savoir l’esprit originel) comme diraient d’autres, décida de servir de support général à cette Aventure Humaine et créa ses sept premiers « corps » (ou plan, niveaux, etc.) permettant à cette humanité naissante d’avoir en lui « La vie, le mouvement et l’être » en rapport avec ce qui devait être expérimenté, du moins durant un certain temps. La planète « Terre » venait de naître et l’esprit Planétaire, l’entité divine qui en serait l’âme et le corps, désormais, trouva sa place au cœur de cette planète, au niveau du « noyau », pourrions-nous dire. À cette époque, il n’y avait que sept « corps » ou sept mondes, ou encore « sept manteaux ». Pourquoi seulement sept ? Parce que s’il y en avait eu plus, ne serait-ce qu’un huitième, l’humain ne serait pas resté bien longtemps humain : sa nature originelle le porterait au plus tôt vers les plans ou niveaux (rubans) situés au-dessus de la limite de conscience usuelle ou humaine. Or, il fallait à tout prix que cette forme mentale se sente à la fois isolée et faible, en un mot, elle devait se croire humaine, absolument. Et rien de plus. Du moins au départ.

À présent, ne nous y trompons pas : ce que nous appelons « être humain » de nos jours, n’est pas le véritable être humain ! Le seul et véritable être humain est le Soi Naturel. Celui qui envoie, sur les  couches les plus extérieures de la planète voire à sa surface (incarnation) des extensions de lui-même. Car il ne peut pas descendre aussi bas que ses extensions, les personnalités, autrement dit, ce que nous sommes tous et au départ, à notre naissance. Les Soi Naturels se tiennent généralement sur le septième plan, le plus « élevé », si l’on peut qualifier d’élevé ce qui n’est même pas le plan le plus haut du Grand Plan Astral (qui en compte douze, pour mémoire) qui consiste en l’actuelle Matrice générale, comme le disent certains. Les Soi Naturels sont dans cette Matrice et leur structure psychoénergétique est mêlée à celle d’être plus ou moins bizarres, plus ou moins recommandables, dont deux variétés qui nous sont connues au moins de nom, à savoir les démons et les Archontes. Mais depuis les débuts de la Création, d’autres bestioles encore moins recommandables sont venues se joindre à notre âme, la rendant de moins en moins humaine et de plus en plus… Autre chose.

Nous n’allons pas argumenter ni même développer au sujet des « bestioles » qui se sont graduellement unies à l’âme humaine, voire carrément mixées avec elle. Si vous ne connaissez pas encore bien ce sujet ou s’il vous semble au moins fantasque, le mieux est encore de ne pas chercher à en savoir plus. Et pour ceux qui savent déjà et jusqu’à un certain point, il est vivement recommandé d’en apprendre le plus possible afin de ne verser ni dans des excès de mauvaise science-fiction, ni de laisser s’infiltrer la peur au sein de leur corps astral. Quand on apprend, il faut le faire à fond car rien n’est plus dangereux qu’une connaissance incomplète, si ce n’est une connaissance faussée dès le départ. Et le Deep State s’est ingénié à le faire durant des siècles. Alors et pour en finir avec ce sujet délicat, voilà la raison pour laquelle nos Soi naturels semblent si peu intelligents ou si naïfs. Voilà aussi pourquoi, ne sachant plus qui ils sont, originellement, ils se prennent désormais pour de simples humains et commettent toutes ces erreurs regrettables que commettent les humains.

 

Serge Baccino

Esprit Planétaire ou humain ?

 

Esprit Planétaire ou humain ?

Avons-nous un esprit qui soit « à nous » ? Autrement dit, ce que nous appelons « notre esprit » est-il vraiment le nôtre ? La réponse pourra en étonner plus d’une et plus d’un, et pourtant, elle est logique, d’un point de vue spirituel s’entend. Ou ésotérique. Si notre esprit, cela qui nous sert à penser, donc, était vraiment à nous, nous pourrions non seulement penser d’une manière originale mais de plus, avoir la pleine maîtrise de nos processus mentaux. Or, il nous semble inutile d’argumenter sur le fait que nous n’avons, en fin de compte, aucun contrôle sur ce que nous essayons, tant bien que mal, de considérer comme étant « notre esprit ». Si on s’en tient aux faits, uniquement, nous pouvons voir que de nombreuses personnes pensent non seulement la même chose mais de plus, de la même façon. Se servent-ils pour autant de « notre » esprit pour penser ? Nous servons-nous du leur pour en faire de même ?

Ne serait-il pas plus logique de considérer l’esprit, comme nous pouvons et, par exemple, considérer l’air que nous respirons tous ? Cet air que nous respirons, qui pénètre en nos poumons d’une manière cyclique (processus d’inspir et d’expir) est-il vraiment le nôtre ? Et celui que respirent les autres personnes qui se trouvent autour de nous, respirent-elles un autre air que le nôtre ou bien le même ? Y a-t-il un air pour chaque personne ou chaque personne est-elle en mesure de partager le même air, un air unique pour tous ?Il est un fait que nous pourrions, si nous faisions partie des esprits chagrins, affirmer que tandis que cet air est dans nos poumons, il est à nous et à personne d’autre. Mais avant que nous le respirions, à qui était-il ? Et lorsque nous expirerons, à qui seront les gaz différents et plus ou moins « rares » qui s’exhaleront de nos poumons ?

Il est moins important de définir qu’il existe un seul air pour tous, que de définir que nous respirons tous un air unique et que c’est le fait que nous puissions l’employer librement et sans efforts, que nous avons le net sentiment qu’une certaine quantité d’air nous appartient en propre. Heureusement, si nous devons inspirer, nous devons également expirer. Nous prenons, nous restituons, en somme. Il en va de même pour l’esprit ou, et plus exactement, pour les pensées. Certes, il existe bien un seul esprit pour tous, mais cette seule assertion ne saurait rendre compte de l’ampleur colossale de notre présent sujet. De sa portée spirituelle immense, surtout. C’est l’esprit qui est à la base de toutes choses. Et nous le savions déjà. C’est donc l’esprit qui engendre aussi bien les pensées les plus « aériennes » que la matière en apparence des plus solides.

En fait, tandis que nous sommes en incarnation, que notre corps de chair foule le sol de cette planète, nous ne sommes pas, nous ne pouvons pas (encore) être en contact direct avec l’esprit. Nous sommes seulement en contact avec les formes mentales qu’il a engendrées, au fil du temps. Mieux encore, à force de nous identifier avec ce que nous pensons, nous en sommes arrivés à nous confondre avec ces mêmes pensées. « Je suis ceci plutôt que cela. » Pourtant, nous devrions savoir, également, que nous ne sommes ni ce que nous pensons, ni ce que nous sentons : nous sommes le Témoin de toutes ces choses. Nous sommes la Conscience Une et indivisible. L’esprit est planétaire. Inutile de croire que nous pourrions avoir affaire, pour le moment, à un esprit issu de quelque lointaine galaxie. Tout ce qui se produit sur Terre est terrestre, un point c’est tout. Partant, toute pensée engendrée en esprit et dans le mental planétaire, est terrestre également.

Pour le présenter différemment, disons que notre planète est le corps physique d’un très grand Déva, un Esprit Planétaire, une sorte de Dieu en lequel et comme le disaient les initiés du passé, « nous avons la vie, le mouvement et l’être. » Tout ce qui est à nous ou de nous est d’essence planétaire, autrement dit, est issu de ce grand réservoir animique qu’est cet Esprit Planétaire ou Grand Déva. Nous croyons que nous pensons, alors que « nous sommes pensés », c’est-à-dire qu’un certain processus autonome est en marche et demeure « branché », cela aussi longtemps que nous sommes vivants dans un corps, voire après. Nos pensées ne sont pas les nôtres ; ce sont celles de la planète, en tant qu’entité consciente. Nous ne faisons que sélectionner puis retenir que le type de pensées qui nous correspondent le plus sur le moment.

Le Grand Réservoir planétaire à la base de tout processus mentaux, qu’ils soient conscients ou non, contient donc toutes choses pouvant faire partie de l’Aventure Humaine. Selon la raison pour laquelle nous sommes venus (naissance) et surtout, selon ce que le Soi Naturel comptait vivre au travers d’une extension (personnalité) donnée, certaines façons de penser contenues au sein de ce grand Réservoir mental, serons attirées par la personne physique puis assimilées comme faisant partie intégrante des processus mentaux usuels de cette personne. Ainsi, bien que chacun de nous ait un sang bien personnel qui circule dans ses veines, les pensées issues de l’Esprit Planétaire nous servent seulement de support d’expérimentation. Pour vivre quelque chose, n’importe quoi, il faut que quelque chose soit pensé puis ressenti. Dans le cas contraire, nous avons plus affaire à un légume qu’à un être vivant et conscient. Lorsque l’être humain pense, il ressent puis il en arrive à expérimenter le contenu formel de son état d’esprit ponctuel (ou qui devrait l’être.)

Hélas, nous n’agissons pas de la sorte : lorsque nous aimons une manière de penser, nous la reproduisons le plus souvent possible et, ce faisant, nous finissons par croire que nous sommes bien ce que nous pensons. La preuve ? Si nos pensées sont terribles, notre ressenti le sera aussi et la qualité de notre expression et de notre vécu, en pâtiront d’autant. Nous adorons nous faire croire que nous sommes ceci, plutôt que cela et que notre version est nécessairement meilleure que celle des autres. En réalité, nous avons simplement sélectionné certaines idées à la place d’autres. Toute la problématique humaine provient du fait que si l’Esprit Planétaire, que certains appellent « Gaya » ou « Gaïa », est capable de tout contenir, « en toute impunité » n’importe quel état d’esprit, il n’en va plus de même pour l’être humain. Ce dernier est obligé de « goutter » chaque parcelle de pensée. La planète absorbe tout, en toute impunité, car elle n’est pas quelqu’un mais « quelque chose », une espèce de super-Deva, une Déité qui peut tout absorber.

L’être humain, lui, ne le peut pas. Il doit vivre et donc, expérimenter, le contenu formel de toute pensée se présentant sur l’avant-scène de son mental. L’homme ou du moins l’âme humaine, a littéralement inventé le karma. Une âme devrait être soit « neti, neti », soit pure. Son esprit devrait être fait de Saint-Esprit, autrement dit de conscience, et non simplement d’esprit qui lui est nécessairement formel, durant le temps de l’incarnation et même ensuite. L’esprit est formel, mais ce que l’on nomme le Saint-Esprit, ou plus exactement, l’esprit vierge, est pure Conscience. Lorsque l’humain croit qu’il est ceci, plutôt que cela, il incarne du même coup ce qu’il croit et donc, ce qu’il pense.

Et dès lors, selon la Loi, il doit vivre le contenu de ses pensées, afin de prendre conscience de leur valeur exacte pour l’économie de la vie. Le karma commence et se termine par l’être humain ou par son âme. Dans la mesure où l’être humain ne prend plus sur lui ces idées d’être, il fait cesser immédiatement le karma, c’est-à-dire la nécessité cosmique d’expérimenter le contenu formel de l’esprit (ce que raconte la forme mentale) pour en retirer les éventuels fruits.

 

Serge Baccino

Être dans le cœur ? Ah oui ?

Être dans le cœur ? Ah oui ?

(Extrait de conférence.)

Le cœur est l’étage du mental, pas plus, pas moins. Si on s’amuse à compter les « étages », c’est-à-dire les Chakra en relation avec nos différents niveaux de manifestation, nous comprenons qu’après le Chakra 1, qui est relié au corps, à la matière, après le Chakra 2, qui est relié à l’énergie (force vitale) du corps, après le Chakra 3, qui représente à la fois notre émotionnel et notre mental inférieur, il vient le Chakra 4, qui représente, entre autres, le mental moyen.

Mais ce Centre énergétique, quatrième du nom, est aussi le Centre de l’être animique. C’est à partir de son niveau que les énergies du bas (C1, C2, C3) viennent s’épanouir en nous pour donner forme à ce que nous nous efforçons de considérer comme étant « notre âme. » Fort bien. À présent, connaissez-vous l’expression ésotérique « Tout est double, toujours » ? À l’intérieur du Centre Cardiaque qui est donc l’étage du mental moyen, il y a un second Chakra, plus petit mais bien plus important.

Ce Centre dans le Centre, ce Chakra dans le Chakra (et caché par lui), est le véritable cœur de l’Être. Il représente cette faculté très rare de pouvoir enfin incarner l’Amour Divin. Amour Divin qui n’a quasiment aucun rapport avec ce que nous nommons pompeusement « l’amour. » S’il y avait de l’Amour, sur Terre, ça se saurait ! S’il y avait de l’Amour sur terre, il y aurait le Divin en manifestation constante sur cette même Terre. Mais comme force nous est de constater que ce n’est pas le cas. Alors nous devons tout d’abord redéfinir ce que nous croyons être l’amour, qui est un sentiment typiquement humain et rien d’autre !

Ensuite seulement nous pourrons traiter du véritable Amour et de tout ce qui le concerne. Ou plus exactement, de tout ce qui nous concerne et à son propos. Si on a le courage de comparer les deux, l’amour humain n’est que possession, attachement et, bien sûr, la peur de perdre ce que l’on croit posséder et à quoi nous nous sommes imprudemment attachés. C’est ce qui a fait dire à pas mal d’êtres humains qui oublient de s’écouter ou bien de se relire, que  l’amour pouvait faire souffrir ! La belle affaire que voilà ! Si l’amour peut faire souffrir, alors ce n’est pas de l’amour. Sinon, autant dire que le froid peut être trop Chaud et le blanc trop noir.

Cet amour conditionnel au possible est aussi intérêt ou, au moins, intéressement. Nous n’aimons pas n’importe quoi ni n’importe qui, voyez-vous ? Nous n’aimons pas non plus tout le temps, à chaque fois et pour toujours. Dans le cas inverse, ça se saurait ! Ce n’est donc pas de l’Amour véritable mais quelque chose de très humain que l’on a voulu nous vendre comme étant étiqueté « Divin certifié. »
Doit-on se faire encore plus d’amis en évoquant tous ces spiritualistes de Prisunic qui se vantent «  d’aimer d’un amour inconditionnel » ? Essayez seulement de les critiquer, de contrarier leur petit « moi » humain à fleur de peau et surtout, en manque de reconnaissance, et vous connaîtrez vite les conditions précises pour bénéficier de leur amour… Inconditionnel !

Comme toujours, les ésotéristes trouvent navrant que des personnes qui ne connaissent que peu de choses et par ouï-dire, de ce qu’ils confondent avec la véritable spiritualité, se chargent non seulement de répandre un enseignement qui n’existe pas mais que de plus, ils ne réussissent même pas eux-mêmes à mettre en pratique. Autant dire que nos scientifiques, jusqu’à ce jour, possédaient la vraie et la seule connaissance qui soit ! Cela dit, un minimum d’humour et d’indulgence, nous permet de sourire face à ces pitreries du « Moi-Idéalisé » et d’attendre que cette présente et très jeune humanité, mûrisse avec les années.

 

(Fin de l’extrait.)

Serge Baccino

Le bonheur : une histoire de choix

 

Le bonheur : une histoire de choix

(Extraits d’une conférence.)

Nous allons devoir reparler un peu du 4e Centre d’énergie, dont le nom sanskrit est « Anahata Chakra ». Comme vous le savez sans doute déjà, le Centre Cardiaque est celui de l’expression de l’âme. Nous pourrions dire « de notre âme » mais ce n’est hélas pas exact, du moins, dans la plupart des cas. Avant l’activation du C4, ce n’est pas nous qui pensions : comme on le dit en psy éso, « nous étions pensés », même si cette tournure de phrase est capable de faire grincer les dents d’un académicien. Mais revoyons, pour mémoire, comment ceci peut être rendu possible, à savoir comment ou pourquoi ce n’est pas nous qui pensons, la majeure partie du temps.

Cela est rendu possible du fait, justement, que le Chakra 4 est inactif par défaut ou qu’il est parfois même abîmé. Nous disions que ce quatrième Chakra est celui de l’expression de l’âme, mais pas forcément de « notre âme », justement, parce que ce qui nous tient lieu d’âme, au départ, soit dès notre naissance et par la suite, n’est pas « à nous » ni même « de nous. » Autrement dit, nous naissons avec des « fragments d’âme » de personnalités anciennes du Soi Naturel, de ses vies passées, si nous préférons.

Souvenez-vous de la fameuse « robe du Bouddha » qui était faite de nombreux morceaux d’étoffes de forme et de couleurs différentes, justement pour symboliser le fait que ce qui nous « habille », à savoir « ce qui nous anime » et donc, l’âme, n’est pas une chose unique et d’un seul tenant, mais conçue à partir de nombreux fragments parfois très différents, voire à effets antagonistes, issus de l’âme unique (ou Sur-Âme) de notre Soi naturel.

C’est notre Soi originel nommé « Naturel » en psy éso, qui a eu de nombreuses incarnations ou extensions de lui-même, et non la personnalité limitée que nous sommes actuellement et qui n’existe que depuis sa naissance terrestre. La conscience de ce que nous sommes, actuellement, a eu un commencement (naissance physique) mais n’aura pas de fin. Et donc, cette âme de départ, qui consiste en une sorte de « prêt énergétique », nous est donnée pour que dès le départ, nous soyons animés. Sans cela, chaque nouveau né affecterait la forme et le comportement d’un légume.

Ce que nous nommons l’évolution, consiste justement à remplacer, lentement mais inexorablement, chacun des fragments animiques de « prêt » par des pensées et des émotions qui soient non seulement les nôtres mais de plus, « à notre avantage. » Cette alchimie divine, de nature vibratoire et de type mental et émotionnel, s’effectue dans cet Athanor ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Athanor_ (four) ) spirituel qu’est le cœur de notre être et, plus exactement, ce Chakra secret qui se trouve caché derrière (ou au cœur) du quatrième Centre énergétique ou Cardiaque.

Au départ, le contenu de l’âme est ce qui est prêté à la personnalité physique pour commencer à participer le plus activement possible à la vie terrestre, à l’incarnation. Et comme le Chakra de l’identité individuelle n’est pas encore actif ni pleinement purifié des scories issues de la génétique, de l’éducation voire de l’enseignement scolaire lamentable imposé aux enfants, il est nécessaire d’effectuer ce nettoyage puis cette activation (dans l’ordre, si possible) afin de permettre à l’être humain de se confectionner une tunique faite d’un seul tenant, d’un seul matériau et d’une seule couleur. Autrement dit, de se construire une âme individuelle d’où sont désormais absents ces affligeants combats entre l’esprit et le cœur, selon l’expression consacrée.

Ainsi, et tant que les morceaux d’âme originels subsistent, ce n’est pas vraiment la personne humaine qui pense et qui ressent, mais certaines parties plus ou moins hétéroclites de diverses personnifications antérieures ou passées du Soi Naturel. Autant dire que ces mêmes « morceaux d’âmes » risquent d’être légèrement « en décalage », voire carrément inadaptés, à l’époque dans laquelle est née la nouvelle personnalité. Et on imagine ce que peut donner un état d’esprit ancien ou rétrograde, dans une époque moderne aux mœurs quelque peu libéré, pour ne pas dire mieux !

Au début, la personne n’est pas consciente de n’être qu’une marionnette entre les serres vibratoires des segments animiques (relatifs à l’âme, donc.) Mieux encore, elle va se placer du côté de cette forme empirique et quelque peu tyrannique de contrôle spirituel, allant jusqu’à la défendre et la justifier, si nécessaire, c’est-à-dire en cas de tentative pour remettre en question le comportement personnel. C’est d’ailleurs ce qui explique cette étonnante tournure d’esprit de certaines personnes, qui consiste à protéger ou à défendre, ceux qui se comportent comme leurs geôliers. À noter que l’on peut voir cet état d’esprit à l’Œuvre, par exemple en France, quand des gens du peuple cherchent à défendre voire à protéger un gouvernement qui semble avoir pour seul but de ruiner le pays et de détruire la santé et le moral de ses habitants.

Ensuite, lorsque le 4e Chakra est non seulement purifié de tout ce qui n’est pas à la personne et à son avantage mais qu’il est également activé, le vrai individu fait son apparition. Vous savez déjà que le mot « individu » vient du latin « Indivi », qui signifie « qui ne peut être divisé. » Or, nous savons exactement ce qui a le pouvoir diabolique de diviser l’être humain, de le faire souffrir : c’est quand ce qu’il pense ne correspond pas ou ne correspond plus avec ce qu’il ressent. Ou encore quand des  émotions dont il ignore la cause, se manifestent avec force et, bien souvent, aux plus mauvais moments.

 

(Fin des extraits.)

Serge Baccino

Le dernier support de la matrice artificielle

Le dernier support de la matrice artificielle

Notre vie entière a été basée sur un mensonge. Ce mensonge se résumant à croire et, surtout, à faire croire à autrui, que nous sommes capables de changer. Bien sûr, nous tentons, plus ou moins adroitement, de nous améliorer, mais en fin de compte, nous revenons à nos fondamentaux liés au mensonge à soi, qui sont et par exemple, de nous chercher des excuses au sujet de notre incapacité à nous améliorer vraiment et durablement ou, pire encore, de rendre les autres responsables de nos échecs en matière d’évolution. Ce n’est jamais de notre faute si nous échouons mais celles de circonstances extérieures indépendantes de notre volonté et de la négativité d’autrui. Et jusqu’à présent, il nous faut bien l’avouer ici, le stratagème a correctement fonctionné et personne n’y trouvait à redire, sauf ceux qui employant les mêmes méthodes, tentaient de la dénoncer chez les autres.

Par ailleurs, qui n’aime pas critiquer les uns et les autres, évidemment en leur absence ? Avez-vous ressenti ce besoin quasi viscéral de déblatérer sur celles et sur ceux que nous prétendons aimer ou seulement considérer comme des amis ? Quelle détente cela nous procure-t-il, l’aviez-vous remarqué ? Attention, il n’est pas ici question de se mettre en danger immédiat en reconnaissant la chose pour vraie nous concernant ! Nous pouvons, comme à notre ordinaire, arguer du fait que cela concerne surtout les autres et qu’il leur revient de faire une chose que nous refusons de faire nous-mêmes : assumer !

Quel drôle de mot que celui-là, ne pensez-vous pas ? Assumer ? Mais quelle horreur ! D’ailleurs, assumer… Quoi ? Quelle est notre faute présumée, lorsque nous traitons des limitations des autres qui elles au moins, sont sous notre nez ? Nous n’avons rien à assumer. Surtout pas le fait que nous sommes terrorisés à la seule idée de devoir le faire ! De devoir assumer. Mais pourquoi cette peur de devoir assumer ? Et assumer quoi, au juste ? La réponse est fort simple : voyez-vous les défauts « évidents » des autres ? Comprenez-vous que s’ils ne changent pas, ne font pas en sorte de supprimer ces mêmes défauts de leur personnalité, c’est qu’ils refusent d’en admettre la présence en eux ? En effet, nul ne va chez le médecin s’il ne se pense pas d’abord être malade. S’il accepte d’être malade, pour être plus précis !

Ainsi, nombreux sont ceux qui refusent d’assumer ce que les autres perçoivent pourtant. Très bien, on sait déjà qu’ils refusent d’assumer, reste à comprendre le pourquoi. Mais auparavant, essayons un peu d’inverser la proposition et de définir en quoi il serait plus aisé de voir la paille dans l’œil du voisin, plutôt que la poutre dans notre propre œil, selon l’expression populaire consacrée. Immédiatement, il nous vient cette idée : « Parce que ces défauts ne nous concernent pas ! » Voilà pourquoi il est plus facile de voir ce qui cloche dans une autre paroisse que la nôtre. Admettons, mais allons plus loin : et si nous avions nous-mêmes des défauts identiques, serions-nous capables de le voir ou non ? C’est ici que nous devons faire une distinction entre une incapacité de voir vraiment et une volonté de passer outre !

En effet, il est rare que nous n’ayons pas, autour de nous, des gens « bien intentionnés » qui ne se gênent pas pour nous décrire en long et en large, ce qui, selon eux, relèverait de nos défauts et manquements les plus notoires. Et généralement, que faisons-nous spontanément ? Nous nions, refusons d’admettre ou nous cherchons des excuses ne servant en réalité qu’à biaiser le sujet. En clair et en peu de mots, nous refusons d’assumer ce qui, selon les autres, nous appartient en propre. Pourquoi ce refus souvent catégorique, quand il ne s’accompagne pas d’allusions perfides, d’insultes voire de menaces ? Pour la même raison que chacun de nous et donc, « les autres » compris, refusons d’assumer ce qui, en nous, n’est pas vraiment à notre avantage.

Nous refusons, ils refusent : nous conjuguons le verbe « Je n’assumerai pas » au plus que parfait de l’éternel présent, à savoir jamais et sous aucun prétexte. D’ailleurs, en cas de force majeure, dans les cas assez rares où une personne est obligée d’admettre ses torts et l’ensemble de ses défauts, que trouvons-nous alors ? Une solide dépression, une descente aux enfers, comme disent ceux qui ont des lettres. En clair, la personne est totalement démoralisée, démotivée et n’a qu’une seule envie c’est de ne plus exister. On dit alors qu’elle vient de perdre le sens de sa valeur et donc, de son utilité en ce monde. Mais ce n’est pas totalement exact. Une personne démotivée, démoralisée et qui ne trouve plus de goût à la vie qui fut pourtant la sienne, durant des années, est avant tout une personne qui ne peut plus se mentir et qui a été forcée à assumer.

À assumer… Quoi ? Ses défauts ? Cela serait un moindre mal, si cette même personne se sentait capable de les supprimer un à un voire tous en même temps ! Mais ce n’est pas le cas : ce qui est alors ressenti est plus de l’ordre d’une impossibilité mathématique. Puisque la personne vient de reconnaître, contraire et forcée, que ces défauts réputés innombrables sont bien à elle, force lui est de reconnaître que c’est ce qu’elle est, finalement. Elle ne se ressent pas alors comme « porteuse de défauts en elle », elle se ressent comme étant la somme de ces défauts, ce qui est très différent ! Voilà pourquoi les gens, et en règle générale, refusent catégoriquement de reconnaître leurs torts, leurs manquements et défauts, quand bien évidemment ils sont avérés et non plus projetés par autrui dans l’espoir immature d’en être débarrassés.

Il y a, derrière le refus d’assumer, une peur immense, une peur atavique qui prend aux tripes et ce n’est pas peu dire. Ni se trouver à côté de la plaque, comme on dit. Cette peur viscérale, comme semble l’indiquer son nom, n’est pas ou n’est plus relative au contenu des schémas mentaux propres à l’âme mais à ce qui a été incrusté et donc mémorisé dans les cellules du corps de chair. Et on se souvient que c’est le subconscient, qui est la somme de l’intelligence et de la mémoire de toutes les cellules de notre corps physique, qui a pour mission de retenir puis de classifier le contenu de notre vie. Dire que ce que nous avons vécu nous a marqués devient un doux euphémisme lorsqu’on réalise, impuissant, que le corps refuse catégoriquement de changer ou même d’évoluer, que c’est lui, désormais, et non notre âme, qui nous transmet directement cette peur immense à la seule idée de devoir changer.

Mais enfin, pourquoi cette peur et surtout, ce refus catégorique de changement, cela au point de préférer le mensonge à la vérité, le refus d’assumer à une saine reconnaissance de notre entière responsabilité dans tout ce qui nous concerne ? Pour le comprendre, il nous faut auparavant redéfinir notre vision du corps physique. Selon la science moderne et durant quelques années encore, notre corps a été et sera considéré comme étant matériel, solide, autrement dit, fait de matière et surtout pas d’esprit ! Voyez-vous, l’esprit est volatil, instable et il souffle où il veut, tandis que le corps lui, est fait pour être stable ou, et plus exactement, stabilisé. Alors que l’esprit est impondérable et toujours en mouvement, la chair est réputée non seulement « solide » mais statique. C’est dans cette dernière version de notre corps que nous trouvons d’ailleurs sécurité et confort mental.

Si le corps variait autant et avec la même facilité que l’esprit, nous ne saurions même plus qui nous sommes, d’un instant à l’autre ! Avez-vous bien assimilé cette dernière proposition ? Elle implique que nous avons un besoin irrépressible de nous sentir égaux à nous-mêmes, d’un instant à l’autre. Nous avons besoin que dure le plus longtemps possible « ce que nous sommes ou croyons être », peu importe quoi, du moment que c’est stabilisé et donc durable. Mais voici une question importante : « Qui a vraiment besoin de cette stabilité marmoréenne pour se sentir être et perdurer ? » L’esprit ? Certainement pas ! La preuve, il remue sans cesse, allez voir dans votre tête ! La conscience, alors ? La conscience est sa propre preuve, si l’on peut dire et n’a donc aucun besoin de se sentir exister au travers d’une forme plutôt qu’une autre.

S’agirait-il de l’âme, dans ce cas ? Nous approchons, nous chauffons, pourrions-nous dire. Cela dit, qu’est-ce que l’âme, si ce n’est un ensemble plus ou moins hétéroclite de processus mentaux qui génèrent différentes émotions ? Mais nous savons déjà que pour l’âme, accordée à « la Nature qui a horreur du vide », l’essentiel est que quelque chose soit là, pour animer. Il est donc possible de remplacer des bouts d’âme par d’autres et ce, jusqu’à ce qu’il ne reste plus, en fin de compte, la moindre parcelle d’identité originelle. Autrement dit et plus simplement, à la fin du processus, il ne reste quasiment rien de ce que nous étions au départ. Celui qui part n’est pas celui qui arrive, comme on dit aussi. Du moins, ce que nous pensions être et que différentes émotions, plus ou moins fortes, nous aidaient à manifester sous la forme d’un « moi » social ou humain.

En résumé, les gens ont une sainte trouille de devoir assumer leurs erreurs et défauts, cela parce que ça les obligerait à avouer qu’ils sont devenus ces erreurs et défauts, que c’est leur propre corps qui les incarne, désormais. Et le corps a très peur de mourir. Changer, pour lui, reviendrait à mourir, c’est évident, puisqu’il n’incarnerait plus la même chose alors qu’il ne connaît que ce qu’il incarne déjà. Le dernier rempart, le dernier support à la matrice et qui refuse de ne plus l’être, c’est donc notre corps de chair. Et il refuse de changer, et nous sommes apparemment impuissants à le faire. Pour que le corps soit transformé, il faudrait qu’une conscience vivante remonte des profondeurs de cette planète et purifie ce corps. Nous laissons au lecteur le soin d’imaginer le reste, la suite et fin !

 

Serge Baccino

 

Ni ceci ni cela et pourtant

Ni ceci, ni cela, et pourtant

Dans la Voie de la Siddha, version laïque, l’être humain est dit être « neti-neti » c’est-à-dire non pas « rien, rien », comme le traduisent certains, d’un point de vue littéral, mais plutôt, « ni ceci, ni cela ». Toutefois, et à l’usage de qui il est lentement devenu, il est persuadé d’être ceci ou bien cela, selon les critères mentaux de sa programmation intime. Dès lors, même s’il trouve un jour « mieux » ou « plus » que ce qu’il croit être, il ne peut pas facilement changer, car il a peur de perdre la seule chose qu’il connaît, à laquelle il est habitué, pour autre chose d’inconnu et qui n’est « expérimenté » que ponctuellement et en esprit. Penser à ce que l’on pourrait faire ou être par ailleurs, ne donne pas nécessairement le pouvoir de le faire ou de l’être.

Tout le monde désire changer sa vie ou au moins l’améliorer, mais rares sont ceux qui ont assez de courage pour expérimenter autre chose que ce qu’ils sont déjà. Du moins, de ce qu’ils croient être déjà, ce qui serait plus exact. Prenez le temps d’observer sans jugement ni passion, ceux qui font du théâtre, qui jouent des rôles, se servent de marionnettes, doublent des voix étrangères en français, etc. Tous ces artifices servent uniquement à une personne à « s’essayer » dans d’autres rôles sans avoir à quitter le leur qu’ils estiment propre. Et qui les sécurise. Car après tout, qu’est-ce qui empêcherait une personne qui n’est pas pleinement heureuse, de changer radicalement de vie ?

Une peur énorme est à la base de cet état d’esprit et ce n’est pas vraiment et comme on le croit, la peur du changement mais la peur de ne plus savoir qui ils sont, ce qui reviendrait, pour eux, à disparaître et à mourir. C’est pour cette raison que les gens, même spirituels, sont plus des théoriciens que des praticiens. Quand ils essayent de changer, ils le tentent « en esprit seulement », rarement « en vérité ». Ils se contentent de collectionner des images mentales d’un avenir meilleur, d’une meilleure version de soi, sans jamais se donner la peine d’en vivre le contenu formel. Quand l’être humain réalise enfin qu’il n’est ni ceci, ni cela (« neti, neti »), alors il devient vraiment libre d’être qui il veut et ce, aussi longtemps qu’il le veut.

C’est cela la véritable liberté de l’être, c’est cela qui fait passer un être du Règne humain au Règne surhumain, voire au Règne Divin. Mais avant cela, il doit faire cesser une peur immense que nous tenterons d’aborder lors d’un prochain article.

 

Serge Baccino