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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Être dans le cœur ? Ah oui ?

Être dans le cœur ? Ah oui ?

(Extrait de conférence.)

Le cœur est l’étage du mental, pas plus, pas moins. Si on s’amuse à compter les « étages », c’est-à-dire les Chakra en relation avec nos différents niveaux de manifestation, nous comprenons qu’après le Chakra 1, qui est relié au corps, à la matière, après le Chakra 2, qui est relié à l’énergie (force vitale) du corps, après le Chakra 3, qui représente à la fois notre émotionnel et notre mental inférieur, il vient le Chakra 4, qui représente, entre autres, le mental moyen.

Mais ce Centre énergétique, quatrième du nom, est aussi le Centre de l’être animique. C’est à partir de son niveau que les énergies du bas (C1, C2, C3) viennent s’épanouir en nous pour donner forme à ce que nous nous efforçons de considérer comme étant « notre âme. » Fort bien. À présent, connaissez-vous l’expression ésotérique « Tout est double, toujours » ? À l’intérieur du Centre Cardiaque qui est donc l’étage du mental moyen, il y a un second Chakra, plus petit mais bien plus important.

Ce Centre dans le Centre, ce Chakra dans le Chakra (et caché par lui), est le véritable cœur de l’Être. Il représente cette faculté très rare de pouvoir enfin incarner l’Amour Divin. Amour Divin qui n’a quasiment aucun rapport avec ce que nous nommons pompeusement « l’amour. » S’il y avait de l’Amour, sur Terre, ça se saurait ! S’il y avait de l’Amour sur terre, il y aurait le Divin en manifestation constante sur cette même Terre. Mais comme force nous est de constater que ce n’est pas le cas. Alors nous devons tout d’abord redéfinir ce que nous croyons être l’amour, qui est un sentiment typiquement humain et rien d’autre !

Ensuite seulement nous pourrons traiter du véritable Amour et de tout ce qui le concerne. Ou plus exactement, de tout ce qui nous concerne et à son propos. Si on a le courage de comparer les deux, l’amour humain n’est que possession, attachement et, bien sûr, la peur de perdre ce que l’on croit posséder et à quoi nous nous sommes imprudemment attachés. C’est ce qui a fait dire à pas mal d’êtres humains qui oublient de s’écouter ou bien de se relire, que  l’amour pouvait faire souffrir ! La belle affaire que voilà ! Si l’amour peut faire souffrir, alors ce n’est pas de l’amour. Sinon, autant dire que le froid peut être trop Chaud et le blanc trop noir.

Cet amour conditionnel au possible est aussi intérêt ou, au moins, intéressement. Nous n’aimons pas n’importe quoi ni n’importe qui, voyez-vous ? Nous n’aimons pas non plus tout le temps, à chaque fois et pour toujours. Dans le cas inverse, ça se saurait ! Ce n’est donc pas de l’Amour véritable mais quelque chose de très humain que l’on a voulu nous vendre comme étant étiqueté « Divin certifié. »
Doit-on se faire encore plus d’amis en évoquant tous ces spiritualistes de Prisunic qui se vantent «  d’aimer d’un amour inconditionnel » ? Essayez seulement de les critiquer, de contrarier leur petit « moi » humain à fleur de peau et surtout, en manque de reconnaissance, et vous connaîtrez vite les conditions précises pour bénéficier de leur amour… Inconditionnel !

Comme toujours, les ésotéristes trouvent navrant que des personnes qui ne connaissent que peu de choses et par ouï-dire, de ce qu’ils confondent avec la véritable spiritualité, se chargent non seulement de répandre un enseignement qui n’existe pas mais que de plus, ils ne réussissent même pas eux-mêmes à mettre en pratique. Autant dire que nos scientifiques, jusqu’à ce jour, possédaient la vraie et la seule connaissance qui soit ! Cela dit, un minimum d’humour et d’indulgence, nous permet de sourire face à ces pitreries du « Moi-Idéalisé » et d’attendre que cette présente et très jeune humanité, mûrisse avec les années.

 

(Fin de l’extrait.)

Serge Baccino

Le bonheur : une histoire de choix

 

Le bonheur : une histoire de choix

(Extraits d’une conférence.)

Nous allons devoir reparler un peu du 4e Centre d’énergie, dont le nom sanskrit est « Anahata Chakra ». Comme vous le savez sans doute déjà, le Centre Cardiaque est celui de l’expression de l’âme. Nous pourrions dire « de notre âme » mais ce n’est hélas pas exact, du moins, dans la plupart des cas. Avant l’activation du C4, ce n’est pas nous qui pensions : comme on le dit en psy éso, « nous étions pensés », même si cette tournure de phrase est capable de faire grincer les dents d’un académicien. Mais revoyons, pour mémoire, comment ceci peut être rendu possible, à savoir comment ou pourquoi ce n’est pas nous qui pensons, la majeure partie du temps.

Cela est rendu possible du fait, justement, que le Chakra 4 est inactif par défaut ou qu’il est parfois même abîmé. Nous disions que ce quatrième Chakra est celui de l’expression de l’âme, mais pas forcément de « notre âme », justement, parce que ce qui nous tient lieu d’âme, au départ, soit dès notre naissance et par la suite, n’est pas « à nous » ni même « de nous. » Autrement dit, nous naissons avec des « fragments d’âme » de personnalités anciennes du Soi Naturel, de ses vies passées, si nous préférons.

Souvenez-vous de la fameuse « robe du Bouddha » qui était faite de nombreux morceaux d’étoffes de forme et de couleurs différentes, justement pour symboliser le fait que ce qui nous « habille », à savoir « ce qui nous anime » et donc, l’âme, n’est pas une chose unique et d’un seul tenant, mais conçue à partir de nombreux fragments parfois très différents, voire à effets antagonistes, issus de l’âme unique (ou Sur-Âme) de notre Soi naturel.

C’est notre Soi originel nommé « Naturel » en psy éso, qui a eu de nombreuses incarnations ou extensions de lui-même, et non la personnalité limitée que nous sommes actuellement et qui n’existe que depuis sa naissance terrestre. La conscience de ce que nous sommes, actuellement, a eu un commencement (naissance physique) mais n’aura pas de fin. Et donc, cette âme de départ, qui consiste en une sorte de « prêt énergétique », nous est donnée pour que dès le départ, nous soyons animés. Sans cela, chaque nouveau né affecterait la forme et le comportement d’un légume.

Ce que nous nommons l’évolution, consiste justement à remplacer, lentement mais inexorablement, chacun des fragments animiques de « prêt » par des pensées et des émotions qui soient non seulement les nôtres mais de plus, « à notre avantage. » Cette alchimie divine, de nature vibratoire et de type mental et émotionnel, s’effectue dans cet Athanor ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Athanor_ (four) ) spirituel qu’est le cœur de notre être et, plus exactement, ce Chakra secret qui se trouve caché derrière (ou au cœur) du quatrième Centre énergétique ou Cardiaque.

Au départ, le contenu de l’âme est ce qui est prêté à la personnalité physique pour commencer à participer le plus activement possible à la vie terrestre, à l’incarnation. Et comme le Chakra de l’identité individuelle n’est pas encore actif ni pleinement purifié des scories issues de la génétique, de l’éducation voire de l’enseignement scolaire lamentable imposé aux enfants, il est nécessaire d’effectuer ce nettoyage puis cette activation (dans l’ordre, si possible) afin de permettre à l’être humain de se confectionner une tunique faite d’un seul tenant, d’un seul matériau et d’une seule couleur. Autrement dit, de se construire une âme individuelle d’où sont désormais absents ces affligeants combats entre l’esprit et le cœur, selon l’expression consacrée.

Ainsi, et tant que les morceaux d’âme originels subsistent, ce n’est pas vraiment la personne humaine qui pense et qui ressent, mais certaines parties plus ou moins hétéroclites de diverses personnifications antérieures ou passées du Soi Naturel. Autant dire que ces mêmes « morceaux d’âmes » risquent d’être légèrement « en décalage », voire carrément inadaptés, à l’époque dans laquelle est née la nouvelle personnalité. Et on imagine ce que peut donner un état d’esprit ancien ou rétrograde, dans une époque moderne aux mœurs quelque peu libéré, pour ne pas dire mieux !

Au début, la personne n’est pas consciente de n’être qu’une marionnette entre les serres vibratoires des segments animiques (relatifs à l’âme, donc.) Mieux encore, elle va se placer du côté de cette forme empirique et quelque peu tyrannique de contrôle spirituel, allant jusqu’à la défendre et la justifier, si nécessaire, c’est-à-dire en cas de tentative pour remettre en question le comportement personnel. C’est d’ailleurs ce qui explique cette étonnante tournure d’esprit de certaines personnes, qui consiste à protéger ou à défendre, ceux qui se comportent comme leurs geôliers. À noter que l’on peut voir cet état d’esprit à l’Œuvre, par exemple en France, quand des gens du peuple cherchent à défendre voire à protéger un gouvernement qui semble avoir pour seul but de ruiner le pays et de détruire la santé et le moral de ses habitants.

Ensuite, lorsque le 4e Chakra est non seulement purifié de tout ce qui n’est pas à la personne et à son avantage mais qu’il est également activé, le vrai individu fait son apparition. Vous savez déjà que le mot « individu » vient du latin « Indivi », qui signifie « qui ne peut être divisé. » Or, nous savons exactement ce qui a le pouvoir diabolique de diviser l’être humain, de le faire souffrir : c’est quand ce qu’il pense ne correspond pas ou ne correspond plus avec ce qu’il ressent. Ou encore quand des  émotions dont il ignore la cause, se manifestent avec force et, bien souvent, aux plus mauvais moments.

 

(Fin des extraits.)

Serge Baccino

Le dernier support de la matrice artificielle

Le dernier support de la matrice artificielle

Notre vie entière a été basée sur un mensonge. Ce mensonge se résumant à croire et, surtout, à faire croire à autrui, que nous sommes capables de changer. Bien sûr, nous tentons, plus ou moins adroitement, de nous améliorer, mais en fin de compte, nous revenons à nos fondamentaux liés au mensonge à soi, qui sont et par exemple, de nous chercher des excuses au sujet de notre incapacité à nous améliorer vraiment et durablement ou, pire encore, de rendre les autres responsables de nos échecs en matière d’évolution. Ce n’est jamais de notre faute si nous échouons mais celles de circonstances extérieures indépendantes de notre volonté et de la négativité d’autrui. Et jusqu’à présent, il nous faut bien l’avouer ici, le stratagème a correctement fonctionné et personne n’y trouvait à redire, sauf ceux qui employant les mêmes méthodes, tentaient de la dénoncer chez les autres.

Par ailleurs, qui n’aime pas critiquer les uns et les autres, évidemment en leur absence ? Avez-vous ressenti ce besoin quasi viscéral de déblatérer sur celles et sur ceux que nous prétendons aimer ou seulement considérer comme des amis ? Quelle détente cela nous procure-t-il, l’aviez-vous remarqué ? Attention, il n’est pas ici question de se mettre en danger immédiat en reconnaissant la chose pour vraie nous concernant ! Nous pouvons, comme à notre ordinaire, arguer du fait que cela concerne surtout les autres et qu’il leur revient de faire une chose que nous refusons de faire nous-mêmes : assumer !

Quel drôle de mot que celui-là, ne pensez-vous pas ? Assumer ? Mais quelle horreur ! D’ailleurs, assumer… Quoi ? Quelle est notre faute présumée, lorsque nous traitons des limitations des autres qui elles au moins, sont sous notre nez ? Nous n’avons rien à assumer. Surtout pas le fait que nous sommes terrorisés à la seule idée de devoir le faire ! De devoir assumer. Mais pourquoi cette peur de devoir assumer ? Et assumer quoi, au juste ? La réponse est fort simple : voyez-vous les défauts « évidents » des autres ? Comprenez-vous que s’ils ne changent pas, ne font pas en sorte de supprimer ces mêmes défauts de leur personnalité, c’est qu’ils refusent d’en admettre la présence en eux ? En effet, nul ne va chez le médecin s’il ne se pense pas d’abord être malade. S’il accepte d’être malade, pour être plus précis !

Ainsi, nombreux sont ceux qui refusent d’assumer ce que les autres perçoivent pourtant. Très bien, on sait déjà qu’ils refusent d’assumer, reste à comprendre le pourquoi. Mais auparavant, essayons un peu d’inverser la proposition et de définir en quoi il serait plus aisé de voir la paille dans l’œil du voisin, plutôt que la poutre dans notre propre œil, selon l’expression populaire consacrée. Immédiatement, il nous vient cette idée : « Parce que ces défauts ne nous concernent pas ! » Voilà pourquoi il est plus facile de voir ce qui cloche dans une autre paroisse que la nôtre. Admettons, mais allons plus loin : et si nous avions nous-mêmes des défauts identiques, serions-nous capables de le voir ou non ? C’est ici que nous devons faire une distinction entre une incapacité de voir vraiment et une volonté de passer outre !

En effet, il est rare que nous n’ayons pas, autour de nous, des gens « bien intentionnés » qui ne se gênent pas pour nous décrire en long et en large, ce qui, selon eux, relèverait de nos défauts et manquements les plus notoires. Et généralement, que faisons-nous spontanément ? Nous nions, refusons d’admettre ou nous cherchons des excuses ne servant en réalité qu’à biaiser le sujet. En clair et en peu de mots, nous refusons d’assumer ce qui, selon les autres, nous appartient en propre. Pourquoi ce refus souvent catégorique, quand il ne s’accompagne pas d’allusions perfides, d’insultes voire de menaces ? Pour la même raison que chacun de nous et donc, « les autres » compris, refusons d’assumer ce qui, en nous, n’est pas vraiment à notre avantage.

Nous refusons, ils refusent : nous conjuguons le verbe « Je n’assumerai pas » au plus que parfait de l’éternel présent, à savoir jamais et sous aucun prétexte. D’ailleurs, en cas de force majeure, dans les cas assez rares où une personne est obligée d’admettre ses torts et l’ensemble de ses défauts, que trouvons-nous alors ? Une solide dépression, une descente aux enfers, comme disent ceux qui ont des lettres. En clair, la personne est totalement démoralisée, démotivée et n’a qu’une seule envie c’est de ne plus exister. On dit alors qu’elle vient de perdre le sens de sa valeur et donc, de son utilité en ce monde. Mais ce n’est pas totalement exact. Une personne démotivée, démoralisée et qui ne trouve plus de goût à la vie qui fut pourtant la sienne, durant des années, est avant tout une personne qui ne peut plus se mentir et qui a été forcée à assumer.

À assumer… Quoi ? Ses défauts ? Cela serait un moindre mal, si cette même personne se sentait capable de les supprimer un à un voire tous en même temps ! Mais ce n’est pas le cas : ce qui est alors ressenti est plus de l’ordre d’une impossibilité mathématique. Puisque la personne vient de reconnaître, contraire et forcée, que ces défauts réputés innombrables sont bien à elle, force lui est de reconnaître que c’est ce qu’elle est, finalement. Elle ne se ressent pas alors comme « porteuse de défauts en elle », elle se ressent comme étant la somme de ces défauts, ce qui est très différent ! Voilà pourquoi les gens, et en règle générale, refusent catégoriquement de reconnaître leurs torts, leurs manquements et défauts, quand bien évidemment ils sont avérés et non plus projetés par autrui dans l’espoir immature d’en être débarrassés.

Il y a, derrière le refus d’assumer, une peur immense, une peur atavique qui prend aux tripes et ce n’est pas peu dire. Ni se trouver à côté de la plaque, comme on dit. Cette peur viscérale, comme semble l’indiquer son nom, n’est pas ou n’est plus relative au contenu des schémas mentaux propres à l’âme mais à ce qui a été incrusté et donc mémorisé dans les cellules du corps de chair. Et on se souvient que c’est le subconscient, qui est la somme de l’intelligence et de la mémoire de toutes les cellules de notre corps physique, qui a pour mission de retenir puis de classifier le contenu de notre vie. Dire que ce que nous avons vécu nous a marqués devient un doux euphémisme lorsqu’on réalise, impuissant, que le corps refuse catégoriquement de changer ou même d’évoluer, que c’est lui, désormais, et non notre âme, qui nous transmet directement cette peur immense à la seule idée de devoir changer.

Mais enfin, pourquoi cette peur et surtout, ce refus catégorique de changement, cela au point de préférer le mensonge à la vérité, le refus d’assumer à une saine reconnaissance de notre entière responsabilité dans tout ce qui nous concerne ? Pour le comprendre, il nous faut auparavant redéfinir notre vision du corps physique. Selon la science moderne et durant quelques années encore, notre corps a été et sera considéré comme étant matériel, solide, autrement dit, fait de matière et surtout pas d’esprit ! Voyez-vous, l’esprit est volatil, instable et il souffle où il veut, tandis que le corps lui, est fait pour être stable ou, et plus exactement, stabilisé. Alors que l’esprit est impondérable et toujours en mouvement, la chair est réputée non seulement « solide » mais statique. C’est dans cette dernière version de notre corps que nous trouvons d’ailleurs sécurité et confort mental.

Si le corps variait autant et avec la même facilité que l’esprit, nous ne saurions même plus qui nous sommes, d’un instant à l’autre ! Avez-vous bien assimilé cette dernière proposition ? Elle implique que nous avons un besoin irrépressible de nous sentir égaux à nous-mêmes, d’un instant à l’autre. Nous avons besoin que dure le plus longtemps possible « ce que nous sommes ou croyons être », peu importe quoi, du moment que c’est stabilisé et donc durable. Mais voici une question importante : « Qui a vraiment besoin de cette stabilité marmoréenne pour se sentir être et perdurer ? » L’esprit ? Certainement pas ! La preuve, il remue sans cesse, allez voir dans votre tête ! La conscience, alors ? La conscience est sa propre preuve, si l’on peut dire et n’a donc aucun besoin de se sentir exister au travers d’une forme plutôt qu’une autre.

S’agirait-il de l’âme, dans ce cas ? Nous approchons, nous chauffons, pourrions-nous dire. Cela dit, qu’est-ce que l’âme, si ce n’est un ensemble plus ou moins hétéroclite de processus mentaux qui génèrent différentes émotions ? Mais nous savons déjà que pour l’âme, accordée à « la Nature qui a horreur du vide », l’essentiel est que quelque chose soit là, pour animer. Il est donc possible de remplacer des bouts d’âme par d’autres et ce, jusqu’à ce qu’il ne reste plus, en fin de compte, la moindre parcelle d’identité originelle. Autrement dit et plus simplement, à la fin du processus, il ne reste quasiment rien de ce que nous étions au départ. Celui qui part n’est pas celui qui arrive, comme on dit aussi. Du moins, ce que nous pensions être et que différentes émotions, plus ou moins fortes, nous aidaient à manifester sous la forme d’un « moi » social ou humain.

En résumé, les gens ont une sainte trouille de devoir assumer leurs erreurs et défauts, cela parce que ça les obligerait à avouer qu’ils sont devenus ces erreurs et défauts, que c’est leur propre corps qui les incarne, désormais. Et le corps a très peur de mourir. Changer, pour lui, reviendrait à mourir, c’est évident, puisqu’il n’incarnerait plus la même chose alors qu’il ne connaît que ce qu’il incarne déjà. Le dernier rempart, le dernier support à la matrice et qui refuse de ne plus l’être, c’est donc notre corps de chair. Et il refuse de changer, et nous sommes apparemment impuissants à le faire. Pour que le corps soit transformé, il faudrait qu’une conscience vivante remonte des profondeurs de cette planète et purifie ce corps. Nous laissons au lecteur le soin d’imaginer le reste, la suite et fin !

 

Serge Baccino

 

Ni ceci ni cela et pourtant

Ni ceci, ni cela, et pourtant

Dans la Voie de la Siddha, version laïque, l’être humain est dit être « neti-neti » c’est-à-dire non pas « rien, rien », comme le traduisent certains, d’un point de vue littéral, mais plutôt, « ni ceci, ni cela ». Toutefois, et à l’usage de qui il est lentement devenu, il est persuadé d’être ceci ou bien cela, selon les critères mentaux de sa programmation intime. Dès lors, même s’il trouve un jour « mieux » ou « plus » que ce qu’il croit être, il ne peut pas facilement changer, car il a peur de perdre la seule chose qu’il connaît, à laquelle il est habitué, pour autre chose d’inconnu et qui n’est « expérimenté » que ponctuellement et en esprit. Penser à ce que l’on pourrait faire ou être par ailleurs, ne donne pas nécessairement le pouvoir de le faire ou de l’être.

Tout le monde désire changer sa vie ou au moins l’améliorer, mais rares sont ceux qui ont assez de courage pour expérimenter autre chose que ce qu’ils sont déjà. Du moins, de ce qu’ils croient être déjà, ce qui serait plus exact. Prenez le temps d’observer sans jugement ni passion, ceux qui font du théâtre, qui jouent des rôles, se servent de marionnettes, doublent des voix étrangères en français, etc. Tous ces artifices servent uniquement à une personne à « s’essayer » dans d’autres rôles sans avoir à quitter le leur qu’ils estiment propre. Et qui les sécurise. Car après tout, qu’est-ce qui empêcherait une personne qui n’est pas pleinement heureuse, de changer radicalement de vie ?

Une peur énorme est à la base de cet état d’esprit et ce n’est pas vraiment et comme on le croit, la peur du changement mais la peur de ne plus savoir qui ils sont, ce qui reviendrait, pour eux, à disparaître et à mourir. C’est pour cette raison que les gens, même spirituels, sont plus des théoriciens que des praticiens. Quand ils essayent de changer, ils le tentent « en esprit seulement », rarement « en vérité ». Ils se contentent de collectionner des images mentales d’un avenir meilleur, d’une meilleure version de soi, sans jamais se donner la peine d’en vivre le contenu formel. Quand l’être humain réalise enfin qu’il n’est ni ceci, ni cela (« neti, neti »), alors il devient vraiment libre d’être qui il veut et ce, aussi longtemps qu’il le veut.

C’est cela la véritable liberté de l’être, c’est cela qui fait passer un être du Règne humain au Règne surhumain, voire au Règne Divin. Mais avant cela, il doit faire cesser une peur immense que nous tenterons d’aborder lors d’un prochain article.

 

Serge Baccino

Nous allons prendre chair

Nous allons prendre chair

Que se passe-t-il actuellement sur la planète ? Pourquoi les animaux du parc de Yellowstone, aux USA, quittent-ils, selon leur espèce et en groupes, cette région ? Même les animaux qui, d’ordinaire ne vivent pas en meutes, voire sont plus ou moins solitaires, comme les ours, par exemple, pourquoi se sont-ils regroupés, et encore une fois, selon leur espèce, pour quitter cet immense parc national ? Voyons tout d’abord la partie « selon leur espèce ». Par quel miracle les félins, les ours et les différents ordres de cervidés, par exemple, acceptent-ils de se regrouper selon leur espèce, pour quitter le parc ? Pourquoi ne le font-ils pas d’une manière aussi spontanée qu’irrationnelle, c’est-à-dire dans le désordre le plus absolu et au risque de se mêler aux autres animaux, dont certains prédateurs ?

Cette volonté de rassemblement nous parle ! Cette volonté de rassemblement doit absolument nous parler ! Car nous sommes rendus, désormais, à ce moment de l’histoire de l’humanité où même ceux qui refusent catégoriquement de le faire, devront finalement faire un choix. Quel choix ? Celui de se rassembler selon leur espèce. Selon leur espèce ? L’être humain n’est-il pas une espèce unique ? Certainement pas ! En apparence, nous semblons tous faits de la même étoffe et pourtant, cette étoffe n’est pas conduite ou utilisée par le même tisserand. Posons-nous cette intéressante question : « En compagnie de qui nous sentons-nous vraiment à l’aise et en sécurité ? » Certains répondront « La famille, évidemment ! » Oui, peut-être, du moins, la famille de sang, celle issue de la génétique. Mais on sait que certains enfants, très tôt et par la suite une fois rendus à l’âge adulte, se sentent à l’aise dans leur propre famille et avec ses membres, comme une poule se sentirait à l’aise au milieu d’un groupe de renards femelles désireux de nourrir leurs chers petits !

D’autres choisiront les amis. Voilà, nous sommes très bien en compagnie de nos amis ! En êtes-vous certains ? N’avez-vous jamais été trahis par un ou plusieurs amis ? Et si vous en avez encore quelques-uns, n’est-ce pas à force de fermer les yeux sur leurs limitations, cela au point d’en perdre la vue, que vous pouvez encore vous vanter de compter quelques amis réputés « fidèles » ? D’autres encore choisiront la religion. Là au moins, penseront-ils, on ne risque pas d’être déçu : tout le monde croit en un même dieu et s’efforce de respecter ses commandements. Ou plus exactement, ont tout intérêt de respecter les commandements issus de ses ministres, seuls capables d’accéder à la volonté de dieu afin de pouvoir la retransmettre aux fidèles. Nous sommes donc en présence d’hommes et de femmes qui suivent sans se poser de questions, d’autres hommes et, prière de le noter au passage, très rarement d’autres femmes, qui ont été choisis pour être différents, voire supérieurs, puisque seuls capables de comprendre la divinité.

On ne citera les différentes sectes réelles que pour mémoire, puisque là, mieux qu’en religion, il existe une volonté d’endormissement plus que d’éveil véritable. Dans ce cas particulier, nous trouvons des êtres humains paumés qui ont bien senti que quelque chose devait être fait ou même, devait être vécu, mais qui pour le découvrir se trompent de direction et cherche au-dehors ce qui ne s’y trouvera jamais. Viennent ensuite les spiritualistes, qui n’ont comme différence que leur manière de ramener à leur propre sauce, une même connaissance généreusement offerte sur un plateau par le Deep State, dans les années soixante à 70. Cette espèce foisonne et se tortille en tous sens, tels des poissons piégés dans une nacelle trop remplie et qui s’efforcent de s’en sortir. Le fait que tous croient en les mêmes choses est quelque peu compensé dans la manière plus ou moins originale d’en parler aux autres.

Mais que trouvons-nous, finalement et qui soit vraiment original ou nouveau ? L’emploi des pierres et de leurs pouvoirs sur notre âme ? L’emploi de la pensée positive et supposée « créatrice » ? Les Chakra ? La Kundalini ? Le contact avec les disparus ou encore et bien mieux, avec les guides, les anges et les maîtres ascensionnés qui, malgré leur distance ascensionnelle, ont encore l’envie et le courage de s’occuper des petites misères de la personnalité humaine ? Posez-vous cette importante question existentielle : Qu’est-ce qu’il y a de nouveau, d’original et surtout, de vraiment utile dans le fait d’attendre que des flottes entières d’extraterrestres viennent botter le cul des vilains pas beaux qui font des misères à ce pauvre être humain non seulement incapable de s’assumer seul mais de plus, désireux d’être assumé de pieds en cap par d’autres ?

Notre époque est sans aucun doute formidable, unique dans les annales ! Nul moment, dans l’histoire du Monde, n’a sans doute été plus proche de ce que certains nomment excités : « Le Grand Dénouement. » Mais il est également envisageable que nulle autre époque n’ait été plongée dans un tel état de… Bordel organisé ! En effet, avouons que c’est le bordel ! Une chienne de chasse ne retrouverait pas ses petits au flair, tant tout se mélange et tout est confondu ! Si nous écoutons les informations, tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes, dormez braves gens ! Si nous écoutons les lanceurs d’alertes, nous déciderons nous-mêmes de nous pendre avant la fin de la journée ! Il paraît que « C’est terrible, que nous allons tous mourir la bouche ouverte, crispés dans d’atroces souffrances morales et physiques ! » (Tant qu’à faire.) Les uns bénissent le libérateur du Monde en la personne de Donald Trump, tandis que d’autres le dénoncent comme étant le diable incarné !

En somme, les gens ont tellement de choix différents en plus de nombreux et chacun d’eux étant au moins anxiogène, plus personne ne sait à quel saint se vouer. Nous assistons à une forme nouvelle et donc, inattendue, « d’individualisme par nécessité. » En effet, comment trouver un « camp » ou un groupe de personnes qui nous ressemble et qui nous permet de nous sentir sécures, si chacun ne prêche que pour lui-même, persuadé que tous les autres en font autant ? D’ailleurs, vous remarquerez que dans le dernier groupe ou la dernière « espèce » évoquée, à savoir les spiritualistes, il semblerait, après une étude attentive et rapidement exhaustive, au vu du niveau proposé, qu’il y ait, actuellement et sur Terre, soit des « starsseds » et autres envoyés spéciaux des étoiles issus de lointaines galaxies bien en avance sur la nôtre (tant qu’à faire, là encore ), soit le pôle opposé, à savoir de pauvres humains aussi ignares que paumés, mais très désireux d’apprendre, faute de « qui ils sont », qui ils pourraient éventuellement devenir. A la condition expresse qu’on les prenne totalement en charge s’entend !

Bien sûr, les premiers font souvent mine de s’en plaindre et traitent ceux qui les font manger, plus qu’à leur faim souvent, d’incapables de se débrouiller seuls, d’assistés, faisant mine d’ignorer que si tous ces suiveurs devenaient libres et indépendants, ils n’auraient plus personne à instruire ou même à guider et retourneraient pointer au chômage ou, pire encore pour des immenses initiés, seraient obligés de se remettre à travailler pour un employeur ordinaire. Ce sont donc ceux-là mêmes qui sont traités de moutons et même de shootés à la dépendance affective ou autre, qui leur permettent non seulement un certain train de vie, il faut bien le reconnaître ici, mais surtout, la possibilité de se distinguer, par rapport aux masses dites laborieuses. Or donc, les gens ne savent plus qui suivre ni même avec qui se grouper, très bien. Mais pourquoi cela ? Réponse : parce qu’on ne leur a jamais appris à assumer totalement non pas « qui ils étaient » mais bien « qui ils sont, à un moment donné. »

L’être humain n’est pas un animal mais il est « construit » à partir d’une infrastructure dans laquelle on retrouve de larges traces d’animalité ou, plus sobrement, « d’anima » (l’un des deux pouvoirs en action et combiné au sein de la Création Continue.) Et justement, tous ces animaux qui désertent certains lieux, nous allons voir plus loin pourquoi, sont restés assez naturels pour se regrouper selon leur nature et donc, selon leur espèce. Il serait étrange sauf en cas de feu de forêt par exemple, de trouver un daim fuyant aux côtés d’un ours ou d’un loup. Le moment de danger passé, leurs instincts naturels referaient surface et l’un d’entre eux au moins se sentirait de trop ! Là, nous assistons bien à un exode animalier, mais pas à n’importe lequel. Les animaux ne luttent pas contre leur nature et encore moins contre leur espèce. Ils ne cherchent pas à « être plus ou mieux », comme adore le faire l’être humain. Un être humain qui semble « mal se vivre lui-même » ou, à tout le moins, refuse d’incarner qui il est déjà et… De toute manière.

On verra rarement un daim se prendre pour un loup ou un lapin attaquer sauvagement un ours. Pourtant, toutes proportions gardées, c’est exactement ce qui se passe, actuellement, chez l’être humain. Pour résumer à outrance, nous pourrions dire que l’humain ne sait plus non seulement « qui il est » et tente par tous les moyens, surtout les moins heureux, de découvrir « qui il pourrait être. » Et c’est justement cette seconde partie de cet état d’esprit (être incapable de s’assumer en l’état, même provisoirement). Tandis qu’elle est en recherche d’une version potable d’elle-même, une personne incarne au moins un état qui consiste à n’en incarner aucun ! Jamais le terme « personne », dans le sens d’absence de quelqu’un, n’a été plus à propos pour désigner l’humain. Il s’agit là d’un simple constat et non d’une critique acerbe. Ainsi, les animaux se groupent, selon leur espèce, et fuient d’un commun accord, comme guidés par une seule âme, vers une direction connue que de cette âme unique ou « Déva. »

Et ils réagissent ainsi parce qu’ils ne luttent pas contre leur nature intrinsèque, contre leurs instincts premiers : ils répondent à un Appel et c’est sans réfléchir et d’un commun accord qu’ils assument ce mouvement vers d’autres lieux. Mais qu’est-ce que ce fameux « Appel », d’où vient-il et par qui a-t-il été lancé ? Cet Appel est très ancien, pourrions-nous dire et il a été émis il y a bien longtemps de cela. Mais il a mis quelques milliers d’années pour nous parvenir. Du moins, pour parvenir aux animaux dont l’ouïe spirituelle est bien meilleure que la nôtre. Il est issu du cœur même de notre planète puis il a franchi les différentes « couches » vibratoires que nous appelons « plans ». À présent, cet Appel qui résonne chaque semaine un peu plus fort, depuis le début de l’été 2025, est arrivé à la lisière de notre terre, à savoir aux abords de la croûte terrestre. Cet Appel, sous la forme d’une énergie colossale, irrépressible et surtout, très bientôt impossible à ignorer, est en train de « pousser », de toutes ses forces, contre cette même croûte terrestre là, juste sous nos pieds.

Cette énergie d’Appel est « un Feu Dévorant », comme cela est parfois mentionné dans la Bible et dans certains écrits Esséniens. Et la version, pour nous, en surface, la plus proche de cette idée de Feu Dévorant, c’est bien évidemment le magma qui couve sous les cendres. Les animaux sont donc guidés pour fuir les endroits à risques, à savoir là où couve la lave sous la cendre des volcans. Et les animaux se laissent guider parce qu’ils ne résistent pas à l’Appel. Ils écoutent la Mère dont le but est de s’élever au travers de ses enfants, de tous ses enfants, si possible, y compris les animaux qui forme, actuellement, le Règne vivant et semi-conscient qui la perçoit le mieux. Que reste-t-il à apprendre pour l’être humain à propos de cet exode animalier ? En particulier qu’eux savent se rassembler par affinités vibratoires. L’homme est devenu incapable de savoir ce qu’il est, même ponctuellement dès lors, comment pourrait-il s’associer étroitement à ses semblables ? Semblables à quoi ? À qui ?

La plupart des gens cherchent à « devenir » ceci ou cela. Quant ils ne cherchent pas carrément ce qu’ils pourraient bien devenir ! Or, cela qui veut devenir quelque chose est déjà en place ! Il faut que quelque chose soit déjà là pour chercher quelque chose. Rien ne saurait désirer quoique ce soit. Si l’homme désire devenir, c’est qu’il est déjà. Et tandis qu’il tente de devenir, il cesse d’être conscient qu’il Est déjà ce quelque chose qu’il serait souhaitable qu’il soit.

 

Serge Baccino

Personnalité animique et individualité consciente

 

Personnalité animique et individualité consciente

Qu’est-ce qu’une personnalité animique ? C’est une personne dont l’identité terrestre actuelle est issue des fragments animiques (ou « bouts d’âme ») plus ou moins hétéroclites, plus ou moins asociaux et qui peuvent, dans certaines circonstances, aller jusqu’à se nier les uns des autres. Qu’est-ce qu’une Individualité Consciente ? Comme le premier terme le laisse entendre, c’est un être humain, femme ou homme, qui n’est plus le théâtre d’un combat intérieur plus ou moins marqué. Le terme « individualité » est issu du mot latin « indivi », qui est employé surtout dans le notariat, et qui signifie « Qui ne peut être divisé. » Par exemple un terrain en indivi, issu d’un legs à plusieurs descendants, frères et sœurs. Aucun d’eux, pris séparément, ne peut vendre ce terrain, sans l’accord des autres possesseurs.

Il est à noter le lien indéfectible qui existe souvent entre certaines lois humaines et ce qui relève de la vie de l’âme ou même des lois et des Principes qui président au fonctionnement de l’esprit. Ainsi, tout comme un terrain en indivi ne peut être vendu sans l’accord de tous les autres bénéficiaires, de même, un fragment animique ou « morceau d’âme », ne peut être supprimé sans que les autres segments aient leur mot à dire. Si un segment vous oblige à toujours dire la vérité, il sera forcément accompagné d’un ou même plusieurs autres segments, par exemple un segment rempli de peur, cette peur d’être dévoilé, que l’on sache que nous mentons, etc., et évidemment, celui qui nous réclame d’être reconnus et/ou aimé, etc. Ce ne sont bien sûr là que des exemples un brin simplistes.

Pour mémoire, le mot « personnalité » est issu de l’étrusque « persona », qui signifie « masque ». La personnalité est donc ce qui a le pouvoir de « masquer » la véritable identité spirituelle d’un être humain. Ceci n’est pas une vérité complète ni même définitive. En effet, elle pourrait laisser entendre ou croire que derrière le masque de l’identité terrestre ou animique, « se cache » (ou est cachée) notre véritable Nature. Ce qui n’est pas tout à fait exact. En fait, l’âme est ce qui usurpe la place de la véritable identité. Selon le Principe de la Balance spirituelle, tant que c’est l’âme et ses divers segments qui sont aux commandes, il n’y a pas, ni « derrière » ni même « à côté », d’individualité consciente. Notre corps psychique consiste en cette âme avec laquelle nous nous sommes plus ou moins identifiés, au cours du temps. Le corps physique, quant à lui, agit un peu à la manière d’un « by-pass », capable de manifester soit l’âme, soit l’individualité, mais ne pouvant exprimer qu’une seule chose à la fois.

Un peu comme les deux plateaux d’une balance dont l’un des deux, seulement, peut être soit en haut, soit en bas. Les deux plateaux ne pouvant être tous deux en haut ou en bas, mais seulement sur un même niveau horizontal. Imaginez deux tonneaux, l’un rempli d’eau et l’autre de vin. Tous deux sont reliés par un robinet spécial permettant de faire circuler soit l’eau d’un des tonneaux, soit le vin du second tonneau. Mais ce robinet spécial ne peut laisser couler qu’un seul de ces deux liquides à la fois, sa position médiane bloquant les deux circuits. Il en va de même en ce qui a trait à la personnalité et à l’individualité. La première peut s’exprimer, cela aussi longtemps que la seconde « se tait » et vice versa. Les deux ne peuvent pas « fonctionner » conjointement.

Toutefois, elles peuvent fonctionner alternativement et ce, sur un rythme plus ou moins rapide et/ou régulier. On pense que les Maîtres de sagesse ne fonctionnent qu’en tant qu’entités conscientes, c’est-à-dire en tant qu’Individualités. Ce n’est pas tout à fait exact. Les plus avancés sont individualisés à quelque 80 % voire un petit peu plus, mais ils conservent néanmoins une partie animique et terrestre qui leur permet de vivre en tant qu’humains incarnés, parmi d’autres personnalités et individualités humaines incarnées. Un être sans aucune âme humaine, seulement conscient, dirons-nous ici, ne pourrait vivre et s’exprimer sur Terre. D’ailleurs, sur quoi s’appuierait sa Conscience si elle ne bénéficiait d’aucun mouvement de l’esprit ?

Pour être conscient, il faut un support mental. On ne peut pas être conscient de rien et si rien ne « bouge » dans le mental d’un individu, il ne peut rien ressentir, rien vivre et donc, rien exprimer. Évidemment, nous pouvons être conscients de nous-mêmes, du fait que notre mental soit au repos (plutôt que vide) mais dans ce cas extrême, nous ne pouvons rien être, rien faire, rien dire et rien exprimer. Et l’humain est sur Terre pour quelque chose, peu importe quoi, mais quelque chose obligatoirement. Il lui faut donc être un peu animé, à savoir bénéficier de processus mentaux capables de produire des sensations, des sentiments et des émotions. Le corps physique humain a besoin de l’âme pour être animé et donc, pour rester vivant, tout bêtement. Sans aucune âme, le corps de chair est tel un temple vide de son officiant ou, plus grossièrement, tel un légume sans aucune réaction et perception. Cela parce que ce que l’on nomme la Force Vitale, accompagne nécessairement les différents processus mentaux, issus de l’esprit.

L’esprit crée les pensées et la force vitale leur donne vie, force et durée, selon l’ancienne terminologie égyptienne. Ainsi, et il est heureux de s’en souvenir, l’âme, en elle-même, ne constitue pas un problème. Le problème réel, qui est double en nature, comme toutes choses, se présente sous la forme de « morceaux d’âmes » qui s’avèrent incompatibles, produisent des tensions psychologiques et ne sont donc pas gérables et utiles à l’être humain, puisqu’ils se contredisent entre eux. Autrement dit, si votre âme était faite uniquement de segments (ou de morceaux) dont la nature ainsi que l’expression formelle vous étaient bénéfiques, que vous pourriez contrôler totalement et dont aucun ne viendrait contredire l’expression d’un autre, alors vous auriez une belle âme qui vous permettrait de vivre heureux et dans les meilleures conditions terrestres possibles.

Il est très important de comprendre cette nuance. L’âme humaine n’est pas une chose unique, uniforme et qui est nécessairement en accord avec elle-même. Une âme peut présenter des segments entraînant une forme plus ou moins marquée et évidente de possession spirituelle. La possession n’est rien d’autre que cela : une partie de l’âme en contradiction avec tout le reste et qui s’empare pour ainsi dire du pouvoir, qui prend le contrôle de la personnalité qui subit alors ses frasques, plus ou moins consciemment. Une personne dont le comportement est aberré et qui s’avère incapable de changer, est une personne qui est possédée, dans le sens spirituel du terme. Il n’est pas utile de faire intervenir les démons des diverses traditions occultes pour comprendre correctement ce dernier point : un démon n’est ni plus ni moins qu’une forme mentale animée qui s’exprime avec force et qui, si elle s’associe au reste d’une âme humaine, peut en prendre le contrôle plus ou moins complet.

Ainsi, une âme n’est ni « bonne » ni « mauvaise », ni pleinement lumineuse ni pleinement obscure : elle consiste en un mélange d’idées et d’émotions, de nature plus ou moins intelligente, plus ou moins utile ou encore, plus ou moins facile à diriger. Or, si une personne ne réussit pas à diriger ou même à contrôler ce qu’elle considère comme étant son âme ainsi que toutes les parties qui la constituent, ce n’est pas une individualité mais une personnalité. L’âme en l’homme et en la femme, est ce qui les divise. Non pas seulement qui divise l’homme et la femme entre eux, mais bien qui divise chacun d’eux. Tant qu’un être humain incarné est « en indivi » spirituel, autrement dit, tant qu’il s’avère incapable de gérer sa propriété intellectuelle comme il l’entend et dépend de facteurs autres que sa propre volonté, ce même être humain n’est pas une individualité consciente. Mais il peut toujours le devenir !

Comment ? Déjà, en faisant la chasse, en lui-même, aux possibles et différentes contradictions. Il faut imaginer que certains segments animique se battent entre eux ! En fait et bien évidemment, ils ne font que se contredire l’un l’autre et ne s’affrontent pas vraiment. C’est l’être humain qui est le théâtre (ou le terrain) de cette guerre intime conduite par certains schémas mentaux. Et justement, puisque nous y sommes, pourquoi parle-t-on parfois de « segments animiques », parfois de « schémas mentaux » et d’autres fois encore, de « Mémoires » ? Ces différentes expressions nomment-elles plusieurs choses différentes ? Non, elles nomment différents aspects d’une seule et même chose. Un segment animique exprime une seule et même chose, quelle qu’elle soit. Si on suit ce qu’elle exprime, cela nous fera penser, ressentir et agir toujours de la même façon unique et relative au contenu formel de ce même segment.

Notre alignement plus ou moins volontaire et conscient sur l’expression de ce segment consiste en un schéma mental. Par exemple, si ce schéma mental affecte la forme d’un carré, ce sera toujours un carré, jamais autre chose, car le propre d’un segment et d’un schéma mental, est de ne jamais changer ni même évoluer. Sinon, ce n’est plus le même. Du fait qu’un segment animique et donc un schéma mental sont non seulement toujours identiques mais qu’il se reproduisent sans cesse, nous permet de comprendre que le segment/schéma est enregistré fidèlement dans notre mental. Il s’agit donc bien d’une Mémoire. À noter au passage que le segment/schéma/Mémoire est « enregistré » dans notre mental, plus spécifiquement dans cette partie de notre mental global que l’on nomme le subconscient. Dès lors, nous pouvons déjà imaginer que le pouvoir d’un segment animique ne provient pas de sa nature particulière mais bien du fait qu’il est enregistré dans la partie inconsciente de notre mental.

Autrement dit, le problème n’est pas tant que certains aspects de d’une âme nous sont défavorables mais bien le fait que notre mental les a fidèlement enregistrés… Comme défavorables ! Évidemment, l’enregistrement peut être inverse et une partie considérée comme favorable sera tout autant et tout aussi fidèlement enregistrée. Autant dire que si nous avions juste été les témoins impassibles et désintéressés de la négativité ou même de la positivité d’une partie de « notre » âme, cette partie ne serait pas « nôtre » et demeurerait dans l’âme générale, appelée « la Sur-Âme. » Essayons de le présenter encore différemment, car le sujet est vital pour notre santé mentale, surtout en ces temps difficiles, d’un point de vue planétaire. Prenons l’air que nous respirons pour exemple. Si vous prenez une profonde inspiration, vous allez absorber une certaine quantité d’air. Cet air va demeurer quelques secondes à peine dans vos poumons, voire un peu plus, si vous retenez votre respiration. Mais à un moment donné, vous serez bien obligé d’expirer, n’est-ce pas ? Les lois de la physiologie humaine ne vous laissent pas le choix en ce domaine.

Donc, vous inspirez et décidez de conserver l’air dans vos poumons désormais pleins. Question : « Où était cet air avant que vous ne vous l’appropriiez ? » Réponse : il était hors de vous, tout autour de vous mais pas (encore) en vous. Seconde question : « Tandis que cet air remplit vos poumons, pouvez-vous affirmer que cet air qui est en vous est à vous, qu’il vous appartient en propre ? » Réponse : Non, cet air n’est pas vraiment à vous, la preuve  est que vous allez devoir le restituer sous peu !  Disons que durant le phénomène naturel de la respiration, cet air peut être utilisé par vous, vous en avez pour ainsi dire l’usufruit, autre terme notarial soit dit en passant. Sachez qu’il en va de même de l’âme humaine. Il n’y a pas d’âme qui soit « à vous », qui soit votre propriété exclusive. La preuve ? Il existe des gens qui pensent, ressentent et agissent exactement comme vous, ou presque, preuve qu’ils partagent les mêmes segments animiques que vous !

Comment cela est-il possible ?  Demandez aux poissons s’ils ne partagent pas la même eau ! Observer cette eau qui entre par leurs ouïes et qui en ressort, pour aller « alimenter » l’ouïe d’autres poissons ! Si un poisson pouvait posséder l’eau dont il a l’usage, il lui faudrait alors posséder la mer ou l’océan ! L’être humain est dans une telle situation. Il ne possède pas d’âme mais bien souvent, il est possédé par elle, si nous osons dire ! Du moins par certains de ses aspects ou segments, dont la nature a marqué son mental, cela au point qu’il l’enregistrera alors comme étant quelque chose d’agréable et de positif, ou bien de désagréable et de négatif (pour simplifier.) Ce n’est donc pas l’âme ou même ses différents segments, qui consistent en le problème majeur de l’humanité, mais l’intérêt ou l’attention mentale qui est portée à certains de ces segments, qu’ils soient fastes ou néfastes.

Comprenons bien ce qui suit : pour aimer quelqu’un, il faut se concentrer sur lui. Pour détester quelqu’un aussi ! Si une idée vous effraye, elle va marquer votre mental en profondeur et se transformer en « Mémoire ». Si vous adorez une idée, cela aura le même résultat ! Dans les deux cas, c’est comme si vous attrapiez, avec un filet, un papillon magnifique qui passait par là. Ou que vous écrasiez une guêpe, de peur qu’elle ne vous pique. Dans les deux cas, c’est votre attention mentale qui fera office de « marqueur » plus ou moins indélébile sur les pages déjà bien chargées de votre mental. Au début, ce sera conscient, puisque vous avez choisi de vous concentrer mentalement sur une idée quelconque. Mais par la suite, comme l’idée sera fidèlement enregistrée, elle viendra tout naturellement s’ajouter à votre corps psychique ou « âme. »

À ce stade de notre développement, il serait tentant de s’écrier : « OK, mais je ne peux tout de même pas devenir insensible à tout et observer froidement ma vie, sans m’intéresser à aucun de ses aspects, de peur d’engranger plus de Mémoires encore ! » C’est ici qu’il nous faut nous montrer intelligent, pour ne pas dire subtils. Il est évident qu’aucun être humain ne pourra demeurer de marbre face à certains évènements. De plus, cela ne concerne que l’un des deux aspects de la dualité humaine « Souffrance/Plaisir. » Si ce dont vous êtes les témoins est beau, agréable, positif, etc., le fait de vous concentrer dessus ne sera pas préjudiciable, sauf s’il vous prend l’envie saugrenue de « faire durer » un simple souvenir passé, cela de peur qu’il ne se représente plus jamais ! (Un sacré schéma, celui-là !) La clef, le secret d’une vie heureuse et réussie, se trouve au niveau des deux polarités de l’attention mentale ! Ces deux polarités sont le rythme et la durée.

Si vous vous concentrez souvent et longtemps sur une même idée, cette dernière va occuper l’avant-scène de votre conscience, aux dépens de tout le reste. Le coefficient de mémorisation (d’incrustation mentale) est fonction de l’intensité avec laquelle vous vous concentrez sur une idée, mais surtout sur quel rythme et sur quelle durée vous le faites. Oubliez au plus tôt le négatif, ce qui vous effraye ou ce qui vous fait faire du souci, car vous lui donnez plus de force encore. Ne niez pas ce qui vous dérange, sachez que même pour nier une chose, il faut se concentrer dessus ! Détournez juste votre attention mentale de tout ce qui vous déplaît, pour la river fermement sur tout ce qui trouve grâce à vos yeux et, si possible, ce qui vous transporte de joie. Il ne s’agit pas de « pensée positive » ; il s’agit de maîtrise spirituelle, rien de moins. Vous avez le choix entre une idée qui se propose à vous et une autre : faites le bon choix, ne vous trompez plus vous-mêmes en croyant que le malheur vient du dehors, car le malheur comme le bonheur se construisent depuis votre intérieur et par le biais de vos choix d’attention mentale.

 

Serge Baccino