Le corps de l’homme est le véhicule de la conscience de soi, c’est-à-dire le support matériel que la Vie Universelle met à sa disposition pour évoluer au contact du monde terrestre. Depuis la plus haute Antiquité, ce point fait partie intégrante des doctrines philosophiques et mystiques. Ainsi, Hiérocles, philosophe grec néo-platonicien, se réfère d’une manière très explicite au «Principe de Vie» et à la manière dont il anime le corps de l’homme pour en faire le véhicule de l’être intérieur, autrement dit de la conscience individuelle.
« L‘essence intelligente de l’âme a reçu du Démiurge (Logos) un corps immatériel inséparable et est entrée ainsi dans l’être de l’homme. Elle n’est donc ni corporelle, ni incorporelle, mais comparable au soleil et aux étoiles, qui sont le fruit d’une substance immatérielle. Ce corps animique, que possèdent les êtres humains, est de nature rayonnante. Le véhicule de l’âme est contenu dans le corps de l’homme ; il insuffle la Vie dans l’organisme physique sans vie et sans âme, et véhicule l’harmonie de ce dernier.
Le Principe de Vie de l’homme est l’être intérieur qui produit l’activité de la vie dans l’organisme. L’homme intérieur consiste en une substance intelligente et en un corps immatériel (matériel au sens transcendantal). La forme matérielle visible est la reproduction et l’image de l’homme intérieur. La forme extérieure consiste en un corps animal matériel, non intellectuel.
Par le processus de purification des corps matériel et éthérique, s’effectue une séparation de la substance vivante et de la matière soi-disant morte ; c’est ainsi que l’homme peut acquérir la faculté d’entrer en relation avec les pures intelligences ».
HIEROCLES (430 (?) après J-C)
Mais si, d’elle-même, la raison ne détermine pas suffisamment la volonté, si cette dernière est soumise également à des conditions subconscientes (à des impulsions particulières) qui ne coïncident pas toujours avec les conditions objectives, en un mot, si la volonté n ‘est pas en elle-même en parfait accord avec la raison (ce qui est en réalité le cas pour les hommes), alors les actions qui, objectivement, sont reconnues comme nécessaires, sont fortuites pour le subconscient, et la détermination d’une telle volonté selon les lois objectives est une obligation ; ce qui veut dire que la relation des lois objectives à une volonté qui n’est pas entièrement bonne est conçue comme la détermination de la volonté d’un être rationnel par des principes de raison, mais que la volonté, de nature, ne suit pas nécessairement. »
Alors, dans le monde intérieur, en te libérant de toute vaine imagination, en regardant vers l’intérieur d’un œil inspiré et ouvert à l’éternelle vérité, en demeurant en toi-même dans la simplicité, le calme et la paix complète, tu attireras sur toi l’ardente ferveur de l’Amour, une flamme de dévotion dévorante, bondissante et s’élevant vers la bonté de Dieu lui-même, un désir aimant de l’âme de se trouver avec Dieu dans Son Éternité, un envol de toutes les choses du Moi vers la liberté de la Volonté Divine.
Maintenant les unes, braves bourgeois, sont devenues des cellules osseuses, paresseusement fixées à leurs compagnes de même fonction et se reposant dans leur incrustation de sels calcaires. Les autres, plus actives, ont formé des tissus contractiles, des membranes de revêtement. Mais toutes, elles possèdent cette langueur, ce calme qui prouve l’exercice continuel d’une même fonction. Elles naissent, croissent et meurent sous l’action de ce mystérieux inconscient agissant par le Grand Sympathique et transmettent à leurs descendantes leur quiétude et leur régularité. Telle est la marche générale de la vie organique à l’état normal. Que se passe-t-il en cas d’accident subit ?