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La peur de vivre
Il est temps d’étudier, de comprendre puis de faire cesser la mère de toutes les peurs secondaires, y compris celles qui nous semblent pourtant être les plus grandes, voire les principales. La principale peur, celle dont découlent toutes les autres, est la peur de vivre. Pour comprendre l’origine profonde et première de cette peur, il faut tout d’abord comprendre et admettre une chose extraordinaire, que nous pourrions résumer ainsi et que nous développons plus loin. Quelle est cette chose extraordinaire qu’il nous faut comprendre et, surtout, admettre ? Nous pourrions la résumer ainsi, avant de l’analyser plus avant : Ce n’est pas notre partie humaine qui est responsable de cette peur terrible de vivre qui affecte tant d’êtres humains ! Avez-vous bien intellectualisé la chose ? Ce n’est pas, cela n’a jamais été et cela ne sera jamais la partie purement humaine de notre être qui est à l’origine première de la peur de vivre !
Certains bondiront de leur assise pour s’écrier : « Mais bon sang, je suis bien cet être humain qui expérimente cette peur, non ? » Certes, c’est bien cet être devenu humain (ou supposé tel) qui fait actuellement l’expérience de toutes les peurs connues et imaginables. En toute logique, c’est bien lui qui subit le joug de la mère de toutes les peurs, à savoir, la peur de vivre. Voilà qui peut sembler quelque peu paradoxal, n’est-ce pas ? Et pourtant, il suffit de bien se montrer attentif aux mots employés ou écrits, pour réaliser intuitivement qu’il ne peut pas en être autrement. Mais avant de développer plus avant, posons-nous cette judicieuse question : « est-ce que cette peur terrible est liée à la prise de conscience cruelle s’il en est, que nous n’avons aucun pouvoir sur les évènements et sur les êtres de ce monde ? »
Avant de répondre d’une manière quelque peu précipitée, présentons l’enfant autrement, par exemple par la tête, pour voir si « ça passe mieux » ! Question : celui qui aurait conscience d’avoir du pouvoir sur sa vie, sur les évènements extérieurs et sur tous les êtres qui l’entourent, aurait-il autant peur de vivre ? La réponse nous semble évidente : « Non, il n’aurait pas peur et ferait même montre d’un courage, d’une volonté et d’un aplomb extraordinaires, qui auraient le pouvoir d’impressionner n’importe qui d’autre que lui. » À présent, présentons de nouveau l’enfant par le siège, pour voir s’il peut passer aussi bien les filtres de notre mental toujours prompt à légiférer : « La plus grande de nos peurs ne serait-elle pas liée à notre manque de pouvoir quasi absolu, sur les évènements et sur autrui ? »
Ne répondez pas tout de suite mais prêtez plutôt attention aux mouvances de votre intellect ou de votre mental ! Voyez-vous, et par exemple, l’excuse qui se profile sournoisement depuis l’un quelconque des côtés de votre espace conscient ? Entendez-vous cette idée pernicieuse vous susurrer avec assurance que « ça dépend des gens » ou encore, que « ça dépend des situations ou des problèmes rencontrés » ? Non ? Soyez plus attentif, s’il vous plaît ! Votre mental ne peut pas accepter une telle idée, car votre subconscient le lui interdit formellement ! Et il le lui interdit, car il se doit de maintenir, à l’arrière-plan de votre conscience, que vous avez le contrôle de votre vie. Évidemment, partant, vous ne pouvez être que responsable de vos réussites et, encore plus évident, vous devez aux autres, les quelques rares échecs dans votre capacité à contrôler votre vie.
Après tout, comment pourriez-vous être assez bêtes pour faire échouer sciemment vos expériences vivantes ? Et quand vous échouez, c’est forcément de la faute de conditions extérieures et, le plus souvent, à cause des autres ! Nous sommes donc bien d’accord ! Du moins sommes-nous d’accord que c’est là ce que vous pensez en secret et même, à l’insu de votre conscience objective et de cette forme de logique qui va avec ! En résumé, grâce à vos seuls efforts vous réussissez à contrôler votre vie, et à cause de conditions extérieures indépendantes de votre volonté et bien sûr, à cause de l’incompétence et de la bêtise d’autrui. Nous sommes bien d’accord que c’est là ce qui vous permet…
Qui vous permet de quoi ? De contrôler votre vie ou de tenir à l’œil et très à l’écart, une vérité qui ne doit surtout pas s’approcher de votre conscience ? Évidemment : si vous faites partie de ces gens qui jurent pouvoir contrôler leur vie et obtenir tout ce qu’ils veulent, cela par leur seul moyen, vous devriez cesser de lire ou d’écouter ce message terriblement… Comment dit-on, déjà ? Vous savez, ce terme si à la mode pour balayer, d’un revers de main méprisant, une information qui ne va pas dans le sens de nos intérêts les plus immédiats ? Ah ! Oui, voilà que cela nous revient : « complotiste » ! Ceux qui préfèrent continuer cette sieste entamée par l’espèce humaine il y a des millénaires, n’ont aucun avantage à en apprendre plus, surtout de la bouche ou de la plume de complotistes !
Nous les invitons donc à aller voir ailleurs s’il existe des propositions plus rassurantes, moins dérangeantes pour leur petit confort mental. Pour les autres, pour celles et ceux qui en ont marre d’avoir peur de leur propre ombre, que la suite de nos propos soit pour elles et pour eux, un moyen, peut-être pas de faire cesser leurs peurs mais, au moins, d’en comprendre l’origine et les mécanismes psychologiques. Savoir c’est pouvoir ! Comprendre puis admettre les causes profondes de nos différentes peurs, c’est encore le plus sûr moyen de les réduire sensiblement, voire de les faire cesser carrément. Nous proposions, en avant-propos de cet article, issu en partie d’une conférence privée, cette idée révolutionnaire à plus d’un titre : la peur de vivre, mère de toutes les autres peurs, n’est pas imputable à la nature humaine, bien que ce soit effectivement l’humain qui en subisse le terrible joug.
En effet, l’humain déjà largement éclairé sur certaines vérités de ce Monde, sait pertinemment qu’il n’a aucun pouvoir. Aucun ! Non pas parce qu’il est faible, mais parce que c’est l’esprit qui fait toutes choses, et non lui. En effet, si tout est énergie et que l’on sait que cette énergie est l’esprit, ce même esprit qui sert à produire cette illusion de matière ainsi que les pensées, alors c’est bien l’esprit qui non seulement est toutes choses mais qui, de plus et par le fait même, fait toutes choses. Nous ne pensons pas : c’est l’esprit qui le fait pour nous et à notre place. La preuve ? Nos pensées nous viennent à la conscience objective, c’est donc que nous ne pensons pas mais que nous sommes pensés !
Notre corps est fait d’esprit. Notre personnalité humaine aussi. Mais cette énergie de l’esprit, qui produit la matière, dans ses plus basses fréquences, ainsi que les pensées, dans ses fréquences plus hautes, n’est pas teintée de conscience et c’est en cela que réside tout le problème, ainsi que sa solution. Les anciens ésotéristes disaient que nous sommes sur Terre pour respiritualiser la matière. C’est une manière de dire que notre but à tous et de redonner à l’énergie qui est à la base de toutes créations, cette conscience d’elle-même qu’elle a perdue, cela en s’investissant elle-même au sein de sa Création. En créant l’univers matériel et tout ce qu’il contient, l’esprit vivant et conscient, à son origine, ne vibrait plus assez haut pour demeurer conscient de lui-même.
Ainsi, c’est bien l’esprit qui fait toutes choses, mais il le fait sans conscience ! La seule chose qui soit plus ou moins consciente, au sein de cette vaste création universelle, c’est l’être humain ! Nous sommes, comme toutes choses, faits d’esprit, mais dans les plus hautes couches de notre être global, nous sommes surtout conscients ! Et c’est cette même conscience qui est censée éclairer l’esprit au sujet de sa nature et de son origine véritables. Voilà ce que signifie « respiritualiser la matière. » Le but de l’être humain est de rendre conscient l’esprit qui le compose, rendant ainsi également conscientes les diverses couches de son être global, peu importe le nombre de ses couches puisque toutes sont faites d’esprit.
Mais quel rapport avec la peur immense à la seule idée de vivre ?
Pour le comprendre, nous devons effectuer un véritable « saut quantique », un terme pour le moins à la mode, soit dit en passant. Un saut quantique ? Mais encore ? Nous devons, littéralement, nous mettre à la place de l’esprit impliqué dans la Création universelle.
Rien de moins ! Nous mettre… À sa place ? Mais comment ? Tout d’abord en nous souvenant que nous sommes faits d’esprit, des pieds à la tête, de l’âme au corps physique ! Partant, puisque nous sommes faits de Lui, l’esprit, il ne nous est pas très difficile de penser et même de réagir à sa place, puisque… C’est exactement ce que nous faisons à chaque instant de notre vie !
Essayons d’être clairs à ce sujet : nous sommes bien une forme spirituelle nommée « humaine » mais en vérité, nous sommes l’esprit, puisque tout, en nous, est fait d’esprit ! Vous saisissez l’idée ? Espérons pour la suite ! Cela dit, nous avons beau savoir que nous sommes faits d’esprit, que seul existe l’esprit et bla, bla, bla, cela ne nous empêche pas de nous croire avant tout humain ! Autant dire de nous croire faibles, limités, seuls, qui plus est, perdu dans la tourmente d’un monde qui nous semble un peu fou. Pour ne pas dire dangereux ! Alors, nous avons peur ! Très peur. Pour un oui ou pour un non et du même coup, difficile pour nous de croire que nous sommes ce même esprit universel, autant dire Dieu, puisque comme il est dit dans Jean 4:24 : « Dieu est esprit (…) et c’est en esprit et en vérité qu’il nous faut l’adorer. »
Cette peur vient donc de notre refus à nous croire divin ? Non, pas vraiment. Cette peur vient du Divin lui-même, autrement dit, elle vient de l’esprit ! Prenons le temps de savourer cette étonnante réplique, s’il vous plaît ! L’esprit aurait donc peur de vivre ? Il a peur de le faire, oui, mais seulement à travers nous et pour la raison logique proposée plus loin. L’esprit a peur tandis qu’il est humain, cela parce que c’est le seul « moment » de l’évolution continue, qu’il peut le faire ! Tandis qu’il forme la pierre, l’esprit repose en lui-même. Il cesse donc de descendre en fréquence (chute adamique.) Tandis qu’il est la plante ou l’arbre, l’esprit commence à croître. Il remonter en fréquence. Alors qu’il est l’animal, l’esprit expérimente pour la toute première fois certaines émotions très fortes, y compris la peur.
Cette peur purement atavique, instinctive et donc irraisonnée, est d’ailleurs ce qui lui permet de survivre, certes, mais surtout, de commencer à participer à la conservation de la forme (c’est l’Aspect Vishnou), à savoir ce qui est incarné par l’esprit et que l’on nomme le « Règne animal ». C’est à partir du Règne animal que l’Aspect Conservateur de l’esprit universel, se manifeste inconsciemment, tout en signant la promesse d’un avenir glorieux, sous la forme d’une Conscience Cosmique globale. Arrive enfin le Règne humain, quatrième du nom et qui n’est pas, tant s’en faut, le dernier Règne à venir. À partir de cette étape, il se produit un phénomène fascinant, bien que redoutable par certains de ses aspects.
Ce phénomène pourrait se nommer « la Mémoire spirituelle. » Cette mémoire appartient exclusivement à l’esprit, et non à l’homme qui n’a aucun antécédent, a moins qu’il prenne plaisir à se croire issu du singe ! À ce stade, autant se dire issu de la pierre et du roseau ! En fait, l’homme est une incidence de parcours. À voir certains humains se commettre, jour après jour, nous pourrions même parler d’accident de parcours ! Mais laissons là l’humour plus ou moins de mise, pour nous tourner vers un sujet fascinant s’il en est : la peur de l’esprit ! Peur qui, il fallait s’en douter, va être transmise à la forme spirituelle nommée « humain » et qui est d’ailleurs persuadée de l’être. D’être seulement humain.
À partir du Règne humain, nous laissions entendre non pas que l’esprit se souvienne de ses origines divines, mais qu’il commençait à se souvenir de certains détails. En particulier relatif à sa puissance infinie, à son pouvoir de créer toutes choses, etc. C’est un peu comme si un homme qui aurait perdu la mémoire se mettait à rêver de sa vie d’antan. Il n’aurait pas accès immédiatement à tous ses souvenirs mais seulement à des bribes, se présentant dans le désordre et d’un degré de précision laissant à désirer. Comme nous le disions au début, pour comprendre que c’est vraiment l’esprit qui produit cette peur de vivre, il faut absolument se mettre à sa place et donc, quitter nos certitudes ridicules concernant nos supposées origines, ainsi que notre prétendu destin.
Lorsque nous le faisons, nous commençons lentement à comprendre. Puis nous sommes littéralement submergés par cette prise de conscience d »un degré de logique extraordinaire : évidemment que c’est l’esprit qui engendre la peur, puisqu’il est la seule chose qui soit, dans tous les univers ! Qui pourrait, sans l’avoir lui-même vécu, imaginer l’effet spectaculaire produit par cette seule prise de conscience ! Sans parler bien sûr de tout ce qu’elle implique par ailleurs ! Mais pourquoi l’esprit aurait-il peur de quoi que ce soit, attendu qu’il est la seule chose qui soit ? N’est-ce pas là un raisonnement proprement aberrant ? Non, ça ne l’est pas. Du moins, ça ne l’est plus lorsqu’on se souvient que l’esprit ignore tout de sa propre Nature Divine mais qu’il ne fait que commencer à s’en souvenir, et cela par bribes. Essayez d’imaginer seulement un être tel que le héros américain nommé Superman, qui après un choc, perdrait totalement la mémoire ! Serait-il toujours Superman l’invincible ? Réponse : oui et… Non !
Oui, de par sa nature intrinsèque qui n’aurait pas changé, dans notre exemple, mais également non, du fait qu’il serait sans doute le seul à l’ignorer ! Et même s’il lui revient des bribes de souvenirs, cela ne pourrait que le plonger dans plus de confusion encore. Alors, un tel super-héros ayant perdu ses pouvoirs, ne pourrait connaître que la peur ! Bien entendu, à l’instar de l’esprit, il ne pourrait rien arriver de fâcheux à Superman ! Ce qui serait fâcheux, par contre, c’est qu’il n’en serait pas conscient ! Il aurait peur pour rien, en somme. L’esprit qui était pure conscience, avant la Création, n’est plus conscient de qui il est ni de son pouvoir illimité. La chute fréquentielle des vibrations de sa propre énergie, fait qu’il ne peut plus être conscient de Qui il est. En l’homme, il se croit homme, c’est-à-dire qu’il se limite à la perception de ce qu’il produit à ce moment de l’évolution infinie, nommé « humanité ».
Et comme cette forme produite nommée « humain » est confrontée à des évènements ainsi qu’à des personnages pas toujours recommandables, alors il expérimente la peur. Et bien que ce soit l’esprit qui produise cette peur, c’est en effet l’être humain qui en fait l’expérience vivante et, surtout, consciente ! Car sans cette conscience, aussi limitée soit-elle, l’homme ne pourrait pas connaître ce que l’on nomme « des angoisses métaphysiques. » Il ne pourrait se questionner au sujet de son absence de pouvoir car il serait incapable de se souvenir, ne serait-ce qu’en faible partie, de la grandeur de l’esprit qui le compose.
Comprenons cette vérité fâcheuse pour l’ego humain : ce n’est pas l’être humain et surtout pas sous sa forme actuelle si limitée, qui est divin mais bien l’esprit. L’esprit est toutes choses, n’est-ce pas ? Comment pourrait-il ne pas être Dieu et donc, ne pas être AUSSI divin ? Question de logique. Certains argumenteront tout de même, fâchés par cette idée qu’ils ne sont pas cette vedette cosmique dont ils rêvaient : « Mais si je suis fait d’esprit et que l’esprit est Dieu, alors je suis Dieu, non ? » Réponse cruelle : Non ! Car c’est l’esprit dans son entièreté, qui est Dieu tandis que l’homme n’est que l’une parmi tant d’autres de ses innombrables productions.
L’homme qui se conçoit comme étant partie intégrante de toutes choses créées en esprit, est très près de l’esprit, en vérité ! Il est alors ce que l’on nomme « Le Fils Unique de Dieu », autrement dit, la Conscience même de l’esprit. Mais il n’est pas l’esprit et ne le deviendra jamais aussi longtemps qu’il sera formé par Lui. Et s’il venait à ne plus être formé par Lui, par l’esprit, alors il ne serait plus rien du tout et perdrait toute forme d’existence. Mais étant la conscience de l’esprit, il est et demeure indéfectiblement liée à Lui. Il est le Christ, la Conscience Cosmique, ce qui n’est déjà pas si mal que ça ! Résumons notre propos. La peur de vivre est transmise à l’homme depuis l’esprit. Ce même esprit qui, au travers de la forme humaine, commence à peine à se souvenir. Et c’est ce souvenir de sa grandeur d’antan, d’avant la Création, donc, qui produit un véritable court-circuit spirituel ou mental.
Comment concilier le fait de se pressentir puissant, et réaliser, en même temps, que nous n’avons aucun pouvoir réel et direct sur les choses et sur les êtres ? Voilà déjà de quoi stresser au moins !Certains humains ont cru pouvoir trouver refuge au sein d’une illusion alors qu’il en existait déjà une : ils s’abritent derrière l’idée qu’ils peuvent tout contrôler ! Cette idée est censée les rassurer et vaincre la peur atavique de l’esprit ! Pourtant, ces mêmes personnes persuadées de gérer leurs vies comme elles l’entendent, ne sont jamais en paix ! Soit elles sont hypertendues, stressées, soit elles se mettent en colère et deviennent menaçantes pour un rien. Surtout si quelqu’un d’autre dit ou fait quelque chose venant témoigner, sans le vouloir, de l’absence de tout pouvoir du premier.
C’est la raison pour laquelle certains fêtent facilement un câble s’y ont fait mine de résister à leurs désirs. En effet, puisqu’ils prétendent tout contrôler et réussissent presque à s’en donner l’illusion, celui qui vient se mettre en travers de leur petit complot spirituel, est forcément un ennemi ! Et les ennemis, il faut les combattre afin qu’ils disparaissent et cessent ainsi de nous rappeler que nos vies sont souvent fondées sur des mirages, des illusions, des châteaux en Espagne, dirons-nous ici. Terminons par relever brièvement quelques-unes de nos peurs secondaires. Parmi elles, la peur de l’échec ! Un beau morceau, celle-là ! Car si nous comprenons que nous pouvons échouer, alors nous sommes obligés de reconnaître que nous ne maîtrisons pas tout, que notre volonté ne règne pas sur ce Monde ni sur les autres âmes !
Et si ces échecs se renouvellent un peu trop souvent, alors c’est toute notre théorie de contrôle qui s’effondre brutalement, en même temps que ses subsidiaires, par exemple l’estime de soi et le sens de notre valeur. Il est inutile de passer toutes nos peurs en revue, car elles sont légion ! Il est plus pratique de connaître l’origine première de toutes les peurs puis de réaliser à quel point nous nous sommes bercés d’illusion et que nous rêvons plus notre vie que ce que nous sommes capables de la vivre.
Serge Baccino