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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Une époque de transition

paradigmeIl est important de se souvenir que nous vivons une époque de transition extraordinaire. En effet, tandis que l’ancien paradigme est en train de mourir « de sa belle mort » (de vieillesse), le nouveau paradigme est en train de s’installer. Seulement voilà : Tandis que l’ancien n’est pas encore complètement parti, le nouveau n’est pas encore assez installé ou « stable » pour produire des effets susceptibles de contrebalancer ceux du vieux paradigme. Résultat : C’est un beau bordel ! (En Français dans le texte.) Les psychologues ésotéristes sont -et seront apparemment longtemps encore- les seuls à oser parler de « ce qui fâche » ou, du moins, de tout ce que personne n’a envie d’évoquer et encore moins d’entendre.

Pourtant, il faut de tout pour faire un monde et il n’est pas possible, ni même très intelligent, de se laisser croire que « seuls existent le bien, le beau, le juste et le vrai. » Qui oserait affirmer que tout va bien, en ce moment ? Qui de sensé et de réaliste ? Qui serait assez hypocrite et fourbe pour se prétendre au mieux de sa forme psychologique (mentale et émotionnelle) ou seulement « équilibré » en ce moment ? Tout le monde morfle et s’en prend plein les dents, voilà la vérité ! Et plus une personne est évoluée, développée ou « intègre » (complète, non dispersée ou fragmentée), plus elle est consciente de ce qui se passe. Et plus elle est consciente de ce qui se passe, plus elle est appelée à souffrir de ce qu’elle perçoit. Inutile de nous le cacher plus longtemps.

 

Changement4En vérité et pour le moment, ce sont tous ceux qui par le travail qu’ils ont accompli sur eux, devraient être préservés de toute forme de souffrance psychologique, qui sont également ceux dont le moral et le courage sont le plus mis à rude épreuve ! Les autres, ceux qui ont le degré d’intelligence d’une betterave adulte et un système nerveux d’une subtilité avoisinant celle du porc commun, paraissent ne pas réaliser ce qui se passe et donc, comptent parmi ceux qui continuent de vivre comme si de rien n’était. Ils sont affectés aussi, comme tout le monde, mais eux ne le réalisent pas encore car ils ne le sentent pas. Certains initiés se surprennent même à penser que leur degré d’évolution et donc, de SENSIBILITÉ à la Grande Vie, se retourne contre eux ou, du moins, leur vaut, une fois encore, de compter parmi ceux qui doivent souffrir à cause de leur différence… Étant plus sensibles et donc capables de « capter » toute cette souffrance humaine inutile ainsi que toutes ces pensées détestables qui en sont à l’origine, ils sont donc ceux qui sont les plus aptes à réaliser ce qui se passe et à en ressentir une profonde affliction.

 

changement3Mais sachez que cela n’est ni une « punition » ni même causé par votre développement spirituel : ceci est tout à fait humain et légitime, car votre Soi Naturel (Votre Conscience d’origine) qui a toujours été plus évolué que la moyenne de ses semblables, est désormais apte à pressentir le Nouveau en plus d’espérer la mort de l’Ancien. Tout ce qu’il ressent est alors transmis à son extension, le « moi » objectif, la personnalité humaine terrestre, et ce transfert occasionne une lassitude énorme pour l’entité biologique.

Bien sur, vous lirez et entendrez de belles paroles de Paix, d’Amour, de Fraternité et de tout ce qui, désormais et depuis déjà quelques temps d’ailleurs, a été repris par les « Forces de l’Ombre » (comprendre « Tout ce qui s’oppose au nouveau, au progrès« ) afin de parler le même langage que la Lumière et réussir ainsi à tromper les plus fragiles d’entre celles et ceux qui aspirent au véritable bonheur.

Vous lirez et entendrez aussi de beaux Messages spirituels, dégoulinant de luminosité et nous exhortant à ne voir et à ne retenir que le beau et le bien dans notre vie et, bien entendu, de voir le Divin dans le regard haineux de celui qui nous tuerait pour prendre notre place au bureau ou à l’usine. Mais même tous les Moi-Idéalisés du monde les plus hypocrites de la vieille spiritualité, ne pourront nous faire oublier ce que nous vivons tous actuellement et encore moins nous faire croire que ce que nous vivons n’est qu’une simple projection intime (et donc isolée) de notre « paysage intérieur. » Nous ne pouvons pas tous projeter les mêmes fantasmes à moins, bien entendu, de ne projeter que la vérité (ce qui se passe et arrive vraiment.)

Bien sûr, rares sont ceux qui osent témoigner de leur véritable ressenti, car ils pressentent que, en dénonçant tout ce qui va de travers, ils vont être jugés, condamnés puis rejetés par ceux et celles qui placent l’excuse de « l’amour » avant la probité morale et s’abritent derrière le masque grimaçant de la « fraternité » pour mieux poignarder ceux qui font mine de suivre un autre chemin que celui du Mensonge Collectif. Voici les faits : Avant de mourir, l’Ancien désire entraîner tous les Héros du Nouveau dans sa chute inévitable.

Les gens paraissent être devenus subitement fous et il semble ne plus être possible de trouver une personne compétente dans la fonction, la responsabilité et le métier qui sont pourtant les mêmes qu’auparavant. Tout le monde est devenu distrait, saute d’un oubli à un autre, commet des erreurs grossières et démontre son inaptitude totale à la véritable communication. Sautant de quiproquo en difficulté à se faire entendre vraiment, un marasme social à une échelle au moins nationale, est en train de s’installer. Et chacun fait mine de ne pas le voir de peur de devoir l’affronter ou, pis encore, de devoir trouver des solutions viables.

Et pendant ce temps, les « penseurs positifs » et autres crétins au mental aberré par une spiritualité mal comprise et donc mal vécue, tentent vainement de nous faire croire que « tout est sous contrôle » (sic) et qu’il est nécessaire de demeurer positif ! Comme si l’être humain était subitement devenu capable de maîtriser son destin voire d’aider les autres à le faire et ce, après des siècles d’obscurantisme et de matérialisme éhonté !

 

Changement2Non ! Vraiment non ! Tout ne va pas bien et même si nous savons que ce qui se passe actuellement est un « mal utile » et le résultat inévitable d’un changement radical qui essaye de s’installer au sein de la conscience collective de l’humanité, force nous est de constater que, pour le moment, c’est surtout un bordel sans nom qui sur nous tous règne en Maître ! Dès lors, il est humain – pour ne pas dire naturel et légitime – de s’interroger, de craindre pour le futur et même, de se mettre à douter de l’intérêt réel de cette révolution des consciences ! Surtout au vue de ses prémisses ! Sans doute, tout ira mieux dans quelques temps, il est vrai, mais en écrivant ceci – et malgré que je sois convaincu du degré de véracité de ce que j’avance – la partie humaine de mon être ne peut s’empêcher de craindre, non pas pour l’avenir, mais… Pour la présente période de transition.

Car pour le moment, nous ne sommes pas encore rendus à ce « Demain » si extraordinaire et vanté par les ténors de la spiritualité sur internet ! Nous savons que nous sommes en train de vivre à une période charnière, certes mais pour le moment, ce sont nos doigts qui se retrouvent coincés dans cette charnière et, avouons que cela nous fait un peu mal ! Alors voici ce que disent les Êtres qui inspirent les psychologues ésotéristes, depuis leur Plan supérieurs de Conscience :

« Vous qui vivez cette époque formidable qui verra mourir l’ancien et naître le nouveau, s’il vous plaît, ne vous servez pas de cette Lumière qui s’en vient vers vous pour, une fois encore, vous voiler la face et vous soustraire à la puissance évocatrice de la vérité ! Ne dites pas que tout va bien alors que vos dents grincent la nuit, tandis que vous dormez et que, durant le jour, vous détournez régulièrement la tête pour vérifier si quelque ennemi ne se trouverait pas tapis dans l’ombre et prêt à vous sauter dessus dès que vous tournerez le dos !

Oui, c’est vrai que vous allez vers une époque de Lumière et de grande Réalisation mais sachez que, pour le moment, dans ce moment de votre conscience linéaire que vous devez vivre avec courage et honnêteté, il se trouvera autant de ténèbres que de Lumière et autant de crispation que de fraternelles accolades. Votre monde a toujours été un monde de contraste, de dualité et de luttes incessantes : croyez-vous vraiment que cela peut cesser comme ça, comme par miracle, voire du jour au lendemain ?

Allons, soyez sérieux en plus d’être raisonnables, car vous savez fort bien que l’on ne peut attendre de l’être humain qu’il réagissent favorablement à un changement majeur aussi définitif que celui qui se propose actuellement à la conscience collective de l’humanité.

Oui, nous l’affirmons ici et solennellement : Tout va bientôt changer !
Mais tout ne se passera pas sans quelques grincements de dents, l’ignoriez-vous vraiment ? Il est bon que vous demeuriez aussi enthousiastes, détendus et philosophes que possible mais par pitié, n’en voulez pas à votre humanité si cette dernière fait mine de se cabrer face aux épreuves qui s’en viennent et qui précèdent les changements futurs. Pour parler d’une manière franche et commune, ce sont vos tripes mêmes qui redoutent un futur qui leur est encore inconnu ! Et elles le redoutent avec toutes cette expérience traumatisante accumulée durant le Règne de l’Ancien !

Comprenez-vous nos paroles ? Ainsi, oui, essayez de demeurer positifs, comme le conseillent vos marchands de bonheur mais ne vous trahissez pas ! Ne mentez pas, ne mentez plus et cessez de vous faire croire que ce que vous ressentez vraiment ne correspond pas à ce que vous vivez effectivement, car cela est faux ! Demeurer serein et confiant est très différents de se voiler la vue et de redouter d’affronter le mal en face !
Mais vous savez déjà toutes ces choses, car vous ne sauriez vous les cacher sans préalablement les avoir connues puis redoutées ! Ce qui est attendu de vous, par votre propre Déité, pourrait se résumer à ces quelques mots :
Avant d’être Divins, Amis très chers, il vous reste encore à apprendre à être humains, véritablement !  »

Voilà qui devait être écrit et qui méritait de l’être. Voilà qui est fait !

 

Serge Baccino

 

Nous sommes, déjà !

main-droitePour la psychologie ésotérique, toute démarche spirituelle ou ésotérique débute depuis toujours par un « oups ! » En fait, ce que se propose d’atteindre un spiritualiste ou un ésotériste, ne peut pas être atteint ! Il ne peut pas être atteint pour la simple raison que le but envisagé au départ est déjà atteint et ce, bien avant le départ !  En effet, les initiés désirent « rejoindre Dieu » ou bien « se fondre en le Soi Divin » ou encore « connaitre les mystères de la création » (entre autres désirs.) Or, ils ne peuvent ni « atteindre Dieu » ni « se fondre dans le Soi Divin », car toutes ces choses-là, et bien d’autres, sont déjà réalisées, dès le départ ! Une main ne peut pas se fondre dans le bras, parce que c’est déjà le cas ! L’homme est non seulement « fait » de ce qu’il se propose idéalement d’atteindre, mais de plus, IL EST, et ce depuis toujours, cela même qu’il se propose d’atteindre. Et c’est bien pour cela qu’il n’y arrive pas et se retrouve souvent déçu et frustré dans sa quête initiatique.

 

saint-espritEn somme, c’est un peu comme si vous étiez un homme de 35 ans, nommé Lucien, et que votre rêve soit d’atteindre l’âge de 35 ans et de vous appeler Lucien ! Cela serait impossible, car déjà réalisé ! « Tout est fait d’esprit et l’esprit est Dieu» La texture ou l’essence même de l’homme est Dieu. L’homme fait donc partie intégrante de ce Grand Tout dans lequel il se propose souvent de « se fondre. » De fait, il ne peut réaliser une chose qui l’est déjà, ce qui le chagrine souvent et au plus haut point ! Très bien : Nous sommes « fait de Dieu » et nous sommes déjà ce Soi que nous nous proposions bêtement d’atteindre… Mais dans ce cas, comment cela se fait-il que nous soyons ignorants de ces faits pourtant extraordinaires ? Le mot exact est « inconscient. » Nous sommes simplement inconscients de ce que nous sommes déjà. Voilà pourquoi et en toute logique, nous n’en avons pas… Conscience !

 

L‘homme n’a rien à se rajouter pour devenir « plus Divin » : il est déjà aussi Divin qu’il lui est possible de l’être, soyez-en assurés. Toutefois, quelque chose l’empêche de réaliser cette vérité, ce qui le rend dépendant d’une recherche spirituelle qui, et dès le départ, est vouée à l’échec et pour cause ! Une précieuse indication est donnée dans le mot « inconscient. » Si l’homme est inconscient d’être Divin (ou « fait de Dieu », c’est à dire d’esprit), c’est que quelque chose lui ôte toute conscience de sa Nature véritable, de ce qu’il est « en esprit et en vérité. » Qu’est-ce qui prive l’homme de la conscience de sa propre divinité ? Réponse : Les processus mentaux (Karma Chitta, en sanskrit.)

Chacune de nos pensées, qu’elles soient engendrées par notre mental ou qu’elles soient « héritées » (éducation, enseignement), produit des sentiments et des émotions. Chaque pensée a donc son sentiment ou son émotion connexe, c’est-à-dire et plus simplement, qui lui est reliée.

Et ceci est une Loi du fonctionnement de l’esprit.

 

Hélas ! Nos processus mentaux et les émotions qu’ils produisent, brûlent énormément d’énergie. Énergie qui, d’ordinaire, devrait être employée pour soutenir, renforcer et déployer la conscience individuelle et, du même coup, la prise de conscience qui en résulte et qui se décline ainsi :

« Je Suis déjà tout ce que je me propose d’être et de devenir, mais je n’en avais pas conscience. »

Cordialement à toutes mes fidèles lectrices et à tous mes fidèles lecteurs,

 

Serge Baccino

 

La Tradition Primordiale

LA TRADITION PRIMORDIALE

 

 

Tradition PrimordialePresque toutes les écoles initiatiques prétendent qu’à la base des traditions humaines, existe une tradition première et « non-humaine » qui proviendrait d’un niveau de conscience largement supérieur à celui que nous avons atteint, même aujourd’hui. Il existe deux manières différentes de comprendre cette proposition : La manière formelle ou littérale et la manière informelle ou symbolique.

La première permet d’imaginer la venue, sur Terre, d’entités extraterrestres qui nous auraient offert une connaissance immense que nous n’avons pas encore réussie à intégrer, même de nos jours.

La seconde, informelle et symbolique, se réfère à des formes mentales supérieures, présentes dans notre conscience humaine ordinaire et que nous n’avons pas encore réussies à synthétiser vraiment ou à rendre manifeste, même de nos jours.

Une sorte de potentiel non encore exploité. Cette seconde version, plus aérée et moins partisane, nous permet de mettre temporairement de côté des notions qui ne sont pas acceptables pour tout le monde et qui pourraient priver des êtres intelligents par ailleurs, d’un intéressant sujet de réflexion. En effet, si la cette Tradition primordiale pouvait se résumer à :

« Un ensemble de formes mentales qui permettent à l’homme d’exprimer pleinement son potentiel créateur »

Il ne serait plus nécessaire d’y ajouter l’idée, discutable pour certains, d’une intervention non-humaine ou extraterrestre, ce qui rendrait immédiatement le débat moins équivoque et plus attrayant pour tous. Partant de la prémisse que « Toutes choses existent déjà en esprit », autrement dit que l’esprit possède un potentiel créateur illimité, il n’est pas difficile d’imaginer qu’il existe encore de très belles idées que l’être humain n’a pas encore réussi à rendre manifeste.

 

Plus l’homme évolue plus son mental s’affine et devient capable de produire ou d’exprimer des idées subtiles. Nous pouvons constater qu’il existe actuellement, sur Terre, des êtres d’une haute élévation morale, capables de vivre et d’exprimer l’harmonie. Nous pouvons constater également l’inverse, ne nous le cachons pas ! On peut rester « positif » sans devenir hypocrite ou aveugle pour autant.

De fait, nous pouvons en conclure deux choses : Il est exact que l’homme peut produire un très haut degré de maturité spirituelle et que ce niveau de spiritualité semble s’accroître au cours du temps, en fonction de l’évolution du mental humain. Il est tout aussi exact que tous les hommes ne manifestent pas ce même niveau d’élévation ou de maturité spirituelle.

 

ondes mentalesIl est BON que l’homme puisse évoluer mentalement. La preuve en est que la souffrance se manifeste sur terre par le biais de certains états d’esprit immatures, morbides et même destructeurs. Il est un fait que l’homme peut évoluer mentalement. La preuve en est que la souffrance se manifeste de moins en moins lorsque règnent sur Terre certains états d’esprit qui incarnent un plus haut degré de maturité. Nous pourrions donc accepter l’idée d’une sorte de Tradition Primordiale qui énoncerait ce genre de formule :

« Ce que l’homme pense, il le vivra, cela aussi longtemps qu’il le pensera. Le degré de maturité spirituelle d’un être se mesure à la qualité de sa conscience individuelle, qui elle-même dépend des formes spirituelles qu’il produit ou qu’il accueille puis, qu’il entretient ensuite dans son mental. »

Cela dit, si l’intervention d’intelligences extraterrestres est une idée qui peut vous inspirer plus avant, ne vous gênez surtout pas pour l’inclure dans votre besace ésotérique ! Ce n’est que pour la psy éso que « Seul compte le message contenu dans la bouteille, pas l’origine de la bouteille ni même le Messager. »

 

Serge Baccino

 

Le détachement

LE DÉTACHEMENT

 

Les spiritualistes modernes ont une compréhension désastreuse de ce concept ésotérique ! Que signifie ce terme « détachement » ? Et de quoi donc devrions-nous nous détacher, au juste ? Du bonheur ? Du plaisir ? De l’argent ? De tout ce qui rend la vie terrestre supportable une fois qu’on y est ? N’avez-vous pas la sournoise impression qu’on vous demande de vous détacher de tout ce qui est agréable et désirable ? A moins qu’il ne vous faille vous détacher de tout ce qui induit de la souffrance ? Tiens donc ! Et qu’est-ce qui induit de la souffrance ? L’attachement.

Ben voyons ! On ne sait toujours pas ce qui nous « attache » et ce qui nous « détache », en fin de compte. Qu’à cela ne tienne : il existe des gourous, des maîtres à penser et des institutions sérieuses à n’en plus pouvoir, qui se chargeront certainement de nous faire savoir de quoi il retourne. L’idée de détachement provient évidemment du désir de faire cesser la souffrance. Les Bouddhistes nous proposent de nous détacher du désir, qui selon eux est « à l’origine de la souffrance. » Cela sans même réaliser qu’un tel but ne peut provenir lui-même que d’un ÉNORME désir : celui de faire cesser la souffrance ! Gag !

 

Partons de la prémisse convenable que ce concept de détachement provient en droite ligne du désir (on ne peut plus légitime et humain) de faire cesser la souffrance. Il nous reste donc à définir cette souffrance, sa cause ainsi que la méthode qui permet de s’en libérer. De quoi souffrons-nous, pourquoi souffrons-nous et comment ne plus souffrir, en somme.

A la première question « de quoi souffrons-nous ? », la réponse est évidente : De dépendance à autrui. A la seconde question « Pourquoi souffrons-nous ? », la réponse est toute aussi évidente : Parce que nous pensons que nous dépendons des autres pour exister. A la dernière question « Comment ne plus souffrir ? », la réponse s’impose d’elle-même : Il faut cesser de penser et de croire que nous dépendons des autres pour exister.

 

deux facesA noter au passage : puisque comme le dit l’axiome « Tout est double et avance toujours par paires d’opposés« , il va sans dire que le contraire (ou l’opposé) de nos trois précédentes affirmations est tout aussi valable ! Nous devons aussi et absolument arrêtez de croire que les autres peuvent dépendre de nous ! Cela était implicite mais il nous a semblé utile de le mentionner tout de même. Nous pouvons à ce point présenter l’ébauche d’une méthode capable de nous libérer de la souffrance psychologique. Cette dernière doit faire appel à la logique, au bon sens ainsi qu’à la connaissance et à l’acceptation inconditionnelle des lois spirituelles impliquées. Et pour commencer, nous pouvons poser les bases de travail ou de réflexion suivantes :

La souffrance est un sentiment, pas une simple idée. Puisqu’elle peut être ressentie, c’est qu’elle n’est pas illusoire. Un sentiment provient toujours d’une pensée : la pensée est donc toujours à l’origine du sentiment de souffrance. Personne ne désire penser à ce qui le fait souffrir : la souffrance provient donc de formes mentales involontaires ou mécaniques. Toutes les pensées sont faites d’esprit : la souffrance trouve donc sa cause première dans l’esprit. L’esprit peut produire des pensées mais pas des sentiments : c’est donc en l’homme que se manifeste la souffrance. L’esprit peut produire toutes les pensées, sans distinction de formes ou de qualités : c’est donc au niveau de la conscience de l’homme que peut s’établir dans cette distinction (le discernement.)

    L’esprit ne veut ni ne désire quoi que se soit, car son rôle unique est de créer ; c’est donc à l’homme qu’il appartient de choisir les créations de l’esprit qui lui sont le plus bénéfiques, en fonction de sa volonté et de ses désirs humains et donc légitimes. Si la volonté et les désirs humains sont orientés vers un idéal de bonheur, la présence d’un sentiment de souffrance dans la conscience de l’homme, trahit également la présence de formes mentales contraires à cet idéal (croyances, superstitions.)
    L’homme ne peut être conscient que de ce qui se trouve dans son mental et qui est produit par l’esprit : la souffrance est donc engendrée par des formes spirituelles qui se trouvent dans le mental de l’homme, et nulle par ailleurs. L’énergie suit toujours l’attention mentale : en se concentrant sur les pensées qui produisent de la souffrance, on leur donne plus de force et de pouvoir encore. L’origine de la souffrance provient donc de l’attention mentale accordée à des idées qui contrarient l’idéal de bonheur. Pour faire cesser la souffrance, il suffit donc de SE DÉTOURNER de toutes les pensées qui contrarient l’idéal de bonheur, puis de se concentrer fermement sur leur opposé direct.

samskara2Nous voici à présent en mesure de formuler correctement notre technique appelée détachement ! « Le détachement consiste à se désintéresser de toutes les pensées qui produisent un sentiment de souffrance, pour orienter fermement l’attention mentale sur toutes les pensées qui génèrent le plaisir. Le plaisir est le contraire de la souffrance, et la présence de l’un de ses deux sentiments, contrarie ou annule la présence de l’autre. »

 

Serge Baccino

 

Vous avez dit tolérance ?

Que signifie « être tolérant envers autrui » ? Que nous allons devoir supporter sans trop faire d’histoire, l’expression du manque d’harmonie et d’intelligence des autres ? Vous me direz, la bouche en cœur : « Oui, mais si on aime une personne, on doit faire des efforts.. et bla, bla, bla ! » On doit quoi ? S’en prendre plein la gueule durant des années et se la fermer ? Et si nous commencions par tolérerNotre besoin naturel de paix, de joie, de plaisir et de liberté ?

Et si nous tolérions, aussi, notre part d’humanité, même si ses exigences nous font parfois honte ? Est-ce que la personne qui jouit de notre « tolérance » le serait également envers nous, tolérante, si nous faisions mine d’exprimer ce que nous ressentons à cause de son manque de maturité ? Essayez donc, vous m’en direz des nouvelles ! Alors quoi ? On tire à vue et sur tout ce qui bouge ?

Certes non ! Mais pour bien commencer à nous connaître, à nous accepter puis, peut-être un jour, à nous aimer vraiment « en l’état« , nous devons devenir tout d’abord intolérants envers… Nos propres schémas ! Surtout envers nos schémas apparemment « lumineux » (Moi-Idéalisé.)

 

Vous savez, ce petit ange, en nous, qui nous habitue, depuis des lustres, à toujours nous précipiter sur le meilleur rôle, celui du « Bien trop noble pour s’abaisser à ça« , fut-il celui de la victime, voire du martyr. Avouez que la simple idée qu’il nous faille supporter sans broncher les frasques continuelles d’une personne, cela sous le prétexte à la con que « nous l’aimons et qu’elle nous aime aussi ! » ressemble à s’y méprendre à un très solide schéma mental (conditionnement religieux et/ou social ou même orgueil déguisé en sagesse.)

Se montrer compréhensif voire indulgent envers les menus travers des êtres que nous aimons ET qui nous prouvent qu’ils nous aiment aussi, est bien entendu une saine manière de se comporter en société… Soit ! Cela dit, la chose ne doit pas devenir une excuse pour laisser s’exprimer le laxisme, la lâcheté ou toutes les formes sournoises de dépendances à autrui et de peur de perdre, qui sommeillent en nous. Nous sommes humains, la partie supérieure de notre âme (le Soi) est en voie de devenir divine mais elle est encore et surtout bien humaine !  Et l’Esprit en nous doit bien se marrer à nous voir nous tortiller en tous sens afin de réussir à nous faire croire que nous sommes encore plus saints et purs que le petit Jésus lui-même !

 

Soyons tolérants envers nous-mêmes ! Soyons PLUS qu’indulgents envers notre soif d’harmonie et paix. Soyons tolérants envers notre humanité, en un mot ! Et les autres, me direz-vous ? Mais quels autres ????

Eux sont déjà, et depuis des années, très tolérants envers eux-mêmes et nous l’imposent « avec amour et luminosité » ! Ne l’aviez-vous pas encore compris ? Pauvres de vous !

 

Serge Baccino

 

Le vrai Maçon

Nous avons tous un père et une mère biologiques. En tant que spiritualistes ou ésotéristes, nous avons également un Père et une Mère spirituels : L’esprit et la force vitale. Le premier nous permet de penser et consiste en le moule de tout ce qui est créé dans l’univers. Le second nous permet d’être vivant, de percevoir, de ressentir des émotions et de vivre tels des êtres sensibles et réceptifs. La Force Vitale ou « Pouvoir Divin » (Shakti, en sanskrit), est ce qui se précipite dans le moule spirituel formé par nos processus mentaux, pour leur donner vie, force et durée. Mais tout comme le jeune garçon doit tôt ou tard s’émanciper et se passer de la direction éclairée de ses parents terrestres, de même, le véritable initié devra un jour se passer des deux Principes Directeurs qui guidaient son existence.

 

A longueur de vie, nous entretenons des processus mentaux qui produisent ou induisent à leur tour des sentiments ou des émotions. Nous savons que toutes pensées et toutes émotions connexes, ne sont pas, loin s’en faut, positives et lumineuses (ou simplement agréables.) Pourtant, dans la Bible, il est écrit noir sur blanc : « Dieu est esprit » (Évangile de Saint-Jean, Ch. 4 v. 24) Mais si Dieu est esprit, et que c’est ce même esprit qui nous sert à penser, doit-on en déduire que Dieu accepte que sa propre texture puisse donner forme à des pensées négatives ? Auquel cas, Dieu est très large… euh… D’esprit ! Mais les pensées qui nous visitent sont-elles toutes intéressantes pour nous ? Comment définir les pensées que nous devons conserver, et celles que nous devons chasser, fussent-elles faites de Dieu (d’essence spirituelle, donc) ?

 

Eh bien ! Puisque chaque pensée est obligatoirement reliée à un sentiment (ou une émotion), pourquoi ne pas « goûter » chacune de nos pensées, c’est-à-dire juger librement de ce qu’elles nous font ressentir, puis de les virer sur le champ ou de les entretenir, selon le cas ? Mais pour se faire, encore faut-il être capable d’assimiler cette vérité : « Quoique je pense, quoique je ressente, je ne suis pas ce qui est pensé et ressenti, JE SUIS CELA qui pense et qui ressens toutes choses ! »

Si je comprends que JE SUIS la pure Conscience d’être (le Kristos), alors je peux comprendre aussi cette célèbre phrase attribuée à Dieu : « J’ai mis mon Fils au-dessus de moi »

 

Conscience4Si je suis la Conscience, alors je ne suis plus ni guidé par l’esprit, ni asservi par les formes mentales qu’il a permis de générer : Je suis Cela (OM) qui va SE SERVIR de l’esprit pour penser librement. Et donc, pour ressentir librement tout ce qui me procure de la paix, de l’amour et de la joie.  Oui mais…. Une minute, Docteur ! Si Dieu est esprit et que je me sers de ce dernier, est-ce à dire que je vais avoir le culot démesuré de prétendre me servir de… Dieu ? Je vous laisse le soin de répondre vous-mêmes à cette question et de réagir comme bon vous semble.

 

Serge Baccino