Archives de catégorie : Articles

Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Quand convaincre devient inutile

Quand convaincre devient inutile

« Il n’est plus temps de s’encombrer de gens qui affirment ne pas avoir envie de s’encombrer de nous. »

Cette phrase paraît soit innocente, soit déplacée, soit indigne d’une personne se prétendant « spiritualiste. » Et ça tombe super bien : je ne suis ni innocent et rien n’est plus « déplacé » que de débouler sur les pages privés des autres pour leur affirmer péremptoirement qu’ils ont tort. Et par dessus tout, grâce à Dieu, je ne suis pas « un spiritualiste » (Ne me parlez pas de malheur !)

Je peux ainsi penser, écrire, parler et agir bien plus librement que si j’étais toujours conditionné par un tas de croyances et de suppositions mentales juste digne de faire braire de rire une autruche d’Andalousie. Bon, OK : tous n’ont pas cette chance de nos jours, il faut bien le reconnaître. Mais inutile de se montrer mesquin, cela doit déjà être assez pénible pour eux.

Ainsi, il m’est apparu comme évident que les différents « lanceurs d’alertes » et autres « complotistes » se sont assez « mouillés » et ont assez été foulés aux pieds par les plus imbéciles de France et de Navarre, pour qu’il ne soit plus nécessaire, désormais, de continuer à « agresser » les programmations mentales de celles et de ceux surtout effrayés par la libre pensée déconditionnée.

Plus sobrement, il est temps de réaliser qu’il ne faut plus essayer de convaincre ceux qui se présentent déjà comme des cons vaincus. J’irai même jusqu’à dire qu’il ne faut plus essayer de les avertir. Depuis le temps, et malgré ce que cela à pu coûter à quelques-uns, ce devrait être chose faite.  S’ils ne l’ont pas compris déjà, il ne le comprendront pas non plus en les matraquant de ce qu’ils considèrent, de toute manière, comme « de fausses informations. » Les véritables informations vraies à n’en plus pouvoir, propres sur elles et encaustiquées à la vaseline serbo-croate, ne pouvant provenir que des médias dits indépendants (gag !) et bien sûr « officiels ». Il ne leur reste donc plus que la version dite « karmique » de base pour les forcer à admettre l’évidence.

Mais versons dans le encore plus sobre et donc, dans le bien plus clair. Certains ne pouvant apprendre qu’en perdant un bras ou une côte, laissons la vie se charger de les instruire de la douloureuse manière à laquelle ils sont habitués et qui semble séduire leurs croyances et certitudes intimes. J’allais écrire « leur intelligence », c’est fou comme l’on peut être parfois distrait en écrivant !

Ce qu’est cette version ultime d’apprentissage ? Vous la connaissez déjà. Vous n’avez simplement plus l’habitude (ni le besoin) de faire appel à elle. C’est pour cela que vous ne pensiez pas à elle, tout bêtement. L’habitude est une seconde nature, dit-on. Le non-emploi efface la mémoire et avec elle, les habitudes. Ceux qui ne savent pas encore apprendre « par la douceur » (comprendre de leur propre intelligence et discernement), apprennent tôt ou tard « par la douleur. » Est-il seulement utile d’expliciter cette dernière méthode d’apprentissage ?

Toutefois, et d’un point de vue purement pratique, même s’il n’est pas nécessaire d’expliquer comment la vie s’y prend pour nous instruire par la souffrance, il nous reste à faire cesser au plus vite, une relation des plus délétères qui a bien assez durée. Je veux parler ici de cette manie suspecte de chercher à convaincre autrui supposément « pour son bien » et de s’épuiser à expliquer les choses en faisant mine de ne pas voir que l’autre, en face, n’en a rien à battre de nos explications, car il préfère encore et toujours ses propres idées. Pour le formuler plus abruptement :

« N’en avez-vous pas marre d’être pris pour un imbécile au mieux ou un pour dangereux complotiste, au pire ? »

Mieux encore : n’est-il pas un brin suspect de chercher ainsi à  sauver les autres malgré eux ou contre leur gré ? Tout le monde apprend ou, à tout le moins, pourrait apprendre, pour peu qu’il le veuille bien. Cela dit, je ne parle pas ici pour ceux qui font un boulot formidable d’information quasiment en temps réel, mais juste pour ceux qui ne sont pas là pour informer mais qui tiennent à tout prix à informer les autres de ce qui, pour eux, est la vérité.

Pour ma part, j’écris et échange sur ces choses sur mes pages. j’ai bien essayé, moi aussi, d’aller « prêcher la Bonne Parole » à d’autres, mais ayant constaté assez vite leur degré épouvantable de fermeture d’esprit à autre chose qu’à ce qui se trouve déjà entre leurs deux oreilles, j’ai vite fini par me lasser. Je témoigne ici plus que je n’instruit les autres, car je le dis et le redirai encore : je ne parle ou n’écrit que pour ceux qui partagent déjà le même état d’esprit que le mien. Et si cela effraye, défrise ou fait suer les autres, qu’ils aillent boire un café pour se calmer les nerfs puis qu’ils comprennent au moins cette vérité :

Leur version n ‘a d’intérêt ou d’importance que pour eux et pour tous ceux qui pensent comme eux ! Qu’ils aillent donc semer eux aussi là où des graines sont déjà plantées. Les résultats sont toujours inespérés !

 

Serge Baccino

Tous droits réservés – ©2020

 

 

 

 

La Loi principale de la véritable information

Un peu de psychologie comportementale, juste pour faire suer certains qui ne comprendront rien à ce que j’écris ici et se chargeront sans doute de me le faire savoir, avec la diplomatie qui les caractérise (lol).

Il existe deux manières antinomiques d’informer un peuple ignorant et devenu à la longue dépendant de son incapacité à gérer seul sa vie, et se sentant du même coup impuissant face à l’adversité. Soit vous lui transmettez cette info en respectant l’une des plus importantes lois du fonctionnement de l’esprit, soit vous ne lui transmettez qu’un seul aspect de cette loi, celle qui maintient l’homme dans l’ignorance crasse, dans la dépendance et dans la peur.

Par exemple, si vous lui dites qu’une loi risque d’être votée sans l’avis du peuple, que celle-ci va le priver du peu de liberté qu’il lui restait et que vous ne lui présentez que cet aspect du problème, vous n’obtiendrez, au mieux, que ce type de réactions psychologiques : de la peur, de la colère, un sentiment d’impuissance venant renforcer l’idée d’absence de pouvoir individuel et donc, de liberté, et cela cautionnera cette idée annexe de dépendance à autrui. Un autrui qui comme les parents jadis, détient encore et toujours, le pouvoir absolu, incontournable.

À l’inverse, si vous l’informez d’un problème à venir, en même temps que sa solution la plus rationnelle, vous frôlez alors la méthode la plus efficace et surtout, la plus rationnelle d’information. En effet, les gens n’auront pas le loisir de stresser, car le problème ainsi que ses solutions probables, lui sont présentés conjointement. L’une (la solution) annulera les effets délétères de l’autre (le problème.) La Loi en présence se nomme  » Principe de Polarité « , qui énonce que  » Tout est double, tout va toujours par paires d’opposés complémentaires, toute condition étant obligatoirement accompagnée de sa condition inverse… etc.« 

Certes, il serait idéal que celui qui a été brimé sa vie durant et qui est également celui qui reçoit ce dernier type d’information complète, se fasse lui-même l’agent actif principal de tout évènement le concernant directement ! Qui dirait le contraire ? Mais il y a une distance immense (en termes de parsecs mentaux) entre l’idéal et l’actualité dans sa plus stricte et sobre expression. Un citoyen lambda n’a pas été formé pour être libre et pour réellement (et complètement) penser ou même raisonner seul. Il est habitué non pas à être épaulé mais à être assumé par d’autres que lui.

Cet état de fait, voire cet état d’être, a commencé à s’installer en lui dès la prime enfance, tandis que ses parents, réputés veiller sur lui et lui dispenser amour et protection, lui ont surtout transmis cette injonction mentale de ne jamais décider seul, de ne jamais se croire libre au point de pouvoir gérer lui-même sa vie et, par extension, plus tard, celle de ses proches (sa future famille.)

Dès lors, il devient moins question de  » liberté  » que de niveau réel de libre arbitre. La différence tenant au fait que pour être vraiment libre, il faut être habitué à vivre seul et sans aide aucune. Pas question, partant, de voter pour que d’autres s’inquiètent du sort de toute une nation, à la place de tous ceux qui la composent. Notre société est basée presque entièrement sur l’assistanat et au minimum, sur la guidance. Il nous est donc habituel que d’autres se chargent pour nous de notre destin. Le fait que ces mêmes autres soient censées œuvrer pour nous n’impliquant pas qu’ils réussissent à le faire ou qu’ils aient même l’envie d’y parvenir un jour !

C‘est donc en tenant compte du degré réel de liberté et de maturité mentale que nous devons considérer la véritable information. Véritable signifiant ici  » correspondant et au plus près, au degré d’émancipation spirituelle des êtres. » Informer n’étant pas synonyme d’affoler ou d’agacer, toute prétendue  » info  » ne contenant QUE sa version dualiste et négative (le problème, uniquement) consiste donc en un moyen supplémentaire d’augmenter le marasme en cours.

Ce qui ne signifie pas pour autant une volonté de nuire ! Ni même une volonté d’aider vraiment. Cela signifie que les effets seront des plus mitigés au mieux.

Il pourrait sembler étrange de parler d’information en lui incluant d’office ses deux pôles opposés mais (si) complémentaires. Pourtant, les différents états mondiaux sont habitués à conserver ce qui devrait être une information destinée à tous secrète, cela aussi longtemps qu’ils n’ont pas trouvé le moyen de la divulguer selon leur vue et au moment le plus approprié.

Ce réflexe bien humain, issu lui aussi de la prime enfance et du genre :  » Comment et à quel moment le plus opportun, avouer à papa que c’est moi qui aie cassé son outil préféré ? « , pourrait être employé intelligemment, pour une fois. Par exemple, en cas de problème, ne pas informer le peuple tant qu’une solution vraiment viable n’a pas été trouvée. Ce serait toujours de la dépendance, de l’assistanat, tout ce que vous voulez, mais ici, au moins, l’intention serait saine et louable, en plus de volontaire.

Si nous ramenons ces derniers propos à notre (bien triste) actualité, que pouvons nous constater ? Nous pouvons constater deux choses, même seulement avec un minimum de discernement. La première, que les différents états n’ont même plus envie de cacher le fait que  » La Loi, c’est l’État, un point c’est tout.  » Alors que l’idée première était que le peuple acceptait de s’en remettre à d’autres, avec confiance et sérénité, pour qu’ils agissent au mieux des intérêts du plus grand nombre. L’intérêt a disparu, au profit du seul pouvoir d’action. C’était la même chose avant, ça l’a toujours été, nous l’avions bien compris, n’est-ce pas ? Mais était-ce depuis toujours aussi… Visible ?

À l’évidence, le seul intérêt de l’état ne concerne que ceux qui le composent. Mais dans ce cas, et puisqu’il en a toujours été ainsi, pourquoi est-ce devenu subitement aussi évident, aussi visible ?

Ici nous pouvons laisser La Loi s’énoncer elle-même ! Réponse : parce que, pour la première fois depuis une éternité, des êtres humains courageux et soucieux de liberté raisonnable (ou relative) ont si bien Œuvré en silence mais avec une diabolique efficacité, que très bientôt il ne sera plus possible de fonctionner sur une jambe, comme depuis des centaines d’années au moins.

La Loi va s’instaurer pour ainsi dire d’elle-même et toute décision ou solution viable ne suivant pas une problématique quelconque, n’aura plus la possibilité de s’exprimer librement. Pour que l’homme devienne libre, il faut que l’information ne le soit plus ! Du moins, le genre d’information unilatérale et amputé de sa moitié la plus active.

On ne dira plus aux gens que telle catastrophe mondiale  » pourrait  » se produire, voire se reproduire à plus ou moins brève échéance : on dira que tel problème a été éradiqué avant même qu’il n’en devienne vraiment un ! On affirmera que puisqu’il a été une première fois éradiqué, il serait vraiment inspiré de ne pas tenter de se reproduire en vain ! On ne travaillera plus en laboratoire sur des agents pathogènes possiblement mortel, avec  » l’espoir  » de trouver le moyen de l’éradiquer ensuite : on ne produira plus jamais et auparavant, ce qui pourrait ensuite nécessiter le besoin d’être éradiqué ! En clair, on ne créera plus de problèmes impliquant ensuite que tel ou tel autre métier puisse justifier sa présence et s’enrichir.

Pour conclure, je rappellerai une règle mentale qui a fait ses preuves :  » Ce qui se produit en mal et inconsciemment ou involontairement, sera de même produit inconsciemment et involontairement, mais en bien. Et inversement.  » Je vais le reformuler ici :  » Nous, le peuple, nous avons été asservis durant de longs siècles sans avoir eu besoin de bouger le petit doigt. Selon la Loi, nous serons libérés de cet asservissement, sans avoir à faire quoique ce soit également. « 

Cela dit, je comprends fort bien que beaucoup hurleront à l’assassin en lisant ces dernières lignes. Je les comprends et je compatis, car moi aussi j’aurais aimé participer à ma libération. Mais je ne me souviens pas, hélas, d’avoir participé à mon incarcération !

 

Serge Baccino
Tous droits réservés – ©2020

 

Technique moderne de manipulation mentale

Technique moderne de manipulation mentale

Ou comment violer une des principales lois du fonctionnement de l’esprit, en toute tranquillité et sous le nez de tous.

Technique de manipulation mentale : On fait très peur à une partie de la population au sujet d’un évènement qui ne pourrait pas arriver sans son aide. Puis on attend que cette même partie du peuple fournisse « les preuves » de la véracité d’un drame à venir mais purement inventé. Il faut bien comprendre les pouvoirs de l’esprit. Si vous sentez la peur s’insinuer en vous, personne ne pourra vous convaincre que c’est faux ! Vous êtes bien placés pour savoir que votre peur est bien réelle, bien présente en vous !

Mais l’intellect qui fonctionne désormais comme le subconscient, à savoir par déduction et association d’idées, va associer cette peur bien réelle, présente en vous et se démontrant d’elle-même, avec l’évènement prédit et qui était faux et le demeurera ensuite. Puis le mental accepte l’idée qui lui paraît logique que si la peur est réelle, ce qui l’a causé est nécessairement réel aussi.

Et là, nous voyons une des principales lois du fonctionnement de l’esprit être prise à l’envers ! La peur qui devrait être un effet, l’effet d’un évènement réel venant se placer logiquement AVANT la peur qu’il est supposé engendrer, devient tout à coup une cause ! Nous avons peur donc, l’objet de cette peur doit être réel, comme l’est la peur (raisonnement déductif.)

La peur devient donc l’agent déclenchant parfait pour faire croire n’importe quoi à un peuple, voire rendre réel, pour lui seul, ce qui ne l’a jamais été. Il suffit de l’effrayer avec une idée et le mental fera le reste, en déduisant que si la peur, même placée avant, est réelle, alors sa cause (placée après ) l’est forcément, elle aussi.

Un minimum d’intelligence et, surtout, la connaissance exacte des lois et des principes qui régissent le fonctionnement de l’esprit, permettent de démonter ce mécanisme de faussaires de l’information, largement utilisé par les médias qui se décrètent eux-mêmes « indépendants » (sic) et bien évidemment, seuls autorisés à nous transmettre la vérité vraie à n’en plus pouvoir. Même s’ils ne l’affirment pas, le laissent-ils du moins entendre.

La peur devrait toujours se placer après sa cause qui elle se place donc avant son effet. Plus qu’une simple loi mentale, il s’agit là de l’exposé du plus élémentaire bon sens. Faire peur aux gens au sujet d’un évènement qui n’a pas encore eut lieu, revient à lui faire prendre une option sur d’éventuelles souffrances à venir, voire à les inventer, de peur qu’il leur en manque.

A méditer ou pas, selon votre degré réel d’éveil qui lui, sans aucun doute possible, se placera toujours avant vos différentes prises de conscience salutaires !

 

Serge Baccino – ©Tous droits réservés – 2020

Origine de la peur de l’altérité en cas de conflits

Origine de la peur de l’altérité en cas de conflits

Il existe un phénomène de société qui semble avoir le pouvoir de scinder en deux parties plus qu’inégales, les représentants de cette même société. Je veux parler du fait que certains trouvent l’occasion de vider le contenu formel de leur « moi » (leur mal-être) sur les uns, tandis que les autres ne se sentent pas d’en faire autant (d’y répondre ou même de s’en défendre seulement.) L’idée n’est pas de savoir si nous devons réagir ou non, ni même laquelle des deux parties en présence, est « dans la vérité » ou « dans le mensonge à soi. » En vérité, LES DEUX sont dans le mensonge à soi, et d’une manière quasi complète. Bien que non reconnue ou vécu sciemment.

L‘idée n’est donc pas de laisser les autres se vider sur nous, sous le prétexte hypocrite de « se montrer spirituel » (et donc, supérieurs), mais de comprendre ce qui se produit en nous quand d’autres le font sans aucune vergogne. Et ce qui se produit en nous, c’est que l’on s’imagine ne pas devoir ou ne pas pouvoir en faire de même !

Le problème vient de nous, pas des autres.

 

On se croit et l’on se sent en insécurité, car nous sommes alors persuadés de ne pas pouvoir les suivre dans leurs débordements émotionnels. Idée qui, évidemment, nous terrorise et nous impose ce sentiment affreux d’impuissance. Sans compter que nous craignons, en même temps et à force, d’en arriver un jour à leur ressembler, pour peu que nous décidions de nous laisser aller, nous aussi, à notre vindicte personnelle (réagir comme eux, donc.)

Mais soyons clairs : cela ne signifie pas que nous pouvons ou que nous devons absolument « agoniser » les autres d’insultes et leur vomir dessus notre propre mal-être ! C’est plus subtil que cela, tout de même ! Sans compter que notre propre mal-être n’a rien à voir avec celui des autres, car même s’il lui ressemble, il ne les concerne pas mais ne concerne que nous (et réciproquement.)

L‘idée est de comprendre que c’est nous qui créons une différence de pouvoir entre les autres et nous. On appelle cela « une DDP animique », en psy éso. Autrement dit, une Différence De Potentiel (pouvoir d’action) entre une âme et une autre. Un truc du style : « Merde alors, eux peuvent se vider sur moi, en toute impunité, à l’inverse de moi, mais alors, eux seuls ont le pouvoir sur moi et je suis donc en danger permanent ? » Cette peur d’être LE SEUL à ne pas pouvoir se défendre efficacement ou au moins, comme tous ceux qui y parviennent, remonte à la prime enfance.

En effet, à cette époque, nous devions SUBIR la volonté et les désirs de nos parents, cela en toute impuissance. Eux seuls pouvaient (éventuellement) nous mettre minables, mais nous, nous n’avions absolument pas le droit d’en faire autant. Le fait que neuf fois sur dix, ces mêmes parents étaient inconscients des effets ultérieurs de chacun de leurs mots et actes, n’a pas pour autant le pouvoir de MINIMISER ce qui en a résulté , plus tard et lorsque l’enfant est rendu à l’âge adulte.

 

Cette obligation de SE TAIRE face à ceux qui, seuls, semblent posséder le pouvoir décisionnel, y compris sur le moindre détail de notre vie, et le fait de nous contenter de SUBIR en silence, est toujours gravée, au présent, dans notre subconscient. Un peu comme si nous avions toujours six ans et que seuls nos parents (et tous les autres adultes) aient ce pouvoir démoniaque de s’exprimer librement en nous refusant cette même liberté.

 

En somme, eux seuls, « les Décideurs », ont le pouvoir d’être éventuellement négatifs, en colère, humiliants voire menaçants, mais pas nous qui devons nous contenter d’en faire les frais. Voilà, très brièvement, l’origine de ce sentiment de mal-être face à la vindicte de tous ceux qui ne partagent pas (ou plus) ce même schéma (ou conditionnement) mental. Cela ne fait pas d’eux des êtres plus libres que nous : cela constitue un schéma mental démoniaque qui contient, comme toute chose, deux principes opposés, deux polarités opposées mais TRÈS complémentaires ! (Du genre victime/bourreau.)

 

Serge Baccino

 

 

Origine énergétique de la peur (Dossier)

Origine énergétique de la peur

(Dossier : texte assez long)

La peur apparaît lorsque l’attention mentale est focalisée sur le « moi » social (l’ego des psy.) Ce « moi » contient la somme des Mémoires relatives à une vie dans laquelle la personne physique est associée directement à ce qu’elle ne fait qu’expérimenter. Ce sont ces associations d’idées qui produisent des émotions, qui donneront à ce « moi » une forme et un degré de cohésion mentale qui forment une identité terrestre. Sans cette faculté de l’esprit de s’associer puis de s’identifier aux formes mentales qu’il produit sans cesse, il n’existerait pas d’êtres humains tels que nous les connaissons.

La Conscience Unique est ce qui produit ces points focaux d’observation que l’on appelle le « Je ». Chaque être humain est une expression non pas de la Conscience Pure mais de sa capacité illimitée à observer, à être témoin des mouvances de l’esprit. De ce qu’il sera sans doute appelé à nommer « mon esprit. » Imaginez une étendue d’eau. En dessous, de l’air qui serait pulsé, produisant, à sa surface, des bulles d’air. Chacune de ces bulles d’air est un Monde complet, quasi infini. Au centre de ces bulles, formant son point central et focal absolu, se tient la Soi-Conscience ou « Je ».

Tout autour et sur la paroi intérieure, se joue la création continue. Depuis le centre de la bulle, un cinéma à 360° se produit à chaque instant, donnant à la conscience centralisée (géolocalisé au centre, donc), l’impression qu’un univers l’entoure et qu’elle se trouve en son centre. La conscience témoin (ou « Je ») observe et émet des jugements de valeur sur ce qu’elle croit voir à l’extérieur, alors qu’étant la bulle, tout se produit en réalité en elle. Certaines scènes du film de sa vie intérieure ou mentale lui plaisent, tandis qu’elle n’aime pas certaines autres. Cette capacité à « nommer » (juger, avoir une opinion, des goûts, etc.) lui permet de ressentir des émotions.

A leur tour, ces émotions permettent à l’entité-bulle de ne sélectionner que ce qui produit de bonnes et agréables émotions. Mais quand la conscience « Je » réalise que certaines scènes se produisent sans son concours et échappent même à son contrôle, elle décide alors d’intervenir directement sur ce qu’elle ne faisait auparavant qu’observer. C’est à ce moment que la conscience de soi devient active et, de ce seul fait, se dépolarise. Cette dépolarisation a pour effet de créer une réfraction du « Je » à un niveau inférieur, qui jouera le rôle, désormais, de principe passif. Il s’agit du « moi ».

Désormais, le « Je » ne se contente plus d’observer : il désire intervenir, changer les formes mentales qui ne lui conviennent pas. Il a donc besoin d’un autre aspect, plus passif, dans lequel il pourra et à loisir, enregistrer ce qu’il considèrera désormais comme « réussites » ou « échecs. » La réussite consistant en toutes ces fois durant lesquelles le « Je » a réussi à transformer une forme, à la rendre agréable et bonne selon ses propres vues. L’échec consistant en toutes ces fois durant lesquelles le « Je » n’a pas réussi à remodeler son propre Monde selon ses goûts et désirs. Les enregistrements relatifs aux réussites produisent désormais des émotions agréables et positives, tandis que les enregistrements relatifs aux échecs produisent des émotions désagréables et négatives.

C’est à ce moment que la conscience devenue personnelle, c’est-à-dire propre à ce « masque », à cette identité terrestre, se met à fonctionner à partir de la dualité. Désormais, chaque expérience sera cataloguée comme étant bonne ou mauvaise et tandis que les premières seront recherchées frénétiquement, les secondes seront craintes religieusement. Rapidement, le « moi » finit par contenir surtout de la peur. La peur de perdre ce qui est bien ou bon et que l’on souhaite voir durer, et la peur de ne pas obtenir tout ce qui procure du plaisir (ou toute autre émotion plaisante.)

La peur est relative au contenu formel du « moi », et donc, aux Mémoires, et donc au passé. Le « moi » est ce qui oblige le « Je » à tenir compte du connu et référencé et donc, à reproduire une expérience semblable de très nombreuses fois, cela sous le prétexte qu’elle est agréable et bonne. Et surtout rassurante, car bien connue !

Avec le temps, le « Je » ne sait plus qu’il est expression directe de la Pure Conscience Une et indivisible. Se fiant à ce qu’il connaît déjà, il se dit que s’il désire obtenir ce qui est bon et éviter ce qui ne l’est pas, il doit absolument prendre le contrôle de sa vie. Comme cette idée est mémorisée au cœur même du « moi », ce dernier se scinde en deux polarités opposées mais complémentaires, l’ego et le M.-I. Le premier est cela qui tente de tout contrôler mais n’y arrive pas. Le second est cela qui tente d’expliquer pourquoi ça n’arrive pas, tout en rassurant sans cesse l’ego, lui promettant des lendemains meilleurs. Le « moi » dont le rôle originel était d’être passif, se met à vouloir gérer, contrôler et planifier. Comme il n’y réussi pas, il doit ensuite se chercher puis se trouver des excuses valables pour ses échecs successifs. (Note : M.-I. = « Moi-Idéalisé. »)

A ce stade, le « moi » se résume à un intellect qui essaye non seulement de tout gérer, alors qu’il en est absolument incapable, mais qui couvre à chaque fois bêtises et manquements. C’est le stade du désir inassouvi et du déni de responsabilité. Ce stade est en fait le niveau actuel d’expression de soi de l’essentiel de l’humanité. On pourrait dire ici que tant que l’homme cherche à maîtriser sa vie, à interférer dans le Monde et à faire en sorte de plier les autres à sa volonté pourtant plus que chancelante (puisqu’il a besoin d’autrui), il ne réussit qu’à être un perdant doublé d’un malheureux.

C’est lorsqu’il réalise que sa difficulté à contrôler son existence, loin d’être un problème, est en fait la solution, qu’il commence à retrouver goût à la vie.

Lorsque la partie du « moi » qui cherche à gérer cesse de le faire, même seulement à moitié, l’autre partie (M.-I.) n’a alors plus aucune raison de trouver autant d’excuses, pour se mentir et mentir à autrui sur ses réelles capacités. Si cet état de fait perdure suffisamment, le « moi » se repolarise, à savoir qu’il redevient négatif et donc, passif et récepteur. Le « Je » redevient alors prépondérant, de nouveau actif, car positif, et la personnalité se transforme en individualité capable de prendre un peu de recul par rapport au contenu formel du « moi ».

C’est à cette étape que la plupart des chercheurs se perdent de vue pour réinventer une sorte de super-héros de l’esprit, capable de tout faire, même ce qu’il lui était préalablement interdit ou se trouvait hors de portée.

Ne cherchez pas plus loin l’origine des gourous de toutes sortes, pas encore arrivés et pourtant déjà partis, pas assez installés dans la conscience, et pourtant déjà si conscients, surtout comparés aux autres qui ne le sont pas mais aimeraient bien l’être également. Si cette étape est franchie sans encombre, le « Je » commence à voir qu’il existe en réalité deux choses bien distinctes : ce qu’il a déjà compris, connu et qui est enregistré dans le « moi », et ce qui se produit parfois et qui ne correspond à aucun de ces enregistrements. Si les deux peuvent différer, alors le « Je » se dit que le problème ne vient peut-être pas de ce qui se produit au sein de sa bulle personnelle, mais du fait que quoiqu’il s’y produisent, c’est toujours « avec l’ancien » (Mémoires/enregistrements) qu’il l’accueille puis le traite, mentalement.

A un stade plus avancé, le « Je » réalise qu’il n’est pas obligé d’établir des sélections, des choix ni même de prendre partie, par rapport à tout ce dont il pourrait être le simple témoin. D’ailleurs, il réalise très vite que plus son attention mentale est orientée sur le fait qu’il est témoin de ce qui semble se produire à l’extérieur de lui et non sur le contenu du « moi », permettant de juger, comparer et préférer ou rejeter, moins il ressent de désordres émotionnels. Ces désordres venant aussi bien de sa peur de perdre ce à quoi il tient le plus, que de sa peur de ne pas obtenir ce qu’il désire le plus. Il réalise que si l’aiguille de son attention mentale est plus orientée vers le « moi » que vers lui-même, il souffre d’une quelconque façon. A l’inverse, dès que cette même aiguille se dirige vers lui-même (le « Je »), la souffrance cesse au profit du plaisir.

Plus exactement, ce plaisir semble provenir du seul fait d’observer, en tant que témoin, sans chercher à intervenir. Juste observer, c’est tout. Au stade de polarisation suivant (vers le « Je »), le témoin conscient se surprend à obtenir ce qu’il ne peut s’empêcher de désirer, comme avant, mais sans qu’il lui soit nécessaire d’intervenir directement et « en personne ». Auparavant, il devait faire des efforts constants en ne récoltant toutefois qu’un minimum d’effets satisfaisants. Désormais, il lui suffit de désirer pour obtenir.

Un peu comme si une nouvelle condition jusque-là inconnue, arrivait à point nommé pour se charger de la partie purement exécutive (faire se réaliser les souhaits, en gros.)

Et plus le « Je » se transforme en un œil aiguisé qui observe et choisi ce qui lui paraît digne d’être expérimenté, moins il lui faut agir. Puisque c’est en prenant de la distance avec le « moi » que le « Je » a pu vivre ce genre d’expérimentation, ce dernier en arrive à se demande s’il ne serait pas lui-même la réponse à toutes les questions. Et en effet, le « Je » consiste en la seule Règle du Jeu. Et ce Jeu consiste à être seulement CONSCIENT de ce que l’on désire, puis de laisser cette même conscience faire tout le reste du boulot. Auparavant, les Mémoires du « moi » permettaient de conserver les méthodes à reproduire pour obtenir ceci ou bien cela, pour déjouer tel piège et éviter telle erreur de jugement.

Et le « Je » était persuadé d’une chose apparemment logique : s’il ne mémorise pas son vécu, il ne pourra pas reproduire le bon et éviter le mauvais. Mais désormais, il réalise que ce n’était pas utile, que c’était même épuisant, comme méthode. Des idée telles que celles de maîtrise et de contrôle étant dictées par la peur de ne pas obtenir ou de perdre ce qui a été obtenu et engrangé. Le « Je » réalise que c’est le pouvoir de son attention mentale qui permet de générer tout ce dont il a besoin et plus que nécessaire. Plus le « Je » se focalise sur ce qu’il se propose d’atteindre ou d’obtenir, plus sa conscience de Soi augmente. Plus cette conscience augmente, plus le « Je » obtiens tout ce qu’il désire, sans plus ressentir aucune peur, sachant qu’il ne peut rien perdre de tout ce dont il lui suffit de jouir, ponctuellement.

Si le « moi » permettait cette illusion de durée dans les plaisirs sans nombre, la conscience permet de les reproduire à volonté, sans avoir à les stocker ou les additionner. Cette prise de conscience permet au « Je » de réaliser qu’il est lui-même le Pouvoir de la Conscience en Action, qu’il en est le point focal de manifestation, en somme. Alors, plus il se concentre, plus la conscience est concentrée. Plus cette dernière est concentrée, plus le pouvoir afflue (ou augmente.) Il reste au « Je » de réaliser l’ultime prise de conscience capable de le libérer de l’illusion. Il réalise que bien qu’il soit le point focal de manifestation du pouvoir de la Conscience, ce n’est pas lui qui possède ce pouvoir : il est ce pouvoir !

Voilà pourquoi les hommes rêvent de pouvoir sans jamais l’atteindre, car ils incarnent déjà cela même qu’ils se proposent de posséder un jour. Ce qui fait qu’ils ne le possèdent jamais. Ni ne deviennent jamais ce qu’ils sont pourtant déjà.

 

Serge Baccino

 

 

Subconscient et voie du moindre effort

Subconscient et voie du moindre effort

Jeune, nous avons appris à « faire des efforts » pour répondre aux attentes de nos géniteurs, professeurs et autres éducateurs, etc. Il en est résulté une très nette impression que faire des efforts était non seulement épuisant mais très peu rentable… Pour soi ! En effet, non seulement il nous était réclamé de dire, de faire ou même d’être ce que nous n’avions pas naturellement envie de dire, de faire ou d’être, mais de plus, tous ces efforts qui nous étaient ainsi réclamés, ne semblaient pas, en fin de compte, satisfaire pleinement nos aînés.

Un peu comme si le seul fait d’obéir au moindre de leurs caprices ne suffisaient pas. Sans doute nous fallait-il, en plus, réagir de bonne grâce, voire applaudir à la moindre de leurs attentes.

Il nous faut apprendre ou bien nous souvenir, que le notre subconscient, dans la partie mémorielle de son fonctionnement, raisonne toujours par déductions et associations d’idées. Il a donc enregistré le fait que non seulement faire des efforts était épuisant mais que de plus, cela ne payait que bien rarement en retour. En somme, dans ce cas comme dans bien d’autres, nos Mémoires témoignent du fait qu’il est inutile, en fin de compte, de produire des efforts, car cela devient rapidement contreproductif.

Toutefois et attendu qu’il nous a toujours été réclamé de produire des efforts dans la plupart des domaines de notre vie, une autre partie de ce même subconscient nous pousse à en produire, comme à l’accoutumée. Nous sommes donc bien en présence de deux schémas mentaux opposés et qui se contredisent, mutuellement.

A l’âge adulte, nous découvrons, effarés, que ce que nous disons ou faisons ainsi que ce qui nous arrive, répond très rarement à nos attentes, même les plus légitimes, du moins à nos propres yeux. Cela est du au fonctionnement autonome de notre subconscient. Nous avons associé deux idées absolument antinomiques, depuis notre prime enfance : la principale, que nous devions accepter de faire des efforts, car c’est ce qui est nécessaire à la poursuite et à l’atteinte de nos buts les plus importants. Selon autrui s’entend.

En même temps, nous avons enregistré le fait que lorsque nous comparions les résultats obtenus aux efforts produits pour les obtenir, il devenait alors évident que le jeu n’en valait que bien rarement la chandelle. C’est la version polie.

En somme, tandis qu’une partie de nous trouve normal de produire de nombreux efforts et dans différents domaines, une autre est absolument persuadée que tout ceci ne mènera à rien. C’est pour cela que toutes ces idées modernes de lâcher prise, de laisser aller ou tout autres idées incluant le fait de cesser de s’épuiser pour de modestes résultats, paraissent si séduisantes pour la plupart.

En même temps, si nous disions à ces mêmes personnes que « dans la vie, on n’obtient rien sans rien » (et donc sans fournir quelques efforts ou sacrifices), la plupart, également, accueillerait cette idée comme étant logique.

Nous voyons donc, ici, que ce ne sont pas les avis, qui sont partagés, mais bien des avis qui nous partagent, voire qui nous pourrissent la vie. Il est question ici de dichotomie mentale, à savoir d’une divergence d’intention et donc de but, au sein même de notre personnalité.

Si nous revenons aux origines mêmes de cette dichotomie mentale, force nous est de constater que produire d’évidents efforts dans l’espoir de satisfaire les attentes des parents, ne suffisait pas pour autant à les faire disparaître, bien au contraire ! Plus nous faisions des efforts, plus il nous en était réclamé. Un peu comme si chaque effort effectué et donc réussi, démontrait le bien fondé des attentes envers nos capacités à faire plus d’efforts encore. Lorsque nous réussissions à produire les efforts réclamés, cela ne faisait que démontrer deux choses évidentes : la première, que nous étions capables de produire de tels efforts. La seconde, qu’il est fort probable que nous puissions en produire plus encore. Toujours plus.

Et en fin de compte, cette escalade à l’effort aussi nécessaire que réalisable, obligeait nos parents à se transformer en de véritable tyrans, en d’éternels insatisfaits. Du moins à nos yeux d’enfants.

Pour le subconscient, tout effort est à proscrire, au vu de ce qu’il produit au mieux et en fin de compte, à savoir, encore plus d’efforts à produire. Ainsi, à présent rendus à l’âge et à la condition sociale d’adulte, lorsque vous vous efforcez de bien faire, il arrive le contraire. Lorsque vous partez du principe que vous devriez « faire des efforts », vous échouez le plus souvent. Même ou surtout si ces mêmes efforts sont supposés vous servir directement. Par exemple, dans un couple qui bat de l’aile, l’un des deux va décider de « faire des efforts » pour sauver son couple, mais cela pourra avoir l’effet totalement inverse à celui escompté.

Ou encore, nous faisons des efforts pour supporter les frasques de ceux que l’on aime. Résultat, ces personnes en profitent pour abuser de nos sentiments envers eux. C’est la fameuse croyance en la bonté naturelle de l’être, couplée à cette autre croyance qui énonce que trop bon correspond inévitablement à trop con !

A l’heure du bilan de notre vie jusqu’à ce jour, la question a se poser pourrait bien être celle-ci : « Pourquoi mes tentatives de faire des efforts en vue d’améliorer certains secteurs de ma vie, se soldent, pour la plupart, par de cuisants échecs ? » La réponse peut paraître effrayante sur le moment : parce que notre subconscient fait son possible pour tout faire rater ! Pourquoi ? Pour nous protéger ! Pour nous interdire, s’il le faut, de « réussir » à faire des efforts… Inutilement ! En somme, le subconscient fait foirer la plupart de nos entreprises humaines dans le seul but de nous épargner… L’échec !

Une partie de sa Mémoire vitale a enregistré comme inutile et épuisant, d’avoir à fournir le moindre effort. En même temps, une autre partie de cette même Mémoire vitale, nous pousse à… Produire toujours plus d’efforts ! Comme quand nous étions jeune et avions (encore) à cœur de plaire à nos aînés, parents compris.

Il pourrait nous sembler qu’une telle forme de raisonnement est paradoxale, pour ne pas dire mieux. En effet, si c’est bien le subconscient qui fait tout foirer, alors c’est qu’il a pour désir ou pour but de tout faire foirer, n’est-ce pas ? Eh bien non, justement ! Mais pour comprendre le sens profond de cet apparent paradoxe, il faut nous souvenir que le subconscient raisonne toujours par déduction et par association d’idées, mais qu’il le fait en fonction de conditionnements mentaux (Mémoires) qui ne sont pas forcément compatibles. En clair, la qualité du fonctionnement de notre subconscient, ainsi que sa logique interne, ne sont pas à incriminer. A ce niveau fonctionnel, tout semble parfait.

Le problème est ailleurs. Il se situe au niveau de la disparité énorme des schémas mentaux, de ce mélange d’informations hétéroclites et  aptes à rendre fou le plus équilibré des hommes. Équilibré au départ s’entend.

Car au départ, l’homme n’est pas fait pour répondre sans cesse aux attentes des autres mais aux siennes, seulement. Du moins à toutes celles ne remettant pas en cause les besoins naturels et légitimes d’autrui, il va sans dire. Et son subconscient censé ne contenir que les Mémoires sélectives de ce qui est juste et bon pour l’entité physique et morale (la personne), ne devrait produire que des effets aussi positifs que rationnels. Ce qui est loin d’être le cas pour chacun d’entre nous, comme vous en conviendrez aisément.

A qui est seulement logique, le seul fait de produire quelque effort alors que ce n’est pas son intention ou sa volonté, ne peut que devenir rapidement pesant. L’idée même de devoir faire des efforts, nous épuise avant acte. En plus qu’elle ne garantie jamais le moindre résultat futurs, si ce n’est le contraire de ce que l’on serait en droit d’attendre. Nous en voulons pour preuve nos propres parents : toujours plus exigeants, jamais satisfaits. Et en fin de compte, qu’y avait-il à y gagner, si ce n’est, en plus du temps perdu, ce sentiment cruel d’avoir échoué malgré tous nos efforts ?

Pour une partie seulement du subconscient, le deal est très clair : s’il veut protéger le conscient, et c’est exactement son rôle, il doit lui épargner toutes ces désillusions, tous ces découragements, qui résultent d’efforts totalement inutiles. Et les Mémoires sont là pour en témoigner : il faut être suicidaire pour tenter de faire des efforts en vue de satisfaire les attentes frustrées des autres. Hélas, pour cette autre partie du subconscient, dont le but est également de protéger la personne, il est vital de faire des efforts en vue d’obtenir le nécessaire ainsi que le superflu.

Après tout, on a jamais rien sans rien, n’est-ce pas ? Alors il faut bosser, en baver, même, afin d’atteindre quelques-uns seulement de nos buts fixés. A quel prix ? Cela importe guère puisque le deal est ici très différent. L’idée n’est plus de correspondre à nos propres attentes mais à celles des autres qui, de toute manière, resteront éternellement insatisfaites.

OK, on comprend bien que le contenu formel des enregistrements du subconscient font toujours loi. Mais dans ce cas, pourquoi continuer à héberger des enregistrements aussi opposés ?

Parce que le rôle du subconscient se borne à mémoriser, à enregistrer puis à reproduire tel quel. Il n’est certes pas dans ses attributions de juger de la valeur relative ou absolue de l’un quelconque de ces enregistrement. Cela est et demeure le rôle sacré du conscient.

Et au niveau de ce même conscient, de cette entité sociale étonnante qui dit «  moi », il est encore et toujours difficile de trancher. Alors subir est encore la voie du moindre effort, finalement. Ou bien celle du « qui ne dit rien consent. » Il est vrai que d’un côté, nous adorerions faire tout ce qui nous plaît. Cela est si évident ! Mais d’un autre côté, il est tout aussi évident que nous avons encore et toujours à cœur de plaire, d’être aimés, reconnus, de faire partie d’un groupe, d’un mouvement, d’une famille d’âme, etc. Nous avons été formatés de cette manière et cette Mémoire pèse sur notre âme et nous interdit de nous sentir vraiment libres.

Ce désir de plaire, de répondre aux attentes de nos géniteurs, cela parce que ces choses nous semblaient aussi naturelles que vitales, durant cette période de la prime enfance, s’est transformé en le désir d’être accepté, reconnu, respecté et, pourquoi pas, aimé. Et comme nous avons aussi le souvenir que « rien n’est jamais gagné d’avance », alors nous redoublons d’efforts. On n’a rien sans rien, la chose est entendue. L’effort est donc cruellement associé à la réussite sociale, à l’obtention de ce qui est bénéfique, désiré et qui permet toujours plus de bonheur.

Le problème, c’est que tandis que le conscient fait des efforts surhumains pour produire l’improbable et réussir là ou l’échec a déjà frappé, le subconscient, lui, produit des interactions (synchronicités) et des évènements qui sont censées nous éviter de forcer pour rien, vu le résultat final présumé. On pourrait presque affirmer ici que le subconscient ne fait rien de moins que d’agir pour notre bien !

En psychologie ésotérique, il est souvent énoncé que « Tout est double mais opposé et complémentaire. » Puisque le rôle du subconscient est avant tout de nous protéger du mal et que nous avons toujours du mal à produire des efforts, cela malgré qu’une partie de nous s’ingénie à nous y incliner tout de même, et puisque nous savons par expérience que nos efforts sont rarement couronnés de succès, alors nous devrions tous en arriver à la même conclusion. Une conclusion qui se présente sous la forme de cette prise de conscience en trois étapes.

1. Nos programmes mentaux forment nos habitudes. Ces dernières devraient toutes nous servir, et non nous desservir. Or, certains programmes se contredisent entre eux, prouvant ainsi qu’ils ne sont pas encore sous la tutelle d’un principe directeur capable d’établir une sélection, de faire des choix intelligents.

2. Nous ne pouvons pas vivre une chose et en penser une autre. Il y a donc en nous des pensées qui ne correspondent pas avec ce que nous aimerions vivre et comme ce sont nos pensées qui nous font vivre, nous devrions surveiller nos pensées afin de repérer celles qui ne bossent pas (ou plus) pour nous.

3. Ce ne sont donc pas nos conditionnements mentaux (ou habitudes) qui posent problème, mais le fait évident que certains d’entre eux se contredisent formellement.

4. Nos problèmes sont donc issus du fait que rien ne vient jamais remettre en cause ou réactualiser, nos programmes mentaux, nos habitudes. Quelque chose devrait veiller à ne conserver que des Mémoires utiles et positives. Mais il n’existe rien, en nous, qui semble apte à occuper ce poste à plein temps.

5. Or, nous savons ce qui nous plaît et ce qui nous déplaît, cela parce que nous en sommes conscients. Le conscient est donc la partie de notre être global qui devrait accepter ce rôle de gardien des Mémoires actives et donc, de garant de la qualité de nos pensées et donc, de celle de notre vie.

Passer en revue nos différentes idées sur la vie et en mesurer l’intelligence et le degré d’utilité à l’aune du plaisir et de l’absence d’effort qu’elles proposent, voilà qui nous permettrait de connaître une vie aussi agréable que paisible. En plus d’une liberté bien peu usité, en vérité ! Et puisque personne ne semble aimer faire des efforts, pourquoi ne pas cesser d’en faire ? Du moins, de ne plus faire trop d’efforts inutiles. Notre devise pourraient devenir :

« Suis toujours la voie du moindre effort ! »

Voyons un exemple concret. Dans le cas d’une mésentente pouvant entrainer une dispute, posez-vous cette question : « Dans cette discussion pouvant se terminer en dispute, quelle est la voie du moindre effort ? » La réponse est évidente : « Ne pas chercher à avoir raison, à imposer sa propre raison à un autre et donc, cesser au plus vite d’argumenter ! » Oui mais voilà : nous croyons devoir à tout prix avoir raison ! Alors nous allons « faire des efforts » pour réussir à avoir le dernier mot, voire à coincer l’autre pour qu’il soit en position de faiblesse, cela au point de « nous abdiquer son trône » (sa certitude d’avoir raison.) Dans ce cas, que va faire le subconscient ? Il va mettre en batterie ses missiles anti-efforts et le résultat sera que nous allons sortir épuisé et vaincu de cette dispute.

En somme, pour nous éviter un échec cuisant, le subconscient va opter… Pour l’échec cuisant ! N’oublions pas que son rôle est pour ainsi dire de nous interdire toute forme d’efforts inutiles ! Et pour lui, discuter des heures ou s’inviter à une foire d’empoigne, sont autant d’activités inutiles, épuisantes, pour ne pas dire immatures.

Si le conscient décide d’établir une saine sélection au sein de la subconscience, voire s’il décide d’éradiquer toute forme d’auto-esclavage spirituel (car c’est bien de cela qu’il s’agit ici), il en arrivera très vite à la conclusion logique que si sa vie, auparavant, ne semblait pas correspondre à ses propres attentes, c’est parce qu’elle correspondait toujours aux attentes d’autres personnes que lui (parents, éducateurs, etc.) En clair, c’est par absence de choix que le subconscient est autorisé à choisir pour nous et à notre place. Le problème est justement que le subconscient n’a jamais eu pour rôle de faire des choix, ou de définir ce qui est profitable ou non, ce qui est logique de ce qui ne l’est pas.

Lui, il se contente de « sortir des dossiers » (Mémoires) et de se baser sur la nature de l’évènement extérieur, pour lui opposer les parties de sa Mémoire qui semblent au mieux lui correspondre. Ainsi, si une personne importante vous donne un ordre, vous allez automatiquement le suivre, car votre subconscient aura vite fait d’associer cet ordre avec l’autorité qu’il sous-entend.

Pour ceux qui douteraient encore du bien fondé d’établir une sélection au sein des programmes de la subconscience, nous ajouterons que le subconscient est ce qui détient l’essentiel de notre pouvoir mental créateur ! Notre subconscient est en contact permanent avec tous les autres subconscients et sait exactement qui aller trouver ou qui faire venir pour obtenir tel ou tel autre résultat. Et le cas échéant, il peut même créer des situations lui permettant d’arriver à ses fins, si rien ni personne n’est disponible ou capable de l’aider à réaliser ses buts. Ou devrions-nous dire « nos buts. »

Car le subconscient n’a d’autres buts que les nôtres. Si tant est que nous en ayons, bien évidemment. Il nous apparaît clairement ici que c’est parce que le conscient se laisse vivre et invite ainsi le subconscient à produire du tout et du n’importe quoi dans sa vie, que cette vie semble aussi décevante que tumultueuse.

Pour le moment, la plupart pense que pour obtenir quelque chose, n’importe quoi, il faut faire des efforts. On n’en sort pas. Mais comme le subconscient se fera toujours un devoir de nous démontrer que c’est à la fois vrai et faux, nous risquons d’attendre longtemps avant d’obtenir un minimum de choses, de la vie ou bien des autres. En résumé, puisque c’est la partie subconsciente de notre être qui détient le pouvoir de créativité mentale, et non la partie consciente (« moi »), nous devrions la laisser faire, la laisser créer ce que nous désirons obtenir ou vivre, par exemple.

Pour cela, nous devons cesser de CROIRE qu’il nous faut « prouver quelque chose » et donc, nous devons cesser de « faire des efforts » pour faire plaisir de maman et de papa (ou à toute autre forme d’autorité dans notre actualité du moment.) D’autant que nous n’aimons pas faire des efforts ! Nous n’avons jamais aimé ça ! Mais nous sommes conditionnés et prisonniers de notre désir de répondre aux attentes des uns et des autres, comme nous tentions de le faire lorsque nous étions encore de jeunes enfants.

Mais à ce propos, et en plus, le symbolisme est inversé ! Ce sont les parents qui devraient incarner le pouvoir, la capacité de répondre aux attentes de leurs enfants. Mais ce sont ces derniers, eux qui sont jeunes et faibles, sans expérience et sans pouvoir, qui doivent « faire des efforts » ! C’est cette inversion des polarités et de la logique, qui sont à la base de ce sentiment d’impuissance personnelle, que subissent un grand nombre de personnes. La dépendance à autrui est également liée à cette inversion des pôles, du fait qu’il est réclamé aux plus faibles, des efforts que seuls les plus forts devraient pouvoir assumer et conduire à leur terme.

Vous voulez réussir dans la vie ? Alors suivez la voie du moindre effort ! Si vous devez forcer, c’est que vous rencontrez une RÉSISTANCE. Et si vous rencontrez une résistance, alors en forçant vous ne pouvez que la renforcer elle. Mais cette résistance ne vient pas du dehors ou des autres, mais du dedans et de cette partie de vous qui, détenant le pouvoir mais d’avis contraire, gagnera toujours et…

Sans le moindre effort !

 

Serge Baccino