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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Le Symbole et le Diabole

symbole-OuroborosLe mot symbole vient du grec sin bolein qui signifie « qui va dans le même sens. » Sont symboliques toutes les formes mentales, objets et individus, qui incarnent parfaitement une idée (tout ce qui va dans le même sens que ce que l’on désire exprimer, donc.)

Le contraire du symbole est le « Diabole », dont on a fait le mot « diabolique. » Ce mot vient de dia bolein qui signifie « qui va dans le sens contraire » (ou opposé.)

Exemple de Diabole

Symboles5Dire à une personne qu’on l’aime et lui filer une gifle ! Pour être équilibrée, la vie d’une personne doit être symbolique. Autrement dit, son comportement, ses actes et sa façon de vivre doivent être en conformité avec ce quelle pense, sent et énonce couramment. Nombreux sont ceux qui se prétendent spirituels mais qui se conduisent pourtant tels de véritables cochons !

On dit que l’on reconnaît l’arbre à ses fruits et non à ses prétentions. Il semble que cette maxime soit pétrie de bon sens. Le mensonge naît de l’incapacité à vivre en concordance avec ce que l’on énonce ou prêche. Surtout aux autres !

 

Symboles6Lorsqu’une personne réalise avec effroi qu’elle est incapable d’assumer un quelconque idéal, elle réagit généralement en mentant. Il est plus facile de ne pas admettre une disharmonie que d’y remédier avec courage et opiniâtreté. Ce choix de la facilité, du chemin de la moindre résistance, semble séduire la plupart de nos contemporains. La notion de symbole est très précieuse en ésotérisme, car elle s’avère le plus sûr garant de notre discernement. Il est possible de connaître les autres en fonction de leur capacité réelle à assumer leurs prétentions, c’est un fait, mais il est bien plus instructif de s’observer soi-même et dans le même but !

 

Un dernier point qui a son importance aux yeux des psy éso qui travaillent beaucoup avec les énergies… Selon que votre vie sera Symbolique ou Diabolique, votre mental bénéficiera d’une polarité ou bien d’une autre. Pour simplifier, en affirmant plus que ce que vous n’êtes capable de vivre, vous transformez la polarité mentale et devenez « moins » (-)

En affirmant autant que vous vivez, vous conservez un mental puissant et polarisé sur le « plus » (+) C’est de l’imparfaite compréhension de cette loi énergétique que les Mystiques, peut enclins à l’étude mais versés dans l’émotionnel, ont tiré cette idée que nous devons à tout prix demeurer « positifs? » A méditer !

 

Serge Baccino

Le Moi-Idéalisé

Lorsqu’un individu se sent incapable de supporter ses travers ou son manque de confiance en soi, il a tendance à fantasmer à son propre sujet. Pour tenter de nier les limites supposées de son «moi» réel (celui qui existe et se manifeste, que ça lui plaise ou non), il s’invente donc un «moi» de procuration, bien plus convaincant et qui est supposé masquer certaines limitations proprement insupportables et relatives au fonctionnement usuel du «moi» réel.

Le Moi-Idéalisé est différent de l’idéal : le premier est là pour nier ce qui existe et qui est déplaisant, tandis que le second (l’idéal) est une promesse de devenir, un but qui nous fournit l’énergie morale ou psychologique nécessaire à son actualisation future. Il est heureux d’avoir un idéal, à condition que ce dernier puisse être à la mesure de nos capacités !

 

L‘idéal est toujours à la mesure des véritables possibilités du «moi» réel tandis que le Moi-Idéalisé ne l’est jamais. Pour atteindre un idéal quelconque, il est fortement conseillé de ne pas tenter d’éluder purement et simplement tout ce qui pourrait empêcher de l’atteindre. Parmi ces choses, la sensibilité, l’intuition et… le plus élémentaire bon sens ! Si vous désirez vérifier ce qui, en vous, appartient à vos idéaux légitimes et sains et ce qui relève du Moi-Idéalisé, il suffit que vous fassiez ce test très simple :

Si vous pouvez incarner et donc assumer votre idéal, alors il s’agit bien d’un véritable idéal humain. Si vous ne pouvez pas parce que vous n’en avez ni les moyens, le pouvoir, la force et les capacités, alors vous êtes devant un superbe exemple de Moi-Idéalisé !

 

Serge Baccino

La Magie

Magie14La magie, c’est quand « l’âme agit » dit-on dans certains milieux. Il est vrai que l’on peut dire que les résultats sont magiques, lorsque ce n’est plus le le « moi » (ou l’ego) qui dirige notre existence, mais LA CONSCIENCE individuelle. (et non pas « l’âme« , désolé même si ça rimait mieux !) Dans l’âme se trouvent les pensées et les sentiments qui nous animent, mais il s’y trouve également la somme de toute nos expériences en tant qu’individu.

C’est dans la partie supérieure de notre être global que se trouve le véritable POUVOIR : celui de l’esprit vivant et conscient (hors programmations s’entend.) Il n’existe pas de magie « blanche » et de magie « noire » : les résultats d’un acte mental dépendent uniquement (et simplement) de l’intention qui les a fait naître.

Un couteau n’est ni bon ni mauvais : ce n’est qu’un couteau. Mais celui qui s’en servira lui donnera une destination aux effets fastes ou néfastes. Comment pourrions-nous mieux définir la magie ?

Comme étant un Art Mental.

 

Magie-Femme2En transformant son état d’esprit, on transforme sa propre vision du monde et ce dernier semble alors avoir changé à l’extérieur. En fait, c’est notre Regard qui est différent, qui ne s’arrête plus sur des détails agaçants ou générateurs de conflits en tout genre (par exemple.) Tout est encore là, évidemment, du moins pour les autres, mais nous regardons ailleurs, désormais ! Ou autrement. On ne peut taxer la magie d’illusoire sans taxer, du même coup, la vie sociale comme étant également illusoire. En effet, les choses ne sont pas telles qu’elles paraissent être, mais TELLES QUE NOUS LES PENSONS. Ou telles que nous croyons qu’elles sont. Ce sont les pensées qui « teintent » la vision que nous avons du monde extérieur. En réalité, nous observons les mouvements changeants de notre propre esprit en croyant observer l’extérieur et les autres.

(Veuillez relire cette phrase, s’il vous plaît, car il est impossible de la comprendre vraiment à sa première lecture…)

 

Ainsi, puisque la réalité consiste surtout en tout ce dont nous sommes conscients et qui se trouve DANS notre mental, pourquoi ne choisirions-nous pas des pensées agréables, capables de générer une forme de réalité aussi « magique » et Belle que possible ? Qui nous en empêche, s’il vous plaît ? Est-il plus illusoire de se rendre heureux avec des idées qui ne reposent sur rien de concret, que de se rendre malheureux avec des idées tout aussi abstraites et irréelles ? A vous de voir où se place votre intérêt réel et, surtout, le plus immédiat !

 

Serge Baccino

Le Spiritisme

SpiritismeIl s’agit d’un état d’esprit qui consiste à inclure ceux qui sont morts dans la vie de tous les jours, de les considérer comme étant toujours vivants et aptes à s’exprimer à la moindre occasion. Cet état d’esprit repose sur la prémisse discutable que ceux qui sont « morts à la Terre » connaissent un état enviable qui leur permet de tout connaître au sujet des « vivants » (les terrestres.) S’il suffisait de mourir (quitter son corps) pour atteindre un état de conscience limpide ainsi que de grands pouvoirs spirituels, on est en droit de se demander ce que les âmes viendraient faire sur Terre ! Il suffirait de rester « mort » (ou non encore vivant) pour devenir un Guide ou un Maître Spirituel !

En réalité, à la lumière de certains de ces « contacts », il est aisé de réaliser que « nos morts » ressemblent SINGULIÈREMENT à « nos vivants » ! Ils semblent conserver les mêmes traits de caractère, les mêmes soucis et, surtout, les mêmes LIMITATIONS MENTALES.

 

Spiritisme2Quand il s’agit bien de l’âme de nos chers disparus ! Chercher « hors du corps » et chez ceux qui ne sont plus sur Terre, des solutions à des problèmes qui impliquent le corps et la vie terrestre, revient à rechercher, en Afrique du sud, un terrain constructible pour avoir une maison en France. Évidemment, ceux qui ne sont plus parmi nous et dans un corps de chair, sont toujours vivants et conscients ! Certains sont même aussi… « particuliers » que de leur vivant, si nous pouvons dire.

Le fait de « mourir » n’octroie ni l’omniscience, ni l’omnipotence. Quitter son corps, cela revient à se défaire de l’état d’esprit général par le biais duquel la conscience individuelle de départ (ou Soi naturel) avait choisi de s’exprimer pour un temps, et c’est tout.

Ne plus avoir de corps, revient donc à ne plus « faire corps » avec l’état d’esprit dont il n’était que le simple support vivant et conscient. (ne plus être lié à lui.) A méditer, Non ?

 

Serge Baccino

Le Processus de Réforme Psychologique (P.R.P.)

Avant de se transformer dans l’espoir de maîtriser sa vie et de prétendre à plus de bonheur, il est primordial de franchir, en pleine conscience, les trois premières étapes préliminaires.

La première étape consiste à PRENDRE CONSCIENCE que quelque chose ne va pas. En effet, celui qui n’a pas conscience d’un problème, n’a AUCUNE RAISON valable de rechercher une solution.

La seconde étape consiste à LOCALISER, avec précision, les formes mentales qui induisent de la souffrance. Pour réformer un état d’esprit, encore faut-il posséder un matériau sur lequel appliquer une action.

La dernière étape consiste à ACCEPTER la réalité ponctuelle de la présence d’un état d’esprit destructeur. Celui qui refuse d’accepter un problème, refuse du même coup de voir sa solution apparaître dans sa vie. Les deux allant toujours de pair.

 

Passées ces trois étapes, le Processus de Réforme Psychologique (P.R.P.) peut alors s’amorcer. Il consiste à REMPLACER les idées fausses, morbides et génératrice de souffrances, par LEUR CONTRAIRE (des idées saines, qui correspondent véritablement à nos désirs et génératrices de plaisir.)

L’Art de l’Alchimie Mentale consiste à opposer le positif au négatif, non à nier ce dernier ou à tenter de l’éluder (encore moins de se focaliser dessus.)

L’énergie (de la Force Vitale) suit toujours l’attention mentale.

Après être devenu CONSCIENT de tout ce qui ne va pas dans le mental, il faut absolument polariser son attention sur l’inverse, c’est-à-dire tout ce qui est bon et souhaitable pour soi. Dans ce genre de processus volontaire, il est bon de réaliser à quel point nous prêtons généralement attention à tout ce qui se produit dans le mental d’autrui ! Trop se soucier de ce que pensent les uns et les autres revient à PERDRE DE L’ÉNERGIE, de cette même énergie qui est censée produire notre bonheur !

A quoi sert le P.R.P. au juste et qui concerne-t-il ?
Il existe trois niveaux, en ésotérisme :

1. L’étude théorique des lois et des principes qui régissent le fonctionnement de l’esprit. Elle concerne la plupart des chercheurs de vérité.

2. La mise en pratique de ce qui a été préalablement étudié. On trouve, ici, déjà beaucoup moins de monde ! 🙄

3. La Réforme globale et définitive de l’outil principal qui sert à étudier et à mettre en pratique : Notre propre mental ! Là, ça devient carrément désert !

 

samskara2Nombreux sont ceux qui croient que le seul fait d’étudier l’ésotérisme et de pratiquer ce qu’il propose, suffira à les transformer comme par magie ! En fait, l’ésotériste de base est très instruit, il a vécu pas mal de choses intéressantes, mais s’il avait un état d’esprit général « X » au départ, il conservera ce même état d’esprit « X » à l’arrivée. Ou lorsqu’il se supposera arrivé, plus exactement.

La seule façon de changer, d’évoluer ou de carrément se transformer, c’est de s’attaquer directement à nos limites mentales. S’instruire est utile mais ce ne sera jamais en s’ajoutant plus de connaissances, que l’on deviendra libre et heureux mais en retirant tout le superflu ainsi que le morbide.

 

Serge Baccino

Le Plaisir

planete terre-femmeEn psychologie ésotérique, le plaisir est nommé Éros. Éros n’est pas le dieu de l’amour mais une force qui se comporte un peu comme le moteur de l’âme humaine. L’homme recherche toujours le plaisir, qu’il en soit conscient ou pas. Nier le plaisir revient donc à nier l’un des principaux attributs de l’âme. L’âme (ce qui nous anime, pensées et émotions) recherche le plaisir sans même réaliser que c’est elle qui le produit ! (Ou qui devrait le faire.) En effet, ce n’est pas le plaisir qui induit les processus mentaux, mais l’inverse ! Ce que nous pensons, à longueur de temps, génère immanquablement des sentiments et des émotions. Chaque pensée possède toujours un sentiment connexe, c’est-à-dire un sentiment qui lui est intimement relié.

Les mêmes pensées qui se répètent, produisent donc la répétition des sentiments qui leur correspondent. C’est dans la nature d’un sentiment que se trouve le plaisir ou la souffrance. Une âme qui recherche le plaisir est donc comparable à une voiture qui cherche un véhicule.  Attendre que le plaisir se manifeste est le meilleur moyen pour en être définitivement privé. Choisir les pensées qui produiront les sentiments les plus plaisants est le meilleur moyen pour connaître le plaisir.

 

magie tantriqueManque de chance, le plaisir est considéré comme un sujet tabou (presque honteux) par la majorité des hommes et des femmes de notre époque. Certaines connotations (issue de schémas propres à la religion ou à la morale sociale) ont fait beaucoup de tort au plaisir.
Apparemment, le plaisir est synonyme de luxure, d’inconvenance et d’égoïsme. A croire qu’il est impossible de ressentir du plaisir sans violer quelque loi ou sans nuire à autrui ! Les réactions souvent agressives et toujours disproportionnés de la jeunesse actuelle à ce propos, est symptomatique d’un problème que leur ainés, en leur temps, ont refusé de traiter.

Le plaisir est souvent associé au désir. En fait, les désirs visent surtout l’obtention du plaisir : lorsque le sentiment de plaisir augmente, les désirs diminuent d’autant, et inversement. Ceux qui recherchent le plus de plaisir sont donc aussi ceux qui sont le moins capables de les satisfaire vraiment. Le contraire du plaisir est la souffrance. Souffrance qui apparaît lorsque disparaît le sentiment de plaisir.

Contrairement à la croyance des bouddhistes modernes, les désirs ne sont pas à l’origine de la souffrance : ils représentent simplement une tentative avortée pour compenser l’absence de réel plaisir. Moins il y a de plaisir, plus il y a de désirs, c’est évident. La souffrance naît de la présence, en notre mental, de pensées, d’idées de croyances ou de superstitions génératrices de souffrance morale. Le seul désir authentique et vraiment générateur de plaisir, c’est le désir du plaisir.

 

Serge Baccino