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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Paraboles et symboles

Soi2Les initiés parlent et écrivent souvent « par paraboles« , c’est-à-dire que ce qu’ils disent ou écrivent ne veut pas dire exactement ce qui est dit ou ce qui est écrit, mais « va au-delà du sens apparent ou immédiat. » Pourquoi cela ? Pour faire suer les débutants ? Nous sommes en droit d’en douter. Parce que tous les initiés du passé et du présent sont de gros orgueilleux qui se la pètent ? Nous sommes également en droit d’en douter. Mais alors quoi ? Si vous demandez carrément à l’un d’eux, et en supposant qu’il ait envie de répondre honnêtement, il vous dira un truc de ce genre là :

« Nous écrivons et parlons par paraboles afin que ce qui est dit ou écrit ne soit pas accessible aux feignants de l’esprit,  à tous ceux qui conservent l’espoir qu’on les assume et qu’on fasse tout à leur place, gratuitement et sans aucun remerciement de leur part, comme si donner de la connaissance était un devoir pour l’initié et recevoir cette même connaissance, en toute gratuité s’entend, un droit de naissance pour l’ignorant.« 

Si cette réponse a le pouvoir de vous choquer, alors ceux qui ont refusé de vous la donner avaient raison d’agir ainsi ! Mais si cette réponse ne vous choque pas, c’est que vous étiez prêts à la rencontrer de face et que les initiés que vous avez rencontrés n’en étaient pas de vrais (d’initiés) puisqu’ils auraient dû prendre conscience de votre préparation à connaitre la vérité qui « dérange » mais affranchit.

Le sens des mots est un moindre mal.

 

Para bolein : « Qui va au-delà du sens usuel et accepté »
Sin Bolein : « Qui va dans le même sens »
Dia Bolein : « Qui va dans le sens opposé, qui éloigne du but »

Param Adi : « Qui va au-delà des dieux (des concepts qui nous gouvernent spirituellement.)

Que se soit en latin (trois premiers mots) ou en Sanskrit (le dernier) ont peut remarquer que tout est un question de sens ou de positionnement.

La parabole nous permet de quitter un sens (un concept) acquit pour nous orienter vers une façon de concevoir plus subtile.
C’est le premier pas : poser les bagages (acquits intellectuels) et devenir capable de voir plus loin, au delà de nos limites actuelles.

Le symbole nous permet de se diriger mentalement dans le sens qui nous rapproche de notre but. Ici, il y a double progression : non seulement nous sommes devenus capables d’adopter une vision progressiste, mais de plus, nous savons évoluer en direction du but.

Le symbole est donc une étape supérieure à la parabole. Si les paraboles étaient pour le peuple, les symboles étaient pour les quelques centaines d’hommes et de femmes éclairés (mais non initiés vraiment) qui suivaient le Maître Jésus, par exemple. Ensuite viens « le Royaume des cieux » (ou d’Essieu, ce autour de quoi tout tourne) ou le « Paradis » (cercle, lieu clos.)

Celui qui atteint le paradis s’est libéré de tout concept spirituel, il est « sans dieu ni maître » (param adi) et se trouve dans un lieu saint et clos (Temple du saint-Esprit) dans lequel il communie avec son propre Soi, son essence qui est pure conscience. Ce paradis est « au cœur » ou au centre de l’homme : lorsque l’homme « meurt » (se transforme), apparait le Christ.

C’est pour cela que lorsque les femmes (les Marie(s)) viennent au tombeau pour s’occuper du corps de Jésus, elles entendent une voix leur demander :

« Où me cherchez-vous, femmes ?« 

(Traduction :  » Sensibilité humaine, où me cherches-tu ? Ailleurs qu’au cœur de ton être ? Tu ne m’y trouveras point ! « )

 

 

Crop-circleDans mon exemple, la parabole est pour l’homme fruste qui pêche, laboure les champs et nettoie les étables et bergeries… La parabole lui permet d’aller un peu au-delà du sens usuel des mots, sans pour autant atteindre à un sens supérieur. C’est un langage pour les enfants et les gens simples et sans une culture mentale élaborée, nous dirons… Le symbole, quand à lui, est donné à l’homme mûr, à celui qui sait reconnaître les synchronicités et les interpréter. Par exemple le jeune Shaman qui se demande comment réagir à un problème de mœurs au sein de sa tribu, et qui voit un aigle s’élever lentement et majestueusement dans le ciel. Il comprend que ce qu’il voit « va dans le même sens » (sin bolein) que le but qu’il se propose d’atteindre : trouver la solution la meilleure pour son problème. Ici, la réponse de la nature est :

« Élève toi au-dessus du problème, car tant que tu en fais partie, tu es impliqué et tu n’es pas objectif ! Si tu prends un peu plus d’altitude, tu auras alors une vue d’ensemble et tu seras à même de trouver la meilleure solution pour chacune des parties impliquées dans ton problème… »

 

Enfin, le Royaume des cieux (ou d’essieu, comme l’essieu d’une roue) est le niveau de prise de conscience directe réservé aux initiés qui se sont avancés courageusement vers la partie la plus difficile de l’initiation : la réforme psychologique du moi humain. A ce niveau, il est attendu de l’initié qu’il ne recherche plus rien au-dehors et chez les autres mais qu’il adopte le réflexe absolu de rechercher la vérité là où personne ne désire la chercher… en soi-même. C’est pour ça que Jésus disait :

Le Royaume des cieux est au-dedans de vous...

 

Serge Baccino

 

Symbolisme Biblique

Pour celles et ceux intéressés par le symbolisme psychologique qui se trouve dans la Bible, voici quelques éléments de réflexion. L’idée directrice, c’est chaque fois que vous lirez (le mot biblique) en fait, il faudra comprendre (son symbole, que je vous traduis ici.)

Nota : Les symboles sont livrés un peu au hasard; je les extrait au fur et à mesure de ma mémoire, car ils n’ont jamais été publiés sous forme de livre, seulement sous forme de manuscrits confidentiels, échangés entre ésotéristes.

Synagogue : l’esprit.

Temple : le corps physique humain.

Serviteurs : les pensées (qui sont censées nous être utiles.)

Champs : (de labour) le mental humain, toujours prêt à être « ensemencé » d’idées nouvelles.

Moïse : La Loi de notre être qui « sauve » des émotions (l’eau.)

Jésus : Le  » Je Suis «  (Iéshua), la conscience illuminée, intérieure, etc.

Les démons : pensées négatives, destructrices et productrices de mal.

Le lit : (pour coucher) Les attitudes mentales sur lesquelles on repose (programmations, capitulations, laisser-aller, etc.)

Prendre son lit : gérer nos attitudes mentales, se prendre en main.

Un homme mort : Idéal ou état d’esprit qui n’est plus incarné ou qui a été abandonné, car plus d’actualité.

Ressusciter un mort : redonner à un idéal, un état d’esprit l’opportunité de renaître, le réaffirmer et le réactualiser.

Les disciples : les attitudes mentales et les facultés qui nous suivent et nous servent fidèlement.

Les vents : Les opinions humaines (ont dit bien  » le souffle de la calomnie « , par exemple.)

Les vagues : les perturbations émotionnelles relatives aux peurs, aux envies, à la haine, à la jalousie, etc.

Un lac : l’esprit (dans le sens de réflexion), voir si calme ou agité pour connaître le sens exact. Si calme, les émotions sont saines, si agité, les émotions perturbent la clarté du jugement et en ternissent l’éclat.

Commander aux vents et aux vagues : Maîtrise des pensées et des émotions.

Vivre parmi les tombes : penser sans cesse au passé, vivre dans le remord, la rancune, les souvenirs, etc.

Le sépulcre : le subconscient (dans lequel « pourrissent » un tas d’infos dont on se passerait volontiers !)

Un fils : Une pensée nouvelle.

Une fille : une émotion nouvelle.

Fils (ou fille) unique : Pensée ou émotion prédominante et souvent volontairement entretenue (aimée, donc.)

Le jeûne : s’abstenir, volontairement, du témoignage de nos cinq sens qui « nourrissent » notre mental d’illusions. (autrement dit, ne plus prêter attention à ce que nous percevons avec nos sens, à l’extérieur. Ce « Jeûne » spirituel nous purifie l’âme de toutes les merdes ambiantes !

Sabbat : Conviction, certitude intime, le repos du mental après l’attente, la paix qui suit la conscience de l’accomplissement.

Un homme atteint d’infirmité : Une pensée de faiblesse, ou une façon de voir la vie qui affaiblit notre jugement, notre pouvoir, etc.

Une femme atteinte d’infirmité : Un sentiment de faiblesse, une émotion qui affaiblit l’être et le rend dépendant, par exemple.

Pharisien : Celui qui adhère à la lettre et non à l’esprit d’une loi, d’un concept ou d’une croyance.

Lèpre ou lépreux : esprit(s) malade(s), personnes dont l’état d’esprit général les a rendus malades, voire hideux et déformés, psychologiquement parlant.

Jérusalem : Niveau intérieur de l’être où demeure la paix et hors d’atteinte des conflits issus de la dualité, constructions mentales paisibles.

Verbe fait chair : (se dit de Jésus, par exemple) la pensée éclairée qui se concrétise, qui prend forme.

Prêtre : Celui qui rend sacrée une condition en sacrifiant tous les aspects négatifs de sa vision.

Progéniture : Manifestation extérieure (visible) d’une pensée (fils) et/ou d’une émotion (fille)

Les pieds : L’écoute naturelle, la compréhension directe, non-intellectuelle (on dit que nos pieds « écoutent » la planète.)

Festin(ou festoyer) : S’unir à la Présence intérieure et se Nourrir de son Essence illimitée.

Seigneur : La Loi de l’esprit, l’attitude dominante ou les schémas qui président (voir par exemple Romains ch. 12 verset 19)

 

Nota : tout le symbolisme biblique, dans son sens purement psychologique, est basé sur les grands archétypes mentaux de l’humanité, ceux-là mêmes que nous retrouvons dans le symbolisme des rêves (je dis ça pour ceux qui l’ignoraient, les autres, allez boire un café !)

Voilà qui devrait déjà en inspirer quelques-uns !

 

Serge Baccino

La conscience teintée d’illusion

Il est clair que lorsque nous prenons conscience d’une chose puis que nous l’appelons ensuite réalité, nous commettons cette naïve faute bien humaine et donc plus que pardonnable, de confondre «ce qui est» avec  «ce que nous sommes capables d’appréhender de ce qui est.» La conscience humaine est dite «humaine» justement, parce qu’elle passe par les filtres mentaux de nos différents conditionnements. Les Shiva Sutra (écrits 4 000 avant J.-C.) qui détaillent le mode de fonctionnement subtil de l’esprit humain, expliquent que l’homme croit voir au-dehors ce qui, en réalité, se trouve à l’intérieur et dans son mental (je traduis d’une manière moderne, bien entendu.) Nous portons tous des lunettes, au départ. Ces lunettes sont teintés par la couleur spécifique de notre état d’esprit général. Tout ce que nous savons, croyons et pensons sans cesse, est cela qui teinte notre vision.

Nous ne voyons pas les choses et les êtres mais l’idée que nous en avons.

Et puisque nous voyons ce qui se trouve déjà engrammé (gravé) dans notre mental humain (le subconscient, en fait), nous voyons donc les choses « au passé », c’est-à-dire que nous faisons appel à nos Mémoires pour observer le présent. Un présent qui, du coup, est largement teinté de passé et devient la simple reproduction d’hier et d’avant hier.

 

Pour voir au présent et engendrer de ce fait un «futur réel» qui ne soit pas la simple reproduction du passé (ce qui est appris, su, engrangé, etc.), il faudrait avoir un Œil ou une Vision qui puisse échapper non seulement à la mémoire cellulaire (subconscient) mais aussi, à tout ce que nous tenons pour juste et vrai au moment ou nous observons la vie et les êtres. La question est donc celle-ci :

«Existe-t-il, en nous, un Œil ou une vision qui soit informelle et qui ne se rattache ni au passé, ni aux conditionnements mentaux ? » (schémas compulsifs et reproducteurs.)

Si la réponse est : « Ma foi non ! Si c’était le cas, nous le saurions, depuis tout ce temps, non ? » Alors nous sommes condamnés à ne voir que le contenu de notre esprit l’éternité durant (ou aussi longtemps que nous conservons les mêmes formes mentales.)

Si la réponse est : « Mais oui, bien sur ! N’est-ce pas ce qu’ont enseigné de tout temps les saints et les prophètes, les Maîtres et les Sauveurs de l’Ignorance ? » Alors il existe un espoir que l’homme puisse un jour contempler non pas la vérité mais une chose évolutive qui, bien que sans cesse changeante, sera vue de la même manière et comprise de la même façon, par l’ensemble des êtres vivants et conscients d’être fait d’esprit et d’ être la Conscience Spirituelle Infinie.

 

Serge Baccino

 

Changer de Maison

maison2Certains font des rêves. Certains rêvent même beaucoup, souvent, et se demandent pourquoi dans ces rêves, ils se retrouvent dans d’autres maisons, comme s’il était naturel qu’ils aient déménagé. Il faut savoir qu’une maison n’est pas… Une maison, justement ! Une maison représente un état d’esprit personnel qui nous habite et dans lequel nos processus mentaux habitent également. En somme, une maison, c’est ce qui délimite, circonscrit et pose des barrières plus ou moins étroites à nos processus mentaux.  Nous pensons en fonction des mètres carrés d’expression autorisés par notre maison psychologique. Il existe plusieurs niveaux de « maisons. »

 

La première, la plus usuelle et accessible à l’entendement des non initiés aux choses de l’esprit, c’est notre état d’esprit personnel (notre façon de penser usuelle.) La seconde maison est notre état d’esprit individuel, la façon de penser de notre Soi-Conscience. La troisième maison est celle de notre groupe animique (de l’âme) et se résume au fait que nous pensons, sans le savoir, comme beaucoup d’autres âmes, même si nous ne les connaissons pas dans cette vie. Ensuite il y a une Maison spirituelle, c’est-à-dire une Maison relative à notre Collectif ou « Archange » originel, à savoir, la somme de toutes les Soi-Consciences à laquelle nous sommes indéfectiblement reliés. Enfin, il y a La Maison, autrement dit, le  » lieu «  spirituel et vibratoire duquel nous venons et qui était encore le nôtre avant le début de l’Aventure Humaine. Mais pour nous, trois maisons uniquement nous intéressent :

1. Celle qui est relative à notre façon personnelle de penser.

2. Celle relative au fait que nous pensons nécessairement comme d’autres personnalités animiques (ou « de l’âme »)

3. Et celle relative à la façon individuelle de penser de notre Soi Divin.

En étant conscient des ces trois Demeures, nous pouvons progresser très vite et devenir plus heureux et serein, même dans la tourmente psychologique de nos temps modernes, qui mettent notre système nerveux et notre patience humaine à rude épreuve.

 

 

immanenceS‘il est vrai que nous « habitons » nos états d’esprit (maisons), il est tout aussi vrai que ces mêmes états d’esprit nous habitent, voire nous hantent… C’est le sujet très ésotérique et pourtant aisé à comprendre, de « l’immanence et de la transcendance », sujet si cher aux premiers Hermétistes de notre histoire moderne (- 600 ans). Les Hermétistes disaient :

« S’il est vrai que tout est dans le Tout, il est tout aussi vrai que le Tout est en tout. »

 

En effet, puisque tout est fait d’esprit, une idée (esprit) est en notre mental, mais attendu que ce dernier est fait aussi d’esprit, alors l’idée se trouve aussi incluse dans l’esprit. Donc, nos pensées sont en nous, certes, mais attendu qu’elles circonscrivent nos processus mentaux et les limitent affreusement, on peut dire que nous sommes nous-mêmes « contenus » dans nos pensées et de ce fait, limités par elles. Vous saisissez ? Si c’est le cas, réjouissez-vous, car ce sujet de l’immanence et de la transcendance a fait fumer les neurones de plusieurs générations d’initiés jusqu’à il y a encore une vingtaine d’années, lorsque la psy éso a fait timidement sa (Ré)apparition en Europe. Après mille deux cent ans de « silence », tout de même ! (Depuis Charlemagne, en fait, mais chut ^^)

 

Serge Baccino

 

Le Onzième Guide

kalki-NBDans certaines traditions Orientales, il est fait mention des « Avatars », c’est-à-dire de ces êtres semi-divins qui naissent sur la Terre pour montrer aux hommes l’un des aspects particuliers de la Divinité. Ces traditions précisent que des êtres tels que Rama, Krishna, Gautama et Jésus, par exemple, sont des Avatars et qu’ils incarnaient, à la perfection, l’un quelconque des Attributs du Divin. Partant de ces traditions, Jésus aurait été le 10e Guide de l’humanité, incarnant, comme on peu s’en douter un brin, l’Amour Divin.

Selon ces mêmes traditions d’Orient, l’humanité attendrait à présent son 11e et avant-dernier Guide, qui se nommerait le « Kalki Avatar. » Il est mentionné que « le Kalki Avatar  arrivera des cieux monté sur un cheval blanc. » Voilà une information qu’elle est intéressante ! (en Franskrit dans le texte.) Une autre info, renversante d’intérêt, nous apprend même que le Kalki sera en fait « L’Avatar de synthèse »… Alors, nous, les psychologues ésotéristes, toujours prompts à transformer des symboles en vérités vivantes et mentalement compréhensibles, nous interprétons cela ainsi :

« Le Kalki Avatar symbolise une capacité nouvelle naissant dans le cœur de tous les hommes, de parvenir à synthétiser l’ensemble des connaissances et des croyances religieuses et initiatiques, en un tout cohérent et harmonieux, permettant à tous et à chacun de devenir son propre Guide et de trouver la force (11) en Soi (le Kalki) de transformer son mental en « de nouveaux cieux » vierges de toute antériorité. »

 

kalki6En gros, le Kalki Avatar, c’est vous, c’est moi, c’est tous ceux qui, selon la légende, « recevront le saint-esprit descendu des cieux sur son cheval blanc. » Alors je me dis qu’il serait bon de nous atteler, dès aujourd’hui, à créer cette synthèse de toutes les religions, de toutes les croyances et de toutes les traditions initiatiques, fussent-elles « les uniques garantes de la vérité vraie à n’en plus pouvoir » ! Qu’est-ce que la Religion, au fait ? Ou du moins, qu’était-elle au départ ? Dans son sens premier (religaré) cela signifie qu’il existe un ou des moyens de se relier ou d’être relié à quelque chose. Mais relié à quoi ? A une foi ? A un dogme ? A une tradition ou à une façon de penser ? Pire encore, au prêtre de notre paroisse ? (désolé pour lui.) Ou est-ce, au départ et comme proposition originelle, d’apprendre à se relier à soi-même ? Mais comment se relier à soi-même si, pour y parvenir, il est exigé de se concentrer au-dehors et sur les paroles ou les écrits de personnages qui ne sont même plus de ce monde ? (Ont-ils existé, seulement ?)

 

 

Kalki avatar4Et toutes ces traditions initiatiques, ésotériques, philosophiques ou occultes, que nous proposent-elles ? De connaître la vérité ? Ok, c’est très chou… Mais cette vérité, elle se trouve dans les mystères sacrés d’Éleusis, dans les grimoires kabbalistiques du moyen âge ou dans le fait d’appartenir (et d’en péter de joie) à un Ordre Ésotérique « ancien et vénérable » (sortez la naphtaline) ? Ou se trouve-t-elle, plus simplement, au seul endroit où le ignorants ne songent même pas à chercher et là où les « initiés » n’osent même plus aller ?

Il peut exister une religion commune, mais il ne pourra jamais exister une religion pour tous ! Entendez par là que la seule vraie Religion consiste à demeurer relié à Soi, mais il ne peut exister une même religion pour tous, car si le Soi est Unique, ses différentes façons de s’exprimer au travers de chacun de nous sont illimitées.

 

Serge Baccino

 

Sagesse Karmique

Comme le savent déjà les habitués de ce blog Vivre Livres!, les psychologues ésotéristes ne croient pas au Karma. Du moins, pas de la même façon que la plupart des spiritualistes français. Pour les premiers, le Karma se résume à tout ce que notre état d’esprit, nos pensées et les sentiments qui en résultent, nous poussent à vivre, ici et maintenant, la cause et les effets se manifestant en simultané, et non d’une manière séquentielle (ou linéaire.)

Ce que vit l’homme dépend toujours de ce qu’il pense.

 

 

esprit12S’il n’aime pas ce qu’il vit, il doit donc transformer sa façon de penser en profondeur, et non pas seulement en surface. Dans cette optique, il existe un certain nombre d’astuces psychologiques concernant le Karma. Les élèves ésotéristes se demandent souvent, assez naïvement d’ailleurs, comment savoir si ce qu’ils font « plait à Dieu » ou non. (pour ceux qui croient en une Instance Supérieure.) La réponse est pourtant simple : si ce qu’il font ne plaisait pas au Divin en eux, si ce dernier s’opposait à leur action, ils n’auraient tout simplement pas le pouvoir ou l’opportunité d’agir ! Cela dit, le Divin, en nous, laisse faire beaucoup de choses et… Pas toujours les plus intelligentes ! Mais il est assez rare que l’homme pense à faire des choses qui lui soient vraiment interdites. En fait, et pour parler franc, le Divin en eux, fait en sorte que, « par le plus grand des hasards », ils ne pensent jamais à faire ceci ou cela en particulier et qui pourrait fortement « déplaire à Dieu » ! Si vous me suivez bien…

 

 

De même, la superstition la plus à la mode, chez les jeunes étudiants, consiste à se demander s’ils doivent réagir et se défendre, lorsqu’une autre personne tente de leur nuire d’une quelconque façon. Ils se demandent, par exemple, si « Dieu est au courant » (sic) et s’il est d’accord avec ce qu’il risque de leur arriver ou bien s’il s’y oppose. En fait et par extension, l’idée revient à définir s’il leur faut « subir avec résignation » ou s’ils peuvent ou doivent se défendre avec force et courage contre l’adversité. Plus simplement encore, ils se demandent si ce n’est pas Dieu lui-même qui leur envoi cette épreuve, ce test. Les élèves ésotéristes sont ainsi fait qu’ils adorent se créer les pires scenarii avant même que quelques-uns de ces derniers aient la moindre chance de pouvoir se produire, sur les dix années à venir ! Mais qu’en est-il de ces question, au fait ? Que disent ou que conseillent les psychologues ésotéristes (ou « psy éso »), qui perpétuent la Sagesse des premiers Siddha sous sa forme laïque ?

 

 

Corps-espritEssayons de nous montrer logiques : Le Divin est non seulement en nous, mais il est également en toutes choses, en tout être et même, « à l’extérieur  et tout autour de nous. » Littéralement parlant, nous baignons dedans ! Gageons, dès lors, qu’il est correctement placé pour se tenir au courant de ce qui se passe et peut nous advenir ! Cela dit, ce n’est pas parce qu’un évènement arrive qu’il est nécessairement « produit » ou « envoyé » par le Divin ! Bien sûr, même la main qui frappe (comme on dit) peut être porteuse de message et donc, d’enseignement. C’est du moins ce qui se dit. Mais le Divin n’a nul besoin de « faire arriver » les choses : elles arrivent bien assez vite toutes seules, ne serait-ce que par le jeu naturel et interactif des relations humaines !

 

 

En fait, Dieu ne fait rien arriver : il lui suffit de nous laisser nous placer nous-mêmes dans certaines situations particulières, pour qu’il nous arrive, tout naturellement, ce qu’il est naturel qu’il se passe en de telles situations ! De même, Dieu n’a pas d’à priori : il ne sait pas comment nous « devons » réagir, ni même s’il est bon, utile ou possible de réagir. Il sait seulement qu’en tout temps et en tout lieu, nos réactions à ce qui nous entoure seront pour nous-mêmes une source inépuisable d’expérience et donc, d’apprentissage sur la vie et sur autrui.

En sommes, c’est un peu comme partir en vacance : il n’est pas utile (ni même souhaitable) de planifier la moindre minute que nous passerons dans le pays que nous allons visiter. Le tout est de savoir que ce pays offre mille activités et domaines d’études ou d’aventures en tout genre. Quand un enfant pénètre dans un magasin de jouet, il ne se préoccupe pas de savoir quel jouet il « doit » utiliser : ils se jette sur tout ce qui se trouve à sa portée, excité et jubilant par avance, c’est-à-dire de confiance.

 

 

tintin3_pierretintinNous pourrions nous comporter comme ce bambin ou comme si nous partions en vacance en recherche de nouvelles aventures. Celui et celle qui conservent un esprit ouvert, disponible et capable de s’adapter à toute situation nouvelle, fut-elle dérangeante pour leur petit confort mental, sont également celui et celle qui sauront comment se comporter, le moment venu. Le Divin, en nous, est le Plus Grand Aventurier qui puisse se concevoir ! Rien ne le fait reculer, hésiter ou douter de Lui-Même ! Rien ne l’empêche d’expérimenter une chose nouvelle, même pas l’immense savoir de l’homme, qui consiste à dresser une liste exhaustive de tout ce qui est bien et de tout ce qui ne l’est pas.

Vos pensées produisent une large partie de votre vécu, mais vous devez vous souvenir que vous n’êtes pas seuls sur Terre, n’est-ce pas ! Les autres sont eux aussi responsables d’une partie de ce qui vous advient. Du moins leur propre état d’esprit en est-il responsable, car rares sont les humains conscients de pouvoir infléchir leur destinée et celle d’autrui, simplement en réussissant à maîtriser leurs processus mentaux les plus compulsifs. De plus, toute action entrainera une réaction qui elle-même deviendra la cause (ou la source) d’autres actions, puis d’autres réactions, etc. L’interactivité est sans fin et les probabilités quasi infinies.

 

 

Donc, lorsqu’il vous arrive quelque chose, de fâcheux ou d’agréable à vivre, vous le devez en grande partie à votre propre état d’esprit et, en une moindre mesure, à l’état d’esprit d’autrui. Ce dernier point est hélas « oublié » par les écoles ésotériques qui essayent maladroitement de faire ressortir cette idée étonnante que « L’homme peut être le Maître absolu de son destin. » Observez toutes ces techniques New-Âge, tous ces stages parfois très coûteux, qui vous promettent au minimum de « Maîtriser votre vie » ou de vous construire un lendemain à la carte ! Si vous étiez le seul et unique créateur de votre destinée, de votre vécu personnel, cela signifierait que les autres n’ont aucun pouvoir d’action et de décision (libre arbitre), aussi minime soi-il. Y aviez-vous songé ? Ceux qui organisent de tels stages non plus, ne vous inquiétez pas ! A l’évidence, ésotérisme ou pas, les autres ont, semble-t-il, leur mot à dire eux aussi. Mieux encore, nous savons – souvent à nos dépens –  qu’ils ont cet étonnant pouvoir de nous empêcher de nous ennuyer par manque d’expériences agaçantes. Si vous me suivez bien !

 

 

Mains DivinesLe Divin sait toujours ce qui pourrait advenir, ce que pourraient être nos réactions et celles des autres. Mais il n’est pas capable de définir par avance et d’une manière mathématique et absolue, ce qui va se passer en fin de compte, c’est à dire les résultats finaux. D’ailleurs, attendu que le but est d’expérimenter, dans le sens de « vivre beaucoup de choses », pas nécessairement dans celui « d’apprendre beaucoup de choses », il est même heureux qu’il soit impossible même au « Dieu de notre cœur », de savoir ce qu’il va advenir avec une absolue précision !

Lorsqu’une personne vous agresse, vous impose de vivre une chose qui vous semble injuste ou exagérée, vous avez non seulement le droit, mais de plus LE DEVOIR ABSOLU de réagir. Non pas de réagir tel un animal qui bave de rage et se jette sur l’ennemi pour lui dévorer le cœur avec une haine profonde (sic) mais réagir de la manière la plus appropriée, c’est à dire en fonction de ce que vous êtes et incarnez, pour le moment, ou ce que vous souhaitez demeurer ou même devenir. Attention toutefois au « Moi-Idéalisé ! »

 

 

authentiqueVous pouvez demeurer un ésotériste digne de ce nom et ne pas être un imbécile, un lâche ou un tiède pour autant. L’ignoriez-vous vraiment ? C’est ici que la connaissance de Soi et le désir d’être et de rester authentique prennent toute leur valeur voire leur dimension ! Celui qui se connaît vraiment réagira toujours de la manière la plus appropriée. Il est conscient des risques encourus par tout aventurier de l’âme et de l’esprit, mais ne s’en préoccupe pas outre mesure. Le psychologue ésotériste, quand à lui, réagit en accord harmonieux ou en bonne intelligence avec les Lois spirituelles.

Comprenez que si vous laissez un autre vous faire du mal d’une manière exagérée ou vraiment injuste, vous faites deux victimes et devenez « coupable de guerre » au même titre que votre agresseur ! Vous coproduisez d’ailleurs un karma, c’est à dire une Mouvance spirituelle, dont vous aurez sans doute à répondre plus tard. En effet, l’autre ne réussit à vous nuire qu’à cause de vous ! (ou avec votre aide, votre consentement.)

Laisser un autre vous nuire sans broncher, revient à autoriser (ou à permettre à) cet autre de demeurer ce vulgaire animal déguisé en humain civilisé qu’il est encore. Vous autorisez que perdure cette croyance superstitieuse que « Dieu aime les faibles qui se font massacrer sans broncher. » Le Divin aime tout et tous, la preuve : regardez autour de vous, vous verrez de tout et tous les genres humains ! Et pas que des doux, des bienveillants et des justes ! Comme il autorise tout et à tous, il autorise aussi que chacun puisse librement s’opposer à l’autre s’il le juge utile. Comprenez-vous ? Captez-vous la Beauté du sujet, derrière les mots assurément maladroits ?

 

 

humain2Toute expérience, bonne ou mauvaise, peut entrainer plus de compréhension, d’aventure, de réalisation, etc. Ne jamais réagir, s’opposer, se défendre, s’indigner, s’agacer et même se mettre en colère, relève, sinon d’un solide (et orgueilleux) Moi-Idéalisé, du moins de la plus insidieuse forme de folie ! Tant que vous serez des humains, s’il vous plaît, conduisez-vous comme des humains et n’essayez pas de « spiritualiser plus haut que votre cul » !  Toutefois, si vous sentez au fond de vous le besoin impérieux de vous taire, de ne pas réagir, de ne pas donner suite, voire de pardonner un mal pourtant apparent, suivez votre intuition, suivez cet élan ou cette absence d’élan. Le Divin nous attend souvent là où on s’y attend le moins. Et ce n’est pas toujours avec les plus sages que Dieu aime s’acoquiner pour Jouer !

 

Serge Baccino