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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Partage de passion ou passion partagée ?

 

J’aurais pu commencer cet article par ces mots aventureux : « Nous avons tous une passion ou une autre…. » Mais je sais et vous le savez aussi, c’est archi faux ! Alors n’ayant pas spécialement l’intention de prendre mes lecteurs pour des billes, je ne commencerai pas ce nouvel article par un aussi gros mensonge. Et ce ne sont pas les jeunes d’aujourd’hui qui me contrediront, si je me fais bien comprendre toutefois. Une passion, c’est un peu comme avoir un braséro allumé dans la poitrine : on ne sait plus qui brûle qui ni même pourquoi ni depuis quand.

N’est pas passionné qui veut, bien que chacun peut aussi bien employer le mot « passion » comme d’autre emploient le mot « WC » ! Mais là n’est pas le cœur de mon propos.

 

L’idée de départ était de dire que si vous partagez votre vie avec une personne qui ne partage pas votre passion, vous serez… Partagé. Partagé entre votre passion et votre désir de ne pas déplaire à celui ou à celle qui ne la partage pas, mais alors, vraiment pas ! C’est bien ainsi que les choses se passent, pour la plupart de couples, non ? Nous sommes bien d’accords ! Mais que pourrait bien être un partage, en l’occurrence ? Qui devrait partager quoi et avec qui ? La passion, ça ne se commande pas. C’est comme une envie subite d’aller uriner. Bien sur, l’autre peut très bien tenter de «faire des efforts», comprendre s’entrainer à se faire suer comme un rat mort, «par amour» ou pour faire plaisir au conjoint (en un seul mot, je vous prie.)

Mais faire des efforts pourquoi ? Et surtout, pour qui ? Si l’on doit se forcer pour tenter de «partager» une passion, ce sont alors ces mêmes efforts que l’on partage, pas la passion qui était en question. Et une passion ne demande aucun effort pour être entretenue : elle s’entretient très bien toute seule, merci !

 

Par contre, c’est le degré de cohésion d’un couple, qui ne s’entretient pas tout seul. Sinon, ça se saurait, non ? Nous sommes de nouveau bien d’accord ! Et qui parle de cohésion devrait de suite après évoquer la cohérence, dans sa plus simple et définitive acception. Un couple dans lequel un seul est passionné tandis que l’autre fait seulement semblant de l’être, est-ce cohérent, selon vous ?

Combien de temps ça peut «tenir», au juste et selon vous ? Vous me rétorquerez peut-être : « Mais c’est formidable que l’un tente ainsi de faire des efforts pour plaire à autre ! » Quand à moi, j’ignorais le fait qu’il faille forcer pour plaire alors qu’il suffit de plaire «en l’état», c’est-à-dire «tel que l’on est vraiment» et ce, depuis le début de la relation. Pourquoi devrions-nous «faire des efforts» ?

Quelle drôle d’idée, finalement ! Comme je l’écrivais sans l’ombre d’une honte, la passion est un feu dévorant qui se suffit à elle-même et ne demande qu’une seule chose : être exprimée librement. Le passionné des deux n’a donc pas à fournir d’effort pour être qui il est déjà.

 

Et l’autre, alors ? L’autre, s’il n’est pas passionné, c’est qu’il ne l’était pas auparavant. Une passion naît toujours avec celle ou celui qu’elle se mettra en devoir de dévorer, sa vie durant. On ne devient donc pas passionné : on l’est ou on ne l’est pas, un point c’est tout. Dès lors, où se situe l’embrouille, si embrouille il y a ? Et je vous confirme qu’embrouille, il y aura. Tôt ou tard. Cela sous la forme d’une des deux personnes conjointes qui devra cesser d’être ce qu’elle est pourtant ! Ah bon ? Mais oui, et à l’évidence !

Réfléchissez deux secondes. Si c’est du passionné des deux dont on doit parler, alors disons qu’à un moment donné, il réalisera que sa passion non partagée, oblige l’autre à faire des efforts et, en un sens, à ne plus être lui tel qu’auparavant, avant que lui vienne cette idée saugrenue de «singer» son/sa partenaire. Dès lors, le passionné des deux devra mettre sa passion en sourdine, voire lui demander d’atténuer son feu, afin d’épargner à l’autre des efforts aussi inutiles qu’épuisants à la longue.

 

S’il s’agit plutôt de celui qui fait des efforts pour encourager l’autre à exprimer sa passion, disons qu’il ne tiendra pas le coup bien longtemps. Avant peu, il en aura marre de se trahir ou pire, de se rendre peut-être ridicule, lui qui, finalement et il est vrai, n’a jamais eu aucune passion. Avant peu, soit l’un se sentira obligé de se trahir, soit ce sera l’autre qui partagera ce même ressenti. Voilà la seule chose que «partagent» celles et ceux incapables de s’accepter en l’état. Notez que je n’écris pas «de s’accepter l’un l’autre tel qu’en eux-mêmes» mais bien «de s’accepter chacun d’eux et pour eux-mêmes, tels qu’ils sont réellement.» Accepter l’autre en l’état est bien moins risqué que de s’accepter soi, vous pouvez me croire ! Il est facile d’accepter l’autre : il n’y a rien à faire pour cela, puisque l’autre est exactement ce qu’il est déjà (sic)

Mais s’accepter soi relève au moins d’un tour de force digne des grands cirques Barnum ! Être soi est risqué, surtout quand être soi amène à déplaire ! Ou nous amène à croire que nous allons déplaire, ce qui en fait reviens exactement au même. En plus, le combat est disproportionné et en fait, tout sauf équitable.

 

En effet, l’un devra continuer à être passionné, porté littéralement par le feu de cette passion qui le meut, ce qui est peu fatiguant, tandis que l’autre devra «faire des efforts» dans le temps et risquer de penser que l’autre va croire qu’il(elle) ne l’aime plus, si ces efforts en arrivaient à disparaitre un jour. Voilà qui est au moins épuisant, si ce n’est mieux ! Et devinez un peu qui devrait «lâcher» le premier, succomber à sa méthode efficace d’auto-trahison ? Celui qui à force d’efforts n’en a plus à commettre, justement. Et l’un qui est épuisé se mettra à jouer l’air de la déception de soi ou de la rancune envers l’autre, tandis que l’autre se sentira responsable de tout et de rien, alors que pour tout, il n’y est pour rien (relisez, au cas.)

 

Mais au fait…. Pourquoi un couple devrait-il « partager » une même passion ? Pourquoi devrait-il partager autre chose que ce plaisir sain et naturel d’être ensemble et de se sentir bien ? Le mot «partager» ainsi que le concept qu’il est censé véhiculer, sont pour le moins piégeux. Sauf si à l’instar de Jésus, on est capable de partager le pain et les poissons mais… à sa manière ! Mais pour toute personne se rêvant ordinaire, partager est souvent synonyme de RÉDUCTION. Il est rare qu’en partageant le pain, il y en ait toujours plus et, surtout, pour tout le monde ! Ainsi, tenter de partager ce qui ne l’est pas déjà, reviens à réduire au moins de moitié ce qui existe déjà et ne demandait en fait qu’à s’exprimer.

 

Si vous avez du mal à capter ce dernier concept (partager = réduire, faire diminuer), achetez donc une baguette de pain au supermarché, puis essayez de la partager en plus de dix morceaux et vous verrez ce qu’il vous reste lorsque vous tenterez d’en extraire un onzième morceau ! C’est cela «partager» : cela revient à réduire ce qui est mais à ne rien ajouter à ce qui n’est pas encore et n’a sans doute pas à être avant longtemps.

Une passion se partage seul, si je puis dire. Elle est faite pour soi, raison pour laquelle c’est soi qui en vit (ou en subit) le Feu. Si la Grande Vie désirait que le Partage soit, chacun de nous naîtrait à tous les coups avec au moins une passion commune a un certain nombre d’autres personnes et ce sont uniquement ces dernières qui se rencontreraient entre elles, en étant heureuses puisque non obligé de partager… Ce qui l’est déjà.

Or, il est clair que ce n’est pas le cas ! Mais il existe toutefois une chose à la fois magnifique et unique à partager vraiment : le fait que nous soyons tous à la fois si différents et pourtant si semblables.

Voilà ce que j’avais à vous partager.

 

Serge Baccino

Immaturité

En ésotérisme, on parle d’immaturité (sous-entendu spirituelle ET sociale) lorsque une personne désire une chose qu’un(e) autre possède et qu’il (elle) est prêt(e) à s’emparer de cette chose, sans se soucier le moins du monde des conséquences, à court puis à long terme. Bien sur, le Moi-Idéalisé accourt afin de justifier paroles et actes ! Du moins tente t’il de trouver des excuses « valables » à ses yeux pour compenser la conscience, toujours présente, des dégâts possiblement occasionnés.

 

Preuve s’il en est qu’immaturité et inconscience ne vont pas nécessairement de pair. En fait, l’immaturité est différente de l’inconscience. L’inconscient agit avant de réfléchir et il est du même coup sincère lorsqu’il explique qu’il ne savait pas ce qu’il faisait et en ignorait les implications multiples. Tandis que l’immature (nous mettrons tout au masculin, désormais) est parfaitement conscient de ses décisions et de ce qu’elles impliquent par ailleurs. L’idée est bien plus de les justifier pour compenser, que de chercher à prendre conscience des éléments en présence et de ce que certaines combinaisons inopportunes vont occasionner.

 

L’immature désire une chose, il sait pertinemment que son désir coûtera de la souffrance pour autrui mais il n’en a cure, pensant tout d’abord puis ensuite uniquement à lui et se moquant des effets ultérieurs sur autrui, « comme de l’an quarante », comme on disait jadis et en Provence. Sa réflexion est donc tout ce que l’on veut, sauf inconsciente, justement, car elle inclut les véritables conséquences. L’immature sait pertinemment le mal qu’il va produire mais ne s’en inquiète nullement. Son seul souci ainsi que sa seule réflexion, consistent à savoir ce que ça pourrait bien lui coûter à lui. Quant aux autres, peu lui chaut !

 

L’immature agit et jette ses filets dans le Grand lac de la vie (en particulier des autres), dès qu’il est assuré de ne pas avoir à en payer le prix. Le prix social il va de soi. L’immaturité n’est donc pas un gage de manque d’intelligence ou d’instruction, bien au contraire. L’immature n’est pas impulsif comme l’on pourrait s’y attendre. Du moins, pas au niveau de ses actes qui eux, sont toujours réfléchis. Si impulsivité il y a, elle se situe au niveau de ses désirs. Désirs sur lesquels l’immature n’a aucune prise, aucun contrôle et donc, aucun pouvoir. Cela l’oblige, pour compenser et surtout, pour ne pas avoir à en prendre conscience plus que de raison, de prendre le contrôle de la vie des autres.

 

Ainsi, l’immature est-il toujours fort bien entouré, lorsqu’il n’est pas carrément le chef de quelque bande, constituée de personnes faibles de caractère et en recherche de principe directeur autre que le leur, évidemment. L’immature semble très actif mais en vérité, il fait bosser les autres pour lui et à sa place. Son mot d’ordre pourrait aussi bien être : « ce qui est à vous est désormais à moi. » Dès lors, l’immature se reconnaît au fait probant qu’il ne crée rien, n’initialise rien et ne possède, en vérité, que ce que possèdent les autres. L’immature ne prend pas « une » femme pour épouse : il prend la femme d’un autre et comme la place dépolarise ses actes d’immaturité, il est bien obligé d’en virer une pour en prendre ensuite une autre, et ainsi de suite. Ou ce sont elles qui s’en vont pour céder la place.

 

Ceci n’est pas réfléchi mais la conséquence d’un besoin compulsif de ne pas devenir une victime d’immatures à son tour ! Si l’immature se mariait, par exemple, un autre immature pourrait bien lui faire subir ce que lui n’hésiterait certes pas à faire subir à un autre. Ce qui serait insupportable, car seul l’immature a le droit, voire le devoir, de prendre ce que d’autres possèdent déjà. Du coup, l’immature est condamné, et c’est lui-même qui se condamne ainsi, à ne jamais rien posséder vraiment. S’il en était autrement, ce prédateur social se transformerait alors en victime. Ce qui n’est absolument pas possible, en l’occurrence.

 

Celui qui ne possède rien peut prendre tout aux autres mais rien se faire prendre à son tour. Agissant de la sorte (empêcher un juste retour des choses), l’immature se promet à lui-même « des lendemains qui chantent » ! A savoir que violant à chaque fois la Loi dans sa demi polarité (Retour de bâton), ces mêmes « Retours » séparés injustement de leurs « Allers », s’accumulent au-dessus de sa tête et jusque dans son aura. Et la Loi n’a ensuite de cesse que d’attendre le moment où tous ces « Retours » inexploités (car autant d’apprentissages en souffrance), s’effectueront en même temps et sur un très cours laps de temps.

 

Seule l’intelligence, dévoyée, certes, mais intelligence tout de même de l’immature, permet que ce « Moment » de juste retour des choses (« Tout est double ») soit retardé au maximum. Mais même ce qui retarde finit par ne plus retarder et l’heure juste se met à sonner à l’horloge biologique de tous et de chacun. L’immaturité n’est pas un gage de sécurité, loin de là ! Il s’agit juste d’une méthode permettant de faire reculer un peu plus et à chaque fois, l’inéluctable, qui comme son nom l’indique, ne saurait être éternellement remis à plus tard. De toute manière, tous les plus tard se combinent un jour en un extraordinaire et retentissant « Maintenant. »

 

Mais au fait, d’où provient l’immaturité (spirituelle et donc forcément sociale, par extension) ? Quelle en est l’origine, l’histoire, si historique il y a ? Nous laisserons de côté l’historique, pour cette fois, n’ayant ni le temps ni l’envie de débattre jusqu’à satiété, d’un si triste sujet. Nous ne retiendrons que son origine psychologique (et non linéaire ou temporelle.)

Si le terme d’Immaturité a été finalement retenu, malgré quelques connotations inévitables, telle que le fait supposé d’être « irréfléchi », ce n’est pas non plus par pur hasard ou sens pratique. La véritable immaturité ne s’adresse pas aux gens irréfléchis ou même, peu évolués et donc « un peu justes », mentalement. Bien au contraire ! Pour être Immature, il faut connaître toutes ces choses qui font d’un animal supérieur un homme véritable, mais choisir délibérément de les ignorer toutes ou peu s’en faut.

 

Mais pourquoi ? L’Immature n’a pas manqué de tout, contrairement à ce que l’on pourrait croire de prime abord : il en a eut seulement le sentiment ! Ce qui est très différent. Ce désir de s’approprier illégalement ce que d’autres « osent » posséder en toute légitimité (et engagement) sans partager avec lui (alors qu’ils ne le méritent pas, n’est-ce pas), pousse l’immature à ne convoiter que la richesse des autres, pas celle accessible par ailleurs et en attente de légitimes possesseurs.

 

Ce simple « détails » devrait pouvoir mettre « la puce à l’oreille » de n’importe quel psychologue (non professionnel) qui se respectent ! Pourquoi ne viser que la propriété d’autrui ? La réponse coule de source : parce qu’étant jeune, le futur Immature en est arrivé à la conclusion définitive que la vie ainsi que les autres, lui refusent constamment ce qu’il mérite « de droit », à savoir ce qui était déjà à lui mais que l’on a refusé de lui transmettre.

Et comme on ne peut s’en prendre à la vie ni lui dérober quoi que ce soit, que reste t’il si ce n’est… Autrui ? Mais pas n’importe quels « autres » ! Seulement celles et ceux qui possèdent déjà ce que l’immature désire, ce dont il a besoin pour vivre et pour faire mine d’être heureux.

 

Hélas ! L’état d’esprit qui est à la base de cette quête incessante des trésors d’autrui, contient pour ainsi dire sa propre « punition » : la personne ne possèdera jamais rien qui soit vraiment à elle et devra éternellement prendre de force tout ce qu’elle ne possède pas. Et comme elle ne possèdera jamais rien, elle prendra toujours tout aux autres. En fait, elle prendra de plus en plus, ce qui serait plus exact. Il y a donc augmentation du pouvoir du conditionnement mental (compulsion) et non pas diminution, comme l’on pourrait s’y attendre. En effet, celui qui réussit à posséder une chose ne devrait plus la convoiter une fois cette chose acquise, n’est-ce pas ? Voilà qui devrait être médité.

 

En vérité, l’idée réelle (le schéma mental réel, voir plus loin) cachée sous l’idée prémisse (« les autre possèdent ce qui me revient de droit ») fera que la personne souffrant d’immaturité, ne sera JAMAIS satisfaite. Son vrai but n’est pas tant de « posséder » que de « récupérer », si l’on puis dire ! Et si posséder peut avoir une quelconque fin, « le sentiment de manque » n’en a aucune ! Même en prenant tout ce que les autres possèdent, l’idée de MANQUE, cruelle s’il en est, demeurera et cela, quoiqu’il arrive. Ainsi, l’Immature ne pourra jamais être heureux, même marié, même avec des enfants, même riche à milliards, etc. Toujours, il aura cette impression terrible que les autres lui doivent encore et toujours quelque chose.

 

Et il sera éternellement en quête de ce quelque chose. Et comme l’esprit possèdent tout, alors l’immature tentera, en fin de compte de posséder l’esprit ! Et là, c’est l’esprit qui le possèdera. Alors l’immature réalisera l’origine secrète de sa quête à sa finalité plus qu’improbable. Il ne voulait pas « tout ce que possèdent les autres », mais bien « Tout ce que possède l’esprit. » Et ce sentiment terrible de « manque » provenait seulement d’une ignorance des faits. La personne se croyait encore DISTINCTE de l’esprit, ce qui lui donnait cette impression de vide ou de manque.

Mais lorsqu’elle réalise qu’elle est déjà l’esprit, qu’elle n’a donc pas à le devenir, elle comprend du même coup qu’elle possède déjà tout, et qu’en volant « les autres » (dont l’image plus que faussée n’existent que dans sa conscience), elle se volait en fait elle-même. D’où le sentiment de « perte », de « vide » et donc, de MANQUE. Cette prise de conscience est la seule chance, pour un immature, de s’extraire de ce Cercle Vicieux Autogène.

 

Serge Baccino

Tous droits réservés – © 2014 – 2019

(Merci de citer origine et auteur si vous utilisez ce texte.)

 

Suis-je coupable de guerre ?

Si je me prétends « spirituel », alors je me dois d’être pour la véritable paix, celle à laquelle chacun a droit, même si je ne partage pas les opinions et le mode de vie d’autrui. Dans le cas contraire, je me rends coupable de guerre, c’est-à-dire que tandis que je prêche la paix, depuis l’étage de mes lèvres seulement, mon cœur conserve l’idée que d’autres ne sont pas en droit d’y accéder.

Dans la vie sociale, en général

JE SUIS COUPABLE DE GUERRE :

Lorsque j’occupe un poste de pouvoir et qu’étant censé représenter une nation ou un groupe quelconque et veiller sur ses intérêts, je ne me soucie que des miens et commet des abus de pouvoir en tout genre, cela au nom de ma fonction ou de mon autorité. Le plus grand est toujours le plus grand serviteur des intérêts d’une communauté.

Lorsque étant un simple élu du peuple et donc à son seul et entier service, je me crois supérieur à tous ceux que je suis censé servir, alors que mon pouvoir temporel ainsi que ma mission, n’existent que parce que d’autres ont décidé de voter pour moi.

Lorsque je n’existe socialement que parce que mon métier a été rendu « nécessaire » voire obligatoire par un gouvernement, que je ne peux fonctionner que lorsque d’autres ont l’obligation de passer par moi et que malgré cela, je me crois faire partie « d’une élite sociale. »

Quand je pense que « je n’ai pas besoin des autres » pour fonctionner socialement et même, pour me sentir entouré, apprécié à ma juste valeur, aisé financièrement et heureux. Aucune de ces choses ne peuvent se produire sans le concours plus ou moins volontaire et conscient des autres, de cette société dont je fais partie intégrante, que cela me plaise ou non.

Lorsque je crois que ma mission de vie ou mon emploi social me place au-dessus des autres et m’octroie des droits ou des pouvoirs que d’autres n’ont pas.

Lorsque je crois que pour m’élever, socialement ou bien aux yeux de tierces personnes, je dois réussir à abaisser un autre ou lui prendre la place qui est la sienne mais que je désire posséder. Nul ne peut s’élever en abaissant les autres, nulle place autre ne peut être occupée, car toutes le sont déjà.

Lorsque j’essaye d’imposer mes idées sans me soucier du fait que cela implique que d’autres abandonnent leurs propres idées pour épouser les miennes et afin de satisfaire mon orgueil ou ma crainte d’être le seul à me tromper.

Lorsque j’oblige un éventuel employeur et ce, sous prétexte d’interdiction de « se montrer sectaire », de m’embaucher à un poste précis, quel que soit mon sexe, mon âge et mon apparence physique générale. Imposer des lois par manque de confiance dans le jugement humain, peut aussi bien servir un monde désireux d’équité, qu’un monde soucieux de ne plus faire aucun effort pour mériter quoique ce soit. Et cela pousse ceux qui votent ces lois à notre place, de pouvoir être les seuls à s’arroger le droit de les contourner.

Quand je critique nominalement une personne, au sujet de ce qu’elle a fait, dit ou bien écrit, alors que cette dernière ne m’avait absolument rien demandé et ne désirait s’occuper que de sa vie, de ses passions, et défendre les idées qui sont les siennes et qui, éventuellement, diffèrent des miennes.

Quand je me sers d’une position familiale, sociale, professionnelle ou légale, pour imposer à d’autres les frasques issues de mon caractère, tout en interdisant à ces autres d’en faire autant.

Quand dans le travail je confonds « donner des directives concernant le boulot », avec « donner des ordres à d’autres personnalités. » Les autres ne sont pas responsables de mon incapacité à conduire ma propre vie comme je l’entends et tout aussi incapables d’en compenser les souffrances et vexations sans nombre, induites par mon besoin de contrôle.

Quand je manipule les autres dans l’espoir de les gagner à ma cause et désire me venger d’eux lorsque je n’y parviens pas ou lorsque je n’y parviens plus.

Lorsque j’essaye de créer une différence pour me distinguer d’autrui, alors que cette même différence existe déjà, puisque nous sommes tous uniques et donc, tous différents. Ce que je dois plutôt réussir à faire, c’est de me distinguer moi-même d’autrui, à mes propres yeux, cela en prenant conscience de ma valeur qui est déjà unique.

Dans la vie de famille et de couple

JE SUIS COUPABLE DE GUERRE :

Quand j’abuse de mon autorité parentale pour imposer à mes enfants ma façon de penser, mes idéaux et quand j’essaye de leur faire assumer des ambitions socioprofessionnelles personnelles et plus ou moins frustrées.

Quand j’attends de mes descendants et ceci, ma vie durant, qu’ils me témoignent l’amour et le respect que je leur refuse moi-même et depuis leur naissance.

Quand je refuse de témoigner à mes géniteurs, le respect qu’ils me témoignent pourtant et me sers des différences de générations comme excuse pour affirmer qu’ils sont incapables de me comprendre.

Quand je tente de séduire et donc de tromper une autre personne, cela en lui montrant seulement « le côté positif de mon caractère » et dans le but de partager sa vie, puis qu’ensuite, devenu évidemment incapable de demeurer tout le temps aussi « extraordinaire », j’accuse l’autre de mon incapacité à savoir et à pouvoir « tricher dans le temps. »

Quand j’impose cette idée à l’autre, que l’homme et la femme ne sont en rien différents, qu’ils sont égaux en tous points dans leur Nature respective et dans leur mode d’expression et que de ce fait, leur mission sur Terre est nécessairement identique.

Quand j’exige de ceux que je prétends aimer, qu’ils restent auprès de moi contre leur grès et fassent passer mes intérêts avant les leurs.

Quand j’accuse mes proches d’être « égoïstes » alors qu’en vérité, je souhaite seulement qu’il pensent bien moins à eux et beaucoup plus à moi.

Quand je tente de faire passer de la jalousie, un besoin viscéral de posséder ce que je convoite ainsi qu’une peur panique à la seule idée de perdre ce que je crois posséder et qui me procure sécurité ou plaisir, pour « de l’amour », alors qu’aimer se résume à donner, jamais à prendre et que j’en suis conscient.

Quand je me sers de l’amour, des liens familiaux ou « des sacrifices consentis envers autrui » pour assoir mon autorité et que je deviens menaçant quand cette même autorité, ce pouvoir sur un autre que moi-même, fais mine de disparaître.

Lorsque je réalise que mes décisions vont faire souffrir l’autre mais que je suis persuadé que c’est la seule manière d’obtenir tout ce que je désire et que je refuse d’assumer mes décisions passées, reléguant à l’autre personne l’ensemble des torts et donc, des responsabilités.

Quand je tente de faire croire à l’autre que l’un seulement des deux conjoints doit conduire la vie de couple et que c’est l’intérêt de l’autre de me laisser juger en la matière ou, et à l’inverse, lorsque je tente de laisser l’autre diriger, décider, animer la vie de couple et cela, bien sûr, sous sa seule et entière responsabilité.

Quand j’accuse une autre personne des souffrances psychologiques que je ressens, alors que c’est moi qui les ressens et que, de ce fait, j’en porte la seule et entière responsabilité en ma conscience.

Quand je pense, dans la relation de couple, que c’est « l’autre » qui doit tout faire pour me rendre heureux et que j’attends de cet autre qu’il règle et ses problèmes ainsi que les miens.

Dans la vie spirituelle et en vertu de ce que je suis censé en avoir compris

JE SUIS COUPABLE DE GUERRE :

Quand je me sers d’une fonction ou d’un métier permettant « d’aider les autres et de les pousser à mieux se comprendre », alors qu’en vérité, je me sers de cette fonction ou de ce métier dans l’espoir immature d’échapper moi-même à de telles obligations morales et spirituelles.

Quand tandis que je prêche l’importance de quelques-unes des émotions humaines les plus « en vogue » et donc recherchées, je me contente, en secret ou même au nez des autres, de me conduire à l’inverse de ce que j’ai énoncé.

Quand confondant « j’aimerais être » avec « Voici ce que je suis », je vis au-dessus de mes moyens et sers ma vanité croyant servir mon prochain. Tôt ou tard, c’est ce même prochain qui va en pâtir. Ceux qui pensent leur vie au lieu de la vivre, pensent surtout s’assumer, au lieu de le faire vraiment.

Lorsque je me sers des règles moralisantes communes à la spiritualité, pour manipuler mon prochain ou pour lui faire savoir qu’il n’incarne pas ce qu’il prêche, alors que, bien entendu, moi seul ai intérêt à le lui faire croire, d’une manière ou d’une autre, afin qu’il ne soit pas « en haut » tandis que moi, je me sens être « en bas. »

Quand je me sers de la spiritualité pour donner à croire que mon niveau d’évolution est hors du commun, car la suite logique de cet état d’esprit, est de faire savoir aux autres, et par n’importe quel moyens en présence, qu’ils ne sont pas aussi « biens » qu’ils le croient.

Quand je me sers de la spiritualité pour cautionner ma paresse mentale, ma Tiédeur d’âme, pour tenter de cacher ma lâcheté de vivre, de me positionner et de reconnaître les faiblesses naturelles et imputables à mon humanité. Une humanité dont j’ai honte et que je désire nier, cela grâce à la spiritualité qui arrive dans ma vie « à point nommé. »

Quand je prends pour excuse les faiblesses avérées de l’intellect, confondu en l’occurrence avec le mental, afin de ne pas avoir à étudier vraiment ou pire, à ne pas avoir à justifier mon incapacité à y parvenir.

Quand je pense être dans « la seule vérité qui soit », alors qu’il me suffirait d’être le seul à le penser. A l’évidence, celui qui croit avoir trouvé « une vérité bonne pour tous », s’empressera de le faire savoir, surtout à ceux qui n’en ont cure et possèdent déjà une vérité qui leur soit profitable au moins. La vérité ne se partage pas si elle n’est pas déjà partagée.

Quand je crois que les gens qui pensent de la même manière et au sujet d’une même chose qui les passionne, ne devraient pas se grouper. Généralement, cet état d’esprit pousse une personne à aller visiter ces groupes pour leur apprendre qu’ils sont dans l’erreur, alors qu’il suffirait que chacun vivent selon la vérité qu’il a ponctuellement choisie et laissent les autres en faire autant.

Quand je crois que ceux qui s’unissent dans l’espoir d’être plus forts, me rendent par là même plus faible ou tentent de m’exclure de quelque chose auquel j’ai surement droit. Personne ne doit rien à personne et ainsi, chacun de nous peut à la fois tout donner et tout recevoir.

Quand je suis persuadé que ceux qui pensent et vivent différemment sont des ennemis potentiels et qu’il me faut recourir à des actes préventifs afin de conserver ma propre liberté.

Quand je crois que c’est à moi de m’adapter à ceux qui sont étrangers et viennent habiter mon pays alors que moi-même, par crainte ou par respect, je me plie aux us et coutumes des pays que je visite ou dans lesquels je choisi de m’installer à mon tour.

Quand je pense que tout changement radical au niveau des valeurs morales et sociales doit être accepté, nécessairement et par tous, sous peine d’être taxé de « manque d’amour et d’ouverture d’esprit. » Je ne manque ni d’amour ni de tolérance, quand je ne supporte pas ce que je suis incapable de supporter; imposer ou même légaliser la déchéance morale et sociale ne la rend pas pour autant plus convenable. Le véritable « manque d’ouverture d’esprit et d’amour mûr » vient de ceux qui imposent leurs différences dans l’espoir que d’autres pourront la leur rendre plus supportable et l’assumeront sans broncher, voire pour eux et à leur place.

Je suis coupable de guerre quand je refuse de traiter l’autre comme j’aimerais qu’il me traite et que je me conduis du manière qui met les autres en danger ou dans l’obligation de réagir et de se défendre. C’est le premier qui tire l’épée du fourreau qui a perdu d’avance, pas celui qui la tire en second et seulement pour défendre ses droits.

Note : Ce texte n’est évidemment pas exhaustif et comme par certains côtés, il peut faire tiquer ceux habitués à se mentir ou « qui ont peur de comprendre ce qu’ils mettaient un point d’honneur à se cacher », si vous avez besoin de précisions, afin de vous rassurer à propos de ce que vous avez lu ici, j’essayerai de répondre à chacune des questions, sur Facebook uniquement.

Pour info, ce texte fait partie d’un enseignement qui est déposé et sous la protection de copyright. Toutefois, vous pouvez le reproduire, tout ou en partie, à la condition expresse d’en citer l’origine (ce blog) ainsi que son auteur.

 

Serge Baccino

Tous droits réservés – © 2015-2019

 

Contrôler sa vie

Nombreux sont ceux qui pensent que la Maîtrise consiste à prendre le contrôle de sa vie et, si possible, de celle des autres. En fait, s’il existe une chose presque impossible à maîtriser, c’est bien les mouvements de notre propre esprit ! Vous voulez contrôler une chose qui vous permettrait de vous valoriser largement par la suite et, pour une fois, à juste titre ? Alors maîtrisez donc votre propre esprit !

Essayez de lui faire comprendre, admettre puis accepter, que toutes les conditions soi-disant « extérieures » sont en fait contenu en lui et que vous n’en êtes pas conscients pour les changer ou en prendre le contrôle, mais pour évoluer. Il n’y a pas de hasard, clamez-vous fièrement quand cela vous fait l’affaire… Alors voici une chose qui est tout sauf hasardeuse : votre vie telle qu’elle se propose à vous ! A moins qu’il s’agisse là du seul hasard qui soit ? La seule chose qui puisse déroger à la Loi ? Si oui, vous avez de l’humour.

 

Vous prétendez ne pas aimer ce que vous vivez.  En fait, vous n’aimez pas l’idée de ne pas réussir à transformer les choses, les évènements et les êtres à votre guise et comme cela vous sert, à un quelconque moment. Si vous n’avez aucun pouvoir sur les évènements considérés à tort comme « extérieurs », est-ce un hasard ? Est-ce un drame pour autant ? Mais vous pouvez bien sûr dramatiser ce qui n’avait pas à l’être. Vous pouvez surtout passer à côté d’une profonde vérité. La voici dans son plus simple appareil :

« Si vous ne pouvez pas changer votre vie et tout ce qu’elle contient, c’est que vous n’avez pas à le faire ! »

C’est qu’il n’était même pas prévu que vous preniez la chose comme étant à transformer ou à améliorer. En fait, vous n’avez pas, n’avez jamais eu et n’aurez jamais le pouvoir d’y changer quoi que ce soit. Par contre, vous pouvez cesser de vous torturer l’esprit à l’idée de devoir subir ce que d’autres prétendent contrôler. Car les autres, tout comme vous, ne contrôlent rien du tout. Pas même leur imagination débridée ! Surtout pas elle.

 

 

Vous pouvez vous arrêter un instant et vous demander, pour une fois : « Qu’est-ce que ce vécu, cet évènement et les gens qui en font parties, sont censés m’apporter ou m’enseigner ? » Il ne s’agit pas là de défaitisme mais de logique et de bon sens. Personne ne réussit jamais à changer quoique ce soit aux évènements qui surviennent dans sa vie. Y compris les évènements qui, selon nous, sont à l’évidence positifs et agréables. Que savez-vous des autres ou de leur vie ? Si vous comparez leur vécu avec le vôtre, vous commettrez alors la plus monumentale des erreurs ! Une erreur aux conséquences incalculables.

En effet, là où vous échouez, eux peuvent sembler réussir et là où vous paraissez réussir, eux pourraient bien croire échouer. En fait, échec et réussite ne sont que des points de vue. Votre point de vue d’une chose que vous ne maîtrisez pas et que, surtout, vous ne comprenez pas. Pour vous, il y a « ceux qui réussissent » et « Ceux qui échouent », alors qu’en vérité, tout le monde réussi ou alors, tout le monde échoue !

 

Tout le monde réussi lorsque tout le monde accepte les conditions qui lui sont imposées, sans tenter d’y changer quoique ce soit. Tout le monde échoue quand tout le monde tente de contrôler l’esprit. C’est l’esprit qui fait toutes choses ; c’est donc lui qui, de notre point de vue, « échoue » ou « réussit ». En vérité, l’esprit réussit toujours à atteindre ses buts. Mais comme nous n’en avons pas connaissance, nous pensons qu’il se produit des choses bizarres, des évènements anarchiques ou à mettre sur le compte du hasard ou à je ne sais quelle autre idée pouvant éviter à l’homme de devoir assumer son inconséquence.

Cela dit, il n’est pas question pour autant de « tout accepter » ou de « renoncer » à jouer le Jeu de la Vie ! L’idée est bien plus intéressante qu’elle n’y paraît de prime abord et se résume à accepter l’idée de réussir à changer ce qui peut l’être et à ne pas réussir à changer ce qui ne peut (et ne doit) pas l’être. C’est aussi simple que cela.

 

N’avez-vous pas remarqué que parfois vous réussissez à changer certains évènements, à les retourner à votre avantage, dirons-nous, tandis qu’à d’autres moments, rien n’y fait, vous n’y arrivez jamais ?  L’avez-vous remarqué  ? Acceptez-vous cette réalité, cette évidence même ? Si oui, alors vous avez déjà compris l’essentiel ! Vous avez compris que certaines choses sont à transformer, et c’est la raison pour laquelle vous y parvenez, tandis que certaines choses ne doivent pas être changées, et c’est la raison pour laquelle vous ne réussissez jamais à le faire.

En espérant que ces quelques considérations serviront à alimenter de solides et fructueuses méditations !

 

Serge Baccino

La mémoire à fleur de peau

On nous a fait croire que « Ce qui a été appris puis compris doit être retenu. » (En gros.) Cela dans l’espoir de réussir à nous en resservir ensuite. Alors nous avons emmagasiné des connaissances livresques PAR PEUR de manquer, de ne pas savoir quoi être, quoi faire ou même, quoi dire ou répondre, le cas échéant. Pourtant, il nous arrive de ne plus savoir qui nous sommes, où aller, que faire ou quoi répondre, en cas de besoin ! La méthode de stockage d’info est-elle si efficace que cela, finalement ? A croire que non. En plus, ceux qui ont « des pertes de mémoire« , au lieu de s’en réjouir, s’en effrayent et s’en plaignent, comme s’il s’agissait là d’une véritable malédiction !

 

Mais est-ce la vérité ? Avons-nous réellement BESOIN de stocker le contenu ou le résultat de nos expériences vivantes et conscientes ? Ne serait-ce pas stocker deux fois, finalement et donc, une fois de trop ? Qui ou quoi stocke pour nous et à notre place, que nous le fassions de notre côté en plus ou pas ? Le subconscient, bien sur ! Lui enregistre TOUT, les moindres détails et même, les choses que notre conscience de veille (ou objective) n’a pas eu le temps matériel de mémoriser (par exemple ce qui est écrit sur les panneaux publicitaires des autoroutes quant on roule à 130 km/h.)

Même ce que nous n’avons ni vu, ni entendu, est mémorisé précieusement par notre subconscient.

 

Il suffirait donc d’avoir accès à ce potentiel de Mémoire qui est proprement fabuleux, pour en savoir dix fois plus que n’importe quel génie de la physique quantique ! Et je ne vous parle même pas de celui qui serait capable de se brancher, à volonté, à la Mémoire Akashique de ce Monde seulement, à savoir la planète Terre !

 

Alors quoi ? Alors, nos prédécesseurs ont réussi ce véritable tour de force qui consiste à nous empoisonner l’âme, sans même le savoir et, sans doute, sans même le vouloir (on l’espère pour eux du moins.) Il ont semé en l’âme des générations suivantes, une graine de PEUR qui a été ensuite replantée (héritage génétique) et arrosée (éducation forcée) par les responsables des générations suivantes. Mais qui est responsable, et de quoi, désormais ?

 

Telle une maladie infectieuse mortelle, ce virus mental a décimé des générations d’enfants puis d’adultes, les transformant graduellement en robots de chair ou mieux encore, en des sortes d’ordinateurs dont le disque dur, désormais saturé, ne sait plus où stocker les nouvelles informations. Alors, il fait tourner le programme mental humain sur le seul contenu qu’il connaisse : celui qui est déjà magnétiquement gravé en lui.

 

Et nous voilà occupés à vivre sempiternellement les mêmes choses ! Qu’elles soient « positives » ou « négatives« , elles nous sont resservies cycliquement, comme chacun peut en témoigner librement, pour peu qu’il se donne la peine d’observer son vécu et les « redites » (répétitions d’évènements) qui le composent.

 

Réfléchissez deux minutes, vous qui avez sans doute quelque connaissance en informatique : celui qui installe un programme de démarrage sur le disque dur de son ordinateur, peut-il s’étonner si c’est toujours le même programme qui démarre, chaque fois qu’il allume sa machine ?

 

Question de bon sens et de logique, ce dont manquent le plus cruellement, d’ailleurs, tous ceux dont le disque dur est plein et qui se voient obligés de penser et de réagir tel que gravé dans leurs programmes mentaux. A méditer. Ou pas. Vous êtes libres, même de ne pas l’être ou de faire seulement semblant de l’être déjà !

 

Serge Baccino

 

 

Le Karma revisité en 9 points

  1. La version proposée ici est celle du karma « à la lumière de l’enseignement de la psychologie ésotérique » (ou psy éso). Si elle dérange de trop, il suffit de ne pas y prêter crédit.

 

  1. Le mot « karma » provient du sanskrit, la langue antique de l’inde. On traduit généralement ce mot par « Action » mais il s’agit là d’une mauvaise traduction.

 

  1. Un des Principes spirituels énonce que « Tout est double. » En ce qui concerne le sens des mots sanskrits, il faut en tenir compte aussi. Karma seul ne veut rien dire mais si on le couple avec le mot « Chitta» (esprit), le premier prend alors toute sa dimension !

 

  1. Pourquoi « Karma» ne peut pas dire « Action » ? Parce qu’il ne peut y avoir d’action qui n’ait été préalablement pensée ! La pensée précède toujours l’acte, pour le dire plus simplement. Et si l’Action procède d’une pensée, alors les sages de l’Inde antique ne pouvaient pas l’ignorer et c’est vers ce qui précède tout acte, c’est-à-dire « vers la pensée », qu’il faut se tourner pour bien comprendre ce concept de karma.

 

  1. Comme je l’ai dit, si on couple les mots « karma» avec le mot « Chitta », on obtient alors l’expression « Karma Chitta. » Sachant que Chitta signifie « esprit » et que c’est vers les pensées qui nous faut nous tourner puisqu’elles précèdent toute action, alors il est plus question de « processus mentaux » que « d’actes de rétribution », suite à une existence passée !

 

  1. En fait, Karma Chitta signifie Mouvements de l’esprit (mouvements au pluriel !) Du coup, tout devient plus clair ! Le karma se réfère aux mouvements de notre esprit et donc, à nos processus mentaux, et non à quelque acte passé ou même présent. De toutes manières, quoique nous fassions, quel que soit l’acte posé, une pensée en est à l’origine. C’est donc nos pensées qui conditionnent nos actes, c’est-à-dire qui nous poussent, une fois la pensée émise, à agir de telle façon plutôt que de telle autre.

 

  1. Voici ce qu’enseigne la psy éso : « Nous devenons ce que nous pensons ; nos pensées déterminent nos actes et conditionnent notre vie. » Il est dit aussi : « Nous devenons tout ce sur quoi nous concentrons notre attention mentale, le plus souvent et le plus longtemps. A force de penser à quelque chose, l’homme en arrive à vivre le contenu de ses pensées et fini par s’identifier avec tout ce qu’il pense. »

 

  1. Il faut comprendre un fait très important : Pour chacune de nos pensées, il y a un sentiment connexe. Autrement dit, si je pense à une chose triste, je ressentirai de la tristesse, car je ne peux ressentir que ce que je pense et en fonction de ce qui est pensé. De plus, chaque pensée est lié à une émotion qui demeure toujours identique : si je pense toujours une chose précise, je ressentirai toujours la même chose, tout aussi précise. Les émotions que nous ressentons ne peuvent VARIER que si nous changeons notre façon de penser, car pour chaque pensée, une même émotion est liée et ce sera toujours la même.

 

  1. Il est donc possible de transformer son karma, voire de « l’annuler carrément », s’il nous semble difficile à vivre. Pour cela, il suffit de transformer notre façon de penser. Si nous pensons différemment, nous ressentirons différemment et du même coup, nous vivrons différemment aussi. Il n’est pas possible de changer tout en conservant un émotionnel très négatif. Et il est inutile de nous attaquer directement à nos émotions, car le combat est perdu d’avance ! Si nous voulons connaître d’autres sortes d’émotions et de sensations, nous devons seulement changer notre façon de penser, sachant que ce que nous sentons, pour le moment et qui nous déplaît, dépend uniquement de notre façon de penser.

Voilà qui devrait vous permettre de fructueuses méditations, non ?

 

Serge Baccino

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