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Origine énergétique de la peur (Dossier)

Origine énergétique de la peur

 

(Dossier)

 

 

 

La peur apparaît lorsque l’attention mentale est focalisée sur le « moi » social (l’ego des psy.) Ce « moi » contient la somme des Mémoires relatives à une vie dans laquelle la personne physique est associée directement à ce qu’elle ne fait qu’expérimenter. Ce sont ces associations d’idées qui produisent des émotions, qui donneront à ce « moi » une forme et un degré de cohésion mentale qui forment une identité terrestre. Sans cette faculté de l’esprit de s’associer puis de s’identifier aux formes mentales qu’il produit sans cesse, il n’existerait pas d’êtres humains tels que nous les connaissons.

 

La Conscience Unique est ce qui produit ces points focaux d’observation que l’on appelle le « Je ». Chaque être humain est une expression non pas de la Conscience Pure mais de sa capacité illimitée à observer, à être témoin des mouvances de l’esprit. De ce qu’il sera sans doute appelé à nommer « mon esprit. » Imaginez une étendue d’eau. En dessous, de l’air qui serait pulsé, produisant, à sa surface, des bulles d’air. Chacune de ces bulles d’air est un Monde complet, quasi infini. Au centre de ces bulles, formant son point central et focal absolu, se tient la Soi-Conscience ou « Je ».

 

Tout autour et sur la paroi intérieure, se joue la création continue. Depuis le centre de la bulle, un cinéma à 360° se produit à chaque instant, donnant à la conscience centralisée (géolocalisé au centre, donc), l’impression qu’un univers l’entoure et qu’elle se trouve en son centre. La conscience témoin (ou « Je ») observe et émet des jugements de valeur sur ce qu’elle croit voir à l’extérieur, alors qu’étant la bulle, tout se produit en réalité en elle. Certaines scènes du film de sa vie intérieure ou mentale lui plaisent, tandis qu’elle n’aime pas certaines autres. Cette capacité à « nommer » (juger, avoir une opinion, des goûts, etc.) lui permet de ressentir des émotions.

 

 

A leur tour, ces émotions permettent à l’entité-bulle de ne sélectionner que ce qui produit de bonnes et agréables émotions. Mais quand la conscience « Je » réalise que certaines scènes se produisent sans son concours et échappent même à son contrôle, elle décide alors d’intervenir directement sur ce qu’elle ne faisait auparavant qu’observer. C’est à ce moment que la conscience de soi devient active et, de ce seul fait, se dépolarise. Cette dépolarisation a pour effet de créer une réfraction du « Je » à un niveau inférieur, qui jouera le rôle, désormais, de principe passif. Il s’agit du « moi ».

 

Désormais, le « Je » ne se contente plus d’observer : il désire intervenir, changer les formes mentales qui ne lui conviennent pas. Il a donc besoin d’un autre aspect, plus passif, dans lequel il pourra et à loisir, enregistrer ce qu’il considèrera désormais comme « réussites » ou « échecs. » La réussite consistant en toutes ces fois durant lesquelles le « Je » a réussi à transformer une forme, à la rendre agréable et bonne selon ses propres vues. L’échec consistant en toutes ces fois durant lesquelles le « Je » n’a pas réussi à remodeler son propre Monde selon ses goûts et désirs. Les enregistrements relatifs aux réussites produisent désormais des émotions agréables et positives, tandis que les enregistrements relatifs aux échecs produisent des émotions désagréables et négatives.

 

 

C’est à ce moment que la conscience devenue personnelle, c’est-à-dire propre à ce « masque », à cette identité terrestre, se met à fonctionner à partir de la dualité. Désormais, chaque expérience sera cataloguée comme étant bonne ou mauvaise et tandis que les premières seront recherchées frénétiquement, les secondes seront craintes religieusement. Rapidement, le « moi » finit par contenir surtout de la peur. La peur de perdre ce qui est bien ou bon et que l’on souhaite voir durer, et la peur de ne pas obtenir tout ce qui procure du plaisir (ou toute autre émotion plaisante.) La peur est donc bien relative au contenu formel du « moi », et donc, aux Mémoires, et donc au passé. Le « moi » est ce qui oblige le « Je » à tenir compte du déjà connu et référencé et donc, à reproduire une expérience semblable de très nombreuses fois, cela sous le prétexte qu’elle est agréable et bonne. Et surtout rassurante, car bien connue !

 

Avec le temps, le « Je » ne sait plus qu’il est expression directe de la Pure Conscience Une et indivisible. Se fiant à ce qu’il connaît déjà, il se dit que s’il désire obtenir ce qui est bon et éviter ce qui ne l’est pas, il doit absolument prendre le contrôle de sa vie. Comme cette idée est mémorisée au cœur même du « moi », ce dernier se scinde en deux polarités opposées mais complémentaires, l’ego et le M.-I. Le premier est cela qui tente de tout contrôler mais n’y arrive pas. Le second est cela qui tente d’expliquer pourquoi ça n’arrive pas, tout en rassurant sans cesse l’ego, lui promettant des lendemains meilleurs. Le « moi » dont le rôle originel était d’être passif, se met à vouloir gérer, contrôler et planifier. Comme il n’y réussi pas, il doit ensuite se chercher puis se trouver des excuses valables pour ses échecs successifs.

 

 

A ce stade, le « moi » se résume à un intellect qui essaye non seulement de tout gérer, alors qu’il en est absolument incapable, mais qui couvre à chaque fois bêtises et manquements. C’est le stade du désir inassouvi et du déni de responsabilité. Ce stade est en fait le niveau actuel d’expression de soi de l’ensemble de l’humanité. On pourrait dire ici que tant que l’homme cherche à maîtriser sa vie, à interférer dans le Monde et à faire en sorte de plier les autres à sa volonté pourtant plus que chancelante (puisqu’il a besoin d’autrui), il ne réussit qu’à être un perdant doublé d’un malheureux. C’est lorsqu’il réalise que sa difficulté à contrôler son existence, loin d’être un problème, est en fait la solution, il commence à retrouver goût à la vie.

 

 

Lorsque la partie du « moi » qui cherche à gérer cesse de le faire, même seulement à moitié, l’autre partie n’a alors plus aucune raison de trouver autant d’excuses, pour se mentir et mentir à autrui sur ses réelles capacités. Si cet état de fait perdure suffisamment, le « moi » se repolarise, à savoir qu’il redevient négatif et donc, passif et récepteur. Le « Je » redevient alors prépondérant, de nouveau actif, car positif, et la personnalité se transforme en individualité capable de prendre un peu de recul par rapport au contenu formel du « moi ». C’est à cette étape que la plupart des chercheurs se perdent de vue pour réinventer une sorte de super-héros de l’esprit, capable de tout faire, même ce qu’il lui était préalablement interdit ou se trouvait hors de portée.

 

 

Ne cherchez pas plus loin l’origine des gourous de toutes sortes, pas encore arrivés et pourtant déjà partis, pas assez installés dans la conscience, et pourtant déjà si conscients, surtout comparés aux autres qui ne le sont pas mais aimeraient bien l’être également. Si cette étape est franchie sans encombre, le « Je » commence à voir qu’il existe en réalité deux choses bien distinctes : ce qu’il a déjà compris, connu et qui est enregistré dans le « moi », et ce qui se produit parfois et qui ne correspond à aucun de ces enregistrements. Si les deux peuvent différer, alors le « Je » se dit que le problème ne vient peut-être pas de ce qui se produit au sein de sa bulle personnelle, mais du fait que quoiqu’il s’y produisent, c’est toujours « avec l’ancien » (Mémoires/enregistrements) qu’il l’accueille puis le traite, mentalement.

 

 

A un stade plus avancé, le « Je » réalise qu’il n’est pas obligé d’établir des sélections, des choix ni même de prendre partie, par rapport à tout ce dont il pourrait être le simple témoin. D’ailleurs, il réalise très vite que plus son attention mentale est orientée sur le fait qu’il est témoin de ce qui semble se produire à l’extérieur de lui et non sur le contenu du « moi », permettant de juger, comparer et préférer ou rejeter, moins il ressent de désordres émotionnels. Ces désordres venant aussi bien de sa peur de perdre ce à quoi il tient le plus, que de sa peur de ne pas obtenir ce qu’il désire le plus. Il réalise que si l’aiguille de son attention mentale est plus orientée vers le « moi » que vers lui-même, il souffre d’une quelconque façon. A l’inverse, dès que cette même aiguille se dirige vers lui-même (le « Je »), la souffrance cesse au profit du plaisir.

 

 

Plus exactement, ce plaisir semble provenir du seul fait d’observer, en tant que témoin, sans chercher à intervenir. Juste observer, c’est tout. Au stade de polarisation suivant (vers le « Je »), le témoin conscient se surprend à obtenir ce qu’il ne peut s’empêcher de désirer, comme avant, mais sans qu’il lui soit nécessaire d’intervenir directement et « en personne ». Auparavant, il devait faire des efforts constants en ne récoltant toutefois qu’un minimum d’effets satisfaisants. Désormais, il lui suffit de désirer pour obtenir. Un peu comme si une nouvelle condition jusque-là inconnue, arrivait à point nommé pour se charger de la partie purement exécutive (faire se réaliser les souhaits, en gros.)

 

 

Et plus le « Je » se transforme en un œil aiguisé qui observe et choisi ce qui lui paraît digne d’être expérimenté, moins il lui faut agir. Puisque c’est en prenant de la distance avec le « moi » que le « Je » a pu vivre ce genre d’expérimentation, ce dernier en arrive à se demande s’il ne serait pas lui-même la réponse à toutes les questions. Et en effet, le « Je » consiste en la seule Règle du Jeu. Et ce Jeu consiste à être seulement CONSCIENT de ce que l’on désire, puis de laisser cette même conscience faire tout le reste du boulot. Auparavant, les Mémoires du « moi » permettaient de conserver les méthodes à reproduire pour obtenir ceci ou bien cela, pour déjouer tel piège et éviter telle erreur de jugement.

 

 

Et le « Je » était persuadé d’une chose apparemment logique : s’il ne mémorise pas son vécu, il ne pourra pas reproduire le bon et éviter le mauvais. Mais désormais, il réalise que ce n’était pas utile, que c’était même épuisant, comme méthode. Des idée telles que celles de maîtrise et de contrôler étant dictées par la peur de ne pas obtenir ou de perdre ce qui a été obtenu et engrangé. Le « Je » réalise que c’est le pouvoir de son attention mentale qui permet de générer tout ce dont il a besoin et plus que nécessaire. Plus le « Je » se focalise sur ce qu’il se propose d’atteindre ou d’obtenir, plus sa conscience de Soi augmente. Plus cette conscience augmente, plus le « Je » obtiens tout ce qu’il désire, sans plus ressentir aucune peur, sachant qu’il ne peut rien perdre de tout ce dont il lui suffit de jouir, ponctuellement.

 

 

Si le « moi » permettait cette illusion de durée dans les plaisirs sans nombre, la conscience permet de les reproduire à volonté, sans avoir à les stocker ou les additionner. Cette prise de conscience permet au « Je » de réaliser qu’il est lui-même le Pouvoir de la Conscience en Action, qu’il en est le point focal de manifestation, en somme. Alors, plus il se concentre, plus la conscience est concentrée. Plus cette dernière est concentrée, plus le pouvoir afflue (ou augmente.) Il reste au « Je » de réaliser l’ultime prise de conscience capable de le libérer de l’illusion. Il réalise que bien qu’il soit le point focal de manifestation du pouvoir de la Conscience, ce n’est pas lui qui possède ce pouvoir : il est ce pouvoir ! Voilà pourquoi les hommes rêvent de pouvoir sans jamais l’atteindre, car ils incarnent déjà cela même qu’ils se proposent de posséder un jour. Ce qui fait qu’ils ne le possèdent jamais. Ni ne deviennent jamais ce qu’ils sont pourtant déjà.

 

 

 

Serge Baccino

 

 

Pourquoi nous ne sentons pas Dieu

Pourquoi nous ne sentons pas Dieu

 

(Dossier – Un peu long à lire.)

 

 

 

Il est dit, dans le Shivaïsme du Cachemire, que « Dieu est en nous, en tant que nous. » Autrement dit, que Dieu est non seulement en nous mais que depuis le début de notre vie terrestre, il est occupé à être nous, à nous faire croire que ce n’est pas Lui qui est là mais bien un homme ou une femme, avec des caractéristiques différentes des siennes. En somme, nous nous croyons humains et distincts de toutes choses, cela parce que Dieu cherche à nous le faire croire par tous les moyens. Et il y parvient parfaitement, le bougre !

 

 

 

Admettons, mais si Dieu est en nous et qu’il s’évertue ainsi à être nous, pourquoi n’en avons-nous pas conscience ? La réponse est presque amusante : parce que pour que nous puissions prendre conscience d’une chose, cette chose doit être distincte de celui qui se propose d’en prendre conscience. L’œil ne peut pas prendre conscience de l’œil, il peut tout voir sauf lui-même. Or, il est bien spécifié que Dieu est en nous… En tant que nous ! Il n’y a donc pas de différenciation, de distinction entre Lui et nous. Il n’y a pas deux mais « Un ». Et nous pensons que cela qui est là et qui prend conscience de toutes choses, c’est nous !

 

 

 

Donc, d’un point de vue purement technique, nous ne pouvons pas « prendre conscience » de Dieu en nous, du moins aussi longtemps que nous croyons être « cette personne physique » et ne pas être Lui, également ou en simultané. Cela dit, si nous ne pouvons pas prendre conscience de Dieu, Lui peut prendre conscience de nous ! De nous tous, en fait ! Il le fait pour tous les êtres vivants et conscients, mais Lui, il le fait en simultané ! Dieu est en l’homme, en tous les hommes et il en est pleinement Conscient ! L’homme ne peut faire qu’une seule chose à la fois, cela parce que son mental ne peut se concentrer que sur un seul objet d’attention à la fois.

 

 

 

Si vous préférez, nous ne pouvons pas « rester nous » et prendre conscience, en même temps, d’un autre « Nous » mais qui Lui, serait Dieu. Pour le faire, nous devrions être nous (l’homme) et, en même temps, ne plus être « nous » pour conscientiser Dieu ! Comprenez-vous ? La chose est plus difficile à expliquer qu’à comprendre, en fait. Pour prendre conscience de Dieu, nous devrions devenir Dieu, mais dans ce cas, nous ne serions plus l’homme et… Dieu non plus ! Amusant, non ?

 

 

 

Mais pas d’affolement ! S’il n’est pas possible de prendre conscience de Dieu en soi, nous pouvons au moins RESSENTIR Dieu en Soi. Ce qui, avouons-le, peut allègrement passer pour une forme de prise de conscience, non ? Le RESSENTI est, avec la pensée, une forme de prise de conscience limitée, certes, mais c’est ce à quoi nous avons droit tandis que nous sommes occupés à alimenter cette forme spirituelle densifiée que nous appelons « le corps physique. » Or donc, nous pouvons ressentir Dieu en nous, c’est-à-dire demeurer ce que nous sommes pour avoir la possibilité de ressentir ce que nous croyons ne pas être encore, voire devoir « atteindre » un jour.

 

 

 

Ce qui est follement amusant aussi, mais passons ! Je dis « nous pouvons » mais sans doute devrais-je dire « nous pourrions » ressentir Dieu en nous. Car pour le moment, est-ce le cas, s’il vous plaît ? Avez-vous l’impression très nette de ressentir Dieu ? La question est assez simple et directe pour déclencher une réponse spontanée ou de même nature. Et la réponse est… NON ! Bien sûr que non, voyons ! Car si nous ressentions Dieu en nous, nous serions immédiatement satisfaits de notre sort et heureux ! Et une personne vraiment heureuse, cela se voit et cela se ressent immédiatement.

 

 

 

La question est donc de définir pourquoi nous ne ressentons pas Dieu en nous. Est-ce que le fait que nous sommes cela même qui doit être ressenti pose problème ? Non, car ici, l’idée n’est plus d’être conscient que « nous ne sommes pas nous mais Dieu qui fait mine d’être nous » mais de RESSENTIR l’énergie formidable que « Cela que nous sommes vraiment. » Ce qui est très différent. Très bien, dans ce cas, pourquoi ne pouvons-nous pas ressentir ce que nous sommes, faute d’en être conscients ? Pour répondre à cette question, nous devons revenir quelques décennies en arrière.

 

 

 

Nous devons retourner à l’époque de la prime enfance, tandis que nous expérimentions certaines choses porteuses de bien trop d’énergie morbide ou de souffrance, pour être supportables et donc, supportées. Qui n’a pas le souvenir d’avoir souffert de quelque chose, durant l’enfance ? Qui n’a pas dû supporter en silence certaines choses susceptibles de troubler définitivement la quiétude et la confiance naturelle d’un enfant ? Sans rentrer dans les détails, il est facile de comprendre que c’est très tôt que l’être humain est confronté à certains états d’esprit et qu’il connaît ce sentiment d’impuissance, de trahison, de rejet et de bien d’autres encore.

 

 

 

Toutes ces émotions ressenties poussent l’enfant soit à la rébellion, soit au refoulement. Mais dans les deux cas, le futur adulte refusera ensuite de faire confiance aux émotions fortes. Quelle qu’en soit la nature, d’ailleurs. En effet, ne voit-on pas des êtres humains qui, désormais, refusent de croire à l’amour, au bonheur, cela de peur d’être déçus, une fois de plus, une fois encore ? D’autres ont préféré enfouir au plus profond de leur être, certaines douleurs qu’ils se sentent encore incapables de revivre, même une fois adultes. En somme, que la souffrance soit refoulée ou au contraire bien active, tout cela concourt à désensibiliser l’être, à le rendre, par prudence ou par peur, plus ou moins insensible en un mot.

 

 

 

Nous avons donc aujourd’hui une personne adulte qui refuse désormais de ressentir de fortes émotions, sachant que bonnes ou mauvaises, dans les deux cas, elles ne font, en fin de compte, que conduire vers la souffrance. Absence d’amour ou perte de ce même amour, n’est-ce pas finalement la même chose ? Quand on se sent seul, on souffre. Quand on trouve sa moitié, on ne vit plus tellement que l’on a peur de la perdre ! Tant il est vrai que rien ne dure bien longtemps, surtout le plaisir ! La souffrance semble être la seule chose qui soit universellement partagée par tous les êtres vivants et conscients ! Et la seule chose susceptible de durer ! C’est du moins ce que pensent ces mêmes êtres vivants et conscients ! Surtout ici, sur Terre !

 

 

 

En réalité, cette idée issue de l’enfance, en plus d’être nécessairement immature, n’est en rien une conclusion définitive et encore moins une condition inéluctable ! En vérité, c’est ce que nous pensons de la vie qui définit cette même vie ! Si nous croyons que l’amour peut faire souffrir, par exemple, alors nous vivrons quelque chose RESSEMBLANT à de l’amour (mais qui n’en est pas) et que nous pourrons ensuite « perdre » ou qui pourra « engendrer de la souffrance », ceci afin de coïncider avec nos croyances les plus marquées. La seule Loi en présence (concernée) est que nous ne pouvons pas être conscients d’une chose et en vivre une autre !

C’est impossible ! Nous vivons toujours le contenu formel de nos pensées, de nos croyances et de nos peurs, surtout ! C’est surtout cela que nous vivons, mais ce n’est pas « la vraie vie », seulement celle que nous nous imposons bien inconsciemment !

 

 

 

Cette peur de souffrir, de devoir revivre sempiternellement les mêmes traumatismes, trahisons, humiliations et déceptions en tous genres, voilà ce qui nous COUPE non pas du Divin, mais de la perception sensorielle que nous pourrions en avoir par ailleurs ! Nous ne pouvons pas être coupés du Divin, c’est impossible, voyons ! Souvenez-vous : « Dieu est en vous, en tant que vous » ! Autant croire que le Divin puisse être coupé de sa propre Essence ! C’est totalement illogique ! Toutefois, même si « Dieu est nous » (et non pas l’inverse, merci), nous sommes presque tous persuadés d’être ce que nous avons tous l’air d’être seulement. Autrement dit, des femmes et des hommes faibles et inconscients, de pauvres choses fragiles incapables de savoir d’où elles arrivent et surtout, où elles vont. Ou devraient aller, ce qui revient au même.

 

 

 

Bien sûr, nous avons du mal à imaginer que nous pourrions ressentir « Qui nous sommes vraiment. » Surtout sachant que c’est en rapport direct avec le Divin ! Mais en réalité, nous avons seulement… Du mal à ressentir ! Car si notre ressenti n’avait pas été brimé, contrarié, exploité ou bloqué par certains évènements marquant (ou traumatisants) de notre vie terrestre, nous n’aurions aucun mal à « imaginer… Ce que nous ressentirions alors ! Eh bien oui ! Lorsque nous ressentons la vérité, il n’est plus utile de devoir l’imaginer ou de « se faire des films », comme on dit parfois.

 

 

 

Alors voici : nous ne ressentons pas notre divinité, cela simplement à cause d’une capacité à ressentir les choses qui est présentement défectueuse. Présentons les choses ainsi, cela afin de nous simplifier la suite. Une suite qui consistera, dans un premier temps, à COMPRENDRE tout ce qui est présenté ici, puis dans un second temps à ADMETTRE le bien-fondé de toutes ces choses, et enfin, dans un troisième et dernier temps, à ACCEPTER de « rectifier le tir », à savoir, de cesser de vivre en fonction de lois qui ne devraient plus concerner que celles et ceux encore occupés à vivre leur prime enfance !

 

 

 

Car c’est ici qu’il faut s’attendre à avoir un choc ! Et un beau ! Mais avant qu’il puisse se produire en notre conscience et l’éclairer d’un jour nouveau, effaçant l’Ancien Testament pour y écrire le Nouveau, nous devons revenir un peu en arrière. Et là, nous allons devoir encore nous servir de notre imagination ! Imaginez, donc…

Vous avez entre six et huit ans. Vous avez un ours en peluche que vous adorez. Vous dormez toutes les nuits avec et en prenez le plus grand soin. Vous avez entendu votre mère vous dire, et à plusieurs reprises, que vous devriez lâcher ce jouet qui n’est plus de votre âge, qui n’est plus digne de vous, etc. Autant de phrases sans aucun sens pour vous mais que vous imaginez importantes voire utiles pour les adultes. Vous aimez votre mère et vous avez confiance en elle. Comment pourrait-il en être autrement ? Comment pourriez-vous vivre autre chose que cela, d’ailleurs ? N’est-elle pas Dieu-En-Personne ? L’amour le plus accessible à votre petit cœur d’enfant ? En vérité, c’est tout cela et bien plus encore qu’est une maman ! C’est la Loi de Dieu incarné ; le cœur divin flamboyant !

 

 

 

 

Un petit frère est né, depuis quelques années déjà. Oh ! Bien sûr, vous avez remarqué cette touchante attention que votre maman prodigue à ce nouvel arrivé dans votre famille ! Vous avez déjà, à une ou deux reprises, ressenti ce pincement bizarre dans votre poitrine, tandis que vous vous endormiez seul dans votre lit, en entendant votre maman chanter une berceuse à ce petit frère qui semble avoir tant besoin d’attention… À chaque fois, vous avez un peu plus serré votre ours en peluche contre votre poitrine, imaginant que c’était maman qui était là et qui vous prodiguait ces mêmes soins accordés désormais à « l’Autre », au petit frère, au nouveau venu, qui a l’air si fragile et qui, de ce fait, nécessite sans doute autant d’attention et d’amour.

 

 

 

Puis un jour, alors que vous ne vous y attendiez pas, comme auriez-vous pu vous y attendre, d’ailleurs, alors que vous avez votre ours dans les bras, maman s’approche de vous en souriant et d’un pas décidé, vous croyez qu’elle va vous prendre dans ses bras pour vous embrasser, mais au lieu de cela, elle vous retire l’ours des mains sans ménagement, le place entre les bras du petit frère, immédiatement ravi, puis vous jette cette sentence de mort absolue et immédiate :

« Allez, ça suffit : tu es grand, tu n’as plus besoin de cet ours en peluche ! Je le donne à ton petit frère et je t’interdis de le lui reprendre ! Désormais, c’est son ours à lui, plus le tiens ! »

 

 

 

Et c’est un univers complet qui s’effondre à ce moment, en vous et tout autour de vous. Vous restez là, les bras ballants, pétrifié sur place, incapable de parler ni même de pleurer ! Où prendriez-vous la force de le faire ? Maman-Dieu vient de vous arracher le cœur de votre poitrine pour le donner à un autre que vous ! Dieu-En-Personne vient de vous trahir et de commettre l’impensable, l’irréparable ! Même après cinq décennies, la blessure sera toujours ouverte, à vif et produira une souffrance aiguë dont vous ne connaîtrez hélas plus l’origine ou la cause première, en plus d’une peur atavique d’être trahi par ceux qui prétendent vous aimer, y compris Dieu lui-même.

 

 

 

Avec les années, la cause sera passée dans la subconscience mais produira à chaque fois des effets qui eux, ne seront pas du tout « inconscients » ! En fait, vous aurez l’impression désagréable de n’avoir aucune raison logique de ne pas être heureux et confiant en les autres et en le lendemain, mais de vivre comme si vous étiez en danger imminent, comme si le Monde entier allait s’écrouler et que les gens prétendant vous aimer allaient en fait vous trahir cruellement et ce, à la moindre occasion de le faire. Et surtout, quand vous vous y attendrez le moins ! Alors, de peur que cela arrive, et sans même le réaliser, vous allez installer en votre subconscient une sorte « d’état d’urgence », censé vous protéger, justement, du côté inattendu de probables évènements traumatisants.

 

 

 

Dès lors et par exemple, vous allez rester méfiants, peu enclins à vous épancher, à vous livrer, comme on dit, et vous éviterez d’aimer vraiment, cela, afin de « vous protéger ». En réalité, c’est de l’amour, de la paix, de la joie et du bonheur véritables que vous allez vous « protéger » ainsi ! Et tout cela pourquoi, en fin de compte ? À cause d’un ours donné à autrui ? Certainement pas ! Du moins, pas en voyant la chose aujourd’hui et avec le regard d’un adulte ! Mais essayez de vous souvenir de ce que l’enfant de six, sept ans a pu penser, croire, s’imaginer et… Ressentir ! Puis, comprenez que ce sont en fait ce souvenir et cette charge émotionnelle TERRIBLE que le subconscient va enregistrer fidèlement puis « ressortir » à chaque fois que l’adulte risquera de vivre une expérience similaire.

 

 

 

Le subconscient n’a pas pour rôle de nous faire souffrir ni de ni brimer, bien au contraire ! Son but est de nous protéger du mal, voyez-vous ? Par exemple, de nous éviter de revivre sempiternellement les mêmes expériences plus ou moins traumatisantes. Ou même seulement négatives ou désagréables. Toutefois, le subconscient a un grave défaut ! Il ne tient pas compte du temps qui passe et n’a pas la capacité de réactualiser ses enregistrements ! Il se contente de réagir en fonction de notre vécu et de ressortir les vieux dossiers liés ou en concordance. Vous avez été trahi par un être prétendant vous aimer ? OK, alors chaque fois que vous allez à votre tour aimer, vous allez vous sentir mal, ceci afin de limiter votre attachement et ne pas avoir ENCORE à souffrir, en cas de trahison probable. Voilà comment fonctionne votre subconscient.

Ce qui explique bien des choses, avouons-le ici ! Car outre l’ours en peluche pris pour exemple, il existe mille manières de voir le sol s’écrouler sous nos pieds ! Du moins quand on est un enfant qui pose son regard nécessairement immature sur la vie, les évènements et les autres !

 

 

 

Si vous écrivez sur un papier « Aujourd’hui, je suis vraiment con », que vous le pliez, le glissez dans le tiroir de votre table de nuit puis que vous l’oubliez ensuite pour le découvrir, par hasard, vingt ans plus tard, que croyez-vous qu’il y aura d’écrit, sur ce bout de papier ? Croyez-vous que vous y lirez « Il y a vingt ans de cela, je croyais à tort être vraiment con » ? Non, n’est-ce pas ? Pour croire cela oui, il faudrait être vraiment con ! Vous lirez, même après vingt ans ou plus, la même chose que ce qui a été écrit, vingt années ou plus auparavant. N’est-ce pas que du très logique, finalement ? Sans doute avez-vous compris, à présent, l’idée générale qui sous-tend cet article. Vous avez compris que notre vie d’adulte est en fait gérée par les idées, les croyances, les peurs et les traumatismes de notre prime enfance ! C’est cela le choc dont il était question plus haut !

 

 

 

Avouez que cette révélation provoque au minimum l’étonnement, non ? Ainsi donc, nous serions TOUS et plus ou moins, gérés par le contenu formel de notre âme… D’enfant ? Tout à fait ! C’est exactement cela et parfois, pour quelques-uns d’entre nous hélas, uniquement cela. Ce sont ces Mémoires de souffrances relatives à l’enfance et DU NIVEAU INTELLECTUEL ET MENTAL d’un enfant, qui conduisent et contrôlent la vie de nos contemporains ! Et de nous-mêmes, si nous n’avons rien fait pour que cela change. Car cela peut changer, voire disparaître, pour céder la place à des Mémoires toutes neuves et cette fois, relatives à nos pensées, nos émotions et notre vie… D’adultes !

 

 

 

Tout le secret d’une vie réussie et harmonieuse se résume à comprendre tout d’abord POURQUOI nous souffrons et subissons ainsi ce sentiment frustrant d’impuissance, comme si nous étions obligés de vivre tels que nous vivons depuis, comme si nous avancions, dans la vie, « pieds et poings liés », livrés de la sorte à la vindicte du moindre passant. Du moins en apparence. Ensuite et seulement ensuite, forts de cette prise de conscience salutaire, salvatrice, même, nous pouvons envisager de changer les choses, de désinscrire ce qui conditionne notre vie et de réécrire tout ce que nous aimerions pouvoir vivre désormais. Tout ceci est du domaine du possible, mais réclame juste un peu d’attention, de foi en soi et de discernement. Et d’un peu de temps.

 

 

 

« Le subconscient ne tient pas compte du temps qui passe. » OK, très bien. Mais nous, le pouvons-nous ? Et s’il était de notre devoir, de notre Mission, même, de prendre le contrôle de notre vie, cela en cessant de subir les effets du commencement de cette vie, effets proprement désastreux lorsqu’ils sont appliqués à une vie d’adulte ? Et si c’était seulement ça ou aussi simple que cela ? Il reste encore à déloger ces Mémoires anciennes qui ne sont plus d’actualité, rétorquerez-vous en faisant la moue de celui à qui on ne la lui fait pas… Certes, mais avec quel état d’esprit allez-vous accueillir de telles informations ? Avec l’état d’esprit de l’adulte ou bien celui de l’enfant ? Là est la question principale, avant de débuter ce que l’on nomme un « PRP » (Processus de Réforme Psychologique.) C’est en fait la seule question qui soit à poser au départ.

 

 

 

Quant à la réponse, elle est d’une effroyable logique : « Puisque je découvre à peine l’origine du problème, ce ne peut être qu’en tant que ces Mémoires aussi enfantines qu’immatures ! » La seconde question est : « Puis-je conduire moi-même et tout seul un PRP ? » Réponse : « En tant qu’enfant immature ? Cela devrait valoir le détour ! » Il est clair que personne n’a jamais pu, ne peut ou ne pourra jamais se réformer seul ! Autant demander à un chiffon sale de s’essuyer lui-même ! Raison pour laquelle et depuis toujours, il existe des individus qui proposent une guidance aussi discrète qu’attentive. Tous les véritables initiés du Monde et depuis toujours, sont passés par cette phase incontournable mais hélas irrecevable pour une grande partie de l’actuelle humanité.

 

 

 

Ceux que l’on nomme « les Grands Maîtres du passé » (de l’ésotérisme, de la spiritualité), ont tous accepté de bon cœur de se laisser instruire puis guider. Voilà pourquoi même à l’apogée de leur Maîtrise, ils paraissaient si simples, ou « humbles », comme on le dirait en ces jours d’absence presque totale d’humilité. Personne ne peut « se faire lui-même » ! C’est impossible ! Un peu de logique et de bon sens suffirait, d’ordinaire, à le comprendre puis à l’accepter sans problème. Hélas, il n’y a pas que l’humilité véritable qui fait défaut à un grand nombre de nos contemporains ! La logique et le sens commun ont déserté leur mental, également. Il suffit pour s’en convaincre, d’observer vivre certains, d’en écouter parler d’autres et d’en lire la plupart !

 

 

 

Observez attentivement tous ces nouveaux illuminés de frais qui non seulement l’ont été accidentellement et par la force des choses, puisque leur vie devenait aussi insipide qu’inutile à tous, mais qui une fois cette première forme d’Illumination acquise (il en existe deux autres), se vantent de s’être fait tous seuls et de ne suivre rien ni personne d’autre que leur propre expérience ! Comme ils oublient vite « qui ou quoi ils incarnaient précédemment » ! Comme ils font rapidement main basse sur les travaux plus éclairés d’autres, afin de justifier leur vanité grandissante, au cours des années ! « Car vous comprenez, Madame, il s’est construit tout seul, cet Illuminé-là, oui, oui, comme je vous le dis ! Il ne doit donc rien à personne, même pas à Dieu dont il prendra sans doute la place d’ici peu ! »

 

 

 

Étonnamment, lui qui « s’est construit tout seul » (prouuut !), aura à cœur de s’entourer d’une cour de fidèles admirateurs qui pourront (et seulement) l’enfoncer plus encore dans les méandres d’un « moi » encore très enfantin (ou immature), en demande d’affection, quelques fois, de reconnaissance, toujours et, pourquoi pas et dans l’élan, de pouvoir sur autrui ! « Ah ! Si j’avais eu le pouvoir d’empêcher ma s… de mère de donner mon ours à cet enfant de p… de petit frère !.… » Ce jet de pure poésie consistant en la piètre tentative d’installer une version remastérisée, par l’adulte, de la souffrance effective et toujours présente de l’enfant. Que le présentement (et supposé) « adulte » soit Illuminé ou pas ! Car la Lumière peut fort bien cohabiter avec les ténèbres de l’ignorance. Ce ne sera jamais Elle que ça va gêner ! Captez-vous bien l’idée ? L’idée et… Le problème !

 

 

 

La plupart des « News Illuminés » commettent la même erreur grossière. En fait, ils en commettent deux. Ou alors, une seule mais en tenant compte de ses deux polarités ! La première polarité de cette erreur grossière est de s’imaginer que « ça y est, tout est accompli » ! Autrement dit, ils ignorent presque tous que la première forme d’Illumination n’est pas faite pour durer en l’état et doit céder la place à DEUX autres, devant suivre si possible et peu de temps après la première, qui n’est qu’une sorte de « mise en bouche » préparant à l’Accès à la véritable Lumière. La seconde polarité de cette grossière erreur est que presque tous s’imaginent « avoir inventé l’eau chaude » ! Autrement dit, à être les premiers, voire les seuls, à passer par l’expérience de vie qui est la leur après la première l’Illumination. Position où ils se trouvent effectivement, certes, mais après laquelle ils se contentent généralement de s’asseoir, sans l’intention de se remettre ensuite en route.

 

Nota : On reconnaît ce dernier trait au fait que ces Illuminés-là se dépêchent d’inventer des termes personnels pour qualifier leur expérience extraordinaire (comprendre unique), preuve qu’ils s’imaginent naïvement que personne n’a vécu la même chose qu’eux, auparavant et, de ce fait, n’a eu l’occasion de créé des termes adéquats, avant eux. Cela tiendrait presque la route ! En effet, puisqu’ils se moquent éperdument de l’expérience des autres Illuminés (les vrais, qu’ils préfèrent généralement oublier) ils n’ont aucun intérêt à reprendre les termes et expression déjà existants. Cela ferait désordre, pour un précurseur, vous comprenez ? Et cela sent l’ego compulsif à plein nez.

 

 

 

Mais reprenons. Ils n’ont donc pas l’intention de se remettre en route. D’ailleurs, comment pourraient-ils seulement « se remettre en route », eux qui n’ont jamais cheminé ni empruntés quelque route que ce soit, puisqu’ils ont été… Routés ! Si je puis dire. Comprendre « orientés de force et sans leur consentement », en direction d’un état passager de l’esprit sanctionné en ésotérisme par le terme « Illumination psychique », qui est la toute première. Ce qui, soit dit en passant et sans vouloir froisser aucune étoffe de la robe d’un nouveau sage, n’est pas forcément grand-chose d’acquis, ni même un gage d’évolution spirituelle ! Surtout si on s’arrête ici et en si bon chemin ! Mais laissons donc la partie vexante de côté et pour le moment.

 

 

 

Si certains doutent de la véracité de mes derniers propos, qu’ils s’informent donc discrètement auprès de ceux que je nomme « les news Illuminés » : la plupart leur diront qu’en effet, ils n’avaient rien demandé à personne et que ça leur est tombé dessus sans crier gare, parfois et en dernier recours, lors d’un accident ou d’une « mort clinique » ! Comme quoi, il leur a fallu manquer y rester pour se remettre à vivre vraiment. Contraints et forcés ! Pas de quoi pavoiser selon moi, mais ce n’est qu’un avis et il me paraît en valoir un autre, sans doute plus conditionné par le Moi-Idéalisé des nouveaux spiritualistes.

 

 

 

Je n’ai évidemment rien à reprocher aux « News Illuminés », je trouve seulement dommage qu’ils se fassent ainsi piéger par leur humanité refoulée, alors qu’ils viennent à peine de poser un pied sur la première marche du Paradis. S’ils acceptaient de se laisser guider, avec seulement la moitié de cette prétendue humilité dont ils se prévalent avec autant d’indulgence, par celles et ceux qui, bien avant eux, sont passés par cette première étape des plus risquées (la preuve), ils pourraient alors véritablement décoller, au lieu de voir, avec un soupir résigné, leurs facultés et vécu à peine naissants, régresser carrément au cours des mois et des années, sans plus jamais réapparaître comme au tout début. Mais bon, comme on dit, chacun est libre, même de se cloîtrer dans une prison construite à l’aide de barreaux dorés.

 

 

 

Il est pourtant si simple d’évoluer en comprenant que nul ne le peut le faire seul ! Car si Dieu est en nous en tant que nous, alors il est également en NOUS TOUS, en tant que NOUS TOUS ! Du même coup, personne d’autre que Dieu ne pourra nous aider, même si nous devons pour cela nous tourner vers un autre que nous-mêmes ! Mais où voyez-vous un autre que vous-mêmes, au fait ? Où pouvez-vous voir quelqu’un d’autre que Dieu ? Cela, les « News Illuminés » auraient pu le réaliser s’ils avaient juste après leur expérience de Lumière, fait appel à l’individu que l’Univers avait nécessairement placé juste à côté d’eux. Comme par hasard, voyez-vous ? Un individu qui lui, a suivi avec simplicité la seule voie possible, celle de l’initiation par tout autre que lui. Du moins, pour la seconde étape (seconde Illumination.)

 

 

 

Mais eux n’ont pas vu. Eux n’ont peut-être pas voulu voir. Certains en arrivent même à la conclusion que puisqu’ils ont vécu des choses mais n’en connaissent pas grand chose et que d’autres en savent infiniment plus qu’eux, c’est parce que ces derniers n’ont nécessairement qu’un savoir livresque, mais n’ont jamais rien vécu de semblable à eux. Eh oui ! Fallait y penser, plus qu’il ne fallait oser, mais c’est ainsi. Raisonnement enfantin s’il en est, mais qui semble séduire encore beaucoup de gens. Vous pouvez me croire. Ou pas, vous êtes libres ! Ou pas encore. Mais cela vous regarde seul.

 

 

 

Alors, comprenez-vous enfin pourquoi non seulement vous ne sentez pas Dieu en vous, alors qu’il est vous ? Comprenez-vous, également, que même les « News Illuminés » ne LE ressentent pas non plus, bien que certains en parlent comme s’ils Le ressentaient vraiment ? Non ? Pas encore ? Ce n’est pas grave. Vous avez tout votre temps pour y parvenir.

Et vous ? Oui, vous comprenez déjà ? Si oui, vous avez tout le mien, de temps, que je vous partage volontiers ! Alors pour vous, il est temps de passer à la seconde étape et de vous libérer enfin du fardeau de votre prime enfance, de passer d’un Testament à l’autre, plus nouveau, mieux adapté à « Qui vous êtes vraiment. » Et ce n’est pas de la Bible que je vous parle ici, mais de ce Testament gravé dans la moindre de vos cellules et qui conditionne l’ensemble de votre vie d’adulte et qui gâchera même votre première expérience de la Lumière, vous faisant croire que c’est vous qui devez briller, plutôt que Dieu, à travers vous et à votre place.

 

 

 

 

Serge Baccino

Une double erreur à ne plus commettre

Une double erreur à ne plus commettre

Dossier : attention, long texte.

 

Je me souviens… J’allais au lycée, c’était en cinquième, il me semble. Chaque jour, j’entendais mes camarades de classe questionner : « On a qui, ce matin ? » et il y avait toujours quelqu’un pour répondre, avec un air entendu : « Michaud, de 9 à 10 puis Clémenti… » Il fallait alors traduire « Français, une heure, puis deux heures de maths. » Je trouvais déjà étonnant que l’on cite en premier le prof plutôt que la matière étudiée. En effet, quel intérêt de savoir qui présente les cours de français ou de maths ? L’important n’est-il pas de connaître la nature de la matière étudiée, afin de savoir « si ça va être gai » ou si on va « en suer grave » ? C’est du moins ainsi que, pour ma part, je voyais les choses en 1974. Certaines matières m’ennuyant déjà et ce, au plus haut point, au contraire de quelques autres qui avaient la courtoisie de laisser mon intellect en paix.

Bien sûr, certains profs étaient plus sympathiques et même amusants que d’autres, qui semblaient éternellement constipés. Mais cela ne rendait pas pour autant la matière étudiée plus « buvable » ou même seulement plus acceptable.

 

Il m’a fallu attendre quelques années tout de même pour comprendre mes réticences à développer ce fameux intellect si plébiscité par une certaine catégorie de gens se décrétant eux-mêmes comme étant « très instruits », comprendre « plus que la moyenne. » De même pour découvrir une méprise universellement partagée ou presque, celle consistant à CONFONDRE le mental avec l’intellect. L’homme a besoin de comparer ce qu’il croit être avec ce que les autres s’imaginent être. C’est pour cette raison que, se comparant sans cesse, il n’est jamais « incomparable », cela à tous les sens du terme.

Bien que cela arrivera un jour. Je veux dire un jour pour chacun d’entre nous, et non « un jour pour tous. » Il n’est guère raisonnable, au vu de l’état d’esprit général de notre Monde actuel, de rêver à « un éveil collectif » ! Puisque chacun admet l’idée que nous sommes tous différents, faute d’uniques (pour le moment), comment pourrions-nous, ne partant pas tous de la même ligne de départ et avançant chacun à son propre rythme, parvenir tous ensemble sur la même ligne d’arrivée ? Illogique.

 

Pourtant, certains s’imaginent être en droit d’y assister ou de le vivre, voire d’y participer, tant qu’à faire ! On vise l’humilité ou bien on rate sa cible, parait-il. Nous voici donc mal partis au moins ! Mais laissons cela et penchons-nous plutôt sur ce que j’avais à cœur de partager avec ceux qui ont envie de partage, et pas nécessairement de ce qu’ils possèdent déjà et conservent de rassurant. Chacun le reconnaît : nous assistons à un éveil de masse. Bien étrange celui qui oserait le nier. Cela dit, un éveil de masse ne sous-entend pas nécessairement un éveil de toute la masse !

Autrement dit, même si trente-cinq pour cent de la population terrestre venait à s’éveiller brusquement (ou à la suite d’une longue maturation interne), cela ne consisterait pas en un éveil collectif ou général. Depuis toujours, quelques-uns veillent tandis que l’essentiel dort, d’un sommeil aussi profond que peuplé de rêves. Ce sont ces rêves que « vivent » les gens, et non un quelconque processus d’éveil. Ce qui ne signifie pas qu’ils continueront ainsi à dormir durant des siècles ! Cela signifie que, pour le moment, ils dorment et ne font pas semblant, c’est le moins que l’on puisse dire.

 

Il n’y a rien, ici, de compromettant pour ceux qui acceptent de voir au-delà de leur Moi-Idéalisé, gonflé de quelques beaux espoirs envers l’avenir du Genre humain. Il est juste question de conserver bon sens, logique et objectivité, durant cette phase réelle d’éveil d’une partie seulement de l’humanité. Et si cette seule idée déplaît à un grand nombre, c’est seulement parce que ce grand nombre redoute soit de se retrouver seul par la suite, soit craint de culpabiliser à la seule idée d’avoir abandonné ses frères et sœurs à un sort peu enviable sans doute. Si on se dit « éveillé », alors on avoue du même coup avoir tous les sens en éveil, et pas seulement ceux qui arrangent notre petit « moi » humain (ego) ou notre Moi-Idéalisé.

Comprenons ici que l’on peut s’éveiller à la Vie Divine et conserver, par devers soi, des peurs, des croyances et des blessures liées à la prime enfance. Et ne pas en tenir compte serait plus un signe d’immaturité spirituelle que d’éveil véritable. Ne croyez-vous pas ?

 

Sortir de son corps, voir l’aura ou – phénomène à la mode – « préparer sa  Merkaba », est très différent de plonger en soi-même pour y déloger tout ce qui pourrait encore nous pourrir la vie et venir aigrir celle des autres, de nos proches en particulier. Dans ma « carrière » de psychologue ésotériste, j’en ai connu des initiés et des maîtres en ceci ou en cela ! Tous, sans exception ou presque, vivaient une vie plus ou moins coupée de leur actualité. Ainsi, celui-ci bien que grand mystique réputé, devenu plus tard Grand Sénéchal de l’Ordre du temple, vivait sa passion sans même réaliser que son épouse se sentait aussi seule que délaissée, qu’elle était malheureuse et avait l’impression d’être la seule à se soucier de leurs enfants et du foyer.

Tel autre était un grand Franc-Maçon d’une Loge très peu connue et hautement respectable, mais ne réalisait pas que sa fille souffrait de la sévérité de l’éducation quasi mystique de son père. Elle ne désirait pas « un Maître Vénérable », puisqu’elle le vénérait déjà, mais un père, tout simplement, qui puisse la comprendre et lui expliquer, par exemple, comment on doit se comporter avec les garçons (elle avait alors seize ans) et comment gérer certaines pulsions que sa mère, elle-même, préférait ne pas avoir à aborder avec sa fille. On se demande bien pourquoi !

 

Ceci n’est en rien une critique de l’humanité des uns et des autres : bien au contraire ! Si j’avais à émettre quelque critique constructive et bienveillante comme il se doit, je dirais plutôt que bien des initiés, avérés ou auto-proclamés, ne devraient plus « oublier » leur humanité, au profit de je ne sais quelle vision idéale d’un presque-dieu alors qu’encore (très) humain. Nier ce que nous sommes est encore la meilleure façon de le demeurer ! Assumer sa propre humanité est la Voie la plus rapide en direction de la Vie Divine. Mieux vaut rester très humain, c’est-à-dire pragmatique, conscient de ses propres faiblesses et les reconnaissant volontiers, compréhensif des différences et soucieux de les RESPECTER.

Mais pas seulement « avec la langue », comme disent les provençaux, mais dans les faits et, surtout, dans notre vie de tous les jours. Car reconnaître ses faiblesses est encore la méthode la plus efficace et rapide pour les dépasser, sans avoir à se manquer de respect en cherchant à les éluder ou à les nier carrément. Sinon, viendra un jour où il y aura plus d’initiés présumés que d’êtres humains véritables. Si vous voyez ce que je veux dire… Non ? Cela viendra.

 

Que nous le voulions ou pas, que nous l’acceptions ou non, nous sommes tous embarqués dans la même galère et possédons l’attirail complet du galérien, à savoir rame, bracelets plus chaînes, aux poignets et aux chevilles. Lâcher la rame et affirmer ses droits à se reposer, ne fera pas disparaître les chaînes. Pour se libérer, il faut commencer par les pieds, c’est plus discret et attire beaucoup moins l’attention que de faire sauter bracelets et chaînes à nos poignets. Et c’est infiniment plus discret que de lâcher la rame et de se dresser fièrement en hurlant que l’on en a marre de ramer !

C’est pourtant ce que font beaucoup de nos jours, tandis que d’autres s’escriment à forcer leurs bracelets qui ensanglantent leurs poignets et que d’autres, dont les pieds seulement sont déjà libres, attendent patiemment que l’homme au fouet soit passé, pour ouvrir leurs bracelets.

 

Mais tout ceci se produit non pas « en ce moment » mais depuis des milliers d’années. Ceux qui reçurent des clefs spéciales il y a fort longtemps, ont eu le temps de « faire des essais » pour savoir ce qui serait le plus efficace en termes d’aide aux autres galériens. On peut avoir la fibre fraternelle et se montrer aussi intelligent que soucieux d’efficacité ! Et on peut assis avoir appris à respecter non seulement le libre-arbitre de chacun, mais également le manque cruel d’évolution de quelques-uns.

Ainsi, tel galérien qui s’était libéré lui-même, s’est précipité sur ceux lui étant proche et les a à leur tour libérés. Dans la ferveur et l’excitation, il a tenté, ce qui est sans doute à son honneur, de libérer les autres. Mais l’homme au fouet est passé, il s’est emparé de la clef des bracelets, puis il a rattaché le galérien imprudent à la place qui était la sienne et qui, apparemment, devait le rester.

 

Fort de cette dure leçon, d’autres qui reçurent la même clef d’on ne sait où, se libérèrent discrètement puis décidèrent de ne libérer que leurs voisins immédiats, ceux qu’ils connaissaient et qui, au fil du temps, en étaient arrivés à partager le même état d’esprit. Quelques-uns réussirent ainsi à fuir, mais ils furent toujours un très petit nombre. Par la suite, on les accusa de tous les maux de la Terre, de sectaires, de racistes, d’élitistes, de faire de la rétention de clef, etc. Cela parce qu’ils avaient osé « s’enfuir en abandonnant leurs frères à leur triste sort. » Une fois, deux esclaves allaient se sauver lorsqu’un des galériens alerta l’homme au fouet de cette tentative sournoise de fuite. Les pauvres diables furent rattrapés in extrémis et rattachés sans ménagement. L’homme qui avait donné l’alerte fut récompensé par des rations supplémentaires d’eau et de nourriture.

De ce jour, une faction très efficace de sonneurs d’alertes se forma, qui était composée de galériens qui partageaient une même idée qui leur semblait normale et juste : « Si d’autres tentent de fuir en nous abandonnant ainsi lâchement, nous serons de moins en moins pour ramer et nos efforts devront ainsi décupler, puisque nous serons moins nombreux. Ce qui est aussi injuste qu’inadmissible ! » Une loi d’équité pour tous fut même proposée au commandant qui se fit un plaisir en plus d’un devoir, d’entériner.

 

Dans un élan de ferveur humanitaire, le dit capitaine ajouta quelques lignes au décret, qui stipulait que pour tout forçat évadé, ceux restant enchaînés subiraient une séance de coups de fouet ! Les galériens exultèrent de joie, en considérant que désormais, même le capitaine se rangeait de leur côté ! De ce jour, la galère fila plus vite sur les eaux et ont dit même que certains rameurs chantaient, tandis qu’ils conservaient un œil aussi attentif qu’inquisiteur sur les autres rameurs. Alors un galérien plus intuitif que les autres et qui avait assisté à toutes les tentatives d’évasion du navire, aussi bien celles qui s’étaient soldés par un cuisant échec que celles qui avaient permis la libération de quelques « élus », eut une idée. Il observa la clef qu’il tenait entre ses mains, ainsi que les différentes difficultés d’évasion, en particulier celles relatives aux galériens convaincus de leur bon droits et prêt à sacrifier leurs camarades plutôt que de les voir quitter les rames pour « vivre égoïstement » des jours meilleurs hors de cette galère commune.

 

Il ouvrit ses propres bracelets et avant de quitter d’un bond son siège pour plonger tête la première dans les flots, il lança sa clef au ras du sol, en direction des autres galériens, se disant que sans doute, ceux qui étaient moins occupés à surveiller ou épier leurs frères que d’avoir la tête baissée, en méditant sur leur triste sort, pourrait voir passer la clef et, peut-être s’en saisir à leur tour. Libre à eux ensuite d’en faire ce que bon leur semblerait. On dit que depuis ce jour, toutes les clefs arrivent de cette façon, en glissant sur le sol et à l’attention de ceux qui ont la tête baissée. Laissons à présent le mode symbolique pour revenir à une formulation plus concrète.

 

Il existe et ce, depuis toujours, des femmes et des hommes qui se sont libérés de leurs chaînes et qui ont quitté « la galère. » En fait, il y en a presque tous les jours qui quitte le Vaisseau-Terre. Et pas nécessairement en abandonnant définitivement leur corps de chair. Nous pourrions croire, sur le moment, que ces êtres-là ne nous intéressent en rien, que notre destinée leur est désormais totalement étrangère. Mais devinez qui, au fil des siècles, nous envoi des clefs qui, le moment venu, glissent par miracle à nos pieds, mais toujours en toute discrétion ? Bien sûr, ces clefs sont UNIQUEMENT à l’attention de celles et de ceux qui ont compris qu’il vaut mieux regarder à ses pieds que de surveiller son voisin ! Fallait-il seulement le préciser ?

 

Certes, nombreux sont les « nouveaux libérés » qui commettent L’ERREUR d’oublier – non pas que d’autres se sont définitivement libérés avant de disparaître – mais qu’il en est ainsi depuis toujours et que la clef est toujours la même pour tous, bien que tous ne s’en servent pas de la même manière ni ne conçoivent ensuite leur liberté nouvelle de la même façon ! Cette clef se nomme « prise de Conscience », même si d’autres, plus modestes sans doute, préfèrent parler « d’Illumination » et autres qualificatifs modérés du même genre. Mais que signifie « prendre Conscience » ? (Notez au passage la majuscule à « Conscience. »)

Cela signifie que lorsqu’une personne s’éveille, que ce soit lentement ou brusquement (ce qui dépend de son caractère du moment), elle le fait de la même façon que tout le monde et depuis toujours : elle troque momentanément sa perception sensorielle limitée aux choses de ce Monde ci (le plan physique considéré comme « dense ») pour participer, ne serait-ce que quelques secondes seulement, à la Conscience Unique, qui unit et relie toutes choses, c’est-à-dire toute apparence, toute sensorialité.

 

Quant à la seconde erreur, j’en ai il me semble assez parlé dans mes différents articles passés. Ceux qui refusent d’admettre les faits n’ont pas besoin de redites ; ils ont besoin de temps, pour évoluer encore un peu et s’offrir à eux-mêmes et par eux-mêmes, une compréhension préalablement boudée, car issue d’un autre. Certains à notre époque ont encore besoin de se faire croire qu’ils peuvent évoluer seuls, sans l’aide de personne. On les reconnaît au fait qu’ils sont toujours les premiers à parler de sectes et de gourous, ce qui leur donne l’impression que leur propre vision est nécessairement la bonne, puisque la seule valable, « preuves à l’appui. » Ceux-là se réservent une sacrée surprise, lorsqu’ils vont vivre tout ce dont ils ne faisaient que parler : la Communauté de conscience et d’intention, que d’autres nomment différemment sans doute.

 

Bien sûr qu’il existe des sectes et des gourous ! Qui a dit le contraire ? Et surtout, à qui profite le fait d’en reparler dès que possible ! Pourquoi l’ensemble de l’humanité devrait-elle faire montre de sagesse et d’intelligence ? En quel honneur, de quel droit et selon quelle forme d’idéalisation de soi ? Si c’était le cas, ça se saurait ! A contrario, elle fait preuve tout naturellement du degré de maturité spirituelle exact qui va de pair avec son niveau d’évolution. Qui n’est critiquable en rien, si on veut se montrer vraiment objectif. Sinon, autant en vouloir aux poissons qui sont trop bêtes pour savoir voler comme les oiseaux ou grimper aux arbres !

 

Il suffit d’ouvrir les yeux et de constater sans s’émouvoir plus que de raison. Ou comme le prétendent ceux qui sont les premiers à le faire : « sans juger » (sic) A un certain niveau « juger » est un concept vieillot qui n’est plus utile qu’à ceux qui ont encore très peur du regard d’autrui et qui préfèrent s’abriter derrière d’anciens canons poussifs de la spiritualité pour justifier leur peu d’envie de se réformer eux-mêmes. Ils préfèrent exiger des autres qu’ils cessent immédiatement d’être ce qu’ils sont, si ce qu’exprime leur être menace leur petit confort mental. Il fallait y penser. En termes de fraternité, de tolérance et autres excuses pitoyables généralement invoquées soit pour abaisser autrui à son propre niveau, soit pour le faire taire lorsque ses paroles éveillent en soi des émotions lugubres si difficiles à évincer et à enterrer profondément en son cœur.

 

Résumons tout de même et à toute fin utile, ces deux erreurs, mais en terme clairs et simples à la fois. La première erreur consiste à croire que ceux qui se sont libérés avant nous mais qui sont toujours de ce Monde (important) n’ont pas su atteindre à un degré de vérité satisfaisante. Un peu comme si cette vérité unique dépendait des époques, voyez-vous ? Et on sait quand un nouvel éveillé fait cette erreur, lorsqu’il se croit obligé de mentionner « innocemment » que « les Maîtres du passé » et autres mystiques ou écoles de sagesse, « avaient réussi à accéder à une partie seulement de la vérité. »

Une manière assez grossière somme toute de « préparer le terrain à l’ego », toujours aussi puissant sinon plus ! En effet, dire que ceux qui sont passés « avant nous » n’étaient pas capables, « en leur temps », de comprendre aussi bien que nous, « les modernes » (prouuut !) revient à laisser fermement entendre que « c’est nous les plus grands, les plus beaux et, bien sûr, les meilleurs » !

 

Une vision hélas typique de tous ceux impressionnés par la science dite « officielle », incapable d’imaginer que l’évolution n’est pas nécessairement une question de temps linéaire et qu’il a pu exister, jadis, des êtres bien plus intelligents et évolués que nous ne le seront sans doute jamais avant des siècles et des siècles ! La seconde erreur est de confondre l’évolution de la conscience humaine avec l’évolution de LA CONSCIENCE ! Autrement dit, sous prétexte que nous sommes actuellement quasiment tous des ignorants, si un jour nous devenons des « savants », cela sera pour nous « une preuve » que la Conscience Unique a évoluée elle aussi. Autant dire que les mathématiques se mettent à évoluer au moment où l’on découvre leur existence ! Bien sûr, cette seconde partie d’une ERREUR globale possédant, comme toutes choses, deux polarités ou aspects, est sans doute la plus difficile à saisir. L’intellect peut nous faire croire avoir compris, mais son rôle est surtout de nous débarrasser de tout concept susceptible de nous troubler, de nous mettre mal à l’aise et, surtout, de mettre en danger nos certitudes acquises et conservées bien au chaud dans notre âme plus que frileuse.

 

Dernièrement, je lisais le livre d’une personne très célèbre actuellement, très dynamique et qui a fait, il est vrai, un travail formidable de synthèse et de réunification de diverses traditions. Sur ce point, rien à dire et le personnage est des plus sympathiques et attachants. Hélas, dès le début de son ouvrage célèbre, il se croit lui aussi obligé de « descendre en flèche » quelques-uns de ceux qui passèrent avant lui et furent, en leur temps, de véritables phares pour une certaines catégories d’humains (les ésotéristes, les initiés, les mystiques, les écoles initiatiques, etc.) Pour lui, il est ÉVIDENT que tous ces personnages, qu’il dit respecter par ailleurs, n’avaient pas réussis à pénétrer assez loin dans les arcanes de la spiritualité la plus authentique. De là à sous-entendre que lui y est parvenu, en termes de « distance psychologique », quel nombre de « millimètres » devons-nous parcourir, selon vous ?

 

Je ne dis pas que c’est là l’intention réelle ou première de cet auteur de best-sellers : je dis qu’il est tout de même étonnant que presque tous les nouveaux éveillés/éveilleurs de notre actuelle génération d’humains, se sentent d’un commun accord « obligés » de ternir l’image de leurs prédécesseurs, pourtant éminents spécialistes du sujet et très longtemps avant eux ! Aucun d’eux n’a seulement l’idée d’écrire « comme l’avaient très bien perçu et expliqué avant nous, ceux faisant parties de telles ou telles autres catégories d’initiés, dans un lointain et même proche passé… »

Pour une civilisation habituée à « citer ses sources » pour être prise au sérieux par les prélats de la connaissance académique, voilà qui ne laisse pas de me surprendre ! Il y aurait-il des sources « autorisées » et d’autres à tarir de toute urgence ? C’est une question que nous serions tous en droit de nous poser. Moi c’est fait.

 

Mais apparemment, très peu de gens se la posent. A vrai dire et autant que je sache, je suis l’un des très rare à l’avoir remarqué et à en parler aussi ouvertement. Cela parce que je répugne à assumer l’idée terrible d’être en fait le seul à en parler. Bien sûr, il de de mise de parler de ce que l’on ne connaît pas et, apparemment, il est désormais inutile d’avoir mis seulement les pieds dans un pays, pour se croire autorisé à le critiquer !

C’est une image, évidemment. Pour ma part, j’ai pris la peine d’étudier le travail plus que respectable de ce que je nomme, pour faire court, « les Maîtres du passé » et j’ai évidemment lu le travail récent de ceux qui aimeraient bien devenir « les Maîtres du présent. » J’ai pris la peine de passer une vingtaine d’année dans un des ordres initiatiques les plus pertinents, en matière d’enseignement et de préparation à une Vie bien plus riche et élevée. Je sais donc exactement ce que ce genre d’école vaut, réellement. Il s’agit bien moins d’un avis que d’un savoir de première main. Et le fait que ces mêmes écoles aient plus ou moins perdu de vue leur but premier, n’enlève rien à la qualité de leur origine, et encore moins à ceux qui en furent à l’origine.

 

Et je ne parle pas de mon étude des religions comparées et des diverses philosophies orientales, qui m’a occupée une certaine partie non négligeable de ma jeunesse. J’ai donc la faiblesse – non pas de « savoir de quoi je parle », ce qui serait une moindre qualité – mais celle de me trouver en position de pouvoir comparer les deux, à savoir le travail effectué par « les Maîtres du passé », et celui effectué par « les maîtres du présent. » Nous appellerons désormais ces derniers ainsi. Quand on étudie « les Maîtres du passé », on trouve immanquablement ce respect et cette reconnaissance envers leurs prédécesseurs, leurs inspirateurs ou enseignants, à savoir envers « les Maîtres d’un passé plus lointain encore. » Aucun de ces anciens Maîtres n’aurait osé prétendre avoir inventé ou même amélioré quoi que ce soit, et encore moins avoir vécu quelque chose de « nouveau » et d’inconnu de ses augustes prédécesseurs ! Ils auraient eu bien trop honte d’un tel comportement dont le degré de vanité n’aurait alors échappé à aucun de leurs contemporains, fut-il non-initié.

 

Ils étaient bien trop intelligents et donc, vraiment éveillés, pour imaginer que la Conscience Unique puisse à ce point évoluer et ce, en quelques dizaines de générations humaines ! Ils savaient fort bien que ce qu’ils expérimentaient, à leur époque, correspondaient exactement à ce que d’autres avaient pu expérimenter en leur temps et expérimenteraient plus tard. Évidemment, ils connaissaient l’existence d’un piège redoutable dans lequel tombe volontiers celui qui n’a pas pris la peine de calmer les divers occupants de son bestiaire intime (nommés par eux « démons » à leur époque) et qui, sous prétexte qu’il vit différemment une expérience UNIQUE pour tous, s’imagine ensuite être « différent » puis… Unique lui-même !

N’est-il pas remarquable qu’à une époque où, plus que jamais, les spiritualistes parlent de « gratitude », que l’on en témoigne si peu envers ceux qui ont eu le désir de nous ouvrir la voie et d’en défricher le Chemin ? La gratitude serait-elle sectaire et soucieuse de ne se réserver qu’à nos seuls contemporains ?

 

J’avoue que ce qui me gêne en la matière, c’est bien moins cette curieuse réaction unanime d’ingratitude totale que le fait que personne ne semble s’apercevoir de son origine première et cachée. C’est un peu comme ce que je nomme, pour plaisanter, « le rêve de tous magnétiseurs. » Que l’on pourrait désormais nommer « le rêve de tout thérapeute non allopathique », tant il est devenu universellement répandu. Quel est le contenu formel de ce rêve ? Être reconnue par la science et donc, par les scientifiques ! C’est si évident ! Tout le monde en rêve et bave après ce genre de reconnaissance égotique qui en dit long sur le niveau d’éveil réel de ses adeptes ! Y compris sur ceux qui n’hésitent pas à la malmener, de temps à autres, tant ils sont dépités que « leur génie scientifique » n’ait pas encore été reconnu par les Grands « Énarques » du savoir autorisé !

 

A une époque, le français moyen désirait être invité à l’Élysée et avoir l’insigne honneur de serrer la main du Président de la République (en un seul mot, s’il vous plaît.)  Comme quoi, certains se contentent de peu, voire de pas grand-chose. Du moins, aussi longtemps qu’ils acceptent de conserver par devers eux, cette idée bizarre qu’ils ne sont pas grand-chose ! Et quand on se croit être « pas grand-chose », il est normal de rêver de vivre « de grandes choses », à savoir des choses susceptibles de nier ou même de faire oublier un temps, le manque de valeur personnelle que l’on s’attribue à soi-même. Le temps d’une poignée de main. Ou d’une reconnaissance à faire encadrer et à placer modestement en vue, dans un bureau ou bien une officine.

 

Mais attention ! Il faut absolument que cette poignée de main ou ce bout de papier dûment tamponné, provienne de personnes illustres ! De personnes s’étant surtout « illustrées » par leur dépendance totale à autrui et dont le seul espoir est désormais que d’autres aient la bonne idée de tout leur devoir à leur tour. C’est ainsi que l’on devient un grand homme, paraît-il ! Mais pourquoi on ne me dit jamais rien, à moi ? Si j’avais su que seule la prostitution physique était condamnable, peut-être aurais-je revu ma copie, qui sait !

Mais trêve de polissonnerie. Or donc, nous avons une nouvelle génération de « chercheur de lumière » qui, selon moi, ont plus le désir de trouver une manière de briller par eux-mêmes qu’une véritable Lumière pouvant les éclairer eux, ainsi que tous ceux qui les approchent selon un angle convenable. Et nous avons une autre génération, et je ne parle pas d’âge mais d’état d’esprit similaire, qui prétend avoir trouvé un moyen de refaire le Monde, mais sans se servir de l’inspiration de ceux passés par-là et bien avant eux et, surtout, en le remodelant selon des critères se voulant aussi novateurs qu’exceptionnels.

 

Autrement dit, du jamais vu, voyez-vous ? C’est important de « voir » ! Surtout de voir clairement où les autres désirent en arriver ! En particulier si arrivée et arrivisme deviennent si semblables que nul ne songerait à les distinguer. Fort bien, supposons ! Mais à qui ou à quoi profiterait cet état d’esprit, qui, soit dit en passant, est aussi « nouveau » que l’eau qui tombe du ciel durant la pluie ? C’est là qu’il faut faire montre d’intelligence et de discernement. Si tant est que ces deux qualités soient vraiment distinctes ou séparées. Posons-nous une série de questions toutes bêtes :

  1. A qui profiterait la découverte « subite» qu’il existe d’autres intelligences dans l’univers et qu’un certain nombre d’entre elles visitent ce Monde depuis des temps immémoriaux ?
  2. A qui profiterait la découverte qu’il est possible de soigner l’ensemble des maladies, sans faire appel au lourd arsenal médical ?
  3. A qui profiterait des découvertes concernant des énergies non fossiles qui permettraient de ne plus avoir à se priver et à payer une fortune, pour avoir une voiture autonome, une énergie électrique illimitée et des usines automatisées, laissant à chacun plus de jours de repos que de travail ?
  4. A qui profiterait la découverte que nous sommes tous extraordinairement rares et précieux et que nous pouvons multiplier par dix au moins, notre potentiel humain ?
  5. A qui profiterait des découvertes archéologiques prouvant que de tous temps, il y a eu, sur Terre, des civilisations extraordinaires qui ayant un jour atteint leur apogée, ont déclinée puis se sont toutes éteintes, et surtout, pour une seule et unique raison ?

 

Je pourrais aggraver le problème en citant d’autres questions/exemples, mais ces cinq-là me paraissent suffisantes. Mais « pour faire bon poids », comme disait un épicier ami de ma famille, il y a cinquante ans de cela, je vais en rajouter une autre et ne me servir que de celle-là pour vous proposer une intéressante réflexion. D’après vous, que se passerait-il si chaque personne d’une nation quelconque, pouvait devenir rapidement intelligente et capable de se débrouiller toute seule en n’importe quelle situation ? Une personne qui serait responsable, libre et capable de saisir en une seconde, les intentions réelles de ses contemporains ? Il ne faut pas rêver, dites-vous ?

Au contraire : c’est à présent que vous rêvez ! Et quelques-uns ont tout intérêt à ce que cela continue, que rien ne change jamais ou, à tout le moins, que ce songe collégial dure au moins quelques dizaines d’années encore ! Ce qui sera peut-être le cas. Ou pas ! Tout dépendra de deux facteurs !

Le premier, Que « le plus grand nombre », surnommé « le peuple », en ait ras le bol de se laisser tondre et traire à la moindre occasion de le faire. Après tout, moutons et vaches à lait doivent eux aussi avoir un seuil de tolérance !

Le second, que « les maîtres du présent » cessent de snober « les Maîtres du passé », car avec leurs conseils ou leur concourt, ils peuvent en effet révolutionner ce Monde et même, en faire un Paradis sur Terre. A la condition expresse qu’ils acceptent l’idée que le plus grand nombre puisse librement décider d’y mettre les pieds ou non !

 

Bon, pour le peuple, je sais, ce n’est pas gagné, OK. Mais il reste une filière à exploiter : « les Maîtres du passé. » Avez-vous seulement remarqué que la plupart des « News-âgistes » font référence soit à des entités du Haut Astral, soit carrément à des extraterrestres, mais RAREMENT à ceux que semblaient côtoyer les Maitres du passé et en leur temps ? De même que les Fidèles Actuels de ces Maîtres du passé, semblent, à l’inverse, ne jamais se référer aux extraterrestres et à ceux pourtant devenus célèbres dans le Monde de la spiritualité moderne ?

A croire que certains Maîtres d’antan sont morts carrément et que d’autres se sont précipités pour prendre leur place ! Bizarrement,  les Maîtres du passé ne se référaient qu’à des êtres se situant sur les plus hauts niveaux du grand Plan Mental, tandis que les maîtres du présent, ne semblent traiter qu’avec des entités se situant, au mieux, sur les derniers sous plans du grand Plan Astral.

 

Il s’est passé quoi, là ? Une baisse de niveau sensible de conscience individuelle, ou bien la préparation secrète d’un Remake de l’Atlantide, tournée cette fois-ci en 3D ? Nous en avons désormais les moyens techniques ! A moins que vous ayez une autre version rationnelle à proposer pour expliquer cet apparent mystère ? Et bien sûr, je ne parle ici ni de Jésus ni de Gautama ! Sans parler de la Vierge Marie et de Marie-Madeleine ! Qui semble réincarnée à plusieurs endroits à la fois ! Eux sont toujours cités dès que possible et mis à toutes les sauces, dont certaines commencent à tourner dans nos assiettes.

 

Je sais que quelques-uns vont me rétorquer, comme d’habitude et donc en vain, que « les modernes » ont le désir d’éviter le mental, dont ils se défient comme de la peste, et de se polariser sur le cœur. La belle affaire ! Comme si le Chakra du cœur n’était pas l’étage du mental par excellence ! Encore ce satané problème de termes ! Dieu étant très con de nature, ne voilà-t-il pas qu’il a commis la bévue de placer le Plan Mental au-dessus du Plan Astral ? S’il avait pris le temps de demander conseil aux spiritualistes modernes, ils lui auraient conseillé de placer les émotions et sentiments élevés, AU-DESSUS du Plan Mental !

Sacré mental ! Encore et toujours CONFONDU avec l’intellect qui lui, bizarrement, ne ressort jamais dans les listes de ce qu’il convient de surveiller de près, si on désire être « évolué » ! Comprendre « si on veut être reconnu par ceux qui sont du même niveau d’évolution. » Je ne me prêterais pas à l’exercice facile consistant à m’amuser du sens possible à donner à la dernière partie de la phrase en gras et entre guillemets ! Ou alors juste un peu ? Alors je dirais seulement que « je ne souhaite pas « être reconnu par ceux qui sont du même niveau d’évolution. » Désolé, c’était trop tentant !

 

Après cette facétie témoignant de mon humanité certaine, je dirais que je suis curieux de savoir ce que mes lecteurs pensent de mes questions posées plus haut (« à qui profiterait… ») Je n’allais tout de même pas tout leur mâcher, si ? J’ajouterais, et pour en terminer avec ce dossier déjà conséquent, qu’il doit être difficile d’avouer que l’on s’est carrément fourvoyé et ce, publiquement !

C’est tout ce que je juge utile d’ajouter ici et… Pour le moment ! Bonne réflexion à tous !

 

Serge Baccino

 

Drogues douces, durs effets

Drogues douces, durs effets

(Dossier – Article assez long.)

 

La psy éso est une des rares sciences mentales issues de l’Ontologie qui propose au public et surtout, à ses étudiants, une manière complète et accessible à tous, de comprendre la raison pour laquelle les drogues considérées comme « douces », paraissent si agréables et anodines  au départ, alors qu’en réalité, elles sont très dangereuses pour l’âme, bien plus que pour le corps. Du moins en ce qui concerne les effets ultérieurs ou au long terme.

Le mental humain n’est pas habitué à tenir compte de certains facteurs évolutifs, de nature psychologique et animique. Autant de sujets abstrus qui ne font pas parties de sa formation de base ou, devrions-nous dire, de sa programmation mentale de base. Il a tendance à se référer surtout au vécu, à l’expérience et donc, à la mémoire. Et il est facile de comprendre que tout ce qui est mémorisé demeure figé, cela aussi longtemps que le contenu mémoriel n’a pas été remplacé par un autre ou tant que les données enregistrées n’ont pas été réactualisées ou « remise au goût du jour. »

 

 

 

Évidemment, l’enseignement de la psy éso pousse l’analyse des faits bien plus loin. Mais nous pouvons déjà en retirer l’essentiel, afin que tous et donc chacun, puissent comprendre exactement de quoi il retourne vraiment. L’idée n’est pas de dire que « se droguer est mal » ou que cela devrait être évité à tout prix. Juger n’est pas notre fort mais constater oui. L’idée est d’expliquer ce qu’il se passe exactement lorsque nous faisons quelque chose de précis, afin que nous soyons conscients non seulement des effets probables de nos actes, mais aussi de notre degré exact de responsabilité. Agir sans conscience n’est pas irresponsable : c’est seulement risqué pour tous ! Car à moins de vivre seul, sur une île déserte ou dans une grotte profonde de l’Himalaya, nos actes ont TOUJOURS une incidence sur autrui. Cela aussi, le mental ordinaire (non réellement éclairé) a quelque difficultés à l’appréhender.

Sous le prétexte de se dire libre et de ne guère s’inquiéter des attentes d’autrui, l’intellect a vite fait de compenser les carences cognitives du mental. Pourtant, il existe une différence très nette entre ne pas se soucier de ce que les autres pensent de nous, et ne pas se soucier d’être une gène potentielle dans la vie d’autrui ! Le chemin qui mène de la première version (psychologiquement exacte et donc légitime) à la seconde version, qui frôle le je-m’en-foutisme pur et simple, est excessivement court !

 

Mais voyons ce que nous pourrions comprendre de plus, au sujet de ces fameuses « drogues douces », deux termes pourtant d’allure antinomique qui cherchent à faire croire en l’innocuité d’un produit aux effets pourtant délétères. Pour commencer, nous pourrions en toute logique nous questionner : « Comment une chose réputée néfaste, pourrait-elle trouver crédit auprès de notre jeunesse ? » Être jeune n’est pas nécessairement signe de bêtise, si ? Bien sûr que non ! Dans ce cas, les drogues du genre cannabis, devraient provoquer ou induire un effet de répulsion dès les premières tentatives pour s’adonner à la fumette. Ce qui ne semble pas être le cas. Il nous faut donc en déduire qu’au départ au moins, fumer de cette herbe qui ne sort pas de notre tondeuse à gazon, apporte nécessairement quelque chose de positif et donc, d’agréable au moins, à tous ceux qui s’y adonnent pour les premières fois. Voire ensuite mais pour un temps que nous définirons plus loin.

Certains affirment à qui est disposé à l’entendre puis à le croire, qu’ils peuvent s’arrêter de fumer quand ils le veulent. Ceci pour laisser entendre qu’il n’existe aucun risque d’accoutumance à ce genre d’activité. Ce qui est déjà follement amusant, surtout pour le mode de raisonnement de toute personne saine d’esprit et avancée dans la compréhension de la Nature humaine.

 

Quand il n’existe aucune forme d’accoutumance à une consommation quelconque, cela signifie que l’on peut cesser la consommation à volonté. Hélas, le problème est moins dans l’accoutumance que dans la raison pour laquelle une personne COMMENCE à consommer une substance quelconque, ici du cannabis et par exemple. Disserter sur la possibilité de cesser de faire quelque chose que nous sommes toujours occupé à faire, est non seulement inutile mais consiste le début d’un signe formel de mensonge à soi. Si la personne est vraiment en mesure de cesser une chose, pourquoi le mentionner ?

Surtout alors qu’elle est justement en train de produire la preuve de son incompétence à cesser une activité dont elle prétend avoir le contrôle ! Nul besoin d’être licencié en psychologie pour comprendre que l’intellect de cette personne tente de compenser une absence de volonté réelle par la présence d’une liberté toute virtuelle. Autrement dit, ça sent le Moi-Idéalisé à pleine âme ! En effet, tout le monde est capable de PENSER pouvoir faire ceci ou cela. Mais de là à produire l’acte en lui-même, il peut y avoir des milliers de kilomètres psychologiques !

 

D‘autant que si la cause à l’origine de l’habitude de se droguer est toujours présente et donc active, il est peu probable que la personne puisse en faire cesser l’effet. En psy éso, il est clairement mentionné que « cause et effet marchent toujours de pair puisque simultanées dans le temps (maintenant) et dans l’espace (dans ce mental-ci.) » En clair, cela signifie qu’il importe moins de trouver en soi la volonté de cesser la fumette, que de rendre consciente LA RAISON pour laquelle on a commencé à fumer. Si cette raison est toujours d’actualité, alors la volonté ne produira que de la souffrance, pas de véritables et sains résultats.  Pourriez-vous relire ces deux dernières phrases (en italique) et en mesurer la portée, s’il vous plaît ? Merci pour vous.

 

C‘est là que nous pouvons commencer à devenir utiles voire efficaces envers ceux qui se droguent, sont dans le déni d’accoutumance, mais aimeraient bien faire cesser cette lente mais inexorable descentes aux enfer. Pour éviter de devoir user de termes aussi piquants que déchéance morale, sociale et… Spirituelle, surtout ! Normalement, c’est ici que bondissent, griffes dehors, tous ceux qui se droguent depuis des années mais ont pourtant des prétentions spirituelles, voire se permettent de guider ceux qui, d’ici peu, seront infiniment plus vibrants qu’eux ! Tout est affaire de fréquence, de longueur d’onde ou de vibrations. A condition que vous prêtiez à ces termes interchangeables le sens que nous devrions tous leur offrir. A présent, entrons dans le vif du sujet.

 

Notre époque est formidable, n’est-ce pas ? Elle n’a jamais été aussi riche en évènements créatifs et en avancées technologiques ! Bientôt, nous téléphonerons ou regarderons la télé sur de simples plaques de verre ou de cristal ! Cela dit, force nous est de reconnaître que la vie est devenue également difficile par certains de ses autres aspects. Devrions-nous dire « stressante » ? C’est fort possible. En tous les cas, cette même vie – dont le rythme semble s’accélérer à chacune des décennies successives – nous oblige à employer nos facultés intellectuelles à outrance. Nous recevons tant d’informations différentes en une seule journée, que notre cerveau menace de surchauffer.

D’ailleurs, certains dépriment tandis que d’autres « pètent un câble », sans parler de ceux qui optent pour une action qui bien que dernière, n’en est pas moins radicale. En clair, certains ne savent plus très bien ce qu’ils doivent faire, être, aimer ou détester et s’ils doivent partir ou bien rester. En particulier chez les jeunes, le niveau de stress intellectuel est tel, qu’il finissent par s’adonner à la drogue, sous les conseils (très peu) avisés de leurs congénères.

 

Une analyse aussi partielle que rapide, pourrait en faire s’exclamer plus d’un, s’imaginant avoir trouvé la cause première de leur condition présente : « Eh bien voilà la raison pour laquelle je me drogue ! Inutile d’en faire un drame ! » Mais la cause ne se trouve pas dans le fait que l’intellect est en suractivité. La cause consiste en l’absence presque totale d’une saine et heureuse astralité ! Traduction depuis le serbo-croate : lorsque l’intellect seul est par trop sollicité, le subconscient déclenche une recherche compensatoire de PLAISIR ou, et à tout le moins, de sensations et d’émotions capables de COMPENSER l’absence de ce que les psy éso résument par le vocable « astralité. »

L’astralité est au mental ce que l’huile est au moteur à explosion (le moteur de nos voitures.) Lorsque des pièces mécaniques se retrouvent en contact puis en friction, elles ont alors besoin d’huile pour compenser la production de chaleur intense qui est due à ces frictions de métal contre métal. De même, nos processus mentaux ont besoin de PRODUIRE ce « lubrifiant » unique qui consiste en des émotions positives, agréables à vivre et quelque peu égayantes.

 

Connaissez-vous l’expression populaire prise de tête ou encore se prendre la tête ? Si oui, vous avez déjà compris la moitié du problème et donc, la moitié de sa solution ! Puisque « Tout est double » ! Lorsque notre vie devient uniquement mentale et que l’intellect est par trop sollicité, souvent (rythme) et longtemps (durée), l’intelligence de nos cellules (subconscient) nous pousse littéralement à rechercher fiévreusement une activité plaisante qui nous permettra de nous rééquilibrer. En somme, d’ajouter un peu d’huile au moteur de notre âme qui commençait sérieusement à chauffer ! Ce qui explique pourquoi certains cherchent soi-disant le réconfort dans le sexe ou… dans la drogue.

En effet, dès les premières bouffées de cannabis, par exemple, la fréquence d’une zone particulière de notre cerveau commence à changer. En clair, l’hypothalamus reçoit pour ainsi dire l’ordre de faire baisser les cycles cérébraux, de les faire descendre de Bêta en Alpha, soit de plus de quelque 25 cycles par seconde à la fréquence reposante de 12 à 9 c/s (cycles/seconde.)

 

Les ondes Bêta sont liées non seulement à une activité cérébrale élevée mais surtout, à une activité mentale dont sont absentes les émotions les plus appréciées d’un être humain ordinaire. En particulier le manque le plaisir, quelle que soit la forme sous laquelle il se manifeste. Comme la drogue a pour effet de faire baisser la fréquence cérébrale, la personne redevient ponctuellement capable d’apprécier la vie, de se détendre, de rire, de s’amuser et, en un mot, de ne plus se prendre la tête à la moindre occasion !

Énoncé de la sorte, qui n’aurait pas brusquement envie de s’en rouler un petit ? Mais attendez avant de commettre une erreur que vous pourriez amèrement regretter par la suite, notamment si vous êtes en recherche de plus de Lumière (spiritualiste.) C’est après que ça fait mal aux côtelettes, comme disent les vieux Provençaux !

 

L‘homme est ainsi fait que ce qu’il aime, il le reproduit ! Et comme ce qu’il produit, il le mémorise, par la suite, il n’a même plus besoin de vouloir ou de désirer : son subconscient le fait pour lui et à sa place. Les fameuses Mémoires, vous savez ? (Voir les autres articles qui traitent du sujet.) Or donc, puisque la cause (une vie trépidante et stressante, mentalement) continue de se manifester, l’effet, c’est-à-dire le besoin compulsif de compenser l’absence de plaisir, continue également ! Il s’agit-là de la première clef pour bien comprendre ce qui se produit vraiment dans ces histoires d’accoutumance à des produits peu recommandables.

La seconde clef apparaît d’elle même lorsque l’on comprend que le cerveau ne peut pas descendre plus bas qu’un certain seuil (entre 8 et 6 c/s) sans provoquer une perte de conscience. Ainsi et au départ, fumer détend et permet de se sentir heureux, même sans raison. Un phénomène qui, hélas, ressemble bien trop à certaines descriptions proposées par les mystiques du passé et qui correspondent à des états de conscience modifiée permettant d’explorer les trésors inexploité de l’âme humaine.

 

De là à croire que certaines drogues peuvent favoriser le développement psychique ou permettre une évolution accélérée, il n’y avait qu’un pas ! C’est d’ailleurs ce que certains n’ont pas manqué de penser puis de croire fermement, juste avant de l’enseigner à d’autres. Sans compter l’apport livresque non négligeable de certains chamanes plus ou moins défoncés et coupés de l’actualité terrestre, qui usent de ce genre d’artifice pour gagner, selon leur témoignage, « certaines régions de l’astral supérieur ». On dit que le trop est aussi néfaste que le trop peu, ce qui, en l’occurrence, est on ne peu plus exact.

Au départ, il y avait trop de productions mentales et pas assez de cette huile magique qu’est le bonheur (Ananda) ainsi que ses subsidiaires, le plaisir et la joie, pour ne compter que les plus absents de la vie trépidante et asphyxiante nos citées modernes. Ensuite, la fréquence cérébrale descendue en flèche par un procédé chimique, même si « naturel » (plantes ou champignons), permet à la personne tendue et prête à craquer, de se détendre et de savourer de nouveau la vie. Qui résisterait à cette étape enchanteresse ?

 

Mais vient la triste suite et fin, si nous pouvons le présenter ainsi. Ne pouvant descendre plus bas, en terme de fréquence cérébrale s’entend, le subconscient en déduit que puisque descendre fait remonter des choses appréciées par la conscience, alors descendre devient le but principal à atteindre ! Mais qu’est-ce qui pourrait bien descendre, à présent que le cerveau fonctionne quasiment au ralenti, offrant aux personnes concernées, ce regard coupé du monde, pour ne pas dire éteint ? L’âme étant en contact avec le corps par le biais de la double chaîne de ganglions du système nerveux grand sympathique, le subconscient commence à faire baisser, plus ou moins rapidement, la fréquence animique (de l’âme, donc) avec tous les effets dommageables que cela implique forcément et à long terme. D’où le fait que peu de drogués réalisent exactement ce qui se passe vraiment et ne s’en soucient pas plus que de leur première chemise. Il faut dire que leur fréquence Alpha améliorée, ne leur permet plus guère de s’énerver (sic) ou de prendre des décisions aussi abruptes que viriles. Du moins pour le moment.

 

Alors la fréquence de l’âme commence à baisser, ce qui a pour conséquence de faire passer la conscience de la personne du Plan Mental au Plan Astral. Dans le premier, un emploi excessif de l’intellect privait la personne de cette Eau de Vie formée par les émotions élevées et agréables à vivre. Mais une fois le niveau du Plan mental moyen atteint (en descendant), la fréquence chute rapidement dans les couches tout aussi moyennes de l’Astral. Et croyez-nous si nous vous précisons ici que ce qui peut être capté dans l’astral « moyen », est en effet… Très moyen !

A tel point qu’au bout de quelques mois à quelques années, selon le caractère et le niveau d’évolution de départ, la personne qui se drogue se croit obligée de se droguer plus souvent, cela parce qu’elle réalise confusément qu’elle n’obtient plus ce niveau d’astralisation qui lui permettait non seulement de supporter le stress immense engendré par notre vie moderne mais aussi, d’en arriver à l’apprécier ou à l’aborder sous un angle d’approche différent.

 

Et là, c’est la chute libre, d’un point de vue social mais surtout, d’un point de vue purement spirituel. La fréquence de la personne finit par atteindre le troisième sous-plan astral et ne possédant plus aucune fréquence mentale pour l’équilibrer, devient tel un petit animal capable de réactions mais plus vraiment de réflexion. C’est généralement à ce point de dégringolade humaine que la personne pressent le besoin de réagir. Hélas, si elle comprend très bien ce qu’elle doit faire (cesser de se droguer), elle se croit incapable de faire montre d’assez de force morale (ou de volonté) pour y parvenir seule ou même, accompagnée. Alors elle ment, triche et commence à chercher un moyen de justifier son état, quitte à accuser l’univers et les dieux d’en être responsables.

Mais pourquoi la personne ne peut-elle pas cesser de se droguer ? Est-ce SEULEMENT une question de volonté ou de désir de s’en sortir enfin ? Certes non ! Nous avons donné la raison première (ou cause), de son état actuel : la personne ne supporte plus la pression mentale, vous en avez souvenance ? En fait, elle ne la supportait DÉJÀ PLUS tandis que sa fréquence animique double profitait des vibrations du plan mental moyen ou juste au-dessus. Comment voulez-vous qu’elle supporte une condition qui n’a pas changée, à l’extérieur, alors qu’elle n’a plus, ou presque, la moindre trace d’énergie mentale ? D’acier contre acier à laisser se frotter les uns contre les autres, à s’échauffer et à devoir huiler ensuite ? Ah ça, de l’huile, elle en a ! Mais point de moteur en marche et susceptible de réclamer que l’on régule sa température.

Voilà, en gros et pour résumer, pourquoi les personnes qui se droguent ont tout intérêt à s’arrêter avant que ce soit la moitié même de leur âme qui se perdent dans les limbes d’une astralité aussi basse qu’improductive.

Et ensuite ? Si la personne continue de se droguer de plus belle, augmente les doses et refuse de se faire aider ? Dans ce cas, le problème s’aggrave et s’oriente vers des fréquences animiques qui favorisent la criminalité, le vol, le viol, la méchanceté gratuite, la cruauté et, enfin, la possession pure et simple par l’une des entités non-humaines qui pullulent dans les zones les plus inférieures du Grand Plan Astral. Mais ceci est une autre histoire, n’est-ce pas ?

 

Serge Baccino

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi l’incarnation ? But ou simple effet ?

Pourquoi l’incarnation ? But ou simple effet ?

 

Pourquoi l’Incarnation ? Nous pourrions en effet nous poser directement cette question. Autant, la réponse ressemblera à autre chose de très différent de ce à quoi nous pouvions nous attendre. En effet, quand on demande « pourquoi », au lieu de chercher une cause, nous recherchons un but. Nous avons donc tendance à trouver une explication plausible à notre présence sur Terre et pour se faire, nous chercherons surtout à trouver dans quel but nous sommes sur cette planète et « en incarnation », donc. Pour nous, raisons (pourquoi) et explications (parce que) doivent à tout prix faire partie de notre vie, cela au risque de réaliser, terrifiés, que nous ne savons rien ni ne maîtrisons rien du tout. Ce qui est généralement le cas.

 

Dès lors, le seul fait de nous questionner sur « les raisons logiques de l’incarnation », nous oblige du même coup à trouver, voire à inventer une ou plusieurs raisons légitimes. Il ne nous viendrait pas à l’idée, par exemple, que le fait d’être incarnés puisse être une incidence comme une autre, un effet secondaire. Pour nous, qui dit incarnation dit intention et donc, but présumé, car sinon, à quoi bon s’incarner ? C’est du moins le type de raisonnement couramment admis et ce, depuis bien longtemps. Un peu comme si nous demandions pourquoi la pluie, et que nous répondions « Pour arroser les plantes et les fleurs », prêtant ainsi à Dame Nature une intention qui relève uniquement de notre incapacité à percevoir les causes réelles ou les Noumènes, qui se cachent derrière les effets et les phénomènes.

 

Nous savons, bien sûr, pour quelles raisons exactes il pleut. Dans cet exemple, nous n’essayons pas d’expliquer le phénomène en nous basant uniquement sur nos observations et en cherchant à les faire coïncider avec nos processus mentaux les plus habituels et donc, aussi confortables que rassurants. De même que nous savons, désormais, que les éclairs, durant un orage, ne présument pas une quelconque colère des dieux. Pourtant, c’est exactement ce que pensaient les êtres vivants et conscients, à l’aube de l’humanité. Partant, et puisque le sujet de l’incarnation terrestre n’est pas universellement connu et interprété d’une manière égale par tous, nous pourrions imaginer que notre vision actuelle du sujet, ressemble à celle qu’avaient les premiers humains, au sujet de la pluie et des éclairs. Commencez-vous à comprendre où nous souhaitons vous amener, mentalement ?

 

Nous ne défendons pas une idée ou une quelconque croyance : nous nous basons seulement sur les faits. Si l’homme peut se tromper au cours de son évolution, et même si les erreurs commises alors tiennent compte de cette évolution, il y a fort à parier qu’en tout temps et tous lieux, il existe encore des hommes pour confondre un évènement poursuivant un but et relevant d’une volonté quelconque, avec le résultat naturel de forces impersonnelles qui interagissent sur des niveaux qui, pour le moment, échappent à notre compréhension.

À notre compréhension actuelle ! C’est actuellement que nous comprenons certaines choses ; c’est donc actuellement que nous devons en avoir bien d’autres à comprendre encore !

 

Voyons ce qu’enseigne la psy éso au sujet de l’incarnation terrestre. Selon cet enseignement plusieurs fois millénaire, puisque issu en droite ligne de la Voie de la Siddha (version laïque, 4000 ans avant J.-C.,) C’est une conscience individuelle non-incarnée et nommée « Soi Naturel » (ou Originel) qui produit le phénomène d’incarnation. Comment ? En essayant de comprendre « l’univers et les dieux » et donc, en cherchant surtout à se connaître elle-même, en tant qu’entité vivante et consciente, ayant quelques difficultés à se positionner par rapport à… A tout le reste de l’univers, pourrions-nous dire ici et pour simplifier. Or, que fait une personne qui s’interroge à son propre sujet ? Comment s’y prend-elle pour tenter de SE CONNAÎTRE mieux ? Réponse : elle explore la seule chose qui semble se trouver sous son nez : l’altérité.

 

Sous le vocable pratique d’altérité, nous plaçons évidemment les autres, certes, mais également les lieux et évènements divers. En somme, ce que nous nommons généralement « le Monde extérieur. » A ce stade de notre petite enquête, nous serions en droit de nous demander pourquoi venir sur Terre pour se connaître soi-même, attendu que de partout où nous sommes, nous pouvons nous étudier et donc, mieux nous apprendre. La première info cruciale offerte par l’enseignement de la psy éso se résume à ce que nous appelons « la Résistance à l’effort ». Un phénomène naturel et propre à la seule incarnation terrestre (ou physique), que certains continuent à appeler « l’Aspect Shaïtan » (Cela qui résiste à l’effort d’évolution, en gros.) C’est d’ailleurs de là que provient le mot « Satan », qui depuis ses débuts, a été mis à toutes les sauces plus ou moins relevées.

Il est parfois aussi question du Diabole (« Qui va dans un sens opposé à nos intérêts les plus immédiats ») qui est censé incarner toute force d’opposition auxquelles nous pourrions nous retrouver confrontés, lors d’une vie sur Terre.

 

Nous comprenons qu’au départ, ces termes issus qui de l’hébreu, de l’arabe ou du grec, possédaient un sens intelligent qui s’est lentement mais surement perdu, au fil des siècles. Bien que d’ici quelques décennies, bien peu seront ceux qui croiront encore en l’existence du Diable ou de Satan, du moins sous ces formes aussi archaïques que grotesques. Au départ, l’idée était simplement de souligner le fait que, sur Terre, il était difficile, pour ne pas dire mieux, d’obtenir tout et n’importe quoi sans efforts, et que même avec des efforts, il existait toujours quelque chose, homme ou évènement, venant compromettre nos buts, voire pour s’opposer carrément à notre volonté d’être humain.

 

Sur ce plan de conscience nommé « Terre » ou « Plan physique dense », il existe milles manières de rencontrer l’Adversité. Nous allons le résumer ainsi. Mais dans ce cas, une autre question apparaît : « Pourquoi, ailleurs c’est différent ? » Que dit la psy éso ? Elle répond ceci : « En effet, la Terre est le seul lieu de l’univers phénoménal où tout et n’importe quoi peut s’opposer à notre volonté et à nos désirs. Ailleurs, il n’existe aucune forme d’adversité, cela parce que Soi et Tout-Puissant et que rien ne peut s’opposer à sa volonté qui demeure en tout temps et en tous lieux, Souveraine. Sauf sur Terre ! » Voilà qui ne laisse pas de nous surprendre, n’est-ce pas ? Ainsi, la terre serait un lieu privilégié, voire unique ? Ce qui expliquerait « son But ou sa Mission », peut-être ? Rien n’est moins certain !

 

N’allons pas trop vite en besogne et ne recommençons pas à prêter à la Grande Vie des intentions qui sont typiquement humaines. Contentons-nous d’avancer prudemment et avec quelque chose ressemblant à de la logique, si possible. Nous savons, pour le moment et en guise de prémisses ou de matériel mental, que la Terre offre un cadre particulier à la conscience : sur cette densité spirituelle, la conscience ne semble pas régner en maître incontesté, bien au contraire ! Il y aurait… Disons « des forces contraires » capables de s’opposer à n’importe quelle volonté. Mais au fait… De s’opposer à la volonté de… Qui ? Ou de quoi ? Puisque nous sommes partis du Soi Naturel et « avant incarnation », il nous est proposé de partir du principe logique que c’est le Soi qui va expérimenter cette force de Résistance à l’effort et donc, d’opposition formelle.

Puisque c’est bien « dans la forme » (incarnation) que se manifeste cette force contrariante, et nulle part ailleurs, comme nous l’avons précisé plus haut. Reste à définir si c’est bien le Soi Naturel qui choisit de « descendre » sur Terre et donc, de s’incarner, ou si nous sommes en fait en présence d’un phénomène naturel au sujet duquel le simple quidam n’a aucune information. En effet, ces sujets relèvent du plus pur ésotérisme, voire de la Métaphysique, si l’on préfère ce terme, mais ne relèvent certainement pas des préoccupations majeures de monsieur et madame Tout-le-monde !

 

Sur son propre plan, le Soi est Souverain, a-t-on précisé en amont. Comprenez par-là que de ce seul fait, rien ne s’oppose à sa volonté ou à ses désirs et donc, RIEN ne vient contrarier ni même étayer ses réflexions. Plus sobrement, lorsque le Soi se questionne, il initialise une sorte de processus de Méditation profonde dans laquelle… Il se retrouve seul ! Seul et isolé de Tout le reste ! Il est donc difficile pour lui de penser sans s’isoler, voire sans dresser, autour de lui, des barrières mentales infranchissables, du moins par ceux qui ne partagent pas les mêmes réflexions que lui. Hélas, ceux qui partagent ses réflexions, partagent surtout ses questionnements ! Autant demander à un aveugle de conduire un autre aveugle ! La Loi en présence (concernée) est assez extraordinaire, cela dit. Elle indique que « penser intériorise, dynamise la pensée, mais ralentit la fréquence vibratoire de l’esprit impliqué dans le processus de créativité mentale. »

En gros, cela signifie que lorsque le Soi se met à penser assez fort à quelque chose, il produit en sa propre conscience un phénomène de « retournement » qui offre vie, force et durée à sa pensée et, surtout, lui procure un certain degré de « densité mentale » (et non pas physique.) Tout est fait d’esprit et seulement d’esprit ! le seul fait de penser produit donc des phénomènes mentaux que nous préférons nommer « Création Continue. »

 

Lorsque le Soi s’interroge, il tombe pour ainsi dire en méditation profonde et DONNE NAISSANCE à des formes mentales qui, par la suite, vont pouvoir vivre leur propre vie et se former un « destin » qui soit le leur. Un peu comme si les processus mentaux d’un Soi Naturel donnaient naissance à… A l’incarnation humaine ! Au départ, l’idée-germe, c’est-à-dire le sujet principal faisant l’objet de l’attention mentale d’un Soi Naturel (son questionnement, donc), se scinde en deux pôles opposés mais complémentaires qui n’auront qu’un seul but : se rejoindre puis s’unir. Du moins, c’est ce qu’ils tenteront de faire, même si c’est très loin d’être gagné ! En somme, le Soi engendre, en esprit et dans son mental, une forme d’attraction amoureuse qui sera, durant le temps d’une seule et même vie, le principal leitmotiv de la personnalité ainsi créée. Un leitmotiv qui restera, la plupart du temps, INCONSCIENT, et qui se contentera de POUSSER cette personne vers des gens et des expériences diverses permettant de favoriser le rapprochement aimant des deux polarités séparées durant le processus de « la naissance. »

 

De notre point de vue très limité, et pour cause, nous croyons assister à la naissance d’un enfant, sur Terre. En réalité, nous voyons naître les prémisses d’une Quête amoureuse qui ne se terminera qu’à la transition (mort) du véhicule d’expression physique (corps) de cette idée-germe que nous, nous appelons « une personnalité humaine. » Pour essayer de mieux comprendre, faisons appel à notre imagination. Imaginez, donc, que chaque fois que vous pensez très fort à une chose qui « vous travaille » (intéresse, perturbe ou interpelle), vous tombiez dans un profond sommeil peuplé de rêves étranges, sur lesquels vous n’avez aucune prise, aucun pouvoir, si ce n’est celui de suivre et donc, de subir plus ou moins son déroulement.

Dans ces rêves, vous rencontrez des tas de gens, vivez des milliers d’expériences toutes aussi différentes qu’enrichissantes, mais jamais vous n’avez le pouvoir d’intervention réelle, c’est-à-dire que vous n’avez aucun contrôle sur le déroulement du contenu formel de ces rêves. Tandis que vous rêvez ainsi, vous n’avez que deux choix, deux options, dirons-nous.

 

Le premier choix/option est de penser que vous êtes le jouet de forces obscures qui vous dépassent et dont vous n’êtes qu’une victime. La seconde option vous offre comme choix d’accepter le rôle de Témoin, de simple observateur, qui prend conscience de tout ce qui se passe dans ses rêves, sans pour autant se croire concerné par (ou impliqué dans) tout ce qui se produit autour de lui. Il est un fait que nous sommes tous « missionnés ». En clair, nous ne sommes pas là pour rien : nous poursuivons tous un But extraordinaire, car vraiment pas facile à atteindre, et qui consiste à « joindre l’autre polarité. »

Voyez cela comme deux petits aimants qui s’approchent l’un de l’autre et s’attirent mutuellement, ceci jusqu’à se coller l’un à l’autre. En nous se trouve un couple d’opposés complémentaires qui ne demandent qu’à s’unir et qui cherchent à tout prix à le faire, notre vie durant. Bien sûr, très peu y arrivent, c’est un fait. De même que très peu de nos questions existentielles, trouvent une réponse qui puisse nous satisfaire pleinement.

 

Ainsi, et pour conclure, nous pourrions dire que nous ne venons pas sur terre pour… Mais… Parce que ! Notre mission ne consiste pas à nous incarner : c’est quelque chose d’autre que nous qui nous incarne, si nous pouvons l’exprimer ainsi. A l’évidence, le bébé n’est pas capable de « souhaiter naître », et encore moins de se faire naître par ses propres moyens ! C’est la Nature qui s’en charge pour lui et à sa place. L’incarnation est le résultat d’un processus méditatif qui permet à un Soi naturel d’abaisser la fréquence de son esprit, afin de rendre objectivable (palpable) quelques-unes de ses questions les plus existentielles.

Par exemple, si le Soi Naturel veut savoir ce qu’il pourrait bien faire de sa vie, de son temps et de ses capacités immenses, cette simple réflexion va créer, de toutes pièces, ce que nous appelons « une vie humaine dans la chair. » Mais le Soi ne « fait » rien volontairement : lui aussi « est agi », il n’agit pas vraiment, puisque c’est inconsciemment qu’il produit le phénomène de l’incarnation. En assumant ses questions, il assume du même coup une certaine forme de « paternité spirituelle. » Mais le Soi Naturel ne « se produit » pas : il produit seulement des formes-pensées qui vivront désormais leur propre vie mais dont il conservera toutefois un certain degré de responsabilité.

Sauf si son rejeton terrestre réussit à s’affranchir de cette forme d’esclavage spirituel qui consiste à ne vivre que SELON ce qui a été précédemment pensée par tout autre que le « moi » humain, investi dans la cette expérience plus ou moins agréable de la chair.

 

Il est bien spécifié que le Soi ne « perd » rien en laissant ses idées-germes « prendre corps dans son mental créateur. » Ce n’est pas lui qui s’incarne, ni même « une partie de lui », mais son esprit qui « incarne » (donne forme et vitalité) à de processus mentaux jugés très importants. Comme le disent d’ailleurs les Rosicruciens, l’homme est un vivant point d’interrogation ! Il incarne une question et, en même temps, il incarne la réponse à cette même question.

Mais il ne joue pas vraiment les deux rôles à la fois : c’est deux parties, en lui, apparemment distinctes, qui incarnent les deux polarités de l’idée-germe de base (l’Atome-Germe du cœur.) L’une des deux polarités, nous la nommons « le moi humain. » Quant à l’autre, qui est plus ou moins virtuelle, nous l’appelons « le Soi. »

Si la personne physique ou terrestre réussit à répondre à l’interrogation qu’elle incarne, elle se transforme alors en « Réponse » et devient, à son tour, un être vivant et conscient complet, une individualité, autrement dit, un Soi et à son tour.

 

Dès lors, l’individu est libre de se questionner à volonté et de se fournir à lui-même les réponses qui lui conviennent le mieux. Du moins durant le laps de temps d’une vie humaine terrestre. Car ensuite, le cycle recommence mais avec un nouveau Soi Naturel, qui n’est rien d’autre que notre ancienne personnalité terrestre, devenue un Soi à son tour et qui, n’étant plus dans la chair, reproduira le cycle infini des « questions-Réponses », des couples d’amoureux épris l’un de l’autre et fondant d’amour inassouvi, l’un pour l’autre.

Certes la psy éso ainsi que la Voie de la Siddha se veulent bien plus précises sur ce sujet qui, ici, n’a été que vaguement effleuré. Mais ce sujet est si subtil et complexe, qu’il faut environ trois ou quatre années d’étude pour en comprendre l’essentiel. Et comme nous n’avons pas quatre années sous la main à nous consacrer mutuellement, nous mettront ici un terme à ce Dossier conséquent.

 

Serge Baccino

 

Drogues et perceptions psychiques (Dossier)

Drogues et perceptions psychiques

Dossier (En un seul article.)

 

Il est un fait que si les gens, de plus en plus nombreux, se mettent à l’usage de drogues, et je ne parle là que des drogues dites « douces » et donc, déjà très dangereuses puisque sous-estimées, c’est qu’il existe une raison. Je n’irai pas jusqu’à parler de « raisons valables » mais tenais juste à me montrer rationnel et logique, comme le sont tous les psy éso du monde et depuis toujours. En effet, si l’usage de drogues, en plus du phénomène d’accoutumance, n’apportait absolument rien à personne, personne n’en prendrait ! La chose me semble au moins logique. Cela dit, ce n’est pas parce que nous pensons qu’une chose est « bonne » ou « utile », que cela correspond à sa réalité intrinsèque.

Autrement dit, même si les drogues paraissent séduisantes par certains phénomènes qu’elles peuvent engendrer dans la psyché, cela ne signifie pas pour autant que ces effets sont vraiment positifs et que la prise de drogues soit un acte anodin. Et nous verrons que ceux qui défendent le plus farouchement l’usage de drogues douces, sont également ceux qui ont le plus à perdre en leur faisant confiance. Nous verrons cela plus loin, en tentant de nous montrer aussi logique et impartial que dès le départ.

 

Alors oui, l’usage de drogues provoque des effets psychiques et psychologiques bien précis. Et si ces effets sont évidemment recherchés, nous avons vu que cela ne signifie pas pour autant ou nécessairement que ces effets soient réellement positifs en fin de compte. Ou sur le long terme. Prenons, pour nous faire comprendre, l’exemple de l’alcool. Les boissons alcoolisées sont agréables pour ceux qui s’y adonnent. Et pris avec modération, en plus d’être agréable, l’alcool a des effets euphorisants et vasodilatateurs qui favorisent une sensation de détente, de bien être, voire de bonne humeur. Mais cela veut-il dire pour autant que l’alcool soit « bon pour la santé » ou même sans aucune conséquence sur elle ? Nous savons tous ce qu’il advient en cas d’absorption massive ou pire, de prise régulière et exagérées en termes de quantité. À ce moment, les effets de l’alcool ne sont plus du tout positifs mais peuvent devenir dramatiques.

Pourtant, celui qui s’y adonne ne sera certainement pas de cet avis. Et de toute manière, il n’est bien souvent plus en mesure de juger sainement, car devenu tout simplement incapable de cesser de boire de l’alcool. l’incapacité est mère de justifications en tous genres.

 

Nous connaissons tous le phénomène d’accoutumance lié à l’alcool et, très certainement, nous pourrions affirmer que ceux qui se prétendent « libres » de cesser de consommer des stupéfiants, sont aussi libres que peuvent l’être les alcooliques. Le corps s’habitue à tout, même à ce qui peut le détruire, à plus ou moins long terme. Ce n’est donc pas une preuve que les drogues ou que l’alcool puisse être « inoffensifs ». Si nous connaissons plus ou moins les effets de l’alcoolisme sur le corps et, en particulier, sur le foie, il semble que nos jeunes d’aujourd’hui n’aient guère envie de s’instruire plus avant sur les dangers réels et profonds des drogues. Même prétendues « douces » !

 

Mais pour bien comprendre la raison de cet article, ou devrions-nous dire de ce cri d’alarme lancé à tous les spiritualistes du monde (voir plus loin), nous devons revenir aux causes premières ainsi qu’aux effets profonds et à long terme de ces drogues. Pourquoi un homme boit ? Pour oublier, dit la sagesse populaire. Pour ne plus ressentir, précise la sagesse ésotérique ! En effet, l’alcool a un effet sur le foie dont l’un des rôles est de nous permettre de SENTIR la qualité de nos processus mentaux et donc, du vécu qui en découlera. Or, certaines personnes n’ont plus envie de souffrir; et plutôt que de faire l’effort remarquable de changer carrément d’état d’esprit, voire d’assumer celui qui est actuellement le leur, elles préfèrent ne plus avoir à ressentir les effets de leur marasme psychologique.

L’effet intéressant de l’alcool, pour de telles personnes, est qu’il endort la capacité du foie à nous faire ressentir la qualité du contenu de notre vécu. Ceux qui en arrivent à la conclusion qu’ils ont une vie de merde, préfèrent encore « l’oublier » plutôt que d’y faire face.

 

L’idée n’est pas de juger ces personnes ou de vérifier le bien-fondé de leur état d’esprit : l’idée est d’expliquer le pourquoi et ensuite, le comment. Et c’est tout. Le rôle de la psy éso est de se servir des lois et des principes qui régissent le fonctionnement de l’esprit humain, pour EXPLIQUER pourquoi et comment les choses sont ce qu’elles sont et voilà tout. À chacun et ensuite, d’user de ce luxe imbécile de se juger, si le cœur lui en dit ! Notre propos est d’expliquer en quoi les drogues dites « douces » sont néfastes pour l’évolution spirituelle d’une personne. Pour les autres, pour le tout un chacun, libre à eux de trouver des explications acceptables et accessibles selon eux.

Nous n’écrivons que pour deux sortes de personnalités humaines : celles qui veulent comprendre avant de ressentir (les ésotéristes), et celles qui préfèrent ressentir, au risque de ne pas tout comprendre (les spiritualistes.) Et en particulier pour ces dernières, nous aimerions souligner ici une chose que personne ne semble avoir envie de retenir. Comme par hasard. Ce qui est normal, puisque ce sont les spiritualistes les plus accros à la drogue ! Inutile de se le cacher plus longtemps.

 

Pour mémoire, un spiritualiste préfère vivre, ressentir et ne pas se prendre la tête avec des considérations techniques. Il ne désire pas savoir comment fonctionne l’esprit : il préfère vivre selon son ressenti. Ce qui est son droit le plus absolu. Mais là où la chose pourrait prendre des allures cocasses, si elle n’était pas dramatique, c’est que, justement, à l’instar de l’alcool, les drogues douces agissent sur le ressenti. Mais pas de la même manière, hélas ! Car si l’alcool brime le foie et lui interdit de ce fait d’exprimer toute la sensibilité que devrait avoir un être humain digne de ce nom, la drogue, quant à elle, a pour effet d’exagérer les émotions et d’orienter la conscience vers des sensations et perceptions illusoires.

 

Autrement dit, prendre de la drogue ne permet pas de « s’évader un moment des tristes réalités terrestres », comme le supposent les gens, mais au contraire, de s’enfermer plus encore dans des états de conscience teintés d’émotions dont l’effet est justement d’exacerber ces tristes réalités terrestres. Ceux qui sont des adeptes des drogues douces savent très bien que certains effets ressemblent à s’y méprendre à des crises de paranoïa aiguës ou à des pertes plus ou moins sévères du sens de certaines réalités terrestres.

Même si tous ne voient pas des éléphants roses danser sur les murs, beaucoup ont déjà eu l’impression que le temps et l’espace subissaient, sous leurs yeux, des modifications plus ou moins agréables et donc, plus ou moins rassurantes.

 

Qui ne connaît pas l’expression anglaise populaire et francisée « faire un bad trip » ? Ce qui sous-entend que les effets relatifs à des prises de drogues répétitives, peuvent avoir un effet sur les capacités cognitives et, surtout, sur les perceptions sensorielles. En fait, la drogue est l’une des deux ou trois choses de nature physique (biologique ou chimique) qui ont une incidence sur les facultés psychiques. Cela, tous les spiritualistes s’imaginent le savoir ou « en être conscients » !

Mais ce qu’ils ignorent et ce dont ils n’ont apparemment aucune conscience, c’est le second effet des drogues douces !

Le premier effet, agréable ou désagréable est bien connu, désormais. Les drogues douces ont un effet évident sur les perceptions (visions, sensations, etc.) Elles ont également un effet sur les capacités mentales et donc, sur la conscience de soi.

Sous l’emprise des drogues, on peut très bien se percevoir autrement et percevoir les autres tels qu’on n’aurait jamais pu l’imaginer, sans cela. Toutes choses déjà connues et sur lesquelles il est donc inutile de nous étendre plus avant.

 

Par contre, qui sait, de nos jours, ce que sont les effets secondaires et à long terme des drogues ? Il est clair qu’il y a peu de gens assez calés en lois ou principes spirituels pour pouvoir l’expliquer correctement. Il nous serait possible de l’expliquer d’une manière technique, en faisant entrer en scène non seulement des zones cérébrales telles que l’hypothalamus, les glandes à sécrétions internes (endocrines) et aussi, la double chaîne de ganglions du système nerveux orthosympathique.

Sans parler du nerf pneumogastrique, avec ses effets principaux déjà cités plus haut (phénomène de vasodilatation, sentiment d’euphorie, en particulier.) Mais cela deviendrait un peu confus pour beaucoup et notre rôle n’est pas de faire étalage de connaissances naturelles, certes, mais absolument inutiles à la plupart d’entre nous.

L’école a déjà fait son triste office à ce propos, inutile d’en rajouter une couche par la suite ! Notre but serait plutôt d’informer ceux qui, peut-être, sont réellement en danger, du fait qu’ils sont complètement inconscients des effets spirituels que peuvent avoir les drogues sur le corps psychique (ou sur l’âme humaine, si vous préférez.) Notre but est donc de lancer une alerte à tous les spiritualistes qui consomment de la drogue, même « avec modération ».

 

Comme vous devez le savoir, notre corps psychique « double » notre corps physique. Des deux corps, seul le psychique, appelé aussi « âme » est immortel. Du moins, il est le seul des deux qui demeure, après que le corps de chair a cessé de fonctionner. Avec un minimum de bon sens, nous pouvons en arriver à la conclusion logique que si le corps psychique se sert du physique pour se manifester sur ce plan de conscience (la Terre) et s’il peut participer pleinement à la vie de ce Monde-ci (physique), c’est parce qu’il existe une sorte d’interface qui permet à l’âme d’informer le corps et à ce dernier, d’informer la première.

Plus simplement, il existe nécessairement UN LIEN entre les deux « corps », à savoir entre le corps physique ou « de chair » et le « corps » animique (de l’âme, donc.)

 

Si la chair semble bien « tangible » pour nos sens objectifs, il n’en va pas de même pour ce qui est du corps psychique ou de l’âme. De fait, s’il existe bien un lien qui unit les deux corps, ce lien doit donc participer des deux natures essentielles en présence, à savoir la matière (ou supposée telle) et l’esprit. Ce qui est une forme de pléonasme, mais n’anticipons pas inutilement et surtout ici. Ce lien, que nous nommerons « interface » est fait d’une « matière » semi-éthérée (ou éthérisée) permettant la liaison entre « corps et âme », pour simplifier. Une loi spirituelle énonce que « Tout est double » et l’interface n’échappe pas à cette règle.

Si nous devions visualiser cette fameuse interface spirituelle dont la nature est double, nous le ferions en imaginant deux canaux énergétiques longeant la moelle épinière, de chaque côté de la colonne vertébrale. Pour ceux qui connaissent un peu le symbolisme initiatique, il s’agit des deux colonnes du Temple de Salomon (Isis, du Tarot.) Et pour ceux qui ont pratiqué une forme quelconque de Yoga, par exemple, il s’agit des « canaux Soli-lunaires », Ida et Pingala.

 

La demi-interface psycho énergétique de gauche prend naissance dans le lobe cervical droit et se termine au premier Chakra (Centre Racine), tandis que la demi-interface psycho énergétique de droite prend naissance dans le lobe cervical gauche et se termine au niveau du second Chakra (Centre Sacré). Les deux circuits se croisent et changent carrément de côté au niveau du chiasma optique (du Centre Frontal, pour ceux qui connaissent.) Le plus important, ce que les spiritualistes doivent absolument retenir, c’est que ces deux circuits sont énergétiques et surtout, qu’ils ont tous deux une fréquence vibratoire de base dont la constante permet au mental de fonctionner selon sa destination première (tel que prévu pour l’incarnation), tandis qu’elle permet aux sensations, perceptions, émotions et sentiments, de demeurer équilibrés et, notamment, en rapport direct et constant avec les processus mentaux propres à la personne considérée.

 

Présenté encore plus simplement, ces deux canaux énergétiques ont une fréquence spécifique qui DOIT ABSOLUMENT demeurer constante. Et si elle doit évoluer, ce qui est un peu le but de l’incarnation, les deux canaux doivent le faire de concert (en même temps.) Dans le cas contraire, si l’un monte plus que l’autre ou pire encore, si l’un descend alors que l’autre reste identique à lui-même, cela peut entraîner certains désordres psychologiques et même, psychiques. L’un de ces désordres psycho énergétiques pouvant perturber l’âme, consiste à se retrouver en décalage énergétique et à ne plus sentir ce qui est pensé ou à ne plus avoir la pensée « calée » sur le ressenti. Un peu comme dans un couple où la femme désire aller à gauche et l’homme à droite et qui, en fin de compte, vont chacun de leur côté et se perdent de vue.

 

Or, l’effet caché ou méconnu des drogues douces et d’agir sur la fréquence vibratoire de base (ou personnelle) de l’un quelconque des deux canaux énergétiques cités. Et selon que la personne sera un peu faible, mentalement ou un peu dépressive ou perturbée, émotionnellement, ce sera alors le canal déjà affaibli qui sera visé par les effets secondaires des drogues. Ceux qui sont déjà sensibles à l’alcool seront perturbés au niveau des énergies dites « astrales » et donc, du côté gauche, relié à l’émotionnel (entre autres.)

Ceux qui adorent se prendre la tête et versent déjà un petit peu dans la paranoïa ou dans d’autres formes de déficience mentales, seront perturbés au niveau des énergies dites « mentales » et donc, du côté droit, relié aux processus mentaux.

L’effet le plus terrible de ces fameuses drogues douces, donc, est qu’elles font chuter la fréquence vibratoire de l’un ou l’autre de ces deux canaux, parfois les deux, mais plus rarement. À notre époque, les perturbations étant souvent de natures émotionnelles, surtout chez les plus jeunes et de sexe masculin, c’est donc la colonne gauche du Temple de la conscience de soi qui se fissure en premier.

Cette baisse de fréquence entraîne la conscience de l’infortunée personne qui consomme de la drogue, à la lisière des sous-plans astraux inférieurs. Dès lors, le pire est à craindre en matière de « trip », généralement basé sur de basses et non moins fortes émotions.

 

En tant que détenteur privilégié de ces connaissances, il nous semblait être de notre devoir spirituel d’informer un certain public versé dans la spiritualité. Cela dit, la chose étant faite sans intention de célébrité et autres foutaises du genre, il nous est de peu d’intérêt de connaître la manière avec laquelle les « principaux concernés » accueilleront ce texte. S’il les inspire et les pousse à cesser de se manquer de respect en faisant chuter leur fréquence animique, tant mieux pour eux ! S’ils pensent que nous sommes dans l’erreur, dans ce cas, inutile de nous en instruire : qu’ils conservent donc leur vérité et laissent au temps le soin de la confirmer.

Ou pas.

 

Serge Baccino