Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Soigner sans guérir

Soigner sans guérir

 

Si les psy éso voient d’un bon œil le fait qu’il y ait de plus en plus de thérapeutes, à notre époque, ils s’inquiètent toutefois au sujet non pas des formes « extérieures » qu’adoptent ces mêmes thérapies, mais du fait que presque toutes « oublient » un petit détail qui a pourtant son importance. Une importance vitale, surtout pour l’évolution spirituelle de leurs patients. Si peu de chose, en somme. Pour comprendre ce qu’oublient neuf thérapeutes sur dix, environ et pour rester positif, c’est la raison première, profonde d’une maladie. Une maladie n’arrive pas comme ça, au hasard ou juste pour faire suer sa victime : elle consiste en une sorte de signal d’alarme corporel. Le corps tente ainsi d’expliquer ce que l’entité psychique vit et qu’elle ne devrait pas vivre ou, et au contraire, ne vit pas et se devrait de vivre.

Sinon, autant affirmer que notre venue sur Terre, à tous, est le simple fruit du hasard et que tandis que nous sommes là, autant se divertir voire s’étourdir les sens plutôt que de s’emmerder. Et pour ce genre de raisonnement, il y a déjà les médecins et les scientifiques.

 

Si on se dit thérapeute, on doit également comprendre et donc savoir certaines choses relatives à l’âme et non plus seulement au corps. Une maladie exprime ce que la personne ne voit pas ou ne conscientise pas. Et comme l’origine d’une maladie est toujours inconsciente, le subconscient se débrouille donc, et au travers d’une maladie, quelle qu’elle soit, de nous faire savoir ce qui ne tourne pas encore très rond en nous ou bien ce que nous avons loupé et qui pourrait nous coûter cher un peu plus tard. On sait que le propre de la jeunesse, c’est d’être insouciante. Le corps qui est encore jeune est insouciant également. Du moins, durant un certain nombre d’années. Puis vient un moment où le corps décide de tirer la sonnette d’alarme afin de ralentir le train-train quotidien. Un peu comme s’il pouvait nous dire :

« Bon, les gars, fini de rire, il va falloir réformer certains états d’esprit morbides qui risquent de nous coûter un bras ! »

Le corps a en effet un sens de la répartie d’une force rare.  A tel point que si nous faisons mine de ne pas entendre, c’est une oreille qui commence par tomber au sol, histoire de nous indiquer qu’il serait plus responsable d’écouter, voire de guetter la prochaine alerte.

 

Et des alertes, nous en avons eu, nous en avons et nous en aurons encore. En fait, tant qu’il pourra y avoir des alertes, ce sera plutôt bon signe. Mais le jour ou cessent les alertes, le corps cesse également de fonctionner. Et le voici qui tout-à-coup, décide de faire grève. Une grève prolongée. Définitive. Et là, nous avons de quoi nous plaindre. Depuis l’autre côté du voile, évidemment. Mais il n’est pas utile d’en arriver là. Alors, soigner paraît être la meilleure solution, n’est-ce pas ? Eh bien non, ce serait même la pire de toutes les « absences de solutions » ! Du moins si le but est de soigner l’effet, c’est-à-dire de faire taire ce corps qui semble décidé à nous pourrir la vie. La maladie n’est pas une chose qu’il nous faut soigner sans se soucier de sa cause. Si vous dormez à poings fermés et que retentit le son strident d’une sonnette d’alarme incendie, allez-vous vous précipiter pour faire taire cette (ici un gros mot) de sonnerie de (un autre gros mot) ? Ou bien allez-vous tenir compte de l’avertissement et bénir la sonnette d’alarme, plutôt que de la maudire ? Sans cette alarme, vous seriez mort brulé durant votre sommeil ! Grâce à elle, vous pouvez prendre les dispositions qui s’imposent d’elles-mêmes et quitter le bâtiment ou la maison.

 

Malgré cela, depuis des décennies, la médecine officielle s’ingénie à créer des ciseaux très efficaces pour couper les fils électriques qui alimentent la sonnette d’alarme. Sous le prétexte que sa sonnerie est insupportable et empêche l’homme de dormir puis de mourir en paix. Durant son sommeil. Si nous continuons à ignorer les messages de notre corps, nous ne pourrons plus évoluer. Certes, nos chastes oreilles pourront se reposer et… Nous également.

D’un repos éternel, si cela nous agrée. Mais sommes-nous ici, là et maintenant, pour éluder les causes qui engendrent certains effets, cela sous le prétexte imbécile que ces effets nous dérangent durant notre sieste séculaire ?

 

Or donc, celui qui soigne l’effet (les symptômes de la maladie) sans se soucier DES CAUSES qui se cachent toujours derrière ces effets, a plus à cœur de faire taire l’alarme d’incendie que d’en éteindre les flammes qui, de toute manière, se déclareront tôt ou tard et incendieront la Demeure (le corps physique.) Être et demeurer en bonne santé, en bonne santé réelle, qui pour mémoire, consiste à être sain de corps mais aussi d’esprit, devrait compter parmi nos priorités, il me semble. Or, que voyons-nous arriver sur la scène des thérapies soit disant nouvelles ? Soit des praticiens plus soucieux de se faire une renommée que de vraiment soigner leurs patients, soit des personnages encore plus dangereux qui proposent à leurs victimes (ou à leurs clients, c’est pareil), de s’en remettre entièrement à leurs bons soins. Certains passeraient plus volontiers pour des vedettes de music-hall que pour de véritables praticiens.

 

Chacun y va de sa thérapie ancestrale et donc, démodée voire risquée pour l’équilibre psychologique de la personne supposée malade, alors qu’elle est seulement en manque de conscience de Soi. Quel intérêt il y a t’il à hypnotiser une personne incapable d’arrêter de fumer, par exemple ? Réponse : à la rendre doublement dépendante, ensuite ! La première forme de dépendance est déjà connue et usitée (la cigarette), la seconde forme de dépendance, bien plus grave, apparaît ensuite sous la forme d’un besoin grandissant des autres pour se libérer d’une forme d’esclavage psychologique. Immédiatement remplacée par un autre forme esclavage et, celle-là, beaucoup plus pernicieuse !

Car si tous ne fument pas, nombreux sont celles et ceux souffrant de dépendance à autrui ! C’est même devenu le mal du siècle depuis des années. Sans compter le symbolisme déplorable de l’hypnose, surtout à une époque où il devient urgent de S’ÉVEILLER ! Et de le faire seul si possible. On pourrait presque se croire confronté à un gag, à une mauvaise blague ! Ainsi, soigner les gens n’est en rien leur rendre service, si on n’accompagne pas ce soin de certaines explications. Et d’explications, le malade n’en a besoin que de deux, qui sont essentielles pour son équilibre psychologique à long terme.

 

La première consiste à l’aider efficacement à connaître, comprendre puis accepter l’origine psychologique (spirituelle, mentale) de ce qui n’est encore qu’un simple effet. La seconde consiste à l’aider à se libérer de notre aide, à lui apprendre à se débrouiller seul, sans l’aide d’un thérapeute-nounou ! Autant dire que puisque très peu de thérapeutes remplissent ces deux obligations vitales, très peu sont capables de conduire leurs patients jusqu’à la guérison. Car soigner est facile; même un simple cachet d’aspirine peut y parvenir ! Mais la Guérison véritable réclame autre chose qu’une dose même massive d’aspirine. Elle réclame de comprendre le message véhiculé par la maladie et d’apprendre ensuite à les reconnaître lors d’éventuelles réapparitions.

Guérir n’est pas affaire de temps mais d’investissement personnel. Il faut également comprendre cette autre vérité : ce ne sont jamais les thérapeutes, qui guérissent leurs patients, mais le patient qui s’inspire de l’aide ponctuelle du thérapeute pour réapprendre à se prendre en main et à ne plus se lâcher par la suite.

 

C‘est d’ailleurs pour cela qu’il existe des sortes d’écoles qui forment de véritables Thérapeutes, du moins celles et ceux qui ont vraiment envie et la volonté nécessaires pour être dignes de cette appellation. La psy éso est l’une de ces écoles, même si elle ne ressemble en rien à ce que l’on pourrait attendre d’une école ancienne ou même moderne. Son premier enseignement est pour le (futur) thérapeute qui, noblesse oblige, commence par apprendre à se soigner lui-même en vue d’une probable guérison. Lorsque le processus est entamé, la Guérison est juste affaire de temps. Puis viennent des formations spéciales, des séminaires qui permettent de comprendre le langage du corps et d’en faire profiter les futurs clients (ou amis, parents, car tous ne s’installent pas comme thérapeutes, en fin de compte.)

 

De nos jours, quelques livres d’avalés en la hâte, deux trois séminaires de deux jours et hop ! Voici un nouveau thérapeute tout frais pondu ! Il fut un temps, et il n’est pas si vieux, où les Thérapeutes Holistiques devaient étudier au moins cinq ans avant d’avoir la prétention de soigner et où les enseignants en ésotérisme véritable, subissaient douze années de formation avant d’oser enseigner à d’autres ce qu’ils avaient appris. De nos jours, tous doit aller très vite, n’est-ce pas ? C’est la raison pour laquelle tout décroît très vite également, et je parle ici de la qualité des soins et des thérapeutes eux-mêmes dont la plupart ne savent même plus ce qu’est une glande endocrine ou la double chaîne de ganglions du Grand Sympathique, par exemple. Autant dire qu’ils ne comprennent plus rien aux caractères propres à chacune des douze personnalité de base et aux transferts d’informations entre une personnalité physique et ce qui l’anime (l’âme.)

Quant à savoir le nombre d’entre eux qui ont étudié en profondeur l’âme humaine, je préfère m’abstenir d’avancer des chiffres. Inutile de vexer gratuitement ceux qui n’attendent qu’une excuse extérieure pour l’être et afin de tenter de se dédouaner ! Ce texte n’a pas été écrit pour flétrir ceux qui n’ont aucune patience et se précipitent pour soigner les autres, au lieu de commencer par se guérir eux-mêmes. Ce texte sert d’avertissement à ceux qui, malades et dépendants, n’ont plus envie de le rester. Si vous comptez parmi ces personnes-là, si vous avez assez de courage pour vous avouez votre dépendance à autrui et donc, votre peur de devoir vous assumer complètement, alors vous êtes dores et déjà à moitié guéris du pire des maux que la Terre puisse produire et conserver en son sein :

l’ignorance.

 

Se soigner est bien, se guérir est mieux. Et tandis que vous cherchez encore en vous-mêmes la force nécessaire pour vous passer d’autrui, ayez au moins le bon sens de choisir les bons thérapeutes. Je ne parle pas ici des plus connus ou de ceux qui ont reçu le plus de j’aime sur Facebook (lol) mais de celles et de ceux qui vont commencer par vous aider à VOUS comprendre, plutôt que de commencer par vous soigner. Les premiers veulent vous libérer d’eux, tandis que les seconds ont seulement envie de vous rendre plus dépendants encore, car ils ont très certainement une officine à faire tourner et, vous savez, avec toutes ces charges sociales… Mais la Nature a du vous fournir également en intelligence, alors à chacun de définir librement et par lui-même, ce qui semble logique et sain, et ce qui ne le semble pas. De toute manière, devinez qui, en fin de compte, subira le contre-coup positif ou négatif de cette sagesse ou de son absence ? Vous, bien évidemment ! Vous et vous seuls, en fin de compte, devrez assumer le contenu formel de vos croyances et surtout, de vos certitudes. Alors bon courage à vous et n’oubliez pas que vous êtes libres ! Même de décider de ne pas l’être !

 

Serge Baccino

Un devenir perpétuel (Dossier)

Un devenir perpétuel

Dossier – En une seule partie (texte long !)

 

L’homme se résumant à ses Mémoires, c’est-à-dire à son « moi », n’est pas quelque chose de réel, selon notre conception de quelque chose de réel. La preuve, il peut changer, évoluer et de ce fait, devenir autre chose que ce qu’il était précédemment. Or, la définition même d’une chose se situe au niveau de son invariabilité. Heureusement pour nous, d’ailleurs, sinon, nous deviendrions fous très rapidement ! Imaginez…

 

Prenons seulement l’exemple d’une maison, du lieu où elle est construite et du mobilier propre à cette maison, OK ? Toutes ces choses sont des « quelque chose », à savoir des constructions invariables dont la nature limitée et finie les oblige à n’être que ce qu’elles sont et à durer telles qu’elles sont. Une maison ne devient pas une poubelle ou un potager, du jour au lendemain, n’est-ce pas ? De même, elle ne peut pas le lundi se trouver dans tel quartier, et le lundi suivant se trouver deux pâtés de maisons plus loin ! Une maison ne bouge pas, ne varie pas, tout au plus peut-elle se dégrader avec le temps ou, à l’inverse, être entretenue au point de sembler neuve, mais elle restera une maison.

 

De même, le mobilier de cette maison pourra changer de place mais ne pourra pas devenir du mobilier en plastique s’il était en bois ou changer de nature de quelque façon que ce soit. Il pourra s’abîmer, être restauré et repeint, par exemple, mais il restera ce qu’il est en termes de nature et de forme générale. C’est d’ailleurs ce qui est RASSURANT pour nous, les êtres humains ! Ce qui est stable nous stabilise et ce qui varie sans cesse nous déstabilise au plus haut pointNous avons besoin d’un certain degré d’immobilisme, de stabilité, de permanence, du moins jusqu’à un certain point. Bien sûr, nous adorons parler de changement, d’évolution mais à condition que cela reste virtuel et donc purement dialectique.  Par exemple le bouddhisme tibétain qui prône l’impermanence depuis deux mille cinq cents ans mais tente toutefois de survivre de la même et unique manière. Apparemment, les chinois n’étaient pas de cet avis et ont fait office de karma collectif ou national. Le karma, ce n’est pas que pour les Occidentaux, finalement.

 

Nous rentrons le soir, chez nous, et nous n’avons pas la surprise déstabilisante de trouver un grand vide à la place de notre immeuble ou de notre maison. Nous n’avons pas non plus à nous questionner au sujet de notre adresse : si nous n’avons pas déménagé, nous habitons, d’un jour sur l’autre, à la même adresse et donc, au même endroit ! Voilà qui est rassurant aussi et nous pouvons nous détendre. Enfin, comble de luxe, lorsque nous désirons nous reposer, le soir dans notre canapé, nous ne tombons pas le derrière par terre, cela parce que le canapé a décidé brusquement de se trouver contre le mur d’en face ! Si personne ne l’a fait changer de place, il est très certainement situé au même endroit que la veille. Voilà qui est tout aussi rassurant, n’est-ce pas ? En plus, un canapé ne sert pas à se prendre la tête mais à se reposer au moins le corps. Pour la tête, nous verrons bien plus tard.

 

Nous sommes persuadés, finalement, que si nous ne faisons rien pour changer les choses, elles ne changeront pas toutes seules et par l’opération du Saint-Esprit ! Quelle joie ! Quel plaisir ! Quelle paix que d’en être intimement persuadés ! Oui mais voilà : tout ceci est un immense canular ! Toute cette mise en scène extraordinaire, digne d’une superproduction Hollywoodienne, ne repose sur rien de réel ou du moins, sur rien de concret ! Nos sens nous aident à nous laisser abuser gentiment, ceci afin que nous puissions VARIER SANS CESSE mais sans le réaliser ! Il est certain et véridique que nous ne supportons pas le changement et que nous avons un besoin viscéral de stabilité, voire d’immobilisme total ! Nos sens sont justement là pour nous le faire croire, car malheur à nous si nous devenions brusquement capables de réaliser la Vérité de notre être et tout ce qu’elle implique !

 

Si nous pouvions percevoir la ronde incessante des atomes, des planètes et des galaxies, nous hurlerions de terreur avant de nous évanouir d’un bloc ! Nous ne pourrions pas supporter de connaître la réalité des choses et des êtres et c’est justement pour cette raison tout à fait raisonnable que nous n’avons pas la possibilité de le faire. Saluons au passage la logique et la Bonté Universelle qui préside à notre vie ! Mais si tout bouge, se meut et change autour de nous, bien que nous ne puissions pas en prendre conscience, comment se fait-il que nous soyons la seule chose qui ne bouge pas, qui ne varie pas et qui, soyons honnêtes, n’évolue pas (ou si peu) ?

C’est là que nous allons avoir une grosse surprise ! Êtes-vous correctement assis ? Si oui, agrippez-vous à vos accoudoirs !

 

En fait, NOUS BOUGEONS ! Nous bougeons tous et à la même vitesse que « Tout-le-Reste » ! Toutefois, comme « Tout-le-Reste » se meut en nous et non pas nous en « Tout-le-Reste », nous n’en avons pas conscience. Ou plus exactement, notre conscience en est pour ainsi dire « différée » ! Il est un fait que nous avons besoin de stabilité, d’un point de vue purement psychologique. En fait, nous avons bien plus besoin de stabilité que de… Vérité ! Ce qui tombe bien ! On ne nous dit pas tout et, justement, nous n’avons vraiment pas envie, du moins pour le moment, de tout savoir ! Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des Mondes ! Personne ne pourrait nous cacher quoique ce soit et encore moins la vérité, si nous étions préparés à nous y confronter.

C’est ce qu’ont bien compris ceux qui dirigent le Monde et plient les autres à leur volonté unique. En réalité et pour être parfaitement franc, personne ne « plie » (ou n’oblige) personne. Mais comme il n’y a pas de pire sourd que celui qui refuse d’entendre, il n’est même plus utile de parler à voix basse en présence des sourds. Comprenez-vous ? Il vaudrait mieux pour vous mais là encore, vous avez (encore un peu) le temps.

 

Nous avons tous le temps. Le temps de comprendre et de réagir en conséquence. Nous disions que l’homme ne varie pas, n’évolue pas ? Est-ce seulement possible ? C’est ce que nous allons tenter de définir ensemble et ce, une bonne fois pour toutes. Nous disions également, en amont, que le propre de « quelque chose », c’est d’être invariable. Ce qui est la moindre des choses de sa part ! On ne demande pas aux choses de « durer » éternellement en l’état, juste de ne pas varier ou presque, d’une minute à l’autre, voire d’une année sur l’autre. Nous avons ce besoin irrépressible de nous rassurer comme nous le pouvons, comprenez-vous ? Et si une fourchette pouvait devenir un camion et une poule un édredon, nous serions catastrophés et il est à parier que nous perdrions rapidement la raison ! Il semble que la chose soit entendue, n’est-ce pas ? Nous pouvons donc voir de quoi il retourne au sujet de l’homme lui-même.

 

Un homme est le résultat de ses Mémoires, dit-on en psychologie ésotérique (et dans d’autres structures d’approches mentales de la réalité.) C’est ce qu’il a vécu et, notamment, ce qu’il a retenu (compris, admis, etc.,) de ce qu’il a vécu, qui définit l’être humain. L’homme est donc relatif à son « moi », c’est-à-dire à son identité terrestre, et ce « moi » consiste en la somme de son expérience vivante et consciente dans ce même Monde terrestre. Jusque-là, rien de bien difficile à comprendre puis à admettre pour vrai. Pas de quoi devenir anxieux pour autant non plus. Donc, poursuivons gaiement !

 

On nous a appris que le passé étant « passé », justement, nous ne pouvions plus le changer et, plus exactement, nous ne pouvions plus en changer la moindre miette. Apparemment et selon la « logique » en cours, une chose vécue ne devrait plus pouvoir l’être ou du moins, ne devrait plus pouvoir être « vécue autrement ». Nous ne devrions pas pouvoir revivre différemment un événement passé, cela au point de le rendre différent de ce qu’il fut jadis. Cela, c’est l’exposé du bon sens actuel ! Et comme tout le monde ou presque est d’accord avec ce type de raisonnement, alors tout le monde vit selon ce type de raisonnement. « Nous vivons toujours le contenu formel de nos pensées », explique la psy éso qui tire son enseignement de la Voie de la Siddha (version laïque.) De fait, pourquoi remettrions-nous en cause une chose acceptée par tous ou presque ?

 

Pour vérifier son bien-fondé au lieu de le tenir pour vrai et définitif ? Ce serait déjà une raison pas plus imbécile que celle qui consiste à perpétuer de simples croyances. Des croyances ? Mais oui, puisqu’il suffit à l’être humain de CROIRE qu’une chose est vraie, pour la rendre véritable, du moins pour celui qui y croit ! Et ce qui fait loi pour un seul être doit nécessairement faire loi pour un très grand nombre d’êtres, n’est-ce pas ? Alors puisque tout le monde ou presque CROIT en cette vérité, alors tout le monde ou presque doit nécessairement la vivre également. Quand des millions de personnes, voire des milliards, en ce qui concerne notre Monde, croient tous la même chose, alors cette vérité se transforme en une loi secondaire ou animique (animique = « relative à l’âme. ») Et qu’est-ce que l’âme, si ce n’est ce qui nous anime ?

 

Et si ce qui nous « anime » nous assure que « rien ne bouge ni ne varie vraiment », alors pour nous et pour nous seulement qui prêtons foi en cette croyance, la vie se transforme immédiatement en un long fleuve tranquille dans le lit duquel il est bon de s’endormir. Et de s’y noyer, sans doute. La preuve ? OK, allons-y de notre exemple concret ! Avez-vous déjà été amoureux ? Brusquement amoureux, si possible ? Oui ? Alors vous avez déjà compris ou n’est-ce qu’une question de temps linéaire pour que vous compreniez ! Lorsqu’on « tombe amoureux » (sans se faire mal), on voit brusquement la vie et les autres différemment ! On est léger, insouciant et on aurait presque envie de rouler une pelle à la vieille que nous croisons tous les jours dans le quartier ! Vous savez, celle qui nous lance toujours un regard suspect et qui serre plus fort son sac à main quand elle nous croise !

 

Mais qu’arrive-t-il au monde ? Au monde ? Il ne lui arrive rien ! Mais à nous, si ! C’est nous qui sommes tombés amoureux et c’est donc à nous qu’il arrive quelque chose ! Ou plus exactement, à nos sens ! Eh bien oui ! Nous voyons les choses différemment, réagissons différemment, etc. Jusqu’à ce que nous apprenions que l’élue de notre cœur couche déjà avec quelqu’un d’autre. Notre meilleur ami, au fait, mais peu importe ! Et là : patatras ! (Bruit approximatif.) Nous tombons encore mais cette fois, plus « amoureux » : nous tombons de haut. La vie devient grise, insipide et les gens sont tous moches et vils. Qu’est-il arrivé au monde, une fois de plus ? Au monde, rien, une fois de plus, mais à nous, c’est une tout autre histoire ! Nos sens semblent ne plus fonctionner de la même manière Que nous arrive-t-il ?

 

À nous, il ne nous arrive rien : nous venons juste de changer deux fois notre passé sans même le réaliser ! Nous venons encore et toujours d’employer le Pouvoir Divin de créativité, d’une manière aussi inconsciente qu’anarchique. Pour ne pas dire infantile, mais bref ! Nous avons changé notre passé, disions-nous… Mais ce n’est pas possible, voyons ? Ah bon ? Alors voici le premier changement et vous pourrez juger ensuite. En premier, nous étions comme d’habitude, cela parce que notre « moi » fonctionnait selon ses Mémoires habituelles. Pas de changement au niveau de ces « enregistrements », revient à n’instaurer aucun changement au niveau de notre vécu. Puis nous tombons amoureux ! Alors la chose s’inscrit fidèlement dans nos Mémoires ! Et comme « le passé », cela commence la seconde suivante à l’écriture dans les Mémoires, nous commençons à vivre selon des Mémoires nouvelles et donc, différentes ! Dès lors, l’expérience de notre vie devient différente aussi.

 

Nous appelons cela « être amoureux », la Vie appelle cela « évoluer ». Et si rien ne venait changer ces toutes dernières « lignes écrites » en notre subconscience, alors nous resterions indéfiniment dans cet état amoureux ! Vous avez bien lu cette première partie, ce paragraphe qui précède ? Cool ! Alors relisez le mieux ! Il contient la moitié du secret des Siddha mais la moitié, c’est le début d’un Tout ! Ensuite, que s’est-il passé ? Nous avons « subit » une nouvelle prise de conscience : nous avons appris que ce fumier de Gontran couchait depuis un moment avec l’élue de notre cœur ! Catastrophe !

Nous ne sommes plus amoureux, nous voici désespérés, au bord du suicide ou, plus exactement, avec l’envie furieuse de « suicider » le dénommé Gontran ! Nous venons d’écrire d’autres lignes à la suite des lignes précédentes ! Et ce sont les dernières lignes écrites qui comptent, toujours ! Et là aussi, vous avez bien lu ? Ah oui ? Alors vous savez quoi faire, et deux fois, s’il vous plaît !

 

Quoique nous offrent nos sens, comme connaissances ou prises de conscience, si elles ne sont pas nouvelles, elles ne touchent rien de « ce qui est ». De ce qui est enregistré en nous et que nous projetons ensuite sur l’écran mental de notre conscience, créant ainsi et avec tous les autres qui en font autant, ce que nous nommons « le Monde extérieur. » Il s’agit du phénomène de « réflexion », qui s’apparente plus à un système de projection cinématographique qu’à une simple « réflexion intellectuelle » telle que nous la connaissons et en usons sans cesse.

Il est un fait que ce sont nos pensées qui produisent le Monde tel que nous le connaissons, mais personne n’a jamais dit que c’était nos pensées objectives ou conscientes qui avaient le pouvoir de création.

 

Mais ceci est une autre histoire. Une connaissance profonde que nous réservons à ceux qui suivent nos cours de psy éso sur trois années. Les autres, ceux qui ne désirent que s’informer, surtout gratuitement, n’ont pas besoin d’en connaître plus pour le moment. La vie leur apprendra le reste mais là, ça leur reviendra bien plus cher ! L’expérience directe et sans aucune préparation, coûte toujours plus cher que de se préparer à cette même expérience. Et ce n’est que justice que de comprendre que nous obtenons toujours ce que nous désirons en secret. Et parfois l’inverse ! Et cela, ce n’est plus un secret pour personne. Sauf pour les plus jeunes enfants. Mais revenons à notre « moi » qui, pour quelque chose d’invariable, n’arrête pas de changer, en réalité !

 

Si le « moi » était « quelque chose », comme l’est un meuble ou une maison, par exemple, il serait lui aussi invariable, terminé, fini et il aurait des caractéristiques tout aussi invariables, n’est-ce pas ? Or, que constatons-nous, dans les faits ? Que nous avons tous et plus ou moins un caractère INSTABLE qui nous fait passer des rires aux larmes, de la colère à un profond désir de paix. Tous les êtres ne paraissent pas aussi instables, car tous n’ont pas le même degré d’intégrité mentale ou spirituelle ! La plupart trichent, soit par peur, soit par fierté mal placée. Paraître équilibré dans un Monde qui ne l’est pas, n’est pas signe d’honnêteté, bien au contraire ! Le niveau d’énergie ne saurait être constant, puisque ce dernier dépend de nos processus mentaux changeants.

 

Le « moi » est on ne peut plus « réactible » (ou réactif), car il remue au même rythme que les évènements extérieurs. Évènements extérieurs qui, à leur tour, sont le fidèle reflet de ce qui « remue » à l’intérieur du « moi », de ces Mémoires vivantes et donc, remuantes à souhait. Les anciens mystiques qui aspiraient à la paix, l’avaient parfaitement compris : ils se retiraient dans des monastères (terme qui signifie une seule lumière) ou se cloîtraient dans des grottes profondes, afin « d’échapper à la folie de l’homme », comme ils aimaient à le dire. Hélas ! Partout où ils cherchaient à s’isoler, ils se retrouvaient à chaque fois « en compagnie » de ces mêmes pensées de peur, de doutes, ainsi que de ce besoin de paix, résultant des mouvances guerrières de leur propre esprit ! Le fait de s’isoler des autres ne place pas un être à l’abri du « mal » ; il renvoie simplement cette Rencontre toute nécessaire à plus tard.

 

Cette « Rencontre » ? De quoi est-il question, au juste ? De l’effet miroir ? Certainement pas ! Il n’y a pas « d’effet miroir » ; il s’agit là d’une mauvaise compréhension du sujet originel. Ou du moins, d’une compréhension très incomplète. Si l’extérieur et les autres devaient éternellement nous renvoyer NOTRE propre image, alors éternellement, nous serions merdeux ! Il vient un moment où l’extérieur et les autres ne correspondent plus à nos Mémoires (plutôt qu’à « notre intérieur », qui ne veut rien dire.) Définitivement, sachez qu’il n’y a pas « d’intérieur » et « d’extérieur » : il n’y a que la Conscience et c’est au sein de cette dernière que se répartissent le « moi » et « Tout-le-Reste » de l’univers. Univers qui, forcément, contient « les autres », du moins la vision toute personnelle que nous entretenons de ceux avec lesquels nous ne nous sentons aucune affinité ou, et à l’inverse, nous croyons avoir des affinités.

 

Mais ceci faisant partie de notre « Rêve éveillé », de la Maya Divine, nous n’avons pas à nous en soucier. Le souci proviendrait plutôt du fait que nos Mémoires sont ce qu’il manque à notre univers inconscient pour devenir Pure Conscience. Mais là encore, nous passerons outre pour ne retenir que notre principal propos. Et ce propos est que le « moi » qui semble « faire exception à la règle », est en fait inclut totalement à cette Règle qui est valable pour TOUT et donc, pour TOUS. Notre « moi » bouge, remue et évolue sans cesse, comme l’y oblige les Principes de Vibration et de Polarité. Mais au sein même du « moi » se trouvent des formes mentales dont la fonction est de « retarder » l’Avènement de la Conscience, de faire en sorte que l’homme, sous prétexte de se sécuriser, de ne pas se faire peur tout seul, puisse avancer à son propre rythme et accueillir la Vérité uniquement lorsqu’il est prêt et disposé à le faire.

 

Diverses traditions ont donné un Nom à cette force intérieure de Résistance à l’effort de la Conscience pour envahir le Cosmos ! Certaines ont même opposé la Lumière aux Ténèbres, donnant à ces dernières un rôle peu reluisant il est vrai ! Dernièrement, nous avions « l’Aspect Shaïtan », nommé « Celui qui Résiste » ou encore « l’Adversaire ». Mais quelques imbéciles en ont fait « le Prince des ténèbres », parfois nommé « Satan » et d’autre fois encore « le Diable », violant ainsi la sacro-sainte règle de l’étymologie, qui est l’âme des Lettres dont nous n’avons, hélas, retenu que l’esprit.

Le mot « Satan » signifie « Celui qui résiste », sous-entendu : « Ce qui en l’homme résiste à l’évolution vers Dieu. » Et en faire un démon aux allures de bête immonde n’aide en rien à la compréhension, surtout à notre époque ! Les hommes sont vraiment d’incorrigibles gamins. Le mot « Diable » provient de deux racines grecques : « dia » et « bolein » qui signifient « Qui va dans un sens opposé » (sous-entendu : « opposé à nos intérêts véritables et immédiats. ») D’ailleurs, l’inverse du « Diabole » est le « Symbole » (de « sin » et de « Bolein » qui signifient « Qui va dans le même sens ».

 

En somme, notre vie est soit « diabolique » soit « symbolique », selon que ce qui, en nous, Résiste (aspect « Shaïtan » ou « Sha-Tan ») réussit à s’opposer ou non à notre bonheur, à notre bien-être. Normalement, nous avons tous ce désir puissant d’être heureux et sains de corps et d’esprit. Pourtant, nous n’y parvenons pas tous : pourquoi ? Réponse : parce que tandis que ce désir est CONSCIENT (ou objectif), le Pouvoir est et demeure dans notre inconscient. Il y demeure à côté ou mieux, juste derrière cette force de Résistance. Une force qui est plutôt notre « amie », du moins aussi longtemps que tels des enfants apeurés au moindre bruit, nous avons encore ce BESOIN VISCÉRAL que rien ne change jamais dans notre vie. Dès lors et tandis que cette peur est dominante, « Celui qui résiste », en nos Mémoires, en notre « moi profond », est en fait notre plus sur garant de vivre en paix ! Il est notre plus sincère « ami », en somme ! Qui songerait seulement à le blâmer ? Vous captez l’idée ?

 

Mais dès qu’arrive le BESOIN tout aussi viscéral d’évolution, celui qui était notre ami se transforme en l’Ennemi à abattre. Oui mais voilà : cet ennemi est en nous et fait partie intégrante de nous, même si, à nos yeux et désormais, il ne fait pas (ou plus) partie de nous ! Mais comment « localiser » ce nouvel ennemi, empêcheur de nous diviniser en rond ?  Il n’est pas nécessaire de le localiser : il est en nous et faisait préalablement « partie de nous » : il suffit donc de définir ce que cachent vraiment les expressions contraires « faire partie de nous » ainsi que « ne pas faire partie de nous. » Pour nous y aider, essayons de comprendre que certains états d’esprit qui sont toujours en nous et font donc partie de nous, ne sont pas ou ne sont plus « à notre avantage » ! Et là, tout devient plus clair !

 

Qui n’a pas, en lui, des règles de morale ou des interdits, issus de la prime enfance, voire de l’adolescence ? Qui n’a pas eu un parent ou au moins un tuteur, auquel il devait obéissance ? Qui n’a pas été forcé, en somme, de vivre et de faire l’inverse de ce qu’il aurait aimé vivre et faire ? La réponse tombe comme un couperet : personne ! Personne comprenant celles et ceux qui ne vont pas manquer d’affirmer qu’ils ou bien qu’elles n’ont jamais été « dans ce cas » ! (sic). En fait, tout le monde a été brimé durant son enfance, c’est aussi obligatoire qu’évident ! Sinon, nous serions tous morts, handicapés ou gravement blessés à la suite de notre inconscience juvénile ! Plus logique que ça, il n’y a pas !

 

Mais dans ce cas, pourquoi il reste encore tant de gens qui, à notre époque, se précipitent (ce qui est déjà suspect) pour affirmer bien haut que leur enfance s’est déroulée sans aucuns accrocs ou presque ? La réponse est évidente ! Reconnaître un problème en soi équivaut à devoir aller le rechercher pour l’extraire de soi. Autant demander à une personne apeurée à la seule idée de se vivre, de trouver en cette peur le courage de lui faire face ! Cela ressemblerait étrangement à un gag, ne croyez-vous pas ? Les psy éso savent reconnaître ceux qui ont terriblement peur de devoir évoluer. Ce sont les mêmes que ceux qui ont terriblement peur de devoir ainsi REVIVRE certaines choses qui les ont marquées en profondeur. Et si c’est très humain, c’est aussi très inhumain ce que se font ces gens qui reculent pour… Ne jamais sauter.

 

Un « moi » n’est, n’a jamais été et ne sera jamais statique, comprenez-vous ? Il ne le peut pas, un point c’est tout ! Autant affirmer que l’homme qui se tient sur la surface de ce globe, ne tourne pas en même temps que lui ! Par contre, il est un fait qu’il ne s’en rend pas compte, ce qui peut lui faire croire que ni lui ni même la terre ne tournent, en définitive. Et pourtant, elle se meut ! Le « moi » était préalablement protégé non pas du « mal » ou même du « Bien », mais d’une vitesse d’évolution qui ne lui aurait pas été profitable, bien au contraire. Mais les choses changent ! Le Monde évolue et depuis, il a énormément évolué ! Hélas, l’homme n’a pas suivi. Et il refuse désormais non pas seulement de « suivre le Mouvement » mais de rattraper le retard !

 

Voilà ce qui fait si peur à l’homme, de nos jours ! Il est conscient d’avoir pris du retard sur l’Horloge Planétaire et il craint de devoir lâcher tout ce qu’il possède déjà, pour obtenir tout ce qu’il ne possède pas encore mais devrait déjà posséder pourtant. Or, s’il connaît par cœur tout « ce qu’il lui tient à cœur » et qu’il lui faudra lâcher, il ignore encore tout de ce qu’il va lui falloir accueillir à bras ouverts. Alors il accepte de « bouger », certes, mais seulement « avec la langue » (en parole, pas en fait.) Voir à ce propos le niveau d’évolution immense atteint par tous ceux qui échangent la Lumière de Dieu qui reposent en eux, sur Facebook et par exemple ! L’amour, la paix, le pardon, et d’autres confitures identiques, dégoulinent par litres. Une fois cette coulée émise, difficile ensuite de s’en dépatouiller en conservant la tête haute. Bizarrement, seule la sincérité et l’humanité la plus authentique, ne dégoulinent pas des propos hautement philosophiques échangés. Serait-ce un signe des temps ?

 

En conclusion, nous dirons que le « moi » humain était préalablement « armé » d’une sorte « d’implant spirituel » (pour reprendre une expression livresque) qui lui était absolument nécessaire, cela pour compenser le pouvoir créateur de son esprit. Durant de longues périodes de temps linéaires terrestres, l’homme n’avait surtout pas à apprendre puis à savoir qui il était vraiment. Cette prise de conscience, plus que prématurée, aurait été carrément contre-productive. Il devait pouvoir vivre certaines expériences que seule l’illusion la plus totale pouvait lui fournir. Il n’était alors pas question d’éveil ou de sortir d’un rêve dans lequel l’humanité était volontairement plongée et duquel il n’était pas question qu’elle puisse s’extraire seule et sans intervention particulière sur lesquelles il est inutile de s’étendre ici.

 

Mais comme tout bouge, change et évolue sans cesse, nous voici rendus à une sorte de Carrefour spirituel. À ce niveau, une sélection peut être envisagée et elle se résume au fait de « libérer » certains êtres de cette Matrice Première qui était jadis hautement souhaitable, et de laisser les autres continuer à… S’y construire ! La vraie et unique question SEMBLE être celle-ci : faites-vous partie, vous qui lisez, de ceux qui sont aptes à « la Moisson Divine » ou bien comptez-vous encore dans le nombre de ceux qui ont peur de la nouveauté et de tout ce qu’elle implique ? Comment savoir d’une manière aussi objective qu’honnête, vous demanderez-vous peut-être ? En fait, là n’est pas la question, car sachez que la question posée ci-dessus n’était que simple rhétorique et ne nécessitait aucune réponse exprimée. Pourquoi ? Parce que cette sélection, cette « Moisson Divine » a déjà été décidée et elle est même déjà en cours ! D’ailleurs, elle se terminera « sous peu », du moins d’un point de vue du temps planétaire.

 

En clair, les Noms (signatures vibratoires) ont déjà été « tirés » de l’Urne Planétaire dans laquelle tous ont déjà placé leur bulletin. Vous ne devez donc plus vous inquiéter à ce sujet. Ceux qui « partiront » n’auront rien à craindre et encore moins à regretter ! Et ceux qui « restent » doivent comprendre qu’il ne s’agit pas là d’une décision arbitraire, de quelque favoritisme divin ou autre ânerie du genre ! Ceux qui resteront sont également ceux qui DOIVENT absolument rester, car encore « en construction » et donc non encore terminé en tant qu’individualités conscientes. Il est toujours un brin risqué de provoquer un accouchement au huitième mois de grossesse… De toute manière, cela échappe à notre volonté et à nos désirs à tous.

La sélection en cours est due uniquement à une préparation suffisante, et non à un quelconque « mérite. » L’enfant à naître mérite-t-il de naître ou bien est-il simplement prêt pour le faire ?

 Voici ce qui devait être écrit, voilà ce qui l’a été !

 

Serge Baccino (entre Autres.)

Ce qui vous arrive actuellement

Ce qui vous arrive actuellement

 

Cet article est un peu spécial. Cela parce qu’il s’adresse à des personnes un peu particulières qui, bizarrement, seront sans doute également les seules à ne pas se sentir concernées ! Ou si peu ! Ou alors, elles déclineront poliment (pour les plus évoluées) ce qui leur semblera être une « invitation » et préféreront se fier à ce qu’elles vivent et ressentent. Et là est le problème. Là est le piège qui pourrait bien leur coûter très cher, aussi bien d’un point de vue social que spirituel, en fait. Mais de quoi désirons-nous parler ici ? Nous voulons parler de celles et de ceux qui, en grand nombre désormais et chaque année qui va suivre, vont passer la toute première Initiation Planétaire.

 

Pour essayer de nous résumer sans pour autant trahir la Lettre, disons qu’il existe trois initiations dites « planétaires » (ou Majeures) accessibles à l’homme et de nos jours. Bien sûr, il en existe d’autres, mais ces trois-là sont les plus immédiatement accessibles, dans le sens où elles peuvent très bien et désormais, être passées toutes les trois et ce, en une seule vie terrestre. Il a été déjà écrit sur le sujet, mais entre écrire des généralités sur un thème et s’adresser directement à ceux qui sont désormais concernés au premier chef, il y a un pas. Un très grand pas ! Ce pas est désormais franchi. Ce pas, nous avions envie de le franchir. « Nous » étant celui qui écrit à l’aide de son clavier d’ordinateur et ceux qui lui inspirent plus ou moins ce qu’il écrit, depuis de très nombreuses années terrestres. Il y aura donc mélangé à la fois la partie humaine et une autre partie qui elle, ne l’est pas. Ou même ne l’est plus, voire ne l’a jamais été. Mais laissons cela pour nous concentrer sur nôtre sujet.

 

La toute première de ces trois formes d’initiations accessibles à l’homme moderne, se nomme « l’Illumination psychique ». C’est de cette première forme d’Illumination ou d’Initiation Majeure que nous devons traiter ici. Pourquoi celle-là en particulier ? Serait-elle la plus intéressante ou même la plus importante des trois ? Oui et… Non ! Non, parce que selon toute logique, plus les initiations avancent, plus elles sont importantes du point de vue de leur impact sur l’âme humaine. Et oui, cela parce que de cette initiation dépendent, hélas, toutes les suivantes ! Et nous écrivons bien « Toutes les suivantes », et non pas seulement les deux qui lui succèdent !

 

Autrement dit, même les futures initiations qui ne sont généralement passées que lors de la Vie hors de la chair, sur ce que vous nommez sans doute « Les Mondes de l’Après-Vie terrestre », dépendront de cette Première Pierre posée de ce qui deviendra un jour peut-être, le temple du Saint-Esprit, seul « lieu » que le Divin peut habiter et où il peut demeurer continuellement. Nous n’emploierons pas (plus) l’expression « Église du Christ », car elle ne signifie plus rien de bon ou d’utile pour les nouvelles générations. Et même si le mot « temple » est quelque peu vieillot, il est encore capable de véhiculer cette idée de pouvoir construire, pierre après pierre, une Demeure d’éternité à la Gloire du Très-Haut.

 

Or donc, cette Initiation ou forme d’Illumination première est très importante. Non pas en tant que « niveau de conscience », car ce dernier est hélas peu élevé, mais en termes d’impact sur les âmes-personnalités, sur ce qui, plus tard, deviendra peut-être et depuis la Terre, une individualité consciente et non plus un simple corps de chair animé par des programmations plus ou moins valorisantes et saines. Ou pour le dire au plus simple, de la réaction d’une personne face à cette expérience plus ou moins traumatisante, plus ou moins inspirante, selon les cas, dépendront TOUTES les Initiations ou formes d’Illuminations à venir. Si une personne qui « subit » cette première forme de « dés-identification » à la forme corporelle le vit mal ou pas comme cela devrait l’être, il est fort probable que le destin de cette personne ne soit pas spécialement positif ou même enviable !

 

Personne ne niera ce fait : à l’époque linéaire qui est actuellement la notre, presque plus personne ne sait ce qu’il convient de faire lorsqu’une personne qui nous est proche, passe par cette première forme d’éclairage quelque peu intempestif. Il n’existe plus, comme avant, des Instructeurs de Conscience, des êtres eux-mêmes assez évolués pour permettre à d’autres de passer ce cap traumatisant en toute sécurité. D’ailleurs, si vous lisez les récits de celles et de ceux qui pensent avoir subi cette forme d’expérience, vous constaterez que les uns vous parlent de « sombre nuit de l’âme », d’autres de dépression et d’autres encore de passage durant lesquels ils étaient persuadés d’être devenus fous ou de le devenir avant peu. Sans compter le nombre de suicides dont quelques-uns relèvent d’un refus catégorique de vivre ce qu’il est obligatoire de vivre lors de la première Illumination.

Si cette première Initiation se nomme « Illumination psychique », ce n’est pas pour rien ! Or, qui à notre époque peut se vanter de posséder un esprit sain et parfaitement équilibré ? Évidemment, il ne s’agit pas là d’une véritable question. Inutile donc de chercher à y répondre. La réponse est « personne ou presque. » Les quelques rares exceptions n’étant pas prévues pour s’intégrer à la majeure partie de l’humanité.

 

Nous sommes conscients que de très nombreuses personnes s’imaginent que l’Illumination psychique leur permettra d’être plus forts, plus équilibrés et donc, mieux « armés » pour affronter les difficultés de ce Monde… Comment vous convaincre qu’il n’en est rien et qu’au contraire, une personne sur cent, seulement, vit tranquillement cette expérience renversante à plus d’un titre et en ressort meilleure qu’avant ? Ainsi, nous ne chercherons pas à convaincre mais seulement à avertir. De toute manière, ne peut être convaincu que ceux non encore vaincus par leur intellect, ce Dragon de l’Apocalypse qui donne ensuite naissance à la Bête.

 

Nous n’écrivons pas ces lignes pour ceux qui s’imaginent être au-dessus de tout, de tous et de posséder déjà « l’ultime vérité. » Autrement dit, nous n’écrivons pas pour près de 98 % des actuels (ou futurs) Illuminés ! Nous écrivons pour celles et ceux encore capables d’apprendre et qui ne s’imaginent pas avoir atteint le dernier stade de l’évolution humaine en une seule expérience, aussi profonde qu’elle puisse paraître à celles et à ceux qui ignorent encore qu’elle ne représente que… Le Commencement !

 

Le Commencement de quoi ? Le Commencement de la Connaissance véritable, celle qui place l’homme à l’abri de l’erreur et de l’illusion. Autant dire celle qui placera deux pour cent (2 %) des Illuminés modernes à l’abri de cet orgueil épouvantable qui s’empare généralement de ceux qui viennent à peine de comprendre qu’il existe autre chose que les quelques misérables connaissances terrestres précédemment à leur portée. Dans les faits, qu’affirmons-nous ici ? Nous affirmons que de très nombreuses personnes sont passées, passent et passeront très bientôt, cette première Initiation nommée anciennement « Illumination psychique ».

 

Nous affirmons également que près de 98 % de ces dites personnes vivront très mal cette expérience qui, pour elles, sera surtout traumatisante, car elle leur retirera des béquilles qui avaient déjà pris la place de leurs jambes et elle fera tomber ceux-là mêmes qu’elle cherche à faire courir. Il n’est pas possible de remplacer d’un seul coup une somme colossale des croyances humaines rassurantes mais fausses, par l’équivalent de Connaissance Pure et véritable ! Le mental et la psyché humaine sont devenus bien trop fragiles pour supporter une telle tension sur si peu de temps linéaire. Autant brancher sur du 220 volts, une ampoule prévue pour du 12 volts. Le résultat, pour ce qui concerne l’ampoule, sera dramatique mais quasi instantané ! Mais pour l’être humain…

 

Notre but n’est pas d’effrayer ni de convaincre mais de prévenir. C’est d’ailleurs tout ce qui nous est permis de faire, car parler « d’aide » reviendrait aussi à parler d’accepter cette aide proposée. Et nous savons que notre main tendue ne sera saisie que par un très petit nombre, comme d’habitude. Comme toujours. C’est sans doute la seule chose qui ne change pas, quelles que soient l’époque, les ethnies et le lieu géographique ou planétaire. Cela en deviendrait presque « rassurant », si ce n’était l’effet désastreux que nous prévoyons pour les années à venir. Ne voyez pas là une tentative de prophétiser, car personne ne sait ou ne peut savoir ce qu’il adviendra, en fin de compte. L’esprit est puissant, mais l’homme s’en sert d’une manière totalement anarchique, ce qui rend impossible toute chance de « prédire son avenir. »

Lorsque l’homme se sera un peu calmé, qu’il sera passé maître dans l’art de se servir de son propre esprit (seconde Initiation/Illumination), alors il nous deviendra bien plus facile de prévoir un avenir probable pour l’humanité de cette époque linéaire.

 

Simple question de logique. Si vous avez du mal à comprendre l’idée, essayez donc de prédire les paroles et les actes d’une personne mentalement dérangée et vous percevrez vite à quelle compréhension nous désirions simplement vous amener. Imaginons que nous soyons qualifiés pour traiter de ce sujet. De toute manière, que risquez-vous en la matière ? Si nous avons tort, il ne sera rien arrivé. Mais si nous ne nous trompons pas, alors vous aurez eu l’occasion de mettre « les fesses de votre âme à l’abri », comme dirait celui qui pianote fiévreusement sur son clavier en nous demandant grâce pour ses deux doigts ! Puisque cela ne vous coûte rien, alors nous pouvons poursuivre gaiement.

 

En quoi consiste réellement cette première Illumination dite « psychique » ? Comme son nom semble l’indiquer, elle a pour mission de nettoyer d’un bloc et sans plus attendre, un des deux « pans » entiers sur lesquels reposent les processus mentaux ainsi que les états d’être humains. En clair, la personne qui subit cette première Initiation, se voit transformée d’un seul coup et à plus de 50 pour cent au moins ! C’est la partie « astrale », relative à l’émotionnel, qui semble se vider d’un seul coup et être remplacée par de la Lumière. Une Lumière aveuglante et qui, du même coup, aveugle plus de gens qu’elle ne les éclaire vraiment. Si peu sont préparés à cette expérience traumatisante !

 

Selon les personnalités, les réactions peuvent évidemment différer grandement voire du tout au tout. Il en va de même pour les effets ou « expériences vécues » à ce moment. Les uns vivront l’Illumination comme dans un rêve éveillé et en retireront une paix et une joie immense, d’autres seront terrorisés et cesseront de respirer le temps que l’expérience se passe. D’autres vont s’imaginer être devenus « des Avatars » et partiront sur les routes afin de sauver l’humanité ! D’autres encore se terreront dans des coins obscurs et oubliés de tous, tant leur paranoïa sera devenue galopante. La liste des diverses réactions n’est pas longue : elle est illimitée ! Mais nous aimerions que vous vous concentriez sur trois d’entre elles seulement, celles qui, selon nous, pourront vous aider un peu, soit si vous êtes directement concernés, soit si c’est l’un de vos proches qui passe par cette expérience quelque peu traumatisante, d’un point de vue purement psychologique s’entend.

 

La première forme de réaction est de bien vivre cette expérience (très rare mais possible pour quelques-uns) puis de se demander ce qu’il convient de faire, désormais. Ceux qui n’ont acquis encore que l’une des deux polarités de l’Illumination psychique, se retrouvent plus instruits de la Vraie vie, mais comme ils n’ont, fort heureusement, hérité encore d’aucune de ces facultés issues de l’astral, ils n’ont pas encore eu l’occasion de s’abuser complètement. On peut donc les aider et leur niveau d’intelligence ayant fait un bond en avant, ils sont donc assez souples pour accepter d’être instruits plus avant sur ce qui leur est arrivé et sur ce qu’il conviendrait de faire pour passer désormais à l’étape suivante. Ceux-là passent très facilement de la première Initiation à la seconde (Illumination spirituelle) et ceux, en quelques années et bien sûr, dans la même vie terrestre.

 

L’expérience nous a montré que lorsque l’une seulement des deux polarités de l’Illumination psychique est acquise, il est très facile d’aider la personne à aller plus loin. Pourquoi ? Et en quoi consiste la seconde polarité de cette même première forme d’Illumination ? Pour le comprendre, il faut savoir au préalable que le but premier et UNIQUE, de l’Illumination psychique, est (et a toujours été) de démontrer à l’homme que le plan astral est celui des illusions les plus terriblement séduisantes qui soit. Ou si vous préférez, le Plan Astral est si riche en imageries mentales séduisantes, que bien courageux est celui qui réussit à s’en extraire pour passer à la véritable vie de l’esprit. Du coup, ceux qui ont « la chance » de ne recevoir que des informations, sans être obligés de constater par eux-mêmes à quel point l’esprit peut créer les pires illusions, les idées et donc, le vécu le plus fou mais surtout, les plus attrayant pour l’âme humaine, ceux-là pourront sans encombres passer d’une forme d’Illumination à la suivante.

Mais ceux qui doutent, ceux qui ont besoin de ressentir que le pouvoir est chose illusoire, vont devoir surtout expérimenter le pouvoir démoniaque et « tentateur » de leur propre esprit. Le problème est que dans ce second cas, les gens ne font pas que « se prouver » que l’illusion paraît toujours étrangement réelle, en plus d’attirer les foules ! Ils deviennent accros de ce qu’ils vivent dans l’astral, et au lieu de s’en détacher, après en avoir vu le pouvoir illusoire, ils s’y attachent définitivement et même, refusent ensuite d’en sortir !

Dès lors, ce qui devait être seulement la preuve d’un danger imminent, se transforme en la preuve que la personne a dépassé tous les dangers et qu’elle est devenue « exceptionnelle » ! En effet, elle sent un tas de chose, quitte son corps, voit des êtres de l’invisible et copine avec les anges ! Du moins est-ce là ce que ses fantasmes devenus « réalités » lui font croire !

 

Et là, il devient plus qu’improbable de pouvoir aider ou même faire quoique ce soit pour cette personne. Allons plus loin au risque de choquer cruellement la plupart des spiritualistes modernes : 98 % des Illuminés de cette époque humaine sont devenus incapables d’apprendre autre chose que ce qui se trouve déjà dans leur tête ! Ils sont devenus vaniteux, imbus de leurs personnes et fascinés par l’astral. Autant dire qu’ils ne peuvent même pas imaginer avoir besoin d’aide ou que d’autres soient capables de leur apporter quoique ce soit ! Leur rêve de grandeur les enferme bien plus que la plus sûre des prisons humaines, faite de pierre ou de béton.

 

Nous ne condamnons rien ni personne ; il suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles puis de constater. Telle personne qui jamais auparavant ne s’était intéressée aux choses de l’esprit, vit brusquement une expérience qui la transforme puis la voici qui s’imagine faire partie des quelques rares élus sur Terre à avoir l’omniscience. Et comme ces personnes-là pensent réellement ces choses, elles les vivent réellement ! C’est ainsi que fonctionne l’esprit : « chacun vit toujours selon ce qu’il pense. » Les ésotéristes de jadis avaient reçu des outils que nous leur avions proposés. Ces outils devaient servir à diriger et surtout, à rassembler les êtres, et non à les disperser. Or, de vos jours, dès qu’une personne atteint la première forme d’Illumination qui, comme vous le constaterez un jour, n’est vraiment pas grand-chose, elle se précipite pour inventer une nouvelle philosophie à sa mesure et, bien sûr, en rapport avec ses propres expériences qui, comme par hasard, ne ressemblent à aucunes autres.

 

Alors nous essayons une dernière fois d’éclairer ceux qui n’ont jamais été autant dans l’ombre que depuis qu’ils s’imaginent complètement Illuminés. Mais cette fois, si ça ne marche pas, nous ne laisserons pas tomber ; ce sont les humains qui se seront passés définitivement de nos services et forcément, ne pourront plus partager ce qu’ils refuseront d’entendre et de comprendre. Ce texte est tel un Dernier Appel, une ultime Main tendue, non pas pour les 98 %, car ces derniers ont déjà pris leur décision de ne plus suivre que leur propre folie. Cette Main tendue est réservée aux quelque deux pour cent qui liront un jour ce texte et devront encore oublier, s’ils en sont capables, la main humaine qui leur a donné corps en votre Monde. Depuis toujours, il existe une forme d’ésotérisme réservé à celles et à ceux qui se préparent à passer le Portail de la première Initiation, voire celui de la Seconde.

 

Votre émotionnel a grand besoin d’être remplacé, car un simple nettoyage ne saurait suffire, désormais. La première Initiation ou Illumination est faite pour cela. Votre mental a besoin d’être réformé, vidé de ses miasmes puis réorienté en direction de la Seule Lumière qui soit, celle de votre propre Soi. La seconde Initiation ou Illumination est faite pour cela. Enfin, votre humanité a grand besoin de trouver un Principe Directeur autre que l’âme humaine.

Elle a besoin de La Lumière pour éclairer son Chemin. Et il n’est qu’une seule chose, dans l’Univers, capable de le faire. La Troisième Initiation ou Illumination divine vous permettra d’accéder à la plus Haute Lumière qui soit. Et selon la promesse antique, ce ne sera plus jamais la lumière de la lune ni celle du soleil qui éclairera votre route ; ce sera la Lumière Divine, directement, définitivement.

 

Alors votre être pourra s’élancer vers d’autres niveaux de conscience et quitter enfin cette zone d’inconfort mais qui est si utile, si rare, que l’on appelle « la Terre » et qui n’est, en fin de compte, qu’un énorme état d’esprit commun, partagé par des milliards d’êtres vivants et conscients. Vous pouvez faire de ce Monde soit un enfer, soit un paradis. Vous serez très nombreux à croire pouvoir choisir, mais seulement quelques-uns y parviendront finalement.

Soyez de ce Nombre qui fera la différence !

Bien à vous tous.

 

Serge Baccino (entre Autres.)

 

 

Supprimer le moi ou l’ego

Supprimer le moi ou l’ego ?

 

 

Dans certaines traditions anciennes mais jamais réactualisées, on trouve une idée assez étrange que depuis notre époque linéaire, plus personne ou presque n’a envie de cautionner. Il est par exemple question de mettre un terme définitif à certains aspects de notre être global. Nous y reviendrons plus tard. Nous comprenons, de nos jours, que tout ce qui est, possède un sens, un but ou au moins une fonction. Nous n’aimons pas certains animaux considérés comme étant des « nuisibles » et pourtant, une partie de nous conçoit cette idée qu’ils puissent avoir un rôle important à jouer dans l’écosystème, dans l’économie de la vie, comme on dit aussi.

En supprimant un de ces « nuisibles », nous risquons fort de nous retrouver rapidement envahis par d’autres supposés « nuisibles » dont les précédents étaient en fait les prédateurs naturels. Des prédateurs ayant pour rôle important de réguler le nombre des seconds. La Nature semble d’ailleurs fonctionner par groupes d’antinomiques, tels que le loup et le chevreuil, par exemple. Si on supprime les loups ou d’autres prédateurs/régulateurs naturels, il faudra inventer… La chasse !

 

Il en va de même pour ce que d’aucuns nomment encore « l’ego » alors qu’ils devraient plutôt le nommer le « moi » humain, par exemple, puisque cette partie de notre être global est justement celle qui se rapporte et se réfère uniquement à nos Mémoires, à un historique relatif à notre expérience humaine et personnelle. Tandis que l’ego est issu du mot latin signifiant « Je ». Le véritable ésotérisme ne saurait commettre une si grosse bourde, consistant à confondre le « Je  » (ou Ego, avec un grand « E ») avec cette partie transitoire, car toujours mouvante voire évolutive de l’être. Si le « moi » est censé « bouger » sans cesse, se transformer, évoluer, le Soi (ou Ego) se rapportant à la Conscience Une et indivisible, ne saurait être autre chose que ce qu’il est déjà, dans l’instant même, éternellement égal.

 

Si vous préférez, ce qui a « évolué » en vous et depuis votre naissance, ce n’est certes pas votre conscience, qui est invariable, mais votre « moi ». Ce « moi » qui consiste, vous l’aurez compris, en votre identité terrestre ou humaine. Identité qui peut s’enrichir et qui, de ce fait, n’est jamais terminée ou complète. Et encore moins définitive ! Le moindre problème est capable d’affecter le « moi », de le perturber. Mais rien n’est capable de perturber le Soi, ou « Ego » qui demeure toujours fidèle à lui-même, contrairement au « moi » qui se construit sans cesse. C’est ce « moi » qui a des prises de conscience et c’est aussi lui qui, tôt ou tard, accède à ce que l’on nomme l’Illumination.

(Nota : d’où l’intérêt de se nettoyer avant d’être illuminé !)

Si c’était notre Conscience d’être, nous ne pourrions pas, jamais, être Illuminés, car la Conscience l’est déjà, complètement et définitivement. Il semblerait que ce soit la psychologie moderne qui ait foutu la panique dans ce type de dénomination arbitraire, certes, mais fort utile pour s’y retrouver. Écrire Ego avec un petit « e » revient à faire allusion à une forme secondaire ou inférieure du « Je ». Autant se référer alors à un « petit christ » !

 

Or, le « Je » (Ego) n’a absolument rien de secondaire ou d’inférieur. Il est regrettable qu’à notre époque les gens se servent des mots sans plus aucun respect de leur sens premier, pour leur étymologie. Les psy éso font grand cas de la chose et s’appliquent à redonner aux mots et aux noms leurs Lettres de Noblesse. Ou l’on use du Français originel propre à l’ésotérisme, ou alors on le fait évoluer, cela au risque de s’y perdre soi-même. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à cause, bien qu’en partie, d’un mauvais emploi du sens premier des mots, qui pour réussir à nous entendre, devrait au moins être définitif. La Tour de Babel n’est pas qu’une simple allégorie ! Nous la vivons sans cesse du simple fait de ne plus nous comprendre. Le fait que ceux qui se prétendent aptes à traiter de spiritualité ou pire, de connaissance pure, aient surtout besoin de reconnaissance et de célébrité, n’arrange guère les choses !

 

Dès qu’une « découverte » est faite, entendez par là, dès qu’un homme de notre époque redécouvre ce qui était connu par les ésotéristes d’antan et depuis des millénaires, il se précipite pour y donner son nom ! Preuve s’il en est que le but n’est pas de « faire avancer la science » ou même « la connaissance initiatique », mais de porter aux nues le « moi » perturbé et toujours plus en souffrance, d’une humanité qui s’évertue à tout ramener à elle, alors que Tout y est déjà inclus. Celui qui a compris ces choses mettra toujours le savoir en avant et se tiendra tranquillement derrière, plus soucieux d’être « oublié » que plébiscité. Mais les gens sont devenus si traumatisés à force de ne pas avoir réussi à être, qu’ils ne cherchent qu’à glorifier une chose qui l’est déjà mais dont ils ignorent tout. Le Soi ou Ego, c’est-à-dire ce que nous sommes vraiment, est déjà bien plus que Glorieux, vous ne pouvez le croire !

Par contre, la partie qui est présentement impliquée dans l’Aventure Humaine, que les psy éso préfèrent nommer « le moi humain » (ou le « moi »), se rapporte quant à lui à la somme des expériences rencontrées par la Soi-Conscience dans la matière et par le biais d’un corps de chair. La Soi-Conscience, voyez-la comme Tout et Rien à la fois, comme de la conscience servant à « conscientiser » (rendre conscient) une expérience quelconque qui, sans elle, ne serait ni vécue, ni même rendue consciente en une quelconque mesure.

 

Nous pourrions dire que chaque être humain est accompagné d’une Conscience de Soi dont le seul but est d’être le Témoin Silencieux de tout ce qui sera vécu et expérimenté en une vie terrestre. C’est grâce à la Présence discrète mais omniprésente de la Conscience Unique – la même pour tous – que chacun de nous peut avoir conscience de son vécu et transformer de simples expériences linéaires en de la mémoire. Les psy éso nomment « les Mémoires » ce qui résulte de cette interaction entre la Conscience Unique en l’homme et l’expérimentation directe de la vie terrestre dans un corps de chair. Et ces Mémoires qui résultent de ce vécu journalier et sur des années durant, se transforment peu à peu en un « moi », en cette capacité de ramener à soi la somme de ces expériences. Le « moi » devient donc une forme secondaire de conscience, certes, mais une forme qui demeure uniquement relative au vécu terrestre d’une seule personnification.

 

C’est ce même vécu terrestre ou « moi » ou « Mémoires vivantes » que nous appelons parfois « âme humaine. » L’âme, c’est ce qui nous anime, n’est-ce pas ? C’est cela sa véritable et unique définition, merci de vous en souvenir à l’avenir. Mais… Qu’est-ce qui nous anime ? Autrement dit et si on prend l’expression à la Lettre, qu’est-ce qui nous rend ainsi vivant ? Réponse : la somme de nos pensées et des émotions qui en résultent nécessairement (on parle alors d’émotions connexes ou reliées.) Nos processus mentaux (pensées) et nos états d’être (sentiments, émotions, perceptions) sont ce qui nous rend « vivants » ? Mais oui, quoi d’autre, sinon ? Et notre conscience ? Il n’y a pas de « notre » conscience : il y a LA CONSCIENCE, une seule et même pour tous, uniformément répartis en chacun des « véhicules » (corps) animés par des Mémoires animiques.

 

Ainsi, nous comprenons que le « moi » humain est en réalité la somme de nos Mémoires qui elles, sont vivantes, tandis que la Conscience unique nous permet d’être tous conscients. Mais pas « à parts égales », comme nous allons le voir, au cas où nous ne l’aurions pas encore remarqué. Question : Pourquoi ne serions-nous pas tous conscients à parts égales ? Réponse : Parce que nous ne sommes pas tous « animés » de la même manière, par les mêmes schémas mentaux et que, de ce fait, n’étant pas tous conditionnés d’une manière unique, nous ne sommes pas tous conscients de la même façon ni à un même degré. Certaines mémoires sont débilitantes au possible, tandis que d’autres nous coupent carrément de notre Véritable Nature (la Soi-Conscience Universelle.)

Les Mémoires, c’est ce que nous avons vécu et qui persistent dans notre souvenir ? Non, hélas ! S’il s’agissait pour l’homme de ne retenir que le vécu réel ou immédiat, nous serions tous de très Grands Êtres ! En fait, nous ne retenons de ce que nous vivons, que ce que nous sommes capables de retenir de ce même vécu ! Et nous ne retenons que ce que nous comprenons ! Ce qui est très différent. C’est un peu comme se demander si nous comprenons bien tout ce que les autres nous disent, ou si nous comprenons plutôt ce que nous pouvons comprendre de ce qu’ils nous disent ! Vous captez la subtile différence ? Si oui, vous voilà déjà armés d’un solide savoir ésotérique ou psychologique, ce qui revient au même.

 

Ainsi, le « moi » ou « les Mémoires », c’est la même chose. Et comme nous comprenons tous à notre façon ce que pourtant, nous semblons tous vivre, simultanément, les « moi » diffèrent autant que diffèrent les Mémoires qui, pour ne pas l’oublier, consistent non pas à la somme réelle de notre vécu, mais au peu que nous avons compris puis retenu de ce même vécu. Il est d’importance d’insister même lourdement sur ce « léger détail » ! Reste à définir où se « stockent » ces Mémoires. Sont-elles dans le corps de chair, tandis que nous vivons ce que nous sommes bien obligés d’appeler « l’expérience terrestre » ? Évidemment ! Où voulez-vous qu’elles soient, sachant que c’est ce corps-là, « notre » corps physique, qui a rencontré toutes les expériences accessibles à la chair ! Pour ceux habitués aux articles et dossiers de ce blog, les Mémoires sont « cellularisées », c’est-à-dire qu’elles sont « engrammées » (gravées) dans chacune de nos cellules.

 

Le subconscient étant la somme de l’intelligence de toutes les cellules de notre corps, nous pouvons donc en conclure que c’est la subconscience qui se fait fort de conserver les Mémoires et, surtout, de les « restituer » à la moindre occasion de le faire. Raison pour laquelle la femme trompée à de nombreuses reprises, se montrera automatiquement suspicieuse lorsqu’un homme fera mine de la séduire. C’est d’ailleurs le subconscient qui a pour fonction principale (mais non unique) de gérer la somme de nos automatismes. Aussi bien ceux relatifs à notre physiologie (respiration, rythme cardiaque, etc.,) que ceux concernant notre personnalité et sa modalité d’expression la plus directe : notre caractère !

 

Notre caractère dépend essentiellement de certains réflexes mentaux relatifs à tout ce qui a été engrammé durant la période allant de la prime enfance à nos jours. Autant dire que nous sommes devenus, à force, des robots de chair bien plus que de véritables êtres humains ! Nous sommes conscients, certes, mais seulement au travers de nos conditionnements mentaux et de nos réactions émotionnelles. Si vous ne l’aviez pas encore compris ainsi, je suis désolé de devoir vous l’apprendre aussi brutalement ! Ceux qui se croient « libres » et qui sont fiers de l’être, sont surtout libres de s’exprimer à concurrence de leurs conditionnements mentaux ! Autant dire que leur liberté ressemble plus à de la « conditionnelle » qu’à une véritable relaxe, comme on le dit sans doute encore dans les milieux policiers.

Du coup, la femme qui prétend choisir librement de vivre seule, choisit en fait de se ranger sous la tutelle de ses conditionnements mentaux, à savoir de ses Mémoires ou de son « moi », ce qui revient au même. La peur de revivre les mêmes choses nous privent seulement de vivre, pas de ces choses !

 

Mais nous faisions allusion, au tout début de ce Dossier sur le « moi » ou « l’ego », de l’erreur qui consisterait à supprimer, sans discernement aucun, tous les animaux de cette planète considérés comme étant « nuisibles » à l’homme (ou du moins, selon ce qu’il a pu devenir comme homme.) D’anciennes traditions, affirmions-nous également, proposaient encore et toujours, des idées assez étranges. L’une d’entre elles et qui me semble être la plus dangereuse de toutes, est que l’homme qui désire être libre et éclairé, doit « tuer son ego ». Comprendre qu’il doit supprimer cette partie pourtant de lui, qui est censée l’empêcher, justement, d’être vraiment lui. Si nous passons rapidement sur l’ineptie apparente d’une telle version et si, au contraire, nous cherchons à en comprendre le sens premier et réel, que nous est-il proposé vraiment ?

 

Il nous est conseillé de supprimer carrément la partie de notre être global qui semble être « en souffrance » et qui nous obligerait ainsi à souffrir « nous » aussi. Mais posons tout de suite les bonnes questions, si vous le voulez bien ! Tout d’abord, qui est ce « nous » qui est censé souffrir à cause de l’ego ? Serait-ce la seule chose qui soit vraiment, j’ai nommé la Conscience Une et indivisible ?

Dans ce cas, il y a méprise pour le moins, car la Conscience ne saurait expérimenter la souffrance autrement qu’en étant le témoin détaché de cette souffrance se produisant en une partie de l’entité humaine. Si ce « nous » représente ceux qui participent à l’aventure humaine, alors il est question de nous supprimer nous-mêmes ! Ce qui pourrait s’avérer fâcheux.

 

Car cela qui est en train d’expérimenter la Vie, le Mouvement et l’être, comme disaient les Anciens, c’est justement ce « moi » humain ou cet « ego » pour ceux qui tiennent à tout prix à demeurer des « petits je » leur vie durant, tout en se défiant d’eux. La question à cent mille euros est donc : « Peut-on tuer ou supprimer  le « moi » ou ego ? » Sachant que pour l’instant du moins, la plupart des êtres humains SE RÉSUMENT à ce « moi » ou à cet ego, il me semble inutile de répondre à cette inquiétante question ! Mais essayons plutôt de trouver une raison humaine suffisante pour engendrer une telle idée. Quel est le but, en fin de compte ? Si c’est de se débarrasser de ce qui nous limite, cela peut devenir compréhensible. Mais si le but est de supprimer la partie de nous qui n’est pas à notre convenance, alors l’action envisagée (tuer le « moi ») est quelque peu exagérée.

 

Il est clair que les anciens mystiques avec presque tous peurs de leur nature humaine. Ils faisaient d’ailleurs tout leur possible pour l’éluder, la nier, voire la refiler aimablement aux autres (projection), les « ignorants » nommés alors « les vulgaires » ou encore, « les profanes. » Mais aucun d’eux n’a réussi, depuis, à se débarrasser de son « vieil homme ». Surtout pas ceux qui tentaient régulièrement de le zigouiller, voire de l’enterrer vivant, s’ils avaient pu le faire ! Mais comment enterrer le « moi » sans s’enterrer soi-même ? Puisque nous sommes devenus la somme de ce que nous avons vécu et qui nous a profondément marqués, si sous prétexte de souffrance, nous essayons de nier ce que nous sommes devenus sans le vouloir, nous ne pouvons, au mieux, que réussir à nous nier nous-mêmes ! Comprenez-vous l’idée ? Espérons !

Alors quoi ? Que nous faut-il faire pour nous sortir de ce mauvais pas ? La réponse est évidente ! Et elle se décline en trois temps seulement.

  1. Premier temps : Nous devons accepter d’être ce que nous sommes ! Pourquoi ? Parce qu’on ne peut « quitter » ou « faire cesser » ce que nous refusons d’atteindre ou d’incarner et ce que nous n’avons même pas commencé à faire ! Soyons tout d’abord ce que nous désirons ne plus être, puis devenons autre chose ensuite. Question de bon sens, non ?
  2. Second temps: Si je suis ce que je réprouve en moi, alors je ne pourrai jamais évoluer ! Mais si je puis voir et critiquer cette partie de moi, c’est qu’elle n’est pas moi mais quelque chose qui est en moi. Ce n’est donc pas le « moi » qui est le problème, mais certaines parties le composant et qui ne sont pas « moi » ni même « pour moi » (à mon bénéfice ou avantage.)
  3. Troisième et dernier temps: Si je puis voir et donc, me distinguer de ce que je réprouve et qui est en moi, c’est donc parce que ce « moi » possède deux polarités, deux versions. Et celle qui critique l’autre est nécessairement la bonne, celle qui a raison. Et si je me trompe, la souffrance ne cessera pas mais augmentera d’autant. Alors je pourrai changer de positionnement mental et cesser de condamner ce qui est censé me faire vivre heureux et plus en paix.

 

Avec ces trois temps, cette nouvelle forme de prise de conscience, nous comprenons que nous ne sommes pas obligés de brûler notre maison chaque fois qu’elle nous semble en désordre et couverte de poussière. Nous pouvons la nettoyer et la remettre en ordre.  Alors pourquoi ne pas le faire en ce qui concerne tous ces aspects de notre « moi » qui nous paraissent négatifs ou « indignes de nous » ? Pourquoi jeter le bébé avec l’eau du bain, une fois qu’il n’est plus sale ? Que risquons-nous ? De nous tromper ? La belle affaire que voilà ! Et de nous tromper combien de fois, puisque nous avons une chance sur deux, dans tous les cas ?

 

Pour en terminer, et pour répondre par avance aux quelques petits malins qui auraient lu les dernières lignes avec plus d’intérêt et donc, d’attention que les autres, qui sans doute savent déjà tout ce qu’il y a à savoir (prouuut !) je prendrai le temps d’écrire quelques lignes de plus (bien fait pour les autres qui se languissaient d’aller pisser !) Il est écrit, plus haut :

« Si je puis voir et donc, me distinguer de ce que je réprouve et qui est en moi, c’est donc parce que ce « moi » possède deux polarités, deux versions. »

Voilà qui est peut-être nouveau pour beaucoup mais qui peut aussi un peu effrayer, non ? Faut voir ! Si le « moi » possède deux polarités – ce que les gens ignorent presque tous – ce serait donc une de ces deux polarités qui consisterait non pas seulement à la solution de tous nos problèmes mais de plus, en « ce que nous sommes vraiment » ? Mais oui, parfaitement !

 

Du moins elle sera « vous », ce que vous êtes vraiment et pour le moment, aussi longtemps que vous ne réussirez pas à vous IDENTIFIER à la Soi-Conscience Universelle. À savoir, à la Seule Conscience qui soit et qui se partage, sans se fragmenter pour autant, entre tous les êtres vivants et conscients. Ah ! Ouf ! Nous avons cru, un instant, que vous nous affirmiez que nous n’étions QUE cette seconde partie de notre « moi » et que nous étions condamnés, l’éternité durant, qu’à n’être ce même « moi » !

 

Eh bien, disons que votre peur, qui n’avait pas lieu d’être, ne vous a pas induits en erreur ! C’est bien ce que je voulais dire : vous serez TOUJOURS ce « moi », qui évoluera, certes, mais jamais au point d’atteindre le Soi Suprême, la Conscience Unique et sans second ! Nous ne deviendrons jamais le Soi-Conscient Universel ? Eh bien non, assurément ! Mais pourquoi ? Parce que, simplement, et comme mentionné plus haut, la Soi-Conscience Universelle est Une et… Sans second ! Ou si vous préférez, la place est déjà prise, OK ? Ah merde ! Comme vous dites, oui !

 

Mais n’est-il pas question de devenir un Soi, un individu ? Mais oui, bien sûr ! Et les deux choses ne sont en rien incompatibles ou paradoxales ! N’oubliez pas que le « moi » est avant tout, en plus d’un simple mot, une tentative modeste pour essayer de faire passer des concepts qui n’ont encore aucune correspondance dans l’esprit des gens de notre époque moderne. Ces gens doivent encore trouver en eux, la force de réapprendre à penser et à imaginer par eux-mêmes et pas seulement en fonction de cette liberté conditionnée que leur laissent les Mémoires qui sévissent en chacun d’eux, comme en chacun de nous. Du moins au départ.

 

Un Soi, ou une individualité, c’est quoi, finalement ? C’est un être vivant et conscient qui n’est plus déchiré intérieurement, qui n’est plus en guerre contre une partie de lui-même et donc, contre le reste de l’humanité. En fait, il a compris que cette fameuse « partie de lui-même », n’était ni à lui ni même « pour lui » : alors, il a supprimé tout ce qui, en son « moi », n’était pas POUR ce « moi ». Dès lors et pour marquer le coup, pour tenter de différencier un « moi » libéré du « non-soi » (programmes mentaux hérités) d’un autre qui ne l’est pas encore, les psy éso nomment « moi » la personnalité encore encline à se faire du mal toute seule et « Soi » ou « individu », qui est désormais apte à se rendre heureux et à choisir toujours la paix, de préférence à la guerre, que ce soit « dedans » ou bien « dehors » et avec les autres.

À présent, je vous laisse le temps de méditer et, éventuellement, de digérer tout ou partie de cet article.

 

Serge Baccino

Les Mémoires du moi

Les Mémoires du moi

 

Quoique que nous soyons ou croyions être, ce que nous exprimons de ce que nous croyons être est de la mémoire pure. Nous sommes nos Mémoires, en somme. Quoique nous croyions faire, et surtout si nous croyons le faire « librement », l’ensemble de nos actes se résume à nos Mémoires. Ce sont ces Mémoires qui agissent selon ce qu’elles récitent ou égrènent sans cesse, et ce sont donc elles qui sont libres de s’exprimer, pas nous. Pour qu’il y ait liberté d’être, encore faut-il qu’il y ait, au préalable, un être qui Soit ! S’il y a un être conscient, alors il peut devenir tout ce qu’il veut. Or, que sommes-nous d’autre que de simples idées et réactions émotives, compactées et référencées, classées et donc, mémorisées ? Nous ressemblons plus à un robot de chair qu’à un véritable être humain digne de ce nom !

 

Mais la chose est-elle obligatoire ? Pouvons-nous être autre chose que la somme de tout ce qui a été retenu de tout ce qui a déjà été vécu par ce corps de chair ? Bien sûr ! Nous pouvons ne plus être « choisi » mais CHOISIR enfin ! Comment ? Rien de plus simple. Prenons un exemple : vous sentez que vous allez vous énerver ? Alors ne luttez surtout pas contre cette émotion puissante (vous perdriez) mais remplacez la pensée mémorisée et à l’origine de cette réaction émotive, par une pensée contraire ! Par exemple, observez les mouvances de votre propre esprit qui, pour le moment du moins, ne vous est pas « propre », justement (ne vous appartient pas encore) puis définissez, d’une manière générale, l’état d’esprit qui préside à cette réaction mémorielle. Pour y parvenir, vous devrez sans doute « sacrifier » deux ou trois colères de plus qui, pour une fois, ne seront pas inutiles mais déterminantes pour vos changements futurs.

 

Par exemple, vous êtes sur la route et vous voyez une personne se conduire et donc, conduire son véhicule, d’une manière dangereuse pour les autres usagers. Et là, vous sentez une colère monter en vous que vous connaissez bien, hélas ! Cette colère est issue d’une simple idée enregistrée, qui se reproduit à chaque fois que vous vous retrouvez confrontés à une expérience semblable. Oubliez l’émotion, qui n’est qu’une simple résultante énergétique, allez directement à l’idée directrice qui se cache derrière elle et se protège de la conscience, de ce que vous êtes depuis toujours sans même le réaliser, en fait. Que pourrait-bien dire cette idée ? Vous n’avez même pas besoin d’en connaître les contours exacts : les contours généraux suffiront amplement, comme vous allez très vite le constater.

 

Essayez d’imaginer… Une personne, sous votre nez, se conduit mal ! Cela ne vous rappelle-t-il rien ? Non ? Vraiment ? Quand vous n’étiez encore qu’un enfant ? Mais ce n’est pas grave, vous n’avez pas besoin de remonter si loin dans les Mémoires : vous avez juste besoin de VIDER ces Mémoires, de vous en débarrasser au plus vite et d’une manière définitive, d’accord ? Alors nous pouvons poursuivre. Cette personne se conduit mal et sa façon de conduire s’en ressent ! Vous savez, au fond de vous, que vous voyez les choses « dans le bon sens ». La personne se conduit mal, en société et avec ses proches, du coup, elle ne peut pas faire autrement que mal conduire sa voiture. Et ce ne peut être l’inverse qui soit vrai. Le fait de mal conduire une auto ne peut pas impliquer une mauvaise conduite sociale. Vous savez aussi que les gens se conduisent mal, envers les autres, mais que ça ne se voit vraiment que lorsqu’ils montent en voiture puis « partagent » (ou si peu) la route avec les autres usagers.

 

Vous avez donc déjà de précieux indices : ce qui vous énerve est de voir que des personnes se conduisent mal en voiture mais sont assez hypocrites et lâches pour le cacher en société. Ils ne l’avouent inconsciemment que sur la route et vous êtes parmi quelques rares à l’avoir remarqué. Ce qui vous énerve, ce n’est donc pas le fait que d’autres conducteurs d’autos conduisent mal mais le fait d’être confronté à une réalité que vous préfèreriez ignorer, car elle vous renvoie à des EFFORTS que vous entretenez, inconsciemment, pour tente de COMPENSER l’irresponsabilité et le manque d’évolution réelle de nombreux autres, que vous croyez être obligés de fréquenter et donc, de « croiser sur les routes de la vie ». C’est cela qui est mémorisé en vous et à votre insu (subconscient) et nous pourrions le résumer ainsi :

« Je vais devoir encore me farcir, et sans doute ma vie durant, des gens qui ne font jamais aucun efforts pour vivre en société et qui comptent sur les plus cons qui eux, font des efforts pour dix, voire pour cent ! »

 

Franchement, à partir de telles Mémoires récurrentes, qui ne pèterait pas un câble à la moindre occasion ? Et tout cela pourquoi ? Parce que, sans aucun doute, tandis que vous étiez encore très jeune et méritiez d’être insouciant, un abruti d’adulte, qui l’était si peu, a tenté puis a réussi à vous responsabiliser ! Comprenez par-là qu’il a réussi surtout à vous transmettre ses programmations mentales, sans doute dans l’espoir très immature de s’en débarrasser, de trouver un autre pigeon pour jouer le rôle du con de service qui fait des efforts pour compenser l’absence de savoir-vivre d’autrui. Mais un schéma mental est tel un virus : le transmettre à autrui ne suffit pas à s’en débarrasser ! On fait juste plus de victimes.

 

Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas tant l’historique linéaire (temporel) qui compte que de définir ce qui se reproduit sans cesse comme idée merdique et, puisqu’elle se reproduit, elle se produit donc régulièrement ! Et lorsqu’elle se reproduit, elle devient un effet dont la cause ne demeurera plus bien longtemps cachée ! Du moins si vous souhaitez vous extraire un jour de ce cercle vicieux autogène qui vous empoisonne la vie. Car personne n’oserait affirmer que la colère est une excellente chose et qu’elle fait un bien durable à celui qui choisi de la laisser s’exprimer sans retenue aucune ! En un sens, la clef de l’évolution humaine est donnée par le saumon qui pour se reproduire, n’hésite pas à remonter le courant et donc, à nager de sa position actuelle à la source. Il le fait pour se reproduire ; l’homme le fait pour SE PRODUIRE enfin !

Se produire signifiant ainsi « devenir enfin quelqu’un » et ne plus se limiter à un vulgaire enregistrement capable de définir notre vie et de nous priver ainsi du plaisir de vivre soi.

 

Mais alors que faire ? Il faut juste un peu d’imagination, une pincée de bon sens, une pointe d’humour et un peu de patience ! Dans l’exemple donnée ci-dessus, la colère n’est pas vraiment issue du fait que certains conduisent mal et donc, se conduisent mal ! Non, elle provient de cette crainte chaque fois renouvelée, de DEVOIR FAIRE DES EFFORTS à la place des autres qui eux, ont décidés de n’en faire aucun ! Vous captez l’idée ? Car après tout, combien d’accidents de voiture a produit cette incapacité flagrante à vivre en société et en bonne intelligence avec tous ? Avez-vous un accident grave ou même mortel tous les jours ? Ce n’est pas la mauvaise conduite d’autrui qui vous pèse mais les efforts que vous continuez à fournir vous-même pour « bien vous conduire » !

Si vous n’aviez pas cette idée de « bien vous conduire », vous ne prêteriez plus autant d’attention à ceux qui, assurément et par ailleurs, n’en ont rien à foutre des autres !

 

Certes, ces personnes indélicates existeraient toujours mais… Pour les autres ! Si vous pouviez annuler le programme précédent et le remplacer par une affirmation inverse, vous seriez libre en quelques jours à peine ! Et quelle serait alors l’affirmation inverse, seule capable de supprimer et de remplacer l’affirmation originelle ? Par exemple celle-là : « Je vois bien que certains se conduisent sur la route comme en société et que, pour le moment, ce n’est qu’en voiture qu’ils osent se lâcher, mais ça ne me concerne pas, puisque je le vois et que de ce fait, suis distinct de ce que je vois. Je vais donc abandonner cette idée de pouvoir y changer quoique ce soit et passer enfin à autre chose ! »

Et le plus beau, c’est que quelques jours après et « comme par hasard », vous ne croiserez pratiquement plus de débiles mentaux conduisant avec leur permis de chasse ! Ils existeront toujours mais… Plus pour vous ! Sur votre route devenue individuelle, vous ne partagerez votre cheminement qu’avec des personnes convenables et saines d’esprit ! Comme vous !

 

 

 

Il vous reste juste une chose à apprendre, comprendre et à retenir : pourquoi ces choses-là, à l’extérieur et qui sont désagréables au possible, vous arrivent à vous, en particulier ? Réponse : parce que c’est la seule option trouvée par la Grande Vie pour vous montrer ce qui, en vous mais qui n’est pas vous, vous prive d’amour, de paix, de joie ou de plaisir (selon les cas.) En vous faisant rencontrer au-dehors et par le biais des autres, des problèmes qui sont en fait présents ou générés en vous-mêmes, la Grande Vie vous exhorte à vous réformer ! Elle se dit qu’à force de souffrir milles morts, vous finirez par vous poser la bonne question, la seule question qui mérite d’être posée et dont votre subconscient détient la réponse ultime : « Pourquoi ces choses-là m’arrivent-elles à moi ? » Et la réponse de la Grande Vie est unique pour tous :

« Parce que ta vie extérieure sera toujours le fidèle reflet de ta vie intérieure ! »

 Voilà déjà de quoi « conduire » de fructueuses méditations !

 

Serge Baccino