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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Non-intervention et libre-arbitre

Non-intervention et libre-arbitre

 

En particulier à notre époque, de nombreux spiritualistes (ou assimilés) se questionnent de la sorte : « S’il existe de hautes instances spirituelles ou cosmiques, pourquoi n’interviennent-elles pas pour nous aider à nous extraire de notre marasme actuel ? »  Marasme général qui inclut, évidemment, les dérives politiques, les abus de pouvoir, les passe-droits et toutes ces inégalités qui laissent le chercheur de lumière moyen, aussi confus que dégoûté de lui-même et de ses pairs. De ses pairs, on peut comprendre pourquoi, mais « de lui-même » ? En fait, spiritualistes ou pas, matérialistes convaincus ou non, tout ce beau monde partage, sans le réaliser, une même croyance, un même dogme absolu : « Ceux qui savent doivent expliquer à ceux qui sont encore ignorants et ceux qui peuvent doivent agir à la place de ceux qui n’en ont pas le pouvoir. »
 Cette règle universellement partagée ou presque, serait intéressante, d’un point de vue purement psychologique, si elle n’était pas aussi immature, infantile et dangereuse au premier chef !

 

Les enfants ont le droit de tout attendre, ou presque, de leurs géniteurs. Surtout lorsqu’ils sont encore très jeunes. Mais une certaine logique voudrait qu’en grandissant, les parents apprennent à leurs enfants les moyens naturels et sains de « se faire grandir eux-mêmes ».
 Hélas, il n’en est rien et jusqu’à la majorité, les parents restent rois et seuls décideurs réels de la vie et du destin de leur progéniture. Bien sûr, personne n’a envie, qu’il soit parent lui-même, de reconnaître les faits. De même qu’aucun homme politique digne de ce nom, ne consentira à avouer qu’il n’a d’intérêt que pour son ego et se moque comme de l’an quarante du destin de celles et de ceux qu’il est censé guider, protéger et pour lesquels il devrait œuvrer, principalement. Tout comme l’on devient parent pour satisfaire de simples besoins personnels et donc purement égoïstes, de même, on devient maire d’une commune ou ministre d’un état, dans le seul espoir d’obtenir pour soi-même ce que d’autres n’auront pas la chance d’obtenir. Si on parle d’une position « en vue », d’un métier « de pouvoir », etc., ce n’est certainement pas pour rien !

 

Mais lisez plutôt ce qui suit, avant de tirer quelque virile conclusion de ces propos. Chaque être humain est venu sur Terre pour ne s’occuper QUE de lui ! Si c’est lui qui s’incarne, c’est bien de lui qu’il devra s’occuper, sa vie durant. Personne ne s’incarne pour « sauver les autres » et gageons que les Avatars ne courent plus les rues ! Bien qu’ils courent souvent dans le mental idéalisé de quelques enfiévrés de l’âme. Mais ceci est un autre débat. Voilà qui va faire bondir plus d’un « spiritualiste de Facebook. » 
Mais je crains que, de toute manière, leurs ressorts intimes resteront bien huilés et ce, aussi longtemps qu’ils penseront, en secret, être « différents » et donc en une quelconque façon, meilleurs voire « supérieurs » aux autres humains. Ce qui, du coup, les rend aussi égoïstes, intéressés et faux-culs que tous ceux qui briguent un poste en vue en alléguant leur désir de « servir leur prochain » ! On devient parent, patron d’entreprise, maire d’une commune ou ministre d’une nation, dans l’espoir unique de servir ses propres ambitions, et non dans le but hypocrite et hyper-mensonger de « faire profiter les autres de nos acquisitions ou de notre pouvoir. » Celui qui n’admet pas cela, qui ne le comprend pas ou qui refuse de le comprendre, n’est pas encore entrée pleinement dans le Règne humain, et j’écris ici humain avec un « h » minuscule, c’est-à-dire le « h » du minimum vital !

 

Certains, plus soucieux d’étudier avant de juger que de hurler à l’assassin et à refuser ainsi à d’autres la liberté d’expression qu’ils leur imposent eux et du même coup (m’ouarf !), vont vouloir comprendre le sens de mes paroles écrites. C’est seulement pour eux que ces phrases sont couchées sur la toile ou sur le papier, pas pour les autres dont le seul but est de protéger leurs sombres manigances et qui, ce qui est un comble, le dénonceront eux-mêmes en critiquant vertement ces quelques proposition d’ouverture de conscience à une forme de vérité un peu supérieure à la précédente, qui a assez durée et qui a permis tant d’abus de confiance et d’inepties spirituelles.

Soyons aussi rationnels que logiques : comment peut-on s’incarner soi afin de travailler… Pour les autres ? Ne sont-ils pas capables d’en faire autant, de s’occuper d’eux comme vous pourriez vous occuper de vous, uniquement ? De plus, en quoi est-il « égoïste » de manger quant on a faim, de boire quand on a soif, de travailler pour gagner de l’argent que l’on dépensera exclusivement en faveur de soi et de ses proches (mari, femme et enfants) ? Qu’est-ce qui VOUS gêne à VOUS en lisant ces quelques lignes ?

 

Avez-vous peur de devenir « égoïstes » ? L’égoïsme ne serait-il pas plutôt du côté de celui qui espère que vous allez travailler pour lui, à sa place et, surtout, à sa seule gloire ? L’égoïsme n’est-il pas dans le fait de réclamer à une autre personne qu’elle s’occupe de nous, plutôt qu’elle s’occupe d’elle ? Réfléchissez, s’il vous plaît, puis réalisez les faits : on vous a berné d’une manière extraordinaire ! On vous a fait prendre des lucioles agonisantes pour des lampes halogènes de 2000 watts. On vous a menti, trompé et induit en erreur, voire en esclavage psychologique, moral, religieux et tout cela dans le seul but VRAIMENT ÉGOÏSTE de vous voler vos acquits, de vous faire travailler pour d’autres que vous. Et c’est quand vous voulez que vous en prenez conscience !

Ceux qui l’ont déjà fait ont tout leur temps, et ceux qui redoutent que vous ayez un jour cette même prise de conscience salutaire, ont tout votre temps, votre argent et votre énergie animique ! Merci pour eux ! Mais sans doute pouvaient-ils, à leur tour, prendre soin de la seule personne qu’ils emportent avec eux, où qu’ils aillent et quoiqu’ils fassent, c’est-à-dire eux ?

 

Mais en ont-ils envie seulement ? Moralité : tant qu’il existera des « vaches à lait énergétiques », il y aura des mains « serviables et attentionnées » pour les traire un maximum ! Voici ma question : « Êtes-vous une de ces vaches à lait énergétiques que l’ont peu ENCORE traire à volonté et même, qui culpabiliserait si elle venait à conserver son lait pour ses propres veaux ? » Que vous ayez « des montées de lait » (des choses à vous, précieuses et enviables) est naturel et sain et surtout, n’est en rien égoïste, puisque vous au moins pourriez en bénéficier ! 
Et sans montée de lait, comment alimenteriez-vous vos veaux successifs ?
 Ah ! Mais suis-je bête : c’est exactement ce que nous faisons en buvant du lait !
 Nous privons la vache du plaisir d’alimenter son veau qui lui, doit finir à l’abattoir, ce qui est « plus humain » que de le laisser mourir de faim pour que nous connaissions les joies du café au lait du matin !

Youpi ! Nous sommes de vrais humains et l’égoïsme n’est qu’un mot ancien et grossier pour désigner… Les autres ? Très certainement, voyons ! Et qui d’autre, sinon, hum ?

 

Mais voici que nous en revenons à notre sujet premier. Le voici ci-dessous résumé pour mémoire :
 « Pourquoi ceux qui en ont le pouvoir, n’interviennent-ils pas pour nous aider à grandir et même, à nous extraire de notre marasme social ? N’ont-ils pas CONSCIENCE des problèmes dans lesquels nous nous débattons jour après jour ? » Le mot le plus intéressant de tous vient d’être lâché : conscience !
 Nous sommes intimement persuadés, du moins pour celles et ceux qui croient à ces choses, que « les instances supérieures » sont au courant de nos malheurs ! Et malgré cela, elles n’interviennent pas !
 Voilà qui est pour le moins choquant, non ? Faut voir…
 La question serait moins de définir si ceux qui peuplent les Mondes qui pour nous sont encore invisibles sont CONSCIENTS de nos problèmes que de savoir SI NOUS, NOUS LE SOMMES VRAIMENT !

Souvenez-vous de la prémisse importante pour une parfaite compréhension : « Nous nous incarnons nous et donc pour nous seulement. » Tout ce que nous apprenons, pensons, ressentons, passe par certains FILTRES MENTAUX qui, bien souvent, nous cachent la vérité. Sans compter toutes ces croyances moralisantes, ces conditionnements familiaux et sociaux, qui ne nous aident guère à raisonner intelligemment et en tant qu’être unique ou individualité !

Car divisés, voilà ce que nous sommes ! Et ayant perdu de vue l’unité de notre être, nous en sommes réduits à nous fier et donc à suivre tout autre que nous et donc, autre chose que SOI. Et c’est là le seul et véritable problème ! Un problème qui vient de nous, pas du Monde ou des autres ! Nous cherchons à changer le Monde que nous projetons sans cesse à l’extérieur et, bien sur, sur les autres.

Nous tentons, en vain, de réaliser l’irréalisable, de faire le contraire même de ce pour quoi nous sommes venus. Faut-il changer quelqu’un ? Alors changeons nous-mêmes et devenons ce que nous aimerions que les autres soient, pour nous et à notre place, ce que, bien sur, ils ne peuvent pas.

 

Faut-il changer le Monde ? Alors changeons LA VISION (version) que nous en avons ! Il y a autant de « mondes » (ou d’univers) que d’être humains et jamais nous ne pourrons accéder vraiment à celui d’un autre ou lui au nôtre. Il s’agit d’une Loi du fonctionnement de l’esprit, pas d’un simple avis personnel. Si vous n’y croyez pas, alors continuez à vous épuiser en vaines croisades, prétextant agir pour le bien de tous mais ne visant en réalité que votre propre bien. Un jour vous apprendrez à être, tout simplement, à être vous, vraiment. L’égoïsme est une notion qui a été inventée par ceux qui désiraient faire bosser les autres pour eux et se nourrir ainsi éternellement sur le dos des autres, de tous ceux assez ignorants pour croire en ces fadaises mentales qu’un modeste curé serait le premier à dénoncer. Mais en secret s’entend ! Vous me répondrez peut-être que vous ne voyez toujours pas le rapport avec le fait de ne pas recevoir d’aide de plus puissants que nous…

 

Pourtant, vous devriez comprendre que eux aussi sont sous le coup de LA LOI et qu’ils s’occupent d’eux-mêmes, avec au cœur l’espoir que nous apprenions enfin à en faire autant ! Vous voulez bénéficier de leur aide, voire devenir comme eux ? Rien de plus simple : pensez et vivez comme ils le font déjà, et vous serez aussitôt comme eux, à savoir non pas « égoïstes » mais conscients que le seul changement radical possible pour la Terre, c’est que chacune des consciences individuelles qui s’y trouve, fasse l’effort de changer sa manière de concevoir la vie ainsi que les autres.

Si chacun se met à ne s’occuper que de lui, chacun deviendra instantanément LIBRE et ceux incapables d’agir de même, finiront par « mourir de faim », comprendre « à être obligé d’en faire autant ou bien d’aller voir ailleurs si des ignorants de leur nature spirituelle véritable s’y trouvent encore ! »
 Lorsque vous prenez conscience non pas des problèmes extérieurs mais de votre pouvoir intérieur et personnel de les régler, vous devenez libres et vous libérez les autres ! Surtout de vos attentes, besoins, etc. Ce qui est une forme supérieure d’altruisme qui, étrangement, ne semble pas tenter ceux qui prétendent « Rechercher plus de Lumière » !

 

Mais qu’est-ce que la Lumière, finalement, si ce n’est ce qui éclaire nos ténèbres personnelles ? Et qu’est-ce qui mieux que LA CONSCIENCE peut nous éclairer… A notre propre sujet ?
 Si vous réalisez « Qui vous êtes vraiment », alors vous faites progresser le Monde. Même celui supposément « extérieur » à votre propre état d’esprit ! Et vous aidez aussi les autres, en les soulageant d’un fardeau que vous appeliez précédemment « moi » (l’ego et ses tyranniques besoins.)

Croyez-vous toujours que de ne penser qu’aux autres et d’œuvrer « à leur service » est positif pour ces autres et les aidera à grandir en conscience de soi ? Pensez-vous toujours que de vous rendre libre, heureux et rayonnant de Lumière, ne va servir qu’à vous et ne pas bénéficier, peu ou prou aux autres ? Je vous laisse y réfléchir, mais si j’étais vous (ce que je suis aussi), je réfléchirais vite !

 

Serge Baccino

 

PRP et baisse d’énergie

PRP et baisse d’énergie

 

Ceux qui suivent un processus de réforme psychologique (ou PRP) quelconque, qu’ils soient accompagnés ou qu’ils travaillent seuls sur eux-mêmes, ont connu, connaissent ou connaîtront, tôt ou tard, le phénomène psycho-énergétique suivant. Après avoir délogé un schéma compulsif ou tout autre nom que vous pourriez donner à une programmation mentale importante, ils subissent brusquement une grosse baisse d’énergie. Ce qui les interpelle, car selon une logique populaire ne tenant pas compte de certaines lois spirituelles, se débarrasser d’un poids devrait immédiatement nous faire sentir plus léger. Partant, le fait de se débarrasser de ce qui nous épuise, mentalement ou même, physiquement, devrait nous refiler immédiatement une pêche d’enfer !

 

Dans les faits, c’est très souvent exactement le contraire qui se produit ! Et c’est même là un signe évident que nos efforts en vue de nous libérer, ont porté leurs fruits. Mais pourquoi devrions-nous être plus fatigués après qu’avant ? La réponse devient logique une fois la loi en présence (concernée) connue, comprise puis acceptée. En fait et pour nous résumer, la baisse d’énergie provient du détachement à la partie énergétique (dévoyée) d’un schéma. Autrement dit, même mauvais, un schéma est comme une habitude qui fournit un certain degré d’énergie. Énergie malsaine, certes, mais énergie tout de même. La Loi spirituelle en présence est formelle : « Chaque pensée, idée, concept ou autre forme mentale, possède son énergie connexe. » Cette énergie est toujours la même et si la pensée ne varie pas, l’énergie qui lui est associée ne variera pas non plus. De même que la qualité de cette énergie (taux vibratoire) ainsi que sa force (degré d’énergie.) A une pensée négative sera nécessairement associée une énergie de même nature, c’est-à-dire négative (dans le sens psychologique du terme s’entend.)

 

Quand on se libère d’un schéma quelconque, on se libère aussi de l’énergie qui allait avec ce schéma mental. Ou plus simplement, si l’idée n’est plus active, pourquoi aurait-elle encore besoin d’énergie pour s’exprimer ? Du coup, l’énergie disparaît en même temps (ou presque) que la pensée qu’elle sous-tend et alimente. De fait, après s’être déprogrammés, certains ont un sentiment de vide intérieur assez désagréable qui provient de la perte d’une idée directrice quelconque qui bien que mauvaise ou destructrice à long terme, fournissait tout de même une certaine quantité d’énergie à la personnalité terrestre. Personnalité qui, désormais, devra soit réapprendre à penser autrement, soit remplacer l’idée préalable par une autre, si possible plus agréable et positive et donc, porteuse d’une énergie plus bien plus grande.

 

Évidemment, Il faut un peu de temps pour réapprendre à penser autrement et donc, à se donner à soi-même de l’énergie autrement et de bien meilleure qualité. Simple question de logique, tout ça, finalement. Pour prendre un exemple assez commun, car hélas répandu, c’est un peu comme la femme qui reste vivre avec un mari qu’elle n’aime plus, simplement parce qu’elle ne sait pas où aller, ne connaît personne d’autre et qu’elle n’a pas d’argent pour se permettre de quitter le domicile conjugal (par exemple.) Même le mauvais contient une part de bon. De plus ou moins bon, dirons-nous. La psy éso enseigne à n’avoir que le meilleur qui soit complètement à soi. Se libérer de l’influence des autres est une chose; apprendre à se démerder seul en est une autre ! Et certains mettent une vie pour réussir à passer de l’un à l’autre.

A méditer, ma foi… Ou pas, à vous de choisir !

 

Serge Baccino

Origine du Mensonge à soi

Origine du Mensonge à soi

 

La psy éso parle souvent du « Mensonge à soi » et insiste beaucoup sur cette partie de l’enseignement psychologique, dans sa partie dite comportementale.  Qu’est-ce que le Mensonge à soi ? A première vue, il paraît difficile de réussir à se mentir à soi-même, n’est-ce pas ? Mentir implique nécessairement de savoir que l’on ment. Se mentir également. Mais ces termes, apparemment impropres pour ne pas dire illogiques, cachent une profonde crainte de devoir assumer un ressenti jugé négatif, lorsqu’il n’est pas carrément condamné. Comment un être peut-il en arriver à cet état de négation de ce qui est pourtant clairement ressenti, du moins au début ? Comment avoir seulement envie de nier un ressenti ? Cela nous semble improbable. Cela parce que la question est mal posée et implique donc une réponse illogique ou inacceptable.

 

Pourtant, la plupart des parents, et peu importe leur volonté ou leur désir sincère de « bien faire », tombent rapidement et facilement dans le piège psychologique du Mensonge à soi, lors de cette période durant laquelle il leur est loisible de répondre aux enfants qui essayent de comprendre pourquoi on leur demande de faire des choses pour lesquelles ils n’ont aucun goût voire aucun intérêt immédiat. Presque tous les parents aimeraient que leurs enfants réussissent à l’école et décrochent, plus tard, « un bon emploi », si possible très bien payé, leur offrant une vie aisée, surtout lorsque sera venu le temps, pour eux, de « fonder une famille. » Comprendre de faire comme maman et papa, en somme.

 

Que ce soit pour aller se coucher alors qu’ils n’en ont pas envie, de rater à la télé les dessins animés que des abrutis font passer à des heures indues, pour venir manger à table quand ils n’ont pas faim ou pour obéir à des ordres qui ressemblent plus à des punitions qu’à des actions répondants à leurs propres attentes, les enfants ont très vite la sensation qu’il leur est demandé de faire des efforts. Autrement dit, de se forcer eux-mêmes et volontiers, voire avec le sourire, à faire des choses qui ne les intéressent pas ou pour lesquels ils n’ont aucun intérêt.

Ici, l’idée n’est pas de définir si cette démarche pédagogique est bonne ou mauvaise mais de RECONNAITREen se plaçant du point de vue des enfants, une fois n’est pas coutume, que ce qui exige un effort est nécessairement désagréable. Du point de vue de l’enfant, il va de soi. Mais rarement du point de vue des parents, ce qui va beaucoup moins de soi !

 

Et là se situe le problème et la source de tous les Mensonges à soi ! Car aucun parent ne désire passer pour un monstre ou pour un mauvais parent (expression qui ne veut rien dire, mais bref.) N’importe quel adulte à peu près équilibré et sain d’esprit, est capable de reconnaître, ne serait-ce qu’à voix basse, que les ordres que reçoivent les enfants sont pour eux plus des fardeaux, des peines ou même des punitions, que des moments agréables à vivre. Si vous êtes capables de comprendre ça, vous êtes alors aptes à comprendre la suite. Mais si vous faites parties de ceux incapables de comprendre, d’admettre ou d’accepter l’idée au moins, alors mieux vaut pour vous d’aller boire un café plutôt que de continuer à lire cet article, car la suite va très certainement beaucoup vous énerver !

 

Pour ne blesser la vue (la susceptibilité) de personne, nous dirons que la suite ne s’adresse qu’aux autres, évidemment, et non à ceux qui prennent le risque calculé de lire mes articles qui eux, sont irréprochable en toutes matières. Le contraire se saurait. Or donc, certains parents ont la mauvaise idées (en fait, l’habitude) de lancer à leurs enfants des lieux communs de ce genre : « Si tu ne fais pas d’efforts dans ta vie, tu n’auras jamais rien ! » Ou autre joyeuseries du genre, qui ne casse absolument pas le moral des enfants qui commencent ainsi leur apprentissage de la vie sur des bases tout à fait enviables ! Du moins, sur celles à partir desquelles les parents ont pu construire une vie réussie et épanouie, comme il ne viendrait à l’idée de personne d’en douter ne serait-ce qu’un instant. Je suppose que l’on se comprend plus ou moins ? Cool !

 

Ainsi, l’enfant apprend très jeune deux choses primordiales pour sa carrière d’être humain équilibré et sain. La première, que dans la vie, il faut fournir des efforts pour obtenir le nécessaire. La seconde, que ces efforts seront aussi agréables que ceux réclamés à renfort de menace, de cris, de punitions ou de chantage affectif, durant sa prime enfance. Il est clair que cela donne tout de suite envie, non ? Mais au fait… Pourquoi devrions-nous « faire des efforts » pour chaque choses utiles, agréables ou même indispensables pour notre vie ? La psy éso enseigne qu’en réalité, c’est exactement l’inverse, qui est vrai ! Quand on fait des efforts, on n’obtient rien, car tout ce que nous devons obtenir étant déjà dû, pourquoi devrions-nous faire des efforts ? Devons-nous fournir des efforts pour que notre cœur puisse battre, pour respirer ou même pour digérer ? N’est-ce pas là des processus aussi naturels que parfaitement rodés ?

 

Ce schéma mental est très vieux et très répandu, même de nos jours. Il provient du désir des parents de s’affilier la volonté et les efforts de leurs enfants afin de mieux cacher leurs propres incompétence à être tels qu’en vérité. La véritable version devrait donc être : « Si tu ne fais aucun efforts pour me satisfaire, n’attends plus rien de moi ! » Ce qui serait au moins plus honnête et ne pourrirait pas ensuite la vie de beaucoup de jeunes gens. Voilà comment débute le Mensonge à soi. Si les parents acceptaient d’assumer les véritables idées ainsi que les ressentis qu’elles font naître en eux, leurs enfants auraient la paix. Les parents ne désirent pas avouer quand ils sont fatigués ou quand il est de LEUR intérêt à eux que l’enfant fasse ou ne fasse pas quelque chose. Les enfants sont alors obligés d’assumer toutes les responsabilités, y compris celle de ne pas avoir envie d’obéir (par exemple) et devront culpabiliser, si possible, cela afin que leurs géniteurs conservent une âme pure et fraîche. Si la vérité était assumée puis exprimée à l’enfant, il comprendrait alors et sans effort, que dans la vie, il devra parfois assumer sa propre humanité, comme le lui montre l’exemple de ses parents, et parfois, attendre des autres qu’ils s’assument eux-mêmes et comme des grands !

 

Mais ce n’est pas ce que l’enfant enregistre dans sa subconscience, Oh non ! Dans cette subconscience, on trouve des combats intimes douloureux, des remords, des doutes, des craintes, la peur de déplaire, de ne pas valoir grand chose, etc. Et tout cela pourquoi ? Parce les enfants sont culpabilisés d’office dès qu’ils refusent d’obéir, de se plier aux règles. On leur fait bien sentir, même si ce n’est pas le but (comme on s’en doute bien), qu’ils ont nécessairement tort, puisque les parents ont toujours raison ! La preuve, qui a le dernier mot, à la fin ? Hum ? Revenons un peu sur ce refus de beaucoup de parents d’assumer… Leur propre humanité, tout simplement et en fin de compte. Par exemple, le père rentre du travail, il est fatigué, l’enfant est un peu turbulent et le père, agacé, lui demande s’il a fait ses devoirs. L’enfant répond que oui, il les a fait. Le père insiste alors pour qu’il retourne contrôler si tout est exact, s’il n’a rien oublié, si tout est juste, etc. Le but étant que ce sale mioche se barre dans sa chambre, OK ? L’enfant se retire en boudant et le père peu alors souffler. Du côté du père, il est clair que le refus d’exprimer le ressenti réel est basé sur le fait qu’il se voit mal en train de demander à son gosse de se la fermer parce que lui, le papa, est fatigué et que son gosse lui court sur le haricot, avec ses glapissements !

 

Du côté de l’enfant, ce qui se passe alors est proprement dramatique ! Il était pourtant plus simple et surtout, plus honnête, de dire clairement au gamin que ses cris font ch… Suer papa ! Plus prudent, surtout. Car ce que l’enfant va comprendre, croire et donc, enregistrer fidèlement pour plus tard, c’est que son père ne l’aime pas, la preuve ? Il le fait aller dans sa chambre à peine arrivé du travail afin de ne pas le voir ! En plus, il n’a aucune confiance en lui car il doute de sa capacité à faire ses devoirs, voire à dire la vérité à ce sujet ! Voilà de bien gros dégâts psychologiques pour une simple fatigue très compréhensible par ailleurs ! Oui mais voilà : papa doit être un surhomme, jamais fatigué, jamais pris au dépourvu, une sorte de dieu vivant qui n’a pas grand chose d’humain, finalement !

Et le pire c’est que ce n’est sans doute pas ce que le père désire faire croire à son fils ! Et il n’a également nulle intention de le vexer ou de lui faire sentir qu’il pense de lui qu’il est un moins que rien ! Oui mais voilà : raisonner en tant que père et donc, en tant qu’adulte mais à la place de l’enfant, est peu intelligent en vérité ! Pour comprendre un enfant, il faut raisonner et ressentir comme le font les enfants, et non décider que « les choses sont ainsi et un point c’est tout ! » Comme répondent certains parents pour couper court à toute discussion.

 

Pourquoi refuser d’assumer un ressenti ? Réponse : parce qu’il n’est pas agréable ! (fallait y penser, je sais, je sais…) Mais dans ce cas, s’il n’est pas agréable et qu’il est issu d’une pensée ou idée quelconque, comme le signifie clairement une des lois du fonctionnement de l’esprit, cela signifie que cette pensée ou idée est mauvaise ! Et dans ce cas, ne pas vouloir assumer deviendrait naturel et même sécurisant. Sans compter que cela nous permettrait de connaître les idées à conserver ainsi que celles à rejeter au plus vite ! Ce qui ferait des vacances aux enfants, éduqués à partir du Mensonge à soi installé et conservé dans la subconscience de leurs géniteurs ! Hélas, comme indiqué en amont, rares sont les parents désireux d’assumer leur humanité.

Et encore plus rares ceux qui acceptent de la laisser s’exprimer devant leurs enfants ! Un parent se doit d’être fort, irréprochable, comprenez-vous ? Ah bon ? Parce que cette bestiole rare existerait, sur Terre ? On est en droit de se le demander.

 

Le problème c’est que l’enfant le croit ! Il en arrive à la conclusion logique que puisque ses parents ont toujours le derniers mots, c’est qu’ils doivent avoir toujours raison. Et avoir toujours raison est assez proches de ne jamais avoir tort, n’est-ce pas. Le problème est que si les parents ont toujours raison, alors il ne reste plus à l’enfant que ce second rôle peu enviable d’avoir toujours tort. C’est du moins la prémisse logique dans un Monde géré par la dualité. Et lorsque l’enfant devient adulte et père à son tour (ou mère), il lui est offert sur un plateau une chance unique d’avoir enfin le rôle le plus glorieux, à savoir celui du parent qui a toujours et nécessairement raison et qui est irréprochable en tout et pour tout ! Ouf, il n’aura plus à jouer ce rôle merdique au possible ! Youpi ! Euh… Mais au fait… Qui va devoir se farcir le rôle inverse, désormais ? Croyez-vous qu’il va pleuvoir, demain ? Comment vont vos plantes grasses, au fait ? Parlons plutôt de choses intéressantes, voulez-vous ?

 

Serge Baccino

Sortir dedans

Sortir dedans

 

Voilà un drôle de titre, n’est-ce pas ? Mais ne vous en offusquez pas, c’est fait exprès ! De toute manière, il n’est guère possible d’expliquer la chose autrement, du moins en l’état actuel des connaissances spirituelles majeures de l’humanité. Un jour, sans doute, il sera possible de sourire avec indulgence des piètres tentatives d’explications des ésotéristes du début du 21e siècle. C’est toujours ainsi et ce le sera encore durant bien longtemps. Voire pour toujours, qui sait ?

Ceux qui savent expliquent à ceux qui ignorent, et les seconds, en bon ignorants qu’ils sont (et soucieux de le démontrer), se moquent des premiers. Puis les décennies passent et ce qui semblait étrange ou impossible devient connu et évident, car accessible à tous ou presque. Alors ceux qui savent se moquent de ceux qui, jadis, essayaient, maladroitement mais avec les moyens (mentaux) du bord, d’expliquer non seulement l’inexplicable mais également, ce que bien peu ont envie d’apprendre puis de comprendre.

Dans les deux cas, ce sont toujours des mêmes que l’on rit, en somme, que l’on soit ignorant ou que l’on s’imagine déjà bien savant et donc, plus ignorant encore. Certains se reconnaîtront sans peine.

 

Par exemple, quelques-uns sont persuadés, de nos jours, que l’homme est capable de « sortir de son corps » puis d’y retourner et d’expliquer à quelques autres, encore assez rares, leurs aventures hors du corps. Dire que ceux qui prétendent sortir de leur corps n’en sortent pas en réalité, serait une manière risquée de présenter les faits. Cela parce que la personne n’est pas complètement folle et sait tout de même ce qu’elle a vécu, n’est-ce pas ? Une fois l’excuse de la mauvaise foi ou du dérèglement mental laissée de côté, que reste t’il, sinon un être humain qui est conscient d’avoir effectivement vécu certaines choses ressemblant à s’y méprendre à un voyage hors des limites de la chair ?

Il reste le témoignage de ses sens, ainsi que l’énoncé de la plus pure des logiques :

« L’être humain ne peut pas avoir conscience d’une chose qui n’existe pas, ne serait-ce que pour sa conscience. »

Et s’il y a prise de conscience, peut-on affirmer sans broncher que cette dernière ne repose sur rien ? Cela est bien peu probable, ne croyez-vous pas ? Toutefois, prendre conscience d’une chose qui se produit pour nous et dans notre conscience, et être capable de correctement l’interpréter, peut être très différent. Dès lors, il n’est plus question de mettre en doute la bonne foi ou l’équilibre mental d’une personne, puisqu’il suffit de comprendre que c’est sans doute au niveau de la compréhension de ce qui a été effectivement vécu, que se situe le problème. Si problème il y a.

 

C‘est ce qui se passe le plus souvent et depuis des siècles au niveau des fameuses « sorties de corps » (ou dédoublements, voyages astraux, etc.) En réalité, personne ne « sort » de rien, car personne n’est dans rien. Du moins, dans rien d’autre que la conscience. Mais présentée de la sorte, la version peut paraître bien trop aride pour accrocher l’intérêt, ne serait-ce que de l’intellect. Force nous est de tenter une autre explication, en nous servant pour cela de termes qui, hélas, sont prévus pour décrire les choses matérielles de ce monde à des personnes persuadés qu’il n’existe que ce monde ci et rien d’autre, cela sous le prétexte effarant qu’ils ne connaissent rien d’autre que… Ce qu’ils connaissent déjà (et que connaissent tous ceux qui se sont arrêtés au même niveau, évidemment.)

Nous ne ferons pas de commentaires sur cette étonnante manière de concevoir la vie ni sur le degré d’ouverture d’esprit qu’elle présuppose : notre but est d’essayer d’expliquer une chose qui ne pourra l’être vraiment qu’avec le concours bienveillant de ceux qui désirent réellement apprendre puis comprendre. La seconde partie n’étant que rarement gagnée d’avance.

 

Or donc, personne ne « sort » jamais de son corps;  jamais ! L’homme ne quitte pas son véhicule de chair : il pénètre d’autres états d’esprit, s’identifie temporairement à eux et, durant ce laps de temps, il « oublie » (perd de vue) l’état d’esprit principal, celui avec lequel « il fait corps » généralement (avec lequel il s’identifie le plus souvent et le plus longtemps.) Chaque état de l’esprit, chaque émotion durable, peuvent être « habités » et donner ainsi l’impression d’être autant de « Mondes » dans lesquels la conscience de Soi (« Je Suis ») peut se projeter et s’y promener, comme dans un décor terrestre.

La nuit, lorsque vous rêvez, où êtes-vous ? Où allez-vous ? Combien de mètres parcourez-vous lorsque vous marchez en rêve ? Y avez-vous songé ? Pourtant, que diriez-vous des décors, de vos perceptions, durant vos rêves ? Diriez-vous qu’ils sont… Irréels ? Diriez-vous, et à l’inverse, que durant la nuit, vous êtes partis ailleurs, que vous avez quitté votre lit pour voyager au loin ?

 

Non pas que nous cherchions à ramener la projection psychique (nom exact du phénomène) au rang de rêves à peine plus impressionnants ! Ce n’est pas le cas, de toute manière. Rêver est une chose, se projeter dans nos différents Mondes Intérieurs en est une autre ! Pourtant, les deux phénomènes sont assez voisins puisqu’ils permettent pour le premier d’explorer le contenu de la subconscience tandis que l’autre permet de voyager au sein même de nos processus mentaux, aussi volontaires que conscients, mais en se retrouvant confrontés à d’autres lois du fonctionnement de l’esprit que celles auxquelles nous sommes d’ordinaire confrontés, plus ou moins consciemment d’ailleurs.

 

Certains se disent attaqués par quelques démons antédiluviens dont la plastique ferait verdir de jalousie le plus prolixe des auteurs de science-fiction ou de films d’horreur. Pourtant, tout ceci a un sens, un but et, surtout, une raison. Ceux qui subissent les assauts de démons infernaux sont en fait confrontés à leurs propres démons intimes qui peuplent symboliquement cet enfer quotidien qu’est devenue leur vie de tous les jours. Une vie dont ils aimeraient « s’échapper » plus ou moins longtemps. De même que ceux qui se croyant « possédés » sont en réalité dépossédés d’eux-mêmes, voire n’ont jamais seulement réussis à devenir quelque chose d’autre que la somme de leurs conditionnements mentaux.

 

Alors nous sommes bien obligés de dire ici que ceux qui vivent le phénomène de sortie de corps ne s’abusent en rien en ce qui concerne leur ressenti : il se produit bien quelque chose qui leur donne l’impression de quitter quelque chose, ici leur corps physique. Mais en réalité, il ne font que prendre un certain recul avec leur vie actuelle, cela pour en avoir une vision générale et dépassionnée si possible. Et ils vivent cela pour avoir la force de décider s’il veulent « réintégrer ce vécu » (continuer à vivre de la sorte) ou s’ils préfèrent s’en extraire définitivement, cela en changeant le décors de leur Monde Intérieur, en en l’habillant de pensées nouvelles qui feront pousser une toute autre végétation. Voilà qui devrait suffire à une solide réflexion !

 

Serge Baccino

Être ou se produire

Être ou se produire

 

Pour que tout puisse changer, évoluer sans cesse, ne jamais être identique à l’instant d’avant, il faut nécessairement que tout soit mais que rien n’existe. Exister revient à durer en l’état, à être condamné à ne jamais changer, évoluer, disparaître pour laisser la place à autre chose ailleurs, etc. Il est est donc évident que Tout Est mais que rien n’existe vraiment. De fait, nous non plus nous n’existons pas. Dans le cas contraire, nous serions condamnés, telles des statues de marbre, à seulement durer en l’état puis à nous user pour disparaître au cours des siècles ou millénaires.

 

Être ne nécessite qu’une chose : se produire au moment considéré. Lorsque notre attention mentale se polarise sur quelqu’un, nous croyons voir une chose qui a un âge, une durée et donc, de l’antécédence, mais en réalité, nous observons une chose unique qui ne sera jamais plus identique à l’absolu et qui ne l’a jamais été auparavant. Seul le temps nous permet de réaliser que rien ne dure, tout change, évolue et varie sans cesse, mais nous ne sommes pas conscients que ce qui varie le plus profondément et d’une manière unique, jamais pareille, c’est l’être humain ! Nous croyons tous avoir une histoire et donc, une durée, voire un destin, qui en est la suite logique. Le destin est la durée projetée dans le temps. Notre logique humaine veut que si nous sommes (verbe être), actuellement, alors nous serons encore là plus tard.

 

La fin de l’êtreté, bien qu’implicite pour l’intelligence, est non-acceptée, car notre prise de conscience ne peut s’appuyer que sur « ce qui est » ou se produit au présent, et non sur ce qui sera ou « pourrait être » ensuite. C’est pour cette raison qu’un être humain a tant de mal à imaginer voire à accepter sa disparition. Pour accepter de ne plus être, il faut un être pour être là et accepter une condition en cours. Or, si un être est là pour témoigner d’une éventuelle disparition, tout ce dont il est le témoin, c’est qu’il est bien là et toujours là !

 

Nous pourrions accepter l’état de « non-être », soit maintenant, soit lors d’un « futur présent », s’il existait un être pour prendre conscience de l’état de « non-être » (s’il pouvait « se voir mort », en somme.) Comme cela est impossible, puisque la seule présence d’un témoin témoignerait surtout de l’absence de « mort », force lui est de devoir attendre l’état nommé « mort » pour le concevoir puis l’accepter comme un fait réel et probant. Mais même là, cela serait une impossibilité mathématique, car témoigner de sa propre mort revient à s’avouer vivant et conscient !

 

Serge Baccino

La mission de vie

La mission de vie

(Ou pourquoi nous sommes sur Terre. Extrait)

Le programme de notre mission de vie est inscrit dans notre subconscient. Programme qui est lui-même une somme de schéma permettant à la fois de manifester le problème à dépasser ou à régler, ainsi que les moyens d’y parvenir. Les rencontres qui émaillent notre vie, consistent en deux facteurs déclenchant : soit elles nous permettent d’éveiller le germe de schéma dormant, celui-là même qui sera ensuite à dépasser, soit si c’est déjà fait, elles nous permettent d’activer des sortes de « défenses immunitaires » pouvant faire obstacles à nos schémas les plus compulsifs.

 

En clair, sans l’aide inconsciente des autres, nous ne pourrions ni manifester nos schémas dormants à dépasser, ni même trouver en nous l’intelligence et la force de les dépasser ensuite, une fois activés. Et bien que les autres ignorent toujours leur rôle secret ou réel, ils correspondent toujours et parfaitement à nos besoins. De telles rencontres sont programmées par avance et ce sont nos schémas déjà activés, durant l’enfance, qui attirent les schémas opposés mais complémentaires de celles et ceux qui deviendront tour à tour nos enseignants involontaires, certes, mais toujours très efficaces !

 

Il est important de comprendre pourquoi nos schémas les plus compulsifs doivent absolument être inconscients, du moins au départ. Nous ne supporterions pas de nous marier avec quelqu’un, par exemple, juste pour divorcer, quelques années après, avec un ou deux gosses sur les bras et avec un besoin impérieux de se déchirer mutuellement ! Si nous connaissions par avance notre Chemin de Vie, notre trajectoire spirituelle, si nous savions dès le départ, ce qu’il nous faudra vivre pour apprendre à vivre vraiment, nous ne commencerions jamais à vivre, même en faisant semblant. C’est à la fois évident et… Très humain !

 

Lorsque nous croyons « aimer quelqu’un », en réalité, ce que nous aimons, ce n’est pas la personne, JAMAIS, mais ce qu’elle nous permet de ressentir. C’est de cela que nous « tombons amoureux », d’un simple ressenti, de notre propre ressenti, en somme ! Et il est primordial que ce premier ressenti soit positif ou agréable, car nous devons conserver une relation qui, à point nommé, nous livrera tous ses secrets nous concernant. L’autre n’est là que pour nous permettre de ne pas avoir l’impression de « jouer seul. » Ce n’est qu’une fois la relation installée, que les schémas dormants peuvent s’éveiller et faire leur œuvre. Une œuvre qui, en dépit des apparence, n’est jamais destructrice, négative ou inutile.

 

La souffrance ne provient jamais de nos relations en elles-mêmes mais plutôt de notre résistance personnelle à ce qu’elles invoquent puis provoquent en nous. Les schémas sont bien cachés, parfaitement inconscients et il faut des conditions aussi précises que puissantes dans leur pouvoir d’évocation, pour réussir à rendre conscient ce qui, autrement, aurait pu demeurer inconscient. Quelque chose en nous et qui n’est pas nous, a besoin d’être vidé et ce qui le videra deviendra Soi en temps opportun.

Ce que nous sommes, en vérité, consiste en tout ce que nous avons refusé d’être une fois rendu conscients. Ces sujets et bien d’autres encore sont étudiés en profondeur dans l’enseignement de la psychologie ésotérique ou psy éso.

 

Serge Baccino