Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

la Voie de la Contemplation

« Si tu veux t’engager dans la Voie de la Contemplation, tu dois prendre le sentier qui y conduit. Celui-ci consiste en une conscience pure et sans tache, une vie simple et bien réglée, un comportement modeste et la tempérance dans les choses extérieures. Tu dois réprimer les désirs ardents de ta nature, subvenant à ses besoins avec sagesse et discrétion, venant en aide, dans le monde extérieur, à tous ceux qui en ont besoin, avec amour et miséricorde.

 

Jan Van RuysbroeckAlors, dans le monde intérieur, en te libérant de toute vaine imagination, en regardant vers l’intérieur d’un œil inspiré et ouvert à l’éternelle vérité, en de­meurant en toi-même dans la simplicité, le calme et la paix complète, tu attireras sur toi l’ardente ferveur de l’Amour, une flamme de dévotion dévorante, bondis­sante et s’élevant vers la bonté de Dieu lui-même, un désir aimant de l’âme de se trouver avec Dieu dans Son Éternité, un envol de toutes les choses du Moi vers la liberté de la Volonté Divine.

Toutes les forces de l’âme se rassembleront dans l’unité de ta conscience, remerciant et glorifiant Dieu, L’aimant et Le servant dans une vénération éter­nelle. Et suivant ainsi avec amour cette vie de vertu, tu peux espérer parvenir à la Vie de Contemplation, et si tu demeures fidèle à ton Dieu et à toi-même, alors, à l’heure où II se manifestera, tu apercevras Sa face».

 

JAN VAN RUYSBROECK (1293-1381)

L’inconscient selon Papus (extrait)

« L‘homme est constitué, anatomiquement parlant, par un nombre incalculable de cellules possédant chacune son individualité, mais groupées par fonctions. Nous sa­vons qu’à l’origine, ces cellules, maintenant si diverses, étaient toutes semblables et se nommaient cellules embryonnaires : c’était leur état de plus grande vigueur, leur âge de croissance et de vitalité alors que, comparables à l’enfant par rapport à l’homme fait, elles possédaient une somme de Force Vitale qu ‘elles ont peu à peu perdue depuis.

 

Papus4Maintenant les unes, braves bourgeois, sont devenues des cellules osseuses, paresseu­sement fixées à leurs compagnes de même fonction et se reposant dans leur incrusta­tion de sels calcaires. Les autres, plus actives, ont formé des tissus contractiles, des membranes de revêtement. Mais toutes, elles possèdent cette langueur, ce calme qui prouve l’exercice continuel d’une même fonction. Elles naissent, croissent et meurent sous l’action de ce mystérieux inconscient agissant par le Grand Sympathique et transmettent à leurs descendantes leur quiétude et leur régularité. Telle est la marche générale de la vie organique à l’état normal. Que se passe-t-il en cas d’accident subit ?

Un phénomène absolument remarquable se produit alors. Les globules blancs, les leucocytes analogues aux cellules embryonnaires, ceux qui possèdent encore le plus de force défensive et constructive, accourent en foule autour du point attaqué. Ce sont de véritables soldats, toujours prêts. Ils entourent les corps étrangers, établissent au­tour d’eux une véritable barrière organique et s’opposent à leur progrès. En même temps, les globules rouges s’amassent aussi, apportant une somme considérable de vi­talité à cet endroit. Le lieu du combat devient plus chaud que le reste de l’organisme, il y a une fièvre locale avec de la rougeur ; en un mot, une inflammation prend nais­sance.

 

Papus3

Qui donc a dirigé cette défense ? Est-ce la conscience objective ? Est-ce la vo­lonté ? Certes non. C’est malgré la volonté, à l’insu de la conscience objective que cette admirable action s’est produite ; à peine l’homme a-t-il ressenti par les douleurs vagues le travail qui s’est fait en son doigt, l’inconscient a refait l’organe dans sa forme première ; ce qui montre qu ‘il y a en lui la mémoire des formes. Qui donc après cela vient dire que l’Inconscient n’est pas intelligent ?

Qui donc vient nier l’existence indépendante et individuelle de cette forme quasi divine qui a accompli tous ces mira­cles ? Qui donc vient proclamer que le hasard des affinités chimiques a tout fait et qu ‘il n’y a pas lieu de faire intervenir là un élément intelligent, quoique métaphysique ? Qui donc ne veut tirer aucun enseignement de cet admirable phénomène ?

 

PAPUS (1865-1916)

Le raisonnement : analyse et synthèse

Ce texte est extrait d’un volume de l’encyclopédie «Clartés». Il a l’avantage de donner deux exemples intéressants sur le raisonnement analytique et le raisonnement synthétique.

En le lisant, partez du principe que l’analyse est le propre du raison­nement inductif et que la synthèse correspond plus particulièrement au raisonne­ment déductif.

 

« L‘analyse permet de remonter d’une hypothèse à ce qui la justifie. Elle est la décomposition d’un élément en éléments plus simples. La synthèse permet la reconstruction d’une conclusion à partir des éléments simples fournis par l’ana­lyse. Toute analyse appelle une synthèse qui est reconstruction du composé pos­sédé, dans l’intuition, avant l’analyse. Dans cette synthèse reconstructrice, tous les éléments sont connus, puisqu’ils sont le fruit de l’analyse qui la précède. Alors que le raisonnement analytique a pour forme :

–  Socrate est mortel, car Socrate est un homme et l’homme est mortel.

Le raisonnement synthétique a pour forme :

–  Tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme donc, Socrate est mortel.

La synthèse est constructive, elle utilise des éléments de base de façon ra­tionnelle. Ce sont ces éléments de base qui les constituent. Elle ne retient en conclusion que ce qui est pleinement justifié. Par la synthèse, l’hypothèse est éta­blie comme loi, mais la synthèse n’est possible qu’après l’analyse. »

 

 

ENCYCLOPEDIE « CLARTES »

 

à propos de la mémoire (extrait)

« L‘une des plus grandes facultés de la conscience est le pouvoir de se souvenir, la ca­pacité de retenir les impressions, les choses vues, entendues ou expérimentées. Sans la mé­moire, nous mènerions une existence sans signification. Il est donc, nécessaire de la cultiver. En psychologie, la mémoire est une phase des études régulières. Elle implique la mémorisa­tion des éléments ayant trait à toute activité nouvelle, aux faits pertinents de cette activité et à la possibilité de retrouver les choses mémorisées ou apprises.

Beaucoup de psychologues émettent la théorie que nous nous souvenons par associations d’idées. Une chose vue, enten­due ou ressentie nous rappelle une chose précédemment vue, entendue ou ressentie, par si­militude ou même par opposition. L’expression « association d’idée » signifie que nous relions, consciemment ou inconsciemment, les choses qui se présentent à nous à des choses que nous connaissons déjà.

Si nous lisons un livre ou un article très éloigné du genre d’af­faires dont nous nous occupons, il est probable que cette lecture n ‘éveillera en nous aucune association d’idées et que nous aurons du mal à nous souvenir de ce que nous avons lu.

Si nous lisons au contraire un article qui nous touche personnellement, nous sommes sûrs de nous le rappeler, car nous formons alors une association entre le sujet de l’article et nous-mêmes. Cela indique que si vous cherchez un remède contre votre manque de mémoire, vous devez vous efforcer de cultiver de l’intérêt pour d’autres activités que celles de votre sphère habituelle. Cela est particulièrement vrai pour ceux qui ont tendance à l’introversion et se replient sur leur propre personnalité, sur leurs affaires personnelles.

Fixer son attention signifie utiliser le pouvoir de la concentration. De ce point de vue, le bon ou le mauvais fonctionnement de notre mémoire est une question d’habitude mentale. Il est nécessaire pour beaucoup d’entre nous d’observer ce que nous voulons retenir, car il n’est facile de se souvenir que si l’on développe l’attention individuelle, l’intérêt sincère, le désir et l’usage de la volonté. A vrai dire, chaque expérience laisse une trace dans la mé­moire, mais à moins que l’expérience ait eu un réel intérêt pour nous et ait impressionné no­tre conscience objective, il est peu probable que nous puissions nous la rappeler.

D’un point de vue rosicrucien, la mémoire est plus que des impulsions enregistrées sur une certaine zone du cerveau. Elle est une partie de la conscience, de la personnalité de l’âme, de notre Moi réel.

Avoir la connaissance de ce qu ‘est la mémoire nous rend possible son accès à vo­lonté. Si vous êtes impatient d’exercer votre mémoire, forcez l’intérêt de ce dont vous désirez vous souvenir, concentrez-vous sur cette seule idée, à l’exclusion de toute autre. Formez une association d’idées entre le nouveau sujet et celui que vous connaissez déjà.

Après avoir li­vré le sujet à la mémoire, rappelez-le dans votre conscience objective au moins une fois, car il faut octroyer à la conscience humaine un peu de temps pour assimiler.

Concentration, as­sociation d’idées et assimilation sont donc trois éléments inestimables dans le processus d’enchaînement de la mémoire, et les trois combinés nous dispensent de trop fréquentes ré­pétitions. »

 

RODMAN R. CLAYSON (1903 – 1988)

 

Les organes des sens – seconde partie

« Le goût nous permet d’apprécier et de différencier les boissons et les aliments. Il nous renseigne également sur le degré de fraîcheur de la nourriture. Les récepteurs sont rassemblés au niveau des bourgeons gustatifs, formations microscopiques rassemblées en papilles en cer­tains endroits, lesquelles sont réparties en plusieurs groupes à la surface de la langue. Les bour­geons gustatifs ne sont sensibles qu’à quatre sensations de base : acide, amer, salé et sucré.

sens1On peut considérer que presque toutes les sensations gustatives sont une combinaison de ces quatre sensations de base ; elles se combinent également aux impressions sensitives de la langue (chaud, froid, douleur, tact, pression) et aux impressions olfactives. Goût et odorat sont toujours associés. C’est de l’action combinée de ces deux sens que naît la saveur particulière de chaque aliment. On a souvent l’impression, lorsqu’on est enrhumé, de ne plus percevoir le goût des aliments.

C’est en fait l’odorat qui est atteint, mais le goût seul ne suffit pas à donner une sensation de sa­veur. Lorsque les aliments entrent en contact avec la langue, leur arôme gagne en même temps les fosses nasales. Les récepteurs de l’odorat, situés dans le nez, sont stimulés et envoient au cer­veau des messages sensoriels.

Pour l’homme, l’odorat est le moins important des cinq sens, car il a perdu de son impor­tance au profit de la vue et de l’ouïe. La faculté de déceler les odeurs repose sur des récepteurs olfactifs qui occupent une surface de quelques centimètres carrés au sommet des fosses nasales. Ces récepteurs sont constitués de milliers de cellules munies de cils et recouverts d’une couche de mucus. Les substances odorantes, les aliments chauds, par exemple, laissent échapper des mo­lécules qui flottent en suspension dans l’air.

 

sens2Lorsque l’air est inhalé et traverse l’arrière des ca­vités nasales, les molécules se dissolvent dans le mucus. Il se produit une réaction chimique qui stimule les cils des cellules olfactives et entraîne le départ de décharges d’influx le long des bulbes olfactifs, centres chargés de l’odorat, situés de part et d’autre de la ligne médiane sous les lobes frontaux, et reliés au cerveau par les bandelettes olfactives.

Lorsqu ‘on marche pieds nus sur une épine, la sensation de douleur de la plante des pieds est transmise sous forme d’influx nerveux le long des nerfs sensitifs de la jambe qui rejoignent la partie basse de la moelle épinière. Ces influx cheminent le long de la moelle épinière jusqu’au cerveau, qui les traduit en une sensation de douleur aiguë. Comme pour les zones motrices cor­ticales, on a pu établir de véritables cartes des zones sensitives du cerveau selon le point de dé­part de la stimulation tactile.

Des expériences ont démontré que plus une région du corps est sensible au toucher, plus la zone d’écorce cérébrale qui en reçoit les messages sensitifs est éten­due. La zone du cerveau dévolue à la main et à la face est plus étendue que celle qui reçoit les influx de tout le reste du corps. Il serait difficile à l’homme de survivre sans le toucher.

 

sens3Ce sens informe en effet le cerveau des dangers extérieurs. Mais le rôle du toucher ne se limite pas à la protection : c’est par lui que nous connaissons les objets qui nous entourent. On apprend par le toucher à connaître la qualité des choses, leur consistance, leur « contact ». C’est le seul moyen, pour un aveugle, d’entrer en contact avec la réalité».

 

DOCTEUR MICHEL FERRAND

Les organes des sens

voir2«C‘est sans doute par la vue que nous sommes le plus informés sur le monde exté­rieur. Nos yeux explorent en effet l’espace, dont ils scrutent en permanence les divers dé­tails. L’appareil visuel se compose essentiellement des deux globes oculaires, reliés par les nerfs optiques au cerveau. Les yeux s’adaptent très vite aux conditions extérieures. Leurs mouvements sont extrêmement rapides. L’accommodation permet à l’œil de s’adapter aux différentes distances et de voir avec la même netteté les objets proches et ceux qui le sont moins.

 

Les yeux s’adaptent de même aux variations de l’éclairage : s’il fait très clair, la pupille se contracte et ne laisse entrer dans l’œil qu’une faible quantité de lu­mière ; la nuit, au contraire, la pupille se dilate pour recueillir une plus grande quantité de lumière. Une minuscule image renversée se projette sur une surface photosensible (c’est-à-dire sensible à la lumière), la rétine, qui tapisse le pôle postérieur de l’œil. La lumière pénètre dans l’œil en traversant la cornée, couche transparente convexe formant la partie antérieure du globe oculaire. Elle véhicule des informations visuelles sur les ob­jets qui la réfléchissent dans l’œil. Elle impressionne la rétine, qui contient plus de 130 millions de cellules sensorielles appelées cônes et bâtonnets ; ces cellules émettent des in­flux nerveux sous l’influence des rayons lumineux. L’influx nerveux est véhiculé par les nerfs optiques vers une zone particulière du cerveau, où il est traduit en sensations vi­suelles.

 

Oreille3L‘oreille contient à la fois l’organe de l’audition et celui qui contrôle l’équilibre. L’oreille interne, bien que minuscule, est composée de membranes, d’os et de liquides ca­pables de déceler les sons les plus faibles et d’enregistrer les moindres mouvements de la tête et du corps. Elle reçoit des informations sensorielles qu ‘elle transmet au cerveau, qui les interprète en tant que sons et « équilibre ». L’audition est indispensable à l’acquisition du langage. Certains sons effraient le nouveau-né, mais la voix de sa mère le rassure. Dès l’âge de 3 mois, il la reconnaît ; il commence alors à associer certains sons à des objets et à en localiser la provenance. Vers l’âge de 9 mois, il imite les sons du langage, et vers 18 mois, souvent même plus tôt, il prononce les premiers mots. L’enfant sourd ne peut imiter des sons qu ‘il n ‘entend pas. Aussi ne peut-il acquérir le langage, et à la sur­dité du nouveau-né s’associe toujours une mutité qui aggrave encore l’infirmité.

 

sonLes sons se propagent dans l’air à la vitesse de 331 mètres par seconde. La fréquence, ou nombre de cycles ou de vibrations par seconde, détermine la hauteur du son. Une vibration lente, de 100 cycles par seconde, produit une note grave. Une vibration de 10 000 cycles par seconde produit une note aiguë. La plupart des sons ne sont pas des vibrations pures, mais un mélange de vibrations de diverses fréquences. Les messages sonores cheminent de l’oreille interne au cerveau, le long du nerf auditif. Ils atteignent une zone spécialisée du cortex cérébral, où ils sont interprétés».

 

Docteur Michel Ferrand – «Votre corps»