Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Polymerdence spirituelle

Polymerdence spirituelle

Ou tenter de s’occuper de tous les domaines de la spiritualité en même temps ou pire, d’un seul mais trop tôt.

 

Nous sommes, paraît-il, au siècle de la polyvalence, le saviez-vous ? Si vous l’ignorez encore, c’est que vous ne bossez plus pour un employeur depuis fort longtemps déjà. Du genre une vingtaine d’années au moins ! Car dans le cas contraire, et sauf votre respect, (voir plus loin), vous êtes embarqué dans la même galère que tous les autres bossant en entreprise ou dans une quelconque société et pour un patron. Au départ, l’idée pouvait en effet paraître séduisante. Du moins pour le patron. Bien que du point de vue d’un employé passablement naïf, il est bon d’apprendre, encore et toujours et ce, dans son propre métier.

Si vous travaillez au rayon chaussure d’une grande enseigne de sport, par exemple, vous devez en savoir déjà pas mal sur les différentes formes de chaussures, ainsi que leur utilité, par exemple. Mais si par manque d’effectif (excuse souvent invoquée, même de nos jours) vous devez passer au rayons « pêche et appâts », vous risquez de ne plus pouvoir mettre à profit vos connaissance en chaussures de sport. De même si vous passez, le jour d’après, au rayon des « boissons toniques » et la semaine suivante, au rayons des « vêtements de sport masculin. »

 

La phrase magique entonnée par tous les employeurs de France et de Navarre est : « De nos jours, il faut être polyvalent ! » Traduction complète et en tenant compte des véritables intérêts de chacune des deux parties (employeur/employés) : « Vous allez devoir travailler pour deux, voire pour trois, et vite apprendre des spécialités que vous ne connaissez pas. Bien sur, vous deviendrez ainsi de bien piètres conseillés de vente pour les clients, mais moi, je vais faire des économies substantielles ! » Si au bout de quelques années, vous en avez marre d’être toujours payé au SMIC, vous irez sans doute tenter votre chance chez un autre employeur. Comme vous en connaissez « un rayon » (le cas de le dire) sur votre premier métier (rayon chaussures de sports), vous allez chez le concurrent direct de votre précédent employeur, croyant pouvoir ainsi le faire suer.

Là, vous demandez à vous occuper du rayon chaussures de sport, et l’employeur vous questionne sans même pouffer : « Mais vous ne savez vendre que des chaussures ??? » Alors, en toute innocence, voire naïveté, vous répondez : « Non, car dans mon emploi précédent, je passais souvent dans les autres rayons mais… »

Et avant que vous terminiez votre phrase, l’employeur probable vous lâche un sournois : « Évidemment ! Plus personne n’embauche d’employés qui refusent de se plier aux exigences de l’entreprise ! »

 

Et là, vous apprenez que pour une somme modique (car vous débutez chez eux, n’est-ce pas ? Même dix ans d’expérience comptent pour du beurre, quant on change d’emploi) Vous allez avoir les mêmes fonctions que chez votre ancien employeurs. Tous deux en riront d’ailleurs beaucoup, devant un verre, en se racontant leurs aventures de patrons d’entreprise, et votre ex-employeur dira en trinquant avec sa troisième bière : « Il s’imaginait quoi, le bougre, qu’ailleurs ce serait le Pérou ? » Ce qui leur permettra de rire de longues minutes encore et grâce à vous.

Bien. Vous allez sans doute me demander quel rapport avec la choucroute ? En quoi cette histoire bien triste de polyvalence concerne la spiritualité ? Pour le comprendre, je dois poursuivre quelques lignes encore puis ensuite, promis, vous allez comprendre ! Surtout les concernés !

 

Nous retrouvons notre infortuné spécialiste en chaussures de sport, qui décide de changer non pas de crémerie seulement mais carrément de métier. Il va d’abord, et avant de prendre cette douloureuse décision (voir plus loin) chez un marchand de chaussures, se disant que là, au moins, il est assuré de… Vendre des chaussure. Même si c’est pour un SMIC ! Et là, l’employeur potentiel lui demande : « Vous avez quelle expérience de la chaussure et sur combien d’années successives ? » Toujours sans aucun vice, soucieux d’équité et honnête, l’homme répond : « Disons que je n’ai pas fait que ça, car dans mes trois précédents emplois, il fallait être polyvalent, et… »

Et là, le marchand de chaussure lui coupe la parole et rétorque avec un air narquois du plus bel effet : « Polyvalent ??? Quelle drôle d’idée ! Si vous vendez des chaussures, vous n’allez pas vendre des saucisses chaudes ou des voitures de course : vous devez rester dans votre spécialité, cela au risque d’être surtout mauvais en tout ! Je suis désolé, mais la place vacante dans mon magasin réclame un vrai chausseur, qui n’a fait que cela les dix dernières années au moins. »

 

En colère, on le serait à moins, l’homme quitte le magasin de chaussures et décide de changer de métier. Carrément ! Et dès son premier rendez-vous d’embauche, la première question qu’on lui pose, c’est : « Quelle expérience sur un long terme avez-vous et dans quel métier précis, cher monsieur ? Car notre entreprise n’embauche que des spécialistes. » Croyez-vous utile de continuer ou vous commencez à « sentir arriver la patate », comme le disait un pote ?

A présent, nous pouvons parler de spiritualité. Mais oui ! Spiritualité qui contient tant de domaines différents, spéciaux, fascinants, n’est-ce pas ? Qui serait assez fou pour se limiter à l’étude exhaustive… D’un seul sujet ? Un inconscient, sans doute ? Faut voir…

 

Au départ, on est littéralement fasciné et nous trouvons tous les sujets comme étant fascinants. C’est un fait. Mais c’est surtout un problème, voire un piège dans lequel tombent désormais les générations de « Chercheurs de Lumière » qui, je vous rassure, ne « chercheront » pas bien longtemps ! Peut-être le temps de deux, trois séminaires sur un week-end et après avoir lu deux livres et rencontré l’auteur de ces derniers. Tout au plus. Au départ, ils vont tout lire, tout avaler, de plus en plus d’info et de plus en plus vite. Jusqu’à l’indigestion. Ensuite, ils deviendront quasiment sages et décideront de se « spécialiser » !

Entendez par là qu’après avoir perdu leur temps sur des années à étudier mille sujets différents et sans aucune relation, si possible, ils vont, en quelques mois, voire une année tout au plus (pour les plus sérieux), « se spécialiser » dans un des différents domaines de la spiritualité.

 

Vous me rétorquerez sans doute que, jusque là, ma foi, il n’y a rien de répréhensible ni même de critiquable ! Nous verrons bien. Au vu de ma longue introduction, si j’ose dire, on pourrait penser que ce désir de se spécialiser, après de longues errances dans différents secteurs, ce désir de spécialisation va dans le sens apparent de nos espoirs. Mais il n’en est rien. Car faire tout et n’importe quoi, c’est la meilleure manière de devenir non pas « bon à tout » mais « mauvais à tout ». Rien n’est plus hasardeux qu’une connaissance incomplète.

Mais prétendre « se spécialiser » en n’étudiant et ne pratiquant que quelques mois seulement et à la va-vite, revient à postuler à un emploi pour lequel il est réclamé vingt ans de métier alors que l’on commence à peine à en connaître les bases. Car la nouvelle « maladie » chronique et hautement transmissible par voies mentales, qui sévit depuis quelques petites années dans le Monde de la spiritualité, se nomme : « Demain, je m’installe à mon compte pour enseigner les autres ! » Comme déjà mentionné, un ou deux stages intensifs, une demi douzaine de livres et la rencontre d’un célèbre praticien (qui a un demi siècle d’expérience à son actif, mais bon) et hop ! Je peux m’installer comme Pro, la conscience tranquille !

 

Mais est-ce bien là de la spécialisation ? D’aucuns (sans doute concernés mais chut) argumenteront : « Oui, mais bon, pour l’obtenir, cette expérience, cette spécialisation, encore faut-il débuter et attendre que les années passent en faisant leur œuvre, non ? » Réponse mesquine mais honnête : Oui et… Non ! Oui, car la formulation est bonne, au départ. Il faut en effet débuter puis laisser faire le temps avec la pratique.

Mais certainement pas d’une manière professionnelle et sur le dos d’autrui, surtout !

Rien ne vous empêche de vous entrainer « à vide » ou sur des parents et amis et ce, durant quelques petites années, en toute gratuité (encore heureux.) AVANT d’en faire votre métier et laisser entendre ainsi que vous êtes déjà un pro de la question ! Car même si vous ne le dites pas ouvertement, votre carte de visite le laisse désormais entendre.

La nouvelle vague, pour ne pas employer le mot mode, c’est « le coaching » ! Une véritable hécatombe chaque année ! A ce rythme là, la plupart des jeunes gens qui avaient bien besoin d’être guidés et d’apprendre à s’assumer en l’état, voire retrouver le sentiment de leur propre valeur, vont être « coach » !
Ben oui, ce sont surtout les jeunes gens qui ont le plus besoin de guidance et/ou de conseils éclairés, non ? Mais si la prémisse est bonne, qui va « coacher » qui, si le nombre de « coachs » est tel, qu’il n’y a presque plus de jeunes à coacher ? C’est rigolo, non, présenté ainsi ? Pas vraiment, non. Cela ferait plutôt peur !

Une nouvelle vague, n’ayant pas peur du ridicule qui, décidément, ne tue pas, c’est maintenant un fait probants, se nomment elle-même « coachs de vie » ! COACHS DE VIE ! Vous réalisez ou pas encore ? Eux, c’est clair, ils ne réalisent pas. Ils n’ont d’ailleurs aucun intérêt à le faire, c’est clair !

 

A une époque où les spiritualistes de Facebook ont la bouche pleine et débordante d’amour, de compassion et, surtout, d’humilité (sic), voilà que nos jeunes gens à peine équarris par la vie, prétendent « apprendre à vivre » à leurs semblables ! Eux qui n’ont pas encore eu l’occasion de s’y entrainer un minimum au moins. Coachs de vie ! Au secours ! Le monde est devenu complètement maboul ! On peu désormais faire avaler tout et n’importe quoi au peuple : il ne voit ni ne comprend plus rien, désormais. La désinformation de masse est un franc succès : félicitations ! Remarquez, c’est peut-être pour cela que le premier gamin venu peut leur réapprendre à vivre ?

Si c’est bien le cas, cela fait encore plus froid dans le dos ! Et le fait que ceux qui sont concernés se sentiront surtout « agressés », comme tout jeune un peu déboussolé qui se respecte, n’est pas fait pour nous encourager à penser différemment ! Car si les premiers concernés ne réalisent pas dans quel piège spirituel très anciens ils sont tombés, la tête la première, ils auront tendance à se débattre et donc, à s’enfoncer plus encore. Sans compter qu’ils ne comprendront alors jamais pourquoi ils ont choisi de s’occuper des autres, au lieu d’eux-mêmes, comme ils l’auraient dû.

 

« C’est le progrès, c’est de notre temps », dirons certains vieux sans trop y croire mais décidés à ne plus se prendre la tête en vain et pour des personnalités naissantes n’en valant peut-être pas la peine, finalement. Mais dans un monde où règne en maître la désinformation et autres pièges à gogo, un monde où certains (soi-disant) « lanceurs d’alertes » font très gaffe à ce qu’ils disent ou écrivent, n’est-il pas naturel voire simplement humain de vouloir tirer à son tour la sonnette d’alarme, puisque personne d’autre n’ose le faire ? A moins qu’il y ait des « alertes » à lancer et d’autres, surtout pas ? Nous savons la Presse officielle définitivement gagnée par cette gangrène de l’information conditionnée et orientée, lorsqu’elle n’est pas carrément fausse ou prévue pour faire figure de somnifère public.

Allons-nous au devant d’une époque dans laquelle même les spiritualistes soit disant « purs et durs » vont apprendre à se taire, voire à parler la langue de bois des hommes politiques ? De toutes manières, quels sont les « risques » réels encourus par nos charmantes têtes blondes à peine sorties des jupes de leur maman, mais prêts à enfiler la tenu du médecin, du psychiatre voire de Superman ?

 

Un juge d’instruction, un procureur ou un ministre, par exemple ont un réel pouvoir sur les masses. Si l’un d’eux se met à dénoncer une activité quelconque, là oui, il y a de quoi se faire un brin de souci ! Mais une personne ordinaire, issue du peuple et y restant, surtout, quel pouvoir a t’elle vraiment ? Et pourtant, les personnes concernées s’affolent littéralement et en arrivent à être méchantes et acides dans leurs propos ou dans leurs actes, lorsqu’on fait mine de parler seulement de leur manque de maturité spirituelle (car c’est de cela qu’il s’agit en fait, mais chut.) Pourquoi cette réaction ? Que risquent-ils les pauvres choux ? Qu’on fasse cesser de force leurs activités un brin superflues, pour ne pas dire mieux ? Et avec quel pouvoir, s’il vous plaît ?

 

Alors leur frayeur doit être tout autre et venir d’autres part. Ou de bien plus haut dans leur propre hiérarchie animique. Mais là n’est pas la question, car ce dernier point nous entrainerait trop loin et la patience de mes lecteurs les plus assidus, a des limites quand même ! Je terminerai cet article par une question déjà posée mais que je désire absolument proposer à votre réflexion : « A quel moment un lanceur d’alerte véritable devient-il gênant pour ceux qui ont inventé ce principe visant, justement, à avertir simplement les autres d’un risque potentiel ? N’est-ce valable que pour les autres, pour les méchants déjà reconnus comme tels ou bien est-ce valable pour tout et pour tous ? » Mais dès lors, ne risquons-nous pas à en arriver à ce qu’il se crée des « lanceurs d’alertes » pour dénoncer… Les « lanceurs d’alertes » ?

Qui va s’y retrouver, si cela arrive ? Les gens du peuple ? Surement pas ! Voyez déjà pour qui ils votent et dans quel état d’esprit ils vont voter, et passons tout de suite à autre chose. A la suite logique de cette dégringolade des valeurs humaines.

Et vous, qui lisez, qu’en pensez-vous ?

Nota : Cette question ne s’adresse pas aux « coachs » et assimilés, car je connais déjà leur réponses et je crois que je survivrais si je dois me passer encore un peu de leur avis éclairé.

 

Serge Baccino

Sortir de son corps, c’est quoi ?

Il est souvent fait mention, dans les écrits mystiques, spiritualistes ou même ésotériques, de « sorties de corps » ou autre expressions du même genre. Par exemple, « Journey out the body », en anglais, ou, dans notre chère langue natale, « voyage hors du corps » ou encore, « voyages astral », « dédoublement », etc. Pour les ésotéristes, le terme exact serait plus « projection psychique ». En effet, ces termes sont bien plus explicites de ce qui concerne le phénomène en lui-même et de ce qui se produit vraiment dans ce cas précis. A noter que dans l’expression « projection psychique », nous trouvons le mot projection, bien connu des psychologues de tous bords.
On parle par exemple de projection quant une personne s’adresse à une autre et lui parle de choses qui la concerne pas au premier chef. Peu ou prou, tout le monde ou presque « projette » sur autrui, ne serait-ce que sur les enfants, les parents, le conjoint, etc. Il peut donc nous arriver de reprocher à un tiers, une chose dont nous sommes l’unique responsable, cela parce que nous refusons catégoriquement de l’assumer. En psychologie ésotérique ou «psy éso», pour faire plus court, un transfert est une tentative de projection qui a réussi.

Exemple, vous accusez une personne innocente de vos propres fautes et cette dernière se met à culpabiliser, cela parce que vous avez réussi à lui transférer le poids de vos propres responsabilités. Bien sur, vous ne perdrez pas pour autant ce poids qui vous demeurera lié, mais au lieu d’une seule personne malheureuse, il y en aura deux. C’est là un état d’esprit typiquement atlante, selon la phraséologie propre à la psy éso (et seulement à elle pour le moment.)

 

Mais revenons à nos fameuses sorties de corps. Dans les faits, l’homme ne sort pas de son corps : il pénètre d’autres états d’esprit, s’identifie temporairement à eux et, durant ce laps de temps, il « oublie » (perd de vue) l’état d’esprit principal, celui avec lequel « il fait corps » habituellement, c’est-à-dire l’état d’esprit général avec lequel il s’identifie, le plus souvent et le plus longtemps (rythme/durée.) Lorsque la conscience ne se manifeste plus par l’intermédiaire de la Fréquence-Terre, par le biais du corps, en somme, elle se retrouve un peu comme dans les rêves et elle s’imagine être plongée ou encore se trouver au milieu d’un décor mental qui devient alors « son monde » et ce, aussi longtemps que la conscience n’est plus ré-associée au système nerveux (au sensoriel) du corps de chair.

En clair, pour l’être, il y a toujours un « plan de vie », un Monde et il y a toujours un corps (éthérique) et la seule différence est que tout y est plus beau, plus brillant, plus « vrai », peut-être…

 

Conclusion : chaque état d’esprit, chaque émotion durable, peuvent être « habitées » et donner ainsi l’impression d’être autant de « Mondes » dans lesquels la conscience de Soi (« Je Suis ») peut se projeter et s’y promener, comme dans un décor terrestre, Elle au centre, tout le reste autour d’Elle. En fait, ce que la personne croit être elle et tout le reste, ce qui lui semble encore lui être étranger, en somme.

Serge Baccino

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Enfance, éducation et Chemin de vie

Note : le présent extrait est tiré de l’enseignement de la psychologie ésotérique ou « psy éso » et il est présenté ici à titre indicatif et hors de son contexte original. Ce texte est sous copyright et n’est donc pas libre de droit ou de copie. Toutefois et sur demande, il pourra être reproduit, à condition que ce blog et son auteur soit clairement cités ou mentionnés. (Écrit en septembre 2000.)

(…)

Lenfant à naître arrive sur Terre avec un Chemin de vie (ou une « trajectoire spirituelle ») déjà pré-tracé, du moins dans ses grandes lignes. Il n’existe que deux types d’éducations : celle relative à un chemin de vie contrarié (90% des cas) et celle d’un chemin de vie favorisé (10%.) En fait et actuellement (années 2000), 98% des parents n’aiment pas leurs enfants : ils aiment ce que ces derniers leur permettent de vivre et de ressentir. Ce qui est très différent. Si les parents aimaient vraiment leurs enfants, d’amour mûr, ils ne tenteraient pas de les changer, de les remodeler à leur image et tous les enfants seraient heureux, sains et équilibrés, et de ce fait, tous les adultes le seraient également.

 

Un chemin de vie contrarié entraine des déséquilibres mentaux, organiques et nerveux et donne naissance à des adultes affectant un type de comportement irrationnels. Ils héritent en somme du mental aberré de leurs géniteurs qui sont hélas aussi leurs tous premiers instructeurs voire « programmeurs. » A l’inverse, un chemin de vie favorisé entraine la maximisation d’une vie humaine et aide l’adulte à être, faire et devenir ce qu’il est venu être, faire puis devenir, en fin de compte. Il n’est plus question de satisfaire l’ego des parents mais d’aider l’enfant à s’en créer un qui lui soit propre, ne serait-ce que pour avoir le plaisir inénarrable de les dépasser ensuite, de s’extraire des limites qu’il imposera nécessairement. C’est à ce moment que l’on peut parler de «Mission pleinement réussie

 

Le Mental Analytique, à savoir le mode de raisonnement parfait (et surtout complet) avec lequel naissent quasiment tous les enfants et ce, tout naturellement, est perturbé, voire endommagé, du fait que l’éducation tient compte non pas des intérêts réels et immédiats de l’enfant, mais de l’intérêt réel et immédiat des parents et du reste de la société. Ce qui lui est inculqué, finalement, c’est comment plaire aux autres ou, et à l’inverse, comment se servir des autres pour réussir soi en les écrasant eux (concurrence.)

Il s’agit là d’une Société dont le mode de fonctionnement considéré comme « optimal », est en fait basé sur le Mensonge, l’hypocrisie et la négation des besoins réels de l’humanité. Il est donc bien question de déchéance et non pas de réelle progression qui elle, implique de s’améliorer soi en tout premier lieu. La logique est la force d’un (futur) individu. Si l’éducation parentale et l’enseignement scolaire ne sont pas basés sur une logique absolue et définitive, le mental de l’enfant et donc, du futur adulte, sera perturbé. C’est tout son comportemental qui s’en ressentira une fois rendu à l’âge adulte.

 

Exemple banal d’illogisme dans l’éducation : attendre d’un enfant qu’il ne dise pas de gros mots, alors que les parents jurent eux-mêmes comme de véritables charretiers ! Ou encore, lorsque les parents exigent de leurs enfants honnêteté et franchise en toutes situations, alors qu’eux-mêmes se mentent, se trompent et se trahissent sans vergogne. Et qui plus est, sous le nez de leurs gosses ! Un enfant est seulement immature, il n’est pas nécessairement con, savez-vous ? Et il y a aussi « L’éducation par l’exemple » ! Une hérésie monstrueuse, basée sur la prémisse pour le moins idiote que « nous sommes tous égaux » et que nos besoins sont de ce fait identiques. L’enfant aura tôt fait de vérifier le contraire dans sa vie d’enfant puis dans celle d’adulte. Il faut comprendre que les parents sont très rarement comme leurs enfants. Les enfants sont ce qui manque à ces parents pour être « eux-mêmes », tandis que les parents représentent ce qui sera nécessaire à cet enfant pour devenir ce qu’il pourrait être. La meilleure forme d’éducation n’est donc pas « l’exemple » mais plutôt une sorte de « vois et apprend », une guidance en réponse aux prédispositions de l’enfant.

 

Autrement dit, l’enfant apprendra ce qu’il doit être ou, et à l’inverse, ce qu’il ne doit surtout pas être, en « étudiant » ses propres parents et en les observant vivre, tout naturellement. Par exemple, l’enfant « héritera » d’un père menteur et violent, parce qu’il est venu incarner les notions humaines de franchise et de douceur de caractère. Ou inversement, il aura un père « mou », indolent voire lâche, parce qu’il est venu apprendre à se montrer volontaire et courageux (par exemple.) D’où l’importance de ne pas tricher non pas « avec l’enfant », ce qui ne veut rien dire, mais avec soi-même. Cela de manière à ce que l’enfant soit confronté à la véritable nature de ses parents, et non pas à une vision édulcorée, mensongère, idéalisée et donc, impossible à vivre ou à incarner. Surtout par les parents !

 

La personnalité naissante d’un enfant se fonde en grande partie sur l’équilibre précaire qui peut exister entre sa capacité à suivre ses penchants naturels (encouragés ou non) et sa capacité à faire face à toutes les contradictions formelles hérités de l’éducation et de apprentissage socio-culturel. Les gens qui sont toujours « dans le contrôle » et qui veulent tout gérer, cela au point de vouloir transformer leur vie en une partition écrite à la main et sans aucune fausse note, sont avant tout des enfants qui ont été contrariés dès leur naissance. Ce besoin compulsif de tout gérer est issu d’une tentative avortée de compenser le passé, de faire en sorte de ne jamais avoir vécu ce qui a été pourtant vécu. (Action prépondérantes des Mémoires.)

Les problématiques d’un Chemin de vie contrarié.

 

Ne pas en tenir compte revient à déséquilibrer d’office l’enfant, car il ressentira des « penchants » pour lesquels il n’aura obtenu aucune « réponse » favorable des parents, voire une réponse inverse et donc opposée. Cette absence de réponse favorable à ses penchants naturels ou la présence de réponses défavorables à ces mêmes penchants naturels, donneront un futur adulte déséquilibré, tenté par sa nature réelle et profonde, mais déviée de celle-ci par son éducation. Ce sera alors celle des deux forces antagonistes en présence qui se révèlera être la plus forte, qui donnera la note de base de toute une vie d’adulte. Cette note sera soit « une blanche », signe d’équilibre et de réalisation de soi, soit « une noire » (dièse), signe de déséquilibre et de combats incessants entre les deux parties opposées mais non-complémentaires, de la personnalité.

L’aberration mentale provient d’une telle lutte intérieure, surtout si les deux forces antagonistes en présence sont d’égale puissance. La dépolarisation mentale qui s’en suivra, sera le résultat final de ce combat intime épuisant. Comme le disait Saint-Augustin, l’un des Pères fondateurs de l’Église Chrétienne primitive :

« Or, ce combat au fond de mon cœur, n’était qu’un combat de moi-même contre moi-même. »

 

CONCLUSION : Il est vital autant que primordial de ne jamais se servir de l’enseignement ésotérique pour culpabiliser. La culpabilité est la solution des lâches. En effet, culpabiliser revient à admettre que l’on n’y peut rien, que c’est ainsi, que nous n’avons aucun pouvoir sur notre vie, etc. Il faut comprendre que quoique nous fassions, y compris nos « erreurs » apparemment les plus grossières, servent à l’apprentissage. Une personnalité, qu’elle soit « réussie » ou qu’elle soit « un échec cuisant » (selon nous), n’est en fait que l’une des multiples facettes du Tout. Or, TOUT doit être manifesté, quelle que soit notre vision de certaines parties de ce Tout. Vous comprendrez un jour pourquoi l’univers a absolument besoin de « Toutes Choses », y compris les « mauvaises », pour produire le Moteur de l’évolution de la Conscience.

En attendant, comprenez simplement que si la réussite d’un projet est toujours envisageable, l’erreur ou l’échec ne l’est jamais ! Cela justement parce que TOUT doit absolument se produire, afin que la Conscience puisse progresser en s’appuyant sur toutes les conditions d’existence afin de pouvoir les dépasser toutes.

 

Serge Baccino

Tiré de l’enseignement de la psy éso, section « Enfance et éducation. » Tous droits réservés, copie partielle ou totale interdite sans la permission de l’auteur.

Partage de passion ou passion partagée ?

 

J’aurais pu commencer cet article par ces mots aventureux : « Nous avons tous une passion ou une autre…. » Mais je sais et vous le savez aussi, c’est archi faux ! Alors n’ayant pas spécialement l’intention de prendre mes lecteurs pour des billes, je ne commencerai pas ce nouvel article par un aussi gros mensonge. Et ce ne sont pas les jeunes d’aujourd’hui qui me contrediront, si je me fais bien comprendre toutefois. Une passion, c’est un peu comme avoir un braséro allumé dans la poitrine : on ne sait plus qui brûle qui ni même pourquoi ni depuis quand.

N’est pas passionné qui veut, bien que chacun peut aussi bien employer le mot « passion » comme d’autre emploient le mot « WC » ! Mais là n’est pas le cœur de mon propos.

 

L’idée de départ était de dire que si vous partagez votre vie avec une personne qui ne partage pas votre passion, vous serez… Partagé. Partagé entre votre passion et votre désir de ne pas déplaire à celui ou à celle qui ne la partage pas, mais alors, vraiment pas ! C’est bien ainsi que les choses se passent, pour la plupart de couples, non ? Nous sommes bien d’accords ! Mais que pourrait bien être un partage, en l’occurrence ? Qui devrait partager quoi et avec qui ? La passion, ça ne se commande pas. C’est comme une envie subite d’aller uriner. Bien sur, l’autre peut très bien tenter de «faire des efforts», comprendre s’entrainer à se faire suer comme un rat mort, «par amour» ou pour faire plaisir au conjoint (en un seul mot, je vous prie.)

Mais faire des efforts pourquoi ? Et surtout, pour qui ? Si l’on doit se forcer pour tenter de «partager» une passion, ce sont alors ces mêmes efforts que l’on partage, pas la passion qui était en question. Et une passion ne demande aucun effort pour être entretenue : elle s’entretient très bien toute seule, merci !

 

Par contre, c’est le degré de cohésion d’un couple, qui ne s’entretient pas tout seul. Sinon, ça se saurait, non ? Nous sommes de nouveau bien d’accord ! Et qui parle de cohésion devrait de suite après évoquer la cohérence, dans sa plus simple et définitive acception. Un couple dans lequel un seul est passionné tandis que l’autre fait seulement semblant de l’être, est-ce cohérent, selon vous ?

Combien de temps ça peut «tenir», au juste et selon vous ? Vous me rétorquerez peut-être : « Mais c’est formidable que l’un tente ainsi de faire des efforts pour plaire à autre ! » Quand à moi, j’ignorais le fait qu’il faille forcer pour plaire alors qu’il suffit de plaire «en l’état», c’est-à-dire «tel que l’on est vraiment» et ce, depuis le début de la relation. Pourquoi devrions-nous «faire des efforts» ?

Quelle drôle d’idée, finalement ! Comme je l’écrivais sans l’ombre d’une honte, la passion est un feu dévorant qui se suffit à elle-même et ne demande qu’une seule chose : être exprimée librement. Le passionné des deux n’a donc pas à fournir d’effort pour être qui il est déjà.

 

Et l’autre, alors ? L’autre, s’il n’est pas passionné, c’est qu’il ne l’était pas auparavant. Une passion naît toujours avec celle ou celui qu’elle se mettra en devoir de dévorer, sa vie durant. On ne devient donc pas passionné : on l’est ou on ne l’est pas, un point c’est tout. Dès lors, où se situe l’embrouille, si embrouille il y a ? Et je vous confirme qu’embrouille, il y aura. Tôt ou tard. Cela sous la forme d’une des deux personnes conjointes qui devra cesser d’être ce qu’elle est pourtant ! Ah bon ? Mais oui, et à l’évidence !

Réfléchissez deux secondes. Si c’est du passionné des deux dont on doit parler, alors disons qu’à un moment donné, il réalisera que sa passion non partagée, oblige l’autre à faire des efforts et, en un sens, à ne plus être lui tel qu’auparavant, avant que lui vienne cette idée saugrenue de «singer» son/sa partenaire. Dès lors, le passionné des deux devra mettre sa passion en sourdine, voire lui demander d’atténuer son feu, afin d’épargner à l’autre des efforts aussi inutiles qu’épuisants à la longue.

 

S’il s’agit plutôt de celui qui fait des efforts pour encourager l’autre à exprimer sa passion, disons qu’il ne tiendra pas le coup bien longtemps. Avant peu, il en aura marre de se trahir ou pire, de se rendre peut-être ridicule, lui qui, finalement et il est vrai, n’a jamais eu aucune passion. Avant peu, soit l’un se sentira obligé de se trahir, soit ce sera l’autre qui partagera ce même ressenti. Voilà la seule chose que «partagent» celles et ceux incapables de s’accepter en l’état. Notez que je n’écris pas «de s’accepter l’un l’autre tel qu’en eux-mêmes» mais bien «de s’accepter chacun d’eux et pour eux-mêmes, tels qu’ils sont réellement.» Accepter l’autre en l’état est bien moins risqué que de s’accepter soi, vous pouvez me croire ! Il est facile d’accepter l’autre : il n’y a rien à faire pour cela, puisque l’autre est exactement ce qu’il est déjà (sic)

Mais s’accepter soi relève au moins d’un tour de force digne des grands cirques Barnum ! Être soi est risqué, surtout quand être soi amène à déplaire ! Ou nous amène à croire que nous allons déplaire, ce qui en fait reviens exactement au même. En plus, le combat est disproportionné et en fait, tout sauf équitable.

 

En effet, l’un devra continuer à être passionné, porté littéralement par le feu de cette passion qui le meut, ce qui est peu fatiguant, tandis que l’autre devra «faire des efforts» dans le temps et risquer de penser que l’autre va croire qu’il(elle) ne l’aime plus, si ces efforts en arrivaient à disparaitre un jour. Voilà qui est au moins épuisant, si ce n’est mieux ! Et devinez un peu qui devrait «lâcher» le premier, succomber à sa méthode efficace d’auto-trahison ? Celui qui à force d’efforts n’en a plus à commettre, justement. Et l’un qui est épuisé se mettra à jouer l’air de la déception de soi ou de la rancune envers l’autre, tandis que l’autre se sentira responsable de tout et de rien, alors que pour tout, il n’y est pour rien (relisez, au cas.)

 

Mais au fait…. Pourquoi un couple devrait-il « partager » une même passion ? Pourquoi devrait-il partager autre chose que ce plaisir sain et naturel d’être ensemble et de se sentir bien ? Le mot «partager» ainsi que le concept qu’il est censé véhiculer, sont pour le moins piégeux. Sauf si à l’instar de Jésus, on est capable de partager le pain et les poissons mais… à sa manière ! Mais pour toute personne se rêvant ordinaire, partager est souvent synonyme de RÉDUCTION. Il est rare qu’en partageant le pain, il y en ait toujours plus et, surtout, pour tout le monde ! Ainsi, tenter de partager ce qui ne l’est pas déjà, reviens à réduire au moins de moitié ce qui existe déjà et ne demandait en fait qu’à s’exprimer.

 

Si vous avez du mal à capter ce dernier concept (partager = réduire, faire diminuer), achetez donc une baguette de pain au supermarché, puis essayez de la partager en plus de dix morceaux et vous verrez ce qu’il vous reste lorsque vous tenterez d’en extraire un onzième morceau ! C’est cela «partager» : cela revient à réduire ce qui est mais à ne rien ajouter à ce qui n’est pas encore et n’a sans doute pas à être avant longtemps.

Une passion se partage seul, si je puis dire. Elle est faite pour soi, raison pour laquelle c’est soi qui en vit (ou en subit) le Feu. Si la Grande Vie désirait que le Partage soit, chacun de nous naîtrait à tous les coups avec au moins une passion commune a un certain nombre d’autres personnes et ce sont uniquement ces dernières qui se rencontreraient entre elles, en étant heureuses puisque non obligé de partager… Ce qui l’est déjà.

Or, il est clair que ce n’est pas le cas ! Mais il existe toutefois une chose à la fois magnifique et unique à partager vraiment : le fait que nous soyons tous à la fois si différents et pourtant si semblables.

Voilà ce que j’avais à vous partager.

 

Serge Baccino

Inventer l’eau chaude

J‘ai inventé l’eau chaude ! Pourrait s’écrier un homme de notre époque, découvrant, émerveillé, ce que d’aucuns appellent « la spiritualité » ! « Il dit quoi, le monsieur, là ? » Le monsieur, il dit que depuis trente-huit ans, il voit défiler des gens… Qui ont inventé l’eau chaude. Ou du moins, qui en sont persuadés ! Depuis que j’ai commencé sérieusement à étudier et à pratiquer l’ésotérisme « hors tradition », que je nomme « pur et dur », sans colorant ni édulcorant, à savoir juste les Lois et les Principes du fonctionnement de l’esprit, je vois défiler régulièrement, un nombre incroyable de gens ayant atteint « Ceci » ou bien « Cela » et, bien sûr, à être les seuls uniques à n’en plus pouvoir à y avoir réussi !

 

Et le pire c’est que chacun de ces premiers découvreurs de l’eau chaude que personne ne pouvait connaître avant, forcément, ont droit à leurs disciples, à leurs admirateurs, leurs groupies ou à leurs fans (rayer les mentions inutiles.) Ces derniers se chargent ensuite, y compris après la mort du Maître es eau chaude, de laisser entendre à qui n’en a cure, qu’en effet, l’Inventeur aquatique surchauffé, était le seul, l’unique et donc le premier et le dernier s’entend, à avoir atteint un tel niveau. Quel niveau, au fait ? Cherchez pas : un niveau lui étant réservé et nommé d’une manière qui puisse impressionner le simple quidam, des fois que le gars qui lave les carreaux, à l’usine, se mette en tête, l’impudent, d’atteindre lui-même à un tel degré de maîtrise. De maîtrise de l’eau chaude, vous l’aviez compris. Vous voyez bien que vous suivez, quand vous le voulez !

 

J‘ai personnellement été le témoin désabusé de telles forfanteries spirituelles, que ce soit dans des discussions, des échanges sur des réseaux sociaux, sur des forums « de partage » (on se demande de quoi) ou dans des groupes hélas plus organisés. A croire que de nombreux hommes illustres ont tous été les premiers… Dans un domaine unique, j’ai nommé la Vie spirituelle ou « ésotérisme », pour ceux qui ne sont pas sujets à attraper froid, à attraper mal et donc, à laisser tomber facilement (suivez un peu, bon sang, je vais pas toujours tout expliquer de mes plaisanterie à deux balles !)

Mais au fait, ces personnages longuement plébiscités et qui, à un moment de leur carrière, réalisent que leur public en sait sur eux bien plus qu’ils n’en savent eux-mêmes, ont-ils vraiment atteint les degré-niveau-état qu’ils prétendent avoir atteint ?

 

C’est là que ça devient comique, justement ! Car en effet et pour la plupart (escroc de supermarché mis à part), ils ont effectivement atteint qui l’illumination, qui la Supercoconne ou le Nirvikalpa Samedirienquivaille ! Et oui, vous avez bien lu, ne vérifiez pas le degré d’alcool inscrit sur la petite bouteille d’à peine un litre de bière que vous venez de vous siffler, elle n’y est pour rien. La plupart expérimentent en effet des états ou niveaux de conscience correspondant vraiment à ce qu’ils en rapportent ensuite au grand public. En profitant au passage pour réinventer tout un vocabulaire leur étant propre et que d’autres devront évidemment apprendre à employer, s’ils veulent faire partie de la bande.

 

L’idée n’est donc pas de mettre en doute la probité morale de ces augustes nageurs en eaux chaudes, mais de remettre à leur juste place des prétentions qui ne devraient même plus exister et ce, depuis le début du siècle dernier. Que diriez-vous si un de vos cousins éloignés (ce qui est préférable pour vous et vu la suite), vous annonce à brûle-pourpoint (alors que ce dernier n’avait rien dit ou fait de mal) qu’il vient d’inventer l’eau chaude ? Encore ? Mais oui : encore ! Encore et toujours. Du moins, tant que les gens auront envie de se faire passer eux-mêmes pour des cons puis de s’en vanter ensuite. J’adore aider, que voulez-vous !

Sans doute que vous lui apprendriez, avec quelque ménagement, qu’il arrive un brin trop tard, que la chose existe déjà et depuis belle lurette, comme on dit en Provence. Ah bon ? Bah oui. Et dans l’élan, sans doute que vous penseriez à ajouter que non seulement la chose existe déjà mais qu’il vient surtout de vous démontrer sa propre ignorance dans les domaines calorifiques et aqueux ! En effet, pour réussir à croire que l’on a inventé une chose que d’autres connaissent, enseignent et pratiquent depuis des millénaires, non seulement il ne faut pas être très futé mais de plus, il faut être assez ignorant de ces choses. Ne pensez-vous pas ?

Il est toujours possible de se renseigner un peu, avant d’écrire ou de dire des âneries monumentales.

 

Ainsi, l’idée n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais de remettre en cause les prétentions de telle ou telle autre personne, Illuminée à n’en plus pouvoir à la suite d’une mort clinique ou d’un voyage initiatique à Katmandou (18 000 euros, trois jours une nuit, tous frais payés, sauf l’avion et les repas) mais les deux détails qui tuent suivants :

  1. Qu’il est le premier à qui s’est arrivé, qui l’a vécu, et qu’il est donc normal qu’il lance sa propre tradition spirituelle.
  2. Qu’il est le seul à y être arrivé ou à pouvoir y arriver (les autres étant évidemment bien trop cons pour y parvenir à leur tour.)

Si généralement, le premier abus de choucroute vient souvent de l’Initié en eau chaude, le second provient presque toujours de ses admirateurs qui se font un devoir de déifier la déjà presque vedette, puis de laisser clairement entendre que c’est même pas la peine de s’imaginer atteindre un tel niveau un jour !

 

Et c’est là que me revient la célèbre phrase du Maître Jésus : « Ce que j’ai fais, d’autres le feront, et de plus grandes choses encore… » Et là où le Maître de Galilée admet en toute simplicité que d’autres peuvent et pourront prendre la succession et marcher non pas « dans ses pas à lui » mais dans les leurs propres, d’autres, à la mine de constipé ou de dépressif mal soigné ou trop vite, osent prétendre être « les premiers », puis laissent à leur serviteurs le soin d’ajouter « Et sans doute le seul ! » Voilà bien de quoi faire se retourner dans leur tombe tous les Maîtres les plus illustres du passé ! Les pauvres choux, eux qui s’imaginaient savoir quelque chose de valable et donc susceptible d’être transmis à leurs frères en humanité, les voici non pas seulement « oubliés » mais carrément rayés de la carte puis jetés dans la fosse à purin !

 

Jésus aurait du inventer l’intelligence et la peur de passer pour un con. Cela aurait servi à quelques-uns, si ce n’est à quelques autres ! J’ai été le témoin, il y a quelques petites années, d’un tel crime de lèse-bon sens. Il y avait ce mec qui tenait un forum prétendument dédié à un personnage célèbre dans la spiritualité, dont un terme particulier l’avait aidé à rendre populaire.

Un terme que d’autres, en Inde, avaient utilisés bien avant la naissance du dit grand initié et donc de son admirateur transis. Et voilà notre administrateur de forum m’expliquer, sans se faire lui-même pouffer de rire, que ceux qui, en Inde, mondialement connus et reconnus, avaient employaient ce terme, mais n’avaient jamais réussi à atteindre le niveau de conscience sanctionné par ce même terme ! Seul son Mentor ci-dessus évoqué pudiquement, avait réussi à atteindre les plus hauts niveaux de conscience.

Si ce n’était si con, cela en serait presque attendrissant ! Autant dire que même si Cugnot et Beau de Rochas ont inventé le moteur à explosion et le cycle à quatre temps, ce sont tout de même les américains qui ont inventé l’automobile, dans ses moindres composants et cent ans après ! Et la marmotte… Le papier aluminium… Vous connaissez la suite !

 

Le plus triste, dans cette affaire, c’est que ceux qui se proposent de faire aimer leur idole, ne réussissent en fait qu’à lui nuire finalement, à éloigner de véritables chercheurs de son enseignement, à force de le faire passer pour un dieu sinon pire. Les sectes ne sont pas toutes formées par le gourou lui-même, le saviez-vous ? « Bon, OK, mais alors, où il veut en venir, le monsieur ? » Il veut en venir au fait qu’il serait temps que ceux qui grouillent dans cette foire d’empoigne qu’est devenu le Monde de la spiritualité, réalisent, une bonne fois pour toutes, que ce qu’ils découvrent à peine aujourd’hui, d’autres en maîtrisent toutes les arcanes depuis longtemps et d’autres depuis bien plus de siècles encore.

 

Vous me rétorquerez : « Mais ils ne le savent pas, tout simplement ! » Si vous pensez vraiment cela (et on a vu pire sans doute), je vous propose gaiement d’aller trouver les disciples de ces initiés des temps modernes et d’aller leur apprendre que vous êtes capables de faire ou de vivre comme leur idole, puis attendez de voir l’effet ! Vous allez être comblés !

A ce rythme, il viendra un temps, et il approche, où les véritables initiés, ceux qui savent mais ne le claironnent pas sur le web à tout bout de champ, décideront de se taire vraiment et de laisser, à ceux qui ont décidément très faim, les dernières miettes d’un ancien os à ronger sur lequel il ne reste plus rien de comestible.

Comprenne qui voudra et qui pourra !

 

Serge Baccino

Relations toxiques (article invité)

Mais qui veut être la personne qui ne parle pas à sa famille ? Personne. Mais selon Sherrie Campbell, une psychologue licenciée en Californie et auteure du livre Loving Yourself : The Mastery of Being Your Own Person, parfois c’est nécessaire pour le bien de notre santé. La réalité est que les membres de la famille ne sont pas toujours des gens sains pour vous, et si ces gens n’étaient pas de votre famille, vous ne les auriez jamais choisi pour faire partie de votre vie en raison de leurs mauvais comportements avec vous. Campbell évoque plusieurs raisons de mettre fin aux relations avec des membres de la famille :

1. Abus mental et physique

Lorsque la relation est basée sur n’importe quel type d’abus mental, physique, sexuel, verbal ou émotionnel. Lorsque la relation est basée sur la manipulation, manifeste ou cachée, et que vous êtes utilisé et abusé. Lorsque vous vivez dans une anxiété constante, il est temps de vous aimer assez pour partir.

2. Un contact constamment négatif

Il est temps de mettre fin à la relation avec des membres de la famille lorsque le seul contact avec eux est négatif. Le contact que vous avez avec eux sert toujours à vous rabaisser ou à vous faire sentir faible ou inférieur.

3. Beaucoup de stress

Lorsque la relation avec des membres de votre famille crée beaucoup de stress qui affecte les domaines importants de votre vie, au travail, à la maison ou les deux. Lorsque vos émotions sont totalement prises par le fait de vous défendre et de vouloir vous expliquer, il est temps de couper les ponts avec ces personnes.

4. Vous devenez obsédé par leurs ragots

Si vous vous trouvez obsédés par les ragots sur vous, que vous essayez de corriger les fausses informations, et que vous en perdiez même le sommeil, alors vous êtes envahis par la toxicité des membres de votre famille.

5. Relation unilatérale

Lorsque la relation tourne seulement autour de l’autre personne et qu’il n’y a aucune raison réelle pour laquelle l’autre ne peut faire aucun effort pour la santé et le maintien de la relation avec vous. Mais les relations unilatérales sont vouées à l’échec. Maintenant, vous devez commencer à vous concentrer sur votre propre guérison.

6. Quand la relation ne concerne que l’emprunt ou l’argent

Si vous voyez que les membres de votre famille ne vous contactent que pour leur propre intérêt, pour avoir ou emprunter de l’agent, sachez qu’ils sont toxiques à votre bien-être et ne font que profiter de votre générosité.

Les personnes toxiques ne sont pas corrigeables

Ce n’est pas à vous de «corriger» les gens toxiques, même si ce sont des membres de votre famille. Les personnes toxiques créent des drames et vivent dans un monde de négativité et vous devez choisir vous-même si vous pouvez tolérer leur comportement pour toute une vie ou s’il est temps de faire de votre propre bien-être une priorité.

Cela peut signifier de passer moins de temps avec eux, de ne pas partager avec eux des informations personnelles ou de vous déconnecter entièrement, temporairement ou définitivement de leur vie.

Réaliser que le membre de votre famille n’est pas disponible ou ouvert à vous aimer pleinement et complètement, et à découvrir le fait que vous ne pouvez pas faire appel à lui ou lui faire confiance, est l’une des réalisations les plus difficiles de la vie.

Ce n’est pas parce qu’ils sont membres de votre famille que c’est une relation fondée sur l’amour mutuel, le respect et le soutien les uns envers les autres. Vous êtes une famille par le sang et cela peut être le seul lien qui existe dans votre relation.

Vous avez le droit d’avoir une vie saine et heureuse

Vous méritez d’être traité avec amour et respect. Vous ne pouvez pas vivre sainement si vous êtes constamment envahi par leur toxicité. Vous ne vivrez pas une vie positive que vous méritez dans l’entourage d’une personne toxique qui vous blesse délibérément et vous empêche de connaître le vrai bonheur.

Pratiquer l’amour de soi et prendre soin de soi chaque jour sera un nouveau concept pour vous, mais avec le temps, vous verrez et sentirez que c’est le bon pas vers une vie nouvelle et épanouissante.

 

SOURCE : Santé + Magasine

Lien : https://www.santeplusmag.com/pourquoi-couper-des-liens-avec-des-membres-de-la-famille-toxiques-est-un-acte-sain/