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Le prêt animique
Lorsque nous arrivons sur Terre, que nous « naissons », comme on dit, en réalité, ce n’est pas nous qui naissons parce que nous ne sommes pas encore en capacité de conscience personnelle. Ce qui naît alors consiste en deux choses : notre futur corps de chair, habité par les morceaux d’âmes prédéfinis par le Soi Naturel. Lors de la conception, lorsque le spermatozoïde de l’homme pénètre l’ovule de la femme, ce qui se produit en fait est bien plus complexe que ce que la science médicale actuelle peut seulement l’imaginer. Ce qui se produit est que la moitié du futur atome germe de l’enfant à naître pénètre dans le corps de la femme, qui contient déjà l’autre moitié de ce même atome germe, au niveau de l’ovule fécondable.
On s’est toujours demandé par quel miracle, parmi les milliers de spermatozoïdes qui se précipite sur l’ovule porteur du demi-atome germe, un seul et unique de ces spermatozoïde pourra être accepté par cet ovule et pourra donc y pénétrer. En fait, nul mystère en cela, simplement l’expression d’une Loi incontournable qui énonce que le pôle plus est toujours attiré par le pôle moins. Et comme un seul spermatozoïde est porteur d’un pôle positif, sous la forme d’un demi-atome germe, alors il est logique que l’ovule accepte de se laisser pénétrer, puisqu’elle contient déjà le pôle opposé. Mais pourquoi scinder ainsi en deux ce pauvre atome germe ? Pour correspondre à une autre Loi, beaucoup moins connue, celle-là et par rapport à la Loi d’Attraction magnétique ou, à tout le moins, afin que cette dernière puisse se manifester dans la matière.
Cette seconde Loi est celle nommée parfois Loi de préséance ou de primauté. Cette Loi implique que pour qu’il y ait circulation d’énergie, il faut que cette même énergie, quelle qu’elle soit, circule d’un pôle positif à un pôle négatif, les deux pôles présentant la même nature mais une nette différence de charge. Dès l’instant où une énergie peut circuler d’un premier pôle à un autre, soit du pôle plus au pôle moins, elle peut alors circuler en sens inverse, mais toujours d’un pôle à un autre, soit du pôle négatif au pôle positif, créant ainsi un mouvement double, en rapport avec une autre Loi qui énonce que tout ce qui descend doit ensuite monter ou que tout ce qui circule dans un sens doit ensuite circuler dans l’autre, et ainsi de suite.
Tout est double, toujours ! Et l’énergie en mouvement, à savoir quand il est question pour elle de circuler, doit pouvoir le faire dans les deux sens, d’un pôle à un autre puis du second au premier. Ceci est primordial et nous assure non seulement une vie éternelle, mais également un « retour à la Source. » Une vie éternelle, du fait que tout ce qui vit doit mourir pour ensuite revivre, sous une forme ou une autre et inversement (mort/vie.) Un retour à la Source, du fait que ce qui a commencé, en tant qu’aventure humaine et dans le mode « descente vibratoire des énergies », doit être suivi d’une remontée vibratoire vers la Source, soit vers l’Origine divine de notre humanité.
Pour mémoire, ce n’est pas chaque être humain qui est divin, c’est l’humanité, prise comme un tout, une entité, qui est issue des plans supérieurs et dont la Source se situe sur les plus hautes fréquences. En somme, tandis que l’origine de chaque être humain est son Soi Naturel, l’origine de ce qui devint à un moment donné « l’humanité » ou, plus prosaïquement, les tout premiers humains, sont de nature divine. Mais revenons à notre sujet du jour. Nous avons appris que ce sont deux lois particulières, la loi de préséance et la loi d’attraction magnétique qui sont à l’origine de toutes les naissances, sur Terre. La loi de préséance pourrait se résumer ainsi : pour que la nature d’une chose quelconque puisse circuler d’un point à un autre, il faut que la représentation de cette même nature soit déjà présente au niveau des pôles opposés mais complémentaires situés sur cet axe de circulation.
Ou, et plus sobrement, si un atome germe doit descendre dans la matière, il faut… Qu’il y soit déjà, ne serait-ce qu’en infime partie.
Cela peut heurter notre intellect savamment programmé, pourtant, l’idée est très logique et à plus d’un titre ! Pour qu’il y ait circulation d’énergie, il faut qu’il y ait auparavant un but qui donnera un sens et une trajectoire à cette même circulation. Toutefois, l’énergie n’acceptera de circuler, but, sens ou pas, qu’à deux conditions spécifiques. La première de ces deux conditions : il faut absolument que le but soit identique en Nature que ce qui s’en va à sa rencontre. La seconde, il faut absolument qu’il y ait une DDP, une différence de potentiel entre les deux pôles à partir desquels circulera cette énergie.
Si nous avons deux fois la même nature mais d’un degré de manifestation différent, alors l’énergie acceptera de circuler. Mieux encore : elle sera contrainte de circuler ! (Voilà qui devrait inspirer les adeptes de la visualisation créatrice.) Enfin, il a été spécifié que si le pôle naturel opposé à une énergie est « déjà là », soit quelque part en attente de manifestation ou de Rencontre, il faut qu’il y soit… Avant. Avant la circulation énergétique, donc. C’est là que nous pouvons admirer la beauté et le génie des Lois cosmiques en présence ! Car le « déjà là » ou l’« avant » (il faut que le pôle opposé soit déjà présent) n’est en rien une question de temps !
Le temps est un déroulement et donc, un mouvement. Or, avant que l’énergie du pôle positif, attirée par celle moindre mais identique du pôle négatif, ne se mettre en mouvement, à savoir qu’elle commence de s’écouler ou à circuler, il y a absence de temps, puisque absence de mouvement. Certains initiés du passé se sont demandé si le demi-atome germe placé dans l’ovule de la femme, l’était « avant » l’autre moitié, placée dans l’un des spermatozoïdes, ceci afin de respecter cette apparente notion de temps. En effet, et selon cette forme de « logique » typiquement humaine, si le pôle opposé mais complémentaire du spermatozoïde doit être présent au sein de l’ovule « avant » que l’énergie puisse circuler, il faut donc que le pôle « moins » soit placé en la femme avant que ne soit placé le pôle « plus » en l’homme.
En fait, les deux demi-polarités de l’atome germe sont placées non pas l’un après l’autre mais… En même temps ! L’astuce pour comprendre cet apparent paradoxe est d’associer le mot « avant » avec la circulation d’énergie, et non avec les deux demi-polarités de l’atome germe. Puisque l’énergie de l’un ne peut circuler qu’en direction de l’autre, nécessairement, les deux pôles peuvent apparaître en même temps et leur présence à tous deux sera effective « avant » que ne circule l’énergie, même s’il est question de quelques nanosecondes seulement. Notre intellect, lui, n’est pas formé pour faire face à ce genre de subtilité, mais les Lois cosmiques n’ont que faire de notre intellect et de son éventuel accord ni même de sa possible compréhension, pour se manifester tout de même.
Donc, au moment même où les deux polarités sont en place, l’énergie se met à circuler et l’énergie du pôle positif, vient se masser dans le pôle négatif, supprimant le premier au profit du second. En clair, c’est toute l’énergie du pôle positif, du demi-atome germe, qui va se déverser en direction du pôle négatif, ce qui supprimera ipso facto l’une des deux polarités, faisant de l’atome germe désormais complet, une « Monade », c’est-à-dire une unité de conscience non polarisée. Pour que cette Monade humaine ou « conscience individuelle » puisse remonter vers sa Source et effectuer le mouvement de circulation inverse, il lui faudra expérimenter le phénomène naturel inverse. La Monade non polarisée deviendra à son tour la moitié de quelque chose d’autre, qui demeure de l’Autre Côté du Voile d’Isis et retrouvera, de ce fait, une polarité, négative pour cette fois-ci.
Au moment de la fameuse « mort », en fait celle de la structure charnelle, l’étincelle de conscience ou « christique », située dans le cœur, au niveau du nœud sino-auriculaire (ou sinusal), de par sa polarité, retournera vers son opposé complémentaire, soit un pôle Monadique de charge positive. L’inversion de polarité permettra alors l’inversion dans la circulation de l’énergie. Au départ, quelque chose qui n’était pas (encore) nous est descendu dans la chair, après la vie terrestre, c’est la conscience de soi-même qui retourne à la Conscience Divine, cette dernière faisant office de pôle positif d’attraction.
Commettons ici un petit aparté, permettant de comprendre comment et pourquoi les forces d’involution dites « archontiques » ont pu, au moment de la mort, nous détourner de notre destination pour nous faire croire que nous devions absolument retourner à la vie terrestre et dans un autre corps de chair. Si la fameuse « mort » est synonyme de vie éternelle, puisqu’il ne devrait pas exister de réincarnation, qui est une pure invention des archontes, se réincarner, alors que nous sommes déjà une entité consciente, est synonyme de mort. Cela parce que notre Monade, au lieu d’aller rencontrer directement son pôle Divin opposé, est réorientée vers l’incarnation et, de ce fait, obligatoirement scindée, à nouveau, en deux polarités opposées mais complémentaires. C’est de là que naît l’expression « Monde de dualité. »
Mais comment font les forces d’involution, archontiques ou autres, pour nous berner et nous faire croire que nous devons retourner dans un corps, sur Terre ? Elles y parviennent en transformant les mémoires, qui servent d’expérience vivante et consciente à l’Être Suprême, en concepts de bien ou de mal. C’est le fameux « fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal », consommé par Adam, soit l’esprit, et Eve, soit la force vitale, autrement dit, les deux polarités de l’âme humaine. Autrement dit, tout ce que nous expérimentons, avons expérimenté et expérimenterons encore, doit juste servir d’expérience et ne surtout pas être jugé à partir de concepts dualistes.
Rien n’est « bon » ou « mauvais » : il y a juste ce qu’il est possible de vivre et ce qui n’est pas possible de vivre ou, et plus sobrement, ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas, dans un laps de temps défini. En inventant l’émotion de culpabilité à l’idée qu’une chose vécue n’aurait pas dû l’être, les forces d’involution ont laissé croire à l’être humain qu’il pouvait et même devait absolument « revenir » afin de compenser ses erreurs et, si possible, à ne pas en commettre d’autres. Évidemment, cette optique est meurtrière, car non seulement l’humain est incapable de ne pas être… Eh bien, humain, n’est-ce pas, mais de plus, en revenant, il commet toujours plus d’erreurs, selon la vision dévoyée des forces d’involution.
C’est donc une sorte de cycle sans fin qui s’établit ainsi, n’apportant que toujours plus de honte, de regrets et de culpabilité.
Sans compter qu’à chaque « retour » non prévu, la conscience personnelle s’éteint et ce ne sont que des fragments d’âme qui se réincarnent ainsi, de la simple mémoire, ce qui explique les fameux « souvenirs de vies antérieures. » Si l’être humain connaissait la vérité à ce sujet, il ne se flatterait plus d’avoir eu de nombreuses vies et d’être, comme on le dit « une vieille âme. » Nous connaissons déjà le but de ces forces d’involution : elles ont besoin de nos énergies animiques pour subsister. Elles se nourrissent, entre autres, de nos émotions les plus basses, de nos peurs, de nos angoisses et de tous ces sentiments dont nous avons appris à avoir honte.
Mais au départ, qu’est-ce qui était prévu pour l’humanité ? Il était prévu une seule vie sur Terre, dans la 3D, puis une évolution naturelle vers les origines mêmes de nos composants spirituels et animiques. Autrement dit, il était prévu que l’être devienne progressivement conscient d’être fait d’esprit et de force vitale (ou de pouvoir divin.) Il n’a jamais été prévu qu’une personnalité ou qu’une individualité apparaisse, issue des tribulations sans nombre d’une incarnation humaine, puis qu’elle disparaisse en revenant dans la chair, dans le secret espoir de compenser ses erreurs ou même, de « faire mieux. » Il n’existe aucune erreur à compenser et notre vie, à chacun, est forcément la meilleure puisque c’est celle que nous expérimentons ! Nulle honte, nulle culpabilité, car tout est permis bien que tout ne soit pas utile.
Le prêt animique, le fait que quelque chose vienne, rencontre des expériences et qu’il en ressorte une personnalité, quelque chose qui soit d’accord avec les épreuves rencontrées, les expériences vécues, ou que ne le soit pas, était simplement le moyen pour qu’apparaisse une conscience personnelle et géolocalisés. Ce qui est arrivé ensuite, bien que faisant partie intégrante de l’aventure humaine, n’était pas pour autant prévu par la Source. Mais cette dernière a laissé faire car, bien souvent, ce qui n’est pas déjà prévu ou connu, est bien plus intéressant, voire enrichissant que ce qui l’était au départ. On sait que l’un des buts connus de la Source est de permettre à la conscience universelle, à la conscience de l’esprit, donc, de se manifester au travers des innombrables formes qu’elle est capable d’engendrer.
Et le plus étonnant, dans tout cela, c’est que ce que peut manifester l’esprit conscient ne consiste pas en ce qu’il est mais bien en tout ce qu’il n’est pas. Mais ce dernier sujet est d’un bien trop haut niveau pour être traité ici et dans une seule et même conférence.
Serge Baccino