Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Évolution et altérité

Évolution et altérité

 

Nota : Ce texte était réservé aux étudiants de la psy éso. Mais au vu des changements énergétiques qui s’en viennent et du fait que de nombreuses personnes qui ne suivent pas spécialement la psy éso se sentent changer du tout au tout, j’ai pensé que ce présent texte, qui prend des allures d’avertissement poli mais ferme, pourrait servir à un plus grand nombre. Je vous le livre donc tel qu’il a été proposé aux étudiants de la psy éso, il y a peu.

 

La psy éso est un enseignement et une philosophie de vie pratique qui servent à évoluer. Ce qui, pour certains, pourrait, à un quelconque moment donné, devenir un fait, plus une simple idée agréable lorsqu’elle vous visite de temps à autres. Mais évoluer alors que la plupart des autres ne le font pas ou même, refusent carrément de le faire, c’est être du même coup à l’origine d’une DDP (Différence de Potentiel) de plus en plus grande. DDP que les autres ressentiront bien plus facilement que vous qui serez occupés à la vivre. Vous devez comprendre (étape 1 très facile) puis admettre et ne plus y revenir (étape 2, difficile) que désormais, vous n’êtes plus et ne serez plus jamais « comme les autres. » Quelle que soit votre situation familiale ou sociale, quelle que soit votre nationalité d’origine, vous serez différents, de part votre nouvel état d’esprit, que vous le vouliez ou non, que vous l’acceptiez ou pas. Le mieux est donc d’y réfléchir mûrement et ce, dès à présent, surtout si vous débutez à peine.

 

Il ne se passera pas six mois avant que les premiers signes de changements apparaissent. Apparaissent surtout aux yeux de vos proches ! Car ce sont eux qui doivent absolument vous dire que « vous avez changé », et non pas vous qui devez vous mettre à y croire et donc, à vous illusionner à ce sujet ! Et la meilleure manière de savoir SI vous avez changé et SI ce changement est bon pour vous (authentique, vrai), c’est justement d’écouter, avec un intérêt non fin, ce que disent vos proches ! S’ils vous félicitent tous, alors vous avez un gros problème sur le bras, je vous l’assure net ! S’ils critiquent ouvertement ce que vous êtes devenus, si vous avez même la nette sensation que c’est plus fort qu’eux, qu’ils ne peuvent pas s’en empêcher de vous le faire savoir, alors vous avez remporté le Jackpot !

 

Raisonnement bizarre, illogique ou contradictoire s’il en est, penserez-vous. Et pourtant ! Si vous prenez la peine d’y réfléchir quelques minutes sans a priori, ce que vous avez, comme information, finalement, c’est que vous n’êtes plus comme avant, que vous avez changé. Ce qui prouve que quelque chose s’est passé en vous, quelque chose de si évident que même les autres s’en sont aperçu ! Reste à définir si ce changement est un « plus » ou un « moins » POUR VOUS.

Une indication vous est offerte du fait que les autres trouvent que vous avez changé « en mal » (en gros et pour simplifier.) Raison pour laquelle ils vous font à présent des reproches. Jusque là, les choses se tiennent, non ? Mais êtes-vous vraiment « pires » qu’avant ? Comment le savoir ? La réponse est évidente : si vous ne tenez pas compte des reproches que l’on vous fait sur vos changements. Et vous, comment vous sentez vous ? Mieux, même un peu ou bien plus mal encore qu’auparavant ?

 

C’est la partie la plus délicate, car souvenez-vous que lorsque vous accueillez ce genre de reproches, c’est très souvent durant votre PRP et donc, tandis que ce « mieux » ou ce « meilleur » n’est pas encore définitivement installé ! Vous êtes donc encore assez fragiles, pas très sûr d’être sur la bonne voie, etc., et, ma foi, les autres doivent nécessairement le ressentir, puisque c’est justement et comme par hasard le moment qu’ils choisissent pour attaquer bille en tête vos changements de personnalité, de comportement, etc. Quant on sait la vérité, quant on a compris l’Enjeu extraordinaire, tout parait à la fois plus simple et merveilleux. Et je dis bien « merveilleux » !

 

Pourtant, on pourrait pester et maudire en réalisant que, en quelques sortes, c’est tandis que nous pouvons encore nous casser la gueule et redevenir comme avant (plus ou moins ignorants) que nos proches, ceux qui sont censés nous apprécier ou pire encore, nous aimer (sic) vont tout faire pour nous ramener à ce train de vie qui est toujours le leur mais qui, depuis peu, n’est plus vraiment le nôtre. Ceci peut même pousser certains d’entre vous dans de noires colères, voire vous pousser à « couper les ponts » brutalement avec ces « proches » qui, tout à coup, le sont si peu, justement, « proches »…

Mais que se passe t’il, bon sang ? Qui rejette qui ou qui devrait rejeter qui, normalement ? Là n’est pas la première ni même la bonne question !

 

Il se passe que comme VOUS commencez à vraiment évoluer, vous commencez du même coup à CHANGER. Jusqu’ici, rien de bien grave, me direz-vous. Ce serait oublier un détail qui prend tout à coup les proportions d’un immeuble de trente étages ! Vous évoluez, certes, mais les autres ? Croyez-vous qu’ils évoluent aussi et en même temps que vous ? Certes pas ! La plupart refusent même de le faire. Vous allez donc et sans le vouloir, créer d’abord une fissure, puis une faille, pour terminer par un abîme vous séparant d’eux.

Et ces autres vont le sentir. Du moins vont-ils sentir non pas que « vous évoluez » mais bien que « vous cherchez à les laisser sur place, à les abandonner. » Ce sera là du moins LEUR propre interprétation de VOTRE changement qui lui, forcément, est bénéfique, puisqu’il vous permet de passer à autre chose, de penser différemment et… Enfin librement ou seul !

 

Mais puisque nous évoluons pour notre plus grand bien, pourquoi cette étape est-elle réputée si douloureuse ? Réponse : parce que les gens adorent le drame, d’une part, et qu’ils sont persuadés d’avoir BESOIN des autres, d’autres part. Que vous évoluiez n’est en rien un drame, nous sommes bien d’accord. Mais ce peut l’être pour celles et ceux incapables de vous suivre ou décidés à ne pas le faire ! Mais aucune des deux factions n’acceptera d’assumer les conséquences de leur décision (capacité à évoluer ou refus d’évoluer.) Selon la Loi en présence (Principe de Polarité), ce sera donc à vous de le faire et la tâche sera de ce fait deux fois plus ardue. Il n’y a rien « d’injuste » dans le fait d’attendre du plus fort qu’il produise l’effort le plus conséquent. Qui sinon lui pourrait le faire ? Le plus faible ? D’autant que l’effort réclamé ici se résume à réaliser deux choses assez amusantes, une fois l’aspect dramatique dépassé.

 

La première chose à réaliser, c’est que le fait d’être « rejeté » par nos semblables, par nos proches, est un signe probant, absolu que nous avons changé vraiment. Changé en bien mais… Seulement pour nous ! Non pas par égoïsme, mais du fait que vous n’êtes responsables que de vous-mêmes, pas d’autrui, quoique que cette vérité lui coûte… A lui ! Vous n’avez AUCUN effort à produire pour les autres : chacun doit produire ceux qui le concernent lui, un point c’est tout. Du coup, vos proches ne peuvent pas bénéficier de votre changement à vous. Et c’est sans doute la première fois que cela arrive dans leur vie en relation avec vous. Tout au plus, ils vont le noter, s’en plaindre puis développer des trésors d’ingénuité pour vous ramener à eux. C’est d’ailleurs la seule façon pour eux de vivre en paix, c’est-à-dire en refusant d’évoluer (comprendre « en refusant de prendre des risques. »)

 

Comprenez que le fait que les autres s’offusquent que vous deveniez plus intelligent (ou mentalement plus rapide) qu’eux, c’est plutôt bon signe ! Vous n’aurez pas à vous questionner voire à vous encourager pour savoir si vous avez vraiment « bougé » (évolué) : il vous suffira de voir et d’entendre les réactions intempestives des autres ! Mais pour cela, vous devez atteindre puis installer en vous la troisième étape d’évolution spirituelle, la plus difficile de toutes, douloureuse pour certains, qui ne réalisent même pas que c’est eux qui la rendent difficile. Cette étape se résume à ne plus chercher à vous faire admettre, apprécier ou aimer des autres. Car c’est de cette façon qu’ils vous tiennent, parce que vous tenez à eux ou, du moins, à ce qu’ils représentent pour vous ! (Il ne s’agit donc pas de véritable amour.)  Ce besoin de « faire partie de », d’être dans le coup, de faire partie de la bande, etc. et qui était si fort, dans votre jeunesse, risque désormais de se retourner contre vous et vous faire rater votre pallier évolutif actuel. Ce qui serait pour le moins dommageable pour la suite logique de votre évolution !

 

Contrairement à la légende, les gens ne rejettent pas ceux qui ne sont pas comme eux ou vivent différemment ! Que nenni ! Les gens redoutent la différence (qui est en fait la Richesse des Nations) et de peur de « ne plus être assez bien », ils se précipitent pour vous faire sentir que vous ne valez pas plus qu’eux, alors qu’en réalité, ils ont peur de rester sur place tandis que vous serez les seuls à évoluer. Du coup, le con de l’histoire n’est plus celui que l’on croit mais « ceux qui restent », c’est-à-dire tous ceux incapables de sortir du lot. Le plus burlesque, c’est qu’en rejetant les personnes différentes, les groupes font arriver ce qu’ils redoutent le plus, en somme, à savoir que quelques autres, moins nombreux et donc plus rares, soient différents d’eux ! Gag ! J’ajouterais que « heureusement pour les cons, les plus nombreux », ceux qui sont ainsi rejetés à la moindre velléité de différence, prennent peur et font tout, ensuite, pour rejoindre le groupe !  On appelle cela de la prostitution psychologique, qui n’affecte que les fondements de l’âme. La personne physique, elle, peut encore s’assoir. D’où sont incapacité à comprendre ce qu’elle vient de faire et surtout, de PERDRE. Car ensuite, bon courage pour recommencer : on vous a dans le collimateur !

 

Pour en terminer, sachez que cet état d’esprit est monstrueux, car c’est l’un des plus « efficaces » contre l’évolution humaine. A cause de lui, très peu d’hommes et de femmes parviennent à devenir des êtres dignes de ce nom (ou vraiment évolués.) Ils tombent dans le piège du « puisqu’ils sont à plusieurs à dire que je me fourvoie, c’est qu’ils doivent avoir raison… » Sans compter la force d’idéation prodigieuse qui est désormais incluse dans cette notion de « secte » ! Personne ne vous dira jamais que vous êtes radieux ou plus mûr, que vous respirez la joie de vivre : on vous dira non pas des choses à votre propos mais à celui des autres. Par exemple : « Nous ne te reconnaissons plus, tu as tellement changé… » (sous-entendu en « mal », évidemment) Autant de détails qui devraient vous mettre la puce à l’oreille, comme on dit.

Évoluer, c’est apprendre à vivre seul et non à demeurer seul ! Vivre seul signifie « pouvoir ne compter que sur soi pour vivre » et surtout, « être seulement soi-même. »

 

Serge Baccino

Drogues douces, durs effets

Drogues douces, durs effets

(Dossier – Article assez long.)

 

La psy éso est une des rares sciences mentales issues de l’Ontologie qui propose au public et surtout, à ses étudiants, une manière complète et accessible à tous, de comprendre la raison pour laquelle les drogues considérées comme « douces », paraissent si agréables et anodines  au départ, alors qu’en réalité, elles sont très dangereuses pour l’âme, bien plus que pour le corps. Du moins en ce qui concerne les effets ultérieurs ou au long terme.

Le mental humain n’est pas habitué à tenir compte de certains facteurs évolutifs, de nature psychologique et animique. Autant de sujets abstrus qui ne font pas parties de sa formation de base ou, devrions-nous dire, de sa programmation mentale de base. Il a tendance à se référer surtout au vécu, à l’expérience et donc, à la mémoire. Et il est facile de comprendre que tout ce qui est mémorisé demeure figé, cela aussi longtemps que le contenu mémoriel n’a pas été remplacé par un autre ou tant que les données enregistrées n’ont pas été réactualisées ou « remise au goût du jour. »

 

 

 

Évidemment, l’enseignement de la psy éso pousse l’analyse des faits bien plus loin. Mais nous pouvons déjà en retirer l’essentiel, afin que tous et donc chacun, puissent comprendre exactement de quoi il retourne vraiment. L’idée n’est pas de dire que « se droguer est mal » ou que cela devrait être évité à tout prix. Juger n’est pas notre fort mais constater oui. L’idée est d’expliquer ce qu’il se passe exactement lorsque nous faisons quelque chose de précis, afin que nous soyons conscients non seulement des effets probables de nos actes, mais aussi de notre degré exact de responsabilité. Agir sans conscience n’est pas irresponsable : c’est seulement risqué pour tous ! Car à moins de vivre seul, sur une île déserte ou dans une grotte profonde de l’Himalaya, nos actes ont TOUJOURS une incidence sur autrui. Cela aussi, le mental ordinaire (non réellement éclairé) a quelque difficultés à l’appréhender.

Sous le prétexte de se dire libre et de ne guère s’inquiéter des attentes d’autrui, l’intellect a vite fait de compenser les carences cognitives du mental. Pourtant, il existe une différence très nette entre ne pas se soucier de ce que les autres pensent de nous, et ne pas se soucier d’être une gène potentielle dans la vie d’autrui ! Le chemin qui mène de la première version (psychologiquement exacte et donc légitime) à la seconde version, qui frôle le je-m’en-foutisme pur et simple, est excessivement court !

 

Mais voyons ce que nous pourrions comprendre de plus, au sujet de ces fameuses « drogues douces », deux termes pourtant d’allure antinomique qui cherchent à faire croire en l’innocuité d’un produit aux effets pourtant délétères. Pour commencer, nous pourrions en toute logique nous questionner : « Comment une chose réputée néfaste, pourrait-elle trouver crédit auprès de notre jeunesse ? » Être jeune n’est pas nécessairement signe de bêtise, si ? Bien sûr que non ! Dans ce cas, les drogues du genre cannabis, devraient provoquer ou induire un effet de répulsion dès les premières tentatives pour s’adonner à la fumette. Ce qui ne semble pas être le cas. Il nous faut donc en déduire qu’au départ au moins, fumer de cette herbe qui ne sort pas de notre tondeuse à gazon, apporte nécessairement quelque chose de positif et donc, d’agréable au moins, à tous ceux qui s’y adonnent pour les premières fois. Voire ensuite mais pour un temps que nous définirons plus loin.

Certains affirment à qui est disposé à l’entendre puis à le croire, qu’ils peuvent s’arrêter de fumer quand ils le veulent. Ceci pour laisser entendre qu’il n’existe aucun risque d’accoutumance à ce genre d’activité. Ce qui est déjà follement amusant, surtout pour le mode de raisonnement de toute personne saine d’esprit et avancée dans la compréhension de la Nature humaine.

 

Quand il n’existe aucune forme d’accoutumance à une consommation quelconque, cela signifie que l’on peut cesser la consommation à volonté. Hélas, le problème est moins dans l’accoutumance que dans la raison pour laquelle une personne COMMENCE à consommer une substance quelconque, ici du cannabis et par exemple. Disserter sur la possibilité de cesser de faire quelque chose que nous sommes toujours occupé à faire, est non seulement inutile mais consiste le début d’un signe formel de mensonge à soi. Si la personne est vraiment en mesure de cesser une chose, pourquoi le mentionner ?

Surtout alors qu’elle est justement en train de produire la preuve de son incompétence à cesser une activité dont elle prétend avoir le contrôle ! Nul besoin d’être licencié en psychologie pour comprendre que l’intellect de cette personne tente de compenser une absence de volonté réelle par la présence d’une liberté toute virtuelle. Autrement dit, ça sent le Moi-Idéalisé à pleine âme ! En effet, tout le monde est capable de PENSER pouvoir faire ceci ou cela. Mais de là à produire l’acte en lui-même, il peut y avoir des milliers de kilomètres psychologiques !

 

D‘autant que si la cause à l’origine de l’habitude de se droguer est toujours présente et donc active, il est peu probable que la personne puisse en faire cesser l’effet. En psy éso, il est clairement mentionné que « cause et effet marchent toujours de pair puisque simultanées dans le temps (maintenant) et dans l’espace (dans ce mental-ci.) » En clair, cela signifie qu’il importe moins de trouver en soi la volonté de cesser la fumette, que de rendre consciente LA RAISON pour laquelle on a commencé à fumer. Si cette raison est toujours d’actualité, alors la volonté ne produira que de la souffrance, pas de véritables et sains résultats.  Pourriez-vous relire ces deux dernières phrases (en italique) et en mesurer la portée, s’il vous plaît ? Merci pour vous.

 

C‘est là que nous pouvons commencer à devenir utiles voire efficaces envers ceux qui se droguent, sont dans le déni d’accoutumance, mais aimeraient bien faire cesser cette lente mais inexorable descentes aux enfer. Pour éviter de devoir user de termes aussi piquants que déchéance morale, sociale et… Spirituelle, surtout ! Normalement, c’est ici que bondissent, griffes dehors, tous ceux qui se droguent depuis des années mais ont pourtant des prétentions spirituelles, voire se permettent de guider ceux qui, d’ici peu, seront infiniment plus vibrants qu’eux ! Tout est affaire de fréquence, de longueur d’onde ou de vibrations. A condition que vous prêtiez à ces termes interchangeables le sens que nous devrions tous leur offrir. A présent, entrons dans le vif du sujet.

 

Notre époque est formidable, n’est-ce pas ? Elle n’a jamais été aussi riche en évènements créatifs et en avancées technologiques ! Bientôt, nous téléphonerons ou regarderons la télé sur de simples plaques de verre ou de cristal ! Cela dit, force nous est de reconnaître que la vie est devenue également difficile par certains de ses autres aspects. Devrions-nous dire « stressante » ? C’est fort possible. En tous les cas, cette même vie – dont le rythme semble s’accélérer à chacune des décennies successives – nous oblige à employer nos facultés intellectuelles à outrance. Nous recevons tant d’informations différentes en une seule journée, que notre cerveau menace de surchauffer.

D’ailleurs, certains dépriment tandis que d’autres « pètent un câble », sans parler de ceux qui optent pour une action qui bien que dernière, n’en est pas moins radicale. En clair, certains ne savent plus très bien ce qu’ils doivent faire, être, aimer ou détester et s’ils doivent partir ou bien rester. En particulier chez les jeunes, le niveau de stress intellectuel est tel, qu’il finissent par s’adonner à la drogue, sous les conseils (très peu) avisés de leurs congénères.

 

Une analyse aussi partielle que rapide, pourrait en faire s’exclamer plus d’un, s’imaginant avoir trouvé la cause première de leur condition présente : « Eh bien voilà la raison pour laquelle je me drogue ! Inutile d’en faire un drame ! » Mais la cause ne se trouve pas dans le fait que l’intellect est en suractivité. La cause consiste en l’absence presque totale d’une saine et heureuse astralité ! Traduction depuis le serbo-croate : lorsque l’intellect seul est par trop sollicité, le subconscient déclenche une recherche compensatoire de PLAISIR ou, et à tout le moins, de sensations et d’émotions capables de COMPENSER l’absence de ce que les psy éso résument par le vocable « astralité. »

L’astralité est au mental ce que l’huile est au moteur à explosion (le moteur de nos voitures.) Lorsque des pièces mécaniques se retrouvent en contact puis en friction, elles ont alors besoin d’huile pour compenser la production de chaleur intense qui est due à ces frictions de métal contre métal. De même, nos processus mentaux ont besoin de PRODUIRE ce « lubrifiant » unique qui consiste en des émotions positives, agréables à vivre et quelque peu égayantes.

 

Connaissez-vous l’expression populaire prise de tête ou encore se prendre la tête ? Si oui, vous avez déjà compris la moitié du problème et donc, la moitié de sa solution ! Puisque « Tout est double » ! Lorsque notre vie devient uniquement mentale et que l’intellect est par trop sollicité, souvent (rythme) et longtemps (durée), l’intelligence de nos cellules (subconscient) nous pousse littéralement à rechercher fiévreusement une activité plaisante qui nous permettra de nous rééquilibrer. En somme, d’ajouter un peu d’huile au moteur de notre âme qui commençait sérieusement à chauffer ! Ce qui explique pourquoi certains cherchent soi-disant le réconfort dans le sexe ou… dans la drogue.

En effet, dès les premières bouffées de cannabis, par exemple, la fréquence d’une zone particulière de notre cerveau commence à changer. En clair, l’hypothalamus reçoit pour ainsi dire l’ordre de faire baisser les cycles cérébraux, de les faire descendre de Bêta en Alpha, soit de plus de quelque 25 cycles par seconde à la fréquence reposante de 12 à 9 c/s (cycles/seconde.)

 

Les ondes Bêta sont liées non seulement à une activité cérébrale élevée mais surtout, à une activité mentale dont sont absentes les émotions les plus appréciées d’un être humain ordinaire. En particulier le manque le plaisir, quelle que soit la forme sous laquelle il se manifeste. Comme la drogue a pour effet de faire baisser la fréquence cérébrale, la personne redevient ponctuellement capable d’apprécier la vie, de se détendre, de rire, de s’amuser et, en un mot, de ne plus se prendre la tête à la moindre occasion !

Énoncé de la sorte, qui n’aurait pas brusquement envie de s’en rouler un petit ? Mais attendez avant de commettre une erreur que vous pourriez amèrement regretter par la suite, notamment si vous êtes en recherche de plus de Lumière (spiritualiste.) C’est après que ça fait mal aux côtelettes, comme disent les vieux Provençaux !

 

L‘homme est ainsi fait que ce qu’il aime, il le reproduit ! Et comme ce qu’il produit, il le mémorise, par la suite, il n’a même plus besoin de vouloir ou de désirer : son subconscient le fait pour lui et à sa place. Les fameuses Mémoires, vous savez ? (Voir les autres articles qui traitent du sujet.) Or donc, puisque la cause (une vie trépidante et stressante, mentalement) continue de se manifester, l’effet, c’est-à-dire le besoin compulsif de compenser l’absence de plaisir, continue également ! Il s’agit-là de la première clef pour bien comprendre ce qui se produit vraiment dans ces histoires d’accoutumance à des produits peu recommandables.

La seconde clef apparaît d’elle même lorsque l’on comprend que le cerveau ne peut pas descendre plus bas qu’un certain seuil (entre 8 et 6 c/s) sans provoquer une perte de conscience. Ainsi et au départ, fumer détend et permet de se sentir heureux, même sans raison. Un phénomène qui, hélas, ressemble bien trop à certaines descriptions proposées par les mystiques du passé et qui correspondent à des états de conscience modifiée permettant d’explorer les trésors inexploité de l’âme humaine.

 

De là à croire que certaines drogues peuvent favoriser le développement psychique ou permettre une évolution accélérée, il n’y avait qu’un pas ! C’est d’ailleurs ce que certains n’ont pas manqué de penser puis de croire fermement, juste avant de l’enseigner à d’autres. Sans compter l’apport livresque non négligeable de certains chamanes plus ou moins défoncés et coupés de l’actualité terrestre, qui usent de ce genre d’artifice pour gagner, selon leur témoignage, « certaines régions de l’astral supérieur ». On dit que le trop est aussi néfaste que le trop peu, ce qui, en l’occurrence, est on ne peu plus exact.

Au départ, il y avait trop de productions mentales et pas assez de cette huile magique qu’est le bonheur (Ananda) ainsi que ses subsidiaires, le plaisir et la joie, pour ne compter que les plus absents de la vie trépidante et asphyxiante nos citées modernes. Ensuite, la fréquence cérébrale descendue en flèche par un procédé chimique, même si « naturel » (plantes ou champignons), permet à la personne tendue et prête à craquer, de se détendre et de savourer de nouveau la vie. Qui résisterait à cette étape enchanteresse ?

 

Mais vient la triste suite et fin, si nous pouvons le présenter ainsi. Ne pouvant descendre plus bas, en terme de fréquence cérébrale s’entend, le subconscient en déduit que puisque descendre fait remonter des choses appréciées par la conscience, alors descendre devient le but principal à atteindre ! Mais qu’est-ce qui pourrait bien descendre, à présent que le cerveau fonctionne quasiment au ralenti, offrant aux personnes concernées, ce regard coupé du monde, pour ne pas dire éteint ? L’âme étant en contact avec le corps par le biais de la double chaîne de ganglions du système nerveux grand sympathique, le subconscient commence à faire baisser, plus ou moins rapidement, la fréquence animique (de l’âme, donc) avec tous les effets dommageables que cela implique forcément et à long terme. D’où le fait que peu de drogués réalisent exactement ce qui se passe vraiment et ne s’en soucient pas plus que de leur première chemise. Il faut dire que leur fréquence Alpha améliorée, ne leur permet plus guère de s’énerver (sic) ou de prendre des décisions aussi abruptes que viriles. Du moins pour le moment.

 

Alors la fréquence de l’âme commence à baisser, ce qui a pour conséquence de faire passer la conscience de la personne du Plan Mental au Plan Astral. Dans le premier, un emploi excessif de l’intellect privait la personne de cette Eau de Vie formée par les émotions élevées et agréables à vivre. Mais une fois le niveau du Plan mental moyen atteint (en descendant), la fréquence chute rapidement dans les couches tout aussi moyennes de l’Astral. Et croyez-nous si nous vous précisons ici que ce qui peut être capté dans l’astral « moyen », est en effet… Très moyen !

A tel point qu’au bout de quelques mois à quelques années, selon le caractère et le niveau d’évolution de départ, la personne qui se drogue se croit obligée de se droguer plus souvent, cela parce qu’elle réalise confusément qu’elle n’obtient plus ce niveau d’astralisation qui lui permettait non seulement de supporter le stress immense engendré par notre vie moderne mais aussi, d’en arriver à l’apprécier ou à l’aborder sous un angle d’approche différent.

 

Et là, c’est la chute libre, d’un point de vue social mais surtout, d’un point de vue purement spirituel. La fréquence de la personne finit par atteindre le troisième sous-plan astral et ne possédant plus aucune fréquence mentale pour l’équilibrer, devient tel un petit animal capable de réactions mais plus vraiment de réflexion. C’est généralement à ce point de dégringolade humaine que la personne pressent le besoin de réagir. Hélas, si elle comprend très bien ce qu’elle doit faire (cesser de se droguer), elle se croit incapable de faire montre d’assez de force morale (ou de volonté) pour y parvenir seule ou même, accompagnée. Alors elle ment, triche et commence à chercher un moyen de justifier son état, quitte à accuser l’univers et les dieux d’en être responsables.

Mais pourquoi la personne ne peut-elle pas cesser de se droguer ? Est-ce SEULEMENT une question de volonté ou de désir de s’en sortir enfin ? Certes non ! Nous avons donné la raison première (ou cause), de son état actuel : la personne ne supporte plus la pression mentale, vous en avez souvenance ? En fait, elle ne la supportait DÉJÀ PLUS tandis que sa fréquence animique double profitait des vibrations du plan mental moyen ou juste au-dessus. Comment voulez-vous qu’elle supporte une condition qui n’a pas changée, à l’extérieur, alors qu’elle n’a plus, ou presque, la moindre trace d’énergie mentale ? D’acier contre acier à laisser se frotter les uns contre les autres, à s’échauffer et à devoir huiler ensuite ? Ah ça, de l’huile, elle en a ! Mais point de moteur en marche et susceptible de réclamer que l’on régule sa température.

Voilà, en gros et pour résumer, pourquoi les personnes qui se droguent ont tout intérêt à s’arrêter avant que ce soit la moitié même de leur âme qui se perdent dans les limbes d’une astralité aussi basse qu’improductive.

Et ensuite ? Si la personne continue de se droguer de plus belle, augmente les doses et refuse de se faire aider ? Dans ce cas, le problème s’aggrave et s’oriente vers des fréquences animiques qui favorisent la criminalité, le vol, le viol, la méchanceté gratuite, la cruauté et, enfin, la possession pure et simple par l’une des entités non-humaines qui pullulent dans les zones les plus inférieures du Grand Plan Astral. Mais ceci est une autre histoire, n’est-ce pas ?

 

Serge Baccino

 

 

 

 

 

 

 

Subjectif ? Objectif ? Que peut-on être dans un Monde d’illusion ?

Subjectif ? Objectif ? Que peut-on être dans un Monde d’illusion ?

 

L‘ésotérisme nous apprend que nous vivons tous dans un Monde d’illusion, crée en esprit et dans le Grand Mental Divin. Un Mental auquel nous avons pleinement accès ou presque, puisque nous le partageons, tous ainsi que chacun. De même que toutes ces choses qualifiées de « divines » pour les différencier de valeurs plus modestes, désignées sous le vocable rassurant « d’humaines. »

En clair, et puisqu’il n’existe qu’une seule conscience partagée simultanément par tous les corps (formes mentales complexes ou non), nous pouvons en déduire qu’il n’existe de même qu’un seul esprit et qu’une seule Force de Vie (ou pouvoir divin.) Ce qui revient à dire que nous avons tous les mêmes chances de Réaliser une profonde vérité qui, pour le moment du moins, semble être encore par trop renversante pour être accueillie, acceptée puis partagée par le plus grand nombre. En somme, bien que nous soyons théoriquement tous divins, en pratique, bien peu d’entre nous sont préparés à l’admettre et à vivre en concordance avec cette Vérité Ultime.

 

C‘est d’ailleurs cette même difficulté à admettre une vérité proprement renversante, qui crée les différence apparentes et donc, bien réelles pour nous, entre les êtres. Théoriquement, nous ne devrions pas être différents, puisque tous issus de la même Tourbe Primordiale (l’esprit) mais en pratique, bien naïf serait celui qui tenterait de nier ces mêmes différences, tant justement elles nous sont à tous bien apparentes. Il existe un abîme entre « juger » et se borner à constater les faits ou, comme déjà évoqué à deux reprises, les apparences.

À notre niveau actuel, force nous est de tenir compte non pas de la vérité mais des apparences. Ces apparences nous montrent que certains se rêvent encore faibles et bassement humains, tandis que d’autres se sont déjà éveillés, et sont donc devenus aptes à accepter le fait qu’ils font bien parti d’un Tout et en sont une part aussi insécable qu’indispensable au fonctionnement de ce même Tout. Une « part » si on considère juste l’humain, s’entend.

 

Nos doctes orientalistes du siècle dernier ont eu un mal fou à transmettre ce qui est pourtant à la fois une évidence et… Une absolue vérité. En vérité, nous sommes tous Un, c’est indéniable ! Mais n’est-il pas tout aussi évident que certains l’ignorent encore et se comportent d’une manière qui confirme ce manque de connaissance et de compréhension ? L’idée est moins de juger que de transmettre la suite logique d’une connaissance qui, en son temps, fut quelque peu bâclée, cela à cause du manque de formation et de préparation réelles de personnes animées certes de bonnes intentions, mais bien incapables de capter toutes les nuances d’une connaissance aussi profonde que le Mystère de la Vie lui-même.

Maîtriser une langue étrangère ne suffit plus, surtout lorsqu’il est question d’en saisir les plus subtiles nuances. L’instruction a des limites que l’intellect orgueilleux préfèrera toujours ignorer. Tout ce qui touche à l’ésotérisme véritable requiert le fonctionnement des deux hémisphère cérébraux. Sans l’intuition, le mental est sec et incapable d’accueillir la chaude et sensuelle humidité de la Vérité. De même que sans un esprit rationnel pour rassurer puis cadrer l’intuition, cette dernière peut se mettre très vite à divaguer.

 

Séparément, aucun de nos deux hémisphères n’est capable d’appréhender la moindre des arcanes du Tout. Mais conjointement, leurs pouvoirs d’Émission et de Réception sont quasiment illimités. Puisque « Tout est double », alors la Vérité elle-même doit posséder deux visages, deux aspect ou, plus simplement, deux polarités opposées mais divinement complémentaires. Il est dit, dans certaines traditions ésotériques : « Rien n’est plus dangereux qu’une connaissance incomplète. » L’enseignement de la psy éso ajoute :  « Si ce n’est une connaissance fausse ou faussée, dès le départ. » De nos jours, la Connaissance semble couler à flots. Nous apprenons tout d’abord que la réalité est en fait illusoire, que nous vivons dans un Monde d’illusion dans lequel tout est créé en esprit et mentalement. Puis on nous invite chaleureusement à participer à ce même Monde ! Mais pourquoi, puisqu’il est qualifié d’illusoire et qu’à présent, nous le savons ? N’est-ce pas un tantinet illogique, pour ne pas dire paradoxal ? En fait, non, pas du tout, même ! Tout cela est très logique mais décide hélas de se passer de la logique humaine !

 

La réponse ou la solution à ce paradoxe lui aussi apparent, nous est donnée par le jeu ! Lorsque nous jouons aux cartes, par exemple, ignorons-nous que nous sommes occupés à jouer ? Ignorons-nous que même si nous perdons, ce ne sera pas la fin du monde pour autant, puisque ce n’est qu’un jeu ? Et pourtant, nous réussissons à nous prendre à ce jeu, à l’aimer et à vivre des émotions qui elles, sont on ne peut plus réelles ! Si on peut comprendre l’exemple du jeu (cartes ou autres), alors on peut comprendre le Jeu de la Conscience !

Pour se produire, la conscience à besoin de « jouer » librement. Un peu comme une articulation doit être capable de « jouer » (remuer en tous sens) librement et sans aucune contrainte. Quel que soit le jeu, de société ou en plein air, tel que le foot et par exemple, quelles sont les conditions primordiales pour que le jeu en vaille la chandelle, comme on dit ? De quoi a t’on BESOIN pour s’amuser ? Nous avons besoin de deux choses en particulier.

 

Tout d’abord, nous devons « oublier » pour un temps que ce n’est qu’un jeu. Sinon, nous n’aurons pas envie de nous investir dans une chose jugée par ailleurs « illusoire » et donc futile. Ensuite, nous devons connaître ce désir de gagner ! Jouer en se moquant éperdument des résultats est une forme de tricherie bien connue de tous les yogi de pacotilles !

Être détaché des résultats est une chose, en être totalement indifférent en est une autre ! Nul ne saurait vraiment jouer et s’amuser avec un tel état d’esprit ! Dans cette forme largement dévoyée de spiritualité moderne, telle que quelques-uns tentent de la créer, il est proposé, aux infortunés « élèves », que si la vie est un jeu, alors il n’est pas important d’y participer vraiment. Voire que ce jeu-là est si moche, qu’il vaut bien mieux « regarder ailleurs » et, par exemple, du côté des anges et des dieux. Mais dans ce cas, et sachant qu’il n’y a que ça, seulement, ce jeu illusoire certes, mais aux accents si réels, à quoi bon vivre ? A quoi bon faire semblant de vivre, plus exactement ?

Une spiritualité mal comprise peut s’avérer dangereuse et ses conséquences redoutables pour l’équilibre d’une société entière. De même qu’une forme de matérialisme exacerbé, il va de soi ! Mais si nous connaissons bien les danger de la seconde version (matérialisme), nous ne comprenons pas tous ni encore les subtilités de la première version (spiritualité mal comprise et donc, mal vécue.)

 

La psy éso réclame de ses étudiants un maximum d’objectivité. Cela pourrait surprendre un intellect habitué à survoler les choses et les êtres puis à les juger comme d’autres fendent leur bois avec une hache.  En effet, si tout est illusoire, comment avoir un mental « objectif », sachant que ce mot DEVRAIT signifier : « qui est relatif aux objets » ? Ne devrait-il pas et nécessairement, fonctionner uniquement au niveau de la conscience subjective ? Pour comprendre ce non-sens apparent, il nous faut revoir notre manière de comprendre le mot « objectif », car la version que nous en avons est un tant soit peu inadéquate. Incomplète surtout, puisque l’absence d’une paire de mots, placés à la fin d’une phrase, est capable de transformer radicalement le sens de cette même phrase. Jugez plutôt en découvrant la version proposée par la psy éso : Objectif : « Relatif aux objets des sens, de perception, et non à la physicalité présumée des choses. »

En clair, cela signifie que d’être objectif consiste à tenir compte des tous les éléments en présence, y compris des formes mentales pouvant interférer dans la prise de conscience de l’actualité.

 

Selon l’enseignement de la psy éso, seuls les ésotéristes ou ceux ayant reçu une solide formation métaphysique ou ontologique, peuvent prétendre à l’objectivité véritable. Les autres ne peuvent avoir qu’un intellect qui fonctionne uniquement, ou presque, au niveau subjectif. Le terme subjectif englobe de nombreuses facultés humaines telles que la mémoire ou l’imagination, par exemple. Et il est à noter que les différents schémas comportementaux, interagissent avec ou interfèrent sur la conscience subjective. Celui qui observe un évènement quelconque, observe aussi, voire surtout, les mouvements de son propre esprit.

Ce qui, souvent, produit des réactions émotionnelles disproportionnées, par rapport à l’évènement lui-même. Ou sans lien direct. Pour nous en convaincre, exigeons d’un juge qu’il instruise un procès dans lequel le principal prévenu est son fils unique, ou qu’un chirurgien même réputé, opère à cœur ouvert son enfant âgé de cinq ans à peine. Sans commentaires !

Bien souvent, ce que nous croyons voir au-dehors et chez les autres, se trouve en vérité derrière nos yeux et donc, en nous-mêmes. Agir selon ses propre croyances est au mieux un gage de probité mentale, pas une preuve de véracité.

 

Celui qui réussit à se montrer objectif est avant tout celui qui a réussi à tourner son Regard dans la seule direction capable de l’informer sur lui-même et donc, sur l’univers et les dieux. Dixit le fronton du temple de Delphes. Celui qui se connaît, même si son degré de maîtrise personnelle laisse encore à désirer, est parfaitement informé au sujet des RISQUES encourus par l’homme qui n’est pas encore assez Mûr pour affronter la réalité en face. Notez que nous ne parlons plus ici d’actualité planétaire (ou sociale) mais de réalité ! Est réel, pour nous, tout ce que nous comprenons réellement. Le reste nous étant étranger, nous ne pouvons pas le comprendre ni même, en avoir connaissance.

C’est toute la différence entre la réalité et l’actualité. Mais notre réalité est donc sujette à caution, attendu que ce dont nous avons conscience, dépend très souvent de ce dont nous avons envie de prendre conscience ! Autant dire adieu à l’objectivité !

 

Souvent nous entendons les gens se plaindre de ne plus savoir où donner de la tête, qui croire et où aller, pour ne pas dire qui suivre, aveuglément. A croire que l’homme ne sait rien faire sans qu’on lui tienne la main ou qu’on lui indique avec précision, vers où il doit aller. Ceci est une preuve flagrante de manque d’objectivité ! Si ces personnes pouvaient un moment faire fi de leurs croyances, de leurs doutes, de leurs peurs et de leur besoin d’exister aux yeux ébahis d’admiration des autres, sans doute seraient-ils alors capables d’autant d’objectivité qu’un Maître de l’ésotérisme. Souvenez-vous : nous sommes tous égaux et identique au départ ! c’est en cours de route que les choses se gâtent pour un grand nombre d’entre nous. Ceci mérite sans doute que l’on s’y arrête, ne serait-ce que le temps de méditer sur tout ce que ce que vous venez de lire ici implique pour vous et pour l’ensemble de l’humanité.

 

Serge Baccino

 

 

 

Un rappel apparemment utile

Petit rappel de dernière minute réservé aux pisses-vinaigres du yoga et de la spiritualité vite-fait-sur-le-gaz en général

 

Note d’intro : Ceci n’est pas un vrai article et je m’en excuse auprès de mes lecteurs fidèles, ceux qui sont capables d’apprécier un partage gratuit de connaissances qui en vaut très certainement un autre. Ce qui suit ne les concerne en rien. Ce texte concerne uniquement ceux qui ont encore et toujours besoin que d’autres existent moins pour qu’eux puissent croire exister.

Je possède deux ou trois blogs, deux ou trois pages Facebook et deux forums. J’ai donc toute latitude de m’exprimer librement sur ces mêmes supports médiatiques ou sociaux. Et j’ose imaginer qu’il en va de même pour tous ceux qui ont quelque chose à dire ou à partager avec autrui. Espoir qui ne me semble pas spécialement immature ni même exagéré. Il ne me viendrait pas à l’idée d’aller lire ailleurs ce qu’il s’y raconte et de me croire en droit de rectifier, commenter ou  prétendre améliorer ce que d’autres sont parfaitement en droit de penser, de dire et d’écrire librement ! Même ou surtout si pour ma part, je ne suis pas spécialement d’accord avec eux. Qui suis-je pour ainsi critiquer, rectifier leurs dires et déposer ainsi mes propres excréments sur des supports dont ils sont seuls propriétaires ??? Quel besoin de reconnaissance faudrait-il avoir pour agir de la sorte ?

De quel droit le ferais-je ? Cela équivaudrait à affirmer aux yeux de tous que je suis un orgueilleux qui croit tout savoir ou posséder la seule et unique vérité. C’est d’ailleurs ainsi que réagissent ceux qui se trouvent hélas dans cet état déplorable de nombrilisme galopant. Ils vont affirmer à la face des autres qu’ils ne savent rien et qu’ils se proposent donc de les instruire « pour de vrai » ! Si j’agissais ainsi, et j’allais écrire  » de même « , cela ferait surtout de moi un pauvre mec sans aucune envergure culturelle et sociale. Et ne parlons même pas d’envergure spirituelle, n’est-ce pas ? Suis-je clair au moins sur ce dernier point ? C’est ce que j’espère. Depuis quinze ans ! Mais bref !

Et pourtant, malgré mes notes et autres précisions quasi vexantes pour ne pas dire mieux, qu’est-ce que je dois me farcir depuis une quinzaine d’années que je pratique le  » Ouèbeu  » ? Les déjections mentales de ceux qui s’imaginent tout connaître et tout savoir et qui se sentent compulsivement obligés de me faire savoir à quel point ils ont besoin de ceux que l’on écoute ou lit déjà, pour être lus ou écoutés eux-mêmes ! Ce qui laisse présager la vision intérieure qu’ils entretiennent à de leur valeur personnelle ! Je vais donc m’adresser directement et pour la dernière fois, à toutes ces tâches sociales qui ne savent exister librement, qu’en privant autrui de sa propre et libre existence. Par la suite, je me bornerai à placer un lien direct vers ce même article à tous ceux qui ne m’auront pas encore démontré à leur tour, qu’ils vivent un vrai marasme psychologique qu’ils aimeraient partager.

 

Vous qui lisez les autres pour comparer ce qu’ils sont avec ce que vous ne serez sans doute jamais, comprenez-bien que mes écrits ne s’adressent qu’à celles et ceux qui veulent apprendre et comprendre ! Autant dire aux personnes intelligentes et saines d’esprit qui désirent juste s’informer sur l’ésotérisme et la psychologie du même nom. Seul l’ignorant encore sain d’esprit peut apprendre, pas celui qui croit déjà tout savoir. J’accepte les questions donc, et non les affirmations. Que ceux qui sont persuadés de savoir aillent donc pêcher dans d’autres aquariums que les miens !

Est-ce trop subtil pour vous ? Alors voici plus subtil encore : je sais très bien quel genre de poissons-lunes ils cherchent à ferrer sournoisement, avec leurs signatures en forme d’hameçon avec pub professionnelle à l’appuie. De même pour tous ces nouveaux spiritualistes de pacotilles qui, après avoir inventé l’eau chaude, s’imaginent présenter une  » technique révolutionnaire  » (sic) dont seul le nom moderne est inconnu des véritables ésotéristes. Vous n’êtes pas d’accord avec ce qu’écrivent quelques-uns et tenez à tout prix à le faire savoir, d’une manière compulsive qui en dit long sur votre niveau réel d’évolution ? Pourquoi faire ? Et surtout, pourquoi chez ceux possédant déjà une audience ?

Mais est-ce vraiment une question ? A croire que personne ne vous écoute ni ne vous lit ! Sachez que de plus polis et donc, de plus coincés que moi, se passent, tout comme moi, de vos commentaires désobligeants. Vous les agacez terriblement ! C’est juste qu’au vu de la génération qui est la leur et de l’éducation qui devrait aller avec, ils ne se sentent pas de vous dire franchement ce qu’ils pensent de vous. Un problème que je n’ai pas, voyez-vous ?

Vous ne vous sentez pas encore d’accepter une autre vérité que la vôtre qui, la plupart du temps, est livresque ou de seconde main forcément ? Que voulez-vous que ça nous foute ? Sérieux ! J’en ai un peu marre de devoir effacer les commentaires pompeux ou carrément arrogants qui ne sont fait que pour montrer que  » vous savez mieux que tout le monde « . Il y a déjà une chose primordiale que vous ignorez encore : c’est l’Art de s’élever soi, sans pour autant abaisser les autres. Si vous en savez plus que les autres, grand bien vous fasse ! J’ose à peine imaginer ce que cela doit vous offrir comme paix intérieure ! Mais je préfère encore et de loin, la paix qu’il serait heureux que vous foutiez aux autres, à tous ceux qui ont le toupet de ne pas penser comme vous. Cesser de claironner votre ignorance spirituelle et on vous écoutera peut-être un jour, qui sait ? On peut rêver, non ?

Mais en attendant, gardez votre savoir pour vous ou pour vos propres supports sociaux, on ne vous a rien demandé. Votre liberté d’expression s’arrête là où commence celle des autres, qui s’expriment selon leur propre vision des faits et qui se bornent à le faire chez eux (sur leurs pages ou blogs.) Je sais très bien que ce sont surtout ceux qui ignorent les fondements même de la véritable spiritualité, qui se croient investis de la mission de reprendre les erreurs supposées des autres… Mission sans doute préférable à celle consistant à nettoyer ses propres écuries. Et ce n’est certes pas les crottes  qui doivent manquer dans les box ! Réussir sa propre vie est un Art Majeur. Aller pourrir celle des autres est réservé aux mineurs. C’est tout de même un rien soulant, après une quinzaine d’années à supporter vos frasques, de voir que ceux qui savent comptent justement parmi ceux qui ne changent pas et demeurent en l’état. Un bien triste état, en vérité. Dans le mot  » évoluer « , qu’est-ce qui vous a carrément échappé ? Savoir-vivre ou possibilité de changer ?

 

Vous êtes aigris ? On le serait à moins, du moins je le suppose, avec la vie de merde que vous devez nécessairement avoir, pour réagir de la sorte face aux connaissances d’autrui. Que tentez-vous de fuir au travers de votre (soi-disant) pratique spirituelle ? Sachez que même cela ne regarde que vous et ne peut donc intéresser que vous. Dans ce cas, pourquoi ne pas vous exprimer librement mais… Chez vous ? Hum ? On se comprend ? Cool ! Mais de toute manière, que vous compreniez ou non, quelle importance ? Puisque personne ne vous lira jamais ici ! Ni sans doute ailleurs, y compris sur vos propres supports médiatiques, d’après ce que j’ai pu comprendre à partir de votre comportement immature.

 

Note de fin. Est-ce que je crois que ce texte va  » influencer positivement  » ceux qu’il vise droit entre les deux sourcils ? Bien sur que non, voyons !  Je suis sans doute bête, mais je ne suis pas con pour autant ! Je sais que l’intelligence ne se prêche qu’aux intelligents et que, de ce fait, il ne sert finalement à rien de prêcher pour les sourds. Mais bon…

Si vous saviez comme ça fait du bien, sur le coup ! Voire ensuite !

 

Serge Baccino

L’histoire de Lazare

Une des histoires les plus émouvantes que l’on ait pu m’enseigner, alors que j’étais encore jeune étudiant, c’est celle du Maître Jésus et de Lazare.
L’histoire dit que Lazare était un initié du Maître et qu’il pratiquait régulièrement des transes chamaniques très profondes qui lui permettaient de se tenir auprès du Maître où que soit ce dernier. Durant ce temps, son corps reposait à l’abri et dans un lieu discret. Pourquoi ? Parce que dans certaines transes très profondes, comme celles que seul un disciple très avancé d’un Grand Maître peut conduire, l’état du corps physique est très proche de celui de la mort. Les battements du cœur sont si réduits qu’il semble que le muscle cardiaque se soit arrêté de battre. Le souffle est si tenu, voire suspendu, durant de longues minutes (entre cinq et dix, environ) qu’il est possible que même un médecin puisse diagnostiquer le décès d’une personne trouvée dans cet état.

 

Les proches et bien sûr initiés qui devaient veiller sur le corps du jeune maître Lazare faillirent à leur mission, peu importent ici et pour nous les raisons.
Et comme il se doit, ceux qui savaient où méditait Lazare, ne le voyant plus durant deux jours et le trouvant finalement dans cet état de rigidité cadavérique (Rigor Mortis, en latin), le pensèrent mort et commencèrent à le préparer pour son enterrement.  A leur venue, les deux femmes qui devaient veiller sur Lazare ne surent quoi dire pour convaincre les hommes qui avaient trouvé leur ami dans cet état, qu’il « reposait dans le giron de Seigneur », mais  n’était pas mort.

Vu le niveau d’intérêt pour les paroles d’une femme à cette époque et en Galilée, n’est-ce pas… Du coup, Lazare passa de vie à trépas sans même le réaliser ou presque ! Mais un très Grand Initié pouvait encore agir, bien qu’avec diligence. Et LE MAÎTRE comptait parmi les plus Grands des Maîtres que cette Terre ait jamais connu.

 

Dans l’affolement, le Maître fut averti, télépathiquement et… Avec le corps psychique d’un Lazare quelque peu affolé à ses basques, il se rendit dans le village de son Disciple chéri. Quand Jésus vit le corps de son disciple, en cours de préparation pour la momification , il comprit qu’il lui fallait de l’Aide. Même lui ne pouvait plus rien faire, en vérité. Alors il s’agenouilla et avec tout son cœur, toute son âme, il demanda l’aide de ses Frères et, bien sûr, celui de Son Père qui Est dans les cieux (Le Logos Solaire, le Christ.) Mais pour rassembler autant d’énergie, il devait mettre en pratique la Loi, comme tout le monde. Il commença donc à passer en revue tout ce qu’il avait reçu comme bénédictions, depuis sa naissance, avec l’intention de remercier d’avoir déjà tout ce dont il avait besoin.

 

Et là, il réalisa tout ce qu’il avait vraiment reçu ! Le choc fut si grand, l’émotion si totale, qu’il croula sur lui-même et se mit à pleurer à chaudes larmes, comme un enfant. On dit que les témoins s’affolèrent en se disant que si le Maître pleurait, c’est que Lazare était foutu ! Que même lui se résignait à sa mort ! Seuls les disciples savaient et d’ailleurs, ils tremblaient des pieds à la tête, convulsivement. C’est l’histoire la plus magnifique que l’on m’ait racontée. La plus terrible, également, car je ne peux que l’écrire à chaque fois, jamais la raconter de vive voix, du moins jusqu’au bout !

On se demande bien pourquoi…

 

Serge Baccino

Est-ce que les mots

Est-ce que les mots

 

Sans doute l’avons-nous oublié. Avec le temps, la mémoire n’est plus ce qu’elle était. Du moins, cette partie de la mémoire à laquelle nous avons librement et donc, consciemment accès. Bien sûr, il nous reste « les Mémoires », mais elles s’occupent de notre vie sans nous et, surtout, sans notre permission. Autant dire que les Mémoires nous foutent plus volontiers dans la merde que dans des situations qui nous mettent en valeur ou qui nous sont favorables.

Nous sommes tous conscients, parait-il. Quand nous regardons de plus près le comportement de certains de nos contemporains, et que nous le plaçons sous la lentille du microscope de la vie, nous sommes en droit de nous questionner sur cette vérité plus ou moins établie. Si nous sommes si conscients que cela, comment se fait-il que nos paroles puissent parfois dépasser notre pensée, selon l’expression aussi célèbre que consacrée ?

 

Si nous sommes conscients, pourquoi continuons-nous à commettre des erreurs dont le degré de grossièreté ferait honte à un enfant de dix ans ? Avons-nous conservé une correcte définition du mot « conscience » ? Ou bien nous sert-il seulement à nommer l’état inverse du sommeil, de l’évanouissement et donc, de l’inconscience ? S’il vous plaît, prenez une ou deux minutes pour réfléchir avant de nous répondre et de vous faire mentir ensuite à la moindre occasion, vous obligeant ainsi à justifier vos erreurs et à éluder le fait que vous venez de mentir « en toute conscience. »

Voici cette question, voyez à quel point elle est simple et claire : êtes-vous conscient ? Vraiment conscient ? Ne répondez-pas tout de suite ! Du moins, pas avant d’avoir lu la définition de la conscience, issue de l’enseignement séculaire de la psy éso !

 

Pour la psy éso, être conscient est un état d’être TRÈS différent de la condition naturelle diurne qui consiste à avoir l’usage de ses sens et de pouvoir ainsi participer à la vie de notre société. Sinon, autant dire que vous êtes « conscients », du matin à votre réveil jusqu’au soir et au moment de votre endormissement ! Nous sommes en 2019 ! Vous ne devriez plus confondre la conscience objective, celle relative au fonctionnement usuel de nos cinq sens du même nom (objectifs), avec le pouvoir spirituel ultime que l’on nomme « La Conscience. »

La plupart des gens ne connaissent que la partie purement objective de la conscience, à savoir celle qui passe par l’usage des sens et qui, de ce fait, dépend d’eux, est conditionnée par eux et donc, par la qualité de leur fonctionnement. De même que l’on pourrait confondre l’Éveil avec le fait d’être « éveillé », nous avons confondu avoir conscience avec être conscient. La première forme de conscience se résume à une possession (« avoir »), celle de sens objectifs fonctionnant correctement. La seconde consiste en un état (« être ») et va bien plus loin que le fait d’être objectivement réveillé et en possession de tous ses moyens physiques et mentaux.

 

La première est d’ailleurs nommée « conscience par soi » et implique que cette forme de conscience-là passe par soi-même et, en particulier, par la personnalité physique. Elle est relative aux sens et ne transmet, au mieux, que les informations que tout le monde est capable de recevoir également. La seconde est nommée « conscience de soi » et semble se référer non pas aux objets des sens ou à ce que l’on nomme « le Monde extérieur et les autres », mais à tout autre chose. L’expression « conscience de soi » pourrait évidemment laisser entendre que nous sommes uniquement conscients… De nous-mêmes ! Ce qui, en fait, ne signifierait pas grand-chose ou alors, pourrait être très mal interprété. Ici, le mot « soi » (dans conscience DE soi) se réfère à un Regard tout autre que celui qui serait porté uniquement sur notre personne physique ou même mentale. Nous pourrions, pour faire plus simple et surtout, plus explicite, la renommer « conscience qui va de soi » ! Ce qui serait du même coup une manière plus pratique d’indiquer où nous désirons en venir avec ces deux formes de dénomination d’une chose qui nous semble familière.

 

Mais peu de gens connaissent vraiment ce qu’est la conscience. Il ne s’agit pas là d’un jugement à l’emporte-pièce ni même une manière de « faire mousser » l’ego de quelques-uns seulement, mais un simple constat. Un constat qui certes, nécessite d’avoir acquis une définition bien plus exacte et logique de la conscience ! Nous ne vous dirons pas ici que l’expression « Conscience de Soi » indique que « Tout est en Soi et que, de ce fait, pour être conscient de Tout, il faut se tourner vers son propre Soi, puisque tout est en lui. » Nous ne vous proposerons pas cette définition, cela parce que nous savons que très peu de gens sont préparés, mentalement, à en accepter l’impact. Nous préférons revenir à une version plus sobre – mais non moins étonnante – de la conscience, à savoir celle qui consiste à la considérer comme étant le pouvoir d’accéder, si besoin, à toutes les formes possibles de compréhension directe, c’est-à-dire d’une connaissance et d’une compréhension capables de se passer des sens, de la mémoire et donc, de l’intellect.

 

Est-il possible de tout savoir, de tout comprendre et, selon notre actuelle définition, d’être conscient de tout ? Oui et… Non ! Non, parce que « Tout », c’est égal à l’illimité ou à l’infini. Nous ne pouvons pas être conscient de ce « Tout » là, si nous pouvons l’exprimer ainsi. Donc, nous ne pouvons pas être conscient de « Tout en même temps ». Cela nous rendrait fou, bien que ce ne soit pas possible, de toute manière. Par contre, nous pouvons devenir conscients et donc, tout connaître et tout comprendre d’un évènement ponctuel. De tous les évènements ponctuels successifs, dirons-nous, pour tenter de nous montrer plus simples. Un exemple, peut-être ? très bien. En voici un.

Imaginez que vous deviez recevoir dix personnes dans votre bureau, par exemple pour un entretien d’embauche. On va dire que vous êtes un DRH, en cette occasion. Imaginez, à présent, que chaque personne qui vient s’assoir dans le siège en face du vôtre et qui se trouve à un mètre de vous, derrière votre bureau, soit pour vous très facile à « percer à jour », à comprendre parfaitement. Par exemple, vous savez ce dont cette personne a réellement besoin, sans doute mieux qu’elle-même. Vous savez, entre autres, si vous pouvez lui faire confiance, ce qu’elle a vécu, son niveau social, ses capacités, ses peurs, ses doutes et ces fausses certitudes, etc. Et c’est ce pouvoir qui est en vous et que l’on appelle « la conscience », qui vous permet d’en être… Conscient, tout simplement.

 

Nous pouvons dès lors comprendre que la conscience est ce qui nous permet d’être immédiatement informés de tout ce qui se passe vraiment autour de nous, voire en les gens que nous côtoyons. Évidemment, nous ne pouvons pas – et nul ne le peut – être conscients de TOUT et de TOUS, en simultané. Mais nous avons cette capacité extraordinaire et qui est à notre portée, d’être pleinement conscients des faits, et non plus nous laisser abuser par nos schémas mentaux, nos croyances, nos désirs refoulés, nos peurs, notre jalousie, ainsi que toutes ces choses qui, loin de faire de nous des êtres humains, font de nous des êtres qui le sont si peu, en vérité.

Car en vérité, voici ce que sont devenus nos relations à l’autre ! Plus personne n’est conscient des faits, chacun se fait un film qu’il projette ensuite sur l’écran mental de sa conscience subjective, et surtout, sur les autres. Nous pourrions d’ores et déjà nous questionner au sujet de la manière dont se manifeste cette conscience des faits et des êtres et qui ne passe ni par les sens, ni par nos différents programmes mentaux.

Ou pour le formuler différemment, comment pouvons-nous être assurés que nous avons affaire à une personne qui ne projette plus sur nous mais qui nous « capte » tel que nous sommes, en vérité et donc, tel que nous sommes, pour le moment ?

 

C’est encore relativement facile, même de nos jours. Il suffit de se fier à la modalité d’expression principale de la conscience. Autrement dit, à la parole. « La parole consiste en l’incarnation de la pensée », dit-on. Ce qui n’est pas faux, tout en étant encore incomplet. La parole permet, normalement, de savoir ce qui se passe sous le crâne d’une personne donnée. Ceci à la condition expresse que la personne se contente vraiment d’exprimer sa pensée, sans chercher à l’édulcorer ou à en minimiser les effets sur autrui, par exemple. Mais est-il toujours possible d’exprimer notre pensée ?

Oui, à la condition unique que cette pensée soit issue de la conscience de soi, et non de la conscience (qui passe) par soi ! Quand la conscience passe par le « moi » humain, la conscience devient conditionnée par toutes les Mémoires qui forment ce même « moi ». Autant dire que cette forme de conscience-là est tout sauf consciente, justement ! « Quand l’intellect s’en mêle, il s’emmêle aussitôt », disait un Maître de la psy éso qui a vécu jusqu’aux débuts des années soixante.

 

Si vous regardez avec les yeux seulement, si vous n’écoutez qu’avec vos seules oreilles, alors ce n’est plus vous qui allez comprendre : ce sont vos Mémoires qui vont s’exprimer pour vous et à votre place, en vous faisant croire que vous voyez et écoutez vraiment l’extérieur et les autres, dans le monde social.

Pour le dire d’une manière plus amusante, croyant regarder et écouter les autres, au-dehors, vous allez surtout écouter vos conditionnements mentaux qui ne cessent de remuer en vous. Disons que vous connaissez déjà ce phénomène sous le vocable « projection » (projeter nos propres misères morales sur autrui) » et n’en parlons plus, d’accord ?

Parlons plutôt des mots, mais pas à mi-mots, pour une fois. Si la parole est censée exprimer la pensée, le choix des mots exprime quant à lui le niveau de conscience. Autrement dit, le niveau depuis lequel une personne ou un individu, perçoit le Monde ainsi que tous ceux qui le peuplent et qui viennent à sa rencontre.

Le niveau de conscience correspond donc bien au niveau de perception, permettant, selon le cas, de tout comprendre, d’une personne, ou de rien n’y comprendre du tout, voire mélanger les souvenirs de notre vécu aux siens. Si nos mots concordent avec nos pensées, alors nous pouvons, grâce à la parole, savoir, grâce à nos sens, si une personne est d’une certaine culture ou bien si elle est aussi bête qu’un cheval de trait.

 

Mais c’est là l’emploi unique de nos sens, et comme indiqué plus tôt, les sens peuvent aussi bien nous abuser ! D’ailleurs, certains ont ce désir de nous abuser par l’intermédiaire de nos sens ! Par exemple les spiritualistes de pacotille qui, avec la bouche seulement, ont déjà atteint un très haut niveau d’éveil, n’est-ce pas ! En fait, la tricherie n’est déjà plus un art depuis bien longtemps. Triché est aisé dans un monde où chacun préfèrerait ne pas connaître la vérité. Et comme celui qui désire abuser autrui sur son compte, trouvera toujours une oreille complaisante ne demandant qu’à être abusée, il y a fort à parier que d’écouter parler une personne, ne nous renseignera plus sur son degré réel d’évolution. Alors quoi, si ce ne sont les mots ?

Puisque nous ne pouvons accéder à l’esprit des êtres, c’est du moins ce que nous tenons pour acquit, comment savoir en qui nous pouvons placer notre confiance et à qui il nous faudra la retirer bien vite ? La réponse a été donnée dès le départ : la conscience !

 

Être conscient, c’est être conscient de tout ce qui consiste en le moment présent. Et c’est toujours dans le moment présent que « se cache » l’information qui pour nous sera capitale. Il n’est pas question ici de chercher à devenir un sur-homme ou à développer quelque étrange faculté psychique ! Il est tout d’abord question de s’arrêter de mentir, de se mentir, puis de s’ouvrir à la réalité des choses et des êtres.

En clair, celui qui désire savoir sait et celui qui désire comprendre comprendra. Il saura et il comprendra dès qu’il cessera de tout faire pour NE PAS TENIR COMPTE de certains « détails » de l’expérience vivante et directe qu’il est train de vivre.

Très bien, mais que viennent faire les mots dans l’affaire, si nous ne pouvons plus nous fier aux mots ? Nous pouvons continuer de nous fier aux mots mais… Autrement. Les mots deviennent alors pour nous ce que la personne désire nous voir croire et accepter à son sujet, tandis que notre perception directe, notre conscience totale des faits, nous aide à définir ce que les uns et les autres ont vraiment dans le ventre. Bien, mais pourquoi les deux, puisque la conscience, à elle-seule, suffirait à remplir cet office ?

 

La raison est relativement simple à expliquer et donc, à comprendre. Tout est double ! Savoir ce qu’est vraiment une personne ne servirait pas à grand chose, si nous ne savions pas également ce qu’elle attend de nous ou des autres, quels sont ses buts avoués, etc. Par exemple, si vous captez de la peur chez une personne, cela ne signifie pas que vous pouvez lui faire confiance ou non ou si vous devez l’aider ou pas. Mais SI VOUS COMPAREZ ce que vous captez de cette personne avec ce qu’elle affirme, par le biais de la parole et donc, des mots, vous pourrez alors comparer les deux versions et vous faire une idée plus juste du rôle que vous pouvez jouer OU NON dans la vie de cette personne. Sans compter que si la vie ne vous permet pas de passer outre la relation (employeur ou autre), vous pourrez déjà et au moins mettre les fesses de votre âme à l’abri et réduire les pertes occasionnées par de telles relations plus ou moins imposées par la vie. Savoir c’est pouvoir !

 

Si vous savez que quelqu’un cherche à vous abuser, inutile de vous affoler ou de vous exciter sur son compte : agissez promptement afin de placer la personne dans l’incapacité de vous nuire. Mais agissez depuis votre côté, sur vous et pour vous, et laissez les autres assumer leur destin. Destin qui dépend de la capacité de chacun de nous à vivre en concordance avec son propre état d’esprit. Par exemple, si vous deviez prêter de l’argent mais remarquiez que le demandeur est plus honnête et sincère avec la bouche que ce que vous percevez de sincérité en lui, agissez en ne lui prêtant pas cet argent ! Ainsi, vous n’empêchez pas les filous d’exister, mais vous ne ferez plus les frais de leur présence. Quoi de plus simple, finalement ?

 

Serge Baccino