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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Pourquoi les Maîtres ont disparu (Archives)

l'amourCet article a été préalablement écrit pour et sur un ancien forum de spiritualité (2006) qui se proposait de transmettre une connaissance ésotérique profonde et orientée vers l’individu plutôt que vers l’extérieur et les autres. Je pense que ce texte est toujours d’actualité et que malgré son langage des plus virils et susceptible de choquer les âmes par trop sensibles, il pourra intéresser certains de mes lecteurs intelligents sachant lire entre les lignes ce que l’Esprit juge inutile de préciser tant est toujours évidente la vérité pour celui qui a vraiment envie de la rencontrer de front puis de la regarder droit dans les yeux.

Généralement ce texte amuse, intrigue ou impressionne les gens ordinaires et sains et ne dérange et ne remue en profondeur que ceux qui doivent l’être. Et à l’origine, c’est pour cela et pour ces derniers que ce texte avait été écrit, pour les faire réagir et leur donner une chance de se réformer, une dernière fois encore… Comme me le faisait remarqué, il y a de nombreuses années de cela, (1993) un élève de cours d’Ontologie que je donnais gratuitement par le biais d’un Club privé, en Corse du Sud :

« Les Maîtres Instructeurs de cette humanité ont l’air d’avoir disparu… On dirait qu’il se sont passé le mot pour ne plus revenir sur Terre et dans la chair… »

 

Occultisme3Force nous est de constater que passées les années 1880/1930, il n’y a plus eu, en Europe et en France en particulier, de ces Grands Maîtres qui ont laissé après eux toute cette littérature mystique, ésotérique et spirituelles à laquelle se réfère désormais et faute de mieux, les nouveaux étudiants. Mais il est dit que « Tout est double » ! Est-ce seulement les Instructeurs de Conscience qui ont disparu ? Et puisque leur disparition choque les sens, ne serait-ce pas le simple effet d’une cause demeurée cachée voire… Occultée sciemment par quelques-uns ? D’ailleurs, pourquoi les Grands Maîtres disparaîtraient-ils, cela au moment où, justement, l’humanité laborieuse semble avoir le plus besoin de leur Lumière ?

Cela dit, et bien que ce besoin soit évident en soi, rien ne dit qu’un tel besoin soit reconnu par les principaux intéressés ! Quels sont ces principaux intéressés ? Ceux qui ont un besoin urgent d’apprendre et qui le sentent nettement. Ceux qui, jadis, méritaient encore le nom « d’élèves de l’ésotérisme. » Car on ne peut devenir un ésotériste digne de ce nom sans passer entre les mains d’un professeur ou d’un Maître. Et ce n’est jamais l’élève lui-même qui s’autoproclame « Initié » ou ésotériste, mais ceux qui l’ont formé qui lui apprennent qu’il est enfin prêt à voguer de ses propres ailes. Sinon, autant se décerner soi-même les titres de Bachelier, de Docteur ou de Notaire, tant que l’on y est ! Quoique au train où l’on va… Bien sur, nous savons que les Grands Maîtres avaient à cœur de faire cesser ce rapport quelque peu désobligeant et dévalorisant de Maîtres à disciples, mais sans doute n’étaient-ils pas capables d’imaginer à quel point il était devenu urgent de faire cesser une telle relation !

 

Tradition PrimordialeEt si leur décision de supprimer la Grande Loge Blanche et la Hiérarchie des Maîtres était arrivée… Trop tard ? Et si le mal était fait ou déjà trop avancé ? Bien que le rapport de Maître à disciple évoqué plus haut soit la cause de la disparition des Maîtres Instructeurs en tant que tels, rien ne dit qu’ils ne soient pas revenus, depuis, sous les traits ou le masque d’hommes et de femmes simples et sans détours, ressemblant à s’y méprendre à ceux et celles qui, jadis, leur reprochait leur position « hautaine » et quelque peu inconciliable avec le fait que « Nous sommes tous égaux devant Dieu » (sic.)

Il est vrai, cela dit, qu’il est difficile de faire admettre à un étudiant qu’il peut devenir comme son Maître si ce dernier continue de se comporter éternellement en Instructeur, attendant que son élève se comporte en disciple attentif et respectueux, cela indéfiniment ! Mais l’inverse est également vrai et certains élèves n’en finissaient plus d’être… élevé par un autre que leur propre Soi. Et cet état de fait ne venait pas du Maître.

Alors pour répondre à l’attente frustrée de leurs anciens élèves, les Maîtres sont revenus et, selon leur promesse, se présentent et se comportent désormais comme des hommes et des femmes ordinaires (ce qu’ils sont, de toute manières et soit dit en passant sans manquer de respect à personne.) Sans doute que, désormais, les anciens élèves par trop susceptibles, accepteront de se laisser guider et inspirer quelques temps par aussi humble qu’eux ? La première partie de la promesse étant accomplie, reste à manifester la seconde partie de cette même promesse :

Se montrer capable d’étudier vraiment en présence d’hommes et de femmes ordinaires et de s’inspirer de leur exemple !

 

Hypocrisie3Hélas, si les anciens élèves étaient finalement devenus incapables d’apprendre avec des Maîtres, ils s’avèrent désormais tout autant incapables d’apprendre avec des êtres humains aussi ordinaires qu’eux. Il semblerait même que ce qui a empêché les anciens élèves d’apprendre autre chose que ce qui se trouvait déjà dans leur tête, soit la même chose qui empêche les nouveaux « étudiants libres » (qui se sont fait tous seuls, ne doivent rien à personne, etc.) de s’instruire auprès de leurs semblables. L’ancienne excuse pourrait se résumer à ceci :

« Arrête ! Tu m’écrases trop de ta prestance et te place trop loin de moi pour que je te rejoigne ! »

La nouvelle se résume désormais ainsi :

« Arrête ton char, Ben-Hur, tu es aussi ignorant et humain que moi et tu ne détiens pas plus la vérité que moi ! »

Alors voici la réponse que j’ai faite, il y a des années, à cet étudiant de l’Ontologie, en Corse. Celle que je vous propose, aujourd’hui :

« Tu as raison, les maîtres ont effectivement disparu mais ce n’est pas parce qu’ils ne désirent plus instruire leurs frères mais parce qu’il n’existe plus d’élève susceptible de se laisser instruire. Comme tout est double, les Maîtres ont disparu en même temps que les derniers élèves dignes de ce nom ! »

 

hypocrisie2Pour en terminer et pour démontrer à quel point le sujet est poignant et consiste désormais en une lourde chape d’ignorance librement installée par ceux qui n’ont aucun intérêt à apprendre vraiment de ceux qui savent, voici un extrait du Règlement de cet ancien et tout premier forum (2006) évoqué en note plus haut. Un règlement que personne ne lisait et surtout pas les nouveaux venus, comme il se doit sur tout bon forum de spiritualité, et qui souligne, mieux que tout autre argumentaire, ce que je désire expliquer et démontrer ici :

« Or donc, et parant au plus pressé, nous en sommes rapidement arrivés à la conclusion que chaque être se disant chercheur ou élève de la Vie se considérait lui-même – mais en secret – comme étant déjà un trouveur, c’est-à-dire un réel initié qui a trouvé une vérité valable qu’il aimerait bien partager avec d’autres… Et, ma foi, ceci serait un état d’esprit et un comportement dignes et sains SI la chose était entendue dès le départ et honnêtement exprimée face aux autres.

Mais ce n’est pas le cas et c’est justement là que se situe le seul et unique problème ! Parallèlement à cette soif d’instruire leur prochain, les hommes abritent certaines phobies et peurs paniques qui leur rongent le foie et leur interdit de se comporter avec cette simplicité et cette probité morale qui remplace haut la main l’hypocrite humilité invoquée par certains et à tout bout de champ (surtout concernant le comportement que devraient adopter les autres, bien évidemment.)

masques hypocrisie

Pour faire simple.
Forts de cette prise de conscience, nous avons décidé de lancer ce forum et de le présenter sans aucune forme de cette hypocrisie latente et détestable que nous dénonçons par ailleurs. Mais pour cela et avant de porter un jugement de valeurs sur nos semblables, il nous fallait démontrer que nous étions pleinement conscient des enjeux et que nous étions différents de ceux que nous désignions ainsi du doigt comme de vulgaires marchands du Temple. (car vous n’imaginez même pas le fric qui s’échange grâce à ce marché juteux du soi-disant « ésotérisme » !)

Alors voici les faits et nous vous demandons ici toute votre bienveillante attention : nous présentons un forum non pas pour échanger entre hypocrites faisant mine d’ignorer le mensonge de l’autre pour mieux placer les siens, mais POUR INSTRUIRE notre prochain. Ce forum est là UNIQUEMENT pour transmettre l’enseignement qui est le notre ET NON pour connaître les idées plus ou moins farfelues de nos élèves. Et parce que nous sommes ici pour partager notre savoir (et non celui de nos élèves) et nos connaissances acquises « en direct live« , nous voici désireux de nous adresser à des élèves, c’est-à-dire à des hommes et à des femmes qui se présentent en tant que profanes et… Qui le sont vraiment ! Nous attendons donc de nos membres qu’ils se comportent d’une manière franche et honnête envers nous et qu’ils ne cherchent notre contact que s’ils sont VRAIMENT aptes à se laisser instruire par une autre personne que leur propre ego (car là se situe le véritable problème, voire le seul.)

Quand aux fiers à bras, à tous ces hypocrites qui se présentent en élèves ou en ignorants des choses de l’esprit, avec pour seul désir de montrer à quel point ils sont déjà des maîtres (et en profiter l’air de rien de pomper un brin notre enseignement), ils seront traités de la seule manière qui puisse leur convenir, puis iront rejoindre le lieux qui est le leur : Nos toilettes publiques. Ainsi, nous annonçons CLAIREMENT et FRANCHEMENT la couleur, en espérant que les plus intelligents de nos futurs élèves sauront en apprécier la valeur unique. Nous souhaitons la bienvenue à tous ceux et celles qui sont vraiment prêts à apprendre et à étudier un matériel initiatique qui vaut au moins autant que cette ignorance crasse qui est actuellement « partagée » (et répandue) sur le web et qui ose se nommer ésotérisme. »

(Fin de citation)

 

vendre-SoiVoilà qui devrait être clair et ne souffrir aucune autre interprétation que ce qui est clairement formulé ici ! Reste à voir s’il existe des personnes assez équilibrées et intelligentes pour comprendre le sens exact (et unique) à offrir à ce texte ! Je suis curieux de connaître les diverses réactions, des années après celles provoquées par ce même texte !

 

Serge Baccino

La Réalité Multidimensionnelle

Inconscient Collectif6Du fait que l’esprit est capable d’envisager un nombre incalculable de réalités probables mais que le mental humain ne peut se concentrer que sur une seule réalité à la fois, l’inconscient conserve en mémoire toutes les autres réalités, qui continuent de se produire mais en esprit et sur des niveaux qui ne sont pas ordinairement accessibles à la conscience humaine. Autrement dit, lorsqu’un homme fait un choix entre plusieurs possibilités d’expériences, tandis qu’il est occupé à vivre le scénario probable qu’il a choisi, l’esprit déroule simultanément tous les autres scenarii, même si l’homme concerné n’en est pas conscient et ne pourra sans doute jamais y accéder à partir de sa conscience objective.

 

C’est cette particularité de l’esprit qui permet à un individu initié de sauter d’une réalité à l’autre, tandis qu’il est occupé à ne vivre que sur un seul niveau d’expérimentation (réalité) à la fois. Encore plus simplement, même si nous ne pouvons expérimenter qu’une seule Inconscient Collectif5réalité à la fois, rien ne nous empêche de changer de réalité un grand nombre de fois ! Mais ceci n’est possible que si notre esprit est vide de tout conditionnement mental.

Les exemples pratiques ne sont abordés puis développer que dans les cours de troisième année d’étude, que je propose au public depuis des années. Cela du fait qu’ils pourraient quelque peu heurter la sensibilité et la logique des étudiants qui n’en sont qu’au tout début de leur démarche. Une fois les deux premières années assimilées, le sujet paraît alors comme étant novateur, rafraichissant et plein de bon sens.

 

Serge Baccino

Le mécanisme de défense

Les mécanismes de défense sont instaurés par cette partie du moi que l’on appelle généralement ego, en psychologie académique. Ils sont censés compenser une incapacité (supposée ou avérée) à faire face aux diverses agressions provenant de l’extérieur et des autres (évènements et personnes physiques.) La plupart des gens qui ignorent les vérités spirituelles (relatives à l’esprit, donc), possèdent de tels mécanismes, sortes de réactions spontanées et programmées par avance. Ces mécanismes sont soit instaurés durant la tendre enfance (5/7 ans) soit hérités des ascendants (parents, éducateurs, famille) soit les deux en même temps. Deux exemples connus de ce genre de réactions défensives :

Le ton plaintif. Exemple :  » Pourquoi es-tu si méchant avec moi ? « 

L’indifférence feinte. Exemple :  » Tu peux toujours parler ; je t’ignore ! « 

 

Ce type de mécanisme démontre que pour ce genre de personne, le danger provient toujours du dehors, jamais de l’intérieur et de son propre mental. Du moins, de son contenu ! Ce qui tend à prouver que la personne se suppose incapable d’assumer ses propres responsabilités en matière de relationnel et tente de tricher ou de biaiser. Lorsqu’une méthode pour éluder les problèmes relatifs aux relations humaines fait ses preuves, c’est-à-dire qu’elle à l’air de fonctionner sur les autres, elle se transforme rapidement en mécanisme de domination, à savoir que dès lors, elle ne sert plus vraiment à la défense mais à l’attaque !

Le réflexe qui consiste à ne pas assumer ses propres responsabilités affaiblit sensiblement le mental d’un individu. Celui-ci s’étiole rapidement. Et seuls les faibles éprouvent le besoin compulsif d’adopter un comportement par trop agressif envers leurs semblables. Réfléchissons deux minutes, voulez-vous ?

Si on désire obtenir le pouvoir, c’est qu’on a le sentiment d’en manquer, n’est-ce pas évident ?

 

En fin de compte, la personne qui se considérait comme une victime, se transforme lentement mais sûrement en bourreau, prenant plaisir à faire aux autres ce qu’elle redoutait précédemment qu’on ne lui fasse à elle. Bien entendu, ses futures victimes seront choisies parmi celles qui présentent les mêmes faiblesses qu’elle mais en plus prononcées.

Ce phénomène qui consiste à sauter la barrière et à reproduire, sur les autres, ce qui nous fait le plus peur, s’appelle l’attraction morbide. L’intellect est toujours fasciné par ce qu’il adore ET ce qu’il redoute le plus : il veut tout comprendre, tout savoir à ce sujet. Et la meilleure façon de connaître une chose, c’est encore de l’expérimenter soi-même. C’est ce qui explique ce phénomène paraissant quelque peu irrationnel, de ces enfants battus qui, une fois rendus à l’âge adulte et devenus pères à leur tour, battront également leurs enfants.

Il est également possible que la personne souhaite se punir elle-même au travers d’autrui. Dans ce dernier cas, ses victimes potentielles seront choisies en fonction de traits de caractères semblables. En clair, les victimes désignées devront absolument ressembler à leur agresseur.

Ne pouvant se punir elle-même, la personne transfère alors la charge émotionnelle sur autrui, tentant ainsi de la faire disparaître. Ce sujet est passionnant mais réclamerait, pour être traité d’une manière exhaustive, plusieurs volumes, tant sont nombreuses les implications croisées avec d’autres schémas concomitants.

 

Serge Baccino

Le sens de notre valeur personnelle

Il semblerait que l’une des plaies de notre société moderne soit la perte de certains repères fondamentaux. L’un de ces repères psychologiques fondamentaux est le sens de notre valeur personnelle. Si nous ignorons notre valeur réelle, nous ignorons du même coup quelle peut être notre place légitime au sein de la société en général. En clair, les gens ont perdu le sens de leur valeur véritable. Ils ne savent plus ce qu’ils valent vraiment ! Du coup, soit ils se surestiment, soit ils se placent volontiers « plus bas que terre. »

Cela se manifeste d’une manière tristement évidente au niveau de la jeune génération. Et bien que chaque jeune y réagisse soit en argumentant sans cesse sur sa valeur présumée, soit en accusant autrui de ne pas accepter de la reconnaître, le résultat est le même en fin de compte. Un grand nombre de nos jeunes gens est devenu déprimé, paumé et prêts à se vendre au plus offrant, telles de vulgaires marchandises comestibles. Voir à ce sujet le succès hautement suspect des Realityshows et autre Stars académies ou la prostitution morale est de rigueur !

Nous pourrions argumenter sans fin au sujet des « responsabilités » qui incombent à nos dirigeants qui ont le pouvoir décisionnel et ont installé les diverses méthodes d’instructions académiques imposées dans nos écoles laïques. Mais cela ne ferait que compliquer le problème et ne nous offrirait pas pour autant un moyen rapide et efficace de nous extraire de ce marasme définitivement installé par ailleurs.

 

maladies spirituellesNotre but n’est pas de rechercher des coupables pouvant encore plus nous DÉRESPONSABILISER : notre propos et de COMPRENDRE réellement ce qui arrive puis d’y remédier au plus tôt. Ou au moins, de proposer une solution, car il n’est pas dit que quelques-uns parmi nos jeunes, soit assez courageux et ouvert pour accepter l’idée même qu’ils sont peut-être « spirituellement malades. » Que dit le « moi » (ego) d’une personne complexée ou qui ignore totalement sa valeur, cela au point d’avoir recours au jugement d’autrui afin de pouvoir le définir ? Il dit à peu près ceci :

« Tu ne vaux rien, tu es une vrai merde, le sais-tu seulement ? »

Pour compenser cette affreuse prise de conscience, ce sentiment écrasant de nullité, le Moi-Idéalisé arrive au galop et se met à claironner ceci :

« Faux ! Si seulement on t’offrait une chance de prouver ta valeur, tu pourrais alors montrer à la face du monde qui tu es vraiment ! »

Bien entendu, ces termes ne font que renforcer plus encore le sentiment de dépendance à autrui (« Si seulement on t’offrait une chance... »)

Les moins atteints ignorent simplement leur valeur et n’attendent que certains indices positifs -et bien évidemment EXTÉRIEURS- pour réussir à compenser cette absence d’informations qualifiantes à leur propre sujet. Mais la plupart des gens n’ont pas cette chance et ce qu’ils sentent, à chaque minute de leur vie, est hélas bien trop puissant et surtout précis pour leur laisser la moindre chance de ne pas bien capter le message. Un message qui ressemble étrangement à celui-ci :

« Tu es une merde, voilà tout ! »

 

Essayons de comprendre, tout d’abord, l’origine de ce sentiment affreux, de ce fardeau psychologique à porter, une vie durant. Nous n’évoquerons ces origines que très brièvement, car ce sujet est traité ailleurs dans un autre article lui étant plus spécifiquement consacré. Au départ, un enfant se doit d’obéir à ses parents, cela est un fait évident pour chacun de nous. Que cette obéissance découle d’une façon « légitime » de penser ou que ce soit « pour le bien de l’enfant » (sic), force nous est de constater que peu importe le motif et l’état d’esprit à la base du fait, un enfant n’est pas libre de penser et d’agir comme il le souhaite : il doit obéir à ses parent, un point c’est tout.

Fort de cette prémisse, il est dès lors plus facile d’avancer logiquement et de définir l’origine de ce manque de confiance en soi qui cède rapidement la place à la perte totale du sentiment de la valeur personnelle. Si l’enfant doit répondre aux attentes (légitimes ou pas) de ses parents, il devra du même coup dépendre également de ces derniers pour savoir si son comportement correspond vraiment à leurs attentes. (« Tout est double. »)

Du coup, l’enfant passe sous la double tutelle mentale et émotionnelle des parents, car ses pensées et ses sentiments découleront désormais de sa capacité à satisfaire l’état d’esprit de ses géniteurs. En son for intérieur, l’enfant s’adresse ainsi à ses ainés :

« Vous, là, dehors, dites-moi vite ce que vaut mon comportement, car j’ai besoin de vous pour le savoir ! »

Avec les années, l’habitude sera installée et deviendra une seconde nature : l’adulte aura besoin du regard d’autrui pour connaître sa valeur « véritable », reconnue d’autrui, c’est-à-dire sa capacité à répondre aux exigences quelques peu tyranniques de notre société et des olibrius qui la composent gaiement. Cela, c’est l’origine, voyez-vous ? Analysons à présent ce qui peut se passer en profondeur, à savoir dans la conscience intime d’une personne d’âge mûr. Disons la trentaine.

 

inexisterNous savons déjà que les plus jeunes se contentent soit de souffrir en silence (ou de se droguer ou « d’inexister » avec une application louable), soit de se transformer en excités de première, capables de camper toute une nuit sur un trottoir, par un froid glacial et ce, dans le seul espoir d’être accepté aux présélections de « la Star’Ac. » Nous savons très bien ce que recherchent ces jeunes gens, au travers de telles émissions populaires et retransmises dans des milliers de foyers. Ils recherchent le sentiment de leur propre valeur. Hélas ! Ils le cherchent là où il ne se trouve pas, là où il ne se trouvera jamais.

C’est d’ailleurs pour cela qu’ils le cherchent encore, à l’orée de la trentaine ! Pour les plus âgés, la chose est un peu différente. Leur expérience vivante a eu le temps linéaire de leur démontrer que l’extérieur et les autres ne semblaient pas posséder ce qui leur manquait si cruellement.

Leur Quête change alors de direction : ils vont visiter un peu leur intérieur à la recherche de cette fameuse valeur. Bien évidemment, ils ne la trouvent pas plus « au-dedans » qu’au dehors ! Mais n’allons pas trop vite et essayons de comprendre pourquoi.

Certains, supposant s’y être mal pris, vont alors se tourner vers la spiritualité : les moins chanceux vont devenir… Bouddhistes ! (non, je déconne, respirez !) Les plus futés se tourneront plutôt vers l’ésotérisme puis, rapidement, vers des formes de psychologie dites transpersonnelles (passer d’une forme de personnalité à une autre, bien meilleure) qui semble lui être intimement liée. C’est à ce stade que nous voyons débarquer de nouveaux « chercheurs de Lumière » sur les forums (ou fora) ou bien dans les Salons de Chat.

 

Grâce à ces nouveaux outils – du moins lorsqu’ils ne se sont pas perdus carrément en cours de route à la recherche d’eux-mêmes – voici nos chercheurs tous beaux et bien propres sur eux, occupés à apprendre des techniques efficaces censées leur permettre de s’intérioriser plus encore, cela au point d’atteindre, tôt ou tard, les premières strates de leur subconscience. Et que trouvent-ils dans ces mêmes strates premières ? La preuve formelle que si, à l’origine, d’autres que eux étaient responsables de leur dépendance, ils sont devenus désormais responsables de leur penchant naturel à demeurer dépendant d’autrui !

Il est en effet plus pratique d’attribuer la cause de nos échecs à l’incompétence d’autrui et de s’attribuer les mérites de tout ce qui ressemble de près ou de loin à une forme quelconque de réussite. Cela, c’est la première chose qu’ils découvrent et, en général, la plupart d’entre eux font un peu la grimace et rient jaune mais se prétendent décidés à poursuivre leurs investigations et même à se déguiser en spéléologues de l’âme, si besoin !

Mais là où leur enthousiasme chute comme un avion dont les moteurs se serraient brusquement arrêtés de fonctionner, c’est lorsqu’ils atteignent la couche subconsciente dans laquelle se trouvent enregistrés les actes qui découlent de leur propre façon de penser en tant qu’adultes libres et responsables !

Et là, c’est la catastrophe ! Non pas parce que ce qu’ils découvrent alors est horrible ou était impossible à imaginer au préalable mais bien au contraire, parce que ce qu’ils découvrent est d’une logique effroyable, incontournable et absolue. Et cette découverte pourrait être résumée ainsi :

« Ta valeur dépend de la valeur de tes pensées et des actes qui en découlent : si tu n’as pas conscience de ta valeur, c’est que tu ne poses jamais aucun acte de valeur. Et si tu as le sentiment d’être une merde, c’est parce que tu te conduis comme si tu étais effectivement de la merde ! »

Comme vous pouvez le constatez, c’est à la fois simple, logique, rationnel et surtout… Sans aucune pitié ! Ainsi, ceux qui n’ont aucune conscience de leur valeur sont aussi et surtout ceux qui ne se mouillent jamais et n’ont encore rien fait qui puisse, justement, avoir quelque valeur. Ils ne sont pas moches : ils sont… Rien du tout ! (dans le sens où leur identité spirituelle n’existe pas encore, car ils ne se distinguent pas de la masse.)

Leur Tiédeur naturelle fait que par peur de passer pour des cons ou par honte d’assumer d’éventuels échecs, ils n’ont encore rien fait de notoire et qui soit susceptible de les informer sur leur valeur intrinsèque. Vous captez l’idée ? OK !

 

identificationMais pour les autres, alors ? Est-ce à dire que si je me sens moche, c’est parce que… Je le suis en vérité ? Oui et non ! Oui, si vous avez commis l’erreur de VOUS IDENTIFIER à vos processus mentaux de merde (en Français dans le texte.) Non, si vous comprenez que vous n’êtes pas ce que vous pensez mais celui qui pense toutes ces choses… Merdiques au possible ! En clair :

C‘est votre état d’esprit qui est merdeux, pas vous !

 

Vous suivez toujours ou vous êtes déjà évanoui d’horreur ?
Pour ceux qui n’ont pas encore succombé, nous poursuivons gaiement. Nous avons appris qu’il existe deux types d’individus incapables de définir avec quelque exactitude leur valeur réelle :

1. Ceux qui ne ressentent rien, car il n’existe en fait rien à ressentir à ce propos, et qui devraient apprendre à se mouiller un peu, à « prendre des risques » et, en un mot, qui devraient commencer à se mettre à VIVRE pour de vrai, et non pas seulement « en esprit » (dans leur imagination débordante.)

2. Ceux qui se sentent étrangement merdeux ou moches et qui, en fait, se servent de processus mentaux si négatifs ou destructeurs (égoïsme, rancune, jalousie, etc.), qu’ils ne peuvent avoir un autre ressenti que celui qui est présentement le leur. (Logique : « Nous sentons ce que nous pensons et rien d’autre. »)

Dans le premier cas, il existe un vide à combler pour prendre conscience de sa valeur. Dans le second cas, il serait temps de transformer son état d’esprit général, cesser de faire des choses moches pour se sentir enfin quelque peu « valeureux », en somme.

Inutile de dire ici que ceux qui se découvrent appartenir à la seconde catégorie se dépêchent de se trouver des justificatifs ou de mettre en doute le degré d’exactitude de leur découverte ! Quand ils ne se retournent pas, avec une violence qui en dit long sur leur souffrance intime, vers celles ou ceux qui leur pointent du doigt le problème ! Hélas ! Se contenter de nier le mal ou s’en prendre à ceux qui ont à cœur de nous aider à en sortir, ne transforme pas le mal en bien ou la souffrance en plaisir. Cela se saurait !

Mais une fois le premier moment de découragement passé et si la colère ne prend pas le dessus sur le bon sens, la personne met son mouchoir là-dessus, comme on dit (elle ne s’y attarde pas) et passe courageusement à la seconde étape, la seule qui « coûte » et qui consiste à SE REFORMER complètement.

 

prpC‘est d’ailleurs à cette fin que les psychologues ésotéristes ont mis au point le fameux P.R.P. ou « Processus de Réforme Psychologique. » Grâce à cette technique, une personne apprend lentement mais surement à INVERSER les processus mentaux les plus rédhibitoires et installés dès la prime enfance. Elle apprend à obéir à ses besoins naturels, à sa nature la plus authentique (même si jugée moche), ceci afin de réapprendre à S’ASSUMER totalement et à retrouver le goût de l’effort personnel, seul garant officiel du sentiment véritable de notre valeur à tous. A l’évidence, si vos pensées et vos actes sont ceux d’un animal sauvage, vous ne assumer2pourrez pas vous ressentir comme étant « un saint homme » ! Il n’est pas possible de penser une chose et d’en sentir une autre, de même qu’il n’est pas possible de penser une chose et de prendre conscience d’une autre. Notre vie dépend entièrement de nos processus mentaux.

Il est URGENT que l’être humain le réalise et l’accepte sans aucune condition !

Mais le but n’est pas non plus et à l’inverse, de se flatter ou de devenir un surhomme : le but est de redevenir responsable de ce que nous sommes et des sentiments qui en découlent. Peu importe qui vous pensez être en ce moment :

Si vous n’êtes que le pâle reflet de votre éducation, alors vous n’existez même pas ! Pas encore.

Essayez de le comprendre vraiment, complètement et une fois que vous aurez dépassé le stade bien compréhensible de tous les « Oui, mais… » à la con, venez en discuter avec moi, sur mes pages Facebook. Ce blog est une plateforme dédiée à la Connaissance de Soi, qui n’existe que pour vous et, surtout, que par vous !

 

Serge Baccino

Le subconscient, c’est quoi ?

subconscient-psyIl est formé, en partie, par toutes les formes mentales assimilées par l’homme puis « oubliées » de lui. Le subconscient permet à l’individu de mémoriser ses acquits puis de les rendre en partie autonomes afin de pouvoir librement se concentrer sur le moment présent et créer un futur probable sans s’alourdir inutilement des connaissances passées. Sans le subconscient, nous devrions tous « penser à respirer » ou nous répéter continuellement qui nous sommes, par exemple.
Dans le corps physique, le poste de contrôle énergétique (ou nerveux) du subconscient se situe au niveau du bulbe rachidien.
Le subconscient est formé par la somme des intelligences (mémoires) de toutes les cellules du corps physique.

C’est cette omniprésence du subconscient qui permet le phénomène de somatisation (faire corps avec ce que l’on pense.) Le subconscient possède une forme d’intelligence autonome : il raisonne par déduction et associations d’idées.

Enfin, c’est au niveau du subconscient que se situent les programmations mentales qui, bien souvent, privent l’homme de son libre arbitre et le poussent (schémas compulsifs) à réagir de manière… On va dire ici « déconcertante » !

Globalement, nous pourrions dire que le subconscient a deux fonctions principales :

1. Les processus autonomes du corps (respiration, battements cardiaques, digestion, etc.)
2. Les fonctions mémorielles générales (l’intelligence cellulaire + la mémoire de tout ce qui a été perçu depuis notre naissance mais non conscientisé.)

 

subconscientIl est le disque dur de notre âme sur lequel sont stockés l’ensemble des données nous concernant. Tout ce que nous avons vécu, vu, entendu, senti, etc. au cours de notre vie, y est fidèlement enregistré.

Une partie de la subconscience contient également des informations relatives à nos autres réalités probables ou aux autres extensions de notre Être Global (d’autres « nous » qui vivent en simultané mais sur d’autres niveaux de conscience ou vibratoires.)

 

Serge Baccino

Un petit test innocent ou presque

bonheur5Voici quelques mois de cela, j’ai fais un petit test pas bien méchant mais Ô, combien révélateur, sur Facebook, avec l’aide involontaire de trois personnes qui étaient depuis peu dans la liste de mes amis. Ces amies de fraîche date m’ont posé une question banale et de simple politesse mais ont été si choquées par ma réponse qu’elles ont toutes les trois décidées de mettre un terme immédiat à un échange qui venait à peine de commencer !

Quelle était cette question ? Elle se résumait à me demander si j’avais passé une bonne journée. Comme on le voit, rien que du très banal. Qu’elle a été ma réponse « choquante en diable » aux yeux de ces trois personnes ? Elle a été que j’avais en effet passé une bonne journée… « Comme toute personne ayant un caractère doux et bienveillant tel que le mien ! » Les pauvres ont du être choquées par mon orgueil sans doute démesuré ou pire encore, croire que je désirais plaisanter, que je ne les prenais pas au sérieux. Car enfin, qui oserait se prétendre sérieux en se targuant de ses propres qualités ? Grand Dieu mais quelle horreur !

 

bonheur6Aviez-vous remarqué que s’il est de bon ton d’étaler ses défauts publiquement, il ne l’est guère d’en faire de même avec nos qualités ? Apparemment, cela ne se fait pas. Tout comme cela ne se fait pas de s’aimer soi-même, d’être heureux et d’avoir le toupet de le claironner. Ainsi donc, les gens ne sachant pas s’aimer ont du mal à accepter ceux qui s’aiment déjà et n’hésitent pas à le montrer en toute simplicité.

Je vous laisse méditer sur ces viriles paroles qui, je n’en doute pas, en dérangeront encore plus d’un et plus d’une. Puissent-elles, ces personnes, être « dérangées » plus souvent et plus profondément encore, jusqu’à ce qu’elles réalisent ce qui, en elle et en vérité, a ainsi le pouvoir de les déranger.

Serge Baccino