Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment

La psychologie ésotérique (ou « psy éso » pour faire court) ne s’embarrasse pas de termes ou de mots définitivement arrêtés. Elle se contente d’user de termes et d’exemples qui soient accessibles à la mentalité européenne. Ce qui compte, à ses yeux, c’est de SE FAIRE COMPRENDRE et non d’affirmer que ceci doit absolument être nommé comme cela. Cela dit, il est évident pour qui a déjà les yeux ouverts, que certains termes ont été hélas par trop galvaudés et qu’il devient difficile, pour le chercheur honnête de vérités spirituelles, de s’y retrouver dans cette forêt de dénominations différentes censées nommer des choses identiques. Peu de gens, même parmi les spiritualistes reconnus et plébiscités, sont capables, même de nos jours, de faire la différence entre certains concepts pourtant très clairs et simples par ailleurs.

Cela est dû au fait que chaque nouveau spiritualiste « montant » ou ponctuellement à la mode et qui désire « s’extraire du lot » et donc, « tirer son épingle du jeu », comme on dit, se croit dans l’obligation d’inventer de nouvelles dénominations pour désigner des choses qui en possèdent déjà et ce, depuis fort longtemps. L’ésotérisme, qui est la science de l’âme humaine, a bien essayé, au cours des siècles, de proposer un dictionnaire officiel, idée reprise par la psy éso depuis quelques dizaines d’années.

 

Les mots présents dans ce dictionnaire ésotérique sont choisi en fonction de leur étymologie. Les ésotéristes savent très bien que le mot « âme », par exemple, ne désigne pas quelque chose de fixe ou même de durable, comme la conscience (avec laquelle on la confond encore) puisque l’âme consiste en « ce qui nous anime », des deux mots latins « animus » et « anima », mot qui signifient, respectivement, esprit et souffle créateur ou encore,  force vitale. Or, qu’est-ce qui nous ANIME, si ce ne sont nos pensées et les émotions qu’elles produisent immanquablement ? Nos processus mentaux sont porteurs d’énergie et cette dernière donne vie, force et durée à toutes ces formes mentales engendrées en esprit et qui, par la suite, peuvent nous donner l’impression de pouvoir vivre leur vie toutes seules, indépendamment de leur créateur.

 

Les spiritualistes affirment sans vraiment comprendre ce qu’ils racontent, que l’homme peut créer en esprit et dans son mental, à l’instar de son « Père » qui est censé être « dans les cieux. » Hélas, ce que l’on nomme « l’homme » se résume à son « moi » humain ou, plus techniquement, à la partie purement objective de sa conscience globale (ou multidimensionnelle.) Or, c’est justement cette partie-là qui a le moins de pouvoir créateur ! En fait, cette partie-là n’a AUCUN pouvoir. Créateur ou autre. La preuve en est que le fait de vouloir gagner au loto, par exemple, ne suffit pas à y parvenir à chaque coup. Et les autres exemples montrant qu’il est RARE que nos souhaits se réalisent grâce à l’activité de la conscience objective (ou « moi » humain) ne manquent pas !

 

Ce qu’il « manque », et même cruellement, surtout à notre époque, ce sont des personnes correctement (et longuement) formées et donc compétentes pour nous expliquer d’une manière simple mais rationnelle, les lois et les principes qui président au fonctionnement de l’esprit, en général et donc, de l’esprit humain en particulier. Pourtant, ces personnes-là existent et sont mêmes enclines à partager leur savoir, même gratuitement.

Le problème est qu’ils ne sont pas écoutés, cela parce que ce qu’ils ont à « vendre » ne correspond pas à LA DEMANDE sur le marché très juteux de la spiritualité. Les gens ne veulent pas qu’on leur explique comment se sortir de leur marasme psychologique, car cela reviendrait à reconnaître qu’ils y sont enfoncés jusqu’au cou. Il préfèrent lire ou entendre qu’ils sont extraordinaires, divins ou pourquoi pas « à moitié elfes », tant que l’on y est ! Mais ne serait-il pas plus logique, avant de prétendre « maîtriser sa vie » et obtenir tout ce que l’on veut (sic), de maîtriser tout ce qui l’empoisonne jour après jour, en profondeur etInconsciemment ?

 

Car là est le secret du véritable pouvoir : il ne se trouve pas dans la conscience dite objective (celle relative aux objets des sens, donc) mais dans la partie actuellement « inconsciente » de l’entité globale. Hélas, une fois de plus, cette partie-là, bien plus vaste et puissante, est capable d’alimenter tout ce qui s’y trouve déjà, que ce soit notre potentiel à être ou… Notre capacité à ne jamais être vraiment. A ne jamais être vraiment tout ce que l’on pourrait être par ailleurs si… Si l’inconscient ne contenait que de la conscience, justement ! Ce qui est loin d’être le cas ! L’inconscient contient des programmations mentales qui conditionnent nos capacités à faire face à chacun des problèmes qui se proposent au « moi ». Mais ce « moi » étant lui-même muselé, ficelé, aveuglé et rendu impuissant à cause de tout ce qui se trouve gravé dans ses Mémoires, il ne peut que rarement arriver à ses fins, ou obtenir le nécessaire sinon le superflu.

 

Voilà pourquoi il est si difficile d’évoluer quand on a pas appris à le faire correctement, car tandis que le conscient est sans pouvoir mais rempli de désirs en tous genres, la partie de son être global capable de tous les satisfaire, est bloquée ou seulement « muselée » par des schémas mentaux débilitant.

D’ailleurs, on reconnaît le degré de conditionnement mental à la capacité de satisfaire les désirs légitimes du « moi ». Les désirs légitimes sont ceux qui n’impactent que soi, voire qui ne concernent que soi. Non pas qu’il soit impossible d’aider ou même déconseillé de le faire, mais disons qu’il est rare que le « moi » humain soit capable d’assez de discernement pour ne pas aggraver plus encore ce qu’il se propose de réparer.

 

Le pouvoir marche toujours de pair avec la conscience. Peu de conscience revient donc à ne bénéficier que de TRÈS PEU de pouvoir, voire d’aucun pouvoir. Mais si le pouvoir est dans notre inconscient et que ce dernier contient la somme de nos conditionnements mentaux et donc, de NOS LIMITES, alors ce seront ces mêmes LIMITES qui recevront plus de pouvoir ou qui seront alimentées en tout premier lieu.  Ce qui est pour le moins fâcheux. Voilà pourquoi tandis que nous n’obtenons que rarement ce que nous désirons, nous obtenons presque toujours ce que nous préfèrerions éviter, j’ai nommé : des emmerdes !

 

Ainsi, le « moi » (conscience objective) pourra toujours DÉSIRER ou même VOULOIR évoluer (changer, s’améliorer), il n’y parviendra qu’au prix d’efforts extraordinaires. La plupart se découragent bien avant et nous pouvons les comprendre, faute de les encourager. Mais pourquoi est-ce si difficile de SE déprogrammer ? Parce que LE CONTENU du « moi » – et NON le « moi » en lui-même – consistant en le problème, il ne peut donc pas incarner AUSSI  la solution. Cause et effet sont toujours simultanés, mais ne se manifestent pas au même niveau.

La souffrance psychologique étant un effet, puisque ressentie ou expérimentée, la cause ne peut-être qu’inconsciente. Ce qui peut paraître un tant soit peu logique. Autant aller consulter un psychiatre dans l’espoir d’apprendre de quoi nous souffrons mentalement ! Le problème n’est pas capable de se fournir une solution à lui-même. Et parler de tout ce que l’on a déjà appris et compris d’un problème, ne permettra jamais d’obtenir tout ce que nous ignorons encore à son sujet.

 

Pour régler un problème, il faut donc devenir capable de changer de niveau de conscience et d’aller visiter cette partie de notre conscience globale à laquelle peu de gens sont capables de se connecter, non pas par manque de capacités, mais par manque d’intérêt ou même de volonté. Même le mal on s’y habitue, à force. Et au moins, ce degré de souffrance là, on le connaît et on suppose que s’il ne régressera pas, il n’augmentera pas pour non plus.

 

Moralité : Lorsque les enseignants du dimanche cesseront de transmettre n’importe quoi et n’importe comment, ceux qui ont reçu la Connaissance en partage pourront de nouveau la transmettre à leur tour. Pour le moment, il faut attendre que les enfants se lassent de jouer aux grandes personnes, en finissant par y croire eux-mêmes à force d’y jouer seulement.

Cordialement vôtre.

 

Serge Baccino

Moi n’a aucun problème

Pourquoi ne devrions-nous pas nous plaindre de notre « moi » humain, de notre ego, comme disent encore certains ? Pour deux raisons principales, l’une connues de beaucoup, l’autre seulement de quelques-uns. La première raison est que le « moi » n’est pas une chose qui « existe » (dure en l’état), qui est construite une fois pour toutes et qui ne varie plus ensuite. Le « moi » a été formé à partir de la prime enfance et au travers de toutes les expérience rencontrées, plus ou moins marquantes et donc, plus ou moins fidèlement enregistrées. Et comme les adultes apprennent et découvrent aussi, on est obligé d’en arriver à la conclusion logique que le « moi » n’est pas statique, qu’il est au contraire quelque chose d’évolutif. Il est donc inutile de se plaindre de l’état ponctuel de son propre « moi », sachant qu’il n’est qu’une résultante d’expériences linéaires qui le feront évoluer voire changer au cours du temps.

La preuve ? Nos états d’âme ne varient-elles pas d’un jour à l’autre ? Le lundi nous pensons que notre vie est inutile et morne, et le mardi, nous rencontrons une personne formidable et nous trouvons la vie belle et enrichissante de nouveau ! Ce n’est pas là signe de déséquilibre mais signe d’évolution et donc, de véritable lâcher prise ponctuel.

 

Se plaindre de son « moi » revient donc à se plaindre tandis qu’un plat mijote encore et sous le prétexte qu’on désire le déguster tout de suite. Le « moi » est en cours de construction permanente, pourrait-on dire ici. Il est donc inutile de s’y référer comme à une chose aussi immobile qu’invariable. La seconde raison est que le « moi » n’est pas conçu pour être « préservé en l’état » mais pour servir de référentiel immédiat par rapport à toute nouvelle expérience se présentant à nous et qui pourrait menacer nos « assises psychologiques » (certitudes antérieures.) Et comme le but de toute expérience vivante et consciente est justement de nous confronter graduellement mais directement au processus évolutif, cette volonté de conserver un « moi » statique va à l’encontre même de l’évolution des âmes.

Le « moi » est un outil qui nous permet de « croire exister » avant d’avoir l’occasion d’être. Le « moi » n’est en fait que la somme globale de nos diverses réactions fasse à l’évènementiel. Ce n’est pas notre identité mais, au contraire, ce qui la masque pour le moment. Mais là n’est pas le problème, puisque l’identité humaine ne saurait se résumer à la somme de circonstances vécues et de réactions face à elle.

 

Si réaction il y a eut, c’est qu’il y avait peut-être quelqu’un pour le faire ! Et si le « moi » est vraiment la somme de nos arriérés spirituels, à savoir la somme d’expériences et de réactions face à celles déjà engrangées, alors le « moi » est simplement l’équivalence d’une base de données comme on peut en rencontrer en informatique. Le « moi » n’est que MÉMOIRES et ces dernières ne peuvent pas appartenir à autre chose qu’à l’Être, à cela qui finira tôt ou tard par se rencontrer au travers de ses expériences et des manières différentes de réagir faces à elles. Nous ne devons plus confondre « cela qui réagit » avec la raison profonde et toute légitime de ce type de réactions. L’être a des raison valables ou légitimes de réagir comme il le fait et ce, depuis les tous débuts de sa venue sur Terre. Le problème est qu’il s’est progressivement confondu avec l’expérience vivante, ne réalisant pas « qui vivait ces choses » à force de s’identifier à elles.

 

Lidentification à nos Mémoires est un phénomène bien connu de la psy éso, spécialisée dans la psychologie comportementale de toute personne en recherche de son propre Soi. Mais pour « atteindre » Soi (en prendre conscience), il faut réussir tout d’abord à « se distinguer » du « moi », de son contenu, à savoir de la Mémoire Résidentielle, de tous ces souvenirs qui « expliquent » pourquoi nous réagissons si souvent comme nous le faisons, mais qui ne seront jamais capables de nous « montrer » QUI réagit de la sorte et à chaque fois. C’est à nous de faire la différence, mentalement, entre les deux. Clairement, « moi » n’a aucun soucis finalement, puisqu’il remplit TOUJOURS sa Mission première qui est de pallier temporairement à l’absence non pas de « Soi » mais de la prise de conscience salvatrice que Soi est déjà en activité, mais en arrière-plan de notre conscience de veille. C’est la raison pour laquelle les Maîtres Siddha du passé affirmaient que « le Soi ne peut pas être atteint, puisque nous sommes déjà ce que nous nous proposons de devenir ! »

 

Toutefois, même s’il est vrai que nous sommes déjà tous un Soi (en potentiel), pour autant, nous n’en avons pas tous conscience ! C’est cette prise de conscience qui est « absente », de notre mental, pas le Soi. C’est cette prise de conscience que nous devons « atteindre », pas le Soi qui lui, est déjà atteint, en quelque sorte, mais sans que nous le sachions et donc, sans que nous puissions jouir de cette acquisition en toute conscience. Le problème est que l’être humain s’imagine qu’il doit à tout prix protéger son « moi », entendez par-là tout faire pour qu’il dure et demeure « en l’état ». Là est le véritable voire l’unique problème, en fait ! Si le « moi » n’a jamais été prévu pour durer en l’état, alors toute tentative dans le but d’y parvenir tout de même, s’oppose aux lois spirituelles les plus puissantes qui soient ! Ce qui ne peut donner que des problèmes mentaux (ou psychologiques) et, à force, physiologiques (ou de santé.)

 

Un « moi » équilibré est non seulement un outil servant à atteindre le But fixé au préalable (prendre conscience de qui vit toutes ces choses) mais également un outil qui jamais ne cesse de s’affûter par le jeux des frictions inter humaines (relationnel.) Ne vouloir que des expériences « heureuses » selon les Mémoires du « moi », revient à ne désirer que ce qui se trouve déjà dans ces Mémoires et qui rassurent le « moi », c’est-à-dire qui lui évitent de… Bouger ! Et nous savons ce qui arrive à une chose vivante lorsqu’elle cesse d’être en mouvement ! Si ce n’est pas encore le cas, laissez un verre d’eau une semaine à l’air libre, voire au soleil, puis buvez cette eau et vous comprendrez deux choses : la première, qu’il ne fallait surtout pas le faire ! La seconde, l’intérêt de l’invention des cabinets de toilettes !

 

Serge Baccino

Le besoin compulsif d’avoir raison

Le besoin compulsif d’avoir raison

 

Un ésotériste véritable a pour agaçante habitude de ne jamais prêter attention aux avis contradictoires d’autrui. Agaçante surtout pour tous ces spécialistes du « Je ne suis pas d’accord », qui clament bien haut leur vérité personnelle, comme si leur avis leur avait été réclamé à grands cris et qu’il soit d’importance capitale pour le reste de notre évolution. Alors qu’il lui suffirait d’écrire sur ses propres supports médiatiques les fondements ainsi que les détails de ce qu’il suppose être vrai puis de s’en satisfaire, voire de trouver d’autres idées semblables pouvant le satisfaire. Mais non, ce n’est pas cela qui est recherché par ce type de personnalité : son but est de contredire, de critiquer et plutôt que de vanter son propre avis, il préfèrera démonter ou flétrir celui des autres. Et, si possible, ces autres en même temps !

 

En règle générale, la personne prétend être « pour la vérité. » Elle possède la connaissance et les autres sont donc forcément « dans l’erreur ». Forcément, puisque l’on se trouve alors au niveau purement dualiste, le premier qui s’empare du « vrai », ne peut laisser à l’autre que l’option dernière du « faux » ! Mais qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? Sommes-nous « vrais » nous-mêmes, finalement ? Sommes-nous vraiment nous ?

 

Celui qui prétend « posséder la vérité » ne possède en fait qu’une croyance à propos de ce qu’il préfère comme vérité. Et même cette vérité là, il ne la possède que pour lui-même, puisque tout évolue sans cesse. Si cette vérité n’évolue pas, alors c’est le signe que celui qui s’y accroche a cessé d’évoluer aussi. La vérité d’aujourd’hui ne sera plus celle de demain, puisque cette « vérité » là se base sur les pensées ainsi que sur toutes les croyances qu’elles génèrent.

 

Et d’ailleurs, celui qui prétend être « vrai » lui-même, c’est-à-dire de bonne foi, honnête et sincère, est véritable… Pour qui ? Au mieux, pour lui-même. Au pire, pour les autres mais dans ce cas, « avec leur accord », voire leur bénédiction ! Partant, il a tout intérêt à ne pas se tromper lourdement, car ceux partageant les mêmes pensées que lui, ne feront au mieux que le conforter, s’il est dans SA vérité, ou le plomber plus encore si ce qu’il tient pour vrai n’est pas véritablement bon pour lui. Ce qui pourrait être considéré comme étant « bon pour soi » (plutôt que « vrai »), c’est tout ce qui nous permet d’être nous-mêmes et de nous sentir Soi. Mais comme ce sentiment de soi évolue sans cesse, alors cette notion de « bon pour soi » devrait régulièrement être réactualisé par notre conscience.

 

Des concepts dualistes tels que « Ce qui est vrai » ainsi que « Ce qui est faux », la « vérité » ou le « mensonge » du point de vue personnel ou sociétal, n’ont de valeur (toute relative) qu’aussi longtemps qu’elles sont partagées ou qu’elles concordent avec un état d’esprit partagé par le plus grand nombre. Mais « le plus grand nombre » n’a aucune chance d’évoluer vraiment : seul l’individu le peut et se doit de s’y atteler dès que possible. C’est d’ailleurs le problème majeur de ce que l’on nomme – à très juste titre – « la cellule familiale » ! Une famille est semblable à une entité constituée de membres multiples mais tous rattachés à un tronc commun, chapeauté par un principe directeur quelconque, personne ou idéal commun incontournable.

 

Si la cellule complète évolue, tous évoluent de concert, mais si elle refuse de le faire, celui qui fait mine de « bouger » est tout de suite pointé du doigt et il lui est intimé de très vite regagner les rangs sans plus faire d’histoire. Ceux qui, engagés dans l’Aventure Intérieure, ont du subir les remarques désobligeantes de leurs proches et parents, comprendront mieux que quiconque à quoi nous souhaitons faire allusion ici.

Évoluer est un acte individuel. A plusieurs et au mieux, on ne peut que se trainer et trainer les autres, ce qui, en fin de compte ne peut que se retourner contre ceux qui se prennent pour des tracteurs de semi-remorques ! Ceux qui semblent ne vivre que pour contrarier les autres ont eu une vie contrariée.

 

Soit ils ne réussissaient pas à attirer sur eux l’attention de leurs parents, soit ce sont ces derniers qui n’avaient cure de l’avis de leur rejeton. Dans tous les cas, nous trouvons à la base de ce comportement, un besoin irrépressible, compulsif, de forcer les autres à écouter, quitte à les faire taire, par tous moyens quelque peu efficaces. Et l’agression verbale couplée à l’affirmation que l’autre est « dans l’erreur », est l’une des plus efficaces manières de court-circuiter l’intellect d’un autre et de l’obliger à se concentrer sur ce que pense un autre mental que le sien. Bien sûr, en plus d’être efficace, cette méthode peut coûter horriblement cher, et pas seulement à celui qui se laisse ainsi piéger par les misères morales de son prochain !

 

Pour se mettre à l’abri de ce genre de piège psychologique, il faut tout d’abord comprendre ce qui se produit réellement dans la tête de l’autre, de celui qui arrive comme un cheveu sur la soupe et qui, alors qu’on ne lui a rien demandé et surtout pas son avis, commence d’emblée à semer ses déjections mentales qui sur un forum, qui sur un support médiatiques tel que Facebook par exemple. Très rapidement, le Troll de service cherchera non pas à démontrer qu’il a raison mais bien que vous avez tort.

 

Ce qui prouve bien l’existence, en arrière-plan de la conscience de veille, d’un ancien passif sous la forme d’un compte à régler avec ceux qui, jadis et durant son enfance, ne l’ont pas laissé s’exprimer librement, ou encore l’ont forcé à admettre une vérité qui ne lui convenait pas. Dans tous les cas, le deal est de « compenser » la faute et de faire payer chèrement aux responsables les blessures occasionnées. Mais comme il n’est pas aisé de supporter un face à face avec les véritables concernés, toute personne parlant ou écrivant « avec autorité » fera aussi bien l’affaire et sera l’objet d’une projection, dans l’espoir de transférer la responsabilité d’ancienne souffrances, sur tout autre que soi. Le but est que cette fois-ci, le Troll spirituel ait raison ou réussisse à avoir le dernier mot. Avoir raison devient alors le but de toute une vie de croisades verbales ou scripturales, fort épuisantes au demeurant. Surtout pour les autres.

 

Celui qui cherche à avoir raison, c’est le doute qui a eu raison de lui. C’est pour cela qu’il court après l’assentiment d’autrui ou qu’il cherche à imposer de force et à l’aide de mots violents à destination de cet autrui, la raison après laquelle il ne fait que courir. Celui qui sait n’a plus besoin d’avoir raison car son savoir a eu raison du doute. Celui qui est sûr de sa version des fait, n’a nul besoin d’être soutenu, encouragé et encore moins « noté », comme c’est désormais la tendance, cela sous la forme de « pouce en haut – pouce en bas » qui donne l’impression de nous retrouver à la maternelle !

 

Ce besoin compulsif d’être aimé, accepté, plébiscité voire porté aux nues, est très dangereux pour l’équilibre psychologique des plus fragiles et donc, surtout des plus jeunes. Sauf si cela dure toute une vie. Mais dites-moi ce qui peut durer toute une vie, à part la vie, justement ? Et la vie n’a nul besoin d’être encensée et n’éprouvera jamais le besoin de se justifier. Personne ne peu infléchir le chemin qu’elle se trace elle-même aux travers des êtres qu’elle anime et… Qu’elle fait mourir aussi, afin que disparaisse non pas nos individualités, mais ce qui pourrait bien les étouffer, à force de dépendance à autrui.

 

Serge Baccino
Tous droits réservés © 2006-2022

 

On ne nous cache rien

On ne nous cache rien !

 

Il était de mode, voici quelques années encore, d’affirmer bien haut et à qui voulait l’entendre, que « l’on nous cache tout. » Qu’il y ait des personnes malintentionnées et désireuses de cacher leurs méfaits aux yeux de tous, cela est évident, cela l’a toujours été et le sera pour quelques années encore. Mais de là à croire que l’on nous cache tout… Il y a non pas un pas seulement mais les grands canyons du Colorado ! Cela dit, pour qui est un tant soit peu psychologue, voire simplement intelligent, cette version des faits est très arrangeante ! En effet, si on nous cache tout, alors nous ne sommes responsables de rien ! Surtout pas de notre ignorance, et encore moins de notre désir de le demeurer !

 

Savoir, c’est pouvoir. Et obtenir le pouvoir implique d’en user, de faire des choses nouvelles, difficiles voire risquées et ainsi, de pouvoir se tromper puis de devoir en subir les conséquences. Bref, cela implique d’être RESPONSABLE et donc, de s’assumer de pieds en cap. Or, nous connaissons les goûts du français à ce sujet ! Son cri de guerre pourrait tout aussi bien être « C’est pas moi, c’est l’autre ! »

 

En réalité, on ne nous cache rien ; c’est l’homme qui, par ses émotions refoulées, s’empêche de recevoir une information depuis ses canaux intimes. L’information issue de l’extérieur est sujette à caution, mais pas celle issue de l’intérieur. A la condition expresse que les Canaux subtils qui véhiculent l’information, soient libres et propres. Car dans le cas contraire, l’information devient faussée depuis l’extérieur et depuis l’intérieur. La peur, en particulier celle de devoir s’assumer pleinement, bloque les Canaux éthériques du corps du même nom.

 

La règle est assez simple : celui qui refuse de regarder sa propre réalité en face, se refuse également le droit d’en connaître la projection extérieure (ce qui semble se produire au-dehors.) En effet, s’il était possible à une personne sous l’emprise psychologique du mensonge à soi, de connaître tous les petits secrets des autres, à l’extérieur, elle ne serait plus jamais capable, ensuite, d’accéder à sa propre vérité intérieure. Cette impossibilité d’accéder à la vérité extérieure d’autrui, n’est donc pas un problème mais plutôt un moyen efficace de protéger l’être humain de sa peur atavique de ne s’occuper que de lui-même et de laisser aux autres le soins d’en faire de même.

 

Serge Baccino

 

 

La paix oui, mais laquelle ?

La paix oui, mais laquelle ?

 

 Nous serions tentés de considérer pour acquit que tout spiritualiste se doit d’être de nature saine et paisible et donc, d’être un adepte de la paix. Pourtant, pour qui a passé assez de temps sur les anciens « t’chats », sur les forums d’échanges ensuite et désormais, sur les supports médiatiques du Web du style de Facebook, il est plus qu’évident que s’il est bien question et entre autres de paix, le comportement d’un très grand nombre prêche en défaveur de leurs affirmations. Alors qu’il est questions d’échanges, de tolérance et de partage, nombre d’entre les « modernes spiritualistes » passent leur temps en débats contradictoires stériles dans lesquels chacun campe sur ses étroites positions.

 

Cela n’apporte rien, et surtout pas la quiétude mentale que nous serions en droit d’attendre de personnes soucieuses de se situer elles-mêmes « largement au-dessus de la moyenne. » On reconnaît ceux qui aspirent vraiment à la quiétude mentale, au fait très courageux pour notre époque, qu’ils ne discutent qu’avec ceux qui partagent les mêmes idées qu’eux. Les autres, ils ne les lisent ni leur répondent et se contentent de supprimer les graines de violence spirituelles (écrits) qu’ils tentent de semer sur leur passage. En particulier dans le camp « ennemi » de ceux qui ont déjà réussi à assumer et à vivre tout ce qu’eux ne font qu’évoquer avec envie voire jalousie.

 

Mais en fin de compte, c’est quoi, « une personne spirituelle » ? Pour un ésotériste, il s’agit là d’une expression qui ne signifie rien du tout ! Puisque « Tout est fait d’esprit », alors tout est « spirituel » ou rien ne l’est ! Autrement dit, personne n’est « spirituel » ou alors tout le monde. Il n’y a pas là de quoi fouetter un chat (la pauvre bête.) Il est vrai, le terme « spiritualité » existe depuis bien longtemps mais ceux qui suivaient un Chemin de Lumière, n’auraient jamais eu l’idée loufoque de se prétendre « spirituels » ! Ou quoique ce soit d’autre, d’ailleurs.

 

Cette « mode » a été lancée par des personnes désœuvrées demeurant chez elles et plantées derrière leur ordinateur, plutôt que d’être occupée à des tâches bien plus utiles, aussi bien pour elles que pour la société en général. Seul un esprit désireux d’oublier la grisaille d’une vie aussi insipide qu’inutile, pouvait prendre la spiritualité comme moyen de se rehausser à son propre regard et à celui d’autrui. La spiritualité est un vaste domaine couvrant tout ce qui touche, de près ou de loin, à l’esprit ainsi qu’à tous les concepts plus ou moins abstraits, qui gravitent autour.

 

Une chose que les spiritualistes du passé n’auraient jamais tolérée, aurait été d’apprendre que des êtres en mal de reconnaissance, se servent de ce qui avait caractère de sacré à leurs yeux, pour tenter de briller en société. Sans pour autant se lancer dans une étude de psychosociologie, il est facile de voir en cette mode de personnes dites « spirituelles », un moyen d’avoir du succès auprès des plus naïfs, cela sans avoir à fournir le moindre effort. Qui sait encore que la spiritualité est un domaine réservé aux forts, voire au « Lions de l’esprit », comme les appelaient je ne sais plus quel poète de jadis ?

 

Qui sait que cela requiert des années, voire des dizaines d’années d’efforts sur soi-même, consistant à déprogrammer, une à une toutes ces « Mémoires anciennes » qui justement, empoisonnent l’esprit de l’homme et le rende inapte non seulement à la vie sociale ou communautaire, mais pire encore, au bonheur le plus légitime qui soit ? Sans doute plus personne de nos jours. Du moins, plus personne ne faisant pas partie, en silence quand ce n’est pas en secret, de ce groupe de femmes et d’hommes vraiment dignes de ces noms, qui travaillent à créer la Lumière là où aucune « personne spirituelle » n’oserait s’aventurer, à savoir en soi-même. Au plus profond de soi-même, là où réside la Pierre Sacrée.

Qui connaît encore, parmi tous ces spiritualistes du dimanche, celles ou ceux qui comprennent encore le sens premier et profond des lettres « V.I.T.R.I.O.L. » ? Lequel d’entre eux est encore capable de traduire ne serait-ce qu’un seul verset de l’Apocalypse de Jean correctement ?

 

Certes, à côté de ces gens-là, il existe bien une autre espèce de « souffleurs », qui eux, sont beaucoup plus dangereux, car leur grande érudition, et leur érudition seulement, pourrait laisser entendre qu’ils sont de véritables initiés. Ceux-là étudient la Kabbale et vont jusqu’à apprendre le sanskrit, du moins sa lettre s’entend, et peuvent en effet impressionner le profane. Mais leur fermeture d’esprit et leur vanité extraordinaire, aide celui qui a des yeux à les confondre finalement. Nous voici rendus à une époque où la recherche de plus de Lumière spirituelle, est devenue l’entreprise la plus périlleuse qui soit. D’un côté les faussaires et de l’autre ceux qui se servent d’autrui pour asseoir un pouvoir aussi illusoire qu’est grande leur ambition secrète.

 

Comment s’y retrouver, dans cette forêt de prétendants à transmettre une chose qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes ? Car la Science Sacrée est bien plus qu’une connaissance livresque ou qu’une naïve prétention à la sainteté immédiate : il s’agit d’une chose que l’on ne peut vraiment connaître puis comprendre que depuis l’intérieur et une fois que son travail sur l’homme a porté ses premiers fruits. Autant dire que les conseils pourtant éclairés des premiers Maîtres de l’ésotérisme qui vivaient en Europe dans la période allant du XIIe au XVIIIe siècle, ne peuvent plus nous être d’un quelconque secours. Bien au contraire ! Jugez plutôt. Roger Bacon, philosophe, théologien et savant anglais (1214-1294) conseillait les novices ainsi : « Celui qui apprend doit croire, celui qui sait doit examiner. »

 

Cette maxime célèbre serait heureuse si elle s’adressait à de véritables humains, non pas à des êtres dont seule l’apparence physique relève de l’humain. Des êtres dont le seul dessein est de tromper, trahir, voler et mentir autant que faire se peut. De celui qui trompe les autres sciemment et pour de vulgaires histoires de fric, à celui qui parle avec autorité au sujet de ce qu’il ignore, comment initialiser le processus d’évolution, en se mettant à croire avant de pouvoir examiner ? Car pour « examiner », c’est-à-dire pour essayer de juger de la valeur d’un enseignement quelconque, il ne suffit pas de « croire » : il faut surtout une solide intuition et un mental à l’épreuve des flèches aiguisées des manipulateurs en tous genres !

 

Nous vivons désormais à une époque dans laquelle pour ne pas se faire abuser par les différents « Marchands de rêves inaccessibles », il faudrait presque se trouver déjà au niveau d’un étudiant de l’ésotérisme qui a déjà trois ou quatre années d’étude dans son cabas mental. Autant dire que le nombre de « gogos » qui se font littéralement plumer, chaque année, est en train de crever les plafonds de la bienséance. Même aux yeux d’un vendeur d’électroménager de supermarché et payé à la commission. Il est des limites qui ne peuvent être franchies sans que celui qui s’y risque ne perde quelque précieuse partie de son âme. Certains sont en train d’en perdre des parois entières ! Fort heureusement, l’âme humaine est ainsi faite qu’elle se redresse toujours. C’est un des bons côtés du problème.

Moi qui aie eu l’honneur et le plaisir de connaître quelques derniers véritables grands initiés de notre époque, durant ma jeunesse, je puis témoigner que plus le temps passera, plus il deviendra improbable, pour un chercheur sincère, de trouver une nourriture substantielle faite d’autre chose que de lait pour bébés. Les derniers initiés me confiaient qu’ils préféraient cesser de transmettre (d’enseigner), car on ne donne pas du bois pour faire des torches à celui qui ne possède plus de feu et ne compte plus en allumer. Les deux derniers me confièrent, avec un soupir de résignation, qu’il ne serait très bientôt plus possible de compter sur le bon sens, la logique et, surtout, sur l’intuition des chercheurs de Lumière, pour reconnaître les véritables instructeurs ou, plus modestement, de simples professeurs vraiment qualifiés.

 

Non pas que ces mêmes chercheurs puissent manquer tout à coup de ces mêmes qualités, mais plutôt parce que tous ceux qui font le jeu inconscient des Forces de l’Ombre, connaissent la plupart des astuces qui permettaient, jadis, de reconnaître un véritable initié. Ils usent désormais d’artifices sophistiqués qui leur permettent de tromper le plus attentif et prudent des étudiants en recherche de connaissance véritable. Et comme il n’est guère possible de connaître la valeur d’un enseignement sans y goûter au préalable, ceux qui maintes fois se sont fait rouler dans la farine, finissent par se décourager et à laisser tomber toute forme de recherche de vérité.

Pourtant, à notre époque, il existe encore une « branche » de l’ésotérisme ancien mais éternellement d’actualité, qui n’est pas tributaire de ce genre de problématique. Je veux parler évidemment de la psychologie ésotérique ou « psy éso ». Qu’est-ce que la psy éso a donc de plus que toutes les autres méthodes d’enseignement ? Réponse : Rien ! Il s’agirait moins d’un « plus » que d’un RIEN ! La psy éso n’attend rien et ne demande rien de « spirituel » à ses étudiants. Elle leur présente des outils qui ont fait leurs preuves sur des centaines d’années ou plus, puis leur conseille de ne pas chercher à briller plus haut que leur propre cul !

La psy éso n’a rien à voir avec la religion, le mysticisme ou même, avec l’ésotérisme tel que quelques-uns le connaissent encore. Il est totalement étranger aux diverses traditions, y compris celles qui sont ésotériques, anciennes ou nouvelles. Il s’agit d’une simple étude des lois et des principes qui régissent le fonctionnement de l’esprit. C’est tout ! Si l’étudiant veut se la jouer « Je brille plus fort que le soleil lui-même », c’est son problème et cette décision ne regarde que lui. S’il désire jouer au grand savant, qu’à cela ne tienne, il est libre ! Et même si, malgré la profondeur océanique de certaines parties de cet enseignement, l’étudiant veut se comporter comme un sauvage et parler comme un charretier, cela le regarde également ! Et lui seul ! Il est possible à la psy éso de considérer les choses aussi librement, simplement parce qu’elle prévient chacun que nul étudiant ne sera jamais « représentatif » de la psy éso, cela parce que cette dernière ne peut pas l’être, n’ayant rien à gagner, à « défendre » ou à prouver à personne.

Bien sûr, il y en aura toujours un pour s’exclamer, tout heureux : « Ah ! Celui-là, vu sa vulgarité, doit être un élève de la psy éso ! Un élève « avancé » ! » Mais reconnaissons ici qu’il y a toujours eu des imbéciles désireux de faire aux autres ce qu’ils détesteraient qu’on leur fasse à eux (les juger.) Mais ceux-là ne comptent pas. Ils ne compteront d’ailleurs jamais. Même à leurs propres yeux, il faut bien dire. Leur punition est déjà assez sévère sans qu’il faille en plus les condamner, alors qu’ils le font si bien eux-mêmes !

 

À l’inverse, dire que la psy éso est « formidable », cela parce que telle personne fort plaisante l’étudie depuis des années, est tout aussi stupide. La psy éso ne transformera jamais un âne en cheval de course, ni un pur-sang en baudet. Chacun est déjà ce qu’il sera ensuite et au pire, la psy éso ne fait que hâter l’expression de la véritable identité de chacun. Mais elle ne la crée pas. Il faudra bien qu’un jour les personnes réputées intelligentes, réussissent à comprendre qu’il existe une différence énorme entre apprendre des choses extraordinaires et être un individu extraordinaire. Me faut-il vraiment me montrer encore plus précis ?

 

Il est dit : « Si tu veux la paix, prépare la guerre » (« Si vis pacem, para bellum. ») Cette version peut être retenue à condition que cette « guerre » soit livrée au véritable et unique ennemi, à savoir à l’intérieur et à tout ce qui n’est pas Soi. Je « vois », dans quelques années à peine, arriver sur l’avant-scène du Monde de la spiritualité, de belles âmes fortes et droites qui, lorsqu’elles apprendront l’existence de l’ésotérisme, feront de leur cheval de bataille un sujet très précis relié à « la rétention du passé » qui, même si de nos jours il est déjà largement « exploité » (le terme est choisi) par les Marchands de rêves inaccessibles, ne sert encore qu’à flatter le Moi-Idéalisé de quelques Marchands du temple plus recouverts de paillettes que d’autres.

 

Ces belles âmes dont je parle ici, auront un caractère bien trempé et un peu particulier. En effet, elles pourfendront les Marchands sans aucune pitié et révéleront aux yeux de tous, le Mensonge et l’abus de confiance dont font actuellement l’objet, en tant que victimes, ceux qui ont la mauvaise idée de faire confiance à n’importe qui en matière de Connaissance Sacrée. Mais je ne devrais pas en dire davantage, car ce sera leur principale activité que de faire « le Ménage de Printemps » au sein de cet immense panier de crabes qu’est devenu le Monde de la spiritualité. Que ceux qui pensent que mon langage et acerbe et ma plume tranchante comme le rasoir, attendent plutôt que ces futurs grands initiés se mettent qui à parler, qui à écrire ! Dès lors, oubliés seront ma plume quelque peu osée et ma vindicte provisoire et sans longue portée !

 

Serge Baccino

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment – Dossier – Fin

Pourquoi il est si difficile d’évoluer vraiment ?

Troisième partie et fin.

Le rôle d’une personne désireuse d’évolution ou, plus sobrement, qui souhaite réellement cesser de souffrir est de tout d’abord se dés-identifier de son « moi » social pour s’identifier au potentiel intérieur. Le « moi » ne peut acquérir que ce qu’il est capable de produire, tandis que le Soi est sans limites. Les gens ne changent pas parce qu’ils ont peur, à partir de leur « moi » qu’ils s’imaginent être en exclusivité, de s’avouer leur échec. Ils présentent que même s’ils tentent d’évoluer, ils n’y parviendront pas, du moins pas à partir des capacités très limitées du « moi ». Alors, de guerre lasse, ils décident de ne plus chercher à le faire, cela afin de ne pas (ou de ne plus) être confronté à cet affreux sentiment d’impuissance et d’échec. « La translation psychologique » est donc une nécessité, et elle se résume à rehausser sensiblement son Regard et à faire l’effort mental de s’observer penser et agir, sans porter de jugement de valeur, sans même chercher à bloquer les processus mentaux devenus « naturels » (spontanés) avec les années. Juste observer tranquillement.

 

Cela dit, il y a un abîme entre le fait de s’observer à partir d’un niveau de conscience ne participant pas de l’évènementiel, et de décréter, du jour au lendemain, que notre conscience est désormais transférée au niveau de l’observateur et qu’elle n’en bougera plus !
C’est hélas l’erreur commise par tous ceux qui, non correctement ni suffisamment formés aux lois du fonctionnement de l’esprit, s’imaginent pouvoir faire tout et n’importe quoi, et bien sûr, sans aucune guidance ! Ce genre d’attitude mentale (appelé « Mudra » en sanskrit) et hélas de plus en plus répandue, bien qu’il ne soit pas nouveau. Jadis, les Alchimistes nommaient « souffleurs » ceux qui faisaient mine de savoir sans même avoir pris la peine de réellement apprendre auprès de plus avancés qu’eux.

 

Sans rentrer dans trop de détails, nous dirons simplement que le « moi » possède un intellect qui gère l’ensemble de ses processus mentaux et qu’il est divisé en deux « polarités » ou parties égales et complémentaires, en plus de s’opposer afin de s’équilibrer.
La première polarité intellectuelle est appelée « l’ego intellectuel » mais avec l’habitude, tous les psy éso disent simplement « l’ego » (avec un petit « e »). Ce dernier se rapporte à toutes les faiblesses, les peurs, les manquements, les limites ainsi que les déceptions et les souffrances qui en résultent et qui viennent s’accumuler dans la subconscience. Il est à noter que cette forme d’ego est uniquement rencontrée dans l’enseignement propre à la psy éso et ne forme pas la partie pouvant produire vanité ou orgueil véritable. Est-il utile de préciser qu’à cause de cette partie dite « en souffrance », le « moi » a une opinion déplorable de lui-même qui par ailleurs, l’insupporte totalement ?

 

C’est là qu’intervient la seconde polarité, nommée « Moi-Idéalisé », qui arrive à point nommer pour NIER totalement tout ce qu’affirme « l’ego ». Affirmations terriblement réductrices et négatives, qui affaiblissent énormément la structure psycho-énergétique de la partie dite « incarnée » de l’être humain. En gros, le M.I. a pour rôle majeur de « prouver » que tout ce que croit et pense l’ego intellectuel est totalement faux. Le problème est que si l’ego place la barre très bas (s’abaisse et exagère ses défauts), le M.I. lui, place la barre beaucoup trop haut ! Ce qui fait dire aux psy éso (et à tous ceux qui connaissent l’existence de cette partie du « moi » humain) que les prétentions du Moi-Idéalisé ne sont jamais vécues, car impossible à assumer. Cette dichotomie naturelle entre l’ego et le M.I. a pour effet que le « moi » est incapable d’évoluer, même un peu, car une partie de lui « freine » tandis que l’autre tente d’accélérer.

Si on y ajoute les limites réelles du « moi », on réalise vite que si l’évolution est possible, ce n’est certes pas à partir de lui ou grâce à ses seuls moyens. Toutefois, ceux qui désirent passer outre le rythme évolutif naturel et propre à chacun ignorent que quelque chose en eux qu’ils prennent tout d’abord pour un afflux de positivité, va se transformer rapidement en leur plus implacable ennemie ! Je veux parler du « Moi-Idéalisé. » Son rôle, nous ne devons pas l’oublier, est de nous assurer de notre immense beauté, de notre force, de notre charisme et, en un mot, du fait que nous sommes déjà arrivés au But avant même d’être parti ! Le M.I. est doué pour ne retenir, dans une lecture de texte spirituel, par exemple, les mots, phrases et conditions susceptible de lui permettre ensuite de nous « encourager » avec une certaine efficacité. Hélas, en fait d’efficacité, le M.I. nous pousse à nous nourrir d’illusion et devient rapidement ce qui nous fera passer rapidement et aux yeux de tous, pour un hurluberlu ayant abusé de produits illicites.

Les nouveaux spiritualistes, je parle de ceux qui se découvrent « des pouvoirs » du jour au lendemain ou qui ont consulté une voyante leur ayant affirmé qu’ils étaient très évolués et provenaient de la planète « Pandora », située au centre de la galaxie, sont un exemple parfait du piège tendu par le « Moi-Idéalisé » au « moi » réel (ou naturel ou encore actuel). Même si la chose n’est en rien intentionnelle mais relève simplement d’un mode de fonctionnement quasi autonome.

De même que ceux qui s’imaginent qu’en deux week-ends et après avoir lu une dizaine d’ouvrages spécialisés, ils peuvent s’installer comme professionnels de la spiritualité. Pour être franc, il faut au moins entre trois et cinq années d’études consécutives pour pouvoir se permettre de se présenter en « consultant » en spiritualité. Et il n’est pas encore question d’enseigner l’ésotérisme, juste de s’occuper de spiritualité générale, bien plus accessible.
Un prof d’ésotérisme qui se respecte a dû étudier une douzaine d’années, pour se montrer vraiment efficace et à la hauteur de cette tâche. Et la plupart des ésotéristes ont entre vingt-cinq ou trente années de pratique derrière eux.

 

Lorsque l’on voit de nos jours le nombre d’instructeurs de ceci ou de cela qui fleurissent chaque année et qui auparavant, sans doute un ou deux ans avant, étaient dans le commerce ou le marketing, on est en droit de s’inquiéter, non pas pour eux, ils se portent comme des charmes et leur compte en banque également, mais pour les débutants qui arrivent sur le « marché » de la spiritualité (comment l’appeler autrement, désormais) et qui sont bien forcés de faire confiance pour apprendre les bases d’une connaissance qui devra, ensuite, leur servir de garde-fou et leur donnera les moyens de jauger qui est qui. Hélas, le plus grand nombre n’arrivera sans doute jamais à ce niveau, car dès le départ, les dés sont pipés et ceux qui se présentent en « enseignants » ne font que rassembler des connaissances éparses piquées çà et là puis en font une synthèse rapide qu’ils s’attribuent généreusement et leur permettent de « se faire un nom ». Sur le dos des autres, les vrais connaisseurs et enseignants.

 

Tout le monde a le droit de vivre, même sans avoir de morale ou le sens de l’honneur, mais ce qui nous dérange, ce sont les dommages envers les nouveaux étudiants, ceux qui se proposent de tout découvrir, émerveillés et tout naturellement incapables de reconnaître un charlatan d’un authentique initié de haut niveau. C’est uniquement pour eux que cela devient regrettable et il me semble utile de le rappeler et même souvent. Ce que je fais depuis des années. Après, libre à chacun de l’interpréter de la manière la moins dérangeante pour son confort mental personnel.

Or donc, le piège dans lequel je recommande à tout étudiant de ne jamais tomber, c’est celui qui consiste à s’identifier au Soi sans avoir pris le temps de libérer le « moi » de ses contraintes. Bien sûr, le Soi a la brillance de l’or pur et le « moi » est d’un terne affligeant, parfois. Mais se ranger derrière les prétentions du Moi-Idéalisé est la pire des erreurs qu’un spiritualiste puisse commettre. Il s’agit d’une fuite en avant, dans l’espoir immature de se cacher nos véritables faiblesses et limitations qui, de toute manière, continuent d’exister de plus belle et même, prennent de l’ampleur puisque désormais livrées à elles-mêmes.

Il s’agit d’une illusion égotique très dangereuse, non pas seulement pour la vie sociale mais également à un autre niveau. Le résultat est à chaque fois le même : la personne s’imagine pouvoir assumer les prétentions de son « Moi-Idéalisé » et ne peut, au mieux, que s’offrir une vie « en esprit » et non pas en vérité (ou socialement.) Sans compter que cela est très dommageable pour l’évolution et même dans L’Après-vie (pour ceux qui y croient) et oblige les personnes immergées dans le Mensonge à soi, de faire des efforts de plus en plus inhumain, dans l’espoir de ne jamais se recouper, se trahir et dévoiler à la face de tous, leur imposture quasi totale.

Pourtant, il est plus facile et relaxant d’être enseignant en ésotérisme que « vedette en spiritualité » pourquoi ? Parce que la spiritualité repose sur des concepts typiquement émotionnels qui obligent ensuite ses prétendants à jouer un rôle de composition et à se faire passer pour des êtres qu’ils sont bien incapables d’incarner. Qui pourrait être toujours aimant, en paix, joyeux, conciliant, soucier de tout pardonner et plein de compassion universelle ? Gageons que le Christ lui-même hésiterait un moment avant de s’y atteler !
Tandis qu’en ésotérisme, il n’est pas réclamé que l’enseignant soit un être extraordinaire, qui brille au soleil et par tous les pores. Un enseignant de l’ésotérisme, même s’il est avancé, n’en fait pas grand cas et ne brille en fait que par sa simplicité. Rien ne le distingue des autres et sa nature humaine, défauts et limitations inclus, est assumé sans efforts ni regrets, en toute simplicité. Une spiritualité mal comprise sera ensuite et forcément, une spiritualité mal vécue. La plupart des personnes qui essayent de s’adonner à la spiritualité, s’imaginent rapidement ne pas avoir « le niveau » !

 

Or, ce « niveau » est celui de l’être humain ordinaire, tout simplement. Personne n’a à prouver quoi que ce soit à personne, chacun se doit de travailler sur soi et pour soi, seule manière de faire profiter à tous, d’un caractère bienveillant mais aussi naturel et sain que possible. Une fois encore et avant d’en terminer avec ce dossier, méfiez-vous, vous qui commencez tout juste à placer un pas sur le Chemin de la Réalisation de Soi (ou toute autre expression qui vous chante), du Moi-Idéalisé !

Vous n’avez pas envie de savoir combien d’échecs cuisants lui sont imputables, chaque année. Ce n’est pas juste pour faire peur aux enfants que l’ésotérisme affirme que sur mille personnes qui s’engagent un jour sur le Sentier de la spiritualité, un seul arrive à tenir le cap et à remplir sa vie de tous les trésors qui sommeillaient en lui et n’attendaient qu’un peu de reconnaissance pour s’épanouir.

Et il n’est pas question ici de « valeur » ou de dispositions particulière, mais juste d’honnêteté, de franchise, d’implication personnelle et d’un désir irrépressible de cesser définitivement de se mentir à soi-même. Autant dire que les candidats à ces simples qualités d’âme, ne se bousculent pas au portillon !

Lorsque nous étions encore des enfants, nous commettions sans doute tous la même erreur de jugement, erreur tout à fait excusable au vu de notre âge, bien évidemment. Cette erreur pourrait se nommer « Confondre Résistance et capacité à s’individualiser. » Il est bien connu qu’à un certain âge, les enfants commencent à manifester des vélites d’indépendance et donc, commencent à se construire une personnalité bien à eux.

Du coup, l’autorité parentale est rejetée au profit des caprices personnels. Du moins au départ. C’est ensuite, bien plus tard soit à l’adolescence, que les jeunes âmes en construction commettent l’erreur évoquée et expliquée ci-après. Le fait qu’il leur faille encore et toujours obéir à leurs parents et aussi à leurs aînés, leur pose un réel problème de conscience. Ils se disent que s’ils continuent à manifester de l’obéissance, les parents ne cesseront jamais d’avoir le dessus sur leur caractère et sur les décisions qui en découlent.

Quel parent n’a pas entendu au moins cent fois cette phrase type : « Mais maman, papa, je ne suis plus un enfant ! » Généralement suit l’indication précise de l’âge atteint, censé cautionner le fait que, désormais, l’adolescent acceptera beaucoup moins de répondre favorablement à l’autorité parentale.

Selon la personnalité naissante des ados, cela peut se passer avec quelques frictions mais peut aller au clash le plus total. Tout dépend de celui qui cèdera en premier à la pression, de l’ado ou du parent concerné par cette crise d’adolescence qui, en réalité, est une crise de l’âme, pour franchement parler. Une âme qui est arrivé à la déduction pour elle « logique » que pour se forger sa propre personnalité et jouir de toute la liberté apparemment réservée aux seuls adultes, elle doit tout d’abord RÉSISTER à l’autorité parentale pour ensuite la rejeter carrément et simplement. C’est cela que la psy éso nomme cette erreur de parcours par ailleurs compréhensible (ou justifiée) « Confondre Résistance et capacité à s’individualiser. »

En effet, pour s’individualiser, pour accéder à ce droit inaliénable de jouir de sa personne comme bon nous semble, il est nécessaire de ne pas devoir obéissance à un autre que soi. Cela, c’est la théorie à laquelle souscrivent la plupart des adolescents soucieux d’émancipation. Mais en pratique, c’est une erreur de confondre les deux ou du moins, d’associer les deux concepts comme s’ils étaient antinomiques ou incompatibles. Pourtant, l’idée de départ est plus que défendable car, en effet, comment se dire libre de sa personne quand on doit encore obéir à quelqu’un ou lui rendre des comptes ?

Et c’est justement dans la dernière partie de cette question que se trouve la solution la plus viable. Une solution qui, assurément, déplaira à n’importe quel ado en mal de reconnaissance, mais qui sera acceptée sans trop d’efforts par d’autres ados encore accessibles par la logique et le bon sens.

Le propre d’un enfant, même de 16 ans, est de ne pas être majeur d’un point de vue légal. Nous vivons dans une société dans laquelle l’avis des autres a pris une importance presque capitale ! En effet, la question qui se pose à tous, désormais, est « que vont penser les autres à mon sujet ? » Et les plus raisonnables penseront qu’un jeune de seize ans n’est pas encore adulte et que de ce fait, il se doit de se confectionner une identité qui lui soit propre mais sans y ajouter, du moins pour deux années encore, l’option « totale liberté de paroles et d’actes. » Les deux concepts, s’individualiser graduellement et répondre encore un peu favorablement à l’autorité parentale, ne sont en rien incompatibles. Par contre, si le jeune homme ou la jeune femme choisi l’option « sus à l’ennemi » en supposant à tort que les parents s’opposent à sa future individualité, tout ce que pourra obtenir la future personne, par ce type de comportement frondeur, c’est un caractère impropre à une véritable et saine vie en communauté.

 

Un psy éso reconnaît immédiatement une personne qui s’est opposée très tôt à l’autorité parentale. Ces personnes semblent en guerre constante contre l’humanité et n’acceptent de conseils ou d’aide de personne, préférant les voler par la manipulation et les faux-semblants. De plus, il a été démontré que ces mêmes anciens ados frondeurs souffraient tous, sans exception, d’un déséquilibre psycho-énergétique entre les deux pôles de leur personnalité (ou moi social.) En clair, soit leur ego lutte contre leur Moi-Idéalisé, soit c’est ce dernier qui essaye « d’enterrer » (éluder, nier, cacher) la fragile expression de l’ego. Généralement, cela donne deux types différents de futurs individus : ceux qui paraissent être d’éternels perdants qui se découragent à la moindre alerte ou menace, et ceux qui ayant réussi, peu ou prou à « enterrer » leur propre sensibilité (fragilité, dépendance à autrui, émotivité, etc.,) sont devenus d’illustres fanfarons qui se retrouvent anéantis lorsque ce qu’ils se proposaient de placer sous leur contrôle, ne fonctionne pas comme prévu.

À l’inverse, les futurs adultes qui trouvent en eux-mêmes la patience et la volonté d’attendre d’être vraiment arrivés à l’âge adulte pour se prétendre indépendants et heureux de l’être, ont souvent la surprise de ne pas avoir à quémander l’assentiment des autres au sujet de leur droit à la liberté de corps et de conscience. Ce sont soit les parents, soit des adultes extérieurs au cercle familial, qui cautionnent ouvertement la chose et félicitent le nouvel adulte d’avoir réussi à franchir ce cap délicat de l’adolescence. Un cap qui semble être devenu de plus en plus délicat et que peu de jeunes gens réussissent à franchir la tête haute et le cœur serein. Il est rare que les rapports « parents/nouveaux adultes » soient riches en rapports paisibles et bienveillants ! Quand ce ne sont pas les parents qui se languissent que leur rejeton quitte enfin le nid familial, car désormais, ils ne supportent plus ses frasques, ce sont leurs rejetons qui considèrent leurs parents comme des moins que rien, voire des tyrans en mal d’esclave à régenter !

Bien sûr, il existe des cas, nombreux par ailleurs, où tout se passe correctement et où les rapports futurs entre parents en jeunes gens nouvellement adultes, sont des plus prometteurs. Mais pourquoi traiter de ce qui va déjà très bien, quand on sait que seul ce qui ne va pas encore peu nous affliger mais être heureusement, transformé en mieux ? S’occuper de tout ce qui SEMBLE briller déjà est le réflexe inconditionnel de tout nouveau spiritualiste qui « se respecte » (façon de parler) et c’est pour cela que la spiritualité est en train de devenir un véritable panier de crabes !

Car faire mine d’être « merveilleux » sur tous les plans, en plus d’être évidemment impossible, pousse n’importe quel être humain à « se lâcher » de temps à autre sur des personnes auprès desquelles il est inutile de jouer la comédie, et qui nous connaissent sous notre vrai jour. Et au bout de quelques années, la vraie nature humaine nous déborde et nous commençons à devoir « masquer » ce que certains commencent à découvrir, avec plus ou moins de déceptions.

Une des principales astuces psychologique des grands pontes de la spiritualité est de se rendre au plus tôt « inaccessible » ou du moins, très difficile à côtoyer. Ils jouissent généralement de la présence, autour d’eux, de « gardiens de la porte » qui prennent leur mission très au sérieux. Mission qui se résume à filtrer les inconvenants, à savoir ceux qui pourrait dire ou faire une chose susceptible de chagriner hautement la vedette spirituelle.

Et une personne qui a passé sa vie à se mentir, est obligée de mentir aux autres jusqu’à la fin. Or, comme la chose est impossible de renfermer éternellement la véritable nature d’un être, le couvercle finit tôt ou tard par céder sous la pression. Il devient dès lors urgent d’exposer le moins possible cette marmite surchauffée au relationnel ordinaire qui, justement, est conçu pour nous mettre sur le nez le moindre de nos défauts et le plus petit de nos mensonges.

Bien sûr, ceux que nous rencontrons, aimables ou infects, ne savent pas qu’ils sont les agents bien inconscients mais terriblement efficaces de notre « karma personnel », à savoir notre mission qui se résume à nous perfectionner sans relâche et une vie durant. Les autres sont là pour nous empêcher de dormir ou pour nous réveiller à nos songes de gloire, plus ou moins brutalement. Et donc, pour ménager la cocotte-minute en train de surchauffer, il est de rigueur d’éviter au Mensonge ambulant que sont devenus certains, d’être exposé au risque d’éclater littéralement en public, perdant ainsi et définitivement, toute chance de se faire passer pour des êtres extraordinaires. Se montrer discret et se replier sur soi-même par peur de devoir vivre aussi « dangereusement » que tous les autres, est très différent !

Pour en terminer avec cette étude (ou dossier) dont le but n’est pas de tout vous mâcher mais de vous offrir matière à réflexion, voire à méditation, je porterai à votre bienveillante attention un des modes de fonctionnement étonnant du subconscient. Celui-ci raisonne uniquement de deux manières : par déduction et par associations d’idées. De plus, il conserve toutes ses « archives » (les Mémoires) en les inscrivant AU PRÉSENT ! Ceci est d’importance, car sans cela, comment admettre puis accepter l’idée que la plupart de nos conditionnements mentaux proviennent en droite ligne de la prime enfance ? Il paraît évident qu’un enfant raisonne comme un enfant et un adulte comme tel ! Mais il n’en est rien, bien au contraire !

Tout ce que l’enfant a cru comprendre et tout ce qui l’a marqué le plus profondément, se trouve toujours inscrit au présent dans les Mémoires d’un adulte plus tard. Ce qui explique pourquoi certains hommes se conduisent encore comme des enfants ! Même nos habitudes proviennent non pas « du passé » mais de « lois » animiques (relatives à l’âme, donc) inscrites encore maintenant dans la subconscience. Raison pour laquelle il est si difficile de se défaire d’une habitude, surtout si par ailleurs elle est productrice de plaisir !

J’espère que ce nouveau dossier vous permettra de comprendre pourquoi l’homme a tant de mal à évoluer, et vous aidera à initier un changement profitable en votre âme ! C’est tout « le mal » que je nous souhaite à tous !

 

Serge Baccino