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Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Origine de la peur de l’altérité en cas de conflits

Origine de la peur de l’altérité en cas de conflits

Il existe un phénomène de société qui semble avoir le pouvoir de scinder en deux parties plus qu’inégales, les représentants de cette même société. Je veux parler du fait que certains trouvent l’occasion de vider le contenu formel de leur « moi » (leur mal-être) sur les uns, tandis que les autres ne se sentent pas d’en faire autant (d’y répondre ou même de s’en défendre seulement.) L’idée n’est pas de savoir si nous devons réagir ou non, ni même laquelle des deux parties en présence, est « dans la vérité » ou « dans le mensonge à soi. » En vérité, LES DEUX sont dans le mensonge à soi, et d’une manière quasi complète. Bien que non reconnue ou vécu sciemment.

L‘idée n’est donc pas de laisser les autres se vider sur nous, sous le prétexte hypocrite de « se montrer spirituel » (et donc, supérieurs), mais de comprendre ce qui se produit en nous quand d’autres le font sans aucune vergogne. Et ce qui se produit en nous, c’est que l’on s’imagine ne pas devoir ou ne pas pouvoir en faire de même !

Le problème vient de nous, pas des autres.

 

On se croit et l’on se sent en insécurité, car nous sommes alors persuadés de ne pas pouvoir les suivre dans leurs débordements émotionnels. Idée qui, évidemment, nous terrorise et nous impose ce sentiment affreux d’impuissance. Sans compter que nous craignons, en même temps et à force, d’en arriver un jour à leur ressembler, pour peu que nous décidions de nous laisser aller, nous aussi, à notre vindicte personnelle (réagir comme eux, donc.)

Mais soyons clairs : cela ne signifie pas que nous pouvons ou que nous devons absolument « agoniser » les autres d’insultes et leur vomir dessus notre propre mal-être ! C’est plus subtil que cela, tout de même ! Sans compter que notre propre mal-être n’a rien à voir avec celui des autres, car même s’il lui ressemble, il ne les concerne pas mais ne concerne que nous (et réciproquement.)

L‘idée est de comprendre que c’est nous qui créons une différence de pouvoir entre les autres et nous. On appelle cela « une DDP animique », en psy éso. Autrement dit, une Différence De Potentiel (pouvoir d’action) entre une âme et une autre. Un truc du style : « Merde alors, eux peuvent se vider sur moi, en toute impunité, à l’inverse de moi, mais alors, eux seuls ont le pouvoir sur moi et je suis donc en danger permanent ? » Cette peur d’être LE SEUL à ne pas pouvoir se défendre efficacement ou au moins, comme tous ceux qui y parviennent, remonte à la prime enfance.

En effet, à cette époque, nous devions SUBIR la volonté et les désirs de nos parents, cela en toute impuissance. Eux seuls pouvaient (éventuellement) nous mettre minables, mais nous, nous n’avions absolument pas le droit d’en faire autant. Le fait que neuf fois sur dix, ces mêmes parents étaient inconscients des effets ultérieurs de chacun de leurs mots et actes, n’a pas pour autant le pouvoir de MINIMISER ce qui en a résulté , plus tard et lorsque l’enfant est rendu à l’âge adulte.

 

Cette obligation de SE TAIRE face à ceux qui, seuls, semblent posséder le pouvoir décisionnel, y compris sur le moindre détail de notre vie, et le fait de nous contenter de SUBIR en silence, est toujours gravée, au présent, dans notre subconscient. Un peu comme si nous avions toujours six ans et que seuls nos parents (et tous les autres adultes) aient ce pouvoir démoniaque de s’exprimer librement en nous refusant cette même liberté.

 

En somme, eux seuls, « les Décideurs », ont le pouvoir d’être éventuellement négatifs, en colère, humiliants voire menaçants, mais pas nous qui devons nous contenter d’en faire les frais. Voilà, très brièvement, l’origine de ce sentiment de mal-être face à la vindicte de tous ceux qui ne partagent pas (ou plus) ce même schéma (ou conditionnement) mental. Cela ne fait pas d’eux des êtres plus libres que nous : cela constitue un schéma mental démoniaque qui contient, comme toute chose, deux principes opposés, deux polarités opposées mais TRÈS complémentaires ! (Du genre victime/bourreau.)

 

Serge Baccino

 

 

Origine énergétique de la peur (Dossier)

Origine énergétique de la peur

(Dossier : texte assez long)

La peur apparaît lorsque l’attention mentale est focalisée sur le « moi » social (l’ego des psy.) Ce « moi » contient la somme des Mémoires relatives à une vie dans laquelle la personne physique est associée directement à ce qu’elle ne fait qu’expérimenter. Ce sont ces associations d’idées qui produisent des émotions, qui donneront à ce « moi » une forme et un degré de cohésion mentale qui forment une identité terrestre. Sans cette faculté de l’esprit de s’associer puis de s’identifier aux formes mentales qu’il produit sans cesse, il n’existerait pas d’êtres humains tels que nous les connaissons.

La Conscience Unique est ce qui produit ces points focaux d’observation que l’on appelle le « Je ». Chaque être humain est une expression non pas de la Conscience Pure mais de sa capacité illimitée à observer, à être témoin des mouvances de l’esprit. De ce qu’il sera sans doute appelé à nommer « mon esprit. » Imaginez une étendue d’eau. En dessous, de l’air qui serait pulsé, produisant, à sa surface, des bulles d’air. Chacune de ces bulles d’air est un Monde complet, quasi infini. Au centre de ces bulles, formant son point central et focal absolu, se tient la Soi-Conscience ou « Je ».

Tout autour et sur la paroi intérieure, se joue la création continue. Depuis le centre de la bulle, un cinéma à 360° se produit à chaque instant, donnant à la conscience centralisée (géolocalisé au centre, donc), l’impression qu’un univers l’entoure et qu’elle se trouve en son centre. La conscience témoin (ou « Je ») observe et émet des jugements de valeur sur ce qu’elle croit voir à l’extérieur, alors qu’étant la bulle, tout se produit en réalité en elle. Certaines scènes du film de sa vie intérieure ou mentale lui plaisent, tandis qu’elle n’aime pas certaines autres. Cette capacité à « nommer » (juger, avoir une opinion, des goûts, etc.) lui permet de ressentir des émotions.

A leur tour, ces émotions permettent à l’entité-bulle de ne sélectionner que ce qui produit de bonnes et agréables émotions. Mais quand la conscience « Je » réalise que certaines scènes se produisent sans son concours et échappent même à son contrôle, elle décide alors d’intervenir directement sur ce qu’elle ne faisait auparavant qu’observer. C’est à ce moment que la conscience de soi devient active et, de ce seul fait, se dépolarise. Cette dépolarisation a pour effet de créer une réfraction du « Je » à un niveau inférieur, qui jouera le rôle, désormais, de principe passif. Il s’agit du « moi ».

Désormais, le « Je » ne se contente plus d’observer : il désire intervenir, changer les formes mentales qui ne lui conviennent pas. Il a donc besoin d’un autre aspect, plus passif, dans lequel il pourra et à loisir, enregistrer ce qu’il considèrera désormais comme « réussites » ou « échecs. » La réussite consistant en toutes ces fois durant lesquelles le « Je » a réussi à transformer une forme, à la rendre agréable et bonne selon ses propres vues. L’échec consistant en toutes ces fois durant lesquelles le « Je » n’a pas réussi à remodeler son propre Monde selon ses goûts et désirs. Les enregistrements relatifs aux réussites produisent désormais des émotions agréables et positives, tandis que les enregistrements relatifs aux échecs produisent des émotions désagréables et négatives.

C’est à ce moment que la conscience devenue personnelle, c’est-à-dire propre à ce « masque », à cette identité terrestre, se met à fonctionner à partir de la dualité. Désormais, chaque expérience sera cataloguée comme étant bonne ou mauvaise et tandis que les premières seront recherchées frénétiquement, les secondes seront craintes religieusement. Rapidement, le « moi » finit par contenir surtout de la peur. La peur de perdre ce qui est bien ou bon et que l’on souhaite voir durer, et la peur de ne pas obtenir tout ce qui procure du plaisir (ou toute autre émotion plaisante.)

La peur est relative au contenu formel du « moi », et donc, aux Mémoires, et donc au passé. Le « moi » est ce qui oblige le « Je » à tenir compte du connu et référencé et donc, à reproduire une expérience semblable de très nombreuses fois, cela sous le prétexte qu’elle est agréable et bonne. Et surtout rassurante, car bien connue !

Avec le temps, le « Je » ne sait plus qu’il est expression directe de la Pure Conscience Une et indivisible. Se fiant à ce qu’il connaît déjà, il se dit que s’il désire obtenir ce qui est bon et éviter ce qui ne l’est pas, il doit absolument prendre le contrôle de sa vie. Comme cette idée est mémorisée au cœur même du « moi », ce dernier se scinde en deux polarités opposées mais complémentaires, l’ego et le M.-I. Le premier est cela qui tente de tout contrôler mais n’y arrive pas. Le second est cela qui tente d’expliquer pourquoi ça n’arrive pas, tout en rassurant sans cesse l’ego, lui promettant des lendemains meilleurs. Le « moi » dont le rôle originel était d’être passif, se met à vouloir gérer, contrôler et planifier. Comme il n’y réussi pas, il doit ensuite se chercher puis se trouver des excuses valables pour ses échecs successifs. (Note : M.-I. = « Moi-Idéalisé. »)

A ce stade, le « moi » se résume à un intellect qui essaye non seulement de tout gérer, alors qu’il en est absolument incapable, mais qui couvre à chaque fois bêtises et manquements. C’est le stade du désir inassouvi et du déni de responsabilité. Ce stade est en fait le niveau actuel d’expression de soi de l’essentiel de l’humanité. On pourrait dire ici que tant que l’homme cherche à maîtriser sa vie, à interférer dans le Monde et à faire en sorte de plier les autres à sa volonté pourtant plus que chancelante (puisqu’il a besoin d’autrui), il ne réussit qu’à être un perdant doublé d’un malheureux.

C’est lorsqu’il réalise que sa difficulté à contrôler son existence, loin d’être un problème, est en fait la solution, qu’il commence à retrouver goût à la vie.

Lorsque la partie du « moi » qui cherche à gérer cesse de le faire, même seulement à moitié, l’autre partie (M.-I.) n’a alors plus aucune raison de trouver autant d’excuses, pour se mentir et mentir à autrui sur ses réelles capacités. Si cet état de fait perdure suffisamment, le « moi » se repolarise, à savoir qu’il redevient négatif et donc, passif et récepteur. Le « Je » redevient alors prépondérant, de nouveau actif, car positif, et la personnalité se transforme en individualité capable de prendre un peu de recul par rapport au contenu formel du « moi ».

C’est à cette étape que la plupart des chercheurs se perdent de vue pour réinventer une sorte de super-héros de l’esprit, capable de tout faire, même ce qu’il lui était préalablement interdit ou se trouvait hors de portée.

Ne cherchez pas plus loin l’origine des gourous de toutes sortes, pas encore arrivés et pourtant déjà partis, pas assez installés dans la conscience, et pourtant déjà si conscients, surtout comparés aux autres qui ne le sont pas mais aimeraient bien l’être également. Si cette étape est franchie sans encombre, le « Je » commence à voir qu’il existe en réalité deux choses bien distinctes : ce qu’il a déjà compris, connu et qui est enregistré dans le « moi », et ce qui se produit parfois et qui ne correspond à aucun de ces enregistrements. Si les deux peuvent différer, alors le « Je » se dit que le problème ne vient peut-être pas de ce qui se produit au sein de sa bulle personnelle, mais du fait que quoiqu’il s’y produisent, c’est toujours « avec l’ancien » (Mémoires/enregistrements) qu’il l’accueille puis le traite, mentalement.

A un stade plus avancé, le « Je » réalise qu’il n’est pas obligé d’établir des sélections, des choix ni même de prendre partie, par rapport à tout ce dont il pourrait être le simple témoin. D’ailleurs, il réalise très vite que plus son attention mentale est orientée sur le fait qu’il est témoin de ce qui semble se produire à l’extérieur de lui et non sur le contenu du « moi », permettant de juger, comparer et préférer ou rejeter, moins il ressent de désordres émotionnels. Ces désordres venant aussi bien de sa peur de perdre ce à quoi il tient le plus, que de sa peur de ne pas obtenir ce qu’il désire le plus. Il réalise que si l’aiguille de son attention mentale est plus orientée vers le « moi » que vers lui-même, il souffre d’une quelconque façon. A l’inverse, dès que cette même aiguille se dirige vers lui-même (le « Je »), la souffrance cesse au profit du plaisir.

Plus exactement, ce plaisir semble provenir du seul fait d’observer, en tant que témoin, sans chercher à intervenir. Juste observer, c’est tout. Au stade de polarisation suivant (vers le « Je »), le témoin conscient se surprend à obtenir ce qu’il ne peut s’empêcher de désirer, comme avant, mais sans qu’il lui soit nécessaire d’intervenir directement et « en personne ». Auparavant, il devait faire des efforts constants en ne récoltant toutefois qu’un minimum d’effets satisfaisants. Désormais, il lui suffit de désirer pour obtenir.

Un peu comme si une nouvelle condition jusque-là inconnue, arrivait à point nommé pour se charger de la partie purement exécutive (faire se réaliser les souhaits, en gros.)

Et plus le « Je » se transforme en un œil aiguisé qui observe et choisi ce qui lui paraît digne d’être expérimenté, moins il lui faut agir. Puisque c’est en prenant de la distance avec le « moi » que le « Je » a pu vivre ce genre d’expérimentation, ce dernier en arrive à se demande s’il ne serait pas lui-même la réponse à toutes les questions. Et en effet, le « Je » consiste en la seule Règle du Jeu. Et ce Jeu consiste à être seulement CONSCIENT de ce que l’on désire, puis de laisser cette même conscience faire tout le reste du boulot. Auparavant, les Mémoires du « moi » permettaient de conserver les méthodes à reproduire pour obtenir ceci ou bien cela, pour déjouer tel piège et éviter telle erreur de jugement.

Et le « Je » était persuadé d’une chose apparemment logique : s’il ne mémorise pas son vécu, il ne pourra pas reproduire le bon et éviter le mauvais. Mais désormais, il réalise que ce n’était pas utile, que c’était même épuisant, comme méthode. Des idée telles que celles de maîtrise et de contrôle étant dictées par la peur de ne pas obtenir ou de perdre ce qui a été obtenu et engrangé. Le « Je » réalise que c’est le pouvoir de son attention mentale qui permet de générer tout ce dont il a besoin et plus que nécessaire. Plus le « Je » se focalise sur ce qu’il se propose d’atteindre ou d’obtenir, plus sa conscience de Soi augmente. Plus cette conscience augmente, plus le « Je » obtiens tout ce qu’il désire, sans plus ressentir aucune peur, sachant qu’il ne peut rien perdre de tout ce dont il lui suffit de jouir, ponctuellement.

Si le « moi » permettait cette illusion de durée dans les plaisirs sans nombre, la conscience permet de les reproduire à volonté, sans avoir à les stocker ou les additionner. Cette prise de conscience permet au « Je » de réaliser qu’il est lui-même le Pouvoir de la Conscience en Action, qu’il en est le point focal de manifestation, en somme. Alors, plus il se concentre, plus la conscience est concentrée. Plus cette dernière est concentrée, plus le pouvoir afflue (ou augmente.) Il reste au « Je » de réaliser l’ultime prise de conscience capable de le libérer de l’illusion. Il réalise que bien qu’il soit le point focal de manifestation du pouvoir de la Conscience, ce n’est pas lui qui possède ce pouvoir : il est ce pouvoir !

Voilà pourquoi les hommes rêvent de pouvoir sans jamais l’atteindre, car ils incarnent déjà cela même qu’ils se proposent de posséder un jour. Ce qui fait qu’ils ne le possèdent jamais. Ni ne deviennent jamais ce qu’ils sont pourtant déjà.

 

Serge Baccino

 

 

Les trois Terres

Les trois Terres

(Les brèves de la psy éso)

La première Terre (qui n’est plus d’actualité) était totalement illusoire et se résumait au fait que même si les personnes vivaient ensemble physiquement ou « en corps », sur le même sol, ils ne participaient que de leur réalité personnelle, intérieure, qu’ils projetaient sur l’extérieur et les autres. Cette Terre-là ne permettaient pas de réelles rencontres, connivences et compréhensions : seuls les états d’esprit semblables se reconnaissaient plus ou moins et pouvaient établir une relation.

La seconde Terre est une Terre de confrontation constante sur laquelle les états d’esprit se heurtent sans jamais réellement s’accepter et donc, se pénétrer. Les gens sont à moitié conscients de ce qu’il se passe à l’extérieur et chez les autres mais continuent à mixer plus ou moins leur état d’esprit avec celui des autres, rendant les relations précaires voire houleuses. Chacun tiens très fort à son propre monde intime, à ses certitudes et vérités, et refuse de partager le monde, les certitudes et les vérités des autres, qui de leur côté, en font autant.

La troisième Terre est celle à venir, sur laquelle les humains se rencontrent et se comprennent parfaitement, cela parce que chacun s’est adapté à un seul Monde et se contente de constater ce qu’il s’y passe. Sur cette Terre-là, tout le monde peut se rencontrer vraiment et se comprendre réellement, même en conservant des idées et des préférences (ou choix) très personnels.

 

Serge Baccino

Conscience du dehors dedans

Conscience du dehors dedans

Nous qui parlons et qui écoutons, vivons, marchons et sommes conscients d’être, nous ne sommes pas « la Conscience » : nous sommes seulement un point focal géolocalisé de cette même conscience. Mais tandis que nous pourrions être le « Je », nous ne sommes que le « moi ». Nous sommes comme un simple reflet du soleil dans un minuscule bout de verre. Ce qui ne fait pas du bout de verre le soleil pour autant ! De fait, nous pourrions en arriver à croire que l’univers est dans NOTRE conscience, alors qu’en réalité, il est DANS LA Conscience (celle du Tout-Esprit.)

Si l’univers était en nous, il serait inclut dans le « moi », dans le mental humain. Dès lors, où serait ce que nous voyons autour de nous et que nous appelons « l’extérieur » ? Lui aussi serait « en nous » ? Notre seul « moi » contiendrait ainsi « l’univers et les dieux », à savoir toutes choses ainsi que tout le monde ? Cela ferait de notre « moi » humain si limité, la seule chose qui Soi ? Nous serions donc et à nous seul, « LE Soi » ? C’est la conclusion effarante à laquelle en son arrivées, bien imprudemment, certains initiés du passé. Cela leur a coûté soit la raison, soit leur humanité, soit, ce qui est un moindre mal, comparativement, l’occasion de plus de connaissance encore.

En fait, l’univers ET les dieux (dont nous tous), sont dans LA Conscience Unique, cela même qui se reflète ou se réfracte en la forme humaine (ou qui tente de le devenir.) Dans LA Conscience, comprenez-vous bien ? Mais pas dans « nôtre conscience » personnelle ou « moi », qui n’est qu’une infime portion de la Soi-Conscience Universelle. En clair, toutes choses, tous les êtres, se trouvent inclus dans la Conscience unique. C’est en cette Conscience-là que Tout Est, pas dans le fragment que nous sommes capables d’accueillir et parfois de refléter.

Ce qui nous amène à comprendre une très profonde vérité, inconnue parfois des ésotéristes eux-mêmes : Non seulement tout est inclut dans la Conscience, mais nous le sommes nous aussi ! Notre personnalité, notre forme physique, celles de tous les autres et tout le reste de l’univers, se trouvent DANS la Conscience Unique.

 

Serge Baccino

(Extrait d’un enseignement de la Voie de la Siddha, version laïque.)

Subconscient et voie du moindre effort

Subconscient et voie du moindre effort

Jeune, nous avons appris à « faire des efforts » pour répondre aux attentes de nos géniteurs, professeurs et autres éducateurs, etc. Il en est résulté une très nette impression que faire des efforts était non seulement épuisant mais très peu rentable… Pour soi ! En effet, non seulement il nous était réclamé de dire, de faire ou même d’être ce que nous n’avions pas naturellement envie de dire, de faire ou d’être, mais de plus, tous ces efforts qui nous étaient ainsi réclamés, ne semblaient pas, en fin de compte, satisfaire pleinement nos aînés.

Un peu comme si le seul fait d’obéir au moindre de leurs caprices ne suffisaient pas. Sans doute nous fallait-il, en plus, réagir de bonne grâce, voire applaudir à la moindre de leurs attentes.

Il nous faut apprendre ou bien nous souvenir, que le notre subconscient, dans la partie mémorielle de son fonctionnement, raisonne toujours par déductions et associations d’idées. Il a donc enregistré le fait que non seulement faire des efforts était épuisant mais que de plus, cela ne payait que bien rarement en retour. En somme, dans ce cas comme dans bien d’autres, nos Mémoires témoignent du fait qu’il est inutile, en fin de compte, de produire des efforts, car cela devient rapidement contreproductif.

Toutefois et attendu qu’il nous a toujours été réclamé de produire des efforts dans la plupart des domaines de notre vie, une autre partie de ce même subconscient nous pousse à en produire, comme à l’accoutumée. Nous sommes donc bien en présence de deux schémas mentaux opposés et qui se contredisent, mutuellement.

A l’âge adulte, nous découvrons, effarés, que ce que nous disons ou faisons ainsi que ce qui nous arrive, répond très rarement à nos attentes, même les plus légitimes, du moins à nos propres yeux. Cela est du au fonctionnement autonome de notre subconscient. Nous avons associé deux idées absolument antinomiques, depuis notre prime enfance : la principale, que nous devions accepter de faire des efforts, car c’est ce qui est nécessaire à la poursuite et à l’atteinte de nos buts les plus importants. Selon autrui s’entend.

En même temps, nous avons enregistré le fait que lorsque nous comparions les résultats obtenus aux efforts produits pour les obtenir, il devenait alors évident que le jeu n’en valait que bien rarement la chandelle. C’est la version polie.

En somme, tandis qu’une partie de nous trouve normal de produire de nombreux efforts et dans différents domaines, une autre est absolument persuadée que tout ceci ne mènera à rien. C’est pour cela que toutes ces idées modernes de lâcher prise, de laisser aller ou tout autres idées incluant le fait de cesser de s’épuiser pour de modestes résultats, paraissent si séduisantes pour la plupart.

En même temps, si nous disions à ces mêmes personnes que « dans la vie, on n’obtient rien sans rien » (et donc sans fournir quelques efforts ou sacrifices), la plupart, également, accueillerait cette idée comme étant logique.

Nous voyons donc, ici, que ce ne sont pas les avis, qui sont partagés, mais bien des avis qui nous partagent, voire qui nous pourrissent la vie. Il est question ici de dichotomie mentale, à savoir d’une divergence d’intention et donc de but, au sein même de notre personnalité.

Si nous revenons aux origines mêmes de cette dichotomie mentale, force nous est de constater que produire d’évidents efforts dans l’espoir de satisfaire les attentes des parents, ne suffisait pas pour autant à les faire disparaître, bien au contraire ! Plus nous faisions des efforts, plus il nous en était réclamé. Un peu comme si chaque effort effectué et donc réussi, démontrait le bien fondé des attentes envers nos capacités à faire plus d’efforts encore. Lorsque nous réussissions à produire les efforts réclamés, cela ne faisait que démontrer deux choses évidentes : la première, que nous étions capables de produire de tels efforts. La seconde, qu’il est fort probable que nous puissions en produire plus encore. Toujours plus.

Et en fin de compte, cette escalade à l’effort aussi nécessaire que réalisable, obligeait nos parents à se transformer en de véritable tyrans, en d’éternels insatisfaits. Du moins à nos yeux d’enfants.

Pour le subconscient, tout effort est à proscrire, au vu de ce qu’il produit au mieux et en fin de compte, à savoir, encore plus d’efforts à produire. Ainsi, à présent rendus à l’âge et à la condition sociale d’adulte, lorsque vous vous efforcez de bien faire, il arrive le contraire. Lorsque vous partez du principe que vous devriez « faire des efforts », vous échouez le plus souvent. Même ou surtout si ces mêmes efforts sont supposés vous servir directement. Par exemple, dans un couple qui bat de l’aile, l’un des deux va décider de « faire des efforts » pour sauver son couple, mais cela pourra avoir l’effet totalement inverse à celui escompté.

Ou encore, nous faisons des efforts pour supporter les frasques de ceux que l’on aime. Résultat, ces personnes en profitent pour abuser de nos sentiments envers eux. C’est la fameuse croyance en la bonté naturelle de l’être, couplée à cette autre croyance qui énonce que trop bon correspond inévitablement à trop con !

A l’heure du bilan de notre vie jusqu’à ce jour, la question a se poser pourrait bien être celle-ci : « Pourquoi mes tentatives de faire des efforts en vue d’améliorer certains secteurs de ma vie, se soldent, pour la plupart, par de cuisants échecs ? » La réponse peut paraître effrayante sur le moment : parce que notre subconscient fait son possible pour tout faire rater ! Pourquoi ? Pour nous protéger ! Pour nous interdire, s’il le faut, de « réussir » à faire des efforts… Inutilement ! En somme, le subconscient fait foirer la plupart de nos entreprises humaines dans le seul but de nous épargner… L’échec !

Une partie de sa Mémoire vitale a enregistré comme inutile et épuisant, d’avoir à fournir le moindre effort. En même temps, une autre partie de cette même Mémoire vitale, nous pousse à… Produire toujours plus d’efforts ! Comme quand nous étions jeune et avions (encore) à cœur de plaire à nos aînés, parents compris.

Il pourrait nous sembler qu’une telle forme de raisonnement est paradoxale, pour ne pas dire mieux. En effet, si c’est bien le subconscient qui fait tout foirer, alors c’est qu’il a pour désir ou pour but de tout faire foirer, n’est-ce pas ? Eh bien non, justement ! Mais pour comprendre le sens profond de cet apparent paradoxe, il faut nous souvenir que le subconscient raisonne toujours par déduction et par association d’idées, mais qu’il le fait en fonction de conditionnements mentaux (Mémoires) qui ne sont pas forcément compatibles. En clair, la qualité du fonctionnement de notre subconscient, ainsi que sa logique interne, ne sont pas à incriminer. A ce niveau fonctionnel, tout semble parfait.

Le problème est ailleurs. Il se situe au niveau de la disparité énorme des schémas mentaux, de ce mélange d’informations hétéroclites et  aptes à rendre fou le plus équilibré des hommes. Équilibré au départ s’entend.

Car au départ, l’homme n’est pas fait pour répondre sans cesse aux attentes des autres mais aux siennes, seulement. Du moins à toutes celles ne remettant pas en cause les besoins naturels et légitimes d’autrui, il va sans dire. Et son subconscient censé ne contenir que les Mémoires sélectives de ce qui est juste et bon pour l’entité physique et morale (la personne), ne devrait produire que des effets aussi positifs que rationnels. Ce qui est loin d’être le cas pour chacun d’entre nous, comme vous en conviendrez aisément.

A qui est seulement logique, le seul fait de produire quelque effort alors que ce n’est pas son intention ou sa volonté, ne peut que devenir rapidement pesant. L’idée même de devoir faire des efforts, nous épuise avant acte. En plus qu’elle ne garantie jamais le moindre résultat futurs, si ce n’est le contraire de ce que l’on serait en droit d’attendre. Nous en voulons pour preuve nos propres parents : toujours plus exigeants, jamais satisfaits. Et en fin de compte, qu’y avait-il à y gagner, si ce n’est, en plus du temps perdu, ce sentiment cruel d’avoir échoué malgré tous nos efforts ?

Pour une partie seulement du subconscient, le deal est très clair : s’il veut protéger le conscient, et c’est exactement son rôle, il doit lui épargner toutes ces désillusions, tous ces découragements, qui résultent d’efforts totalement inutiles. Et les Mémoires sont là pour en témoigner : il faut être suicidaire pour tenter de faire des efforts en vue de satisfaire les attentes frustrées des autres. Hélas, pour cette autre partie du subconscient, dont le but est également de protéger la personne, il est vital de faire des efforts en vue d’obtenir le nécessaire ainsi que le superflu.

Après tout, on a jamais rien sans rien, n’est-ce pas ? Alors il faut bosser, en baver, même, afin d’atteindre quelques-uns seulement de nos buts fixés. A quel prix ? Cela importe guère puisque le deal est ici très différent. L’idée n’est plus de correspondre à nos propres attentes mais à celles des autres qui, de toute manière, resteront éternellement insatisfaites.

OK, on comprend bien que le contenu formel des enregistrements du subconscient font toujours loi. Mais dans ce cas, pourquoi continuer à héberger des enregistrements aussi opposés ?

Parce que le rôle du subconscient se borne à mémoriser, à enregistrer puis à reproduire tel quel. Il n’est certes pas dans ses attributions de juger de la valeur relative ou absolue de l’un quelconque de ces enregistrement. Cela est et demeure le rôle sacré du conscient.

Et au niveau de ce même conscient, de cette entité sociale étonnante qui dit «  moi », il est encore et toujours difficile de trancher. Alors subir est encore la voie du moindre effort, finalement. Ou bien celle du « qui ne dit rien consent. » Il est vrai que d’un côté, nous adorerions faire tout ce qui nous plaît. Cela est si évident ! Mais d’un autre côté, il est tout aussi évident que nous avons encore et toujours à cœur de plaire, d’être aimés, reconnus, de faire partie d’un groupe, d’un mouvement, d’une famille d’âme, etc. Nous avons été formatés de cette manière et cette Mémoire pèse sur notre âme et nous interdit de nous sentir vraiment libres.

Ce désir de plaire, de répondre aux attentes de nos géniteurs, cela parce que ces choses nous semblaient aussi naturelles que vitales, durant cette période de la prime enfance, s’est transformé en le désir d’être accepté, reconnu, respecté et, pourquoi pas, aimé. Et comme nous avons aussi le souvenir que « rien n’est jamais gagné d’avance », alors nous redoublons d’efforts. On n’a rien sans rien, la chose est entendue. L’effort est donc cruellement associé à la réussite sociale, à l’obtention de ce qui est bénéfique, désiré et qui permet toujours plus de bonheur.

Le problème, c’est que tandis que le conscient fait des efforts surhumains pour produire l’improbable et réussir là ou l’échec a déjà frappé, le subconscient, lui, produit des interactions (synchronicités) et des évènements qui sont censées nous éviter de forcer pour rien, vu le résultat final présumé. On pourrait presque affirmer ici que le subconscient ne fait rien de moins que d’agir pour notre bien !

En psychologie ésotérique, il est souvent énoncé que « Tout est double mais opposé et complémentaire. » Puisque le rôle du subconscient est avant tout de nous protéger du mal et que nous avons toujours du mal à produire des efforts, cela malgré qu’une partie de nous s’ingénie à nous y incliner tout de même, et puisque nous savons par expérience que nos efforts sont rarement couronnés de succès, alors nous devrions tous en arriver à la même conclusion. Une conclusion qui se présente sous la forme de cette prise de conscience en trois étapes.

1. Nos programmes mentaux forment nos habitudes. Ces dernières devraient toutes nous servir, et non nous desservir. Or, certains programmes se contredisent entre eux, prouvant ainsi qu’ils ne sont pas encore sous la tutelle d’un principe directeur capable d’établir une sélection, de faire des choix intelligents.

2. Nous ne pouvons pas vivre une chose et en penser une autre. Il y a donc en nous des pensées qui ne correspondent pas avec ce que nous aimerions vivre et comme ce sont nos pensées qui nous font vivre, nous devrions surveiller nos pensées afin de repérer celles qui ne bossent pas (ou plus) pour nous.

3. Ce ne sont donc pas nos conditionnements mentaux (ou habitudes) qui posent problème, mais le fait évident que certains d’entre eux se contredisent formellement.

4. Nos problèmes sont donc issus du fait que rien ne vient jamais remettre en cause ou réactualiser, nos programmes mentaux, nos habitudes. Quelque chose devrait veiller à ne conserver que des Mémoires utiles et positives. Mais il n’existe rien, en nous, qui semble apte à occuper ce poste à plein temps.

5. Or, nous savons ce qui nous plaît et ce qui nous déplaît, cela parce que nous en sommes conscients. Le conscient est donc la partie de notre être global qui devrait accepter ce rôle de gardien des Mémoires actives et donc, de garant de la qualité de nos pensées et donc, de celle de notre vie.

Passer en revue nos différentes idées sur la vie et en mesurer l’intelligence et le degré d’utilité à l’aune du plaisir et de l’absence d’effort qu’elles proposent, voilà qui nous permettrait de connaître une vie aussi agréable que paisible. En plus d’une liberté bien peu usité, en vérité ! Et puisque personne ne semble aimer faire des efforts, pourquoi ne pas cesser d’en faire ? Du moins, de ne plus faire trop d’efforts inutiles. Notre devise pourraient devenir :

« Suis toujours la voie du moindre effort ! »

Voyons un exemple concret. Dans le cas d’une mésentente pouvant entrainer une dispute, posez-vous cette question : « Dans cette discussion pouvant se terminer en dispute, quelle est la voie du moindre effort ? » La réponse est évidente : « Ne pas chercher à avoir raison, à imposer sa propre raison à un autre et donc, cesser au plus vite d’argumenter ! » Oui mais voilà : nous croyons devoir à tout prix avoir raison ! Alors nous allons « faire des efforts » pour réussir à avoir le dernier mot, voire à coincer l’autre pour qu’il soit en position de faiblesse, cela au point de « nous abdiquer son trône » (sa certitude d’avoir raison.) Dans ce cas, que va faire le subconscient ? Il va mettre en batterie ses missiles anti-efforts et le résultat sera que nous allons sortir épuisé et vaincu de cette dispute.

En somme, pour nous éviter un échec cuisant, le subconscient va opter… Pour l’échec cuisant ! N’oublions pas que son rôle est pour ainsi dire de nous interdire toute forme d’efforts inutiles ! Et pour lui, discuter des heures ou s’inviter à une foire d’empoigne, sont autant d’activités inutiles, épuisantes, pour ne pas dire immatures.

Si le conscient décide d’établir une saine sélection au sein de la subconscience, voire s’il décide d’éradiquer toute forme d’auto-esclavage spirituel (car c’est bien de cela qu’il s’agit ici), il en arrivera très vite à la conclusion logique que si sa vie, auparavant, ne semblait pas correspondre à ses propres attentes, c’est parce qu’elle correspondait toujours aux attentes d’autres personnes que lui (parents, éducateurs, etc.) En clair, c’est par absence de choix que le subconscient est autorisé à choisir pour nous et à notre place. Le problème est justement que le subconscient n’a jamais eu pour rôle de faire des choix, ou de définir ce qui est profitable ou non, ce qui est logique de ce qui ne l’est pas.

Lui, il se contente de « sortir des dossiers » (Mémoires) et de se baser sur la nature de l’évènement extérieur, pour lui opposer les parties de sa Mémoire qui semblent au mieux lui correspondre. Ainsi, si une personne importante vous donne un ordre, vous allez automatiquement le suivre, car votre subconscient aura vite fait d’associer cet ordre avec l’autorité qu’il sous-entend.

Pour ceux qui douteraient encore du bien fondé d’établir une sélection au sein des programmes de la subconscience, nous ajouterons que le subconscient est ce qui détient l’essentiel de notre pouvoir mental créateur ! Notre subconscient est en contact permanent avec tous les autres subconscients et sait exactement qui aller trouver ou qui faire venir pour obtenir tel ou tel autre résultat. Et le cas échéant, il peut même créer des situations lui permettant d’arriver à ses fins, si rien ni personne n’est disponible ou capable de l’aider à réaliser ses buts. Ou devrions-nous dire « nos buts. »

Car le subconscient n’a d’autres buts que les nôtres. Si tant est que nous en ayons, bien évidemment. Il nous apparaît clairement ici que c’est parce que le conscient se laisse vivre et invite ainsi le subconscient à produire du tout et du n’importe quoi dans sa vie, que cette vie semble aussi décevante que tumultueuse.

Pour le moment, la plupart pense que pour obtenir quelque chose, n’importe quoi, il faut faire des efforts. On n’en sort pas. Mais comme le subconscient se fera toujours un devoir de nous démontrer que c’est à la fois vrai et faux, nous risquons d’attendre longtemps avant d’obtenir un minimum de choses, de la vie ou bien des autres. En résumé, puisque c’est la partie subconsciente de notre être qui détient le pouvoir de créativité mentale, et non la partie consciente (« moi »), nous devrions la laisser faire, la laisser créer ce que nous désirons obtenir ou vivre, par exemple.

Pour cela, nous devons cesser de CROIRE qu’il nous faut « prouver quelque chose » et donc, nous devons cesser de « faire des efforts » pour faire plaisir de maman et de papa (ou à toute autre forme d’autorité dans notre actualité du moment.) D’autant que nous n’aimons pas faire des efforts ! Nous n’avons jamais aimé ça ! Mais nous sommes conditionnés et prisonniers de notre désir de répondre aux attentes des uns et des autres, comme nous tentions de le faire lorsque nous étions encore de jeunes enfants.

Mais à ce propos, et en plus, le symbolisme est inversé ! Ce sont les parents qui devraient incarner le pouvoir, la capacité de répondre aux attentes de leurs enfants. Mais ce sont ces derniers, eux qui sont jeunes et faibles, sans expérience et sans pouvoir, qui doivent « faire des efforts » ! C’est cette inversion des polarités et de la logique, qui sont à la base de ce sentiment d’impuissance personnelle, que subissent un grand nombre de personnes. La dépendance à autrui est également liée à cette inversion des pôles, du fait qu’il est réclamé aux plus faibles, des efforts que seuls les plus forts devraient pouvoir assumer et conduire à leur terme.

Vous voulez réussir dans la vie ? Alors suivez la voie du moindre effort ! Si vous devez forcer, c’est que vous rencontrez une RÉSISTANCE. Et si vous rencontrez une résistance, alors en forçant vous ne pouvez que la renforcer elle. Mais cette résistance ne vient pas du dehors ou des autres, mais du dedans et de cette partie de vous qui, détenant le pouvoir mais d’avis contraire, gagnera toujours et…

Sans le moindre effort !

 

Serge Baccino

 

 

 

 

 

Faire des efforts

Faire des efforts

Lorsque nous étions encore enfants, il nous était souvent demandé de « faire des efforts. » Entendez par-là de faire nos devoirs, d’aller nous coucher à l’heure prévue ou de venir à table alors que nous n’avions pas faim et étions occupés à jouer. Non pas que ces choses-là soient à proscrire et n’entrent pas dans le cadre usuel de ce que d’aucuns considèrent comme étant une bonne et solide éducation. Seulement, force nous est de reconnaître que c’est rarement de bonne grâce que les enfants s’exécutent lorsqu’il est question, pour eux, de répondre aux attentes de leurs géniteurs ou de ceux qui ont pouvoir décisionnel sur eux. Encore une fois, il n’est pas ici question de remettre en cause les manières actuelles ou même anciennes  d’élever les enfants.

L‘idée est de vérifier si nous sommes capables, aujourd’hui que nous sommes devenus des adultes (ou supposés tels), de nous souvenir de ce que nous ressentions, enfants, lorsque nos aînés usaient librement de ce droit autoproclamé de décider de l’avenir voire de la vie, de leurs enfants (ou de ceux dont ils avaient la garde.) Et si nous sommes vraiment honnêtes, force nous est de reconnaître que nous suivions alors les directives voire les ordres de tous ces adultes, en nous sentant contraints et forcés. Autrement dit, si nous en avions eu le pouvoir, nous n’aurions pas obéit à plus de dix pour cent des directives et autres injonctions dont nous étions les victimes plus ou moins conscientes.

Le pire est encore lorsqu’il nous était réclamé notre participation pleine et entière ! Plus sobrement, lorsque on attendait de nous que nous remplissions certains devoirs avec le sourire et donc, de bonne grâce. Autant dire qu’il nous était demandé très souvent de FAIRE DES EFFORTS. Et il ne se passait pas une journée sans que nous fléchissions sous la contrainte (menaces, punitions, chantage, fessées, etc.) Partant, nous avons conservé, par devers nous, cette notion d’effort étroitement associée au déplaisir, voire à la souffrance morale. Et à chaque fois que dans notre actuelle vie d’adulte, il nous est réclamé de  faire des efforts, nous réactualisons cette partie des Mémoires Karmiques qui se résument à du découragement et à de la souffrance morale.

Lorsqu’à l’âge adulte il nous est demandé de vivre en conformité avec notre propre ressenti, voire de commencer à nous faire plaisir, à ne choisir que la Voie du Moindre Effort, nous pouvons avoir l’impression très nette que ce type de changement radical de notre manière d’être et de vivre, va nous réclamer… De gros efforts ! Nombreux sont les étudiants de la psy éso qui s’imaginent devoir faire des efforts pour s’améliorer ou, à tout le moins, améliorer leur vie. En réalité, le problème et inverse ! C’est maintenant, alors qu’ils s’imaginent libres de choix, que les anciens enfants, devenus physiquement adultes, font des efforts monumentaux pour vivre EN CONCORDANCE avec les anciennes lois de leur prime enfance.

Ou pour le présenter différemment, leur subconscient tenu sous le joug de l’habitude, les contraint à faire presque autant d’efforts que lorsqu’ils n’étaient que des enfants. Mais comme l’habitude est une seconde nature, peu d’adultes réalisent à quel point ils sont toujours aussi immatures que dans leur enfance. Nous pourrions même simplifier à l’extrême et dire que les Mémoires subconscientes (ou karmiques) ont pris le relais et jouent le rôle, par procuration, de maman, de papa et de toute autre personne adulte possédant un quelconque pouvoir sur les enfants (aîné(e)s, profs, pions, nounous, etc.)  Il faut évidemment beaucoup de patience et d’intelligence pour prendre conscience de la portée réelle de ce que vous êtes occupés à lire actuellement.

Mais lorsque cela arrive, vous êtes obligés de réaliser que plus personne que vous-mêmes ne vous oblige à vivre selon des règles que vous n’avez pas vous-mêmes édictées. Inutile de changer le Monde extérieur et les autres pour réussir à se changer soi-même ! Puisque c’est vous qui ressentez un problème, pourquoi chercher à le solutionner à l’extérieur et par l’entremise des autres ? Pour en terminer, nous dirons que c’est lorsque vous cessez enfin de FAIRE DES EFFORTS que vous réalisez à quel point vous avez été marqués, en profondeur, par la manière dont vous avez été élevés et éduqués.

Et pour les plus chanceux, il est alors possible de réaliser que les autres, à l’extérieur, ceux-là même qui SEMBLENT nous imposer règles et lois nous étant étrangères, ne sont en fait que le fidèle reflet de notre propre manque de liberté.

Alors nous pouvons commencer à changer vraiment, car nous acceptons de cesser de faire le moindre effort pour obéir ou pour plaire à tout autre que soi. Nous devenons libres non pas vis-à-vis de la société ou des autres, mais par rapport à tous ces schémas et conditionnement mentaux hérités de nos pairs jadis et savamment entretenus par la suite et généralement à notre insu.

Pour changer vraiment, il faut tout d’abord se retrouver confrontés à notre totale dépendance à nos Mémoires karmiques, c’est-à-dire à tout ce qui s’est enregistré, en nous, depuis la prime enfance et jusqu’à l’âge adulte, du moins en ce qui concerne le présent sujet.

 

Serge Baccino