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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Les Ordres Initiatiques

Depuis des milliers d’années, il existe des écoles, des collèges et des confréries dont le but est ou était de perpétuer les diverses acquisitions spirituelles de l’humanité. Quelques rares écoles de ce genre sont encore en activité à notre époque, bien que leur idéal ait pris un sacré coup de vieux, soit dit en passant. Il est navrant de constater qu’au lieu de se soutenir mutuellement, ces ordres initiatiques qui se disent fraternels, se livrent en réalité une bataille sans merci dans l’espoir immature de défendre leur « degré d’authenticité » et leur supériorité par rapport aux autres écoles du même genre. Entre les années 1860 et 1930, environ, les Rose-Croix, les Francs-Maçons et les Templiers (par exemple), représentaient la «fine fleur» de notre humanité, un exemple vivant de ce que l’homme peut produire de plus noble et de plus productif avec son esprit. Aujourd’hui, ils permettent seulement de réaliser, avec quelque nostalgie, à quel point le « côté obscur » de la nature de l’homme le rattrape d’autant plus qu’il met un point d’honneur à l’éluder.

 

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Bien qu’il soit encore possible d’obtenir un enseignements correct de certaines parmi ces écoles initiatiques, il est vivement conseillé de ne retenir d’eux que ce qui est bon pour tous : la connaissance des lois et des principes du fonctionnement de l’esprit. Ce qu’il est préférable de laisser de côté : cette notion désuète de «hiérarchie», les soi-disant «buts à atteindre» et les diverses prétentions des dirigeants de ces Ordres qui ont tendance à se prendre un peu trop au sérieux. Si presque plus aucun Ordre Initiatique offre un enseignement de valeur, à part peut-être un ou deux, c’est parce que leurs motivations ainsi que les qualités morales de leurs dirigeants actuels, ne nous permettent plus de leur faire confiance. Raison pour laquelle nous n’avons pas envie de leur faire de publicité en les nommant ici…

Il y a fort à parier que d’ici quelques années, l’un des tous derniers Ordres Initiatiques qui offrait un véritable enseignement, se sera écroulé sous l’action de cette gangrène qui le ronge de l’intérieur depuis plus de vingt ans et dont les principaux symptômes se nomment soif de pouvoir, jalousie et besoin de reconnaissance.

Note positive et amusante.

 

rose-notes-musiqueLeur enseignement a été récupéré à leur insu par quelques-uns et à été mis en sécurité pour les générations futures et sous sa forme épurée et originelle. Pour le moment, il n’est plus diffusé mais ressortira au grand jour le moment venu et sera bien évidemment distribué gratuitement, comme il se doit. L’enseignement est toujours gratuit, seul le temps passé à le propager correctement et de manière coordonnée, mérite salaire, comme tout travail, quel qu’il soit. Ajoutons que quelques-uns qui avaient pressenti le problème avaient déjà commencé à « piquer » cet enseignement et à le rediffuser, selon une étique et un état d’esprit sensiblement différents… Mais leur action, hélas, ne les mènera pas bien loin, car ils essayent de nouveau et à leur tour, de faire durer ce qui, pour un temps, doit à tout prix disparaître.

Comprenne qui pourra et surtout, qui voudra.

 

Serge Baccino

Le Tantrisme

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Si on oublie un moment toutes les âneries qui ont été dites ou écrites à propos du Tantrisme et si l’on tient compte des explications fournies par la psychologie ésotérique, on devient dés lors à même de comprendre ce qu’est véritablement le Tantrisme.

Voici une définition nouvelle et bien plus aérée :

« Le Tantrisme représente l’Art de former des idées capables de générer des sentiments orientés vers le plaisir. La pensée et le sentiment connexe s’unissent pour donner naissance à un mode de comportement qui permet de tirer profit de toutes les potentialités de l’âme. «Faire l’amour» consiste à créer des formes mentales harmonieuses qui induisent des sentiments «aimables», c’est à dire dignes d’amour. »

Le Tantrika est celui qui pratique le Tantrisme. Et pratiquer le Tantrisme consiste à mettre en pratique le pouvoir créateur de l’esprit, en lui impliquant un Rythme, une Intensité et une Durée suffisantes pour « précipiter » l’esprit.
Précipiter l’esprit signifie « Abaisser les fréquences de l’esprit jusqu’à lui permettre de se densifier, sur Terre, au travers de formes objectives. »

Créer des formes plaisantes « en esprit », sans permettre à ces mêmes formes de se concrétiser, revient à vivre en esprit au lieu de vivre en vérité. Pour jouir pleinement des facultés créatrices de l’âme, il est nécessaire de donner corps aux formes spirituelles éthérées qui se trouvent dans notre mental. Et pour leur donner corps (les incarner, dans la vie de tous les jours), il est nécessaire de leur offrir un certain degré de réalité et donc, de densité.

 

Tantrisme5Pour que le pouvoir de l’esprit puisse s’incarner, il faut que les pensées obtiennent assez de FORCE ou de POUVOIR pour se manifester sur le plan physique de conscience (la Terre.) Pour que les pensées génératrices de PLAISIR soient assez fortes pour s’exprimer sur Terre, il faut que l’esprit qui les compose abaisse sa fréquence de vibration sans perdre de son pouvoir. Pour que l’esprit puisse baisser en fréquence au point de se « matérialiser », sans pour autant perdre de son pouvoir, il faut que L’ATTENTION MENTALE soit fermement orientée en direction du but à atteindre. L’énergie (qui sert à « précipiter », c’est-à-dire à incarner) suit toujours l’attention mentale.

En orientant fermement notre attention assez souvent (RYTHME), assez puissamment (INTENSITÉ) et assez longtemps (DURÉE) sur une même pensée empreinte d’amour, de paix et de joie et de plaisir, on obtient les résultats suivants :

La pensée se charge d’énergie vitale.

Elle devient encore plus magnétique.

Elle attire toutes les conditions opposées et complémentaires qui lui permettent de s’exprimer.

Puis elle abaisse sa fréquence, jusqu’à atteindre le niveau vibratoire sur lequel elle doit s’exprimer.

Voilà déjà de quoi méditer un moment !

 

Serge Baccino

La vérité

La Quête de la vérité est une démarche qui est propre à l’esprit humain. Le plus drôle, c’est que ce même esprit consiste en cette vérité ! Car en vérité, l’esprit est créateur ! Est véritable ce pouvoir de l’esprit qui consiste à donner naissance à toutes les réalités de l’univers. Vraiment, l’esprit peut tout créer, y compris toutes les vérités secondaires possibles et imaginables ! Ceci consiste en l’unique vérité, tout le reste est illusoire. Toutefois, les créations mentales ne sont pas totalement illusoires, du moins pas sur les plans où elles se manifestent ou au niveau humain, puisqu’elles permettent une prise de conscience ponctuelle. Ce qui est totalement illusoire, c’est de croire que les choses existent durablement et surtout, indépendamment de l’esprit qui leur donne naissance.

La vérité n’est pas une chose qui ressemble à une loi, un ordre ou un texte sacré écrit sur un vieux parchemin en peau de pingouin d’Éthiopie (très rare). La vérité est unique, tout comme l’esprit est unique mais tout comme lui, elle peut donner naissance à une multitude de choses. Toutes ces choses n’existent qu’en esprit et par l’esprit, et non «en elles-mêmes et par elles-mêmes.» Elles forment la réalité universelle, pas l’Actualité Cosmique.

 

coeur de l'oeufVoilà la vérité. Celui qui connaît et qui comprend cette vérité est définitivement affranchie de cet esclave spirituel qui consiste à CROIRE que les choses existent indépendamment de celui qui les observe. Si tout est esprit, l’univers est donc Mental est n’existe, pour nous, qu’au travers de notre façon de l’observer. Le fait de penser que ce qui est observé existe au-dehors et est séparé de la Soi-Conscience, revient à observer nos pensées au lieu de voir la vérité. Et cela est l’Illusion.

 

Serge Baccino

Etat de conscience

conscience2Les attributs de la Conscience (le Soi) demeurent constants mais ne peuvent pas toujours s’exprimer librement, cela à cause de la nature de certains états d’esprit qui desservent plus le « moi » qu’ils ne le servent vraiment. En clair, ce que nous pensons produit parfois des sentiments qui s’opposent formellement (par leur forme, donc) à la libre expression de ce que nous sommes vraiment (Pure Conscience, Purusha, en sanskrit.)

Normalement, nous devrions tous ressentir de la paix, de l’amour, de la joie ainsi qu’un plaisir illimité, mais de tels sentiments (sans parler des états correspondants) ont besoin, pour pouvoir s’exprimer, de formes mentales assez pures et capables de rendre tout l’éclat de notre Conscience Intérieure (Soi.)

Un champion du monde de formule 1 ne pourrait pas démontrer toutes ses capacités s’il devait les exprimer par le biais d’une petite voiture poussive et mal réglée. De même, la Soi-Conscience a besoin de formes mentales d’une grande qualité pour pouvoir exprimer au mieux sa nature et ses différents attributs (qui vibrent très haut.)

 

Les pensées brouillonnes entraînent des sentiments confus et souvent contradictoires. Dans de telles conditions, comment pourrions-nous ressentir toute la beauté de notre Nature la plus authentique et qui est Divine ? L’homme se retire lui-même les preuves qu’il réclame au sujet de sa propre Divinité. Il se prive de Divinité en choisissant des état d’esprit qui ne correspondent pas à sa véritable Nature. Et comme l’homme devient ce qu’il pense, il est donc devenu désormais ce qu’il pense être : un homme faible et isolé, perdu au sein même d’un immense Cosmos qui, en réalité, se trouve depuis toujours et à jamais au sein même de sa conscience.

 

Serge Baccino

Amour ou attachement ?

Les gens confondent aimer et s’attacher. Par exemple, quand on ne pense pas que la personne que nous aimons peut nous être enlevée, peut mourir, etc., nous aimons vraiment et sans nous poser de question. A ce moment, nous aimons sans attachement aucun. Cela, tout le monde peut le faire et quand quelqu’un le fait, il s’agit bien d’amour et de rien d’autre. Seul le désir de posséder et la peur de perdre ce que l’on s’imagine posséder, peuvent induire de la souffrance. Mais dans ce dernier cas, il ne s’agit plus d’amour mais d’instinct de possession et de peur de perdre.

Penser que « l’amour peut faire souffrir » est aussi incongru que de penser que le sucré peut être un peu trop salé. L’amour ne peut qu’entrainer un sentiment d’amour et rien d’autre.

Toutefois, une pensée de perte envisageable ou l’idée de ne pas réussir à posséder quelqu’un, apporte en effet de la souffrance. Mais là, nous ne sommes plus dans le sentiment d’amour mais dans l’idée aberrante que l’on peut posséder une personne comme s’il s’agissait d’un vulgaire objet et donc, que l’on puisse perdre ce même « objet » que l’on prétend aimer. Ne dit-on pas « l’objet de mon amour » ? Voilà qui est révélateur, non ?

 

D‘aucuns qui se supposent «spirituels» sont d’une jalousie maladive, ce qui, manque de bol, est justement l’indice d’une faible évolution spirituelle. Cette évolution-là n’a rien à voir avec l’instruction ni même avec l’intelligence : c’est juste une manière de mesurer l’avancement spirituel d’un être humain. Vous voulez savoir si vous êtes évolués ?  Facile ! Demandez-vous si vous êtes jaloux et si la réponse est positive, alors laissez tout tomber comme autre recherche : vous venez de trouver votre réponse et il n’en existe pas de meilleure ni de plus cruellement éloquente !

 

Serge Baccino

Eros

Contrairement à la croyance populaire, Éros n’est pas le dieu de l’amour mais le nom donné à une Force puissante qui fonctionne un peu comme le moteur de l’âme humaine. Éros, c’est LE PLAISIR, tous les plaisirs. Et pas seulement sexuel, ce dernier n’étant qu’un centimètre marqué puis retenu sur une ligne de plus d’un kilomètre ! Le plaisir est la principale motivation d’une âme : sans plaisir, il ne peut y avoir de véritable créativité, de profit, d’amour, de paix et de joie. Même celui qui ne le réalise pas, recherche le plaisir dans ses pensées, ses paroles et ses actes.

Toutefois, le fait même que cette recherche soit menée d’une manière généralement inconsciente donne souvent lieu à des créations mentales dont le plaisir est justement absent. Ne pas réaliser ce que l’on cherche vraiment revient à ne trouver que des déceptions. Pour trouver une chose, encore faut-il connaître un minimum cette chose recherchée.

La plupart des gens sont blasés, déçus par nature ou même défaitistes. Cela provient non seulement de l’absence de réel plaisir dans la vie mais surtout, de l’absence de reconnaissance et de réalisation que le plaisir est la seule chose qui est vraiment recherchée par l’âme humaine. Accepter le motif profond de toutes recherches (le plaisir) revient à se rendre apte à le rencontrer dans les divers domaines de la vie. Vous ne pouvez souffrir vraiment que dans les domaines de votre existence terrestre où le plaisir est absent.

 

L’éducation, la morale, l’éthique et les diverses croyances religieuses se sont données le mot pour condamner unanimement le plaisir. Comme s’il s’agissait d’une chose vile, sale, égoïste ou sans intérêt. Les gens tendent à reconnaître que «rechercher le plaisir» est une marque d’immaturité qui laisse supposer la présence d’une personnalité superficielle et égoïste. En fait, le véritable égoïsme consiste à attendre des autres qu’ils satisfassent des désirs que nous n’osons pas nous avouer et encore moins assumer.

L’essentiel de nos frustrations proviennent du fait que nous n’osons pas satisfaire nous-mêmes nos désirs. Désirs qui TOUS, sans aucune exception, visent à l’obtention de plus de plaisir.

Généralement, par peur du regard d’autrui et du jugement sans pitié qui va l’accompagner immanquablement. Le plus amusant, c’est que tous ceux qui recommandent aux autres de se priver de certains désirs jugés par trop immatures ou immoraux, deviennent ensuite tributaires de ces mêmes autres, attendant qu’ils satisfassent leurs attentes frustrés. En effet, celui qui interdit aux autres une chose ne saurait se la permettre à lui-même et conserver en même temps toute sa crédibilité aux yeux du public.

 

C‘est pour cela que l’église catholique romaine s’est rendue tristement célèbre du fait des dérapages de ses ministres supposés se soumettre à des vœux de célibat aussi inhumains qu’improbables, de toute façon. La prochaine fois que vous exigerez ou attendrez quelque chose d’un(e) autre, posez-vous cette très virile question :

« En interdisant une chose à quelqu’un d’autre, ne vais-je pas me punir ou me restreindre moi-même, dans un proche futur ? »

Si vous vous sentez ensuite un peu con sur les bords, évitez alors d’interdire quoi que ce soit !

 

Serge Baccino