Archives de catégorie : Les brèves de la psy éso

Equilibre ou stabilité

Équilibre ou stabilité ?

 

 

Les spiritualistes aiment à parler du premier Chakra. La psy éso préfère parler des « bases psychologiques fondamentales », celles sur lesquelles reposent l’ensemble de nos processus mentaux, ainsi que des émotions qui en découlent et qui produisent des actes qui, à leur tour, conditionnent notre vécu journalier. Il est souvent question d’équilibre, de stabilité. C’est quoi « être stable » ? Est-on stable quand nos processus mentaux sont invariables, qu’ils ne changent ni n’évoluent jamais ? La stabilité est-elle synonyme de statisme ? Est-il stable celui qui ne bouge pas ou est-il figé dans un état d’esprit marmoréen ?

 

 

Bien souvent, les personnes qui se supposent stables sont en fait programmées jusqu’à la garde. Ce ne sont pas elles qui sont stables, ce sont leurs processus mentaux qui le sont, dans le mauvais sens du terme. Une personne « en évolution » est-elle stable, de ce fait ? N’est-elle pas plutôt en état permanent d’instabilité, puisqu’elle passe d’un état d’esprit habituel, à un autre, réputé meilleur mais parfois totalement inconnu ?

 

Imaginons une personne qui doit traverser une rivière peu profonde mais qui désire ne pas se mouiller les pieds. Elle sait qu’à un endroit, des pierres plates sont posées dans le sens de la largeur, d’une rive à l’autre, chaque pierre séparée de la suivante par vingt centimètres seulement. Chacune des pierre mesure environ quatre-vingt centimètres carrés, offrant ainsi une confortable surface d’appui. La personne peut donc traverser tranquillement et même, en courant !

 

Si la personne veut traverser en courant, elle doit faire preuve d’équilibre et avancer sans jamais hésiter. Si elle le fait de bonne grâce, voire en s’amusant, elle a toutes les chances d’arriver au sec et sur l’autre rive. Pour avancer dans la vie tout en évoluant, c’est-à-dire en transformant peu à peu chacun de nos états d’esprits premiers, deux conditions sont nécessaires : prendre plaisir au changement plutôt que d’en craindre les auspices et se montrer équilibré soi-même.

 

Car contrairement à la croyance spirituelle la plus répandue au sujet du Chakra 1 et des surrénales, leur étant reliées, notre équilibre psychologique réel ne vient pas de nos différents supports mentaux, mais de la conscience. Celui qui est conscient n’a plus besoin de support fixes ou définitifs : il peut courir sur chacun de ses processus mentaux comme l’homme sur chaque pierre plates posées en travers de la rivière.

 

 

Serge Baccino

 

 

Miracle mon beau miracle

Miracle, mon beau miracle…

 

 

Nous assistons à une sorte de « rencontre » entre les plans dits « invisibles » et le plan physique dense. Et ce sont les personnes qui sont moins évoluées qui subissent en premier cet état de fait. Il est normal que ceux qui vibrent encore un peu bas soient aussi les premiers à percevoir les plans psychiques de même fréquence que leur âme, cela à cause de l’inversion des polarités et le fait que les semblables s’attirent.

 

 

Tandis que nous sommes incarnés, seuls les phénomènes psychiques sont observables, pas les phénomènes physiques, nommés « miracles. » Un miracle c’est lorsque notre prise de conscience objective (relative aux objets des sens, donc) peut s’appuyer sur les phénomènes non pas mentaux mais objectifs. En somme, un « miracle », c’est quand il se produit quelque chose de physique, de terrestre ou de matériel.

 

 

Hélas ! En fait de miracles, il est surtout miraculeux que nous soyons encore tous en vie. Ou à peu près. Un miracle nécessite de hautes fréquences animiques (relatives à l’âme, donc.) La vibration de la planète est maintenue basse à cause de la présence de ce que nous connaissons désormais sous le vocable « Deep State. » C’est à cause de cela que ce que nous désirons de « bon pour nous » est si difficile à obtenir ou tiens lieu du miracle. Sans la présence des plus hauts représentants de l’État Profond, ce que certains nomment miracle consisterait en notre quotidien.

 

 

 

Serge Baccino

Les trois Terres

Les trois Terres

 

 

La première Terre (qui n’est plus d’actualité) était totalement illusoire et se résumait au fait que même si les personnes vivaient ensemble physiquement ou « en corps », sur le même sol, ils ne participaient que de leur réalité personnelle, intérieure, qu’ils projetaient sur l’extérieur et les autres. Cette Terre-là ne permettaient pas de réelles rencontres, connivences et compréhensions : seuls les états d’esprit semblables se reconnaissaient plus ou moins et pouvaient établir un semblant de relation.

 

La seconde Terre est une Terre de confrontation constante sur laquelle les états d’esprit se heurtent sans jamais réellement s’accepter et donc, se pénétrer. Les gens sont à moitié conscients de ce qu’il se passe à l’extérieur et chez les autres mais continuent à mixer plus ou moins leur état d’esprit avec celui des autres, rendant les relations précaires voire houleuses. Chacun tiens très fort à son propre monde intime, à ses certitudes et vérités, et refuse de partager le monde, les certitudes et les vérités des autres, qui en font autant.

 

La troisième Terre est celle à venir, sur laquelle les humains se rencontrent et se comprennent parfaitement, cela parce que chacun s’est adapté à un seul Monde et se contente de constater ce qu’il s’y passe. Sur cette Terre-là, tout le monde peut se rencontrer vraiment et se comprendre réellement, même en conservant des idées et des préférences (ou choix) très personnels.

 

 

Serge Baccino

Conscience du dehors dedans

Conscience du dehors dedans

 

 

 

Nous qui parlons et qui écoutons, vivons, marchons et sommes conscients d’être, nous ne sommes pas « la Conscience » : nous sommes seulement un point focal géolocalisé de cette même conscience. Mais tandis que nous pourrions être le « Je », nous ne sommes que le « moi ». Nous sommes comme un simple reflet du soleil dans un minuscule bout de verre. Ce qui ne fait pas du bout de verre le soleil pour autant ! De fait, nous pourrions en arriver à croire que l’univers est dans NOTRE conscience, alors qu’en réalité, il est DANS LA Conscience (celle du Tout-Esprit.)

 

 

Si l’univers était en nous, il serait inclut dans le « moi », dans le mental humain. Dès lors, où serait ce que nous voyons autour de nous et que nous appelons « l’extérieur » ? Lui aussi serait « en nous » ? Notre seul « moi » contiendrait ainsi « l’univers et les dieux », à savoir toutes choses ainsi que tout le monde ? Cela ferait de notre « moi » humain si limité, la seule chose qui Soi ? Nous serions donc et à nous seul, « LE Soi » ? C’est la conclusion effarante à laquelle en son arrivées, bien imprudemment, certains initiés du passé. Cela leur a coûté soit la raison, soit leur humanité, soit, ce qui est un moindre mal, comparativement, l’occasion de plus de connaissance encore.

 

 

En fait, l’univers ET les dieux (dont nous tous), sont dans LA Conscience Unique, cela même qui se reflète ou se réfracte en la forme humaine (ou qui tente de le devenir.) Dans LA Conscience, comprenez-vous ? Pas dans « nôtre conscience » personnelle ou « moi », qui n’est qu’une infime portion de la Soi-Conscience Universelle. En clair, toutes choses, tous les êtres, se trouvent inclus dans la Conscience unique. C’est en cette Conscience-là que Tout Est, pas dans le fragment que nous sommes capables d’accueillir et parfois de refléter.

Ce qui nous amène à comprendre une très profonde vérité, inconnue parfois des ésotéristes eux-mêmes : Non seulement tout est inclut dans la Conscience, mais nous le sommes nous aussi ! Notre personnalité, notre forme physique, celles de tous les autres et tout le reste de l’univers, se trouvent DANS la Conscience Unique.

 

 

 

Serge Baccino

(Extrait d’un enseignement de la Voie de la Siddha, version laïque.)

Au sujet du contenu mémoriel du subconscient

Au sujet du contenu mémoriel du subconscient

 

(Les brèves de la psy éso)

 

 

Le contenu formel du subconscient disparaît lorsque la personne l’assume entièrement. Cette partie de notre subconscience, celle qui mémorise nos réactions à notre vécu, permet de savoir des choses sans avoir à y penser et donc, sans avoir à en être conscient. Accepter ce contenu intime, revient à supprimer la barrière mentale qui nous sépare de ce que l’on nomme l’Inconscient, mais qui est en fait le Supraconscient, la Conscience de Soi.

Assumer tout est le secret, car les autres nous servent autant qu’ils nous desservent. En effet, s’ils nous permettent de nous déculpabiliser et leur mettant toutes nos responsabilités sur leur dos, ils nous encouragent, du même coup, à ne jamais trouver la force de nous émanciper d’eux, de nous assumer enfin.

Quand le contenu du « moi » (les enregistrements subconscients) est entièrement vidé, la DDP (différence de potentiel) cesse dans les heures qui suivent. Il n’existe alors plus aucune barrière entre le conscient et le Supraconscient (plutôt que « inconscient. »)

 

 

Serge Baccino

Qui est qui quoi et quand ?

Qui est qui quoi et quand ?

 

(Les brèves de la psy éso)

 

 

Nous croyons être quelqu’un. Très bien. Mais quand le sommes-nous ? Ou à quel âge, par exemple ? Autant dire à quel moment. Nous croyons être cette personnalité, ce « moi ». Mais c’est quoi « moi » ? Nous croyons connaître ce que nous sommes, mais nous sommes qui ou quoi, au juste ? Ce qui ou ce quoi que nous sommes, à quel moment le sommes-nous vraiment ? Le sommes-nous aussi la nuit, lorsque nous dormons ?

 

 

Mais si nous nommons ce que nous sommes ou qui nous sommes, qui nomme ainsi ? Sommes-nous ce qui est nommé, celui qui nomme ? Et pourquoi deux choses et pas seulement une seule ? S’il y avait un, pourrait-il ce un, se nommer lui-même, se percevoir ? Depuis quelle position observerait-il et qu’observerait-il ainsi, s’il était seul ou un ? Il y a en effet deux. Il y a toujours deux, nécessairement deux : un pour observer, l’autre pour être observé. Mais lequel sommes-nous, l’observateur ou l’observé ?

 

 

Et d’abord, qu’est-ce que cela qui observe ? Et qu’est-ce que cela qui est observé ? L’observation se fait-elle toujours en sens unique, de l’observateur vers ce qui est observé ? Ou l’observé peut-il à son tour observer l’observateur ? Les deux doivent-ils durer en l’état ? Sinon, lequel des deux doit céder la place à l’autre ? Comment sortir de la dualité « observateur/observé » ? Et si cela est possible, qu’est-ce qui est ainsi « déplacé » ? Et qui ou quoi serait là pour assister à ce déplacement, voire pour en témoigner, le cas échéant ?

 

 

 

Serge Baccino