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Intérêt ou détachement aimant.
Comment passer, en douceur, de ce que l’on désigne sous l’expression « la 3d » à ce que l’on nomme « la 5d », voire plus ? Nous le savons déjà que « Tout est double, toujours. » Il nous faudra donc faire deux choses, afin d’établir cette saine transition. Si l’on ne fait que l’une quelconque de ces deux choses, ça ne marchera pas. Tout comme une batterie n’ayant qu’un seul plot, qu’il soit positif ou négatif, ne fournira pas d’électricité. Nous bénéficions d’un générateur intérieur, à savoir de quoi nous créer un Nouveau Monde à notre juste mesure, dans lequel nous pourrons enfin nous épanouir. Et ce générateur nécessite deux conditions opposées mais complémentaires pour devenir fonctionnel. Nous savons déjà que ce sont « nos » pensées qui nous relient à la 3d, et plus exactement, à l’inconscient collectif. Ce que nous désignons sous le terme pompeux de « nos pensées », consiste en fait à la somme d’idées et de concepts mentaux qui trouvent grâce à nos yeux.
Ce sont ces derniers qui produiront, immanquablement, des sentiments et des émotions qui formeront, à leur tour, une sorte « d’ambiance vibratoire » personnelle. Cette ambiance vibratoire prendra pour nous la forme d’un monde de sensations et de perceptions qui découlera simplement du choix précis de nos processus mentaux, de nos pensées, en somme. Et tandis que nous partagerons un Monde général ou une seule et même planète, avec tous les autres, nous bénéficierons tout de même d’un moyen radical d’être soit comme tous les autres (pensées communes), soit et carrément « comme personne », autant dire comme nous seuls. Un moyen terme étant de partager, avec quelques autres compagnons d’expérimentation humaine, un état d’esprit commun, bien que différent de celui de tous les autres. Nous pourrions dire que nous ne vivons pas vraiment sur Terre comme tous : nous vivons dans un monde mental conçu de toutes pièces par nos processus mentaux et, partant, par les sentiments et les émotions plus ou moins puissants qu’ils feront nécessairement naître en nous.
C’est ce qui a fait dire à certains initiés du passé que « nous vivons dans notre tête. » Ce qui n’est pas tout à fait exact, à moins de partager notre tête avec celles et ceux qui pensent sensiblement comme nous ! En réalité, nous produisons, mentalement, des fréquences spirituelles qui engendrent des micro-univers individuels, dans lesquels nous pouvons retrouver des idées partagées par d’autres que nous. C’est ce que les modernes nomment « la Matrice », qui est en fait une allusion à un processus mental précis mais pas vraiment un nom pour désigner une seule et même chose. En clair, nous pourrions dire qu’il y a (presque) autant de matrices secondaires que d’individus, mais cela ne serait pas encore complètement exact, du fait que certains partagent, pour ainsi dire, leur matrice personnelle avec d’autres. Avec ceux qui pensent pareil ou presque.
Ce sont donc nos processus mentaux qui donnent naissance à un monde d’expérimentation, à un cocon vibratoire à partir duquel nous interagissons avec nos semblables et qui tend à repousser les cocons qui ne vibrent pas sur la même fréquence que la nôtre ou qui ne peuvent pas s’y harmoniser.
Ce que nous ressentons, vivons ou expérimentons, dépend uniquement de nos processus mentaux, de leur qualité et de leur quantité. Une personne qui pense sans cesse à des choses négatives, ne ressentira pas les mêmes sentiments ou émotions que celle qui n’est que ponctuellement négative. Et inversement. Disons, à ce point de notre exposé, que la qualité du vécu général, dépendra largement du contenu formel de nos pensées et de leur nombre (ou répétitions.) C’est cela, la matrice, qui concerne à la fois chacun de nous – matrice individuelle — et tout le monde – somme de toutes les matrices. Et tandis que certaines matrices personnelles semblent devoir s’attirer irrémédiablement, d’autres semblent se repousser, voire se détester au point de se fuir ou de se haïr sans causes apparentes. On nomme « consonance vibratoire » le fait que deux matrices perso réussissent à s’harmoniser, et « dissonance vibratoire » lorsque deux autres matrices perso ont tendance à se repousser.
La musique peut nous inspirer à ce propos. Deux notes identiques peuvent être harmonieusement associées, à la condition qu’elles soient sur la même octave ou sur une ou deux octaves différentes, par rapport au Do Central. Imaginons, à présent, une sorte d’enveloppe vibratoire qui nous entourerait et qui formerait les limites perceptives de notre monde vibratoire. Cette enveloppe fonctionnerait alors tel un filtre vibratoire qui ne laisserait sortir et rentrer que les formes mentales en rapport direct avec notre état d’esprit général et donc, avec nos processus mentaux les plus constants. En même temps, puisque nous serions contenus, vibratoirement, par ces mêmes processus mentaux que nous acceptons d’accueillir en notre mental, nous serions obligés de vivre selon ce contenu formel, quoiqu’il puisse se passer réellement à l’extérieur, c’est-à-dire au sein des vibrations mentales des autres.
C’est pour cette raison que nous avons tant de mal à comprendre (voire à accepter) les idées et agissements de certains : nos « bulles mentales » ne sont pas compatibles du fait de leur fréquence différente et donc impossible. D’où viennent ces idées, ces pensées qui en arrivent à former un état d’esprit auquel nous sommes si souvent attachés ? Elles viennent de l’Inconscient Collectif. Sont-elles « nôtres » ou « à nous » ? Oui et… Non ! Non, cela dans la mesure où elles appartiennent TOUTES à l’inconscient collectif. Oui, cela dans la mesure où quand nous les accueillons, en nous, puis les faisons « nôtres », du fait qu’elles nous conviennent, elles deviennent du même coup « à nous. » Les légumes présentés sur l’étal d’un marchand sont-ils à nous ? Réponse : Non, sauf si nous en achetons certains et selon nos besoins ou nos goûts. Dès lors, nous pouvons parler de « nos légumes » et oublier l’existence même du marchand !
Question importante : peut-on changer la fréquence vibratoire de notre matrice individuelle ? C’est en effet possible, cela par deux méthodes différentes dont l’une nous semblera sans doute plus fastidieuse de l’autre. Nous sommes bien d’accord sur le fait que de changer de matrice, cela revient immanquablement à changer d’ambiance vibratoire et du même coup, d’expérience de vie ? Réponse : tout à fait ! Il est clair que si nous ne pensons plus les mêmes choses, nous ne sentirons plus les mêmes émotions, ni ne vivrons les mêmes expériences. Cela dit, même si nous pensons différemment, si nous puisons toujours dans le même inconscient collectif pour se faire, alors nous ne ferons que reculer pour mieux sauter, comme on dit parfois. Autant dire que ça ne changera pas grand-chose, voire ça aggravera possiblement notre cas et compliquera d’autant notre vie ! Prenons pour exemple le cas d’une personne un peu naïve dirons-nous pour simplifier ici. Il y a fort à parier qu’une telle personne se retrouvera bien souvent en fâcheuse position, se sentira trahie voire un peu bête sur les bords.
Si elle décide que ça suffit et qu’elle change carrément d’état d’esprit, elle pourra et par exemple, choisir de ne plus croire en rien ni personne, à se méfier de tout et de tous. Partant, elle se privera de certains plaisirs naturels et relatifs aux fréquentations humaines. Cela reviendra pour elle à quitter une habitation insalubre pour une autre, toute aussi insalubre, mais pour d’autres causes. Avant de passer en revue les deux manières de changer radicalement d’état d’esprit sans pour autant se piéger autrement soi-même, voyons un dernier petit détail, souvent oublié, voire mis temporairement de côté car paraissant d’un abord peu probable. Question : peut-on ne conserver, en soi, aucun des états de l’esprit proposés par le support de toutes matrices, à savoir l’I.C. ? Pour le présenter autrement, pouvons, ponctuellement penser une chose puis dégager cette même pensée ou cette idée, afin de la restituer à L’I.C. et de ne pas la stocker en nous ? Réponse : oui, bien sûr ! C’est même ce que font les véritables initiés !
Quand il ne leur est pas utile de penser, leur mental, le cerveau est vide. Dès que la vie en société l’exige, ils se remettent à penser puis ils chassent de nouveau les pensées inutiles. Avec le temps et l’habitude, cela devient une seconde nature et leur permet surtout de générer, très souvent et plus longtemps, une ou plusieurs « ambiances » vivantes, relatives au noyau dur de leur âme. Cependant, initiés ou pas, nous avons tous eu largement le temps d’incruster certaines formes de pensées, certaines idées, durant la prime enfance voire jusqu’à l’adolescence. Dans ce dernier cas, ce sont les cellules de certaines parties du corps qui ont mémorisé certains états d’esprit liés à des évènements très peu agréables de leur enfance. Pour cela, chacun de nous a la possibilité et, surtout, le devoir, d’aller fouiller dans ces mémoires souvent très négatives, qui peuvent même générer des maladies plus ou moins tenaces et sérieuses, afin de les décrocher de la partie astrale de l’être.
Ce sont généralement les muscles qui font office de disques durs et qui conservent les mémoires récurrentes. Le processus ésotérique ou initiatique qui consiste à se libérer définitivement de cette chienlit, se nomme « le PRP » ou « Processus de Réforme Psychologique. » À présent, voyons les deux méthodes connues à ce jour, dans le monde de l’ésotérisme, et qui permettent de changer de « bulle mentale », de « matrice personnelle », pour rester dans l’air du temps. La première méthode est lente, graduelle mais sûre. C’est pour cela qu’elle est généralement retenue par les débutants, en initiation. Elle consiste à s’observer, le plus souvent et le plus longtemps possible, dans notre vie de tous les jours et quelles que soient les situations, agréables ou pas, nous concernant ou non. À force, l’initié apprend non pas à se surveiller mais à devenir le témoin conscient de la moindre de ses réactions, essayant même de démonter, pièce par pièce, les mécanismes de tout conditionnement mental qui se respecte.
Cette première méthode, le temps aidant, permet à l’étudiant en ésotérisme, de comprendre comment il fonctionne et, surtout, pourquoi il fonctionne de cette manière plutôt que d’une autre. Ceux amoureux de l’étude nommée « psychologie » se réjouissent, généralement, en choisissant cette méthode, considérée comme issue de l’enseignement Occidental. La seconde méthode est souvent plus rapide mais nécessite une forte volonté, doublée d’un désir sincère et puissant de changer radicalement. Les défenseurs de cette seconde méthode ont généralement longtemps étudié les diverses techniques orientales, telles que la méditation et sont coutumiers de ce que l’on nomme « les exercices de développement psychique. » Cette seconde méthode, qualifiée peut-être à tort « d’Orientale », consiste à détourner son attention mentale de l’extérieur et des autres pour la tourner, d’une manière irrévocable, en direction de la Source commune à tous les êtres humains.
Il est amusant de noter, à ce propos, que lorsqu’une personne se considère comme faisant partie des humains qui l’entourent par milliers, elle a du mal à considérer qu’il peut exister une Source unique pour chacun et que ce chacun ne soit en rien différent de sa Source. En effet, comme chacun de nous peut-il être le seul à être relié à la Soi-Conscience ? Et les autres, alors ? Cependant, lorsque le regard se tourne soit vers l’intérieur, soit « vers le haut », comme on dit, alors il devient évident que chacun de nous n’a, en face de lui, qu’une seule Source et qu’il est le seul à y être relié. Ce raisonnement nécessite quelques minutes de méditation mais une fois qu’il a été compris puis absorbé, il devient un des concepts les plus illuminant de notre époque et explique ainsi un ancien mystère qu’aucun intellect humain n’était capable de résoudre ou un paradoxe impossible a concilié, sans l’aide de cette petite astuce.
Résumons un peu tout cela, si vous le voulez bien. Nous vivons tous au sein d’une matrice planétaire qui offre une ambiance générale pour tous. Toutefois, chacun de nous peut générer une matrice secondaire ou individuelle nous permettant de vivre autre chose et donc, autrement. Une matrice secondaire ou individuelle nous permet de ressentir une ambiance qui donne une nette idée de la qualité des processus mentaux qui en sont à l’origine. Processus mentaux qui proviennent de l’inconscient collectif, la somme de toutes les pensées humaines. Si notre attention mentale est orientée en direction de l’extérieur et des autres, notre matrice personnelle, appelée ailleurs « le Royaume » décroît rapidement en intensité et donc, en force. Nous n’avons alors plus le pouvoir de résister aux ambiances plus ou moins délétères issues des autres et de l’extérieur. Nous pouvons changer d’ambiance en changeant d’état d’esprit général. Pour cela, nous avons deux méthodes principales à notre disposition.
Soit le processus de réforme psychologique (PRP) qui consiste à observer nos pensées afin de déloger celles responsables d’inconfort ou même de souffrance, soit celui qui implique de réorienter notre attention mentale différemment, soit du dehors et vers les autres, au-dedans et vers notre Source Intérieure. Idéalement, nous pouvons employer l’une ou l’autre de ces deux techniques évolutives, ou même les deux en simultané.
C’est parce que nos pensées ne nous appartiennent pas que nous pouvons en changer et faire ainsi évoluer la perception de ce que nous pouvons être, ressentir et expérimenter. Si nous étions porteurs d’un état d’esprit statique, défini, nous ne pourrions jamais évoluer. En nous fiant essentiellement à l’ambiance générée par nos processus mentaux ou, plus sobrement, à ce que nos pensées nous permettent de ressentir et de vivre, nous sommes alors assurés de ne jamais nous fourvoyer à propos de notre véritable niveau d’évolution.
L’évolution consiste à passer d’une ambiance convenable à une autre, meilleure encore, et ainsi de suite. Le tout est de bien choisir la direction que prend notre attention mentale. Soit nous vivons la même chose que tout le monde, sur Terre et devenons des malheureux sans même le réaliser vraiment, soit nous décidons de nous fier à ce que nous sentons, au-dedans, pour définir ce que nous devons ou non penser. L’avenir appartient d’ores et déjà à toutes celles et à tous ceux capables non pas de « sortir de la matrice », mais de s’en confectionner une pour eux-mêmes et en concordance de plus en plus parfaite avec ce que nous attendons et espérons de la Grande Vie. Soyons le changement que nous désirons voir apparaître sur Terre et commençons par le vivre en nous-mêmes plutôt que les autres et l’extérieur le produisent pour nous et à notre place.
Serge Baccino