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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

La recherche du bonheur

La recherche du bonheur

(Extrait)

La recherche du bonheur s’effectue au travers d’activités, d’idées, de buts tracés et, en un mot, au travers des activités du « moi » social. Le « moi » social ne peut œuvrer qu’à partir d’états d’esprit produisant des sentiments ou des émotions plus ou moins importants ou forts. Une émotion, c’est quoi, finalement ? Quelle soit agréable ou non, elle consiste avant tout en une réaction purement physiologique (chimique et nerveuse) au passage de l’énergie de la force vitale (Prâna) en nous. Or, pour être heureux, il faut en avoir la force.

Ainsi, ce qui est vraiment recherché, bien qu’inconsciemment, dans les diverses activités humaines, ce ne sont ni la réussite sociale ni même les émotions fortes et positives : c’est l’énergie.

 

Seule l’énergie de la force vitale, généralement associée à la pensée, aux productions mentales, est capable de nous faire vivre un état de bonheur aussi durable que satisfaisant. Pour cela, il faudrait trouver un moyen de recevoir de l’énergie vitale sans pour autant passer par les processus mentaux. Et bien que processus mentaux et force vitale (ou émotions) soient souvent associés, ils ne sont pas nécessairement dépendants l’un de l’autre ni même liés. Tout deux sont issus de la Conscience (le « Je ») Ils ne deviennent liés qu’une fois une pensée émise ou accueillie puis retenue. Dès lors, l’énergie qui l’accompagne demeure sensiblement constante et provoque les effets indiquées plus haut (Réactions chimiques/nerveuses/émotions.)

 

Pour qui comprend les choses et les êtres, il semble évident que l’esprit universel appartient à quelque chose d’autre, de bien plus Grand et puissant, puisque l’esprit comme la force vitale, en sont issus. Ils apparaissent puis disparaissent au sein de la Conscience Une et indivisible. Et de même que l’homme devient ce qu’il pense, la Conscience devient l’homme en pensant à lui.

 

C’est donc vers la Conscience qu’il faut se tourner, surtout si l’on désire avoir la force de ressentir plus de paix, de joie, de plaisir et donc, de bonheur. Même pour s’aimer soi-même, il faut en avoir la force. La force de lutter contre tous ces conditionnements mentaux qui forment le « moi » et finissent par saper notre moral et détruire notre confiance en soi. En fait, tout est une question d’énergie. Toujours ! Quoique nous désirions être, faire ou expérimenter, il nous faut avant tout recevoir la force d’y parvenir sans nous épuiser en vain. Or, l’énergie qui accompagne nos différents processus mentaux, est juste suffisante pour alimenter ces derniers et en maintenir la cohésion spirituelle.

Une pensée doit avoir la force de s’exprimer. Mais cette même force est usée de part cette même expression.

 

Autant dire qu’à la fin d’une journée passée à tracer des plans sur la comète en essayant « d’être dans le contrôle », nous finissons épuisés, bien incapables même de méditer. Or, c’est la méditation qui nous permet de détourner notre attention mentale du processus incessant de nos pensées. Nous ne pouvons pas arrêter ce flux permanent, mais nous pouvons toujours… Regarder ailleurs ! Ce sont notre intérêt tout d’abord puis notre attention mentale ensuite, qui décident des processus mentaux qui feront ensuite parties de notre « moi ».

Ce que nous ne sommes pas, nous ne le pensons pas. Et ce que nous ne pensons pas ne nous intéresse pas. C’est donc notre intérêt au sujet de certaines mouvances mentales, qui définit ce sur quoi se dirige puis s’attarde notre attention mentale.

 

Et c’est cette même attention mentale qui nous consacre le petit « ego », appelé « moi » social en psy éso. Il est donc parfaitement vrai d’affirmer que nous sommes ce que nous préférons penser, le plus souvent (rythme) et le plus longtemps (durée.) Nous ne pourrions pas devenir ce que nos processus mentaux rejettent ou démentent. Nos pensées nous définissent, bien que nous ne soyons pas nos pensées, mais celui qui pense (le « Je » ou Soi.) Nous ne sommes pas non plus ce que nous ressentons, mais ce que nous ressentons donne néanmoins la mesure exacte de notre capacité à changer ou à évoluer seulement.

Évoluer, cela au point de devenir heureux, durablement, est donc une simple question de force. Et celle contenue (et brûlée) par nos états d’âmes (émotions diverses) est largement insuffisante.

 

C’est pour cette raison que les Occidentaux trouvent si difficile d’évoluer. Ils ne s’en sentent pas la force, et cela provient en grande partie de la quantité d’énergie vitale qu’ils gaspillent bêtement en processus mentaux aussi nombreux que désordonnés. Les Orientaux pourraient bénéficier de plus de force pour changer radicalement, s’ils le désiraient vraiment. Mais ils n’en ont pas l’intention. Tout au plus les nouvelles générations tendent-elles vers la vie citadine, façon Occident. Ce qui les rend inaptes à changer, tandis que leurs prédécesseurs (parents, grands-parents) refusaient de le faire.

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(Extrait de l’enseignement de la Voie de la Siddha, ancienne version, reformulée selon l’enseignement moderne de la psy éso.)

© Tous droits réservés – 2006-2023 – Serge Baccino – Lætitia Beretti

Origine énergétique de la peur

Origine énergétique de la peur

La peur apparaît lorsque l’attention mentale est focalisée sur le « moi » social (l’ego des psy.) Ce dernier contient la somme des Mémoires relatives à une vie dans laquelle la personne physique est associée directement à ce qu’elle ne fait qu’expérimenter. Ce sont ces associations d’idées qui produisent des émotions, qui donneront à ce « moi » une forme et un degré de cohésion mentale qui forment une identité terrestre. Sans cette faculté de l’esprit de s’associer puis de s’identifier aux formes mentales qu’il produit sans cesse, il n’existerait pas d’êtres humains tels que nous les connaissons.

La Conscience Unique est ce qui produit ces points focaux d’observation que l’on appelle le « Je ». Chaque être humain est une expression non pas de la Conscience Pure mais de sa capacité illimitée à observer, à être témoin des mouvances de son propre esprit.

 

Imaginez une étendue d’eau. En dessous, de l’air qui serait pulsé, produisant, à sa surface, des bulles d’air. Chacune de ces bulles d’air est un Monde complet, quasi infini. Au centre de ces bulles, formant son point central et focal absolu, la Soi-Conscience ou « Je ». Tout autour et sur la paroi intérieure, se joue la Création Continue. Depuis le centre de la bulle, un cinéma à 360° se produit à chaque instant, donnant à la conscience centralisée (géolocalisé au centre, donc), l’impression qu’un univers l’entoure et qu’elle se trouve en son centre. La conscience témoin (ou « Je ») observe et émet des jugements de valeur sur ce qu’elle croit voir à l’extérieur, alors qu’étant la bulle, tout se produit en réalité en elle.

 

Certaines scènes du film de sa vie intérieure ou mentale lui plaisent, tandis qu’elle n’aime pas certaines autres. Cette capacité à « nommer » (juger, avoir une opinion, des goûts, etc.) lui permet de ressentir des émotions. A leur tour, ces émotions permettent à l’entité-bulle de ne sélectionner que ce qui produit de bonnes et agréables émotions. Mais quand la conscience du « Je » réalise que certaines scènes se produisent sans son concourt et échappent même à son contrôle, elle décide alors d’intervenir directement sur ce qu’elle ne faisait auparavant qu’observer.

C’est à ce moment que la conscience de Soi devient active et, de ce seul fait, se dépolarise. Cette dépolarisation a pour effet de créer une réfraction du « Je » à un niveau inférieur, qui jouera le rôle, désormais, de principe passif. Il s’agit du « moi ».

 

Désormais, le « Je » ne se contente plus d’observer : il désire intervenir, changer les formes mentales qui ne lui conviennent pas. Il a donc besoin d’un autre aspect, plus passif, dans lequel il pourra et à loisir, enregistrer ce qu’il considèrera désormais comme « réussites » ou « échecs. » Les réussites consistant à toutes ces fois durant lesquelles le « Je » a réussi à transformer une forme, à la rendre agréable et bonne selon ses propres vues. Les échecs consistant à toutes ces fois durant lesquelles le « Je » n’a pas réussi à remodeler son propre Monde selon ses goûts et désirs. Les enregistrements relatifs aux réussites produisent désormais des émotions agréables et positives, tandis que les enregistrements relatifs aux échecs produisent des émotions désagréables et négatives. C’est à ce moment que la conscience devenue personnelle, c’est-à-dire propre à ce « masque », à cette identité terrestre, se met à fonctionner à partir de la dualité.

 

Désormais, chaque expérience sera cataloguée comme étant « bonne » ou « mauvaise » et tandis que les premières seront recherchées, frénétiquement, les secondes seront craintes religieusement. Rapidement, le « moi » finit par contenir surtout la peur. La peur de perdre ce qui est bien ou bon et que l’on souhaite voir durer, et la peur de ne pas obtenir tout ce qui procure du plaisir (ou toute autre émotion plaisante.) La peur est donc bien relative au contenu formel du « moi », et donc, aux Mémoires, autrement dit, au passé. Le « moi » est ce qui oblige le « Je » à tenir compte du déjà connu et référencé et donc, à reproduire une expérience semblable de très nombreuses fois, cela sous le prétexte qu’elle est agréable et bonne. Et surtout rassurante, car bien connue !

 

Avec le temps, le « Je » ne sait plus qu’il est une expression directe de la Pure Conscience Une et indivisible. Se fiant à ce qu’il connaît déjà, il se dit que s’il désire obtenir ce qui est bon et éviter ce qui ne l’est pas, il doit absolument prendre le contrôle de sa vie. Comme cette idée est mémorisée au cœur même du « moi », ce dernier se scinde en deux polarités opposées mais complémentaires, l’ego et le M.I. Le premier (ego) est cela qui tente de tout contrôler mais n’y arrive pas. Le second (Moi-Idéalisé) est cela qui tente d’expliquer pourquoi ça n’arrive pas, tout en rassurant sans cesse l’ego, lui promettant des lendemains meilleurs. Le « moi » dont le rôle originel était d’être passif, se met à vouloir gérer, contrôler et planifier. Comme il n’y réussi pas, il doit ensuite se chercher puis se trouver des excuses valables pour ses échecs successifs.

 

A ce stade, le « moi » se résume à un intellect qui essaye non seulement de tout gérer, alors qu’il en est absolument incapable, mais qui couvre à chaque fois bêtises et manquements. C’est le stade du désir inassouvi et du déni de responsabilité. Ce stade est en fait le niveau actuel d’expression du Soi de l’ensemble de l’humanité. On pourrait dire ici que tant que l’homme cherche à maîtriser sa vie en interférant dans/avec le Monde et à faire en sorte de plier les autres à sa volonté pourtant plus que chancelante (puisqu’il a besoin d’autrui), il ne réussit qu’à être un perdant doublé d’un malheureux. C’est lorsqu’il réalise que sa difficulté à contrôler son existence, loin d’être un problème, est en fait la solution, il commence à retrouver goût à la vie.

 

Lorsque la partie du « moi » qui cherche à gérer cesse de le faire, même seulement à moitié, l’autre partie n’a alors plus aucune raison de trouver autant d’excuses, pour se mentir et mentir à autrui sur ses réelles capacités. Si cet état de fait perdure suffisamment, le « moi » se repolarise, à savoir qu’il redevient négatif et donc, passif et récepteur. Le « Je » redevient alors prépondérant, de nouveau actif car positif, et la personnalité se transforme en une individualité capable de prendre un peu de recul par rapport au contenu formel du « moi ». C’est à cette étape que la plupart des chercheurs se perdent de vue pour réinventer une sorte de super-héros de l’esprit, capable de tout faire, même ce qu’il lui était préalablement interdit ou se trouvait hors de portée.

 

Ne cherchez pas plus loin l’origine des gourous de toutes sortes, pas encore arrivés et pourtant déjà partis, pas assez installés dans la conscience, et pourtant déjà si conscients, surtout comparés aux autres qui ne le sont pas mais aimeraient bien l’être également. Si cette étape délicate est franchie sans encombre, le « Je » commence à voir qu’il existe en réalité deux choses bien distinctes : ce qu’il a déjà compris, connu et qui est enregistré dans le « moi », et ce qui se produit parfois et qui ne correspond à aucun de ces enregistrements.

Si les deux peuvent différer, alors le « Je » se dit que le problème ne vient peut-être pas de ce qui se produit au sein de sa bulle personnelle, mais du fait que quoiqu’il s’y produisent, c’est toujours avec l’ancien (Mémoires/enregistrements) qu’il l’accueille puis le traite, mentalement.

 

A un stade plus avancé, le « Je » réalise qu’il n’est pas obligé d’établir des sélections, des choix ni même de prendre partie, par rapport à tout ce dont il pourrait être le simple témoin. D’ailleurs, il réalise très vite que plus son attention mentale est orientée sur le fait qu’il est témoin de ce qui semble se produire à l’extérieur de lui et non sur le contenu du « moi », permettant de juger, comparer et préférer ou rejeter, moins il ressent de désordres émotionnels. Ces désordres venant aussi bien de sa peur de perdre ce à quoi il tient le plus, que de sa peur de ne pas obtenir ce qu’il désire le plus. En somme, il réalise que si l’aiguille de son attention mentale est plus orientée vers le « moi » que vers lui-même, il souffre d’une quelconque façon.

 

A l’inverse, dès que cette même aiguille se dirige vers lui-même (le « Je »), la souffrance cesse au profit du plaisir. Plus exactement, ce plaisir semble provenir du seul fait d’observer, en tant que témoin, sans chercher à intervenir. Juste observer, c’est tout. Au stade de polarisation suivant (vers le « Je »), le témoin conscient se surprend à obtenir ce qu’il ne peut s’empêcher de désirer, comme avant, mais sans qu’il lui soit nécessaire d’intervenir directement et « en personne ». Auparavant, il devait faire des efforts constants en ne récoltant toutefois qu’un minimum d’effets satisfaisants. Désormais, il lui suffit de désirer pour obtenir.

Un peu comme si une nouvelle condition jusque-là inconnue, arrivait à point nommer pour se charger de la partie purement exécutive (faire se réaliser les souhaits, en gros.)

 

Et plus le « Je » se transforme en un œil aiguisé qui observe et choisi ce qui lui paraît digne d’être expérimenté, moins il lui faut agir. Puisque c’est en prenant de la distance avec le « moi » que le « Je » a pu vivre ce genre d’expérimentation, ce dernier en arrive à se demander s’il ne serait pas lui-même la réponse à toutes les questions. Et en effet, le « Je » consiste en la seule Règle du Jeu. Et ce Jeu consiste à être seulement CONSCIENT de ce que l’on désire, puis de laisser cette même conscience faire tout le reste du boulot. Auparavant, les Mémoires du « moi » permettaient de conserver les méthodes à reproduire pour obtenir ceci ou bien cela, pour déjouer tel piège et éviter telle erreur de jugement. Et le « Je » était persuadé d’une chose apparemment logique : s’il ne mémorise pas son vécu, il ne pourra pas reproduire le « bon » et éviter le « mauvais. »

 

Mais désormais, il réalise que ce n’était pas utile, que c’était même épuisant, comme méthode. Des idée telles que celles de maîtrise et de contrôle étant dictées par la peur de ne pas obtenir ou de perdre ce qui a été obtenu et engrangé. Le « Je » réalise que c’est le pouvoir de son attention mentale qui permet de générer tout ce dont il a besoin et plus que nécessaire. Plus le « Je » se focalise sur ce qu’il se propose d’atteindre ou d’obtenir, plus sa conscience de Soi augmente. Plus cette conscience augmente, plus le « Je » obtiens tout ce qu’il désire, sans plus ressentir aucune peur, sachant qu’il ne peut rien perdre de tout ce dont il lui suffit de jouir, ponctuellement.

 

Si le « moi » permettait cette illusion de « durée » dans les plaisirs sans nombre, la conscience permet de les reproduire à volonté, sans avoir à les stocker ou les additionner. Cette prise de conscience permet au « Je » de réaliser qu’il est lui-même le Pouvoir de la Conscience en Action, qu’il en est le point focal de manifestation, en somme. Alors, plus il se concentre, plus la conscience est concentrée. Plus cette dernière est concentrée, plus le pouvoir afflue (ou augmente.) Il reste au « Je » de réaliser l’ultime prise de conscience capable de le libérer de l’illusion. Il réalise que bien qu’il soit le point focal de manifestation du pouvoir de la Conscience, ce n’est pas lui qui possède ce pouvoir : il est ce pouvoir !

Voilà pourquoi les hommes rêves de pouvoir sans jamais l’atteindre, car ils incarnent déjà cela même qu’ils se proposent de posséder un jour. Ce qui fait qu’ils ne le possèdent jamais. Ni ne deviennent jamais ce qu’ils sont pourtant déjà. N’est-ce pas follement amusant, finalement ?

 

Serge Baccino

A propos des Mémoires Karmiques

A propos des Mémoires Karmiques

Quelques notions supplémentaires sur un des sujets-phares de la psychologie ésotérique.

D‘abord, la règle principale concernant les Mémoires Karmiques :
« Nous ne mémorisons pas l’évènement en lui-même, nous mémorisons notre réaction émotives à ce même évènement. » Ce qui est ainsi mémorisé, est donc notre réaction du moment (de l’époque), à ce qui se produit. Le taux d’implication à cet évènement dépend de notre capacité mentale à nous sentir concerné par cet évènement, à nous identifier à lui, etc. L’émotion ressenti sera donc fonction de l’impact de l’évènement sur notre nature astrale, c’est-à-dire sur notre sensibilité du moment. Plus l’impact sera grand, plus l’impression (du verbe imprimer) sera profonde et le souvenir marqué.

Mais nous évoluons ! Du moins, nous devrions le faire tous ! Ceux qui n’évoluent pas ou très peu, conservent, leur vie durant, les mêmes formes ainsi que la même« densité » de Mémoires. Autrement dit et pour cette première catégorie de personnes, la plus importante, l’impact sur l’âme est le même lors de chaque évocation consciente ou invocation provoquée (par un tiers.) Ceux qui évoluent, ne voient pas la vie de la même manière au fil du temps. Leur version de la réalité, des choses et des êtres, évolue donc de concert. Forcément, pour cette seconde catégorie de personnes (la plus rare), qu’un souvenir soit volontairement évoqué ou qu’un évènement ou une autre personne viennent à l’invoquer (le faire remonter de force), l’impact émotionnel peut varier avec le temps, cela au point de disparaître complètement, un peu comme si l’impact de cet évènement passé sur l’âme, avait disparu.

L’évènement en lui-même ne peut disparaître, c’est évident ! Mais ce n’est JAMAIS l’évènement en lui-même qui nous marque, mais notre manière d’y réagir à l’époque. C’est cette manière d’y réagir qui évolue avec le temps, ce qui nous donne cette impression que certaines choses perdent de l’importance avec le temps. A l’inverse, certaines choses peuvent également prendre plus d’importance avec le temps. Par exemple, étant jeune, nous ne pouvions pas réellement apprécier une amitié sincère nous étant témoignée. C’est avec le temps et un certain degré de rareté de la chose (sic) que nous réalisons la valeur de l’amitié la plus sincère et désintéressée.

Ainsi, les Mémoires Karmiques, ce qui nous fait être ce que nous sommes ou du moins, CROYONS devoir être, en fonction de nos expériences personnelles, peuvent varier avec le temps. Si leur impact sur nous peut varier, à savoir décroître, alors notre réponse personnelle (émotive) à ce même impact décroissant, peut varier elle aussi. Elle peut même diminuer jusqu’à disparaître. Certains dirons que l’on appelle cela « oublier. » L’idée est pernicieuse, car il y a oublier et… « Oublier » ! Dans le premier cas, nous n’oublions pas naturellement ni réellement; nous refoulons juste suffisamment pour ne plus avoir à nous souvenir d’évènements gênants pour notre Moi-Idéalisé . Dans le second cas, qui fait office d’oublie véritable et dans le bon sens du terme, il s’agit plus de correcte assimilation d’une expérience passée et devenue inutile à l’être, que d’un oublie véritable. Comprendre fait passer à la leçon suivante, en somme.

Mais l’effet sur la mémoire est exactement le même : on ne s’en souvient plus et nous n’avons plus à en être capable d’ailleurs. A force de faire évoluer nos Mémoires, nous en arrivons à les « vider » de leur compulsion intime, de leur charge émotionnelle, pour être plus précis. Et nous faisons évoluer nos Mémoires Karmiques non pas en les refoulant, en niant même les avoir vécues, mais en les revisitant au fil du temps afin de réussir à les interpréter telles qu’elles auraient dû l’être au commencement, lors de l’évènement initial.

Prenons, s’il vous plaît le temps de réaliser vraiment la portée de ce qui vient d’être écrit ci-dessus et dans les deux derniers paragraphes.

(Extrait tiré des archives de la psy éso. Tous droits réservés.)

 

Serge Baccino

Les programmes inconscients

Les programmes inconscients

 

Tout le travail de libération de la souffrance et de l’obtention d’un réel libre arbitre, s’appuie sur la connaissance du fonctionnement de notre esprit. Pas de cette partie de notre esprit dont nous sommes déjà conscients, mais bien de cette immense partie de l’esprit dont nous ne sommes pas encore conscients. Les causes de toutes souffrances, qu’elles soient psychologiques ou physiologiques (maladies) se trouvent dans la partie inconsciente de notre esprit. L’essentiel de « Qui nous sommes vraiment » fonctionne sur un mode autonome, pour ne pas dire « en roue libre », car il n’a pas de Principe Directeur (nous n’en sommes pas conscients.)

 

Ce qui motive ce type de fonctionnement « en aveugle » et qui nous fait croire au mauvais sort, à la malchance ou au destin, est issu des plus jeunes années de notre vie, et en particulier, des sept premières. C’est dans ce laps de temps que nous avons contracté ces réflexes mentaux et comportementaux, qui définiront ensuite la qualité de notre vécu d’adulte. L’expérience ainsi que les habitudes contractées essentiellement par observation du vivant et « par mimétisme » (reproduire les parents) durant les sept premières années de notre vie, formeront ensuite la base psychologique quasi invariable sur laquelle se construiront nos processus mentaux, se manifesteront nos émotions et programmeront notre comportement.

 

Le premier Chakra et donc, les surrénales, se chargeront ensuite de nous transmettre les informations (programmes) engrammées dans la partie de nos cellules réservée à la mémoire. Il ne faut pas confondre la génétique, qui ne devrait concerner que le corps, avec le degré d’intelligence, de sensibilité et de santé, que manifeste une personne. Il est en effet possible que nos parents biologiques nous aient transmis certains codes susceptibles, s’ils sont activés, de produire quelque maladie physique plus ou moins regrettable.

Mais même là, il nous faudra enclencher un processus d’éveil ou d’activation de ces mêmes codes, pour reproduire une maladie apparemment transmissible de génération en génération.

En fait, et comme « Tout est double », la présence seule du code d’une maladie dans notre génome ne suffit pas : il faut encore que notre inconscient révèle et active une manière de penser, de ressentir et donc, de vivre, en rapport direct avec ce ou ces codes.

 

Autrement dit, tous ceux de notre famille qui furent atteint d’une même maladie, étaient aussi (ou surtout) « atteints » d’une même manière de penser, de voir la vie, et c’est cette dernière qui est la cause réelle du déclenchement de cette maladie dont une génération future pourrait aussi bien initialiser une variante génétique de « porteurs sains. » Si une personne est atteinte d’une maladie et que ses ascendants en étaient également atteints, alors on peut être assurés qu’ils partageaient aussi une seule et même manière de penser et de concevoir la vie. Nos pensées, qu’elles soient « de nous » (conscientes) ou pas (inconscientes et programmées), déclenchent une véritable chimie dans notre corps, et en particulier, grâce aux sécrétions hormonales des glandes endocrines. Selon la nature et donc, le contenu formel de nos pensées, notre chimie variera d’une manière qui nous sera faste ou bien néfaste.

 

Il est évident que des pensées de haine, de colère, de rancune, accompagnées d’un désir de vengeance, n’auront pas le même effet, en terme de sécrétions hormonale et donc, de chimie du corps, que de forts sentiments d’amour, de paix, de joie et de contentement. Nos pensées ont donc une action probante sur la chimie corporelle, ce qui étaye cette très ancienne affirmation : « Nous devenons ce que nous pensons. » Cela nous ramène ipso facto à l’Alchimie véritable, et non aux simples souffleurs, anciens ou modernes, dont le désir ardent se limitait et se limite encore, à l’obtention de pouvoirs phénoménaux et  possessions diverses.

Le mot Alchimie vient de l’arabe « al khémia », qui signifie « chimie de Dieu. » Dieu étant l’esprit, la plus pure et véritable alchimie consiste donc à transformer le plomb de notre personnalité malade, en l’Or de notre identité spirituelle la plus saine et lumineuse.

 

En conclusion, peut importe ce qui se trame à l’intérieur de nos gènes, l’essentiel est de ne pas reproduire le même état d’esprit familial. D’où l’intérêt mentionné depuis toujours et par toutes les écoles, traditions et philosophies ésotériques et spirituelles, de se confectionner une solide individualité qui nous soit propre, plutôt que de chercher à s’intégrer à la manière de penser d’un groupe ou d’une famille (entre autres.) Il s’agit moins là de chercher à s’isoler, que de réussir à être son propre dieu et maître ou, à tout le moins, de redevenir responsable de tout ce qui nous arrive et donc, de retrouver le pouvoir de nous construire selon notre volonté et non plus selon de vulgaires schémas mentaux reproduits et entretenus de siècles en siècles, que ce soit au niveau des familles qu’au niveau de la société du moment.

(Extrait de l’enseignement de la psy éso, ancienne version des années 1980/1990)

 

Serge Baccino

 

 

Sur le mensonge

Les mensonges d’autrui nous renvoient-ils toujours et nécessairement aux nôtres ?

 

Le mensonge d’autrui peut (et devrait) en effet nous renvoyer aux nôtres, mais est-ce à dire pour autant que lorsque nous ne mentons plus, nous ne rencontrons plus de personnes qui se mentent ? Puis-je vraiment pousser cette règle purement humaine, au point d’en faire une loi spirituelle ? Auquel cas, les êtres les plus évolués de la planète, incarnés ou non, sont toujours des menteurs, puisqu’ils risquent d’en côtoyer encore ? Cette version n’est-elle pas celle de tous ceux qui débutent en spiritualité, tout en essayant d’instruire les autres, cela avant d’être prêts eux-mêmes à le faire ?

 

Cette version est quelque peu risquée. Sans doute bien plus que le mensonge à soi, puisque la vie nous y confrontera, de toute manière. Mais si elle perdure, elle ne pourra servir, de toute évidence, que celles et ceux incapables de vraiment s’améliorer. Elle les servira, avec une efficacité que même les Forces de l’Axe n’ont jamais pu obtenir dans le passé, à savoir niveler les consciences humaines et faire de chaque homme un homme aussi ordinaire que tous les autres, lui ôtant de ce fait toute idée d’évolution et de progression véritables.

 

Les autres sont là non pas pour être jugés mais pour nous permettre de nous « jauger ». De juger de notre évolution feinte ou avérée, en fait. L’autre nous parle de nous même lorsqu’il se borne à nous assurer que, désormais, nous ne sommes plus comme lui, car ne partageant plus le même état d’esprit, les mêmes réactions émotives et donc, le même vécu journalier. La question est donc de définir si nous en sommes toujours à devoir nous servir des autres pour réussir à nous connaître nous-mêmes, ou si nous pouvons commencer à nous passer de leur présence pour être enfin présents à nous-mêmes.

 

Mais comment définir, sans se tromper, si nous mentons encore et que c’est la raison pour laquelle nous attirons encore le mensonge à nous, sous la forme trompeuse de l’altérité ? Mais d’où vient cette idée que si je côtoie des menteurs, cela signifie que je me mens à mon tour, que je me mens toujours ? Pour le comprendre, il faut tenir compte du temps qui a passé et du désir grandissant des gens d’aider les autres afin de ne pas avoir à le faire pour eux et d’instruire autrui afin d’éviter autant que faire se peut de se comprendre vraiment soi-même. Mais la Grande Vie est intelligente et rusée ! Ceux qui cèdent ainsi à la facilité, se font gentiment « piéger » en bout de course ou, pour les plus sincères et sains, en cours de route voire dès les débuts.

 

Alors qu’ils s’imaginent enseigner ou aider autrui, ils finissent par réaliser qu’ils s’aident et s’apprennent eux-mêmes, d’une façon dont ils n’auraient jamais osé rêver auparavant. Dès lors, les critères mentaux et moraux deviennent encore plus exigeants. Non seulement seuls ceux qui réalisaient le « piège » tendu aimablement par la Grande Vie, parviennent à se réformer vraiment, mais ensuite, le tri devient plus sélectif encore. Seuls ceux qui admettent puis témoignent librement du fait auprès de ceux qu’ils continuent à aider et instruire, sont reconnus comme étant de véritables guides, dignes de confiance. L’étaient-ils avant ? Certainement pas ! Ils se sont préparés en SE SERVANT pour cela des autres, qu’ils finissent par l’admettre ou pas.

 

Autrement dit, au départ, ils ne font que tricher, prétextant enseigner et aider, alors qu’ils ont eux-mêmes tant besoin d’être aidés et demeurent tout aussi ignorants que ceux qu’ils prétendent enseigner. C’est là un « détail » qu’il nous faut retenir pour comprendre la suite, qui sans cela, demeurera trop subtile pour être perçue correctement. Les ésotéristes affirment que l’homme doit d’abord s’aider lui-même et se réformer suffisamment, pour s’octroyer le droit de prétendre aider autrui et l’enseigner. Cela leur semble d’une logique si évidente, qu’il faudrait être de mauvaise foi pour oser la contester. Et durant des millénaires, ceux qui se formaient en vue de partager ensuite avec d’autres, cette opportunité unique d’évoluer, de devenir meilleur, étaient tous, à quelques très rares exceptions, compétents en la matière.

 

Alors quoi ? Que nous arrive-t’il ? Les anciens avaient raison et les nouveaux instructeurs auraient donc tort ? Non. Bien sûr que non ! C’est bien plus subtil que cela. Pour comprendre l’idée dans son entièreté, il faut faire ce que notre subconscient est incapable de faire pour nous et à notre place, à savoir tenir compte du temps qui passe ! Soyons logiques deux minutes, voulez-vous ?

Pour tenter de mieux expliquer cette subtilité, servons-nous d’un exemple concret. Imaginez que vous révisiez en vue d’un examen futur. Cet examen est disons pour dans six mois. Êtes-vous pressés ? Non, vous avez largement le temps d’étudier en vue d’être préparé à passer cet examen.

 

A présent, fort de la Fable du lièvre et de la tortue, imaginons que durant les cinq mois suivant, vous passiez votre temps à batifoler, à vous amuser, insouciant des semaines et des mois qui passent sans tenir compte, eux non plus, de votre niveau élevé d’insouciance. Que se passera-t’il, dans votre esprit et dans votre cœur, lorsque vous réaliserez, confus, que vous êtes à une semaine de l’examen et que vous n’avez absolument rien révisé ?

Il en va de même pour l’humanité. Durant des millénaires, elle n’était guère encline à s’instruire des choses de l’esprit, laissant cela aux philosophes et à ceux qui avaient, semble t’il, « du temps à perdre » ! Mais aujourd’hui, (2019), tout va de travers, tout s’accélère, y compris le temps, selon certains ! L’homme réalise qu’il n’a rien fait pour améliorer son sort, pire encore : il a surtout œuvré à sa propre décadence, sans compter ce qu’il a fait à sa planète !

 

Alors un sentiment D’URGENCE se fait jour dans la conscience de l’humanité. Chacun ressent cette urgence, mais peu savent en interpréter les arcanes. En fait, l’homme doit rattraper son retard au plus vite, car l’examen de fin de cycle est proche et il le ressent très fort. Toutefois, il ne sait pas très bien quoi faire. Alors, dans l’urgence, et seulement parce que plus personne n’a d’autres choix, il est permis à monsieur et madame Toulemonde, de se bombarder qui « enseignant », qui « coach de vie » ou encore voyant à la petite semaine.

Est-ce un mal ? Est-ce un bien ? En fait, c’est les deux ou aucun des deux, puisque désormais, nous n’avons plus le choix et que « le temps presse ». C’est du moins le sentiment partagé par de très nombreuses personnes, et pas nécessairement « spirituelles » !

 

Serge Baccino

Pourquoi subir au nom de simples croyances ?

Pourquoi subir au nom de simples croyances ?

 

Une personne « spirituelle » (ou prétendant l’être) qui rencontre des gens peu sociables, pour rester poli, pourrait penser que cette rencontre est soit « une épreuve » ou « un test », soit un moyen de bien se connaître elle-même en réalisant « son intolérance envers les différences d’autrui. » Cela, c’est la version ordinaire, qui, malgré les souffrances qu’elle a pu provoquer, depuis presque trois siècles, en Europe, est toujours d’actualité et fait les beaux jours du Moi-Idéalisé des dits spiritualistes. En effet, ces derniers s’imaginent que penser et être, c’est la même chose. Alors ils pensent pouvoir accepter chacun tel qu’il est, du moment que la vie le place face à eux. Il s’imaginent, et sans broncher, réussir à « aimer même leurs ennemis. » En esprit, bien évidemment ! Car en vérité, un profond sentiment de malaise à l’idée de se trahir peut-être, pousse souvent ce genre de personnes ambitieuses, d’un point de vue spirituel, à terminer leur carrière de mythomane de l’esprit, par une magnifique dépression !

 

D’ailleurs, alors même qu’ils sont les tous derniers à le réaliser, la plupart des gens qui gravitent autour des différents médias sociaux les plus en vogue, sont déjà dépressifs et le démontrent qui par leurs écrits, qui par leurs vidéos. Alors ? Les gens que vous rencontrez et qui sont imbuvables, chose dont vous êtes parfaitement conscients, ils croisent votre vie pour tester votre amour, votre patience, votre sens de la fraternité ? Devez-vous répondre, à chaque fois, d’une manière « positive » à leurs constantes agressions, affirmant ainsi ce qui n’est pas et refoulant ce qui est pourtant ? Mais qu’est-ce qui n’est pas ? En un mot, voire en trois ?

La perfection humaine ! Et qu’est-ce qui est pourtant ? Votre humanité. Étrangement, il ne vient à l’idée d’aucun spiritualiste, que ces rencontres désobligeantes pourraient se produire pour qu’il apprenne enfin à écouter sa propre sensibilité, à refuser les contacts qui salissent, pour ne favoriser que ceux qui renforcent ou même élèvent l’âme.

 

Pourquoi, grand Dieu, devriez-vous SUPPORTER les cons ? Vous avez commis un crime quelconque dans le passé et devez désormais expier pour vos fautes, ou quoi ? N’auriez-vous même pas ce bon sens et cette logique imparables que manifeste tout matérialiste qui se respecte ? Lui n’hésitera pas une seconde à envoyer paître les nuisibles en tous genres.  Qui pourrait bien « vous tester », vous mettre au défi ou vous contrôler sans aucune pitié, si ce n’est vous-mêmes ? Qui a par vous en a le pouvoir ou le simple intérêt ? Ou du moins, ces satanées croyances qu’un fou, un jour, a réussi à faire passer pour des preuves d’intelligence, de sagesse ou pire, de luminosité ! Êtes-vous ces croyances ? Je veux dire n’êtes-vous que cela ? Croyez-vous que tous les gourous vous soient extérieurs ?

 

Sur terre, toutes les formes mentales de vie, plus ou moins intelligentes et donc conscientes, sont mélangées. C’est la plaque tournante de la Conscience universelle, dans ce secteur d’activité mentale, de cet univers… De Conscience. Une Conscience qui, apparemment, bien que partagée par tous, ne l’est pas à chaque fois et pour tous, au même degré ! Cela, vous le savez aussi, car vous le constatez sans cesse, jours après jour et ce, depuis  votre adolescence, sans doute. Voire avant.

Est-ce la vérité ou pas ? Vous savez ! Vous êtes conscients des différences, mais vous répugnez à vous y référer ouvertement et librement. Cela parce qu’on vous a enseigné que « c’est mal » ! Comme s’il était mal de discerner, de constater puis de tenir compte de nos différentes prises de conscience ! Seriez-vous un faible d’esprit ? Ce serait alors une excuse valable.

 

En l’occurrence, le mal n’est pas dans votre vision de ce qui se produit sous vos yeux : le mal est dans votre volonté farouche de supporter l’insupportable, d’accepter l’inacceptable et de faire mine de ne pas comprendre ce que vous faites. Et ce que vous faites n’est pas « le mal », c’est juste que vous vous faites mal, dans les deux sens du terme. Vous vous faites mal, parce que vous vous imposez une souffrance morale bien inutile, en plus de vous priver sciemment d’objectivité. Et vous vous faites mal, parce que ce sont vos pensées, vos processus mentaux, qui vous construisent. Observez l’édifice mental que vous représentez, que vous incarnez, même. Vous semble-t’il tenir debout, tenir la route ou « tenir droit » ? Vous visez la divinité, alors que vous n’êtes pas humain encore, ou homme vraiment et complètement. Que voulez-vous prouver en vivant au-dessus de vos moyens ? Pouvez-vous vraiment évoluer, en partant d’une fausse idée de vous-mêmes ?

 

Évoluer présuppose partir d’un état établi, accepté (assumé) pour se diriger graduellement mais surement, vers un autre, plus élevé, lumineux et harmonieux (pressenti.) Or, quelle harmonie il y a à présumer de soi ? Quel luminosité il y a dans le mensonge à soi ? Quelle hauteur représente la vanité, à savoir le vide laissé par une vie plus imaginée que réellement vécue ? La psy éso enseigne que vous n’êtes pas confrontés aux autres dans le but de vous inspirer de ces autres pour savoir qui vous êtes et souhaitez devenir. L’effet miroir est une supercherie, car chacun est unique et vous ne trouverez jamais rien « de vous » chez un autre. Ou juste l’idée que vous projetez de vous et sur lui. Vous rencontrez les autres pour apprendre à assumer qui vous êtes ou qui vous souhaitez devenir !

Celui-ci vous paraît honnête et franc ? Comment le sauriez-vous si vous n’étiez pas vous-mêmes et déjà ce que vous croyez reconnaître chez cet autre ? Nul miroir nécessaire pour réaliser que l’on aime ce que sont les autres, cela parce que nous sommes déjà ce que nous recherchons ou souhaitons manifester.

 

Mais quand vous rencontrez un personnage vil et qui souhaite vous imposer sa médiocrité coutumière, vous n’êtes pas obligé de le supporter ou même de laisser votre intellect tenter de justifier ce qui se passe et que vous connaissez déjà. Ce qui se passe, c’est que vous ressentez très nettement que VOUS N’ÊTES PAS comme ce personnage et que vous n’avez nulle envie de trainer dans cette ambiance délétère. Alors, au nom du respect que vous avez pour vous-mêmes, vous devez tourner les talons, secouer la poussière sous vos sandales et partir sans vous retourner et surtout, sans le moindre regret. Pour ceux qui ont lu la bible, c’est seulement-là le conseil du Maître Jésus à ses disciples avant son départ de ce Monde. Accuseriez-vous Le Maître d’être sectaire et sans amour pour son prochain ?

 

Serge Baccino