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Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Pourquoi la psy éso ne parle que du négatif ?

Pourquoi la psy éso ne parle que du négatif ?

 

Il est un fait probant, et ce n’est sûrement pas moi qui dirais le contraire, c’est que la psy éso ne traite que de ce qui est négatif. Ou du moins, elle ne traite que de ce qui, en l’homme, ne va pas bien ou lui pourrit la vie. C’est la seule technique d’évolution psychologique et ésotérique qui fonctionne de la sorte. Ce qui en fait sa rareté, certes, mais ce qui explique également et du même coup, pourquoi elle est si peu connue, reconnue et surtout, usitée au fil des siècles ! C’est d’ailleurs ce qui lui offre sa réputation de corbeau de mauvais augure et qui fait fuir les inconditionnels de la positivité à tous prix.

 

La positivité ? Pour un psy éso, tenter de se montrer « positif » n’est qu’une pâle excuse pour tenter de se cacher le négatif. Or, c’est rarement le positif qui nous effraye ou nous force à mentir, voire pire ! La psy éso est assez sévère envers les positivistes de tous crins. Voici l’une des définitions qu’elle donne d’eux : « Ceux qui, d’une manière inconditionnelle, préfèrent ne traiter que de ce qui va déjà bien, voire de ce qui, un jour, pourrait aller bien » ! Ne sommes-nous pas tous en droit de nous questionner sur le degré réel d’intégrité morale ou de spiritualité d’un tel comportement ? Qui, à notre époque, est heureux, possède un sens inné de sa propre valeur et se comporte comme une personne possédant vraiment ces simples qualités ?

 

Qui peut se vanter d’être heureux et fier de ce qu’il se sent être ? Qui est sans problème et donc, sans souffrances intimes plus ou moins assumées ou reconnues ? Pourquoi et comment un problème pourrait-il s’améliorer, si on fait tout pour l’éluder, pour ne pas le voir ni même en parler, cela de peur d’être à son tour taxé de personne négative ? Sommes-nous négatifs du fait des problèmes que nous avons à cœur de régler plutôt que de nier ou d’éluder, ou du fait d’être en fin de compte bourrés de problèmes dont la solution est toujours remise à plus tard ? Il faudrait peut-être songer à établir un protocole au moins verbal, au sujet de ce qui est vraiment négatif et de ce qui ne l’est pas !

 

Pour la psy éso, est négatif ce qui empêche l’homme d’être heureux, libre et conscient de sa valeur intrinsèque. Sont négatifs les conditionnements mentaux en tous genres qui empoisonnent la vie de l’être humain moderne. Mais ne saurait être taxée de « négative » une technique permettant de se défaire de toute cette négativité qui nous pourrit la vie ! Par contre, est non seulement NÉGATIF mais aussi très lâche, le fait de ne pas affronter de face ce qui se trouvant en nous, sans être nous, prétend s’exprimer pour nous et à notre place. Et comme il est clair qu’aucun être humain vivant une vie ordinaire au sein de nos sociétés modernes, n’est ni pleinement heureux ni pleinement lui-même, il serait fou au moins de ne retenir que le « déjà acquit » afin de ne jamais avoir à traiter « tout ce qu’il reste encore à acquérir. »

 

Pourquoi serions-nous privés d’amour, de paix, de joie, de plaisir et de liberté, si ce n’est parce que, quelque chose, en nous, nous empêche d’accéder à ces différents états d’être si convoités ? Et ce quelque chose, à savoir les schémas mentaux plus ou moins compulsifs qui se bousculent dans notre subconscience, sont très certainement tout sauf positifs ! Prêcher la propreté dans une maison envahie par la saleté n’aidera jamais à la rendre propre. Bien au contraire ! Ignorer la poussière mais continuer de tousser est le signe moderne de la plus haute forme de d’immaturité spirituelle. Une forme de faiblesse mentale quasi inguérissable, puisque basée sur les prétentions d’un Moi-Idéalisé boosté par la crainte de devoir un jour assumer toute la souffrance refoulée depuis des décennies. Ne traiter que de ce qui est beau et lumineux n’est en rien un gage d’intelligence ou d’objectivité ! Il est vrai que celui qui place des fleurs dans son vocabulaire et de la lumière dans ses yeux, plaira à un maximum de monde. Surtout aux spiritualistes modernes soucieux de s’oublier un temps !

 

Car il y a un maximum de monde qui vit dans la peur de devoir un jour ou l’autre se rencontrer face à face et « tel qu’en l’état » ou tel qu’en vérité, c’est-à-dire sous la forme de son véritable « moi », celui que bien peu d’hommes et de femmes désirent assumer. Évidemment que parler du positif rassure ! Mais ceux qui ont encore besoin d’être rassurés n’en sont pas encore rendus au point d’être capables de bosser sur eux. La psy éso est un outil de polissage de l’âme qui n’est accessible qu’aux plus courageux, ceux qui veulent vraiment s’en sortir, ceux qui ont compris que ce n’est pas en recomptant dix fois de suite chaque jour l’argent qui est déjà en banque que l’on s’enrichit, mais en y faisant entrer de l’argent neuf. Et pour s’enrichir, il n’est qu’une seule méthode : trouver tout d’abord ce qui nous appauvrit.

 

Ne vous demandez plus pourquoi il existe autant de gourous d’opérette ou de charlatans des campagnes qui peuvent opérer en toute quiétude et plumer en beauté ceux qui adorent affecter le rôle enviable « d’honnêtes citoyens » ! Un rôle qui commence à sentir un brin la naphtaline, si vous voulez mon avis. Demandez-vous plutôt pourquoi ceux qui n’incarnent après tout que l’offre, devraient brusquement cesser leurs activités, alors que la demande n’a jamais été aussi forte ! Car demande il y a et pas qu’un peu !

Demande d’aide, surtout. Une aide consistant à permettre au plus grand nombre de continuer de se mentir en toute impunité et sous la responsabilité d’un autre !

 

Que croyez-vous que désire entendre celui venant consulter une voyante ? Que désire entendre celui qui court à des séances de spiritisme pour connaître les pensées du défunt mari ou de la défunte épouse ? Qu’entend celui qui consulte un astrologue et se fait dresser « sa carte du ciel » au jour de sa naissance ? L’homme se sent si petit, si insignifiant et il a si peur, si vous saviez !

Mais que dis-je : vous savez déjà et nécessairement, n’est-ce pas ? Mais sans doute préféreriez-vous connaître une version plus édulcorée de votre personne et avoir une vision plus magique de votre existence terrestre ? Si c’est le cas, vous devez à tout prix continuer à consulter voyants, mages et astrologues. Ou mieux encore : vous faire hypnotiser ! C’est de mode également.

 

Mais ne vous inquiétez pas ; ils ne vous apprendront rien de bien terrifiant ! Eux aussi ont besoin de manger, le saviez-vous ? Et ils savent très bien ce que vous désirez entendre, sans même plus oser vous l’avouer, puisqu’ils espèrent eux aussi pouvoir l’entendre un jour. Mais de la bouche d’un autre, évidemment. Humanité oblige ! Du moins, depuis cette version-là de l’humanité, car il en existe d’autres. Bien d’autres !

Or donc, si vous êtes de ceux que la vérité peut encore flétrir, il est évident que la psy éso n’est pas faite pour vous ! Mieux encore, de son étude, vous n’y survivriez pas ! Du moins, pas cette version digne d’un Walt Disney que vous persistez à protéger bec et ongles ! Mais si vous faites partie de ce fleuron de la présente humanité, qui prépare l’Avènement de la Sixième Race (celle des « êtres bleus », de ce bleu électrique de la Conscience de Soi), alors vous êtes arrivés !

Vous avez trouvé non pas « un Refuge » supplémentaire et susceptible de vous cacher à votre propre vue, mais plutôt un Phare capable de vous éclairer jusqu’aux tréfonds de votre âme !

Et il en est bien ainsi !

 

Serge Baccino

De la personnalité de l’âme au Soi

De la personnalité de l’âme au Soi

 

Sachant que l’âme-personnalité se résume à ce qui nous anime (nous, la personne physique) et que ce qui nous anime consiste en des processus mentaux produisant émotions, sentiments et perceptions diverses, nos personnalités humaines ou « moi sociaux » ne sont en somme que des robots, des programmes mentaux inscrits dans une forme vivante mais pas encore auto-consciente. La seule conscience qu’il y a alors et celle de la chair, du corps, de la somme de tout ce que ce même corps a vécu.

Autant dire qu’il n’y a personne de véritablement conscient de lui-même ! La conscience « par Soi » (due à l’expérience du corps de chair) est TRÈS différente de la conscience DE Soi, qui déborde largement de la forme qui lui sert de support.

 

Partant, on pourrait se questionner au sujet des différentes formes de contacts avec nos chers disparus. A l’évidence, les défunts ne sont pas faciles à contacter, mais même si on y parvient, qu’allons-nous contacter, au juste ? De simples Mémoires ? Le souvenir (le nôtre) du défunt tandis qu’il était encore vivant et près de nous ? Ce type de contact se résumant alors à un contact avec notre propre subconscient. Ou bien l’ancien parents ou ami mais qui n’a plus rien à voir avec notre souvenir statique de « qui il semblait être, jadis » ? Certains êtres humains ayant eu l’opportunité d’évoluer bien au-delà du seuil évolutif moyen, peuvent quant à eux, être contactés en tant qu’entités conscientes. À la CONDITION expresse de ne pas chercher à contacter l’image (souvenir) qu’ils ont laissée derrière eux et qui ne relève que de simples processus mentaux relatifs à leur vie terrestre.

 

On appelle « Maîtres » ces êtres qui se sont avancé un peu plus en direction de la prise de conscience de leur Nature véritable. Sous le vocable de « Maîtres », nous placerons aussi bien les Guides spirituels (entre deux et six maxi) et ceux, bien plus évolués et instruits, que l’on qualifie de « Grands Maîtres », que ce soit en psy éso ou bien ailleurs. Ces derniers ne s’occupant généralement que d’initiés terrestres ou non, déjà bien avancés. Mais qu’est-ce qu’un Guide, par exemple ? Et même un Maître, finalement, c’est quoi, précisément ?

Que peut-il vraiment nous apporter, au mieux et… Au pire ? Au mieux, ils peuvent nous aider à devenir des Soi Conscients, au lieu de demeurer de simples personnalités, c’est-à-dire de vulgaires robots de chair mus par leurs pensées et leurs instincts plus ou moins animaux. Au pire, ils peuvent nous faire savoir et ce, très clairement, quels sont nos différents travers humains qui nous maintiennent dans cet état de dépendance à l’intellect (entre autres.)

 

Nous ne pouvons pas « atteindre le Soi » ou l’État de Conscience sans pensées, car le Soi est déjà atteint ! En fait, le Soi existe déjà en potentiel : il nous faut juste lui permettre de s’exprimer en nous puis à travers nous. Et s’il existe déjà, il ne fait donc pas partie ni du présent (pas encore rendu manifeste), ni du futur, puisqu’il est déjà là mais sous forme de potentiel. De facto, le Soi, c’est « nous jadis » !

Nous y allons tous et de toute manière, alors autant progresser sans se mettre la pression. Bien sûr, nous pourrions essayer de contacter notre Soi Naturel, cela dont notre conscience mentale est issue, mais cela reviendrait à régresser, puisque nous venons de cette forme de conscience et devons plutôt non pas « nous en éloigner » mais au contraire,  nous en distinguer.

 

L’évolution de l’être humain débute donc par une portion de conscience qui s’incarne afin de tester un quelconque état d’esprit, se poursuit par la création d’une personnalité qui soit nôtre, continue par l’acquisition d’une conscience personnelle puis individuelle, pour poursuivre sa trajectoire spirituelle en passant par certaines étapes sanctionnées, en ésotérisme, par les vocables « Illuminé », « Maitre » et « Grand Maître » (et ainsi de suite, sans fin.)

A partir de Grands Maîtres, cela devient intéressant, même si non encore idéal : pourquoi ? Parce que les Grands Maîtres sont les tous premiers à avoir pour intention unique de nous offrir… Ce que nous possédons déjà ou, et plus exactement, possèderons « plus tard » ! Ils sont l’Anti-Chambre initiatique de notre « Déité individuelle », nommée généralement « Soi Divin. » Et le Soi Divin, c’est « Nous, mais bien plus tard ou un jour ou l’autre. »

L’évolution n’a aucune fin, même si elle a un début. C’est ce début qui nous permet d’être et c’est cette évolution graduelle mais illimitée qui nous permet d’être pour toujours ou à jamais.

 

Serge Baccino

Temps psychologique et temps linéaire

Temps psychologique et temps linéaire

 

Les ésotéristes affirment que le temps n’existe pas. Toutefois, ils n’affirment pas qu’il n’existe aucune tentative pour créer une mesure appelée « le temps qui passe. » Et pour mesurer un présumé temps qui passerait sous notre nez et sans aucune vergogne, il faut inventer une mesure basée sur un mouvement quelconque (rotation d’une aiguille, sable qui s’écoule dans un sablier, etc.,) qui puisse servir de base de calcul pour de nombreuses autres mesure, par exemple, le rythme. Le rythme est un mouvement mesuré dans le temps. Le temps étant lui-même un mouvement, le rythme est donc un mouvement mesuré grâce à une autre mouvement, pris comme base première de calcul. Pour que cette base de calcul soit recevable par tous, il faut qu’elle concerne toutes choses ainsi que tous. Autrement dit, cette base de calcul doit être accueillie et entérinée par tous, cela malgré les différence engendrée par les langues et les écritures différentes.

 

Ainsi, bien que cela puisse s’écrire et se prononcer très différemment, dans toutes les langues et dans tous les pays, les secondes, les minutes, les heures et les jours, sont planétairement acceptées comme base de calcul. Contrairement à d’autres bases de calculs, secondaires par rapport au temps, tels que les unités de mesure, qui peuvent grandement varier d’un pays à l’autre (voir le système métrique et celui des anglo-saxons, par exemple.) Le temps linéaire, ou du moins cet accord international à propos d’un mouvement quelconque servant de référentiel pour créer des unités de temps, a été inventé pour compenser le fait que tous les homme ne perçoivent pas le défilement d’une journée solaire de la même manière. La chose demeure un tant soit peu subjective, dirons-nous ici et pour simplifier.

Il existe donc deux formes de mesure du temps : le temps linéaire, entériné par tous et servant de base de calcul commun, et le temps psychologique, relatif au sentiment personnel à propos de ce supposé défilement du temps. Bien sûr, ce sont les choses qui bougent et pas ceux qui s’en servent de point de référence. C’est du moins le sentiment qu’en ont et que se partagent la majorité des êtres humains.

 

Mais le temps psychologique peut non seulement varier d’une personne à une autre, mais de plus, il peut varier en fonction des moments de la journée. Dix minutes d’attente chez le dentiste quand on en a très peur, est très différent de dix minutes passées en charmante compagnie. Dans le premier cas, il nous semble que le temps « s’étire » et dure des heures, tandis que dans le second cas, dix minutes, qu’est-ce que ça peut nous sembler  court ! Si on comprend que le temps linéaire est basé sur des évènements plus ou moins naturels, tels que la rotation planétaire, l’exposition d’un objet ou d’un point géographique à la lumière solaire, ou encore à l’écoulement d’une eau, d’un sable ou à la rotation des aiguilles d’une montre sur un cadran, entre autres, il nous reste à définir ce qu’est « le temps psychologique. » Non pas seulement en donner un bref aperçu en disant que parfois, le minutes semblent « s’éterniser » tandis qu’à d’autres moments, elles semblent nous filer entre les doigts, mais d’en décortiquer le mécanisme profond. En clair, il nous faut à présent comprendre ce qui se passe, et surtout, pourquoi .

 

Si nous devions offrir une définition lapidaire mais néanmoins exacte du temps psychologique, nous dirions qu’il consiste en le nombre d’informations que notre mental traite en une minute. S’il en traite dix en une minute ou s’il en traite cent, le sentiment qui en résultera alors diffèrera grandement. Ce qui semble logique, puisque si le fait de traiter dix infos par minute représente pour nous une durée de temps linéaire qui s’écoule normalement (ou comme d’habitude), alors si le nombre d’info à traiter en une minute double ou triple, nous allons très certainement avoir le net sentiment de ne pas être capables de traiter autant d’info supplémentaires. Bien sûr, le temps linéaire partagé avec tous, c’est-à-dire la durée durant laquelle un certain nombre d’info sont traitées, demeurera identique. Une minute restera donc une minute, un point c’est tout !

 

Mais comme le nombre d’info à traiter dans ce même laps de temps a par exemple… Disons doublé, nous aurons tout d’abord le sentiment de ne pas réussir à tout analyser. Et puisque d’habitude nous en avons le temps, nous aurons la sensation de disposer de moins de temps pour traiter un certain nombre d’info. Nous allons nous « mettre en retard » de minutes en minutes, renvoyant à plus tard (à d’autres minutes déjà bien chargées, donc) le traitement des info en surnombre. Ce qui engendrera un net sentiment de « ne pas avoir le temps » de gérer autant d’info en si peu de temps. Hélas, l’augmentation du nombre d’info à traiter sera reléguée à la seconde place, laissant en vedette le fait que nous n’avons plus autant de temps qu’auparavant pour analyser des données.

 

C’est donc un phénomène purement mental qui a donné naissance à cette croyance stupide que le temps raccourcissait. Ce qui est bien évidemment impossible. Une minutes ne comptera pas moins de seconde en 2035 qu’elle n’en compte en 2019. Les spiritualistes de la dernière heures s’étonnent de ne pas être pris au sérieux par les scientifiques ou même par les gens rationalistes et fiers de le rester. Mais pour une fois, le manque de largesse d’esprit n’est pas de la partie. En fait, ce serait plutôt le manque de bon sens et d’intelligence des spiritualistes qui ne s’écoutent pas parler ni ne prennent le temps de se relire, qui est en cause. Nous vivons une époque extraordinaire qui voit naître à chaque jour des changements aussi radicaux que majeurs. L’intellect des nouveaux étudiants (collège, lycée, Fac, etc.,) est désormais non plus seulement surchargé mais bien encombré de connaissance aussi hétéroclites qu’inutiles au demeurant.

Tout étudiant n’est pas un génie dans l’une au moins des matières scolaires imposées à l’école. Sans parler des stages, des formations tout aussi obligatoires, dans certains corps de métiers et en entreprise. L’inutile est gratuit et l’indispensable, souvent « oublié », est évidemment devenu payant.

 

Ainsi, en environ une trentaine d’années, le taux d’informations transitant par notre conscience de veille ou objective, a au moins doublé, si ce n’est pas triplé ! Et tandis que nous traitions dix informations à la minute, ce qui nous laissait toute latitude d’explorer de nombreuses combinaisons mentales afin de rentabiliser ces infos captées, nous en traitons à présent une trentaine au moins. Forcément, nous n’avons plus le temps de faire face à ce supplément d’infos en tous genres et somme obligés d’en mettre au moins la moitié de côté. « Pour plus tard. »

Il est donc bien question de « temps » et non de quantité (info) comme ce devrait être le cas. Rares sont les personnes qui affirment avoir trop d’informations nouvelles ou différentes à traiter en une seule journée ! L’idée en présence serait plutôt orientée « temps », à savoir que nous n’en avons plus assez pour nous occuper de tout, pour faire face à tous les défis qui s’imposent désormais à nous et dans notre vie. Pourtant, et encore une fois, il est bien moins question d’une variation dans le défilement linéaire du temps que d’une augmentation des informations auxquelles nous devons nous confronter et que nous devons traiter. Si possible avec le plus de bon sens et d’intelligence possible !

 

Et affirmer que « le temps se raccourci » revient à quasiment exiger des autres qu’ils nous prennent pour des abrutis ! Ce que d’aucuns ne se gênent pas de faire il est vrai ! Mais comment leur en vouloir, finalement ? Ainsi, la prochaine fois que vous aurez le net sentiment que vous manquez de temps, ne refusez pas les faits. Les faits se résumant à la présence, en vous, d’un sentiment. Et comme il est difficilement imaginable d’avoir subitement conscience d’une chose qui n’existe pas, au moins pour nous, c’est cette présence en vous d’un tel sentiment, qui est réel, pas son contenu formel (ce qu’il affirme par ailleurs.)

Vous sentez bien mais vous déduisez mal, en somme ! Vous sentez que vous n’avez pas assez de temps pour traiter toutes les infos qui se proposent à vous en une seule et même journée, ce qui est exact, mais ce n’est pas une histoire de temps mais de quantité.

Vous pourriez et par exemple, vous en sortir par une petite pirouette mentale en vous disant qu’effectivement, vous n’avez pas la capacité de traiter AUTANT de nouvelles infos en si peu de temps. Et du moment que vous gardez à l’esprit qu’une multitude d’infos aussi secondaires qu’inutiles se sont mélangées aux info aussi valables qu’utiles pour votre évolution, vous réussirez toujours à « boucler votre journée » comme un chef, sans ressentir le moindre stress. Stress qui est d’ailleurs induit par cette idée, exacte par ailleurs, que vous ne réussissez pas à assumer toutes ces choses auxquelles vous êtes confrontés en une même journée.

 

Si cela peut (et devrait) vous consoler un peu, sachez que c’est effectivement le cas ! Vous faites face à bien trop de pression psychologique en essayant de gérer ce qui ne peut l’être et c’est la prise de conscience de votre propre incapacité à tout pouvoir gérer et contrôler, qui vous plonge dans un stress monumental ! Acceptez simplement l’idée que VOUS NE POUVEZ PAS et en fait, que VOUS NE DEVEZ SURTOUT PAS réussir à gérer toutes ces merdes inutiles, et votre stress diminuera d’abord de moitié pour disparaître par la suite en quelques semaines seulement. C’est parce que vous CROYEZ devoir réussir à tout contrôler dans votre vie (voire dans celle des autres) que vous stressez !

Vous ne souffrez pas à cause d’un supposé « échec » mais du fait que vous tentez de réalisez l’impossible et que vos tentatives se soldent nécessairement par un échec. Échec présumé qui vous protège plus que ce que vous pourriez l’imaginer aujourd’hui ! Mais ceci est sans doute une autre histoire…

Nous vous la conterons peut-être une autre fois.

 

Serge Baccino

 

 

 

 

 

Réputation, gens ordinaires et gens normaux

Réputation, gens ordinaires et gens normaux

 

L’être humain moderne est très sensible à la réputation. Plus exactement, à ce qu’il considère comme étant « sa réputation. » Il part donc du principe qu’il détient un quelconque pouvoir sur ce que les autres pensent puis disent de lui. Il va donc non seulement faire en sorte de ne pas « salir » sa réputation mais de plus, il fera tout pour qu’elle soit la meilleure possible. Et cela parce qu’il s’imagine toujours être capable de contrôler l’avis des uns et des autres à son propre sujet. Pourtant, même un imbécile comprend et admet qu’un chanteur, par exemple, ne peut pas décréter qu’il a du succès et qu’il vend beaucoup de disques, ce qui le rendra aussi célèbre que riche. Pour toutes ces choses, un chanteur a besoin de l’avis du public : c’est ce même public qui décidera si le chanteur est « bon » et s’il convient d’acheter ses disques ou pas.

 

Bien sûr, dans le monde du showbiz comme dans bien d’autres, il est possible de « manipuler l’opinion publique », autrement dit, de faire admettre à une certaine catégorie gens, sans en avoir l’air évidemment, que tel chanteur doit être aimé et ses disques achetés. Sous peine de ringardise galopante et hautement avilissante. Que l’on nomme cela publicité, marketing ou tout autre nom à consonance étrangère que l’on souhaite, le résultat final reste le même : les gens sont facilement manipulables et donc, sont facilement manipulés. Le tout est de réussir à leur faire croire que ce sont eux qui décident, qu’ils ont « le pouvoir » et autres fariboles mystico-religieuses du même genre.

L’homme a grand besoin de se sentir « important », car il n’arrête pas de vivre, pour ne pas dire de subir, des évènements qui lui prouvent, tout au long de son existence, qu’il n’a aucun pouvoir sur rien ni sur personne. Et la chose est si évidente en soi, qu’il faut être soit un imbécile heureux de première, un « totalement adapté social », ou bien n’avoir aucune envie de reconnaître une vérité qui serait ensuite bien trop lourde et cruelle à supporter.

À chacun de choisir l’option qui lui convient le mieux. Car accepter la vérité revient à accueillir également tout ce qu’elle implique par ailleurs. Par exemple, le mari trompé qui accepte les faits et donc, la vérité, va se croire obligé « d’agir » et se jugera lui-même très sévèrement s’il ne s’exécute pas.

 

Pourtant, et là encore, à quel moment pouvons-nous réellement parler « d’action » quand on passe sa vie à RÉAGIR, de peur de devoir AGIR ? Action est synonyme d’initialisation : « Tirez les premiers, Messieurs les anglais ! » Cette phrase n’est pas seulement célèbre : elle semble être faite pour célébrer la lâcheté morale des habitants d’un certain pays qu’il est inutile de nommer. Celui qui ne fait que RÉPONDRE aux injonctions de la vie, que ce soit sous la forme d’évènements ou de l’action d’un tiers, n’agit pas, n’agit jamais. Il ne fait que réagir à des stimuli qui arrivent à point nommé pour l’empêcher de s’endormir dans sa propre vie. Et comme le peuple adore dormir, n’est-ce pas.

 

Alors, nous avons d’un côté des gens qui redoutent comme la peste que d’autres décident de leur destin, pour eux et à leur place, démontrant ainsi, s’il le fallait encore, à quel point ils se savent impuissants, et de l’autre, mais dans la catégorie de ces mêmes gens (voir plus loin), d’autres gens qui s’imaginent détenir le pouvoir de décision. Cela parce que leur programme (ou schéma) mental intime a été écrit dans ce but unique. Par tout autre qu’eux s’entend ! Alors ces gens-là se mettent à s’occuper de la vie des autres. Ce qui est compréhensible au vu de la qualité de la leur. Et s’imaginant « en avoir le pouvoir », se mettent à « décider » de la valeur d’autrui, sans réaliser que cette manière de penser puis de vivre, fait d’eux des personnages aussi invalides, mentalement, qu’inaptes à la vie en une véritable société humaine.

 

En clair, nous n’avons pas deux sortes de gens mais les deux pôles opposés mais ô combien complémentaires d’une seule et même catégorie de gens. Le pôle négatif, de Genre Féminin et passif, est formé par ceux qui s’imaginent que ce sont les autres qui ont leur destinée entre leurs mains. Disons-le ainsi et pour résumer seulement. Quant au pôle positif, de Genre Masculin et de type actif, nous dirons qu’il est formé par ceux qui s’imaginent avoir un ascendant sur les autres. Et comme la vie est parfois cruelle, elle offre à cette seconde polarité, la joie indicible de ne rencontrer que des personnes du pôle opposé.

Ce qui aggrave, si cela pouvait être encore possible, la programmation présente en chacun des deux pôles opposés, offrant à chacun une excuse supplémentaire pour être convaincu des faits. Faits se résumant, pour les uns, à CROIRE que l’avis de ceux qui ont le pouvoir est important, et pour les autres, à CROIRE qu’ils sont effectivement très importants.

 

C’est le principe des élections communales, par exemple. Au départ, le préposé à la mairie ne sait plus comment faire pour obtenir des électeurs, parce que le jeu qu’il joue et qui semble lui plaire, consiste à CROIRE que les autres peuvent l’élire ou non. Alors il ne sait plus de quel artifice user pour se vendre et pour se faire aimer. Ce qui porte un nom il me semble, enfin passons. Mais une fois élu, Ô, miracle, c’est lui qui réclame les honneurs, qui se fait appeler « Monsieur le Maire », qui agrée la moindre courbette et qui, éventuellement, peut accorder ou non, quelque avantage à « ses gens », situés désormais et comme il se doit, sur une échelle sociale située en dessous de la sienne, évidemment. Du moins pour quelques malheureuses années ! Puis le jeu de séduction, aussi misérable qu’avilissant, reprend de plus belle ! Il en va de même de tout gouvernement faisant mine de se la jouer « démocratie », comme si les deux pouvaient être compatibles !

 

Le plus amusant, c’est que si on écoute parler les gens, cette sorte de gens, d’ailleurs, personne ne semble supporter la seule idée ou présence d’une quelconque hiérarchie ! Tous sont aussi libres que le vent, plus indépendants que les oiseaux. Du moins ont-ils plaisir à LE CROIRE et assez peu d’amour-propre pour y arriver gaiement. On sait très bien que dans le monde du travail, par exemple, l’ouvrier mettra « un point d’honneur » à tout faire pour avoir « une bonne réputation » auprès de son employeur, tandis que ce dernier fera de son mieux pour que l’on pense de lui ce que tout employeur adore que l’on pense de lui.

Et ce n’est pas en rapport avec l’amour ou le respect, mais plutôt avec la crainte révérencieuse qu’implique automatiquement son « statut social. » Et tant que l’employeur « joue le jeu », à savoir qu’il ne vire pas son employé, ce dernier fera tout pour ne pas s’intéresser à sa réelle situation. Mais si l’employeur impose à ses employés de CONSTATER à quel point ils ne sont à ses yeux que denrées périssables (licenciement), alors là c’est la guerre ! Une guerre qui n’est pas faite pour défendre de supposés « droits sociaux » n’existant que sur le papier (toilette, surement) mais bien dans l’espoir de faire chèrement payer à l’employeur d’avoir réussi à mettre la tête de ses employés dans leurs propres latrines.

 

Mais laissons les exemples, qui ne manquent pas, et progressons rapidement dans la suite de notre analyse sociale ou psychologique, ce qui revient au même. La première catégorie de gens, divisée, comme toutes choses, en deux polarités distinctes mais qui insistent pour ne jouer qu’ensemble, est donc composée de gens dits « ordinaires. » Expression qui passerait pour péjorative, si les susmentionnés ne faisaient pas tout pour se manquer de respect à eux-mêmes. Et avec une application et un taux de réussite que d’autres pourraient leur envier. Pour mémoire, cette première catégorie, désignée ici comme formant « les gens ordinaires », est composée d’une part de personnes qui croient pouvoir, par leurs paroles et par leurs actes, obtenir puis conserver le contrôle de ce que les autres pensent et disent d’eux, et d’autre part, de personnes qui sont persuadés de détenir le pouvoir de décider de l’avenir d’autrui.

Avouons que ces deux-là étaient faits pour se rencontrer, non ? Nous sommes bien d’accord ! Nous sommes en fait en présence de deux formes de programmations mentales opposées ET surtout, complémentaires. L’une ne pouvant décemment aller sans l’autre ! Pourriez-vous imaginer un bourreau existant sans sa victime et réciproquement ?

 

La vie ne l’imagine pas non plus. Voilà qui tombe bien ! Mais alors, c’est quoi, au juste, ces gens « normaux » ? Quelle est la différence entre eux et les « ordinaires » ? Pour le comprendre, nous avons besoin de revenir au concept de « la réputation. » Imaginons une personne qui apprend des choses peu catholiques au sujet d’un tiers. Elle tient ces informations de quelqu’un d’ordinaire, à savoir soit d’un pôle positif (incarné au mieux par les employeurs) qui sait les dégâts occasionnés par une langue bien pendue, ou même d’un pôle négatif qui, comme à son habitude, se sentant en état d’infériorité (complexes ou autres), fera de son mieux pour « faire descendre » les autres à son propre niveau. L’arme suprême des gens ordinaires, deux polarités confondues, est vous l’avez sans doute compris, LA CALOMNIE. La calomnie a été inventée par les gens ordinaires, afin de contrôler autrui (hommes dits « de pouvoir ») ou pour rabaisser les autres afin qu’ils ne s’imaginent pas « être meilleurs » (comprendre « moins mauvais que la moyenne en activité. »)

Dans les deux cas du type d’humain « ordinaire », le but est soit de « ne pas permettre aux autres d’accéder au pouvoir afin de ne pas avoir à le partager » (pôle positif), soit de « ne jamais permettre aux autres de s’extraire de la tourbe sociale » (dans laquelle trempent et végètent les pôles négatifs.) Une fois ces choses-là comprises, il devient enfantin de comprendre parfaitement la suite.

De la comprendre réellement, et non pas seulement en surface, d’une manière intellectuelle seulement. Une personne qui fait partie des gens ordinaires et qui entend une calomnie, ne va pas chercher à comprendre : elle va, premier exemple (pôle positif) la tenir pour vraie d’office et la mettre de côté, cela dans le but de « la ressortir en temps utile. » C’est la réaction typique d’une personne qui s’imagine encore avoir réellement du pouvoir sur les autres, sur n’importe quel autre, alors que sa croyance ne « fonctionne » (ou n’a d’effet) que sur un type bien spécifique de personnes, celles qui abritent un démon mental de sexe opposé, si je puis me permettre cette facétie.

Second exemple (pôle négatif), une personne entend jouer l’air de la calomnie, elle s’en empare et en use immédiatement ou dès que possible. Le besoin viscéral de maintenir les autres au même niveau qu’elle a raison de tout, y compris de son sens de l’efficacité.

 

À l’inverse du pôle positif qui lui, armé de vice, car poursuivant un but plus pratique bien qu’à long terme, saura se maîtriser le temps nécessaire pour ressortir cet « atout » au moment le plus opportun. Cet état d’esprit (pôle plus), ce choix comportemental, permet au pôle plus d’accumuler bien plus d’énergie que les représentants du pôle opposé. Raison pour laquelle certains occupent des postes que les deux polarités jugent « importants », tandis que d’autres persistent à n’occuper que des postes subalternes. Ce n’est pas une question de « valeur » mais une simple question d’énergie !

Le seul fait d’être capable de conserver « un secret » ou de savoir des choses sans en dilapider le contenu à tous vents, est ce qui permet aux représentants du pôle plus d’avoir assez d’énergie pour réussir à se maintenir à la place qui est la leur et qu’ils ont choisi. Et les gens normaux, dans tout cela ? Eux comme tous les autres, sont scindés en deux polarités aussi opposées que complémentaires.

 

Le pôle négatif et donc PASSIF, va entendre des calomnies et ne va ni les croire « par défaut », ni chercher à contrôler leur degré exact de vérité. En somme, si faute il y a, cela ne le regarde pas et il a déjà fort à faire à tenir ses propres fesses dans un état relatif de propreté, sans aller s’occuper aussi du postérieur d’autrui. Cela dit, s’il ne cautionne pas et ne participe pas, il ne fait rien non plus pour COMPENSER les paroles calomnieuses. Il ne se sent pas concerné et surtout pas intéressé, en somme.

Le pôle positif, nécessairement ACTIF, ne l’entend pas de cette oreille ! Lui déteste la calomnie et méprise ceux qui s’en font les portes-misère (plutôt que « porte-flambeau ») Et sa manière de réagir ressemble à s’y méprendre à une authentique ACTION. Mais comme il est intelligent, plutôt que de s’attaquer directement au mal et à entrer de pleins pieds dans son jeu à la con, il décide, s’il ne connaît pas lui-même la personne victime de calomnie, de la rencontrer puis de la connaître mieux.

 

Pourquoi ? Parce que son intelligence naturelle et sa connaissance du vulgaire (les gens ordinaires) lui permettent de savoir qu’on ne salit jamais les gens sales, seulement ceux dont le vêtement est encore un peu trop immaculé aux yeux de certains. C’est d’ailleurs le réflexe de tout être humain qui se respecte et dont l’intelligence est suffisamment développée, ou dont le niveau d’évolution est suffisamment élevé. Il y a si peu de personnes intéressantes, actuellement ! Et il faudrait laisser ceux qui rampent dans la boue, salir ceux qui marchent en se tenant debout sans rien dire ni faire ? Voilà ce que pense le représentant du pôle positif du type de gens normaux. Le mot « normal » pourrait aussi bien être interprété comme étant « la Norme d’Al », la manière la plus divinement naturelle d’être et de « fonctionner » mentalement.

 

Et si le représentant du pôle positif et donc, actif, entend dire du mal de personnes qu’il connaît et qu’il côtoie, voire qu’il apprécie, comment réagit-il ? Là encore d’une manière intelligente, en plus d’être un peu plus virile il est vrai. S’il se trouve en présence d’un tiers qui déblatère sur une personne qu’il connaît déjà, il va se servir de sa profonde compréhension de l’être humain pour faire aux autres ce qu’ils détesteraient qu’on leur fasse à eux-mêmes mais qu’ils font pourtant aux autres ! En clair, il va jouer avec les démons intimes du calomniateur pour lui mettre la tête dans ses déjections mentales.

Par exemple, il va affirmer : « Décidément, c’est la journée des mensonges ou des calomnies, aujourd’hui ! » Si l’autre, interloqué sur le moment, répond : « Mais ce ne sont ni des mensonges, ni de la calomnie mais la vérité ! » Il rétorquera, l’air embarrassé : « Oui, oui, mais c’est exactement ce que l’autre a dit à ton sujet… » Le gars va être immédiatement ferré, vous pensez bien et s’exclamera, l’air indigné, un truc du genre : « Quoi ? ! On a dit du mal de moi ? Qui a osé ? ! »

Et là, la personne normale ou de pôle plus, va lâcher, d’un air laconique, une phrase perfide en diable du style : « Tu penses bien que je ne vais pas te dire qui a dit ça ! Tu aimerais, toi, que je répète à « X » ce que tu colportes à son sujet ? Alors je ne le fais pas non plus aux autres. »

Et là-dessus, la personne normale clôture la discussion et trouve une excuse ou une autre pour se barrer et laisser l’autre tâche sur place et passablement décontenancée.

 

La nature fera le reste et la personne ordinaire qui adorait tant médire d’autrui, va passer le reste de sa journée à se demander qui a dit du mal d’elle ainsi que ce qui a bien pu être dit sur elle. Certains argueront du fait que ce n’est pas là une façon chrétienne de traiter son prochain, même si celui-ci est passablement gâté de l’intérieur… Ce qui tombe bien, car l’auteur de ces lignes n’est ni un chrétien, ni même un crétin qui se laisse influencer par ce que les autres pensent et disent de lui ! Il n’est pas « supérieur » aux autres : il est normal. Selon lui, ce sont les autres qui se tiennent accroupis en se plaignant qu’il soit « plus grand », alors que lui se contente de se tenir debout, tout simplement.

Puisse ce texte permettre à quelques-uns au moins de quitter le Clan des ordinaires pour venir gonfler le Club des gens normaux et heureux de l’être !

 

Serge Baccino

 

 

 

 

 

Sang bleu ou sang Royal

Sang bleu ou sang Royal

 

Il est parfois question de « sang bleu » ou de « sang royal. » Un certain film moderne traitant de ce sujet a d’ailleurs permis de laisser entendre, à qui sait écouter au-delà des mots, le lien magnifique existant entre le mot latin « Réal » et le mot français « Royal. » Ce qui nous intéresse ici étant le mot « Réal » duquel, et comme par hasard, on a fait le mot « Réalité ». La réalité est donc la forme de prise de conscience qui RÈGNE en maître sur notre vie et qui, forcément, la conditionne peu ou prou.

 

Mais quel rapport avec « le sang bleu » ? Le rapport arrive dès que l’on se positionne mentalement autrement que comme le ferait n’importe quel français, même soucieux du sens premier des mots. Le bleu n’est pas seulement une couleur liée à la royauté, ni même à l’une des trois composantes du drapeau français. Le bleu est avant tout la couleur de la Conscience. Plus précisément, de la Conscience de Soi, et non plus seulement de « la conscience par soi. »

Quelle différence entre « conscience de Soi » et « conscience par soi » ?

 

La première forme de conscience se rapporte au sentiment d’être, à une forme de perception intériorisée qui nous relie à soi-même et non plus aux objets des sens (fonctionnement des 5 sens objectifs.) Nous pouvons très bien être conscients sans pour autant penser ou ressentir quoique ce soit. Également, nous pouvons retourner cette même conscience dite « sans pensées » en direction de soi-même, c’est-à-dire de celui qui, d’ordinaire, est le témoin ou l’observateur de toutes choses, y compris de ses processus mentaux.

 

La seconde forme de conscience se rapporte au fonctionnement usuel de nos cinq sens objectifs (vue, ouïe, etc.,) : nous sommes conscients « par soi », c’est-à-dire que notre conscience est en fait une « prise de conscience », puisqu’elle procède d’un acte d’observation ou d’attention quelconque aux processus de cognition tels que la vue ou l’ouïe, par exemple. Nous ne faisons pas que « voir » ou « entendre » : nous prenons conscience de ce qui est vu ou entendu.

La nuance est importante, car elle seule permet de comprendre la différence exacte entre les deux formes de conscience, l’une étant directe et sans support autre que l’individu lui-même (dite « intérieure »), tandis que la seconde s’appuie essentiellement sur le fonctionnement des sens.

 

Nous savons très bien que nous sommes conscients, n’est-ce pas ? Il ne viendrait à personne l’idée de « ne pas être », d’être pure illusion. La Conscience de Soi est le dernier rempart (obstacle) entre Soi et l’infini. C’est cette conscience-là qui, bien que supérieure à la seconde, consiste en ce qui nous différencie de toutes choses et de tous (ou nous en distingue.) Nous savons « qui nous sommes » (ou croyons être), du seul fait que nous sommes conscients de « tout ce que nous ne sommes pas. » Pour simplifier. En ce sens, notre corps de chair consiste en une limite rassurante nous permettant de savoir où nous finissons et où commenceTout le reste de l’univers !

 

La seconde forme de conscience a besoin de supports extérieurs pour se manifester. Lorsque quelque chose remue ou fait du bruit, cela attire notre attention mentale et nous devenons conscients d’une forme visuelle, d’un son, d’une note de musique, etc. La conscience relative aux objets des sens est dite « rouge » par les psy éso, cela parce que le rouge symbolise l’esprit créateur (le mot hébreu « Adamah » dont on a fait l’Adam biblique, signifie « terre rouge ».)

Le rouge, c’est quand l’esprit est occupé à créer des formes mentales, qu’elles semblent « éthérées » (pensées, idées) ou qu’elles paraissent « solides », comme tout ce qui compose « la matière » qui, nous le savons enfin, est en fait de l’énergie.

 

Mais lorsque l’esprit se contente de vibrer à sa fréquence de base (ou originelle) et qu’il n’est pas occupé à former l’univers et les dieux (sic), sa couleur change et devient… Le bleu ! Le bleu symbolise La Conscience sans pensée et les hindous l’utilisent pour symboliser Shiva ou bien Krishna, par exemple. Shiva est la Conscience hors de toute forme mentale, tandis que Krishna (l’équivalent de notre Christ) symbolise cette même Conscience qui bien que « dans la forme », se distingue d’elle et/ou se manifeste sans être limitée par ce support ponctuel (par exemple une forme humaine.) Ce qui a fait dire au Christ historique (le Maître Jésus) : « Je Suis dans ce Monde mais Je ne Suis pas de ce Monde. »

 

Ainsi, nous pourrions dire, en résumant beaucoup, que l’homme peut être confronté à deux formes différentes de réalités. La première forme est celle qui provient du témoignage de ses cinq sens objectifs. Cette réalité-là est donc limitée puisque relative aux capacités de perception de nos sens physiques. Ces derniers fonctionnant selon un spectre lumineux et vibratoire précis (et donc limité), nous pouvons en effet parler non pas de limitations absolues mais de conditionnement, puisque notre degré de réalité perçue est conditionné par le bon fonctionnement de nos sens. La nuance nous semble intéressante.

 

Bon fonctionnement qui, à son tour, relève d’une moyenne générale humaine. À l’évidence, sont considérés comme « normaux » ou « bons », tous sens objectifs capables de fonctionner selon une fourchette vibratoire correspondant à la capacité de perception moyenne d’un être humain considéré comme sain de corps et d’esprit. Ce qui ne signifie pas pour autant que quelques-uns ne puissent pas « percevoir plus » ou « percevoir autrement » et donc, « autre chose » ! Mais laissons ce détail de côté pour ce qui concerne le présent propos.

 

Le premier niveau de réalité est donc lié au bon fonctionnement de nos sens objectifs et consiste donc à une prise de conscience « par soi » (selon nos capacités propres d’individus) et ne peut offrir, en fin de compte, qu’un NIVEAU de conscience très relatif et donc, limité. Quant au second niveau de Réalité (notez la majuscule au passage), comme il ne s’appuie sur ou ne dépend pas de la qualité de fonctionnement de nos sens, il procède d’un seuil de perception plus libre et donc, plus élaboré. Il est d’ailleurs le seul, des deux, qui permettent d’accéder à… Soi ! Ou de se connaître Soi. À l’inverse du premier, il ne passe par un quelconque intermédiaire et ne dépend donc d’aucun d’entre eux. Il s’agit de la Conscience de Soi et de ce fait, d’un niveau de Conscience supérieur, car orienté vers sa propre source, formant ainsi une sorte de boucle énergétique dont les effets, à long terme, peuvent être proprement spectaculaires. Mais là encore n’est pas le sujet.

 

Et donc ? Le rapport avec le « San-Réal » ou « Le Saint-Graal », puisqu’il s’agit ici de la même chose ? Le rapport devient dès lors plus apparent. Le sang est dit être le véhicule soit de « l’ego » (avec un petit « e »), soit de « l’Ego » (avec un « E » majuscule.) S’il est « rouge », autrement dit, si La Conscience se limite (ou est limitée) aux différents processus mentaux relatifs au fonctionnement des sens objectifs (ego), notre réalité est celle commune à la plupart des êtres humains de notre époque dite « moderne ». Comme c’est la seule forme de réalité qu’ils connaissent, cette réalité devient donc, pour eux, la seule chose qui soit et dont ils puissent être certains. Par extension, la seule chose qui existe et qui soit crédible. On imagine ce que ça peut donner comme résultat.

 

Si le sang est « bleu », autrement dit, si la Conscience se produit d’elle-même et sans support relatif aux cinq sens objectifs (dit aussi « extérieurs »), notre réalité diffère alors grandement de celle de chacun et de tous. Elle devient La Réalité, celle du véritable « Je Suis » (Ego Sum.) Comme cette forme autre de réalité n’est pas commune au plus grand nombre, les premières années, l’individu peut avoir le sentiment d’être seul, isolé ou qu’il n’est plus capable de frayer avec les autres, car devenu incapable de les comprendre ou du moins, d’accepter leur niveau de réalité.

 

Cette étape est TRÈS délicate, car en général, elle pousse l’individu à « rejoindre les rangs », à redevenir une « personne » et, comme on le disait jadis, à « remettre le masque » (Persona, en étrusque, dont on a fait « personnalité », signifie « masque. ») Si l’individu tient bon, s’il ne cède pas au découragement ou à la peur de se retrouver « seul au monde et incompris de tous », l’étape suivante le récompense de sa générosité envers lui-même. Mais ceci est une tout autre histoire…

 

Serge Baccino

Connaissance de soi, connaissance de tous

Connaissance de soi, connaissance de tous

 

Il est dit « Connais-toi toi-même », sous-entendu « et tu connaîtras l’univers et les dieux ». C’est ce qui, selon Platon, était inscrit sur le fronton du temple de Delphes. (Gnôthi Seautôn, ou en grec ancien Γνῶθι σεαυτόν.) Très bien, à notre époque dans laquelle l’intellect est roi, il est aisé de comprendre le sens de cette phrase étonnante, voire d’en capter en partie la profondeur purement philosophique. En effet, puisque nous sommes tous des humains, sans doute que se connaître soi aide grandement à connaître autrui. Mais ce n’est là qu’une simple pirouette mentale qui s’appuie sur les deux formes principales de raisonnement : le déductif et l’inductif. Ce n’est en rien une explication, même théorique, qui soit digne de ce nom. Du moins pour un psy éso.

 

Par contre, si on part de la prémisse que toutes les formes de processus mentaux sont incluses au sein de l’Inconscient Collectif et que tous les êtres humains y sont reliés dès l’instant où ils se mettent à réfléchir ou à mentaliser, alors on peut dire que celui qui se connaît, connaît forcément tout le monde, puisque tout le monde et chacun puise dans cette même Ressource Commune pour élaborer les divers états d’esprit connus et référencés.

 

Cela revient à dire que celui qui boit l’eau d’un bassin qui sert à étancher la soif de tout un village, connaît du même coup l’eau qui se trouve absorbée en chacun de ces habitants de ce même village. Ou encore et pour user d’une comparaison moderne, celui qui connaît la disquette qui a servi à programmer mille robots différents mais recevant un même programme commun, connaît tous les robots et peu deviner sans peine leurs différents comportements.

 

En fait, la chose est plus complexe à expliquer qu’à comprendre en une fraction de seconde, telle une illumination subite qui éclaire le mental de l’homme à jamais. Du moins à ce propos. Reste à définir comment, à partir d’une même source de pensées, les hommes réussissent à être, du moins en apparence, si différents ! Mais la chose reste accessible si l’on s’amuse à comparer chaque être humain à un verre teinté aux couleurs toutes différentes. Ainsi, une même eau incolore deviendra « verte » dans ce verre dont la teinte est le vert, et dans celui-ci qui est bleu, l’eau prendra, du moins en apparence, cette même teinte bleue, etc.

 

Pourtant, l’eau demeure de l’eau et ne possède aucune des couleurs qu’elle semble adopter ici (tel humain) ou là (tel autre humain.) De même, à partir d’un seul et unique Inconscient Collectif, rempli de toutes les formes de pensées possibles et imaginables, alimentées et entretenues depuis des millénaires, nous voici en présence de personnes dissemblables qui toutes, réagissent plus ou moins différemment mais toujours à leur manière, aux différents contenus de cette Source commune.

 

Reste à savoir pourquoi certains d’entre nous paraissent qui « différent », qui « unique. » Si l’on excepte ceux qui font mine de l’être mais ne diffèrent en rien de leurs semblables, certains sont en effet différents. Et cela est compréhensible, du fait que tandis que la plupart s’alimentent à une même portion limitée de cet Inconscient Collectif (I.C.), d’autres choisissent de ne plus s’alimenter qu’à des secteurs oubliés, méconnus voire carrément boudés, du moins à notre époque. Et c’est cela seul qui les rend différents.

 

Quand à ceux qui paraissent uniques, tant leur différence est flagrante, pour ne pas dire gênante voire « encombrante », disons qu’ils s’abreuvent peut-être à d’autres « citernes mentales » et étanchent leur soif d’être, faute d’exister, à des Eaux Profondes qui ne sont pas encore « oubliées », puisqu’elles ne sont pas encore connues et encore moins référencées.

 

Serge Baccino