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Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Pourquoi l’incarnation ? But ou simple effet ?

Pourquoi l’incarnation ? But ou simple effet ?

 

Pourquoi l’Incarnation ? Nous pourrions en effet nous poser directement cette question. Autant, la réponse ressemblera à autre chose de très différent de ce à quoi nous pouvions nous attendre. En effet, quand on demande « pourquoi », au lieu de chercher une cause, nous recherchons un but. Nous avons donc tendance à trouver une explication plausible à notre présence sur Terre et pour se faire, nous chercherons surtout à trouver dans quel but nous sommes sur cette planète et « en incarnation », donc. Pour nous, raisons (pourquoi) et explications (parce que) doivent à tout prix faire partie de notre vie, cela au risque de réaliser, terrifiés, que nous ne savons rien ni ne maîtrisons rien du tout. Ce qui est généralement le cas.

 

Dès lors, le seul fait de nous questionner sur « les raisons logiques de l’incarnation », nous oblige du même coup à trouver, voire à inventer une ou plusieurs raisons légitimes. Il ne nous viendrait pas à l’idée, par exemple, que le fait d’être incarnés puisse être une incidence comme une autre, un effet secondaire. Pour nous, qui dit incarnation dit intention et donc, but présumé, car sinon, à quoi bon s’incarner ? C’est du moins le type de raisonnement couramment admis et ce, depuis bien longtemps. Un peu comme si nous demandions pourquoi la pluie, et que nous répondions « Pour arroser les plantes et les fleurs », prêtant ainsi à Dame Nature une intention qui relève uniquement de notre incapacité à percevoir les causes réelles ou les Noumènes, qui se cachent derrière les effets et les phénomènes.

 

Nous savons, bien sûr, pour quelles raisons exactes il pleut. Dans cet exemple, nous n’essayons pas d’expliquer le phénomène en nous basant uniquement sur nos observations et en cherchant à les faire coïncider avec nos processus mentaux les plus habituels et donc, aussi confortables que rassurants. De même que nous savons, désormais, que les éclairs, durant un orage, ne présument pas une quelconque colère des dieux. Pourtant, c’est exactement ce que pensaient les êtres vivants et conscients, à l’aube de l’humanité. Partant, et puisque le sujet de l’incarnation terrestre n’est pas universellement connu et interprété d’une manière égale par tous, nous pourrions imaginer que notre vision actuelle du sujet, ressemble à celle qu’avaient les premiers humains, au sujet de la pluie et des éclairs. Commencez-vous à comprendre où nous souhaitons vous amener, mentalement ?

 

Nous ne défendons pas une idée ou une quelconque croyance : nous nous basons seulement sur les faits. Si l’homme peut se tromper au cours de son évolution, et même si les erreurs commises alors tiennent compte de cette évolution, il y a fort à parier qu’en tout temps et tous lieux, il existe encore des hommes pour confondre un évènement poursuivant un but et relevant d’une volonté quelconque, avec le résultat naturel de forces impersonnelles qui interagissent sur des niveaux qui, pour le moment, échappent à notre compréhension.

À notre compréhension actuelle ! C’est actuellement que nous comprenons certaines choses ; c’est donc actuellement que nous devons en avoir bien d’autres à comprendre encore !

 

Voyons ce qu’enseigne la psy éso au sujet de l’incarnation terrestre. Selon cet enseignement plusieurs fois millénaire, puisque issu en droite ligne de la Voie de la Siddha (version laïque, 4000 ans avant J.-C.,) C’est une conscience individuelle non-incarnée et nommée « Soi Naturel » (ou Originel) qui produit le phénomène d’incarnation. Comment ? En essayant de comprendre « l’univers et les dieux » et donc, en cherchant surtout à se connaître elle-même, en tant qu’entité vivante et consciente, ayant quelques difficultés à se positionner par rapport à… A tout le reste de l’univers, pourrions-nous dire ici et pour simplifier. Or, que fait une personne qui s’interroge à son propre sujet ? Comment s’y prend-elle pour tenter de SE CONNAÎTRE mieux ? Réponse : elle explore la seule chose qui semble se trouver sous son nez : l’altérité.

 

Sous le vocable pratique d’altérité, nous plaçons évidemment les autres, certes, mais également les lieux et évènements divers. En somme, ce que nous nommons généralement « le Monde extérieur. » A ce stade de notre petite enquête, nous serions en droit de nous demander pourquoi venir sur Terre pour se connaître soi-même, attendu que de partout où nous sommes, nous pouvons nous étudier et donc, mieux nous apprendre. La première info cruciale offerte par l’enseignement de la psy éso se résume à ce que nous appelons « la Résistance à l’effort ». Un phénomène naturel et propre à la seule incarnation terrestre (ou physique), que certains continuent à appeler « l’Aspect Shaïtan » (Cela qui résiste à l’effort d’évolution, en gros.) C’est d’ailleurs de là que provient le mot « Satan », qui depuis ses débuts, a été mis à toutes les sauces plus ou moins relevées.

Il est parfois aussi question du Diabole (« Qui va dans un sens opposé à nos intérêts les plus immédiats ») qui est censé incarner toute force d’opposition auxquelles nous pourrions nous retrouver confrontés, lors d’une vie sur Terre.

 

Nous comprenons qu’au départ, ces termes issus qui de l’hébreu, de l’arabe ou du grec, possédaient un sens intelligent qui s’est lentement mais surement perdu, au fil des siècles. Bien que d’ici quelques décennies, bien peu seront ceux qui croiront encore en l’existence du Diable ou de Satan, du moins sous ces formes aussi archaïques que grotesques. Au départ, l’idée était simplement de souligner le fait que, sur Terre, il était difficile, pour ne pas dire mieux, d’obtenir tout et n’importe quoi sans efforts, et que même avec des efforts, il existait toujours quelque chose, homme ou évènement, venant compromettre nos buts, voire pour s’opposer carrément à notre volonté d’être humain.

 

Sur ce plan de conscience nommé « Terre » ou « Plan physique dense », il existe milles manières de rencontrer l’Adversité. Nous allons le résumer ainsi. Mais dans ce cas, une autre question apparaît : « Pourquoi, ailleurs c’est différent ? » Que dit la psy éso ? Elle répond ceci : « En effet, la Terre est le seul lieu de l’univers phénoménal où tout et n’importe quoi peut s’opposer à notre volonté et à nos désirs. Ailleurs, il n’existe aucune forme d’adversité, cela parce que Soi et Tout-Puissant et que rien ne peut s’opposer à sa volonté qui demeure en tout temps et en tous lieux, Souveraine. Sauf sur Terre ! » Voilà qui ne laisse pas de nous surprendre, n’est-ce pas ? Ainsi, la terre serait un lieu privilégié, voire unique ? Ce qui expliquerait « son But ou sa Mission », peut-être ? Rien n’est moins certain !

 

N’allons pas trop vite en besogne et ne recommençons pas à prêter à la Grande Vie des intentions qui sont typiquement humaines. Contentons-nous d’avancer prudemment et avec quelque chose ressemblant à de la logique, si possible. Nous savons, pour le moment et en guise de prémisses ou de matériel mental, que la Terre offre un cadre particulier à la conscience : sur cette densité spirituelle, la conscience ne semble pas régner en maître incontesté, bien au contraire ! Il y aurait… Disons « des forces contraires » capables de s’opposer à n’importe quelle volonté. Mais au fait… De s’opposer à la volonté de… Qui ? Ou de quoi ? Puisque nous sommes partis du Soi Naturel et « avant incarnation », il nous est proposé de partir du principe logique que c’est le Soi qui va expérimenter cette force de Résistance à l’effort et donc, d’opposition formelle.

Puisque c’est bien « dans la forme » (incarnation) que se manifeste cette force contrariante, et nulle part ailleurs, comme nous l’avons précisé plus haut. Reste à définir si c’est bien le Soi Naturel qui choisit de « descendre » sur Terre et donc, de s’incarner, ou si nous sommes en fait en présence d’un phénomène naturel au sujet duquel le simple quidam n’a aucune information. En effet, ces sujets relèvent du plus pur ésotérisme, voire de la Métaphysique, si l’on préfère ce terme, mais ne relèvent certainement pas des préoccupations majeures de monsieur et madame Tout-le-monde !

 

Sur son propre plan, le Soi est Souverain, a-t-on précisé en amont. Comprenez par-là que de ce seul fait, rien ne s’oppose à sa volonté ou à ses désirs et donc, RIEN ne vient contrarier ni même étayer ses réflexions. Plus sobrement, lorsque le Soi se questionne, il initialise une sorte de processus de Méditation profonde dans laquelle… Il se retrouve seul ! Seul et isolé de Tout le reste ! Il est donc difficile pour lui de penser sans s’isoler, voire sans dresser, autour de lui, des barrières mentales infranchissables, du moins par ceux qui ne partagent pas les mêmes réflexions que lui. Hélas, ceux qui partagent ses réflexions, partagent surtout ses questionnements ! Autant demander à un aveugle de conduire un autre aveugle ! La Loi en présence (concernée) est assez extraordinaire, cela dit. Elle indique que « penser intériorise, dynamise la pensée, mais ralentit la fréquence vibratoire de l’esprit impliqué dans le processus de créativité mentale. »

En gros, cela signifie que lorsque le Soi se met à penser assez fort à quelque chose, il produit en sa propre conscience un phénomène de « retournement » qui offre vie, force et durée à sa pensée et, surtout, lui procure un certain degré de « densité mentale » (et non pas physique.) Tout est fait d’esprit et seulement d’esprit ! le seul fait de penser produit donc des phénomènes mentaux que nous préférons nommer « Création Continue. »

 

Lorsque le Soi s’interroge, il tombe pour ainsi dire en méditation profonde et DONNE NAISSANCE à des formes mentales qui, par la suite, vont pouvoir vivre leur propre vie et se former un « destin » qui soit le leur. Un peu comme si les processus mentaux d’un Soi Naturel donnaient naissance à… A l’incarnation humaine ! Au départ, l’idée-germe, c’est-à-dire le sujet principal faisant l’objet de l’attention mentale d’un Soi Naturel (son questionnement, donc), se scinde en deux pôles opposés mais complémentaires qui n’auront qu’un seul but : se rejoindre puis s’unir. Du moins, c’est ce qu’ils tenteront de faire, même si c’est très loin d’être gagné ! En somme, le Soi engendre, en esprit et dans son mental, une forme d’attraction amoureuse qui sera, durant le temps d’une seule et même vie, le principal leitmotiv de la personnalité ainsi créée. Un leitmotiv qui restera, la plupart du temps, INCONSCIENT, et qui se contentera de POUSSER cette personne vers des gens et des expériences diverses permettant de favoriser le rapprochement aimant des deux polarités séparées durant le processus de « la naissance. »

 

De notre point de vue très limité, et pour cause, nous croyons assister à la naissance d’un enfant, sur Terre. En réalité, nous voyons naître les prémisses d’une Quête amoureuse qui ne se terminera qu’à la transition (mort) du véhicule d’expression physique (corps) de cette idée-germe que nous, nous appelons « une personnalité humaine. » Pour essayer de mieux comprendre, faisons appel à notre imagination. Imaginez, donc, que chaque fois que vous pensez très fort à une chose qui « vous travaille » (intéresse, perturbe ou interpelle), vous tombiez dans un profond sommeil peuplé de rêves étranges, sur lesquels vous n’avez aucune prise, aucun pouvoir, si ce n’est celui de suivre et donc, de subir plus ou moins son déroulement.

Dans ces rêves, vous rencontrez des tas de gens, vivez des milliers d’expériences toutes aussi différentes qu’enrichissantes, mais jamais vous n’avez le pouvoir d’intervention réelle, c’est-à-dire que vous n’avez aucun contrôle sur le déroulement du contenu formel de ces rêves. Tandis que vous rêvez ainsi, vous n’avez que deux choix, deux options, dirons-nous.

 

Le premier choix/option est de penser que vous êtes le jouet de forces obscures qui vous dépassent et dont vous n’êtes qu’une victime. La seconde option vous offre comme choix d’accepter le rôle de Témoin, de simple observateur, qui prend conscience de tout ce qui se passe dans ses rêves, sans pour autant se croire concerné par (ou impliqué dans) tout ce qui se produit autour de lui. Il est un fait que nous sommes tous « missionnés ». En clair, nous ne sommes pas là pour rien : nous poursuivons tous un But extraordinaire, car vraiment pas facile à atteindre, et qui consiste à « joindre l’autre polarité. »

Voyez cela comme deux petits aimants qui s’approchent l’un de l’autre et s’attirent mutuellement, ceci jusqu’à se coller l’un à l’autre. En nous se trouve un couple d’opposés complémentaires qui ne demandent qu’à s’unir et qui cherchent à tout prix à le faire, notre vie durant. Bien sûr, très peu y arrivent, c’est un fait. De même que très peu de nos questions existentielles, trouvent une réponse qui puisse nous satisfaire pleinement.

 

Ainsi, et pour conclure, nous pourrions dire que nous ne venons pas sur terre pour… Mais… Parce que ! Notre mission ne consiste pas à nous incarner : c’est quelque chose d’autre que nous qui nous incarne, si nous pouvons l’exprimer ainsi. A l’évidence, le bébé n’est pas capable de « souhaiter naître », et encore moins de se faire naître par ses propres moyens ! C’est la Nature qui s’en charge pour lui et à sa place. L’incarnation est le résultat d’un processus méditatif qui permet à un Soi naturel d’abaisser la fréquence de son esprit, afin de rendre objectivable (palpable) quelques-unes de ses questions les plus existentielles.

Par exemple, si le Soi Naturel veut savoir ce qu’il pourrait bien faire de sa vie, de son temps et de ses capacités immenses, cette simple réflexion va créer, de toutes pièces, ce que nous appelons « une vie humaine dans la chair. » Mais le Soi ne « fait » rien volontairement : lui aussi « est agi », il n’agit pas vraiment, puisque c’est inconsciemment qu’il produit le phénomène de l’incarnation. En assumant ses questions, il assume du même coup une certaine forme de « paternité spirituelle. » Mais le Soi Naturel ne « se produit » pas : il produit seulement des formes-pensées qui vivront désormais leur propre vie mais dont il conservera toutefois un certain degré de responsabilité.

Sauf si son rejeton terrestre réussit à s’affranchir de cette forme d’esclavage spirituel qui consiste à ne vivre que SELON ce qui a été précédemment pensée par tout autre que le « moi » humain, investi dans la cette expérience plus ou moins agréable de la chair.

 

Il est bien spécifié que le Soi ne « perd » rien en laissant ses idées-germes « prendre corps dans son mental créateur. » Ce n’est pas lui qui s’incarne, ni même « une partie de lui », mais son esprit qui « incarne » (donne forme et vitalité) à de processus mentaux jugés très importants. Comme le disent d’ailleurs les Rosicruciens, l’homme est un vivant point d’interrogation ! Il incarne une question et, en même temps, il incarne la réponse à cette même question.

Mais il ne joue pas vraiment les deux rôles à la fois : c’est deux parties, en lui, apparemment distinctes, qui incarnent les deux polarités de l’idée-germe de base (l’Atome-Germe du cœur.) L’une des deux polarités, nous la nommons « le moi humain. » Quant à l’autre, qui est plus ou moins virtuelle, nous l’appelons « le Soi. »

Si la personne physique ou terrestre réussit à répondre à l’interrogation qu’elle incarne, elle se transforme alors en « Réponse » et devient, à son tour, un être vivant et conscient complet, une individualité, autrement dit, un Soi et à son tour.

 

Dès lors, l’individu est libre de se questionner à volonté et de se fournir à lui-même les réponses qui lui conviennent le mieux. Du moins durant le laps de temps d’une vie humaine terrestre. Car ensuite, le cycle recommence mais avec un nouveau Soi Naturel, qui n’est rien d’autre que notre ancienne personnalité terrestre, devenue un Soi à son tour et qui, n’étant plus dans la chair, reproduira le cycle infini des « questions-Réponses », des couples d’amoureux épris l’un de l’autre et fondant d’amour inassouvi, l’un pour l’autre.

Certes la psy éso ainsi que la Voie de la Siddha se veulent bien plus précises sur ce sujet qui, ici, n’a été que vaguement effleuré. Mais ce sujet est si subtil et complexe, qu’il faut environ trois ou quatre années d’étude pour en comprendre l’essentiel. Et comme nous n’avons pas quatre années sous la main à nous consacrer mutuellement, nous mettront ici un terme à ce Dossier conséquent.

 

Serge Baccino

 

Mémoire personnelle ou Mémoire Collective

Mémoire personnelle ou Mémoire Collective ?

 

Nous savons tous, ou croyons savoir du moins, ce qu’est la mémoire. Nous savons au moins que chacun de nous possède apparemment une mémoire qui est sienne, attendu qu’elle le concerne plus ou moins, du fait qu’il était toujours présent lors des évènements mémorisés. Même si ces évènements ne le concernaient pas directement ou uniquement. Très bien, mais la mémoire personnelle, c’est quoi ? Nous pourrions généraliser et proposer cette définition : C’est la somme de tout ce qui a été vécu, appris, compris (plus ou moins bien) puis retenu.

 

C’est la version la plus simple et d’ailleurs, la plus répandue et acceptée de tous. Hélas, c’est également la plus mauvaise, et cela pour deux raisons. La première, c’est qu’elle part de la prémisse qu’il existe une mémoire différente pour chacun, alors que c’est la manière de mémoriser des évènements ou des idées uniques qui est propre à chacun. En second, du fait que cette version oblige l’homme à se référer sans cesse au connu et donc, en toute logique, au passé. Et se référer sans cesse voire uniquement au passé, est encore la meilleure façon de le faire durer, de l’initialiser à chaque moment présent durant lesquels on s’y réfère. Du coup, l’être ne vit plus que de ses acquits, ramène tout à eux, compare avec eux, refuse l’inconnu, car nouveau, quant il en a pas carrément peur.

 

Il est clair que de vivre de la sorte « dans le passé » tout en s’imaginant « vivre au présent » est encore la façon la plus rapide de saboter son futur ! Un futur qui consiste à un passé qui refuse de… Passer, justement ! Résultat, en fait de « présent », c’est le passé qui est présent en nous et qui ne nous quitte plus d’une semelle, nous colle à l’âme et ne fait, au mieux, que nous orienter dans la mauvaise direction. Pour évoluer, il faut aller de l’avant. Et il est difficile d’aller de l’avant quand on a le dos tourné au futur et l’attention mentale rivée sur le passé.

 

Il est important de comprendre, si on se prétend spiritualiste au moins, qu’il n’y a pas, qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y aura jamais de « mémoire personnelle. » Ne serait-ce que du simple fait que nous partageons presque toujours notre espace mental relatif à ces Mémoires, avec d’autres personnes qui ont fait partie de notre vécu ou qui participaient à certains évènement supposés être passés. Les psy éso affirment que chacun d’entre nous puise dans différents « secteurs » (on dit alors « départements ») de l’Inconscient Collectif. En clair, l’I.C. est semblable à un supermarché dans lequel chacun de nous vient faire ses courses, comprendre choisir, plus ou moins librement, les pensées et donc, les états d’âme qui correspondent aux processus mentaux considérés puis enregistrés comme étant « les nôtres. »

 

La chose n’est pas trop difficile à capter si on la compare à la baignade estivale. Des centaines de personnes sont à la plage, beaucoup sont dans l’eau, une même eau pour tous, à l’évidence, mais chacun des baigneurs occupe un certain espace relatif à l’emplacement de son corps dans l’eau. Deux personnes se baignant en simultané, n’occuperont pas le même espace physique dans l’eau. Pourtant, les deux sont bien dans la même eau et ce, en même temps.

Comprendre cela suffit à comprendre le processus de la Mémoire en rapport avec l’Inconscient Collectif (I.C.) L’I.C. consiste à la fois en un garde-manger mental de toute l’humanité et à la source de toute mémoire. Ceci est un peu plus difficile à capter, sur le moment, mais très logique également. Imaginez que vous possédiez un rayon entier dans un supermarché. Ce rayons est à vous et vous pouvez user librement de tous les articles qu’il contient. Ou pas ! Et c’est ce « ou pas » qui pourra vous faire « tilt », du moins nous l’espérons !

 

En effet, la première fois que vous consultez ce rayon dont vous venez de vous porter acquéreur, vous ne savez pas vraiment tous les détails le concernant. Vous découvrez chacun des articles et sans nul doute, certains d’entre eux « marqueront votre mémoire ». En fait, il n’y a aucun « marquage » réel, car les articles ayant attiré votre attention continuent à se trouver dans ce supermarché et vous pouvez y revenir et vous référer à chacun d’entre eux, du seul fait qu’ils demeurent dans ce même rayon dont vous êtes propriétaire et dont vous conservez l’usufruit. Cela dit, les autres rayons ne vous appartiennent pas et encore moins la grande surface ! Bien sur, vous pouvez aller jeter un coup d’œil sur les articles proposés dans les autres rayons, mais vous savez également que ces rayons ne sont pas les vôtres et d’ailleurs, la plupart de ces rayons et des articles qu’ils contiennent, ne vous intéressent pas !

 

Si vous vous êtes porté acquéreur de ce rayon contenant ces articles précis, c’est parce que tel a été, au départ, votre choix. Et tant que vous ne changerez pas d’avis, vous n’achèterez aucun autre rayon et donc, n’userez d’aucun autre article différents des vôtres. Dans cet exemple tout bête, le supermarché, c’est l’I.C. Votre rayon, votre « département animique », autrement dit, votre état d’esprit général, votre manière habituelle de penser, de sentir et donc, de réagir.

Il devient dès lors évident que, dans l’absolu, si nous ne choisissons pas toujours librement « quoi penser et comment » (éducation ou autre), nous ne sommes pas non plus obligés de penser indéfiniment les mêmes choses et de la même manière. N’importe quel adulte est capable de changer radicalement d’état d’esprit. Potentiellement du moins ! Bien que rares sont ceux non pas « qui y parviennent » mais qui en ont réellement envie.

 

Nous pourrions nous interroger, partant, au sujet du Channeling ! Pour commencer, nous pourrions nous questionner à propos non pas de ce qui est capté, mais de son origine exacte ! Captons-nous des êtres vivants et conscients ou ne sommes-nous tout bonnement qu’en relation avec… Les articles spécifique de l’un quelconque des rayons de notre supermarché ? Une sacrée question, n’est-ce pas ? Mais au fait… Le Channeling, comment ça marche, au juste ?

C’est une méthode qui consiste à établir un shunt mental avec d’autres consciences individuelles, d’autres plans de conscience ou, plus simplement, avec l’Inconscient Collectif. Huit channelings sur dix proviennent de l’I.C., un sur dix du plan des disparus et un seul sur dix des Maîtres voire des Grands Maîtres, pour les plus expérimentés.

 

On reconnaît l’origine ou la source du Channeling à son contenu et l’astuce est sans appel, hélas pour tous les médiums du dimanche que l’on trouve sur Facebook. Si le contenu du Channeling est connu et positif, alors il ne peut pas venir des Grands Maîtres et donc, du Second Réservoir. Il s’agit plus vraisemblablement d’un contact avec l’Inconscient Collectif ou, au mieux, avec un ancien étudiant de l’ésotérisme n’ayant pas atteint la Maîtrise durant sa vie sur Terre et se trouvant sur un Plan de conscience intermédiaire, c’est-à-dire et nécessairement, sur le Plan psychique. L’astuce est lâchée : « Si le contenu du Channeling est connu et positif, alors il ne peut pas venir des Grands Maîtres et donc, du Second Réservoir. » Autrement dit, en plus de l’I.C., il doit y avoir un autre Réservoir de pensées qui lui, représente, pour ainsi dire, « la Mémoire du futur. » Ou plus sobrement, un Réservoir de pensées non-encore utilisées par l’être humain lambda.

 

Les ésotéristes nomment « Akasha » ce réservoir de pensées à venir. Cela dit, puisque ce réservoir ou second supermarché est disponible, c’est qu’il existe déjà. Et s’il existe déjà, il appartient lui aussi au passé, en toute logique, puisque déjà là depuis belle lurette ! Toutefois, comme son contenu n’est accessible qu’à très peu d’individus (et donc, à aucune personnalité), on peut tout aussi bien dire qu’il est un réservoir du futur. Un jour l’humanité toute entière puisera dans ce second réservoir mental comme auparavant elle puisait dans le premier (I.C.) A la différence que si le premier ne nécessitait qu’un mode de fonctionnement mental de nature purement intellectuelle, le second réservoir nécessitera un Mental Illuminé et un niveau de conscience bien supérieur à celui communément expérimenté de nos jours.

 

En fait, ce Réservoir-là, le second, est connu de beaucoup de gens et pas nécessairement sous le nom d’Akasha. Les noms varient encore pour le désigner, mais un de ses noms modernes nous semble tout à fait approprié à ce qu’il représente (ou incarne) dans les différentes étapes de notre évolution humaine : « le Supraconscient » ou encore, bien plus connu et usité : « le Supramental ».

Mais ceci est une autre histoire…

 

Serge Baccino

Les relations toxiques

Les relations toxiques

 

Il est souvent question, sur la toile, des « relations toxiques. » Qu’est-ce que ces termes négatifs en diable peuvent bien vouloir dire ? Voici une version simple et aérée donnée par la psy éso : « Ensemble d’échanges, de relation à l’autre ou de communications, n’entrainant que des frictions, des problèmes et qui en arrivent à empoisonner l’existence d’un être, voire de deux. » En clair, cela signifie non pas que deux personnes ne parviennent pas ou ne parviennent plus à s’entendre, cela à cause d’une des deux personnes concernée, uniquement, mais bien du fait bien plus logique que deux personnes ont plus ou moins délibérément choisi de s’empoisonner mutuellement l’existence.

 

Notez la présence du mot mutuellement, qui fait toute la différence entre la version donnée par les psy éso, bien plus logique et honnête, car plus humaine, avec celle présentée par des personnes surtout désireuses de laisser entendre que la faute d’une relation toxique, dans un couple (par exemple) repose entièrement (et donc, uniquement), sur les épaules d’une seule personne à la fois. Il faut dire que beaucoup ont à cœur de laisser entendre que « l’enfer, c’est nécessairement les autres » !

En psy éso, il est parfaitement expliqué, du moins à ceux qui en suivent attentivement l’étude (sur trois années), que l’essentiel des relations humaines est basé sur une relation entre des schémas mentaux complémentaires, ET NON sur une relation naturelle et saine entre deux personnalités différentes et donc uniques.

 

Du coup, ce sont de vulgaires conditionnement mentaux qui se retrouvent ainsi en relation, et non des êtres humains ! Ce qui change un brin la donne, ne pensez-vous pas ? Si ce sont vos limitations intimes, voire vos défauts ou vos faiblesses plus ou moins conscientes, qui s’affilient à celles d’un autre, comment parler de « relation » entre êtres vivants et conscients ? Dès lors, il devient beaucoup moins urgent de trouver « le coupable » et de s’en débarrasser comme d’une vieille chaussette trouée, que de définir ce qui, EN NOUS, autorise l’autre à nous nuire, si nuisance il y a, bien évidemment.

Pour le dire plus simplement, s’il n’y avait pas, en certains d’entre nous, une chose qui ne demande qu’à rencontrer puis à « épouser » son autre moitié complémentaire, il n’y aurait pas de relations dites toxiques, seulement des relations humaines ordinaires, sans doute avec des hauts et des bas, comme on le dit parfois, mais certainement pas avec de telles rixes verbales et/ou physiques.

 

Nous pouvons dores et déjà en conclure que si une relation de couple est ou devient toxique au bout d’un certain temps, cela est dû au fait que des schéma mentaux toxiques empoisonnent ou commencent à empoisonner la relation. Ce sont les schémas mentaux, qui sont toxiques, pas les gens ni même leur relation. En replaçant le problème dans son contexte exact et réel, nous comprenons alors en quoi consiste LA RESPONSABILITÉ de chacun DES DEUX protagonistes de l’histoire. Et être (ou se vouloir) responsable, revient à être (ou à se vouloir) capable de se sortir du pétrin ! Car si c’est l’autre qui est responsable de la relation, alors c’est également l’autre qui a le pouvoir unique de la faire durer ou bien de la faire cesser ! Or, pour qu’il y ait relation de couple, il faut deux personnes couplées, n’est-ce pas ? Et non pas une seule.

 

Que l’un des deux compte uniquement sur l’autre pour que fonctionne la relation est une chose; que le premier y parvienne vraiment est une toute autre histoire ! Bien sûr, l’un quelconque peut FAIRE CROIRE à l’autre que la qualité de la relation repose sur ses seules épaules. Mais si l’autre le croit, n’est-il pas AU MOINS responsable de cette croyance immature au possible ? Un minimum de bon sens suffit pour répondre à une question qui ne devrait même pas en être une.

 

Certains s’étonneront : « Mais tout de même, il existe bien des hommes qui empoisonnent la vie de leur femme, non ? » C’est ce que l’on pourrait croire et que certains font tout pour faire croire. Peu importe qui, de l’homme ou de la femme, SEMBLE empoisonner la vie de l’autre : cet autre, quel qu’il soit (homme/femme), possède en son for intérieur, et au niveau plus ou moins inconscient, la polarité mentale capable d’attirer celle de l’autre. Nous savons, et par exemple, que les personnes qui adorent se faire entretenir ou assumer, attireront inexorablement (ou seront attirées par) ceux qui adorent s’occuper des autres ou carrément les assumer.

Chacun des deux croit plus ou moins conduire la relation, voire la contrôler, alors qu’en réalité, chacun des deux est tributaire des schémas de l’autre et ne saurait se produire sans eux.

 

D‘ailleurs, posons-nous la question : « Comment une relation peut-elle devenir toxique sans que l’un des deux au moins ne s’en rendent compte ? » Du même coup, cette autre question se pose : « Qu’attend la personne la plus consciente des deux pour se barrer ? » Et c’est à ce moment que les excuses fusent comme des feux d’artifice un soir de 14 juillet dans la capitale ! « Mais vous comprenez, son mec la terrorise, elle a peur de le quitter ! » Ou encore, mais en version plus hypocrite et lâche s’il en est : « Mais elle a des enfants, si ce n’était que pour elle, elle se rait déjà partie ! » Comme si les gens ne se séparaient jamais ou ne divorçaient pas, en fin de compte, peur ou pas, enfants ou non ! Attendre ne sert souvent qu’à se donner le temps pour trouver « la bonne justification » et voilà tout.

Du moins, celle qui convient à Monseigneur le schéma en présence qui SEUL, gère la relation. L’excuse peut être que l’on n’en peut plus, que l’on craint pour la santé physique ou mentale des enfants (très prisé, ça), etc. Dans tous les cas, volontairement ou non, une relation toxique cesse tôt ou tard. Ne serait-ce que quand l’un des deux refuse soudainement de donner la réplique à l’autre, dans cet échange  entre de simples schémas mentaux plus ou moins compulsifs.

 

Très bien, supposons, mais que préconise la psy éso, lorsque la personne a le cran (ou trouve enfin le courage) d’assumer sa part de responsabilité dans une relation toxique ? A ce moment, les choses deviennent tout de suite plus claires et saines. Il suffit de définir ce qui, en cette personne, offre à l’autre l’opportunité unique d’exprimer son propre schéma mental. Et la meilleure manière d’y arriver, c’est de s’inspirer de ce que la vie lui a offert à elle-même comme opportunité ! Car posons-nous la question : « Pourquoi une personne serait irrémédiablement attirée par une autre, puis vivrait ensuite le carcan, alors qu’il lui aurait suffit de n’être attirée que par une personne compatible ? la vie est-elle si cruelle qu’elle ne puisse nous faire connaître que le malheur ? Et dans quel but, d’ailleurs ? » 

 

Voici ce que répond la psy éso à cette question : « La vie ne vous veut aucun mal, bien au contraire ! Elle attire à vous ceux qui peuvent vous indiquer ce qui se trouve encore en vous, mais qui n’est pas vous et qui est à l’origine de souffrances bien inutiles. Ensuite, si souffrances il y a, elles ne sont là qu’à titre pédagogique, pour vous faire ressentir l’envie de vous débarrasser, non pas d’un autre être humain, mais de tout ce qui, en vous, n’est pas de vous, à vous ni même pour vous. » La vie est la plus grande et la plus formidable des écoles ! Et sans aucun doute la plus dure aussi, certes ! Mais que de choses apprises pour celui qui accepte d’apprendre sans trop rechigner ! Quelle évolution pour tous ceux qui acceptent de se sortir les doigts du…. De l’ego !

 

A toutes celles et à tous ceux qui pensent être en train de vivre une relation toxique, la psy éso a envie de dire ceci :  « Ne vous découragez pas ! Vous ne vivez pas pour rien ou des évènements inutiles, car c’est votre prise de conscience que ce que vous vivez ne correspond pas ou ne correspond plus à ce que vous auriez aimé vivre, qui vous offrira la force de vous sortir des griffes non pas d’une personne humaine, mais d’idées et d’émotions qui elles, n’ont plus rien d’humaines. »

 

Serge Baccino

Peur de vivre et de s’assumer

Peur de vivre et de s’assumer

 

Les jeunes gens de notre époque ont beaucoup de mal à gérer le libre arbitre et à s’assumer, sans pour autant empiéter sur la liberté et les responsabilités d’autrui. Ce qui est normal, vu que non seulement on ne leur a jamais permis de décider librement mais que de plus, n’ayant jamais été aux commandes d’eux-mêmes (école, éducation puis boulot), il n’ont jamais eu à assumer quoi que ce soit. Mais tous ne réagissent pas pareil, car tous ne gèrent pas leur peur de vivre de la même manière. Les uns vont devenir ce que l’on nomme communément « de grandes gueules », des soit-disant meneurs, mais qui, au font d’eux, sont tout autant incapables de choix et de responsabilité qu’avant.

Les autres vont choisir la voix « reposante » et continuer à se faire assumer, sans faire de vague et sans exiger quoi que ce soit.

 

Les deux versions, que nous nommerons ici et pour simplifier, l’active et la passive, sont aussi nulle à ch… L’une que l’autre ! La troisième version, qui est évidemment inconnue de tous, parents, éducateurs et patrons compris, est plus facile à vivre qu’à expliquer, attendu qu’elle n’a jamais été usitée. Et nul ne songerait à orienter délibérément les jeunes dans cette direction ! Autant créer des individualités impossible à gérer ensuite et donc, totalement libres, ou plus exactement, dangereusement libres, dans un monde où des gens qui s’imaginent « puissants », tentent de régenter d’autres personnes qui, comble de bonheur pour les premiers, s’imaginent faibles et dans le besoin le plus complet d’aide et de direction.

 

Mais en quoi consiste cette troisième faction de personnalités humaines ? En gros, elle consiste à s’entrainer à ne faire que ce que l’on ne sait pas faire et à ne plus faire ce que l’on sait déjà faire. Grosso Merdo ! Par exemple, on n’a pas été habitué à se démerder seuls ? Alors on ne fait que ça, allant même jusqu’à refuser d’être aidé ou même conseillé ! On sait faire une chose parfaitement ou presque ? Alors c’est classé : on évite le plus possible de devoir la faire, afin de ne pas risquer de s’endormir sur ses lauriers !

 

Le plus difficile, pour les jeunes, c’est de se passer de papa/maman !
Pourquoi ? La réponse est évidente ! Comme ils n’ont jamais appris à se débrouiller seuls, dès qu’ils essaient et qu’ils échouent (forcément) à y parvenir, ils se découragent et cédant à la facilité, retournent vivre « provisoirement » chez leurs parents. Parents que, généralement, ils n’aiment et ne respectent guère, voire détestent cordialement ! Ce qui, d’un autre côté et à un niveau plus ou moins conscient, ne leur donne pas une très haute opinion d’eux-mêmes, on l’avait compris aussi !

La solution est donc de « se jeter à l’eau », au lieu de se concentrer sur l’idée fixe (et rassurante) qu’on n’a jamais appris à nager. Une fois dans l’eau, l’intuition accourt à toute vitesse ! Bien sûr, l’ennemi de la troisième version est et a toujours été LA PEUR !

 

Il est effrayant de constater la dose énorme de peur qui se trouve enchâssée dans l’âme humaine des jeunes gens, en particulier ceux de sexe masculin ! En plus, et contre toute attente, plus les jeunes se sentent nuls, plus ils sont vaniteux et, évidemment, susceptibles à n’en plus pouvoir ! Ce qui rend leur apprentissage un tantinet délicat, pour ne pas dire mieux. Il est un fait que les parents ne voient pas comment ils pourraient éduquer correctement leurs enfants et afin d’y parvenir, imposer un minimum de respect à leur progéniture, et en même temps, leur apprendre à se passer de tuteurs afin de pousser bien droit ! Quels parents ne rêvent pas, ne rêvent pas eux et pour eux-mêmes, de donner à leurs enfants une éducation aussi solide que convenable ?

 

Solide et convenable pour qui, au juste ? Ne sommes-nous pas tous en droit de nous poser la question ? Bien que la réponse aillent tellement de soi, qu’il est rare que parents et éducateurs en tous genres, ne se hérissent pas ou ne s’affolent pas, à ce stade de nos explications d’une solution aussi ÉVIDENTE que rationnelle. Car la solution a toujours été sous le nez de tous les spécialistes de l’éducation (parents) et de l’enseignement (école.) Et bien sûr, sous le nez des parents !

Surtout de ceux qui se sont demandés pourquoi, malgré une éducation réputée quasi parfaite, leurs mioches avaient « mal tournés » finalement ! Ou comme le disent parfois certains parents qui, apparemment,  ne doutent de rien : « Après tout le mal que nous nous sommes donnés et les sacrifices consentis pour lui offrir une bonne éducation, voyez comme notre fils/fille réagit ! »

 

Il est clair et sans appel que la plupart des parents, pour ne pas avoir à écrire tous, attendent quelque chose de leurs enfants ! Ils attendent que leurs marmots RÉAGISSENT positivement à leur tentative de les plier à leur volonté ou, plus communément, à leur propre vision de ce qui est juste et bon, bien ou mal (entre autres âneries du même genre.) Partant, un enfant qui s’est volontairement plié (comprendre cassé en deux) aux exigences tyranniques de ses géniteurs, sera considéré comme étant « bien élevé » ! Encore heureux, ma foi ! Bien que d’après moi, cet enfant a plus été contrarié dans sa trajectoire spirituelle et sociale, que « bien éduqué ou élevé » !

N’est-il pas stupide d’affirmer d’un côté que nous sommes tous différents, et de l’autre, imposer une éducation et un enseignement scolaire identique pour tous ? Où est le bon sens, dans cette manière mentale de fonctionner ? Comment réussir à obtenir des jeunes gens sains et équilibrés, si ceux qui en ont la (lourde) charge ont un mental aberré ? « Les chiens ne font pas des chats », dit le proverbe !

 

Si le but des parents est de se faire respecter, alors leur éducation doit être orientée vers le respect, certes, mais de tous, pas seulement de leurs géniteurs. Mais le respect implique une certaine discipline, voire une souplesse mentale très relative ! Les enfants ont besoin d’une certaines poigne, comme on le disait jadis. Mais si le choix a été celui d’une éducation très stricte, il ne faut pas s’attendre, par la suite et une fois que les enfants ont grandi, qu’ils témoignent un amour incommensurable à ceux qui les ont obligé à témoigner une forme de respect qui leur paraissait alors inutile, déplacée ou même contraignante au possible. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.

De même si dans une famille comptant deux enfants, l’un voulait une chose que l’autre a obtenu ou, ce qui est plus répandu, qu’un des enfants soit obligé de suivre soit les traces de son père (ou de sa mère) ou pire que tout, soit obligé de COMPENSER les attentes frustrées de son père, qui, plus jeune et par exemple, voulait être musicien et que l’on a forcé à devenir menuisier ou mécano,  » comme papa  » ! Alors le pauvre gamin est obligé de « faire plaisir à son père » et devenir musicien ! A ce stade, c’est carrément l’horreur et ce degré-là d’égoïsme parental est absolument inexcusable !

 

Certains argueront du fait qu’eux au moins ont élevé leur enfant dans l’amour. La belle affaire que voilà ! Comme si d’office l’enfant avait besoin de ça exclusivement ! Ou même comme si c’était aux parents de décider seuls ce qu’il convient ou non d’offrir à l’enfant comme éducation ! Et après cela, on se demanderait encore pourquoi les gens « font des enfants » ? Mais pour qui d’autres que pour eux-mêmes et très égoïstement ?

Si on nomme cela la reproduction, c’est bien parce que les parents cherchent toujours à SE REPRODUIRE EUX, alors que la logique voudrait que ce soit les enfants qui  » expliquent  » (observation) à leurs géniteurs, ce dont ils ont vraiment besoin, ce qu’ils attendent de la vie, etc. Un peu comme si un enfant était autre chose qu’un jouet ou qu’un chien, voyez-vous ?

 

Mais qui agit de la sorte ? Non pas qui pense ou s’illusionne à ce sujet, je sais déjà qu’il y en a des masses, mais qui agit vraiment dans l’intérêt UNIQUE des enfants ? Un étranger le pourrait mais pas un parent. Il est trop impliqué, émotionnellement. Si cette affirmation vous choque, sachez que dans certaines peuplades d’indiens d’Amérique du nord, par exemple, les jeunes font des enfants aux alentours de la vingtaine puis, à peine les enfants nés, mis à part la tété au sein par la mère, l’enfant est tout de suite confié aux autres membres de la tribu, généralement des personnes âgées et pleines d’expérience (et de patience), qui se chargent d’offrir à cette nouvelle âme terrestre, l’éducation -non pas qu’ils désirent lui donner ou même celle que voulait offrir les parents, mais l’éducation qui correspond le mieux aux besoins de l’enfant.

Et il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat en psychologie pour être capable d’observer un enfant, sans passion ni a priori, cela dans le but de lui offrir la forme d’éducation ET d’enseignement, qui lui correspondent le mieux à lui, et uniquement à lui !

 

Ce type d’enfants est exceptionnel, car les résultats sont bien plus qu’encourageants ! En fait, il n’y a jamais de loupés ! Peut-on en dire autant de cette mascarade moderne que nous nommons « éducation » ou de ce bourrage de crâne mégalo-politique qu’on ose encore appeler « enseignement scolaire » ?

Avez-vous vu dans quel état de délabrement mental et psychologique sont actuellement nos jeunes gens ? Avez-vous remarqué, au moins, qu’ils ne savent même plus écrire convenablement et possèdent un niveau culturel général qui donnerait des sueurs froides aux profs de cours élémentaires des années soixante ?

Mais ils ont presque tous « BAC + quelque chose », lorsque ce n’est pas un diplôme plus supérieurement honteux encore ! Une preuve s’il en est de « la qualité indéniable » de ce que nous avons désormais à leur offrir, n’est-ce pas ?

 

Alors ? La solution ? La solution, tout le monde la connaît, en fait. Mais personne n’ose encore se l’avouer, et encore moins la mettre en pratique ! Il ne s’agirait pas non plus d’attirer l’attention sur soi, n’est-ce pas ? Ou du moins, de compter parmi les tous premiers à le faire. Ce qui est déjà nettement plus exact et précis.

Des réactions émotionnelles qui en disent long sur le degré de liberté des préposés à l’éducation et même, des disposés à avoir des enfants, mais surement pas prédisposés pour cela ! Certaine mères vont s’écrier : « Mais enfin, mon mari et moi-même travaillons tout deux : où voulez-vous que nous trouvions le temps ou l’argent, pour faire tout ce que vous conseillez avec tant de complaisance ? » La véritable question serait, selon moi : « Où avez-vous tirée cette idée qu’en voulant travailler les deux, vous pourriez tout de même avoir des enfants ainsi que le temps nécessaire pour vous occuper correctement d’eux ? » N’est-il pas égoïste, finalement, de faire des enfants alors qu’on pense encore à faire carrière et à gagner plus d’argent ?

Où sera la place exacte de l’enfant, dans cette équation « Maman et papa pas là mais plus de sous pour la famille bien que moins de temps » ?

 

Les psy éso sont les premiers à avoir parlé d’un problème délicat s’il en est. Ils sont sans doute les seuls à en parler toujours et d’une manière aussi abrupte, dirons-nous. Mais tourner autour du pot n’aide guère à le remplir, dit-on. De même que chercher à tourner autour d’un problème, ceci dans l’espoir de ne pas trop vite le réveiller s’il dort encore ! Nous sommes au 21e siècle, bon sang ! Devrions-nous encore plonger notre tête dans le sable à la moindre possibilité de froisser deux ou trois susceptibilités, quand bien même la nôtre compterait parmi celles menacées de vérité ? 

Sur dix parents, actuellement, au moins quatre regrettent d’avoir fait un enfant. Bien sûr, ils préfèreraient mourir plutôt que de devoir se l’avouer honnêtement ! Certains vont même jusqu’à refaire un second enfant, dans l’espoir de mieux cacher encore leur regret d’en avoir fait un premier ! Il fallait y penser, ma foi ! Mais ce qui est la partie supposée vexante pour quelques-uns, concerne plus les hommes que les femmes.

 

Sur dix couples avec enfants, cinq hommes au moins ne savent pas (ou plus vraiment), sur quel pied danser , autrement dit, comment se positionner, à présent que celle qui était leur femme est devenue la mère de leur enfant. Un enfant qui, désormais, est devenu prioritaire sur tout ! Surtout prioritaire, en fait ! Peu d’homme ont le courage d’avouer le marasme psychologique qui est désormais le leur, depuis qu’ils sont devenus papas. La peur a encore augmenté, si cela semblait seulement possible. Peur de beaucoup de choses, en fait… Peur de ne pas assumer cette petite vie supplémentaire qui leur tombe sur le coin de l’âme, à une époque où ils commençaient à peine à commencer à s’assumer eux-mêmes ! Peur de ne pas satisfaire la mère, aussi. Voire surtout ! Elle qui est désormais devenue si différente de la femme précédente, connue et… Aimée !

Aimée pour ce qu’elle était. Mais qu’était-elle ? Certainement pas une mère qui, désormais, passe le peu de temps de libre à assurer le rôle de maman. Un rôle épuisant pour elle, même si elle refuse de le reconnaître. Un rôle qui, parfois, la monte contre son mari, lui qu’elle prétendait tant aimer, précédemment. Avant la venue de cet être si petit, mais qui pousse des cris si forts !

 

A quand une école laïque pour apprendre à d’anciens enfants à être de nouveaux adultes ? Et par la même occasion, à quand une école laïque pour apprendre à d’anciens enfants à s’occuper des nouveaux ? Ne riez pas, ceci est très sérieux ! Pourquoi ne pas imaginer une école dans laquelle on apprendrait à de (trop) jeunes adultes à devenir des parents dignes de ce nom ? Se former sur le tas, ce n’est envisageable qu’avec un métier manuel, pas avec un être vivant, conscient et surtout, sensible ! Aucun être humain ne devrait nous servir de « coup d’essai » ! Au bout de combien d’enfants devient-on un bon parent, au fait ? Cela aussi, il faudrait se le demander, non ?

A moins que certaines questions puissent contrarier les gens comme il faut, vous savez, ceux qui n’apprennent jamais rien de personne, car ils savent déjà tout sur tout et même, comment on élève un enfant ? Auquel cas, le peu qui a déjà été écrit ici suffit pleinement à les décontenancer. Et il suffit surtout à celles et à ceux qui n’ont besoin que d’une poussée légère pour prendre un élan définitif dans leur vie d’adultes aussi matures qu’éveillés, mentalement.

Ce qui tombe bien, puisque ce n’est que pour cette dernière catégorie de gens que je couche ici ce qui devait être écrit seulement pour eux. Bien à eux, donc !

 

Serge Baccino

 

 

 

 

 

Une conscience, de nombreuses formes

Une conscience, de nombreuses formes

 

La psy éso enseigne qu’il n’existe qu’une seule conscience partagée simultanément par tous les corps. Autant dire qu’il n’existe qu’un seul être et que cet être se manifeste au travers de tout et de tous. Dans ce cas, chacun de nous consiste donc non seulement en « une forme divine », mais de plus, ce que tend à manifester cette forme divine DEVRAIT consister uniquement en l’Être suprême, le Christ, le Fils Unique de Dieu, etc., et selon les diverses traditions et dénominations connues et admises.

Mais si nous sommes bien tous issus de formes divines permettant l’expression de cet Être Suprême, pourquoi tout le monde n’est-il pas « suprêmement humain », si l’on puis l’exprimer ainsi ?

 

Les mystiques expliquent, depuis le fond des âges, que c’est parce que « Nous ne sommes pas tous au même niveau d’évolution. » Mais cette explication est au moins incomplète, puisqu’elle ne se base que sur UN SEUL fait, alors que selon l’enseignement ésotérique le plus pur, « Tout est double. » En fait, non seulement les êtres n’en sont pas tous au même niveau d’évolution, mais de plus, c’est ce niveau d’évolution qui permet OU PAS, une certaine prise de conscience. Prise de conscience que nous pourrions résumer à ces quelques mots : « Désormais, je sais qui Je Suis, en esprit et en vérité. »

Ainsi, même si chacun de nous est divin ou tout autre appellation du genre laissant entendre que l’homme est un être extraordinaire, en fait, nous ne sommes pas tous conscients de cette même vérité.

 

Dès lors, c’est cette différence entre les êtres, non pas liées à l’évolution mais au fait d’être CONSCIENT ou pas encore de la vérité de notre être, qui donnera aux uns des allures de Maîtres incarnés et aux autres, des allures d’humanoïdes à peine sortis de l’animalité. Les mystiques du passé se sont très longtemps battus avec ce concepts, cela parce qu’ils ne tenaient pas (encore) compte non pas seulement du développement de chacun, mais bien de son degré exact de prise de conscience de la vérité. Partant du principe (incomplet et donc inexact) que « les autres » étaient aussi divins qu’eux mais que leur niveau d’évolution ne leur permettaient pas de le réaliser encore, ils se trompaient d’adresse (ou de niveau), et croyant « traiter Dieu en l’homme », se retrouvaient en fait confrontés à l’homme en Dieu mais inconscient de sa Nature véritable.

 

Et traiter un être humain tel un Dieu sans se préoccuper de son niveau de conscience, équivaut simplement à flatter son ego au lieu de permettre au Divin de prendre le contrôle et d’imposer à ce même ego (ou « moi » humain) la place très secondaire qui devrait être la sienne. Au travers des âges, les Siddha puis les psy éso après eux (depuis les 400 dernières années), tentèrent de faire comprendre aux mystiques cette vérité. Considérer un être moins évolué et donc beaucoup moins conscient des faits, de la même manière que l’on traiterait un frère bien-aimé ou un être pleinement Illuminé, consiste non seulement en une grossière erreur psychologique mais aussi, impose à la personne ainsi considérée, une pression spirituelle qu’elle sera en peine de supporter bien longtemps. Notre comportement envers autrui est TOUJOURS important : chez un individu évolué, être traiter comme un être sain et pur l’encourage au moins ou le conforte au mieux, mais n’a pas le même effet que sur une personne très peu évoluée.

 

Or donc et pour résumer ce présent propos, bien que nous soyons tous faits d’esprit vivant et conscient, nous ne sommes pas tous CONSCIENTS de la chose, ni ne bénéficions pas tous du même degré d’Éveil. L’évolution est une chose (qualité et complexité des processus mentaux) mais LA CONNAISSANCE en est une autre ! Sans Connaissance véritable, un être humain, fut-il évolué, demeure une personne à laquelle il n’est pas possible de complètement se fier (ou de faire confiance sur le long terme.)

À l’inverse, un individu, une personne qui a choisi d’assumer la conscience de Soi au lieu de la personnification du « moi » (croyance d’être ceci, plutôt que cela), peut et doit être traité avec tous les égards. Les compliments comme les insultes n’ont plus, sur cet individu, les effets diviseurs voire ravageurs qu’ils peuvent toujours avoir chez d’autres personnes moins conscientes.

 

Chez une personne non-encore évoluée ou, à tout le moins, insuffisamment, c’est le « moi » ainsi que le Moi-Idéalisé qui sont majoritaires. En fait, la conscience individuelle n’étant pas encore éveillée, le « moi » humain (ou ego) est « victorieux par défaut » dans ce combat qui n’est même pas encore livré. Toute marque de respect, d’amour, de compassion ou même de patience, sera immanquablement perçu comme une marque évidente de faiblesse, ce qui poussera la personne encore conduite par son « moi » à tenter de prendre le pouvoir sur celle ou celui qui lui manifeste tant d’égard, allant jusqu’à le traiter comme son égal. Généralement, on appelle cette tentative pour s’emparer du pouvoir « un putsch psychologique. »

 

La personne dont seul son « moi » sera activé et son M.I. flatté, tentera une sorte de « forcing » et se conduira d’une manière aussi brusque que violente en vue d’intimider autrui et d’y associer définitivement son pouvoir. Une personne non-évoluée est toujours ouverte à la croyance qu’elle est « extraordinaire » et ne s’oppose jamais à cette idée qui flirte avec la manipulation mentale et le pouvoir temporel sur ce Monde.

À l’inverse, une personne évoluée aura tendance à ne pas accueillir favorablement cette même idée, étant déjà assez avancée pour être pleinement consciente de ses défauts et limitations. C’est déjà là un signe parmi d’autres, qui permet de savoir à qui on a affaire. Attention toutefois aux réactions exagérées de fausse modestie et de vanité authentique ! C’est là qu’un Mental Analytique en bonne santé s’avère être des plus utiles !

 

L’idée, qui ne souffre aucune considération religieuse, mystique ou moraliste, est donc de traiter chacun EN FONCTION de son niveau d’évolution, certes, mais surtout, de son degré de prise de conscience. Des personnes apparemment « peu évoluées », car franchement matérialistes, peuvent nous surprendre par leur philosophie en matière de relations humaines.  Dans l’autre sens, une personne se prétendant « spiritualiste » et instruite de ces choses, peut s’avérer franchement décevante, pour ne pas dire mieux, lorsqu’il s’agit pour elle de DÉMONTRER son niveau de conscience réel. En fait,  et selon l’enseignement de la psy éso, les gens qui PARAISSENT être très spirituels, ne le sont que bien rarement. Celui qui est quelque chose ne le paraîtra jamais, celui qui paraît être ne sera jamais.

 

Le paraître consiste en ce besoin de reconnaissance, de la part des autres, de son propre niveau de luminosité. Or, seul celui qui ne brille pas rêvera toute sa vie de briller. Celui qui brille déjà n’est même pas au courant qu’il brille, puisqu’il est occupé à le faire ! Les Maîtres du passé ressemblaient franchement à tout, sauf à des Maîtres ! En plus, ils auraient eu en horreur qu’on les prenne ouvertement pour ce qu’ils étaient, de toute manière.

Cela parce ce simple fait aurait lourdement entravé leur mission, d’une part, et d’autre part, parce que le but de tout vrai initié, est de mettre en avant la connaissance, et non sa personne transitoire et sans grande importance pour autrui.

 

La règle majeure : « Celui qui cherche à être important aux yeux des autres, ne réussira jamais à l’être à ses propres yeux. » Ce qui explique cette compulsion inlassable de celles et ceux qui passent leur vie à tenter de se glorifier auprès d’autrui. Si la méthode était efficace, elle aurait marché dès le départ et cela ferait bien longtemps qu’ils auraient arrêté de s’en servir ! Tenter une chose à plusieurs reprise, cela revient à admettre la simple répétition d’un échec, d’une vision erronée qui perdure. Rien que du très logique. Puisque cela semble si logique, pourquoi les Siddha du passé puis les psy éso des quatre derniers siècles, ont-ils eu tant de mal à le faire admettre aux gens ?

 

La question est en fait mal posée ! En effet, ils ont très souvent réussi à faire admettre le bon sens élémentaire se cachant derrière cette manière de voir, mais presque uniquement à… Des matérialistes ! Quant aux spiritualistes, il suffira, il me semble, de constater la manière dont ces derniers recevront l’idée en elle-même, pour comprendre beaucoup de choses les concernant ! Un spiritualiste « véritable » (et il ne s’agit pas d’une qualité) réagira défavorablement à cette idée, au mieux, et bondira comme un diable monté sur ressort dont ou ouvre la boîte, au pire ! La logique voudrait qu’ils soient les mieux placés pour comprendre puis pour admettre l’idée, n’est-ce pas ? Pourtant, deux sur cent seulement avoueront trouver l’état d’esprit en présence non seulement naturel et logique mais surtout, préférable à tout autre que lui ! Pourquoi cela ?

 

La réponse à cette question est de nature à contrarier lourdement nos chers spiritualistes modernes (du genre de ceux qui pullulent sur Facebook), qui se servent de concepts mystiques tels que l’amour, la compassion ou le pardon, comme d’autres se servent de menaces et autres techniques de manipulation mentale. L’emploi d’une arme létale leur étant pour le moment difficilement envisageable. Pour comprendre leur réaction souvent disproportionnée par rapport au sujet, il faut comprendre comment fonctionnent ceux qui se mentent dans l’espoir de réussir à nier tout ce dont ils sont bien conscients par ailleurs.

On peut aussi se poser la question qui ont fait les beaux jours des polices autour du globe : «  A qui profite le crime ? »

 

En effet, en quoi est-il utile, pour ces spiritualistes, de s’insurger d’une manière aussi violente, parfois, contre cette idée pourtant logique de « traiter chacun comme il le mérite, c’est-à-dire EN FONCTION de la manière dont il se perçoit lui-même » ? Présenté ainsi, la réponse devient évidente ! Ces personnes se prétendant « spiritualistes » sont en fait en recherche de reconnaissance et d’amour. Et imaginer qu’il serait possible qu’elles soient, elles aussi, traitées en fonction de la vision qu’elles ont d’elles-mêmes, les terrorise pour le moins ! D’où leur réaction souvent épidermique. En fait, plus une personne se ment à son propos, plus sa réaction sera violente. Cela peut aller des insultes à une tentative compulsive de faire taire celui qui se permet de dire ou d’écrire « tout haut » ce qu’elles espéraient continuer à ne penser que « tout bas. » Et il est évident que le domaine de la spiritualité attire fortement celles et ceux en mal de reconnaissance et d’estime de soi.

 

La chose serait naturelle, voire attendrissante et mériterait de ce fait toute notre compassion, en plus de notre indulgence, SI elle était reconnue en cas de besoin et le moment venu, à savoir lorsque la vie, sous les trait d’un autre, leur offre l’opportunité de grandir. Mais le but de ces personnes est de masquer ce dont elles ont honte et souvent, de cacher ce qui deviendrait une arme entre les mains de personnes mal intentionnées. Comprendre ici « Des personnes telles qu’elles sont elles-mêmes, car elles sont les premières à massacrer, psychologiquement parlant, celles et ceux qui font mine de se livrer en la matière ou à ce sujet. »

 

On dit que « l’homme est un loup pour l’homme », mais ceci est faux ! « Seul le loup est un loup pour le loup qui se cache sous les traits d’un homme tandis qu’il n’est encore qu’un loup. » Cette version est infiniment plus exacte et, surtout, honnête, car les véritables hommes ne deviennent jamais des loups pour leurs frères et les loups ne deviennent jamais des hommes tant qu’ils sont occupés à hurler en compagnie de la meute. Si vous décidez de tenir compte de cette Règle humaine (et non « divine ») qui consiste, pour mémoire, à ne traiter les gens qu’en fonction de leur degré de Réalisations consciente, n’en parlez pas, n’en parlez jamais à autrui ! Déjà parce que s’il vous faut en discuter, c’est que l’autre est encore incapable de comprendre ce que certains peuvent déjà se contenter de vivre. Ensuite, en parler vous confronterait à la vindicte de prétendus « spiritualistes » qui n’ont de spirituelle que leur prétention à l’être.

 

Il est inutile de vous faire des ennemis de ces gens-là, de même qu’ils est très imprudent de chercher à vous en faire des amis. Ignorez-les comme ils persistent à s’ignorer eux-mêmes, mais ne leur faite aucun mal, ils s’en font déjà suffisamment eux-mêmes, comme chacun le comprendra, tôt ou tard. Ces paroles de vie ne s’adressent qu’à ceux qui sont concernés par le « Tôt », laissant à plus tard cette intention de traiter tout le monde comme tout le monde le méritera alors.

Le but n’est donc pas de ne plus parler ou échanger avec les gens non-encore éveillés, mais de limiter de tels échanges au strict minimum, en privilégiant les échanges avec ceux qui se montrent à la hauteur non pas « de nos exigences », mais de leur propres prétentions, ainsi que de la qualité de ce que nous avons à proposer.

Pour le reste, la vie de tous les jours, ne cloisonnez pas mais évitez autant que faire se peut deux défauts connus : les gens violents, les personnes qui ne cessent de se plaindre ou de critiquer et ceux qui ont besoin de raconter leur vie et d’intéresser autrui à ce qu’ils trouvent lassant eux-mêmes.

 

Serge Baccino

Evénements personnels ou contextuels

Événements personnels ou contextuels ?

 

La psychologie ésotérique ou psy éso, enseigne ceci à ses étudiants : « Il ne vous arrive jamais rien à vous. » Comment peut-on affirmer cela ? Demandons-nous, tout d’abord, quels sont les évènements qui pourraient éventuellement nous concerner au premier chef ou en priorité ? Réponse : à l’évidence, tout ce qui a une incidence ou un impact sur notre corps physique. Dans tous les autres cas, nous ne pouvons prétendre être affectés par ce que font ou disent les autres. Ainsi, tout ce qui est de nature purement psychologique ne devrait avoir aucune incidence sur nous.

Mais nous savons bien que les choses ne se passent pas ainsi, n’est-ce pas ? Mais puisque impact il y a, comment l’expliquer ? Pouvons-nous prétendre être touchés par de simples mots, par exemple ? Les autres sont dehors et leurs paroles n’ont ni poids ni mesure et de ce fait, ne devraient pas nous blesser. Pourtant, lorsqu’il y a offense, il y a généralement blessure. Une blessure de nature psychologique, avons-nous à cœur de préciser alors.

 

Pour comprendre le phénomène en restant un maximum objectif, il suffit parfois de se remémorer la dernière fois en date où nous avons été affectés par les actes et les paroles d’autrui, bien que nous n’ayons pas été physiquement touchés. Comment pouvons-nous être « touchés », psychologiquement ? Parce que nous ressentons alors une vive émotion. Nous sommes donc émotionnellement touchés, par exemple vexés ou attristés. Posons-nous cette série de questions toutes simples : « Où est ressentie l’émotion ? » Réponse évidente : en nous. C’est d’ailleurs pour cela que nous la ressentons !

« Qu’est-ce qui nous permet de ressentir cette émotion, qui se manifeste en nous ? » Réponse : grâce à notre système nerveux, nos glandes endocrines ainsi que nos plexus, pourrions-nous répondre. Cette émotion se trouve donc en nous et c’est notre propre système nerveux qui nous permet de l’expérimenter.

 

Mais dans ce cas, que viennent faire les autres ainsi que l’extérieur, dans cette histoire, puisque selon toute apparence, nos émotions qui se produisent en nous ne devraient de ce fait ne concerner que nous ? A quel moment une autre personne que nous, intervient dans cette histoire, pour jouer un quelconque rôle, nous permettant ensuite, et peu s’en privent, d’impliquer les autres dans nos propres misères mentales et émotionnelles ? Soyons même plus spécifiques encore, plus pointus dans notre analyse : dans quelle mesure exacte et définitive, les autres peuvent-ils jouer un rôle, quel qu’il soit, dans nos perceptions intimes et de nature émotionnelles ?

 

La psy éso a été parmi les premières techniques d’enseignement ésotérique à expliquer correctement ce phénomène et à en démonter les mécanismes plus ou moins complexes. Il semblerait que le rôle des autres se limiterait au fait de parler de ce que la personne n’a aucune envie d’entendre ! Ou plus précisément encore, de tout ce qu’elle a eut un mal fou à refouler dans les tréfonds de sa subconscience, ceci afin de ne jamais avoir à le traiter et donc, à en assumer le contenu ainsi que tout ce qu’il implique par ailleurs. Ce qui expliquerait que face à une même remarque désobligeante, les uns se bornent à sourire tandis que d’autres se mettent dans tous leurs états.

La clef d’une correcte compréhension du sujet ne se trouvent donc pas dans la bouche de celui qui essaye de blesser, mais dans le cœur de celui qui ressentira cette blessure.

 

Prenons un exemple concret afin de bien nous faire comprendre. Imaginez un enfant qui s’entend dire régulièrement par son père qu’il n’est qu’un bon à rien, tandis qu’il voit sa mère, qui craint son mari, souffrir en silence mais ne jamais oser intervenir et encore moins lui tenir tête pour prendre la défense de son fils. Cet enfant va cumuler des sentiments aussi puissants que contradictoires.

Par exemple, il va soit haïr son père soit être démoralisé à la seule idée de lui déplaire, de le décevoir, etc. En même temps, il ne comprendra pas pourquoi sa mère, qui prétend l’aimer et être prête à donner sa vie pour ses enfants (sic), laisser faire les choses sans intervenir, sans réaliser l’impact que ces affirmations répétées ont sur son enfant.

Il y a fort à parier que l’enfant ne sachant pas comment traiter ces informations qui l’agressent de toutes parts, finira par choisir la seule solution qui soit à sa portée : accepter en silence (s’il aime son père) ou refouler sa colère en attendant d’être plus grand pour oser la laisser s’exprimer.

 

Hélas, refouler est un autre nom pour « oublier » ! Du moins, pour tenter d’y parvenir. Mais le mal est fait et les Mémoires dont le rôle est justement de se souvenir de tout, pour nous (le conscient) et à notre place, au bout de quelques années, l’affaire est oubliée. Ou presque. Toutefois, même rendu à l’âge adulte, l’enfant sera souvent sur le qui-vive : soit il ne tolérera pas que l’on remette sa valeur en doute, soit il ne supportera pas qu’on lui rappelle ce qu’il préfèrerait ne jamais avoir vécu.

Du coup, chaque fois qu’une tierce personne le traitera de bon à rien ou d’une façon capable d’évoquer cette cruelle période de l’enfance que l’adulte tente d’oublier, une forte émotion, celle-là même qui a été maintes fois refoulée, va ressurgir et la personne aura l’impression de revivre cette période de son enfance. Sa réaction dépendra de son caractère initial : soit il va se taire mais se sentir impuissant, humilié, etc., soit il va ressentir de nouveau ce besoin irrépressible de se venger de la vindicte de son père. Chose qu’il n’a jamais réussi à faire, pas même à parler de son ressenti à un père peut-être encore en vie mais qui, même affaibli, terrorise encore l’ancien enfant et donc, l’adulte d’aujourd’hui.

 

Nous pouvons déjà en conclure deux choses importantes. La première, que les autres ne sont responsables de rien. Ils jouent juste le rôle inconscient de « Révélateur », c’est-à-dire qu’ils ont apparemment pour rôle unique d’évoquer d’éventuels schémas mentaux présents dans notre subconscience. Mais ils n’ont pas le pouvoir de les invoquer ! Et c’est ce dernier détail qui est d’importance, car non seulement les autres ne peuvent évoquer que ce qui se trouve déjà en nous et qui gît donc en ce lieu intime sous notre propre responsabilité, mais de plus, ils ne sont pas capables d’invoquer (convoquer) nos schémas. Cela, c’est nous qui nous en chargeons seuls et tout aussi mécaniquement (ou inconsciemment.)

Pour avoir ce pouvoir d’invocation, d’Appel, il faudrait que les autres aient vécu les mêmes épreuves que nous, au même endroit, en même temps et en compagnie des mêmes protagonistes. Même pour des jumeaux, cela resterait hautement improbable, car nous sommes tous différents de par nos réactions face à la souffrance.

 

Dans ce cas, si les autres ne peuvent finalement que nous proposer de nous souvenir de nos (éventuelles) mésaventures passées, qui ou quoi possède ce pouvoir d’invocation sélective ? Qui ou quoi est capable de « sélectionner » un souvenir gonflé de souffrance et de le faire remonter à la conscience de veille (ou objective) ?

La réponse nous paraît évidente : c’est nous, bien sûr ! C’est bien nous qui étions-là et qui avons vécu ces choses, non ? C’est également nous qui avons accumulé soit de la colère ou de la rancune, soit de la tristesse ou du découragement à l’idée de déplaire autant à un père aimé, voire adulé. L’autre, à l’extérieur, qui évoque seulement l’idée de manque de valeur (par exemple), permet à la personne visée de revivre, en quelques secondes, tout ce qui avait été précédemment refouler. Mais refouler ne revient pas à extraire ni même à oublier vraiment. Cela se saurait, depuis le temps !

 

Un psychologue des écoles pourrait certainement expliquer ce phénomène du refoulement, l’évocation puis de l’invocation, cela, en termes plus ou moins équivalents. Mais là s’arrêterait sa prestation officielle, car il est certains terrains glissants sur lesquels les psychiatres et les psychologues académiques répugnent à se laisser conduire. Suivre un patient afin de l’aider à réparer son passé, implique de l’accompagner dans ce même passé. Un passé qui peut très bien réveiller le leur, qu’ils ont eu tant de mal à endormir, faute de l’effacer vraiment. Et « les académiques » ne savent pas guérir leurs patients, juste les faire parler ou les bourrer de médicaments, s’ils les jugent trop différents ou éloignés de leurs propres canons de la santé mentale. Neuf fois sur dix, les professionnels de la psychologie sont arrivés dans cette discipline à cause d’une enfance plus ou moins torturée mais pour le moins mouvementée.

Le  monde de la psychologie officielle (des écoles, donc) est très conditionné : il n’est pas question d’innover en matière de techniques d’investigations mentales. Sortie des écoles officiellement reconnues, vous ne pouvez pas être un professionnel de la santé mentale, un point c’est tout.

 

Autant dire que l’expérience de la vie, du « direct live », s’apprend avec l’intellect et doit absolument être sanctionnée par l’acquisition d’un diplôme qui, s’il semble récompenser des années d’efforts (études), sert surtout à conserver la main-mise sur l’activité de chaque praticien ! Personne ne semble remarquer ce léger détail. Un diplôme oblige à suivre, continuellement, les règles draconiennes incarnées par un bout de papier se prétendant honorifique et autorisant à pratiquer, mais selon les règles strictes imposées par des gens qui conservent ensuite et pour toujours, un droit de regard sur la pratique et donc, sur la crédibilité (valeur sociale) du praticien.

 

Demandez donc à un médecin si son cul ne dépend pas d’une simple décision de l’Ordre du même nom ! Et on est tous persuadés que ceux qui se font virer de l’Ordre auquel ils appartiennent, c’est uniquement à la suite d’une faute grave concernant leurs patients, et non qu’ils ont osé affronter la sacro-sainte puissance élitiste de leurs tyrans diplômeurs respectifs ! Avez-vous noté comment réagit un médecin lorsque vous lui annoncez que vous avez passé la nuit sur vos toilettes suite à la première prise de médicaments qu’il vous a prescrit lors de la visite précédente ?

Il s’en sort par un « Vous devez craindre ce type de molécules » (pour les plus expressifs) et se propose de vous prescrire un autre poison dont « les effets secondaires et indésirables » seront très certainement différents. Ou pas ! Vous êtes là pour le lui apprendre, en somme car lui ne le sait pas. De même pour les vaccins : plus ils sont nombreux et forcément « obligatoires » (sic) plus les professionnels de la médecine et surtout, de la pharmacopée, font voter des lois qui « les couvrent » en cas de problèmes et les libère de toutes possibilités de poursuites pénales. Si vous doutez, renseignez-vous, ne croyez-pas sur parole ! Mais laissons ce joyeux intermède pour poursuivre gaiement.

 

Si nous affirmions, à ce stade de notre développement, que toutes les expériences que nous vivons sont uniquement de l’ordre de l’évènementiel, nous aurions parfaitement raison ! Fait amusant, si nous affirmions conjointement que toutes les expériences que nous vivons sont de l’ordre du personnel, nous aurions également raison ! Serait-ce un Gag ?

Pas vraiment ! En fait, tout évènement pouvant être considéré comme étant « extérieur » et même s’il ne nous concerne pas et s’il n’évoque rien de particulier en nous, est « filtré » par notre mental et se rapporte nécessairement à des évènements appartenant à notre passé et qui se trouve de ce fait inscrits dans nos Mémoires. En clair, tout passe par nous, par le mental et ce qui semble se produire à l’extérieur, se produit surtout en nous, dans notre conscience.

A ce titre, tout est intérieur et le sera toujours. Cela dit, et pour simplifier notre approche de la psychologie comportementale (essentiel de la psy éso), il nous faut établir des protocoles mentaux et définir ce qui, pour nous, sera considéré comme étant « intérieur » et ce qui pourra être considéré comme étant « extérieur. »

 

La psy éso propose cet accord lui paraissant acceptable par tous, même si pas nécessairement complet ou même vrai : « Est considéré comme extérieur tout ce qui ne dépend pas de notre personnalité physique et morale, tel que les décors ainsi que les autres personnes. Est considéré comme intérieur tout ce qui ne dépend pas de nos sens objectifs mais se rapporte néanmoins aux perceptions intimes de notre personne physique et morale. » Autant dire que l’extérieur commence là où se termine ce que nous appelons notre « moi », notre personnalité ainsi que ses diverses modalités d’expression, corps physique inclut. Le problème intervient dès lors que ce qui se produit au-dehors et chez les autres, nous rappelle un peu trop bruyamment ce qui aimerait bien se produire aussi en nous mais que nous préférons ne plus jamais voir ou sentir se produire.

 

Un proverbe dit que la souffrance des uns révèle celle des autres. Nous préférons dire que la souffrance des uns oblige les autres à se souvenir malgré eux qu’ils souffrent aussi mais préfèreraient l’oublier si possible. Hélas, ce n’est pas possible. Autant s’attendre à ce qu’une montgolfière décolle plus vite si on rajoute dans sa nacelle, dix sacs de sable de 25 kilos chacun ! Pour être aussi libre qu’heureux, il faut se sentir léger et redevenir insouciant, tels les petits enfants évoqués par le Maître de Galilée.

Il existe en nous non pas un seul enfant intérieur mais deux ! Le premier s’est arrêté de grandir à cause de toutes les expériences douloureuses à vivre et qu’il n’a pas pu traiter correctement (en comprendre le sens réel.) Le second enfant intérieur s’est arrêté de grandir afin que l’adulte futur ressente un malaise à l’idée de laisser, derrière lui, ce que nous pourrions considérer comme autant de dettes mentales, des dettes contractées envers lui-même, en fait.

 

Si nous sommes sur terre pour apprendre, refouler une information afin de ne pas avoir à la traiter, est sans doute la pire insulte que nous puissions nous faire à nous-mêmes. Chaque expérience, bonne ou mauvaise, est porteuse d’information et nous permet d’évoluer. Mais nul ne peut avancer s’il se perd par morceaux et en cours de route. Il lui faudra faire demi-tour et affronter non pas son passé, mais TOUT ce qui pourrit son présent, de jours en jours. Nous espérons que ces quelques considérations plus ou moins techniques, vous orienteront vers de plus profondes et meilleures méditations.

Tout ne peut pas être évoqué dans cet article, car ces sujets font partie de l’enseignement bien plus poussé (et confidentiel) de la psy éso. Et aucun de ces sujets ne saurait être traité d’une manière exhaustive, à l’aide d’un simple et unique article.

Cette version-là est donc réservée au public et nous ne nous en excuserons pas, de même que vous n’avez certainement pas à vous excuser de ne pas avoir envie de mieux vous comprendre afin de mieux vous vivre. Pour cela, vous devriez suivre un enseignement long de trois années, voire plus, et vous apprendre et vous découvrir par cœur !

Voilà de quoi effrayer les plus courageux, ne pensez-vous pas ?

 

Serge Baccino