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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Pour en terminer avec l’effet miroir

effet miroir3Ceux qui abordent en touristes spirituels (et ils sont légion) les arcanes sacrées de l’ésotérisme, buttent très rapidement sur certains concepts psychologiques qui réquisitionnent toute leur attention. Non pas qu’ils buttent dessus par manque d’instruction ou de capacités mentales, mais plutôt parce que certains sujets de la psychologie ésotérique, tombés dans le domaine public d’un ésotérisme de Supermarché, leur permet de SE MENTIR encore mieux ou avec quelque efficacité technique supplémentaire.Il en va ainsi du fameux « effet miroir. » Vous savez, en gros, c’est cette idée qui énonce que : « Si tu vois tel défaut en moi, c’est que tu le portes en toi et le projette sur moi ! » 

Cet effet miroir est donc on ne peut plus PRATIQUE pour échapper, sinon à ses propres responsabilités, du moins au regard perçant de certaines personnes auxquelles on ne la fait pas. En effet, qui osera ensuite émettre une critique, sachant que l’autre détient la botte secrète du « C’est celui qui dit qui l’est » ?

 

 

 

effet miroir2Au départ, ce sujet de l’effet miroir devait servir ponctuellement à expliquer certaines ruses que l’ego transmet au Moi-Idéalisé. Par exemple, une personne qui se ment et refuse de se voir en face, sera forcée, par son Être Intérieur, à ne rencontrer que des gens qui expriment d’une manière exagérée ou outrancière, le même défaut que cette personne désire voiler ou carrément éluder.   Le Soi (Naturel ou Humain) désire généralement apprendre et comprendre de quoi il retourne.

S’il n’est pas trop têtu (ce qui arrive parfois), il ne craint rien ni personne et ne peut donc éviter une preuve sous le prétexte qu’elle pourrait lui déplaire. Par contre, lorsque un Soi a décidé une chose, qu’il est sur de lui, il devient largement improbable de réussir à le faire changer d’avis.

 

 

 

Donc, si un Soi décide que son extension (la personnalité terrestre) doit se débarrasser d’un trait de caractère quelconque, il lui mettra une pression extérieure et intérieure pas possible dans l’espoir de la voir se réformer vraiment. Si la personnalité opte pour le mensonge et le déni (9 cas sur 10), le Soi n’aura d’autres recours que de se servir de ses facultés psychiques relativement étendues, pour faire intervenir, dans la vie de la personne terrestre, des agents karmiques externes, comme on disait avant, à savoir des personnes qui entretiennent le même trait de caractère mais en plus exagéré.

Le Soi espère que sa personnalité va se faire B… avoir (lol) et sera forcée de se concentrer sur le problème au lieu de le nier ou de le fuir. En effet, critiquer autrui est chose aisée et semble nous concerner en rien, n’est-ce pas ? Manque de bol, cela revient à se faire avoir en beauté, en fait !
Quelques explications s’imposent.

 

 

 

regarder en faceQue désire le Soi, au départ ? Que la personne physique accepte de regarder en face un trait de caractère qui peut lui nuire ponctuellement dans sa mission terrestre (et non pas dans l’absolu, merci d’en prendre note.) Puisque la personne fuit ses responsabilités, le Soi lui fait rencontrer -presque exclusivement- des gens qui entretiennent le même état d’esprit morbide, sachant que la personne ne résistera pas à l’envie de dénoncer au-dehors un problème qu’elle s’ingénie à cacher au-dedans.

Le Soi emploi donc une forme de ruse psychologique pour obliger la personne à VOIR et à DÉNONCER… son propre schéma ! Pas mal, non ?

 

 

 

effet miroirÉvidemment, les personnalités, mais pas sans exceptions (on verra ça plus loin) tombent dans le panneau et se font rouler de première !
Donc, le fameux «effet miroir» est en fait une astuce psychologique pour pousser une personne à dénoncer, à l’extérieur, une chose qu’elle ne pourra plus, par la suite, conserver à l’intérieur. Ce qui est dénoncé est dénoncé et le subconscient n’aura alors d’autres recours que de faire remonter à la surface le problème occulté préalablement, et ce, afin qu’il soit traité par la conscience de veille ou objective (le «moi» conscient ou objectif.)

Si une fois remonté à la surface (du conscient), la personnalité choisit de poursuivre dans le déni, la souffrance apparaît alors et devient exponentielle ou proportionnelle au degré de résistance ou de déni. Il s’agit là de l’expression d’une simple Loi Spirituelle, et non de quelque «punition karmique», comme le croient encore tant d’infortunés étudiants d’un ésotérisme bon marché.

 

 

 

karma7A présent, voyons ce qu’il en est pour toute personne qui ne tombe pas sous le coup de son propre «karma» (comprendre «de sa façon de penser et de vivre en fonction de ce qu’elle pense») ou, si vous préférez, pour les gens qui connaissent leurs limites, les acceptent de bonne grâce et tentent même de se réformer à leur propre rythme. Leur Soi n’en attend pas plus, d’ailleurs. Outre les gens concernés par l’effet miroir, il existe donc deux autres catégories d’individus : ceux qui acceptent leurs limites et en reconnaissent l’existence en eux, et ceux qui n’ont pas besoin de les accepter puisqu’elles n’existent pas ou plus, en eux.

 

 

 

perfectionAttention ! C’est ici qu’il faut faire montre de discernement et d’intuition !
Je ne dis pas qu’il existe des gens «parfaits» qui n’ont plus aucunes limites humaines; je dis simplement qu’il existe des gens qui sont devenus parfaitement ce que leur Soi attendait d’eux !
Merci de savourer la magnifique nuance ! Smile  Autrement dit, nous avons d’un côté des gens qui sont au courant de leurs limites (uniquement celles qui gênent l’expression de leur Soi) et qui sont «en cours de traitement», si je puis dire, puis ceux qui n’ont en eux aucune des limites qui pourraient poser problème à leur Soi et pour cette vie donnée.

Ils ont d’autres limites, certes, mais ces dernières sont secondaires ou acceptables et ne peuvent en aucune façon les faire chuter durant leur présente trajectoire terrestre. Est-ce assez clair exposé ainsi ?

 

 

 

Pour en terminer avec le sujet, certains vous diront que les Maîtres font exception à la Règle (de l’effet miroir) et qu’ils sont capables de voir un défaut chez les autres sans le posséder eux-mêmes… Cette façon de penser, en plus d’être typiquement enfantine ou immature, ne rend pas service à ceux désignés sous le vocable de Maîtres, car elle les place à un niveau qui les éloignent de leurs frères en humanité, ce qui est exactement l’inverse de leur but premier ! Pour commencer, les Maîtres ne voient pas «les défauts» chez autrui mais uniquement les traits de caractère qui pourraient leur nuire au cours de leur Quête personnelle.

Bien sur, il existe des déviations spirituelles qu’il vaut mieux apprendre à réduire ou mieux, à supprimer carrément. Mais le terme «défaut» est un mot pratique qui désigne ce qui, en nous… Agace surtout les autres !

 

 

 

Observez bien autour de vous et écoutez bien les attentes frustrées de vos proches et vous verrez que c’est exactement ça. «Tu ne fais pas assez ceci» ou tous les «Tu fais trop cela», vous connaissez ? Or, ce qui agace autrui peut s’avérer être notre don le plus précieux pour cette vie et provenir en droite ligne d’un Attribut Divin offert au Soi, c’est à dire ce quelque chose qui se réincarne de vies en vies, créant à chaque fois une personnalité différente. Les Maîtres sont devenus capables de percevoir ce qui pourrait gêner l’expression du Soi en eux. Du même coup, ils sont devenu capables de porter le même Regard objectif sur autrui.

 

 

 

Rien de plus simple à comprendre, en fait. Si je suis capable de réparer ma voiture à tous les coups et pour n’importe quelle panne, alors je serai capable de réparer la voiture de mon voisin si elles est exactement du même modèle. Vous voyez ce que je veux dire ? Les Maîtres passent souvent pour des êtres exceptionnels alors qu’en réalité, ils sont passés Maîtres dans l’Art de ne plus résister à leur Dieu, et c’est cela qui est exceptionnel !  Smile

 

 

 

 

Serge Baccino

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(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)

Réactualiser nos mensonges

mensonge-femmeEssayons de comprendre pourquoi le mensonge existe…
A quel moment un être humain ressent-il le besoin de mentir ? Lorsqu’il pense que la vérité pourrait se révéler cruelle, blessante ou entraîner quelque terrible conséquence, non ? Sans nul doute. Mais est-ce toujours le cas ?

Est-il possible que la peur de souffrir pousse les êtres à mentir «par défaut», c’est-à-dire à transformer le mensonge et une manière pratique de ne pas (trop) souffrir ? Car dire que la peur de la vérité pousse au mensonge ne suffit pas à expliquer les faits. Il faut préciser aussi que la vérité devient, aux yeux des gens et au cours des siècles, synonyme de punition ! Le mensonge devient donc une seconde nature, les années passent, et l’être humain excelle chaque année un peu plus dans l’art de cacher la vérité aux autres.

 

 

 

 

mentir2Et il y parvient d’ailleurs si bien qu’avec le temps, les autres lui renvoient le reflet de son manque de probité morale, et voici notre pauvre humain qui commence à croire en ses propres mensonges ! Il finit par s’abuser lui-même et ce qui était tout d’abord un acte conscient et donc, volontaire, devient réaction inconsciente puis… Nouvelle vérité ! En clair, pour certains êtres, le mensonge est devenu leur seule réalité, leur seule vérité connue et surtout acceptable. Soyons logique : il ne peut être question de mensonge sans qu’il y ait conscience de l’acte. Il n’est pas possible, en temps ordinaire et pour un être normalement constitué, de « mentir inconsciemment. »

Pour mentir, il faut cacher la vérité. Pour cacher la vérité, il faut la connaître soi-même, être le seul à connaître le «lieu psychologique» (état d’esprit) dans lequel la vérité repose.

 

 

 

 

Le mensonge mensonge2est-il le véritable problème ? Oui et non…(J’adore écrire ça !) Mentir dans le sens de cacher sciemment la vérité, est encore un moindre mal. Surtout si cela est ponctuel et se justifie quelque peu. Mentir en croyant devoir le faire par peur de la vérité, est déjà plus gênant, car l’individu commence alors à perdre une partie de sa liberté d’expression ou «de conscienceMais mentir sans penser à vérifier si ce mensonge est toujours d’actualité, voilà bien le comble de la bêtise humaine ! Mais voici que je m’explique sur ce dernier point.

 

 

 

 

mensonge-coupleNous avons dit que le mensonge est issu de la peur de la vérité, peur elle-même issue de ce que peut impliquer le seul fait de dire la vérité à qui ne désire pas l’entendre ou à qui n’est pas préparé à la recevoir (en gros.) Ici, le mensonge est un moyen non pas de contourner la vérité mais d’éviter de devoir «en payer le prix.» Lorsque nous étions petit, on nous invitait à dire la vérité. Le mensonge représentait «le mal» et la vérité «le bien» (ben tiens !) Le problème, c’est que, en récompense de notre zèle à satisfaire aux attentes de nos géniteurs ou professeurs, nous écopions très souvent d’une solide remontrance, d’une engueulade, d’une punition voire d’une bonne fessée.

Autant dire que très jeune, nous sommes arrivé à la conclusion logique que pour dire la vérité, il fallait soit être fou, soit être devenu masochiste !

 

 

 

Soi NaturelC’est vers cet âge et dans chacune de ses vies terrestres (ou extensions) que le Soi humain ou «Soi Naturel», commet l’erreur d’associer la vérité à une forme ou une autre de souffrance. Et qui aime souffrir ? Surtout si cela peut être évité ! Mais nous ne sommes plus des enfants, nous sommes majeurs et responsables de nos actes, à présent (quoique…) Surtout de ceux commis en toute connaissance de cause et… D’effet !

Voici ma question et j’espère que vous allez sourire à son énoncé : Pouvez-vous jurer que les mensonges « justifiés » d’hier sont toujours aussi nécessaires ou vitaux aujourd’hui ? Présenté plus sobrement, avez-vous pensé à contrôler s’il est toujours aussi utile et donc efficace de mentir à tout bout de champs ?

 

 

 

 

Pour étayer mon propos, je prends souvent l’exemple du mot écrit et abandonné ensuite dans le tiroir d’une commode… Imaginez…

Vous écrivez sur une feuille de papier :               « Aujourd’hui, je suis très con ! » Puis vous glissez ce mot dans un tiroir d’une commode qui se trouve dans un coin obscur de votre grenier. Vingt ans après, vous ouvrez le tiroir et retrouvez ce mot. Selon vous, qu’est-ce qui sera écrit sur la feuille : « Il y a vingt ans, j’étais très con», croyez vous ? Non, n’est-ce pas ?

Il en va de même pour notre subconscient, qui ne tient pas compte du temps qui passe et enregistre tout au présent.

 

 

 

 

mentir-femme croise doigtsSi vous en arrivez à la conclusion qu’il est utile de mentir (étant jeune) alors le subconscient considérera cette utilité comme absolue et la représentera à chaque instant comme une vérité incontournable. Une vérité PRÉSENTE.
Et cela jusqu’à ce que vous « enregistriez » volontairement une programmation mentale opposée ou ayant le pouvoir de compenser ou d’annuler la première. Alors voici que je vous repose la question qui fâche :

« Si vous mentez toujours, et en supposant que vous en soyez toujours conscient, avez-vous pensé à contrôler régulièrement si vos mensonges sont toujours d’actualité ? »

Je vous laisse répondre à cette interrogation des plus viriles ! Smile

 

 

 

Serge Baccino

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(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)

Amoralité de l’esprit Divin

Mage Rouge-femmeVoici un sujet qui tient tout particulièrement à cœur aux Mages Rouges et donc, aux psychologues ésotéristes, leurs plus fidèles représentants charnels. Un minimum de subtilité mentale sera réclamé ou mieux, obligatoire, pour ceux et celles qui vont lire ce sujet et surtout, y participer par leurs commentaires. Cette subtilité est en fait un mélange de logique, de bon sens, d’humour et de discernement, rien de plus. Il n’est pas question d’instruction mais d’intelligence. Procédons avec rythme et méthode, avec ce rythme et cette méthode qui me sont chères, en tant que psy éso. Il est dit que « Tout est fait d’esprit et que cet esprit est Dieu. » De fait, il y a fort à parier que cet esprit soit… Divin !

Mais attention : le mot « Divin » est pris ici dans un sens un peu différent de celui qu’on lui accorde généralement. L’esprit est Divin pour la bonne raison que « Dieu est esprit » et… Qu’il n’existe rien d’autre que l’esprit.

 

 

 

La Divinité de l’esprit se réfère donc à son caractère unique et absolu, et non à une qualité quelconque. L’esprit n’est pas Divin dans le sens de merveilleux, absolument pur, parfait, etc. Autrement dit, il n’y a rien de religieux ou de moral en l’esprit ou en Dieu. L’esprit n’est pas « gentil » ou « juste »; il n’est pas non plus « pur » dans le sens usuel de ce terme. L’esprit étant la seule chose qui soit, il serait difficile de le comparer à quoi que ce soit de « mieux » ou de « moins bien« , c’est évident ! Le Divin est parfait dans le sens où il est… Parfaitement lui-même ! Voire parfaitement unique. Le seul à Être.

Il ne peut être ni amélioré, ni divisé, ni fragmenté ni même étiré ou compressé. On ne peut pas non plus le rendre autre chose que ce qu’il est déjà, depuis toujours et à jamais. En clair, l’esprit est… Amoral ! Il ne fonctionne pas en concordance avec nos convictions et nos idées sur ce qui est « bien » ou « mal. »

 

 

 

esprit-lumineuxL‘esprit n’est pas « lumineux » dans le sens usuel de ce terme; il est Lumineux parce qu’il rayonne son propre pouvoir et qu’il est « La Lumière du Monde », la seule chose qui puisse nous éclairer vraiment. La seule chose qui soit, donc. « Tout est fait d’esprit et par l’esprit. » L’esprit ne se scinde pas et ne se fractionne pas pour créer l’univers : il le fait mentalement ! Le Mental Divin est la somme spirituelle Cosmique, le grand cerveau central qui imagine toutes choses et crée toutes choses « en esprit et dans son Mental. » Tout comme lorsque vous pensez et imaginez un paysage vous ne créez pas les décors avec votre structure mentale, de même, l’esprit crée toutes choses sans pour autant employer sa structure, car « il pense l’univers » plutôt qu’il ne le construit vraiment avec son essence. C’est la raison pour laquelle l’univers matériel est en réalité PURE ÉNERGIE.

 

 

 

Si vous préférez, les particules d’esprit ne forment pas vraiment la matière, elles l’imaginent, la pensent, et cette concentration mentale ainsi que cette visualisation sont si puissantes, que l’univers nous semble aussi vrai que… Nous-mêmes ! En fait, ni l’univers ni nous autres, humains, existons autrement qu’en esprit ! Tous les exemples employés pour essayer de comprendre l’esprit ne sont que de pâles tentatives toujours avortées pour expliquer…l’Inexplicable. Il n’existe qu’une seule façon pour comprendre comment Dieu-esprit crée toutes choses : observez-vous penser ; Dieu fait exactement la même chose mais en infiniment plus grand et… En beaucoup mieux ! Mais revenons à l’amoralité de l’esprit, sujet presque aussi difficile à capter, même intuitivement, que la Nature de l’esprit lui-même.

 

 

 

DiviniserLes gens associent d’une manière risquée la Divinité (ou l’esprit) à des concepts religieux, moraux et, en un mot, à ce qui est beau, juste, noble, généreux, compatissant, etc. Même ceux qui se prétendent « Athées »reconnaissent quelquefois que s’il existait un Dieu, il serait « nécessairement » tel une sorte de « Bon père aimant » attentif aux caprices de ses créatures. Du moins devrait-il être ainsi, s’il se prétend Dieu (sic.) Il est évident, pour qui a les yeux ouverts et n’a pas peur de s’enrhumer le Regard, que Dieu ou l’esprit n’est pas tout à fait tel que le projettent les êtres humains… Non pas qu’il ne soit pas « bon » ou « compatissant« , mais plutôt semble-t-il être en dehors de ce genre de considérations relatives à l’expression débridée de notre Moi-Idéalisé.

L’esprit ou Dieu n’est ni bon, ni mauvais, ni juste, ni injuste et il n’est en fait ni ceci, ni cela (Neti, neti, en sanskrit) Dieu-l’esprit n’est pas soumis aux contraintes de la dualité, en clair.

 

 

 

entropomorphismeSoyons un peu logique : Si Dieu était « bon« , alors, selon sa propre Loi, il devrait être « mauvais » également ! (« Tout est double ».) En n’étant RIEN Lui-Même, il peut donner naissance (spirituelle) à Toutes Choses sans en être affecté le moins du monde. D’ailleurs, il donne chaque jour naissance à tout et… à n’importe quoi ! Si vous en doutez, regardez autour de vous et vous verrez ! Bon, très bien, tout est fait d’esprit, l’esprit est Dieu et tout est engendré « en esprit » et donc mentalement, c’est-à-dire que l’univers est pensé, pas réellement créé. Pour ça, c’est bon, on a compris.

Mais ce qu’on ne comprend pas encore, c’est… Qui ou Quoi « pense » ainsi en esprit et dans son mental ? Car si l’esprit est Dieu, alors « Cela » qui se sert de l’esprit doit nécessairement être autre chose que l’esprit, être distinct de lui afin de s’en servir pour « rêver l’univers » Vous suivez le raisonnement ?

 

 

 

 

architecteDu coup, Dieu-esprit est bien l’Agent Créateur (ou Formateur) de toutes choses, mais il n’est pas le Scénariste ! Qui ou Quoi se sert de l’esprit Divin pour penser l’univers ? Ce ne peut être Dieu, car lui est occupé à créer, vous vous souvenez ? Dieu ne peut être à la fois le Penseur et la Pensée. Quelque chose d’autre se sert de l’esprit pour pondre un Super-Scénario Cosmique au fur et à mesure que celui-ci se déroule sous nos yeux ébahis. Voilà qui fait rêver, non ? C’est le cas de le dire, oui, il y a largement de quoi Rêver, car il y a tout l’univers et les dieux à rêver ainsi ! Cela qui se sert de l’esprit pour créer mentalement est apparemment loin de nos considérations humaines, c’est le moins que l’on puisse dire ! Ce Grand Penseur est on ne peut plus amoral. Tout comme son esprit, en somme. Cet esprit qui lui sert à Orchestrer l’Univers visible ET invisible (à nos sens physiques du moins.)

 

 

 

Ceux qui ont peur de Dieu, qui désirent (ou espèrent) lui plaire, l’implorent ou se demandent pourquoi « il leur fait ça » (sic) sont donc complètement à côté de la plaque. Non seulement l’esprit qui est Dieu est « pensé » et donc pas libre d’agir à sa guise, mais de plus, il semblerait que le Penseur ne se préoccupe guère des résultats de sa rêverie consciente. Il ne semble avoir ni a priori ni but particulier qui puisse s’inscrire dans la dialectique humaine. En somme, même si le Grand Penseur poursuis un But, ce dernier n’est pas accessible à l’entendement humain. Il est donc inutile d’essayer d’aborder Dieu ou Cela qui se trouve derrière Lui, avec une mentalité typiquement humaine et donc affreusement limitée, et qui ne tient pas compte de toutes choses en simultané (Nommé « Actualité Cosmique » par les psy éso.) Du moins pour le moment.

 

 

 

 

commentaires2Je vais à présent vous permettre de réagir et participer à ce nouveau sujet qui, je l’espère, éveillera de l’intérêt en vous. A toutes fins utiles, je tiens à préciser que ce sujet, s’inscrit dans une série d’articles dont le contenu, des plus subtils, n’avaient pas été porté à la connaissance du public, et étaient jadis réservés à de hauts initiés capables d’appréhender ce type de concepts. Autant d’idées susceptibles de déstabiliser des personnes non correctement préparées. Mais ces thèmes n’ont jamais été « secrets »; ils étaient simplement refusés par les masses « bien pensantes » (ou autorisées à penser) ou impossibles à assimiler vraiment, du fait d’un développement mental insuffisant.

J’ai espoir que vous êtes conscients de la valeur de ce qui vous est proposé, même si cela l’est en termes modernes et quelque peu « remastérisés » pour devenir accessible à tous. Remastérisé, cela au risque de frôler quelques erreurs nécessaires, du moins pour le moment.

 

 

 

Serge Baccino

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(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)

Considérations sur le Mensonge à Soi

espace mentalPour être heureux, nous avons besoin de libérer notre « espace mental », car ce dernier est très souvent encombré de choses inutiles voire néfastes, qui nous privent de mouvement, de liberté et, surtout, de la libre expression de Soi. Ce que nous exprimons, en règle générale, est un mélange peu ragoûtant de ce que les autres ont semé, en nous, et de nos efforts bien inutiles pour nous en débarrasser, pour en nier la valeur ou et à l’inverse, pour nous l’approprier.

En somme, nous ne sommes pas « nous » mais un mélange peu harmonieux des idées des autres et de nos propres réactions face à ces mêmes idées. Tout cela brule énormément d’énergie et nous épuise, telle la plus harassante des activités purement physiques.

 

 

 

 

Pour nous débarrasser de ce véritable dépotoir mental, il faut simplement s’observer, sans prendre peur de ce qui sera vu, car la plupart du temps, ce qui est vraiment moche n’est pas de nous mais issu de notre combat entre ce que nous aimerions penser et l’expression autonome de nos programmations mentales issues de tiers (on dit alors « héritées. ») Il existe deux sortes de programmés et deux sortes de programmations. Les premiers programmés ont été brimés et s’en sont sorti en faisant aux autres ce qu’ils détestaient qu’on leur fasse à eux-même. C’est la manière « naturelle » et sans efforts qu’ils ont trouvé pour nier un programme qui, de toute manière, demeure toujours en eux et s’exprime par eux. Les seconds programmés ont été brimés mais se sont réfugiés dans une sorte « d’aimable faiblesse« ; ils ont si peur de faire aux autres ce qu’on leur a fait, qu’ils en deviennent un brin timorés et passent souvent pour des gens peu intéressants, car sans véritable personnalité.

 

 

 

 

programmes mentauxLa première forme de programme consiste en une lutte directe entre le mental de l’individu et les programmations qu’il contient. La seconde forme de programmation consiste en une négation, une fuite ou une acceptation passive des programmations contenues dans le mental. Il faut bien comprendre que lutter et nier ou accepter, cela revient à demeurer sous la férule des schémas mentaux ! La seule méthode viable est le processus alchimique complet, c’est-à-dire qui présente ses deux pôles (« Tout est double ») qui sont la comparaison et la polarisation. A longueur de journée, sans efforts inutile, vous observez tranquillement vos processus mentaux (les idées qui vous viennent) et vous comparez « ce que ça raconte » avec ce que vous, vous avez envie d’entendre et de conserver comme idée.

 

 

 

PQ-DollarsQuand vous trouvez un programme qui ne correspond pas à votre version personnelle, vous détournez votre attention de lui et vous concentrez votre attention sur la version qui est la votre et que vous préférez. Se faisant, vous ne commettez aucune des trois erreurs fondamentales des programmés :

La négation (Je refuse de me croire programmé.)
L’acceptation (Faisons semblant d’être d’accord avec le contenu du programme afin de ne pas avoir à lutter.)
La lutte (Je lutterai contre ce programme de peur de devenir comme ce qu’il contient et exprime.)

Cette dernière technique proposée ici (comparer puis se polariser sur la version préférée) est en relation directe avec les Lois naturelles du fonctionnement de l’esprit. Agir de la sorte revient à obtenir l’aide de Dieu en nous. Voici un mantra très efficace qui invoque l’aide du Soi Divin :

 » Aide-moi en tous temps et en tous lieux, à demeurer ce que je suis et à ne prêter attention qu’à ce que je désire être et manifester ! « 

 

 

Serge Baccino

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(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)

Manipulation d’énergie

Mage Rouge-femmeOn dit bien « Charité bien ordonnée commence par soi-même. » Les Mages Rouges, entités de l’invisible qui inspirent depuis toujours les psychologues ésotériques, ajouteraient volontiers ceci : « Toi qui aime aider, pardonner et comprendre chez autrui, que désires-tu ne pas faire, ne pas comprendre et NE PAS pardonner en toi ou à ton sujet ? » La psy éso enseigne des choses… euh, comment dire… Difficiles à reconnaître puis à digérer ! Comme tout ce qui est honnête et authentique, d’ailleurs Smile La psy éso n’est pas faite pour les âmes poltronnes !  Mais les gens ne sont plus aptes à se montrer véridiques et francs, sans détours et spontanés. Alors ils s’abritent derrière l’excuse ringarde du « bien comme il faut », c’est à dire qu’ils n’acceptent de dire et d’écrire que ce qui ne contient aucune Shakti (pouvoir vital) et qui, bien sur, ne dérangera personne et les laissera dormir (mourir) en paix.

 

 

 

Foetus-briqueLe forum Psukelogos, vitrine de l’association culturelle dirigée par épouse, Lætitia Beretti et moi-même, que nous avons créé, il y a huit ans de cela (en 2006), a pu exister et « briller » non pas parce que les gens, à ce moment là, manifestaient ouvertement un besoin de spiritualité, mais parce que la plupart des forums déjà en place, à cette époque, ne réussissaient pas à RÉPONDRE correctement à cette attente. Cela, c’est la version soft réservée aux fragiles de l’âme qui s’enrhument au premier Souffle de l’Esprit. Il y a une dizaine d’années de cela, les forums de spiritualité ressemblaient à des crèmeries dans lesquelles il était possible de se confectionner des tartines de confitures spirituelles aussi grasses que trop sucrées. En clair, ces forums pour femmes d’intérieur qui s’ennuient après leur ménage et qui attendent le retour de leur mari, servaient surtout à cajoler l’ego et à faire briller plus encore un Moi-Idéalisé déjà bien enluminé.

 

 

 

dormirDe véritable connaissance, il n’y en avait point, pas plus que d’explications exhaustives des Lois et des Principes du fonctionnement de l’esprit, présentés avec simplicité et placés à la portée du public. Et encore moins d’exercices vraiment efficaces pour expérimenter soi-même les joies du développement psychique et spirituel. En somme, à cette époque, le Net foisonnait soit de personnes qui étaient en mal de reconnaissance (car délaissées, mal aimées dans leur propre foyer ou dont la valeur n’était pas reconnue à leur boulot), soit de gourous d’opérette soucieux surtout de soulager de braves ménagères du peu d’argent que leur mari leur laissait et qu’elle pouvaient dépenser tandis que lui, reconstruisait une France véritablement de Gauche, dans un bar, avec des collègues de boulot et à renfort de boisson hautement fermentées.

 

 

 

besoin reconnaissanceCe que je dis là peut paraître choquant ou exagéré mais c’est pourtant l’expression honnête et franche de la plus stricte vérité. En fait, et pour user d’un langage un peu moins châtié, je dirais que c’est parce que les forums de spiritualité étaient alors composés d’un ramassis de faux-culs et d’hypocrites en tout genre, que le forum Psukelogos a pu naître et subsister (jusqu’en 2012.) Pourquoi cela ? Parce que, selon la Loi, il ne peut y avoir de Lumière au sein de la Lumière. La Lumière ne peut briller que là où elle fait le plus cruellement défaut, et non dans la pénombre seulement. De même, il ne peut y avoir de « vérité cachée », (non-imposée) qu’en présence d’ êtres vivants et conscients qui possèdent, en eux, quelque chose qui la réclame à grands cris. 

 

 

 

Dit plus simplement encore, si la vérité qui dérange était partout présente, le libre arbitre humain ne serait plus respecté. Dès lors, personne ne pourrait plus visiter un forum sans tomber du même coup sur cette vérité qu’il a le droit de craindre voire de refuser. Même les Ténèbres ont des droits !  Mais quand cette vérité est rare, alors l’être humain conserve son libre arbitre, car il existe du même coup de rares chances de tomber sur cette vérité sans que cette dernière ne soit ardemment souhaitée. Mais même là, le résultat final appartient à la personnalité, et non à Dieu ! C’est la personne physique qui est libre de refuser ou d’accepter sa Divinité, pas Dieu, pour lequel « c’est déjà trop tard », si je puis dire ! Nonobstant mon humour à deux francs six sous, saisissez-vous tout ce que cela implique ?

 

Ce que je viens d’écrire plus haut sera possiblement mal interprété par une majorité et c’est très bien ainsi, car cette majorité là, tremblante et peureuse d’elle-même, a besoin de se sentir libre de se rencontrer ou d’aller voir ailleurs, surtout là où elle ne se trouvera pas. Comprenne qui voudra, car tous le peuvent, désormais.

 

 

 

Serge Baccino

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(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)

Les débats stériles

Il est de mode, à notre époque, de se lancer dans des débats interminables durant lesquels chacune des parties en présence essaye de convaincre l’autre (ou les autres) de son bon droit et de ses raisons. On trouve aussi bien ce genre de débat stérile dans des groupes d’amis, lorsque deux d’entre eux ont du mal à s’admettre ou à se supporter mutuellement, ou, cas le plus répandu, au travail, avec les collègues, un chef ou l’employeur.

 

 

 

Pourquoi la psy éso nomme ce genre d’échange interminable entre personnes des « débats stériles » ? Nous pourrions répondre : « Parce que la psy éso connaît l’homme comme si elle l’avait fait ! » Mais ceci ne consisterait pas en une réponse satisfaisante, n’est-ce pas ? Alors nous développerons un peu. Si vous prenez la peine d’observer sans passion mais avec honnêteté, vous en arriverez très vite à cette conclusion : « Ceux qui recherchent le plus le dialogue sont aussi et surtout ceux qui y sont le moins ouverts et qui désirent seulement avoir raison. »

 

 

 

En effet, pourquoi discuter lorsque les faits sont là pour témoigner ? Si je sais avoir tort, pourquoi discuter ? Si je sais avoir raison, pourquoi discuter ? Qu’est-ce que ce fameux « dialogue », en vérité ? Lorsqu’une personne insiste pour avoir raison, l’autre l’accuse de fermeture d’esprit, admettant de ce fait que son esprit à elle est plus « ouvert » tandis qu’elle insiste également pour avoir le dernier mot ou pire, refuse que l’autre essaye seulement d’y parvenir.

 

 

 

Il est vrai que si l’un des deux protagonistes de ces joutes oratoires se sent blessé ou mis en danger, il quittera immédiatement le sujet du débat pour tenter de se justifier et de défendre ses droits. C’est d’ailleurs ce qui arrive quatre fois sur dix, lors de discussions interminables durant lesquelles chacun essaye de prouver à l’autre qu’il a tort. On dit que de la discussion naît la lumière. Celui qui a accouché de cette fumisterie devait adorer argumenter et donc, avoir raison dans toutes ses discussions. La lumière ne saurait naître de quoi que ce soit, car elle est déjà là ou bien ne se manifestera plus.

 

 

 

Celui qui vit dans la Lumière est éclairé dans ses pensées, dans ses propos et, bien sûr, dans ses actes. Il commet des erreurs comme tout être humain, car la Lumière éclaire, certes, mais ne vit pas à notre place et nous laisse libre d’accepter ou non ce qu’elle met en valeur. Mais dans ce cas, l’erreur est connue (conscientisée) et l’éclairé ne se perd pas en palabres, car il sait que la Lumière a déjà montré. Celui qui refuse de voir ce que la Lumière révèle est aussi libre que celui qui se laisse pénétrer par cette même Lumière au point de ne plus faire qu’Un avec Elle. Argumenter n’est pas seulement un manque de respect envers l’autre : c’est avant tout un manque de respect envers soi-même et envers la Lumière. En effet, argumenter malgré l’éclairage naturel, revient à agir comme si cet éclairage n’était pas suffisant ou comme si la Lumière ne savait pas éclairer chacun de nous comme il se doit.

 

 

 

Mais attention : il n’est pas ici question de mysticisme, d’amour inconditionnel et autres grandiloquences issues d’un Moi-Idéalisé ayant pris le pas sur l’Intelligence humaine. Il est question d’économie d’énergie, de logique et du bon sens le plus élémentaire. Il faut deux secondes à une personne vraiment éclairée pour comprendre que son vis-à-vis est un gros boulet qui a un besoin viscéral d’avoir raison, d’être le plus beau, le plus grand et le plus fort. La bonne question a se poser à soi-même (et non à l’autre) est celle-ci :
« Étant donné que j’ai conscience d’avoir affaire à un boulet de première qui va me faire perdre mon temps, pourquoi est-ce que je me laisse piéger à mon tour et insiste également pour avoir raison à tout prix ? »

La réponse peut nous faire beaucoup de peine bien qu’évidente en soi :
« Parce que moi aussi j’ai besoin d’avoir raison, même si je semble un peu moins atteint que l’autre pingouin ! »

 

 

 

Très bien, mais pourquoi aurais-je BESOIN d’avoir raison ? Et si c’était le cas, si l’autre truffe me disait que j’ai raison, qu’est-ce que cela me permettrait de penser, de ressentir et d’être ? La réponse, une fois encore, coule de source :

« Je me sentirais rassuré, je penserais plus de bien de moi et je pourrais être une personne aimée, respectée et que tout le monde écoute ! »

Ah, c’était donc ça…. Damned ! Voilà qui change quelque peu la donne et nous fait oublier deux minutes les défauts supposés du voisin pour nous concentrer un peu plus sur nos défauts avérés. Mais, au fait, est-il bien question ici de défaut ? Est-ce un défaut d’avoir besoin d’amour, de reconnaissance et de respect ? Sans doute pas mais avouons que c’est tout de même un brin risqué d’être mené par ce genre de besoin plus ou moins primitif/compulsif !

 

 

 

persona4A l’évidence, si j’ai autant besoin des autres pour me sentir exister, alors j’offre à ces autres un pouvoir supérieur au mien puisqu’ils possèdent des moyens que je ne possède plus : ceux qui me permettent de me sentir exister et d’y trouver sécurité et plaisir. En clair, j’ai besoin moi aussi d’avoir raison parce que je doute sans cesse de moi, de ma valeur et du fait d’être ou pas « dans le droit chemin », comme disaient nos ancêtres. Et si je suis vraiment éclairé ? Et si la Lumière –qui est l’Intelligence de l’Esprit- éclairait non seulement mon chemin mais aussi, chacun de mes coins d’ombre, serais-je tout autant tributaire d’autrui ? Serais-je autant porté à leur offrir un pouvoir que je me refuse à moi-même ?

 

 

 

La réponse, pour moins évidente qu’elle soit, est assez facile à imaginer. Si chacun de mes coins d’ombres est éclairé et si j’accepte de regarder en face la vérité (les faits), alors oui, je puis me suffire à moi-même et m’émanciper du regard d’autrui. M’en émanciper vraiment et… Définitivement. Mais être éclairé ne suffit pas : encore faut-il accueillir la Lumière en soi et la laisser nous montrer ce qui cloche dans notre état d’esprit actuel. On a souvent cru que les êtres Illuminés (qui sont bien plus nombreux qu’on ne le croit) sont des êtres devenus parfaits, des sortes d’anges asexués qui ne commettent plus aucune erreur. L’erreur étant humaine, tant que l’on demeure humain, on lui demeure assujetti.

 

 

 

ignoranceLe problème n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais dans l’erreur elle-même mais dans le fait de persister dans l’ignorance, une fois cette ignorance éclairée (désignée.)
D’ailleurs, ce que l’homme moyen appelle une erreur, le Maître de Sagesse l’appelle Une expérience enrichissante. Mais tout comme il est possible de s’enrichir de différentes manières, de même il est possible (et préférable) de s’instruire par le biais de différentes « erreurs. » Commettre sans cesse les mêmes sans rien en retirer, frôle à mon goût l’aberration mentale. Ainsi, celui qui est éclairé est aussi faillible que celui qui ne l’est pas mais le premier ne commet pas sans cesse les mêmes erreurs et apprend très vite de sa propre ignorance.

 

 

 

ignorance2Et il apprend parce qu’il désire avancer et qu’il a le courage de conserver ses yeux et ses oreilles ouverts et attentifs aux moindres signes de la Grande Vie. Signes qui, bien sûr, peuvent très bien passer par les autres (paroles, comportements) mais qui peuvent tout aussi bien se passer d’intermédiaire et se manifester dans notre esprit, notre cœur, notre corps et notre vie de tous les jours. Voici un petit secret de psychologue ésotériste, comprenne qui pourra :

« Les Maître sont aussi faillibles que les hommes ordinaires mais à l’inverse d’eux, ils apprennent directement de la Vie, plus de leurs semblables. »

 

 

 

Les Maîtres n’apprennent plus rien de leur semblables ? Oui, cela signifie qu’ils n’ont plus besoin d’attendre que leur propre divinité les rencontre depuis l’extérieur et par le biais d’un autre : ils ont tous accueilli, en leur cœur, cette Divinité et elle peut désormais les instruire et les Guider depuis l’intérieur. Sans vouloir vexer personne, sachez même que le fait d’apprendre « grâce aux autres » ou « par l’intermédiaire d’autrui » est un signe de manque d’évolution ou d’immaturité spirituelle ! Cela se comprend (et s’accepte) un peu mieux si on se souvient que le BUT UNIQUE de l’évolution humaine est de permettre au Divin de se manifester pleinement au travers la forme physique de l’homme, et non d’être instruit par aussi timoré que lui ! Présenté ainsi, c’est plus simple à capter et donc à retenir.

 

 

 

maitriseSi vous laissez la Lumière se répandre sur vous et en vous, alors vous allez être comme les Maîtres, c’est-à-dire que vous serez, avant tout, « maître de votre propre esprit » et donc capable de percevoir clairement la vérité des choses et des êtres. Lorsque vous rencontrerez une personne malade dans son esprit et fiévreuse à l’idée d’avoir le dernier mot, vous le lui laisserez volontiers ! Pas parce que vous avez pitié de l’autre truffe mais parce que vous aurez désormais pitié de vous ! Vous n’aurez plus envie de vous faire du mal, de vous énerver pour un rien ou de vous rendre malade à l’idée de ne pas avoir « mouché » l’autre andouille de Gontran qui faisait le beau, lors du repas de fin d’année de votre boite.

Lorsque vous rencontrerez Léon, vous obéirez à ses ordres sans discuter (même s’ils sont idiots) parce que vous savez désormais deux choses dont la seconde est primordiale : Qu’il est votre chef de service (ou assimilé.) Que lui a besoin d’avoir raison pour réussir à survivre dans ce monde de cinglés.
Alors vous serez dans la paix et vous pourrez enfin ressentir Ananda.

 

 

 

Serge Baccino

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