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Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Origine du Mensonge à soi

Origine du Mensonge à soi

 

La psy éso parle souvent du « Mensonge à soi » et insiste beaucoup sur cette partie de l’enseignement psychologique, dans sa partie dite comportementale.  Qu’est-ce que le Mensonge à soi ? A première vue, il paraît difficile de réussir à se mentir à soi-même, n’est-ce pas ? Mentir implique nécessairement de savoir que l’on ment. Se mentir également. Mais ces termes, apparemment impropres pour ne pas dire illogiques, cachent une profonde crainte de devoir assumer un ressenti jugé négatif, lorsqu’il n’est pas carrément condamné. Comment un être peut-il en arriver à cet état de négation de ce qui est pourtant clairement ressenti, du moins au début ? Comment avoir seulement envie de nier un ressenti ? Cela nous semble improbable. Cela parce que la question est mal posée et implique donc une réponse illogique ou inacceptable.

 

Pourtant, la plupart des parents, et peu importe leur volonté ou leur désir sincère de « bien faire », tombent rapidement et facilement dans le piège psychologique du Mensonge à soi, lors de cette période durant laquelle il leur est loisible de répondre aux enfants qui essayent de comprendre pourquoi on leur demande de faire des choses pour lesquelles ils n’ont aucun goût voire aucun intérêt immédiat. Presque tous les parents aimeraient que leurs enfants réussissent à l’école et décrochent, plus tard, « un bon emploi », si possible très bien payé, leur offrant une vie aisée, surtout lorsque sera venu le temps, pour eux, de « fonder une famille. » Comprendre de faire comme maman et papa, en somme.

 

Que ce soit pour aller se coucher alors qu’ils n’en ont pas envie, de rater à la télé les dessins animés que des abrutis font passer à des heures indues, pour venir manger à table quand ils n’ont pas faim ou pour obéir à des ordres qui ressemblent plus à des punitions qu’à des actions répondants à leurs propres attentes, les enfants ont très vite la sensation qu’il leur est demandé de faire des efforts. Autrement dit, de se forcer eux-mêmes et volontiers, voire avec le sourire, à faire des choses qui ne les intéressent pas ou pour lesquels ils n’ont aucun intérêt.

Ici, l’idée n’est pas de définir si cette démarche pédagogique est bonne ou mauvaise mais de RECONNAITREen se plaçant du point de vue des enfants, une fois n’est pas coutume, que ce qui exige un effort est nécessairement désagréable. Du point de vue de l’enfant, il va de soi. Mais rarement du point de vue des parents, ce qui va beaucoup moins de soi !

 

Et là se situe le problème et la source de tous les Mensonges à soi ! Car aucun parent ne désire passer pour un monstre ou pour un mauvais parent (expression qui ne veut rien dire, mais bref.) N’importe quel adulte à peu près équilibré et sain d’esprit, est capable de reconnaître, ne serait-ce qu’à voix basse, que les ordres que reçoivent les enfants sont pour eux plus des fardeaux, des peines ou même des punitions, que des moments agréables à vivre. Si vous êtes capables de comprendre ça, vous êtes alors aptes à comprendre la suite. Mais si vous faites parties de ceux incapables de comprendre, d’admettre ou d’accepter l’idée au moins, alors mieux vaut pour vous d’aller boire un café plutôt que de continuer à lire cet article, car la suite va très certainement beaucoup vous énerver !

 

Pour ne blesser la vue (la susceptibilité) de personne, nous dirons que la suite ne s’adresse qu’aux autres, évidemment, et non à ceux qui prennent le risque calculé de lire mes articles qui eux, sont irréprochable en toutes matières. Le contraire se saurait. Or donc, certains parents ont la mauvaise idées (en fait, l’habitude) de lancer à leurs enfants des lieux communs de ce genre : « Si tu ne fais pas d’efforts dans ta vie, tu n’auras jamais rien ! » Ou autre joyeuseries du genre, qui ne casse absolument pas le moral des enfants qui commencent ainsi leur apprentissage de la vie sur des bases tout à fait enviables ! Du moins, sur celles à partir desquelles les parents ont pu construire une vie réussie et épanouie, comme il ne viendrait à l’idée de personne d’en douter ne serait-ce qu’un instant. Je suppose que l’on se comprend plus ou moins ? Cool !

 

Ainsi, l’enfant apprend très jeune deux choses primordiales pour sa carrière d’être humain équilibré et sain. La première, que dans la vie, il faut fournir des efforts pour obtenir le nécessaire. La seconde, que ces efforts seront aussi agréables que ceux réclamés à renfort de menace, de cris, de punitions ou de chantage affectif, durant sa prime enfance. Il est clair que cela donne tout de suite envie, non ? Mais au fait… Pourquoi devrions-nous « faire des efforts » pour chaque choses utiles, agréables ou même indispensables pour notre vie ? La psy éso enseigne qu’en réalité, c’est exactement l’inverse, qui est vrai ! Quand on fait des efforts, on n’obtient rien, car tout ce que nous devons obtenir étant déjà dû, pourquoi devrions-nous faire des efforts ? Devons-nous fournir des efforts pour que notre cœur puisse battre, pour respirer ou même pour digérer ? N’est-ce pas là des processus aussi naturels que parfaitement rodés ?

 

Ce schéma mental est très vieux et très répandu, même de nos jours. Il provient du désir des parents de s’affilier la volonté et les efforts de leurs enfants afin de mieux cacher leurs propres incompétence à être tels qu’en vérité. La véritable version devrait donc être : « Si tu ne fais aucun efforts pour me satisfaire, n’attends plus rien de moi ! » Ce qui serait au moins plus honnête et ne pourrirait pas ensuite la vie de beaucoup de jeunes gens. Voilà comment débute le Mensonge à soi. Si les parents acceptaient d’assumer les véritables idées ainsi que les ressentis qu’elles font naître en eux, leurs enfants auraient la paix. Les parents ne désirent pas avouer quand ils sont fatigués ou quand il est de LEUR intérêt à eux que l’enfant fasse ou ne fasse pas quelque chose. Les enfants sont alors obligés d’assumer toutes les responsabilités, y compris celle de ne pas avoir envie d’obéir (par exemple) et devront culpabiliser, si possible, cela afin que leurs géniteurs conservent une âme pure et fraîche. Si la vérité était assumée puis exprimée à l’enfant, il comprendrait alors et sans effort, que dans la vie, il devra parfois assumer sa propre humanité, comme le lui montre l’exemple de ses parents, et parfois, attendre des autres qu’ils s’assument eux-mêmes et comme des grands !

 

Mais ce n’est pas ce que l’enfant enregistre dans sa subconscience, Oh non ! Dans cette subconscience, on trouve des combats intimes douloureux, des remords, des doutes, des craintes, la peur de déplaire, de ne pas valoir grand chose, etc. Et tout cela pourquoi ? Parce les enfants sont culpabilisés d’office dès qu’ils refusent d’obéir, de se plier aux règles. On leur fait bien sentir, même si ce n’est pas le but (comme on s’en doute bien), qu’ils ont nécessairement tort, puisque les parents ont toujours raison ! La preuve, qui a le dernier mot, à la fin ? Hum ? Revenons un peu sur ce refus de beaucoup de parents d’assumer… Leur propre humanité, tout simplement et en fin de compte. Par exemple, le père rentre du travail, il est fatigué, l’enfant est un peu turbulent et le père, agacé, lui demande s’il a fait ses devoirs. L’enfant répond que oui, il les a fait. Le père insiste alors pour qu’il retourne contrôler si tout est exact, s’il n’a rien oublié, si tout est juste, etc. Le but étant que ce sale mioche se barre dans sa chambre, OK ? L’enfant se retire en boudant et le père peu alors souffler. Du côté du père, il est clair que le refus d’exprimer le ressenti réel est basé sur le fait qu’il se voit mal en train de demander à son gosse de se la fermer parce que lui, le papa, est fatigué et que son gosse lui court sur le haricot, avec ses glapissements !

 

Du côté de l’enfant, ce qui se passe alors est proprement dramatique ! Il était pourtant plus simple et surtout, plus honnête, de dire clairement au gamin que ses cris font ch… Suer papa ! Plus prudent, surtout. Car ce que l’enfant va comprendre, croire et donc, enregistrer fidèlement pour plus tard, c’est que son père ne l’aime pas, la preuve ? Il le fait aller dans sa chambre à peine arrivé du travail afin de ne pas le voir ! En plus, il n’a aucune confiance en lui car il doute de sa capacité à faire ses devoirs, voire à dire la vérité à ce sujet ! Voilà de bien gros dégâts psychologiques pour une simple fatigue très compréhensible par ailleurs ! Oui mais voilà : papa doit être un surhomme, jamais fatigué, jamais pris au dépourvu, une sorte de dieu vivant qui n’a pas grand chose d’humain, finalement !

Et le pire c’est que ce n’est sans doute pas ce que le père désire faire croire à son fils ! Et il n’a également nulle intention de le vexer ou de lui faire sentir qu’il pense de lui qu’il est un moins que rien ! Oui mais voilà : raisonner en tant que père et donc, en tant qu’adulte mais à la place de l’enfant, est peu intelligent en vérité ! Pour comprendre un enfant, il faut raisonner et ressentir comme le font les enfants, et non décider que « les choses sont ainsi et un point c’est tout ! » Comme répondent certains parents pour couper court à toute discussion.

 

Pourquoi refuser d’assumer un ressenti ? Réponse : parce qu’il n’est pas agréable ! (fallait y penser, je sais, je sais…) Mais dans ce cas, s’il n’est pas agréable et qu’il est issu d’une pensée ou idée quelconque, comme le signifie clairement une des lois du fonctionnement de l’esprit, cela signifie que cette pensée ou idée est mauvaise ! Et dans ce cas, ne pas vouloir assumer deviendrait naturel et même sécurisant. Sans compter que cela nous permettrait de connaître les idées à conserver ainsi que celles à rejeter au plus vite ! Ce qui ferait des vacances aux enfants, éduqués à partir du Mensonge à soi installé et conservé dans la subconscience de leurs géniteurs ! Hélas, comme indiqué en amont, rares sont les parents désireux d’assumer leur humanité.

Et encore plus rares ceux qui acceptent de la laisser s’exprimer devant leurs enfants ! Un parent se doit d’être fort, irréprochable, comprenez-vous ? Ah bon ? Parce que cette bestiole rare existerait, sur Terre ? On est en droit de se le demander.

 

Le problème c’est que l’enfant le croit ! Il en arrive à la conclusion logique que puisque ses parents ont toujours le derniers mots, c’est qu’ils doivent avoir toujours raison. Et avoir toujours raison est assez proches de ne jamais avoir tort, n’est-ce pas. Le problème est que si les parents ont toujours raison, alors il ne reste plus à l’enfant que ce second rôle peu enviable d’avoir toujours tort. C’est du moins la prémisse logique dans un Monde géré par la dualité. Et lorsque l’enfant devient adulte et père à son tour (ou mère), il lui est offert sur un plateau une chance unique d’avoir enfin le rôle le plus glorieux, à savoir celui du parent qui a toujours et nécessairement raison et qui est irréprochable en tout et pour tout ! Ouf, il n’aura plus à jouer ce rôle merdique au possible ! Youpi ! Euh… Mais au fait… Qui va devoir se farcir le rôle inverse, désormais ? Croyez-vous qu’il va pleuvoir, demain ? Comment vont vos plantes grasses, au fait ? Parlons plutôt de choses intéressantes, voulez-vous ?

 

Serge Baccino

Sortir dedans

Sortir dedans

 

Voilà un drôle de titre, n’est-ce pas ? Mais ne vous en offusquez pas, c’est fait exprès ! De toute manière, il n’est guère possible d’expliquer la chose autrement, du moins en l’état actuel des connaissances spirituelles majeures de l’humanité. Un jour, sans doute, il sera possible de sourire avec indulgence des piètres tentatives d’explications des ésotéristes du début du 21e siècle. C’est toujours ainsi et ce le sera encore durant bien longtemps. Voire pour toujours, qui sait ?

Ceux qui savent expliquent à ceux qui ignorent, et les seconds, en bon ignorants qu’ils sont (et soucieux de le démontrer), se moquent des premiers. Puis les décennies passent et ce qui semblait étrange ou impossible devient connu et évident, car accessible à tous ou presque. Alors ceux qui savent se moquent de ceux qui, jadis, essayaient, maladroitement mais avec les moyens (mentaux) du bord, d’expliquer non seulement l’inexplicable mais également, ce que bien peu ont envie d’apprendre puis de comprendre.

Dans les deux cas, ce sont toujours des mêmes que l’on rit, en somme, que l’on soit ignorant ou que l’on s’imagine déjà bien savant et donc, plus ignorant encore. Certains se reconnaîtront sans peine.

 

Par exemple, quelques-uns sont persuadés, de nos jours, que l’homme est capable de « sortir de son corps » puis d’y retourner et d’expliquer à quelques autres, encore assez rares, leurs aventures hors du corps. Dire que ceux qui prétendent sortir de leur corps n’en sortent pas en réalité, serait une manière risquée de présenter les faits. Cela parce que la personne n’est pas complètement folle et sait tout de même ce qu’elle a vécu, n’est-ce pas ? Une fois l’excuse de la mauvaise foi ou du dérèglement mental laissée de côté, que reste t’il, sinon un être humain qui est conscient d’avoir effectivement vécu certaines choses ressemblant à s’y méprendre à un voyage hors des limites de la chair ?

Il reste le témoignage de ses sens, ainsi que l’énoncé de la plus pure des logiques :

« L’être humain ne peut pas avoir conscience d’une chose qui n’existe pas, ne serait-ce que pour sa conscience. »

Et s’il y a prise de conscience, peut-on affirmer sans broncher que cette dernière ne repose sur rien ? Cela est bien peu probable, ne croyez-vous pas ? Toutefois, prendre conscience d’une chose qui se produit pour nous et dans notre conscience, et être capable de correctement l’interpréter, peut être très différent. Dès lors, il n’est plus question de mettre en doute la bonne foi ou l’équilibre mental d’une personne, puisqu’il suffit de comprendre que c’est sans doute au niveau de la compréhension de ce qui a été effectivement vécu, que se situe le problème. Si problème il y a.

 

C‘est ce qui se passe le plus souvent et depuis des siècles au niveau des fameuses « sorties de corps » (ou dédoublements, voyages astraux, etc.) En réalité, personne ne « sort » de rien, car personne n’est dans rien. Du moins, dans rien d’autre que la conscience. Mais présentée de la sorte, la version peut paraître bien trop aride pour accrocher l’intérêt, ne serait-ce que de l’intellect. Force nous est de tenter une autre explication, en nous servant pour cela de termes qui, hélas, sont prévus pour décrire les choses matérielles de ce monde à des personnes persuadés qu’il n’existe que ce monde ci et rien d’autre, cela sous le prétexte effarant qu’ils ne connaissent rien d’autre que… Ce qu’ils connaissent déjà (et que connaissent tous ceux qui se sont arrêtés au même niveau, évidemment.)

Nous ne ferons pas de commentaires sur cette étonnante manière de concevoir la vie ni sur le degré d’ouverture d’esprit qu’elle présuppose : notre but est d’essayer d’expliquer une chose qui ne pourra l’être vraiment qu’avec le concours bienveillant de ceux qui désirent réellement apprendre puis comprendre. La seconde partie n’étant que rarement gagnée d’avance.

 

Or donc, personne ne « sort » jamais de son corps;  jamais ! L’homme ne quitte pas son véhicule de chair : il pénètre d’autres états d’esprit, s’identifie temporairement à eux et, durant ce laps de temps, il « oublie » (perd de vue) l’état d’esprit principal, celui avec lequel « il fait corps » généralement (avec lequel il s’identifie le plus souvent et le plus longtemps.) Chaque état de l’esprit, chaque émotion durable, peuvent être « habités » et donner ainsi l’impression d’être autant de « Mondes » dans lesquels la conscience de Soi (« Je Suis ») peut se projeter et s’y promener, comme dans un décor terrestre.

La nuit, lorsque vous rêvez, où êtes-vous ? Où allez-vous ? Combien de mètres parcourez-vous lorsque vous marchez en rêve ? Y avez-vous songé ? Pourtant, que diriez-vous des décors, de vos perceptions, durant vos rêves ? Diriez-vous qu’ils sont… Irréels ? Diriez-vous, et à l’inverse, que durant la nuit, vous êtes partis ailleurs, que vous avez quitté votre lit pour voyager au loin ?

 

Non pas que nous cherchions à ramener la projection psychique (nom exact du phénomène) au rang de rêves à peine plus impressionnants ! Ce n’est pas le cas, de toute manière. Rêver est une chose, se projeter dans nos différents Mondes Intérieurs en est une autre ! Pourtant, les deux phénomènes sont assez voisins puisqu’ils permettent pour le premier d’explorer le contenu de la subconscience tandis que l’autre permet de voyager au sein même de nos processus mentaux, aussi volontaires que conscients, mais en se retrouvant confrontés à d’autres lois du fonctionnement de l’esprit que celles auxquelles nous sommes d’ordinaire confrontés, plus ou moins consciemment d’ailleurs.

 

Certains se disent attaqués par quelques démons antédiluviens dont la plastique ferait verdir de jalousie le plus prolixe des auteurs de science-fiction ou de films d’horreur. Pourtant, tout ceci a un sens, un but et, surtout, une raison. Ceux qui subissent les assauts de démons infernaux sont en fait confrontés à leurs propres démons intimes qui peuplent symboliquement cet enfer quotidien qu’est devenue leur vie de tous les jours. Une vie dont ils aimeraient « s’échapper » plus ou moins longtemps. De même que ceux qui se croyant « possédés » sont en réalité dépossédés d’eux-mêmes, voire n’ont jamais seulement réussis à devenir quelque chose d’autre que la somme de leurs conditionnements mentaux.

 

Alors nous sommes bien obligés de dire ici que ceux qui vivent le phénomène de sortie de corps ne s’abusent en rien en ce qui concerne leur ressenti : il se produit bien quelque chose qui leur donne l’impression de quitter quelque chose, ici leur corps physique. Mais en réalité, il ne font que prendre un certain recul avec leur vie actuelle, cela pour en avoir une vision générale et dépassionnée si possible. Et ils vivent cela pour avoir la force de décider s’il veulent « réintégrer ce vécu » (continuer à vivre de la sorte) ou s’ils préfèrent s’en extraire définitivement, cela en changeant le décors de leur Monde Intérieur, en en l’habillant de pensées nouvelles qui feront pousser une toute autre végétation. Voilà qui devrait suffire à une solide réflexion !

 

Serge Baccino

Puisque tout est double

Puisque Tout est double…

(Extraits)

 

Puisque « Tout est double » et de ce fait, je ne puis être « une » chose et en suis nécessairement deux. En même temps. Moi et tout le reste : Principe de Polarité, ici la Répulsion : Je sais que Je Suis grâce à l’altérité, à tout ce que je ne suis pas ou ne crois pas être, ce qui revient au même. Mais si je participe de deux polarités, laquelle suis-je ? Suis-je l’un, l’autre, les deux, le résultat de l’union de ces deux ou encore autre chose ? Un Maître du passé disait : « Je suis Le Courant, je suis Le Résultat, je suis dans l’énergie Magnétique qui circule d’un pôle à un autre de mon propre univers Mental. »

Je Suis est un Centre dont la périphérie est de partout. Le centre c’est Moi et la périphérie, c’est Tout Le Reste ainsi que les autres. Du coup, me voici encerclé par le non-moi et je ressens cette état de fait comme un danger. Il me faut donc agir pour faire cesser la peur, c’est-à-dire soit nier l’altérité (haine, jalousie), soit me l’approprier (peur, manipulation, guerre, instinct de possession.) Le problème est que tous les autres centres virtuels, les autres Moi, les Eux,  vivent et ressentent la même chose ! Voilà qui est fâcheux ! Mais pourquoi suis-je ce Mouvement en Avant ? Pourrais-je être ou devenir le pôle A (Moi) ? Pourrais-je devenir le pôle B (l’univers, l’infini altérité) ? Ou bien, comme déjà formulé, ne suis-je que ce courant électromagnétique qui circule d’un pôle à un autre ? Si c’est bien le cas, alors le premier pôle ou « Moi » consiste en mon passé et l’autre pôle, l’univers/altérité est mon futur.

 

Je Suis est un Mouvement qui va de l’un à l’autre, mais à aucun moment, je ne suis vraiment Moi, du moins définitivement, telle une chose qui puisse durer et être ainsi localisée et quantifiée. Quand je suis le « Moi », que je m’attache à ce que je m’imagine être parce que j’aime ce que je suis et voudrais le rester, je freine mon Mouvement, ma dynamique mentale, je perds de l’énergie animique (de l’âme) issue de ce même Mouvement permanent. Et dès lors, je souffre ! Si j’essaye de devenir mon futur, le Tout, l’univers, je n’y parviens pas, pourquoi ? Parce que si j’y parviens, je disparais, c’est la véritable mort (perte d’identité, de ce sentiment d’être distinct et séparé du Tout.) Il est donc heureux pour nous tous que la chose soit impossible, éternellement, car à chaque instant.

Mais à quel moment suis-je « Moi », finalement, si « Ce Que Je Suis » est un Mouvement en Avant, une avancée permanente, sans fin ni limite ? Réponse : je ne suis jamais « Moi », je ne suis jamais rien : Je suis cette sensation de Mouvement, cette perception de quelque chose à laquelle je m’identifie mais qui varie sans cesse ou du moins, devrait le faire. En fait, « Je Suis » n’existe pas. Je Suis devrait plutôt se nommer « Je serai », car c’est « plus tard » que le Devenir Permanent pourrait éventuellement être.

 

Mais serai-je un jour ? La réponse est NON ! Si j’arrivais un jour à exister en tant que quelque chose, je cesserais alors d’être et d’en avoir la sensation, puisque le Mouvement prendrait fin en arrivant à son terme, et comme Je Suis est cette SENSATION de Mouvement, alors Je Suis cesserait d’être, définitivement, car ce qui existe doit exister pour toujours, invariablement, sans que lui soit ajouter ou retranché la moindre parcelle. Je Suis (Ayam ou Aham) est donc en construction permanente, jamais existant, toujours tendant à être par le Devenir incessant, qui lui donne la sensation d’exister sans jamais exister vraiment. Sensation issue de ce Mouvement Permanent, de cette FRICTION entre un point focal de conscience et « Tout-Le-Reste » qui est censé délimiter un « Moi » hypothétique qui n’a l’occasion d’être que du fait de l’altérité, de la comparaison, de l’illusion de séparation.

 

Lorsque l’homme comprend qu’il est aussi l’univers vers lequel il semble aller, il ne conçoit plus l’altérité comme étant une chose à « gagner » ou à « perdre », puisqu’il comprend qu’il est déjà ce vers quoi il s’avance, qu’il est Toutes Choses mais n’en a pas encore fait l’expérience linéaire. Et pourtant, il comprends également qu’il n’est aucune de ces choses mais seulement une sensation de devenir puis de quitter toutes les choses, les unes après les autres.

Ce qu’il conçoit comme étant son « Moi » provisoire, devient son passé, le « déjà acquit » et donc, le « déjà connu. » Pour ne pas avoir à revivre toujours les mêmes choses, il accepte son présent qui est un « passage en revue » de ce passé.

Ne pouvant pas le changer, il cesse de s’en émouvoir et comprend que sa réaction à ce qui existe déjà, car déjà passé, servira à construire un nouveau passé qui formera un futur présent. Il sait que si le passé est irrémédiable (son présent actuel formé du passé lui étant présenté), son futur reste encore à écrire.

 

Nous sommes forcément tout notre passé, sa somme. Le nier ou en refuser les détails ou le contenu, revient à nier que ce qui est dans notre conscience y soit pour de bon. C’est idiot et inutile, voire dangereux, comme état d’esprit. Mais nous ne sommes pas encore devenu (en l’intégrant/acceptant) tout notre futur ! C’est donc sur lui que nous pouvons obtenir un contrôle total, mais auparavant, nous devons CESSER de nier les faits (le passé mémorisé), car en le faisant, nous aggravons ces faits. En nous opposant à ce qui se trouve déjà en nous, nous employons notre force vitale pour essayer de nier l’évidence. Cette même force nous revient (effet boomerang, le vrai !) et nous souffrons !

Nous devons non pas « tout accepter », mais accueillir notre présent comme étant « ce qui est déjà passé », sans chercher à en changer la moindre parcelle (« ne pas toucher aux énergies ») Mais si nous accueillons le passé, nous libérons l’énergie pour commencer à écrire notre futur qui deviendra, lui aussi, un présent différent. Nous changeons donc nos « futurs présents », si l’on peut dire.

 

Serge Baccino

(Extrait des Cours de La Voie de la Siddha – Version Laïque.)

Programmé, orienté ou libre ?

Programmé, orienté ou libre ?

 

Sommes-nous programmés, orientés ou… Libres ? Drôle de question, non ? Et pourtant ! Nous appartenons tous, peu ou prou, à l’une quelconque de ces trois catégories de personnalités. L’idée étant, bien évidemment, de connaître, si la chose est possible, le degré exact de programmation, d’orientation ou de liberté de chacun de nous. Mais voyons déjà ce qu’impliquent ces trois catégories. Nous dirons donc qu’une personne est :

Programmée : lorsque la personne n’est pas libre d’entendre autrement qu’au travers de filtres et de conditionnements mentaux.

Orientée : Lorsque la personne suit une idée ou désire ramener un sujet dans une discussion, un débat, un avis à donner, etc.

Libre : lorsque la personne écoute et entend ce qui est dit, librement, sans filtre et sans a priori.

Et vous ? Vous êtes quel type de personne ?

 

Serge Baccino

Conseil, suggestion ou manipulation ?

Conseil, suggestion ou manipulation ?

Extrait

 

À première vue, il n’est pas toujours aisé d’établir une hiérarchie d’importance et de gravité, au niveau des manières de s’insinuer dans les processus mentaux d’autrui afin de tenter de le manipuler. Car pour prétendre manipuler quelqu’un, encore faut-il se montrer capable de percer ses défenses mentales et de s’insinuer, peu ou prou, au sein même de ses processus mentaux, ceci afin d’y trouver quelque faiblesse opportune à utiliser dans un but bien précis. Pourtant, et en y regardant de plus près, on peut déjà en déduire que l’intention de départ, comme dans de nombreux autres cas, est primordiale. Une phrase identique n’aura donc pas le même effet, si elle est prononcée « pour le bien réel et dans l’intérêt immédiat d’une autre personne » ou si elle est présentée à une personne « dans l’espoir d’orienter ses pensées et donc, les décisions ou actes qui devraient en découler. »

Un conseil est souvent en rapport avec une situation donnée et implique une connaissance et un comportemental allant de pair avec cette situation, en lui étant plus ou moins adaptée.

Une suggestion n’implique pas obligatoirement une circonstance précise mais peut servir, éventuellement, en d’autres circonstances non nécessairement liées (non préalables, concomitantes ou causées.) Dans ce second cas, il peut y avoir « conseil gratuit » et non intéressé, mais c’est généralement à partir de cette seconde catégorie que l’on rencontre l’intention d’influencer.

La manipulation n’est pas encore un indice formel ou définitif de la présence d’une intention malveillante, car on peut, dans certains cas précis, faire usage de la manipulation pour le bien-être conjugué de deux parties en présence (par exemple pour la sécurité d’un enfant et donc, pour la paix des parents.) Mais c’est généralement à partir de cette forme d’activité mentale déployée en direction d’autrui, que commencent les nuisances psychologiques, avec leur cortège de tentatives de prises de pouvoir sur autrui.

 L’empoisonnement mental est la forme la plus définitive et abjecte de manipulation mentale et elle n’est JAMAIS dans l’intérêt de la personne sur laquelle elle s’applique. Dans ce cas, le but est de nuire uniquement, de détruire, de réduire et de placer autrui dans l’impossibilité de reprendre le contrôle de sa vie. Les formes les moins pernicieuses d’empoisonnement mental, car les plus répandues et non issues directement d’une intention de nuire sciemment, sont bien sur ces sentences lapidaires qui découlent d’une déception évidente d’une personne trahie non pas par un tiers mais bien par ses propres attentes envers un tiers.

Par exemple ce père de famille qui lance à son fils, dès qu’il en a la possibilité : « Tu es un gros nul ! Tu n’arriveras jamais à rien dans la vie ! » Sous-entendu : « Puisque je ne peux pas te plier à ma volonté, tu ne me sers donc à rien ! »

 Le niveau nommé « empoisonnement mental » peut donc être scindé en deux catégories distinctes qui sont : le niveau inconscient ou involontaire (l’empoisonneur ne réalise pas la portée réelle de ses paroles cruelles) et le niveau conscient et volontaire (l’empoisonneur agit à dessein et son but est bien de nuire, du mieux qu’il le peut.)

Fin de l’extrait.

 

Serge Baccino

Blessures propres à l’éducation

Blessures propres à l’éducation

Extraits

D‘aucuns oublient un peu vite voire bizarrement, que l’éducation, durant la prime enfance, est basée sur la confiance et sur l’obéissance, sur le fait totalement évident pour l’enfant, que « Maman sait mieux que nous ce qui est bon pour nous. » Partant, aimer est « dangereux », si aimer revient à faire confiance en des personnes qui se serviront de cette amour et de cette confiance, pour nous manipuler, pour nous obliger à faire des choses que nous n’aurions pas faites de nous-mêmes. En gros, tout ce que les enfants détestent faire mais son obligés de faire pour répondre aux exigences décrétées par leurs parents.

Nota : Ici, l’idée est de se placer du côté de l’enfant et de tenter de raisonner comme il le ferait lui, pour une fois, et non de juger ou de critiquer qui que ce soit ou quoi que ce soit.

 

Les premières blessures issues d’un sentiment de trahison proviennent toutes de la prime enfance, dès lors que nous avons du faire des choses contraires à nos intérêts (supposés ou réels) et que nous n’avons eu d’autres choix que d’obéir, voire de souffrir en silence. L’enfant est persuadé que ses parents l’aiment. Mais il est confronté du même coup avec une version illogique voire incompatible de l’amour : l’amour est-il, finalement, un moyen pour me forcer la main, pour m’obliger à être ou à faire ce que je n’aime pas être ou faire ? Dans ce cas, « aimer ne profite qu’à l’autre, pas à moi. » C’est du moins ce qu’en conclut le subconscient de l’enfant, rarement l’enfant lui-même.

 

L’amour est donc rapidement associé au « pouvoir » détenu sur nous par les autres et comme la souffrance ne peut que résulter d’un tel état d’esprit, l’être aimé est aussi souvent l’être détesté en secret. Ce qui explique pourquoi un couple peut en arriver à se déchirer en cas de divorce. Le pire est encore que 998 couples sur 1000 reproduisent ensuite ce même état d’esprit, se servent de l’amour comme l’on use du pouvoir, s’étonnant ensuite que les enfants se montrent « ingrats » depuis l’adolescence jusqu’à l’âge adulte.

(Fin de l’extrait.)

 

Serge Baccino