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Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Un Soi à moi ou un moi à Soi ?

Un Soi à moi ou un moi à Soi ?

 

Posons d’entrée de jeu la question la plus intéressante qui soit, du moins pour une personne se prétendant spiritualiste si ce n’est mieux : « Doit-on aimer son « moi » (social ou humain) ou au contraire, tout faire pour s’en défaire ou pour s’en distinguer ? » Ainsi posée, cette question laisse entendre la présence d’un problème métaphysique qui correspond hélas à la plus évidente réalité : les gens en recherche de plus de Lumière, ignorent totalement si ce qu’ils sont correspond bien à ce qu’il pourraient être, voire à ce qu’il devraient être vraiment.

 

Certaines écoles de pensée ont eu l’idée saugrenue de faire passer « l’ego » pour l’empêcheur d’évoluer en rond. Or, l’ego (« je suis » en Latin) ou le « moi », c’est du pareil au même. Partant, avant de gracier ou de condamner le « moi » ou « ego », encore faudrait-il réussir à définir ce qu’ils sont ou ce qu’ils représentent. Même juger nécessite de comprendre afin de discriminer. A moins que l’acte même de juger soit préférable à celui de comprendre de quoi il retourne vraiment ? Il appartient à chacun de décider librement en la matière. Notre propos n’étant pas de verser dans la morale judéo-chrétienne mais seulement dans la logique pure. Et il nous apparaît comme logique de chercher à comprendre avant de cautionner ou de rejeter en partie ou en bloc.

 

Or donc, il est ici question de « moi » « d’ego » ou de toute autre dénomination susceptible de désigner avec quelque précision, « cela qui en nous, prétend être soi. » C’est d’ailleurs la définition approximative la plus intéressante pour tenter de nommer ce que nous connaissons depuis sous les vocables « moi » (ou bien « ego. ») Et comme un nom ne saurait désigner ce que nous sommes mais essentiellement ce qui constitue ce que nous sommes supposés être, le « moi », et nous conserverons cette appellation, doit nécessairement se référer à la somme de tout ce qui, au jour de maintenant, circonscrit le mieux ce que nous pensons être.

 

Sommes-nous ou pensons-nous être seulement ? La question est redoutable, sans doute presque autant que la réponse. Car être présuppose une condition préalable, peut-être évolutive et donc changeante, ou peut-être pas ! Une chaise reste ce qu’elle est, ce qui lui permet d’être reconnaissable grâce à la destination première qui lui a été assignée. Supposer être sous-entend d’émettre un jugement au sujet de ce qui est, d’en avoir une version et donc, un point de vue, ne correspondant pas nécessairement à celui de tous. Par exemple, je puis être un homme et penser ne pas l’être « assez » ou « complètement ». Ce qui présuppose non pas seulement un état, celui de mon Genre, mais d’une version toute personnelle et donc limitée, de ce que je suis et de toute manière.

 

On peut déjà en déduire que le « moi » est soit une chose qui est telle qu’elle doit être et qui le demeure, soit une chose soumise au jugement et donc, à l’action de quantifier, de mesurer ou de comparer. Mon « moi » est-il supérieur ou inférieur à celui d’un autre ? L’est-il ? Mais selon quels critères d’évaluation ? Est-il seulement comparable ? S’il est unique, il ne peut être comparé à rien d’autre. Et s’il est relatif à une personne unique, il ne peut être qu’unique également. Dans ce cas, le besoin de quantifier, d’évaluer en vue de comparer, ne peut provenir que d’une version amoindrie de ce qui est, en comparaison non pas de ce que sont « les autres », mais plutôt de ce que « devrait être » ce « moi » qui semble ne pas l’être ou du moins, ne pas l’être suffisamment.

 

Pour simplifier notre propos, nous dirons ici que le « moi » est considéré comme « insuffisant », c’est-à-dire NE PAS CORRESPONDRE à certaines attentes, à des critères de qualité et/ou de quantité, ce qui représente presque la majorité des cas. En effet, il est rare qu’une personne soit satisfaite de son « moi » et réussisse à l’aimer « en l’état » sans souhaiter l’amputer de quelque défaut ou problème ou, et à l’inverse, lui adjoindre quelque qualité ou capacité. Mais pourquoi ne pas s’accepter en l’état, me demanderez-vous ? La réponse pourrait sembler évidente, bien qu’elle ne le soit pas vraiment :

« Parce que le contenu formel de ce « moi » ne correspond pas (ou bien rarement) aux ATTENTES de la personne. » Plus sobrement, ce qu’est vraiment la personne ne correspond pas à ce qu’elle aimerait être, raison pour laquelle elle ne peut pas aimer ce qu’elle est pour le moment. Mais pourquoi un tel décalage temporel (« pour le moment ») ?

 

En réalité, ce n’est pas le temps qui doit rentrer en ligne de compte, cela parce que la personne juge que ce qu’elle est « pour le moment », ne correspond pas encore à ce qu’elle projette d’être, en ce moment ! Et puisque l’état d’être (« le moi » actuel) et le projet (le « moi » idéal) se manifestent en simultané dans le mental de cette personne, on peut en conclure que le décalage n’est pas temporel mais… Psychologique. Si cette personne n’était pas persuadée de devoir être autre chose que ce qu’elle est déjà, elle serait satisfaite de ce qu’elle est. D’où provient ce décalage purement psychologique ? Il provient d’idées préconçues, de croyances erronées, de conditionnements mentaux, en peu de mots. La personne s’imagine, par exemple, que si elle était plus aimable, belle ou intelligente, elle serait mieux acceptée, voire aimée plus encore.

 

C’est le syndrome de rejet de tout ce qui ne s’inscrit pas dans le cadre étriqué d’une société basée sur le besoin irrépressible d’être reconnu et accepté sinon aimé, cela au risque de se voir rejeté et donc exclut de ce cadre. Les plus jeunes d’entre nous étant évidemment les plus sensibles à cette dépendance socioculturelle, à ce besoin compulsif de « correspondre » et donc, « d’en faire partie à tout prix. » De correspondre aux attentes du plus grand nombre et de faire partie de ceux qui y parviennent rapidement et surtout, oui surtout, durablement !

 

En somme, le « moi » des personnes qui vivent à notre époque est nécessairement névrosé, puisqu’il est impossible d’incarner autre chose que ce que l’on incarne déjà. Il est bien sûr possible de mentir, de tricher et de réussir à « donner le change », mais combien de temps et au prix de combien d’efforts ? Sans compter que celui qui joue un rôle autre que le sien propre, a tout intérêt à ne jamais oublier les bonnes répliques de son faux scénario !

 

Il est un fait que l’éducation (parents) et l’instruction académique (écoles), formatent quelque peu le contenu de nos charmantes têtes blondes. Mais même la présence d’idées erronées et induites de force, n’explique pas pourquoi ces mêmes idées perdurent une fois atteint l’âge adulte. Il peut nous être imposé bien des choses c’est un fait, mais quand un tel pouvoir ne s’applique plus, comment expliquer la persistance de tous ces schémas qui font d’un homme un vulgaire robot ? Si un parent a effectivement le pouvoir de restreindre la liberté de son enfant, qu’est-ce qui peut bien prendre le relais, lorsque ce parent a disparu et que l’enfant est devenu un adulte ? Toutes ces « missions » et autres « devoirs » qui furent les nôtres durant notre jeunesse, continuent à s’exprimer peu ou prou par la suite et parfois, notre vie durant.

 

Sans arrêt, ce que nous sommes ou avons réussi à être, se compare avec ce qui devrait être et donc, devrait être exprimé, si possible aux yeux de tous. D’où ce besoin de compenser les limites et défauts supposés du « moi », par la présence d’un « Moi-Idéalisé », censé réussir et assurer là où échoue par défection le « moi » originel. La présence de ce « moi » de procuration suffit-elle à compenser ou à nier les limites naturelles mais non supportés, du « moi » premier ? La réponse est catégorique ainsi que sans appel : « Non, cela n’arrive jamais. » Pour la simple raison que le second « moi », celui de procuration, étant créé de toutes pièces dans l’espoir de nier ce qui est, ne saurait inventer que son strict opposé, soit « ce qui ne peut être ni se manifester. » D’autant que le « Moi-Idéalisé », comme son nom l’indique, est censé engendrer des conditions tout aussi idéales et donc, aussi illusoires qu’impossibles à incarner.

 

On dit que même les dieux meurent aussi. Les héros ne sont pas immortels et le plus héroïque de tous refuse toujours de relever le plus terrifiant des défis : réussir à s’assumer en l’état et même, apprendre à aimer ce que d’autres ne font qu’éluder ou nier dès que possible. Il est clair que si le « moi » n’était pas jugé, comparé et porteur d’espoirs immatures, il pourrait satisfaire n’importe lequel d’entre nous. D’autant que, et c’est là le côté comique, le « moi » bien que supposé nous distinguer, est en fait ce qui nous permet de le faire ! Comprendre « de nous distinguer au lieu que ce soit lui qui nous distingue » (fasse de nous une personne unique.) C’est ce que nous allons démontrer tout de suite, à l’aide de la seule logique.

 

Mais essayons tout d’abord de comprendre ce qu’est le « moi », je veux dire comprendre ce qu’il représente réellement, voire « dans l’absolu. » Et dans l’absolu, ce qu’il représente, ce n’est pas ce que nous sommes mais bien « ce que nous sommes devenus. » Le « moi » humain est la somme de nos mémoires, de ce que nous avons appris à être ou à croire que nous étions. Sommes-nous réellement et « seulement » cet homme ou cette femme naît en telle année, en telle ville de tel pays et issu de tels parents ? Autrement dit, le « moi » n’est-il pas, finalement, un simple « historique » de quelque chose d’autre que ce que nous sommes vraiment ? Le « moi » parle bien moins de NOUS que de tout ce qui NOUS concerne, raison pour laquelle il existe un mot qui prétend s’opposer au « moi » en cela QU’IL EST ce que le « moi » se borne à NOMMER seulement. Il s’agit du « Soi. »

 

Même la personnalité avec notre caractère censé « nous caractériser », répond seulement à ce même historique de l’être que nous sommes. En effet, si nous n’avions pas vécus telles expériences en correspondance avec telles personnes, ces interactions auraient fait de NOUS autre chose que ce « moi » qui a pour rôle unique de sanctionner le peu de SOI que la vie nous a permis d’exprimer. Le « moi » est comparable à cette quantité de nourriture que notre corps est capable d’assimiler vraiment. Nous pouvons manger beaucoup et notre corps ne profiter que de très peu de nutriments ou, et à l’inverse, nous pouvons manger très peu sans espoir de réussir à maigrir.

 

Nous comprenons sans peine que si le « Soi » représente notre potentiel à être, le « moi » sanctionne ce « peu » que nous avons réussi à rendre manifeste de ce même Soi. Mais comment être certains que ce que nous sommes, en vérité, est bien plus vaste que les limites évidentes de notre « moi » humain ? Pour en avoir la preuve, il faudrait que nous soyons « Deux », alors que nous paraissons être « Un » seulement. Il faudrait que le « moi » ne soit pas la seule chose qui puisse nous définir, mais l’une de ces choses seulement.

 

Or, nous avons cette chance de réussir à nous prouver à nous-mêmes, que définitivement, nous ne sommes pas ce « moi » mais Cela qui s’est oublié en lui, se croyant, au fil du temps, n’être que ce peu qu’il avait réussi à rendre manifeste depuis ce potentiel énorme qui le caractérise, qui nous caractérise tous. Car en puissance (potentiellement), nous sommes tous infiniment plus que ce que nous paraissons être. Nous ne sommes pas ce « moi » frileux et incapable de s’adapter sans se trahir, voire sans se prostituer : nous sommes des Soi, c’est-à-dire des êtres qui incarnent – ou devraient plutôt le faire – le Verbe Être au plus que parfait de l’éternel présent !

 

Fort bien, mais quelle preuve avons-nous de ce qui est avancé ici ? Nous avons une preuve qui se trouve juste sous notre nez et qui est issue de notre capacité ou de notre incapacité à assumer ce que nous croyons être depuis notre naissance ! Jugez plutôt : puisque nous sommes capables d’aimer le « moi » qui est le nôtre ou, et au contraire, de le détester ou de vouloir le nier, cela en tentant naïvement de le remplacer par un autre, bien plus lumineux et fort, nous devrions être capables de comprendre cette vérité proposée ci-dessous :

« Le seul fait de pouvoir aimer ou même détester notre « moi », prouve que nous sommes distincts de lui, qu’il existe d’un côté ce « moi » et de l’autre, quelque chose qui le juge, voire le condamne et ne rêve que de s’en débarrasser ! »

 

Et cela qui aime ou déteste ce « moi », c’est le Soi, c’est-à-dire « ce que nous sommes vraiment. » Et au vu de ce que nous sommes vraiment, il est naturel de juger puis de condamner sans appel les limites de quelque chose incapable de rendre toute la mesure de « Qui nous sommes vraiment » ! Et qu’est-ce que « le Soi », en fait ? De cela nous traiterons peut-être prochainement, dans un article séparé, même si le sujet a déjà été traité et à maintes reprises ici ou ailleurs.

 

Serge Baccino

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment

La psychologie ésotérique (ou « psy éso » pour faire court) ne s’embarrasse pas de termes ou de mots définitivement arrêtés. Elle se contente d’user de termes et d’exemples qui soient accessibles à la mentalité européenne. Ce qui compte, à ses yeux, c’est de SE FAIRE COMPRENDRE et non d’affirmer que ceci doit absolument être nommé comme cela. Cela dit, il est évident pour qui a déjà les yeux ouverts, que certains termes ont été hélas par trop galvaudés et qu’il devient difficile, pour le chercheur honnête de vérités spirituelles, de s’y retrouver dans cette forêt de dénominations différentes censées nommer des choses identiques. Peu de gens, même parmi les spiritualistes reconnus et plébiscités, sont capables, même de nos jours, de faire la différence entre certains concepts pourtant très clairs et simples par ailleurs.

Cela est dû au fait que chaque nouveau spiritualiste « montant » ou ponctuellement à la mode et qui désire « s’extraire du lot » et donc, « tirer son épingle du jeu », comme on dit, se croit dans l’obligation d’inventer de nouvelles dénominations pour désigner des choses qui en possèdent déjà et ce, depuis fort longtemps. L’ésotérisme, qui est la science de l’âme humaine, a bien essayé, au cours des siècles, de proposer un dictionnaire officiel, idée reprise par la psy éso depuis quelques dizaines d’années.

 

Les mots présents dans ce dictionnaire ésotérique sont choisi en fonction de leur étymologie. Les ésotéristes savent très bien que le mot « âme », par exemple, ne désigne pas quelque chose de fixe ou même de durable, comme la conscience (avec laquelle on la confond encore) puisque l’âme consiste en « ce qui nous anime », des deux mots latins « animus » et « anima », mot qui signifient, respectivement, esprit et souffle créateur ou encore,  force vitale. Or, qu’est-ce qui nous ANIME, si ce ne sont nos pensées et les émotions qu’elles produisent immanquablement ? Nos processus mentaux sont porteurs d’énergie et cette dernière donne vie, force et durée à toutes ces formes mentales engendrées en esprit et qui, par la suite, peuvent nous donner l’impression de pouvoir vivre leur vie toutes seules, indépendamment de leur créateur.

 

Les spiritualistes affirment sans vraiment comprendre ce qu’ils racontent, que l’homme peut créer en esprit et dans son mental, à l’instar de son « Père » qui est censé être « dans les cieux. » Hélas, ce que l’on nomme « l’homme » se résume à son « moi » humain ou, plus techniquement, à la partie purement objective de sa conscience globale (ou multidimensionnelle.) Or, c’est justement cette partie-là qui a le moins de pouvoir créateur ! En fait, cette partie-là n’a AUCUN pouvoir. Créateur ou autre. La preuve en est que le fait de vouloir gagner au loto, par exemple, ne suffit pas à y parvenir à chaque coup. Et les autres exemples montrant qu’il est RARE que nos souhaits se réalisent grâce à l’activité de la conscience objective (ou « moi » humain) ne manquent pas !

 

Ce qu’il « manque », et même cruellement, surtout à notre époque, ce sont des personnes correctement (et longuement) formées et donc compétentes pour nous expliquer d’une manière simple mais rationnelle, les lois et les principes qui président au fonctionnement de l’esprit, en général et donc, de l’esprit humain en particulier. Pourtant, ces personnes-là existent et sont mêmes enclines à partager leur savoir, même gratuitement.

Le problème est qu’ils ne sont pas écoutés, cela parce que ce qu’ils ont à « vendre » ne correspond pas à LA DEMANDE sur le marché très juteux de la spiritualité. Les gens ne veulent pas qu’on leur explique comment se sortir de leur marasme psychologique, car cela reviendrait à reconnaître qu’ils y sont enfoncés jusqu’au cou. Il préfèrent lire ou entendre qu’ils sont extraordinaires, divins ou pourquoi pas « à moitié elfes », tant que l’on y est ! Mais ne serait-il pas plus logique, avant de prétendre « maîtriser sa vie » et obtenir tout ce que l’on veut (sic), de maîtriser tout ce qui l’empoisonne jour après jour, en profondeur etInconsciemment ?

 

Car là est le secret du véritable pouvoir : il ne se trouve pas dans la conscience dite objective (celle relative aux objets des sens, donc) mais dans la partie actuellement « inconsciente » de l’entité globale. Hélas, une fois de plus, cette partie-là, bien plus vaste et puissante, est capable d’alimenter tout ce qui s’y trouve déjà, que ce soit notre potentiel à être ou… Notre capacité à ne jamais être vraiment. A ne jamais être vraiment tout ce que l’on pourrait être par ailleurs si… Si l’inconscient ne contenait que de la conscience, justement ! Ce qui est loin d’être le cas ! L’inconscient contient des programmations mentales qui conditionnent nos capacités à faire face à chacun des problèmes qui se proposent au « moi ». Mais ce « moi » étant lui-même muselé, ficelé, aveuglé et rendu impuissant à cause de tout ce qui se trouve gravé dans ses Mémoires, il ne peut que rarement arriver à ses fins, ou obtenir le nécessaire sinon le superflu.

 

Voilà pourquoi il est si difficile d’évoluer quand on a pas appris à le faire correctement, car tandis que le conscient est sans pouvoir mais rempli de désirs en tous genres, la partie de son être global capable de tous les satisfaire, est bloquée ou seulement « muselée » par des schémas mentaux débilitant.

D’ailleurs, on reconnaît le degré de conditionnement mental à la capacité de satisfaire les désirs légitimes du « moi ». Les désirs légitimes sont ceux qui n’impactent que soi, voire qui ne concernent que soi. Non pas qu’il soit impossible d’aider ou même déconseillé de le faire, mais disons qu’il est rare que le « moi » humain soit capable d’assez de discernement pour ne pas aggraver plus encore ce qu’il se propose de réparer.

 

Le pouvoir marche toujours de pair avec la conscience. Peu de conscience revient donc à ne bénéficier que de TRÈS PEU de pouvoir, voire d’aucun pouvoir. Mais si le pouvoir est dans notre inconscient et que ce dernier contient la somme de nos conditionnements mentaux et donc, de NOS LIMITES, alors ce seront ces mêmes LIMITES qui recevront plus de pouvoir ou qui seront alimentées en tout premier lieu.  Ce qui est pour le moins fâcheux. Voilà pourquoi tandis que nous n’obtenons que rarement ce que nous désirons, nous obtenons presque toujours ce que nous préfèrerions éviter, j’ai nommé : des emmerdes !

 

Ainsi, le « moi » (conscience objective) pourra toujours DÉSIRER ou même VOULOIR évoluer (changer, s’améliorer), il n’y parviendra qu’au prix d’efforts extraordinaires. La plupart se découragent bien avant et nous pouvons les comprendre, faute de les encourager. Mais pourquoi est-ce si difficile de SE déprogrammer ? Parce que LE CONTENU du « moi » – et NON le « moi » en lui-même – consistant en le problème, il ne peut donc pas incarner AUSSI  la solution. Cause et effet sont toujours simultanés, mais ne se manifestent pas au même niveau.

La souffrance psychologique étant un effet, puisque ressentie ou expérimentée, la cause ne peut-être qu’inconsciente. Ce qui peut paraître un tant soit peu logique. Autant aller consulter un psychiatre dans l’espoir d’apprendre de quoi nous souffrons mentalement ! Le problème n’est pas capable de se fournir une solution à lui-même. Et parler de tout ce que l’on a déjà appris et compris d’un problème, ne permettra jamais d’obtenir tout ce que nous ignorons encore à son sujet.

 

Pour régler un problème, il faut donc devenir capable de changer de niveau de conscience et d’aller visiter cette partie de notre conscience globale à laquelle peu de gens sont capables de se connecter, non pas par manque de capacités, mais par manque d’intérêt ou même de volonté. Même le mal on s’y habitue, à force. Et au moins, ce degré de souffrance là, on le connaît et on suppose que s’il ne régressera pas, il n’augmentera pas pour non plus.

 

Moralité : Lorsque les enseignants du dimanche cesseront de transmettre n’importe quoi et n’importe comment, ceux qui ont reçu la Connaissance en partage pourront de nouveau la transmettre à leur tour. Pour le moment, il faut attendre que les enfants se lassent de jouer aux grandes personnes, en finissant par y croire eux-mêmes à force d’y jouer seulement.

Cordialement vôtre.

 

Serge Baccino

Moi n’a aucun problème

Pourquoi ne devrions-nous pas nous plaindre de notre « moi » humain, de notre ego, comme disent encore certains ? Pour deux raisons principales, l’une connues de beaucoup, l’autre seulement de quelques-uns. La première raison est que le « moi » n’est pas une chose qui « existe » (dure en l’état), qui est construite une fois pour toutes et qui ne varie plus ensuite. Le « moi » a été formé à partir de la prime enfance et au travers de toutes les expérience rencontrées, plus ou moins marquantes et donc, plus ou moins fidèlement enregistrées. Et comme les adultes apprennent et découvrent aussi, on est obligé d’en arriver à la conclusion logique que le « moi » n’est pas statique, qu’il est au contraire quelque chose d’évolutif. Il est donc inutile de se plaindre de l’état ponctuel de son propre « moi », sachant qu’il n’est qu’une résultante d’expériences linéaires qui le feront évoluer voire changer au cours du temps.

La preuve ? Nos états d’âme ne varient-elles pas d’un jour à l’autre ? Le lundi nous pensons que notre vie est inutile et morne, et le mardi, nous rencontrons une personne formidable et nous trouvons la vie belle et enrichissante de nouveau ! Ce n’est pas là signe de déséquilibre mais signe d’évolution et donc, de véritable lâcher prise ponctuel.

 

Se plaindre de son « moi » revient donc à se plaindre tandis qu’un plat mijote encore et sous le prétexte qu’on désire le déguster tout de suite. Le « moi » est en cours de construction permanente, pourrait-on dire ici. Il est donc inutile de s’y référer comme à une chose aussi immobile qu’invariable. La seconde raison est que le « moi » n’est pas conçu pour être « préservé en l’état » mais pour servir de référentiel immédiat par rapport à toute nouvelle expérience se présentant à nous et qui pourrait menacer nos « assises psychologiques » (certitudes antérieures.) Et comme le but de toute expérience vivante et consciente est justement de nous confronter graduellement mais directement au processus évolutif, cette volonté de conserver un « moi » statique va à l’encontre même de l’évolution des âmes.

Le « moi » est un outil qui nous permet de « croire exister » avant d’avoir l’occasion d’être. Le « moi » n’est en fait que la somme globale de nos diverses réactions fasse à l’évènementiel. Ce n’est pas notre identité mais, au contraire, ce qui la masque pour le moment. Mais là n’est pas le problème, puisque l’identité humaine ne saurait se résumer à la somme de circonstances vécues et de réactions face à elle.

 

Si réaction il y a eut, c’est qu’il y avait peut-être quelqu’un pour le faire ! Et si le « moi » est vraiment la somme de nos arriérés spirituels, à savoir la somme d’expériences et de réactions face à celles déjà engrangées, alors le « moi » est simplement l’équivalence d’une base de données comme on peut en rencontrer en informatique. Le « moi » n’est que MÉMOIRES et ces dernières ne peuvent pas appartenir à autre chose qu’à l’Être, à cela qui finira tôt ou tard par se rencontrer au travers de ses expériences et des manières différentes de réagir faces à elles. Nous ne devons plus confondre « cela qui réagit » avec la raison profonde et toute légitime de ce type de réactions. L’être a des raison valables ou légitimes de réagir comme il le fait et ce, depuis les tous débuts de sa venue sur Terre. Le problème est qu’il s’est progressivement confondu avec l’expérience vivante, ne réalisant pas « qui vivait ces choses » à force de s’identifier à elles.

 

Lidentification à nos Mémoires est un phénomène bien connu de la psy éso, spécialisée dans la psychologie comportementale de toute personne en recherche de son propre Soi. Mais pour « atteindre » Soi (en prendre conscience), il faut réussir tout d’abord à « se distinguer » du « moi », de son contenu, à savoir de la Mémoire Résidentielle, de tous ces souvenirs qui « expliquent » pourquoi nous réagissons si souvent comme nous le faisons, mais qui ne seront jamais capables de nous « montrer » QUI réagit de la sorte et à chaque fois. C’est à nous de faire la différence, mentalement, entre les deux. Clairement, « moi » n’a aucun soucis finalement, puisqu’il remplit TOUJOURS sa Mission première qui est de pallier temporairement à l’absence non pas de « Soi » mais de la prise de conscience salvatrice que Soi est déjà en activité, mais en arrière-plan de notre conscience de veille. C’est la raison pour laquelle les Maîtres Siddha du passé affirmaient que « le Soi ne peut pas être atteint, puisque nous sommes déjà ce que nous nous proposons de devenir ! »

 

Toutefois, même s’il est vrai que nous sommes déjà tous un Soi (en potentiel), pour autant, nous n’en avons pas tous conscience ! C’est cette prise de conscience qui est « absente », de notre mental, pas le Soi. C’est cette prise de conscience que nous devons « atteindre », pas le Soi qui lui, est déjà atteint, en quelque sorte, mais sans que nous le sachions et donc, sans que nous puissions jouir de cette acquisition en toute conscience. Le problème est que l’être humain s’imagine qu’il doit à tout prix protéger son « moi », entendez par-là tout faire pour qu’il dure et demeure « en l’état ». Là est le véritable voire l’unique problème, en fait ! Si le « moi » n’a jamais été prévu pour durer en l’état, alors toute tentative dans le but d’y parvenir tout de même, s’oppose aux lois spirituelles les plus puissantes qui soient ! Ce qui ne peut donner que des problèmes mentaux (ou psychologiques) et, à force, physiologiques (ou de santé.)

 

Un « moi » équilibré est non seulement un outil servant à atteindre le But fixé au préalable (prendre conscience de qui vit toutes ces choses) mais également un outil qui jamais ne cesse de s’affûter par le jeux des frictions inter humaines (relationnel.) Ne vouloir que des expériences « heureuses » selon les Mémoires du « moi », revient à ne désirer que ce qui se trouve déjà dans ces Mémoires et qui rassurent le « moi », c’est-à-dire qui lui évitent de… Bouger ! Et nous savons ce qui arrive à une chose vivante lorsqu’elle cesse d’être en mouvement ! Si ce n’est pas encore le cas, laissez un verre d’eau une semaine à l’air libre, voire au soleil, puis buvez cette eau et vous comprendrez deux choses : la première, qu’il ne fallait surtout pas le faire ! La seconde, l’intérêt de l’invention des cabinets de toilettes !

 

Serge Baccino

Le besoin compulsif d’avoir raison

Le besoin compulsif d’avoir raison

 

Un ésotériste véritable a pour agaçante habitude de ne jamais prêter attention aux avis contradictoires d’autrui. Agaçante surtout pour tous ces spécialistes du « Je ne suis pas d’accord », qui clament bien haut leur vérité personnelle, comme si leur avis leur avait été réclamé à grands cris et qu’il soit d’importance capitale pour le reste de notre évolution. Alors qu’il lui suffirait d’écrire sur ses propres supports médiatiques les fondements ainsi que les détails de ce qu’il suppose être vrai puis de s’en satisfaire, voire de trouver d’autres idées semblables pouvant le satisfaire. Mais non, ce n’est pas cela qui est recherché par ce type de personnalité : son but est de contredire, de critiquer et plutôt que de vanter son propre avis, il préfèrera démonter ou flétrir celui des autres. Et, si possible, ces autres en même temps !

 

En règle générale, la personne prétend être « pour la vérité. » Elle possède la connaissance et les autres sont donc forcément « dans l’erreur ». Forcément, puisque l’on se trouve alors au niveau purement dualiste, le premier qui s’empare du « vrai », ne peut laisser à l’autre que l’option dernière du « faux » ! Mais qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? Sommes-nous « vrais » nous-mêmes, finalement ? Sommes-nous vraiment nous ?

 

Celui qui prétend « posséder la vérité » ne possède en fait qu’une croyance à propos de ce qu’il préfère comme vérité. Et même cette vérité là, il ne la possède que pour lui-même, puisque tout évolue sans cesse. Si cette vérité n’évolue pas, alors c’est le signe que celui qui s’y accroche a cessé d’évoluer aussi. La vérité d’aujourd’hui ne sera plus celle de demain, puisque cette « vérité » là se base sur les pensées ainsi que sur toutes les croyances qu’elles génèrent.

 

Et d’ailleurs, celui qui prétend être « vrai » lui-même, c’est-à-dire de bonne foi, honnête et sincère, est véritable… Pour qui ? Au mieux, pour lui-même. Au pire, pour les autres mais dans ce cas, « avec leur accord », voire leur bénédiction ! Partant, il a tout intérêt à ne pas se tromper lourdement, car ceux partageant les mêmes pensées que lui, ne feront au mieux que le conforter, s’il est dans SA vérité, ou le plomber plus encore si ce qu’il tient pour vrai n’est pas véritablement bon pour lui. Ce qui pourrait être considéré comme étant « bon pour soi » (plutôt que « vrai »), c’est tout ce qui nous permet d’être nous-mêmes et de nous sentir Soi. Mais comme ce sentiment de soi évolue sans cesse, alors cette notion de « bon pour soi » devrait régulièrement être réactualisé par notre conscience.

 

Des concepts dualistes tels que « Ce qui est vrai » ainsi que « Ce qui est faux », la « vérité » ou le « mensonge » du point de vue personnel ou sociétal, n’ont de valeur (toute relative) qu’aussi longtemps qu’elles sont partagées ou qu’elles concordent avec un état d’esprit partagé par le plus grand nombre. Mais « le plus grand nombre » n’a aucune chance d’évoluer vraiment : seul l’individu le peut et se doit de s’y atteler dès que possible. C’est d’ailleurs le problème majeur de ce que l’on nomme – à très juste titre – « la cellule familiale » ! Une famille est semblable à une entité constituée de membres multiples mais tous rattachés à un tronc commun, chapeauté par un principe directeur quelconque, personne ou idéal commun incontournable.

 

Si la cellule complète évolue, tous évoluent de concert, mais si elle refuse de le faire, celui qui fait mine de « bouger » est tout de suite pointé du doigt et il lui est intimé de très vite regagner les rangs sans plus faire d’histoire. Ceux qui, engagés dans l’Aventure Intérieure, ont du subir les remarques désobligeantes de leurs proches et parents, comprendront mieux que quiconque à quoi nous souhaitons faire allusion ici.

Évoluer est un acte individuel. A plusieurs et au mieux, on ne peut que se trainer et trainer les autres, ce qui, en fin de compte ne peut que se retourner contre ceux qui se prennent pour des tracteurs de semi-remorques ! Ceux qui semblent ne vivre que pour contrarier les autres ont eu une vie contrariée.

 

Soit ils ne réussissaient pas à attirer sur eux l’attention de leurs parents, soit ce sont ces derniers qui n’avaient cure de l’avis de leur rejeton. Dans tous les cas, nous trouvons à la base de ce comportement, un besoin irrépressible, compulsif, de forcer les autres à écouter, quitte à les faire taire, par tous moyens quelque peu efficaces. Et l’agression verbale couplée à l’affirmation que l’autre est « dans l’erreur », est l’une des plus efficaces manières de court-circuiter l’intellect d’un autre et de l’obliger à se concentrer sur ce que pense un autre mental que le sien. Bien sûr, en plus d’être efficace, cette méthode peut coûter horriblement cher, et pas seulement à celui qui se laisse ainsi piéger par les misères morales de son prochain !

 

Pour se mettre à l’abri de ce genre de piège psychologique, il faut tout d’abord comprendre ce qui se produit réellement dans la tête de l’autre, de celui qui arrive comme un cheveu sur la soupe et qui, alors qu’on ne lui a rien demandé et surtout pas son avis, commence d’emblée à semer ses déjections mentales qui sur un forum, qui sur un support médiatiques tel que Facebook par exemple. Très rapidement, le Troll de service cherchera non pas à démontrer qu’il a raison mais bien que vous avez tort.

 

Ce qui prouve bien l’existence, en arrière-plan de la conscience de veille, d’un ancien passif sous la forme d’un compte à régler avec ceux qui, jadis et durant son enfance, ne l’ont pas laissé s’exprimer librement, ou encore l’ont forcé à admettre une vérité qui ne lui convenait pas. Dans tous les cas, le deal est de « compenser » la faute et de faire payer chèrement aux responsables les blessures occasionnées. Mais comme il n’est pas aisé de supporter un face à face avec les véritables concernés, toute personne parlant ou écrivant « avec autorité » fera aussi bien l’affaire et sera l’objet d’une projection, dans l’espoir de transférer la responsabilité d’ancienne souffrances, sur tout autre que soi. Le but est que cette fois-ci, le Troll spirituel ait raison ou réussisse à avoir le dernier mot. Avoir raison devient alors le but de toute une vie de croisades verbales ou scripturales, fort épuisantes au demeurant. Surtout pour les autres.

 

Celui qui cherche à avoir raison, c’est le doute qui a eu raison de lui. C’est pour cela qu’il court après l’assentiment d’autrui ou qu’il cherche à imposer de force et à l’aide de mots violents à destination de cet autrui, la raison après laquelle il ne fait que courir. Celui qui sait n’a plus besoin d’avoir raison car son savoir a eu raison du doute. Celui qui est sûr de sa version des fait, n’a nul besoin d’être soutenu, encouragé et encore moins « noté », comme c’est désormais la tendance, cela sous la forme de « pouce en haut – pouce en bas » qui donne l’impression de nous retrouver à la maternelle !

 

Ce besoin compulsif d’être aimé, accepté, plébiscité voire porté aux nues, est très dangereux pour l’équilibre psychologique des plus fragiles et donc, surtout des plus jeunes. Sauf si cela dure toute une vie. Mais dites-moi ce qui peut durer toute une vie, à part la vie, justement ? Et la vie n’a nul besoin d’être encensée et n’éprouvera jamais le besoin de se justifier. Personne ne peu infléchir le chemin qu’elle se trace elle-même aux travers des êtres qu’elle anime et… Qu’elle fait mourir aussi, afin que disparaisse non pas nos individualités, mais ce qui pourrait bien les étouffer, à force de dépendance à autrui.

 

Serge Baccino
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On ne nous cache rien

On ne nous cache rien !

 

Il était de mode, voici quelques années encore, d’affirmer bien haut et à qui voulait l’entendre, que « l’on nous cache tout. » Qu’il y ait des personnes malintentionnées et désireuses de cacher leurs méfaits aux yeux de tous, cela est évident, cela l’a toujours été et le sera pour quelques années encore. Mais de là à croire que l’on nous cache tout… Il y a non pas un pas seulement mais les grands canyons du Colorado ! Cela dit, pour qui est un tant soit peu psychologue, voire simplement intelligent, cette version des faits est très arrangeante ! En effet, si on nous cache tout, alors nous ne sommes responsables de rien ! Surtout pas de notre ignorance, et encore moins de notre désir de le demeurer !

 

Savoir, c’est pouvoir. Et obtenir le pouvoir implique d’en user, de faire des choses nouvelles, difficiles voire risquées et ainsi, de pouvoir se tromper puis de devoir en subir les conséquences. Bref, cela implique d’être RESPONSABLE et donc, de s’assumer de pieds en cap. Or, nous connaissons les goûts du français à ce sujet ! Son cri de guerre pourrait tout aussi bien être « C’est pas moi, c’est l’autre ! »

 

En réalité, on ne nous cache rien ; c’est l’homme qui, par ses émotions refoulées, s’empêche de recevoir une information depuis ses canaux intimes. L’information issue de l’extérieur est sujette à caution, mais pas celle issue de l’intérieur. A la condition expresse que les Canaux subtils qui véhiculent l’information, soient libres et propres. Car dans le cas contraire, l’information devient faussée depuis l’extérieur et depuis l’intérieur. La peur, en particulier celle de devoir s’assumer pleinement, bloque les Canaux éthériques du corps du même nom.

 

La règle est assez simple : celui qui refuse de regarder sa propre réalité en face, se refuse également le droit d’en connaître la projection extérieure (ce qui semble se produire au-dehors.) En effet, s’il était possible à une personne sous l’emprise psychologique du mensonge à soi, de connaître tous les petits secrets des autres, à l’extérieur, elle ne serait plus jamais capable, ensuite, d’accéder à sa propre vérité intérieure. Cette impossibilité d’accéder à la vérité extérieure d’autrui, n’est donc pas un problème mais plutôt un moyen efficace de protéger l’être humain de sa peur atavique de ne s’occuper que de lui-même et de laisser aux autres le soins d’en faire de même.

 

Serge Baccino

 

 

La paix oui, mais laquelle ?

La paix oui, mais laquelle ?

 

 Nous serions tentés de considérer pour acquit que tout spiritualiste se doit d’être de nature saine et paisible et donc, d’être un adepte de la paix. Pourtant, pour qui a passé assez de temps sur les anciens « t’chats », sur les forums d’échanges ensuite et désormais, sur les supports médiatiques du Web du style de Facebook, il est plus qu’évident que s’il est bien question et entre autres de paix, le comportement d’un très grand nombre prêche en défaveur de leurs affirmations. Alors qu’il est questions d’échanges, de tolérance et de partage, nombre d’entre les « modernes spiritualistes » passent leur temps en débats contradictoires stériles dans lesquels chacun campe sur ses étroites positions.

 

Cela n’apporte rien, et surtout pas la quiétude mentale que nous serions en droit d’attendre de personnes soucieuses de se situer elles-mêmes « largement au-dessus de la moyenne. » On reconnaît ceux qui aspirent vraiment à la quiétude mentale, au fait très courageux pour notre époque, qu’ils ne discutent qu’avec ceux qui partagent les mêmes idées qu’eux. Les autres, ils ne les lisent ni leur répondent et se contentent de supprimer les graines de violence spirituelles (écrits) qu’ils tentent de semer sur leur passage. En particulier dans le camp « ennemi » de ceux qui ont déjà réussi à assumer et à vivre tout ce qu’eux ne font qu’évoquer avec envie voire jalousie.

 

Mais en fin de compte, c’est quoi, « une personne spirituelle » ? Pour un ésotériste, il s’agit là d’une expression qui ne signifie rien du tout ! Puisque « Tout est fait d’esprit », alors tout est « spirituel » ou rien ne l’est ! Autrement dit, personne n’est « spirituel » ou alors tout le monde. Il n’y a pas là de quoi fouetter un chat (la pauvre bête.) Il est vrai, le terme « spiritualité » existe depuis bien longtemps mais ceux qui suivaient un Chemin de Lumière, n’auraient jamais eu l’idée loufoque de se prétendre « spirituels » ! Ou quoique ce soit d’autre, d’ailleurs.

 

Cette « mode » a été lancée par des personnes désœuvrées demeurant chez elles et plantées derrière leur ordinateur, plutôt que d’être occupée à des tâches bien plus utiles, aussi bien pour elles que pour la société en général. Seul un esprit désireux d’oublier la grisaille d’une vie aussi insipide qu’inutile, pouvait prendre la spiritualité comme moyen de se rehausser à son propre regard et à celui d’autrui. La spiritualité est un vaste domaine couvrant tout ce qui touche, de près ou de loin, à l’esprit ainsi qu’à tous les concepts plus ou moins abstraits, qui gravitent autour.

 

Une chose que les spiritualistes du passé n’auraient jamais tolérée, aurait été d’apprendre que des êtres en mal de reconnaissance, se servent de ce qui avait caractère de sacré à leurs yeux, pour tenter de briller en société. Sans pour autant se lancer dans une étude de psychosociologie, il est facile de voir en cette mode de personnes dites « spirituelles », un moyen d’avoir du succès auprès des plus naïfs, cela sans avoir à fournir le moindre effort. Qui sait encore que la spiritualité est un domaine réservé aux forts, voire au « Lions de l’esprit », comme les appelaient je ne sais plus quel poète de jadis ?

 

Qui sait que cela requiert des années, voire des dizaines d’années d’efforts sur soi-même, consistant à déprogrammer, une à une toutes ces « Mémoires anciennes » qui justement, empoisonnent l’esprit de l’homme et le rende inapte non seulement à la vie sociale ou communautaire, mais pire encore, au bonheur le plus légitime qui soit ? Sans doute plus personne de nos jours. Du moins, plus personne ne faisant pas partie, en silence quand ce n’est pas en secret, de ce groupe de femmes et d’hommes vraiment dignes de ces noms, qui travaillent à créer la Lumière là où aucune « personne spirituelle » n’oserait s’aventurer, à savoir en soi-même. Au plus profond de soi-même, là où réside la Pierre Sacrée.

Qui connaît encore, parmi tous ces spiritualistes du dimanche, celles ou ceux qui comprennent encore le sens premier et profond des lettres « V.I.T.R.I.O.L. » ? Lequel d’entre eux est encore capable de traduire ne serait-ce qu’un seul verset de l’Apocalypse de Jean correctement ?

 

Certes, à côté de ces gens-là, il existe bien une autre espèce de « souffleurs », qui eux, sont beaucoup plus dangereux, car leur grande érudition, et leur érudition seulement, pourrait laisser entendre qu’ils sont de véritables initiés. Ceux-là étudient la Kabbale et vont jusqu’à apprendre le sanskrit, du moins sa lettre s’entend, et peuvent en effet impressionner le profane. Mais leur fermeture d’esprit et leur vanité extraordinaire, aide celui qui a des yeux à les confondre finalement. Nous voici rendus à une époque où la recherche de plus de Lumière spirituelle, est devenue l’entreprise la plus périlleuse qui soit. D’un côté les faussaires et de l’autre ceux qui se servent d’autrui pour asseoir un pouvoir aussi illusoire qu’est grande leur ambition secrète.

 

Comment s’y retrouver, dans cette forêt de prétendants à transmettre une chose qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes ? Car la Science Sacrée est bien plus qu’une connaissance livresque ou qu’une naïve prétention à la sainteté immédiate : il s’agit d’une chose que l’on ne peut vraiment connaître puis comprendre que depuis l’intérieur et une fois que son travail sur l’homme a porté ses premiers fruits. Autant dire que les conseils pourtant éclairés des premiers Maîtres de l’ésotérisme qui vivaient en Europe dans la période allant du XIIe au XVIIIe siècle, ne peuvent plus nous être d’un quelconque secours. Bien au contraire ! Jugez plutôt. Roger Bacon, philosophe, théologien et savant anglais (1214-1294) conseillait les novices ainsi : « Celui qui apprend doit croire, celui qui sait doit examiner. »

 

Cette maxime célèbre serait heureuse si elle s’adressait à de véritables humains, non pas à des êtres dont seule l’apparence physique relève de l’humain. Des êtres dont le seul dessein est de tromper, trahir, voler et mentir autant que faire se peut. De celui qui trompe les autres sciemment et pour de vulgaires histoires de fric, à celui qui parle avec autorité au sujet de ce qu’il ignore, comment initialiser le processus d’évolution, en se mettant à croire avant de pouvoir examiner ? Car pour « examiner », c’est-à-dire pour essayer de juger de la valeur d’un enseignement quelconque, il ne suffit pas de « croire » : il faut surtout une solide intuition et un mental à l’épreuve des flèches aiguisées des manipulateurs en tous genres !

 

Nous vivons désormais à une époque dans laquelle pour ne pas se faire abuser par les différents « Marchands de rêves inaccessibles », il faudrait presque se trouver déjà au niveau d’un étudiant de l’ésotérisme qui a déjà trois ou quatre années d’étude dans son cabas mental. Autant dire que le nombre de « gogos » qui se font littéralement plumer, chaque année, est en train de crever les plafonds de la bienséance. Même aux yeux d’un vendeur d’électroménager de supermarché et payé à la commission. Il est des limites qui ne peuvent être franchies sans que celui qui s’y risque ne perde quelque précieuse partie de son âme. Certains sont en train d’en perdre des parois entières ! Fort heureusement, l’âme humaine est ainsi faite qu’elle se redresse toujours. C’est un des bons côtés du problème.

Moi qui aie eu l’honneur et le plaisir de connaître quelques derniers véritables grands initiés de notre époque, durant ma jeunesse, je puis témoigner que plus le temps passera, plus il deviendra improbable, pour un chercheur sincère, de trouver une nourriture substantielle faite d’autre chose que de lait pour bébés. Les derniers initiés me confiaient qu’ils préféraient cesser de transmettre (d’enseigner), car on ne donne pas du bois pour faire des torches à celui qui ne possède plus de feu et ne compte plus en allumer. Les deux derniers me confièrent, avec un soupir de résignation, qu’il ne serait très bientôt plus possible de compter sur le bon sens, la logique et, surtout, sur l’intuition des chercheurs de Lumière, pour reconnaître les véritables instructeurs ou, plus modestement, de simples professeurs vraiment qualifiés.

 

Non pas que ces mêmes chercheurs puissent manquer tout à coup de ces mêmes qualités, mais plutôt parce que tous ceux qui font le jeu inconscient des Forces de l’Ombre, connaissent la plupart des astuces qui permettaient, jadis, de reconnaître un véritable initié. Ils usent désormais d’artifices sophistiqués qui leur permettent de tromper le plus attentif et prudent des étudiants en recherche de connaissance véritable. Et comme il n’est guère possible de connaître la valeur d’un enseignement sans y goûter au préalable, ceux qui maintes fois se sont fait rouler dans la farine, finissent par se décourager et à laisser tomber toute forme de recherche de vérité.

Pourtant, à notre époque, il existe encore une « branche » de l’ésotérisme ancien mais éternellement d’actualité, qui n’est pas tributaire de ce genre de problématique. Je veux parler évidemment de la psychologie ésotérique ou « psy éso ». Qu’est-ce que la psy éso a donc de plus que toutes les autres méthodes d’enseignement ? Réponse : Rien ! Il s’agirait moins d’un « plus » que d’un RIEN ! La psy éso n’attend rien et ne demande rien de « spirituel » à ses étudiants. Elle leur présente des outils qui ont fait leurs preuves sur des centaines d’années ou plus, puis leur conseille de ne pas chercher à briller plus haut que leur propre cul !

La psy éso n’a rien à voir avec la religion, le mysticisme ou même, avec l’ésotérisme tel que quelques-uns le connaissent encore. Il est totalement étranger aux diverses traditions, y compris celles qui sont ésotériques, anciennes ou nouvelles. Il s’agit d’une simple étude des lois et des principes qui régissent le fonctionnement de l’esprit. C’est tout ! Si l’étudiant veut se la jouer « Je brille plus fort que le soleil lui-même », c’est son problème et cette décision ne regarde que lui. S’il désire jouer au grand savant, qu’à cela ne tienne, il est libre ! Et même si, malgré la profondeur océanique de certaines parties de cet enseignement, l’étudiant veut se comporter comme un sauvage et parler comme un charretier, cela le regarde également ! Et lui seul ! Il est possible à la psy éso de considérer les choses aussi librement, simplement parce qu’elle prévient chacun que nul étudiant ne sera jamais « représentatif » de la psy éso, cela parce que cette dernière ne peut pas l’être, n’ayant rien à gagner, à « défendre » ou à prouver à personne.

Bien sûr, il y en aura toujours un pour s’exclamer, tout heureux : « Ah ! Celui-là, vu sa vulgarité, doit être un élève de la psy éso ! Un élève « avancé » ! » Mais reconnaissons ici qu’il y a toujours eu des imbéciles désireux de faire aux autres ce qu’ils détesteraient qu’on leur fasse à eux (les juger.) Mais ceux-là ne comptent pas. Ils ne compteront d’ailleurs jamais. Même à leurs propres yeux, il faut bien dire. Leur punition est déjà assez sévère sans qu’il faille en plus les condamner, alors qu’ils le font si bien eux-mêmes !

 

À l’inverse, dire que la psy éso est « formidable », cela parce que telle personne fort plaisante l’étudie depuis des années, est tout aussi stupide. La psy éso ne transformera jamais un âne en cheval de course, ni un pur-sang en baudet. Chacun est déjà ce qu’il sera ensuite et au pire, la psy éso ne fait que hâter l’expression de la véritable identité de chacun. Mais elle ne la crée pas. Il faudra bien qu’un jour les personnes réputées intelligentes, réussissent à comprendre qu’il existe une différence énorme entre apprendre des choses extraordinaires et être un individu extraordinaire. Me faut-il vraiment me montrer encore plus précis ?

 

Il est dit : « Si tu veux la paix, prépare la guerre » (« Si vis pacem, para bellum. ») Cette version peut être retenue à condition que cette « guerre » soit livrée au véritable et unique ennemi, à savoir à l’intérieur et à tout ce qui n’est pas Soi. Je « vois », dans quelques années à peine, arriver sur l’avant-scène du Monde de la spiritualité, de belles âmes fortes et droites qui, lorsqu’elles apprendront l’existence de l’ésotérisme, feront de leur cheval de bataille un sujet très précis relié à « la rétention du passé » qui, même si de nos jours il est déjà largement « exploité » (le terme est choisi) par les Marchands de rêves inaccessibles, ne sert encore qu’à flatter le Moi-Idéalisé de quelques Marchands du temple plus recouverts de paillettes que d’autres.

 

Ces belles âmes dont je parle ici, auront un caractère bien trempé et un peu particulier. En effet, elles pourfendront les Marchands sans aucune pitié et révéleront aux yeux de tous, le Mensonge et l’abus de confiance dont font actuellement l’objet, en tant que victimes, ceux qui ont la mauvaise idée de faire confiance à n’importe qui en matière de Connaissance Sacrée. Mais je ne devrais pas en dire davantage, car ce sera leur principale activité que de faire « le Ménage de Printemps » au sein de cet immense panier de crabes qu’est devenu le Monde de la spiritualité. Que ceux qui pensent que mon langage et acerbe et ma plume tranchante comme le rasoir, attendent plutôt que ces futurs grands initiés se mettent qui à parler, qui à écrire ! Dès lors, oubliés seront ma plume quelque peu osée et ma vindicte provisoire et sans longue portée !

 

Serge Baccino