Archives de catégorie : Articles

Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Addenda au sujet de la réincarnation

avatar-Nounours2Dans ma dernière trilogie d’articles relatifs à mon passage chez «Bob vous dit toute la vérité», j’ai omis de mentionner certains faits et comme on me l’a fait remarquer, je me propose, par le biais de cet addenda, de compenser ce manque. La psychologie ésotérique enseigne que la personnalité a bien un commencement mais n’a pas de fin et qu’à ce titre, elle ne peut prétendre avoir de vies antérieures. En effet, ce qui débute à zéro ne peut avoir d’antécédents, même dans ce cas bien précis dans lequel «quelque chose» revient, comme évoqué plus loin dans cet article supplémentaire.

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paradigmePour simplifier mes explications un brin techniques, je vais prendre pour exemple la vie de deux personnes qui ont une « trajectoire spirituelle » (un vécu et des expériences) différente. Nous appellerons « Maurice » cet homme froid et matérialiste qui ne croit que ce qu’il peut toucher (voire détruire) et nous appellerons « Michel » cet autre homme qui, toute sa vie, a étudié l’ésotérisme et s’est exercé à être « le plus lui-même possible. » Or donc, Maurice vit durant 72 ans et sa vie est aussi sobre que sans intérêt. Il ne lui arrive jamais rien d’extraordinaire, il n’a jamais aimé, n’a jamais été aimé et n’aura servi à rien ni à personne. Bref, l’homme purement social et un être humain en dessous même du niveau lambda, qui n’aura même pas eu la bonne excuse de fonder une famille et qui croit que ce qui se trouve à l’extérieur et sous ses yeux, consiste en l’unique réalité. Maurice, comme des millions d’autres avec lui, avant lui et après lui, croit que dans la vie, si tu ne tires pas le premier, c’est l’autre qui t’abat d’une balle entre les deux yeux !

Maurice a eu un commencement, c’est-à-dire que lorsqu’il est né, il a été conçu à partir de l’âme unique qui permet à toutes les extensions d’un même Soi de se mouvoir (âme vient du Latin animus et anima, c’est à dire esprit et force vitale, pensées et émotions, soit tout ce qui anime un être humain et le rend actif et conscient d’exister.)

 

Changement2Partant de rien, la personnalité de Maurice s’est construite sur la base du subconscient maternel qui lui a permis de penser et de ressentir des émotions, certes, mais d’une manière conditionnée, car appartenant aux processus mentaux et aux émotions de quelqu’un d’autre (la mère.) Maurice a reçu, à sa naissance, une certaine « somme d’argent » qu’il devait ensuite faire fructifier afin de se créer un capital personnel, à savoir un état d’esprit (pensées, idées) et des états d’être (sentiments, émotions) qui soient vraiment à lui.

Mais comme il n’a pas compris « comment ça fonctionne », toute sa vie, il s’est contenté de « vivre de ses rentes », à savoir, reproduire l’état d’esprit maternel et ne connaître, d’émotions, que celles transmises par sa mère. Lorsque Maurice quitte son corps, il n’est toujours pas « quelqu’un » mais le simple duplicata de ses géniteurs. Comme il ne s’est pas créé sa propre individualité, qu’il n’est pas devenu « soi-même », autrement dit un Soi à son tour, il n’a pour option d’après-vie que ces deux choix :

1. Revenir sur Terre pour se réincarner et voir ainsi sa mémoire être effacée pour en hériter d’une autre et, cette fois, bosser sur ces matériaux de « prêts » pour se construire sa propre individualité.

2. Demeurer ce qu’il est et l’éternité durant.

Quelques-uns choisissent de « Revenir » et donc, de mourir pour la seconde fois. Et s’ils choisissent de revenir, c’est pour réussir, cette fois-ci, de se construire une véritable identité spirituelle, assez forte et intéressante pour justifier une existence éternelle. Mais est-ce, dès lors, une réincarnation ? Non, ce n’en est pas une, car ce qui fut Maurice, en s’incarnant la première fois, est effacé (ou « meurt ») et à sa place apparaît une extension qui, une fois encore, n’a aucune antériorité et devra se construire elle-même en cours d’incarnation

Et cette nouvelle personnalité naissante, sans aucune antériorité, y parviendra peut-être en prenant pour base de travail, l’héritage génétique et spirituel de ses parents (et surtout le subconscient partagé de la mère, donc.) A nouveau ! C’est toute l’histoire qui recommence et en cas de « récidive », autant de fois qu’il le faudra pour obtenir une véritable identité spirituelle, un véritable Moi qui, une fois hors de la chair, deviendra alors un Soi à part entière, capable, à son tour, d’envoyer des « portions de lui-même » (extensions) au sein même de la matière et dans des corps de chair d’enfants à naître. Certains s’y essayent trois ou quatre fois !

 

influence-distanceEt en ce qui concerne Michel ? Pour ce dernier, les choses sont très différentes et bien plus simples en vérité ! Michel a employé d’une manière appropriée et intelligente, l’héritage culturel, génétique et spirituel de ses ascendants et à force de comparer ce qu’il vivait, pensait et ressentait avec ce que toutes ces choses faisaient naître en sa propre conscience personnelle, il en est arrivé à savoir faire le tri entre ce qui venait du « prêt » initial et ce qu’il avait lui-même construit, c’est-à-dire un état d’esprit, une sensibilité et une manière de concevoir la vie, les choses et les êtres, DIFFÉRENTS de tout ce « matériel » mental et astral se trouvant dès le départ en lui. Comme beaucoup d’autres avant lui, Michel s’est demandé, de très nombreuses fois, comment il pouvait être à la fois celui qui veut une chose, et cette « voix » lui parlant dans la tête et lui intimant de faire le contraire !

Comment pouvait-il désirer une chose avec force et avoir honte à la seule idée de la posséder, par exemple ? Et un jour, il en est arrivé à la seule conclusion logique, à l’expression de la plus stricte réalité : une des deux versions de son propre être n’est pas la bonne et doit être ignorée puis carrément effacée de la mémoire vitale qui forme son identité.

 

Alors, le jour où Michel quitte son corps de chair, il se retrouve de l’autre côté et se voit félicité par ses semblables, car il est «sorti de la Matrice», de cet inconscient collectif qui, en son temps, l’avait sustenté et aidé à se construire une véritable individualité. Et dès lors, Michel peut devenir son propre Soi (ou terminer ce qui avait été commencé sur Terre), car à présent il possède une chose précieuse, une chose sans prix : Lui-Même ! Et cela oui, mérite d’être vécu et expérimenté l’éternité durant ! Si vous avez des questions, je suis à votre disposition, sur mes pages Facebook uniquement.

 

Serge Baccino

 

L’Occultisme ? Qu’est-ce que c’est ?

Occultisme2Ce mot vient du latin occultam et signifie caché. Les Occultistes sont de grands enfants : ils adorent couper les cheveux en quatre ! Non satisfait des difficultés inhérentes à la maîtrise de l’esprit humain, ils cherchent à atteindre des niveaux de maîtrise spirituelle carrément surhumains. Si vous en doutez, lisez un peu les bouquins de la Société Théosophique, écrits vers les années 1875-1930 ! Lorsqu’on constate les difficultés à être un homme digne de ce nom, on n’est guère tenté par des niveaux de réalités probables qui ne concernent que ceux qui n’ont plus envie d’être des hommes ! (On se demande pourquoi.)

En fait de « caché », les occultistes adorent se prendre la tête (et celles des autres) en laissant entendre qu’il existe de « hauts secrets » qui ne sont révélés qu’à des êtres correctement préparés par des Entités éblouissantes qui n’ont que cela à faire, de nous cacher la vérité. Le seul secret vraiment digne de ce nom pourrait se résumer ainsi :

Pourquoi cette manie de tout rendre compliqué, mystérieux et secret, alors que la vérité la plus simple et la plus évidente, se trouve déjà au plus profond de l’homme ?

 

OccultismeEn nous montrant un brin psychologues, il est aisé de deviner ce qui se cache, comme schémas mentaux, derrière cette manie de voir des mystères et des secrets là où il n’en existait pas, auparavant. Lorsque l’homme se sera décidé à acquérir plus de maturité, il cessera d’éluder sa souffrance et de compenser le manque d’amour mûr par la concentration sur des mondes idéalisés qui n’existent que dans son propre esprit. Désormais, il n’existe quasiment plus de véritables occultistes, car la plupart ont compris que pour éviter de se casser la gueule en marchant sur un trottoir, le mieux était encore de cesser de regarder en l’air tandis que l’on marche toujours sur Terre et avec nos semblables. Merci de ne jamais confondre ceux qui cherchent à relancer cette mode désuète, avec le véritable ésotérisme !

 

Serge Baccino

 

Religion ou Reliance ?

religions02Mot d’origine latine (religaré) qui signifie «relier.» (Même sens que la racine Sanskrite «gur.») Si le but des religions est de relier l’homme à Dieu, on est en droit de se demander par quel mystère insondable les voies du Divin passent nécessairement par une hiérarchie purement humaine ! La meilleure façon de se relier à une chose, c’est encore d’avoir l’opportunité d’une RELATION DIRECTE qui ne passe par aucun intermédiaire, fut-il autorisé par le Pape Lui-Même ! Si le but des religions est de relier l’homme à ses semblables, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est raté !

Si la religion pouvait unir les hommes, il n’en existerait qu’une seule et elle serait largement suffisante pour les réunir tous. Si le but des religions est de relier l’homme à lui-même, alors les religions devraient plus parler de l’homme que de Dieu. Mais si le but des religions est de relier l’homme à des états d’esprit basés sur la peur, l’abus de pouvoir, l’intolérance, le fanatisme, l’injustice, la médiocrité et l’ignorance, alors les religions sont parfaites telles qu’elles sont et ne doivent surtout pas changer !

En laissant de côté une certaine hypocrisie vaguement démagogique qui sévit dans les milieux qui se prétendent «spiritualistes», on est en droit d’affirmer ceci : Si la liberté d’expression implique le fait que chacun est EN DROIT d’affirmer haut et fort ses croyances, cette même liberté implique également le fait que ceux qui ont LES YEUX OUVERTS ont également ce même droit de s’exprimer, même et surtout si ce qu’ils expriment DÉRANGE ceux qui défendent farouchement leur propre liberté. Aux dépens de celle des autres, évidemment !

 

religion2Certaines programmations mentales ont la peau dure ! Parmi ces dernières, celle qui consiste à croire qu’il est de bon ton de faire semblant de respecter les aberrations mentales des autres est de loin la plus hypocrite de toutes. Lorsqu’on respecte vraiment une chose, on ne la met pas de côté : respecter les croyances des autres est une manière à peine déguisée de les mépriser en secret. Voyez toutes ces tentatives de réunifications œcuméniques qui sont à faire pleurer tellement qu’elles dégoulinent d’hypocrisie et de fausse tolérance. La peur d’être taxé d’intolérant, de raciste, d’esprit étroit ou simplement de se faire descendre en flèche, socialement parlant et le plus rapidement possible, poussent certains esprits remarquables par ailleurs, à se manquer de respect sans même le réaliser.

Les hommes intelligents de notre époque qui écrivent sur la spiritualité, n’oserait jamais se référer aux diverses religions sans ajouter un hypocrite : «Mais je respecte les croyances de chacun…» Mais ce qu’ils pensent, en réalité, ressemble à s’y méprendre à ceci : « Je n’ai d’ailleurs pas le choix, du moins si je désire, moi-même, être faussement toléré par les autres ! »

 

relianceQu’ils cessent donc de dire ou d’écrire l’inverse de ce qu’ils pensent et qu’il réalisent enfin que ce qu’ils respectent en fait, ce sont LES HOMMES et non les âneries monumentales que professent les programmations mentales de certains d’entre eux. Et si cette dernière tirade dérange, tant mieux ! Nous croyons qu’elle n’est pas plus dérangeante, stupide ou sujette à caution, que le fait de suivre d’autres hommes pour arriver à ce qui se trouve déjà en Soi depuis toujours. Et si ces mots écrits provoquent quelque scandale, ils ne provoqueront sans doute pas autant de guerre et de bains de sang que la plupart des religions. Et toc !

 

Serge Baccino

 

La Hiérarchie Ésotérique

Ces termes, il est vrai, peuvent sembler suspects à plus d’un titre et laisser entendre qu’il existe une hiérarchie chez les hommes. Ce genre de concept peut évidemment donner naissance à des débordements et des abus en tout genre mais force nous est de reconnaître qu’il existe VRAIMENT, dans la nature de l’homme, une telle hiérarchie. Il est facile de constater que certains états d’esprit induisent des effets hautement négatifs et destructeurs, tandis que d’autres états d’esprit induisent des effets positifs et constructifs pour l’homme. C’est cela qui consiste en la véritable Hiérarchie Ésotérique : le degré de créativité des formes mentales et des sentiments connexes qui animent une individualité consciente et qui font d’elle ce qu’elle est exactement.

Il n’existe en cela aucun passe droit et personne ne peut se prétendre supérieur à un autre du seul fait de ses connaissances ou de ses possessions, fussent-elles spirituelles. La Hiérarchie Ésotérique est une hiérarchie « de fait » : on reconnaît toujours l’arbre à ses fruits et non à ses prétentions de produire de beaux fruits. Ce ne sont pas les individualités conscientes qui sont concernées par cette hiérarchie mais bien le niveau de créativité des formes mentales qui sont produites, accueillies et entretenues par ces mêmes individualités.

Plus simplement, c’est CE QUE PENSE ET RESSENT un être humain, qui le positionne d’office au sein de cette hiérarchie et non ce qu’il est vraiment, en esprit et en vérité. Si la Conscience de Soi ne souffre aucune classification (puisqu’elle est la même pour tous les êtres), les différentes prises de conscience qui découlent des divers processus mentaux peuvent être classés selon leur degré de pureté d’intention, de sagesse, de créativité et d’utilité pour la collectivité.

 

Le terme de « hiérarque » est impropre pour décrire les êtres qui ont atteint un très haut degré de connaissance et de compréhension. Leur position qui découle de la qualité de leur mental et des formes spirituelles qu’il produit, ne leur donne aucun droit sur les autres individus, même les plus ignorants. Cela les place juste dans une position de Service général à autrui ou à un quelconque collectif. D’ailleurs, sur Terre, ce devrait être le cas pour les chefs, les patrons, les maires, les hommes de lois, les Ministres et le Président de la République. Sans commentaires !

Le plus grand devrait être avant tout le plus grand serviteur !

Mais nous savons que ce ne pas le cas et que de telles fonctions sont prisées non seulement en rapports des avantages et bénéfices qu’elles rapportent par ailleurs mais aussi, en rapport avec l’ascendant psychologique indéniable que de telles fonctions offrent sur tous les autres, ramenés de ce fait à un rang inférieur. La vérité ne souffre aucune discussion une fois énoncée. C’est parce que tout le monde sait pertinemment que la recherche d’une position sociale élevée masque un besoin compulsif de pouvoir et de prestige personnel, que les gens qui découvrent cette idée de Hiérarchie Spirituelle s’en trouvent le plus souvent choqués. Ils refusent de croire que les Dieux et les Anges sont aussi pourris qu’ils ne le sont eux-même, en somme !

Cela dit, ceux qui rêvent de faire partie de cette hiérarchie spirituelle, avec l’idée que cette dernière leur permettra de détenir plus de pouvoir sur les autres, se préparent à d’amères désillusions ! Et c’est bien fait pour eux. Et toc !

 

Serge Baccino

 

Actualité ou réalité ?

L‘un des sujets récurrents de la psychologie ésotérique est celui qui concerne la différence exacte existant entre l’actualité et la réalité. Nombreux sont ceux qui buttent sur ces deux concepts, surtout au tout début mais il est primordial d’en saisir pleinement les différences, ainsi que les diverses subtilités, surtout si on se prétend ésotériste et/ou si on se propose d’accompagner (aider, coacher) d’autres individus. Bien que ce sujet puisse mériter un plus long développement, attendu qu’il fait partie intégrante de nos Cours Privés par correspondance, je vais me contenter de placer ici un bref résumé de ce sujet passionnant qui « explique » pas mal de phénomènes physiques et psychiques apparemment « mystérieux. »

 

L’ACTUALITÉ

 

planete terre-femmeL’actualité est ce qui existe indépendamment de notre prise de conscience personnelle. Il s’agit de tout ce qui se passe à notre insu, sans que nous en soyons informés ou conscients. Dans l’actualité, les planètes tournent, des enfants naissent et des adultes meurent tandis que des avions décollent d’un aéroport ou d’un autre, de partout sur cette Terre. Mais nous ne sommes conscients que de cette réalité qui se résume à tout ce que nous sommes capables de percevoir, en nous et autour de nous. Pour les psychologues ésotéristes ou « psy éso », les choses vont un peu plus loin : Notre réalité personnelle peut être largement influencée voire conditionnée, par tout ce que nous croyons, par notre éducation, notre religion ou même nos peurs de certaines vérités qui pourraient déranger notre petit confort mental intime. Ainsi, n’est considéré comme réel que ce qui existe en fait, là, sous notre nez et que ça nous conviennent ou non, que cela correspondent à ce qui se trouve déjà dans notre tête ou pas. Les psychologues ésotéristes ne retiennent que l’actualité consciente, c’est-à-dire ce dont nous pouvons être conscients mais sans chercher à adapter cette actualité ou à la faire coïncider à nos critères individuels.

 

LA RÉALITÉ

 

Notre « réalité » consiste en tout ce dont nous réussissons à être conscients. En fait, il n’existe aucune différence entre ce que nous supposons « réel » et ce qui existe vraiment, dans l’actualité (en fait.) L’esprit étant créateur, tout ce que nous pensons et aussi réel pour nous que si c’était véridique ou si ça existait vraiment. En effet, comment être conscient d’une chose qui n’existe pas au moins pour nous et… En esprit ? Par exemple, une femme peut penser que son mari la trompe. Ceci est pour elle une réalité mais, dans l’actualité, c’est-à-dire concrètement, dans les faits, il est possible que son mari lui soit toujours fidèle. Ce dont nous pouvons avoir conscience, dépend donc de deux facteurs principaux, et forme notre réalité la plus immédiate :

 1. Ce que nous percevons à l’aide de nos cinq sens objectifs et…

2. Ce que nous pensons et ressentons comme étant « réel », et qui consiste, en fait, en les mouvements créateurs de notre propre esprit (Karma Chitta, en sanskrit.)

Seule l’actualité consciente (ce qui existe et qui n’est pas influencé par nos propres conditionnement mentaux) est intéressante et digne d’un réel intérêt, pour le psy éso.

(Extrait du Lexique de la Psychologie Ésotérique.)

 

Serge Baccino

 

La culpabilité méthode moderne pour manipuler ?

Un sentiment de culpabilité feint et exprimé en présence d’un tiers, serait-il un moyen supplémentaire de manipuler nos proches ? Apparemment, cette seule idée devrait nous révolter, et pourtant ! Mais si cette méthode existe, nonobstant nos divers états d’âme, ne devrions-nous pas nous instruire à son sujet, ne serait-ce que pour vérifier si nous n’en faisons pas nous-mêmes les frais ? La psy éso nous enseigne que peu importe si la vérité peut s’avérer cruelle, blessante, traumatisante ou seulement perturbante : si on décide de nier ce qui est, sous prétexte que ça ne correspond pas à notre vision idéale des choses et des êtres, alors nous sommes en danger. En danger de nous abuser nous-mêmes, tout d’abord, puis d’aider les autres à le faire encore mieux puisque avec notre aide voire notre bénédiction ! Que pouvons-nous dire au sujet de cette méthode qui se sert de la culpabilité pour parvenir à certaines fins peu recommandables ?

Et d’abord, en quoi le fait de culpabiliser pourrait nous permettre d’influencer les autres à leur insu ? Pour répondre à ces questions, il faut partir d’une prémisse correcte et qu’il vaut mieux ne pas sous-estimer. Cette prémisse se résume au fait que, en l’occurrence, le sentiment de culpabilité est FEINT et non sincère et honnêtement ressenti. Ce qui change immédiatement la donne et induit les résultats du jeu avant même que ne débute la partie. Très bien, mais en quoi le fait de feindre la culpabilité pourrait-il nous être utile et s’avérer efficace ? Et efficace pour… Quoi ?

La réponse est évidente, surtout si on se souvient que la personne lambda n’a aucune envie de changer ni d’ailleurs assez de force et de volonté pour le faire ! N’étant pas disposée à changer ou à évoluer seulement, dans le domaine du relationnel, il devient alors bien plus aisé de comprendre l’importance d’une culpabilité feinte et renouvelable à volonté. Prenons un exemple concret.

 

Monsieur et Madame Comgeteplin ont un enfant de 17 ans qui est d’une rare fainéantise et qui n’a aucune envie de s’adapter à la vie sociale, professionnelle ou même familiale. Pour lui, vivre se résume à manger, dormir, jouer à la console de jeu sur la télé du salon et râler lorsque son jean dont la fermeture éclair touche ses genoux, n’est pas propre à temps pour sortir avec ses potes et aller se souler dans un bar jusqu’à vomir sur le comptoir. Un jeune homme moderne, très cool et ordinaire, en somme. Cet authentique spécimen d’humanité laborieuse, on va le nommer Stephen (sa mère adore les feuilleton américains, que voulez-vous.)

Stephen en a vraiment ras le bol de s’entendre dire qu’il doit changer, évoluer, faire des efforts, s’adapter ou pire que tout, qu’il doit aussi « penser aux autres » (Mais quelle horreur !) Même si les diverses tentatives plus ou moins adroites pour le faire réagir ont échouées (tenter de faire appel à sa fierté, à sa pitié ou encore essayer de lui faire honte, etc.) ses parents continuent à lui mettre la pression pour essayer de réformer son comportement jugé inadmissible. Les parents sont si exigeants, que voulez-vous !

 

Stephen a remarqué un jour une chose : les gens qui se croient intelligent et évolués, ont une peur bleue de ne pas assumer dans leurs rôles d’hommes et de femmes dignes de ce nom. Et quand ils réalisent leur échec en ce domaine, ils se mettent à culpabiliser comme des malades et cela, au point de faire presque pitié. Alors une lueur de quasi intelligence apparait dans le regard bovin de Stephen : il va faire semblant de culpabiliser à la moindre faute pour voir ce que ça donne. Le lendemain, sa mère lui fait des remontrances dès le petit déjeuner, qu’il prend chaque jour de bonne heure, c’est-à-dire entre onze heures trente du matin et treize heures de l’après-midi.

Mais voici un changement inattendu dans le comportement de Stephen ! Ce dernier baisse la tête et assure à sa mère qu’il a honte de son comportement, qu’il culpabilise un max et qu’il lui promet de tout faire pour mériter son amour et son respect. Prise de court, la mère lui bredouille qu’il est inutile qu’il culpabilise et qu’elle l’aime comme il est, car il est son fils. Elle lui demande juste de faire de son mieux à l’avenir, chose que le morv… son fils  s’empresse de lui promettre.

Stephen se précipite dans sa chambre, ferme la porte et jubile comme un malade : « Yessssssssssssss ! ça marche, je lui ai fait fermer sa yeule à le tepu ! » (traduit du Djeun moderne.) Que s’est-il passé, au juste ? Il s’est passé ceci :

En faisant mine de culpabiliser et en aggravant le problème, au lieu de le nier ou de s’en défendre, une personne assez adroite et manipulatrice, pourra ainsi forcer les autres à relativiser ou à minimiser l’erreur ou la faute commise.

 

En effet, qui serait assez lâche pour frapper une personne à terre, qui avoue humblement sa défaite et promet de s’amender ? Hum ? La technique en elle-même est imparable autant que diabolique. Et sauf cas exceptionnel, elle fonctionne à tous les coups et sur tout le monde. Résultat, les autres vont non seulement se calmer et cesser de mettre la pression pour obtenir ce qu’ils désirent mais de plus, ils vont eux-mêmes revoir leurs attentes à la baisse ou même considérer qu’ils ont atteint leur but : faire changer d’avis l’autre, lui faire promettre de changer. Voyez-vous où peut mener le vice humain ? Il peut aller jusqu’à détourner un sentiment authentique et en faire une arme efficace contre tous ceux qui ont un peu de cœur et qui se disent raisonnables. Voilà en résumé comment se présente cette méthode de manipulation. Son but est double (comme tout.)

1. Le premier et le plus important : Ne pas avoir à changer, en fin de compte. (Culpabiliser devient récurrent et fait office de transformation intérieure, de promesse de devenir, en somme.)

2. Faire diminuer voire cesser la compulsion d’autrui, de ceux qui désirent nous voir changer et qui n’ont de cesse de nous encourager en ce sens (Une manière efficace de les faire taire, en gros.)

 

Et si ça marche ? Eh bien l’âme gagne une chose assez terrible : elle se prive du plus sûr moyen d’être aiguillonnée pour avoir un jour l’envie, la volonté et la force d’évoluer. Cette technique est anti-évolutive ou anti-karmique, si je puis dire ! En effet, lorsqu’une personnalité l’emploie, sa vie devient contreproductive, car elle se coupe du Courant animique et ne peut plus compter sur la force d’opposition, l’une des plus puissantes et capables d’induire de véritables et durables transformations en l’âme humaine. Bref, avec cette technique de manipulation, une personne flingue définitivement (pour une vie) sa propre évolution et « loupe » du même coup sa mission terrestre en cours. Excusez du peu ! Mais là n’est pas le plus grave, hélas ! Car après-tout, chacun est libre de se flinguer d’un point de vue spirituel, si cela lui fait plaisir.

Toutefois, attendu qu’une telle technique nécessite l’accord tacite -même si inconscient- d’une ou de plusieurs autres personnes (celles qui se font leurrer, donc), ces mêmes personnes se retrouvent alors mêlées à cette aventure et doivent en partager la responsabilité karmique (le fait de partager un état d’esprit identique ou complémentaire en d’en vivre le contenu formel.)

Vous mesurez mieux le problème, là ? Si vous désirez disserter sur ce sujet ou poser des questions, je suis à votre disposition. Souvenez-vous, néanmoins, que la psy éso ne considère pas cette notion de « Karma » de la même manière que ce que j’appelle  » l’ésotérisme industriel  » !

 

Serge Baccino