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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Manipulateurs ou manipulés ?

Manipulateurs ou manipulés ?

 

Une des choses qui m’avaient marquée, au tout début de mes études de psychologie comportementale, il y a une trentaine d’années de cela, c’est le fait que les personnes manipulatrices, se montraient souvent condescendantes envers les personnes qu’elles manipulaient. Un peu comme si elles en voulaient à ces personnes de… Mais de quoi, au fait ?

Non contentes de manipuler autrui, devraient-elles, ces personnes, se considérer comme étant les véritables victimes, reléguant du même coup les manipulés au rôle peu enviable consistant à demeurer leurs obligées ?

Pour quelles raisons, s’il est bien question de raison en l’occurrence, les manipulateurs témoignent-ils si peu d’estime à tous ceux qui se laissent ainsi manipuler ?

Au premier abord, et si on ne se montre pas prudent, il serait facile d’en conclure que les manipulateurs ne respectent pas leurs victimes du fait que ces dernières sont si bêtes, qu’elles se laissent avoir à ce jeu d’induction mentale, voire d’empoisonnement mental, dans les cas les plus poussés et malheureux. Mais ce n’est pas la bonne raison.

 

Pour comprendre de quoi il retourne vraiment, il faut au préalable analyser d’un peu plus près, les causes qui se cachent derrière ce besoin compulsif de manipuler autrui. Pourquoi chercher à manipuler quelqu’un, si ce n’est pour obtenir quelque chose de lui ? Une chose que le manipulateur croit ne pas pouvoir obtenir autrement qu’en le volant ? À moins que ce ne soit du fait que le manipulateur se croit définitivement incapable d’obtenir certaines choses et ce, par ses propres moyens ? Quelques instants de réflexion devraient suffire à entériner cette dernière version, inattendue certes, mais si logique et évidente par ailleurs.

En fait, la raison première pour laquelle les manipulateurs ont si peu d’estime pour les manipulés, est qu’ils sont persuadés de devoir s’humilier pour obtenir le nécessaire, cela parce que les autres refuseraient, sans cela, de leur fournir ce même nécessaire. Ou si vous préférez, le manipulateur en veut à ses victimes de « l’obliger » à s’abaisser à un style de comportement jadis critiqué (voire condamné.)

Entendez par là que le manipulateur est lui-même manipulé par ses croyances, par ses certitudes. Il est persuadé de deux choses : de sa propre incompétence et du manque d’humanité des autres, qui l’obligent à s’abaisser à ce genre de pratique honteuse afin d’obtenir le nécessaire et sans doute plus.

 

Ainsi, se laisser manipuler par autrui n’est pas une chose très saine, car soit elle permet à l’autre de nous sous-estimer, de nous voir comme une espèce de monstre sans cœur, plus faible que généreux, soit elle permet à l’autre de croire en les bienfaits de la manipulation (puisque « ça marche », n’est-ce pas.) Bien sûr, le pire niveau de manipulation mentale est atteint lorsque le manipulateur en est arrivé à la conclusion définitive que les autres ne sont que des moins que rien qui ne méritent même pas ce qu’ils ont et qu’il est tout à fait normal de le leur prendre ou, au moins, d’en profiter pour eux et à leur place.

Si possible. Par exemple, le « squatteur », celui qui essaye sans cesse de jouir du bien-être et des acquisitions d’autrui, a cessé de penser qu’il ne valait pas grand-chose puisque bien incapable de se fournir à lui-même tout ce qu’il désire. Il pense désormais, que les autres sont obligés de lui faire profiter de biens qui devraient être (aussi) les siens et qui, par quelque caprice de la Nature, lui ont été refusés. Ou volés.

De nombreux jeunes, à notre époque, sont devenus trop dépendants des autres pour avoir encore la force de vivre par leurs propres moyens. Voilà pourquoi nombre d’entre eux vivent soit en communautés, soit « chez des potes » voire « chez maman », alors qu’ils ont déjà l’âge d’avoir des enfants se préparant à en avoir également.

 

Il existe de nombreuses formes différentes de manipulations mentales.
 Toutes ont, pour origine commune, une même conclusion hâtive, que nous pourrions résumer ainsi : « Je ne suis décidément pas capable de subvenir à mes propres besoins. » Toutes découlent du même cheminement mental subconscient : « Puisque ce sont les autres qui possèdent ce qui m’est refusé, je dois réussir à le leur prendre ou à en jouir tout de même, d’une manière ou d’une autre. » Seuls les moyens de parvenir à leurs fins, classent  (catégorisent) les différentes sortes de manipulateurs.

Il y a ceux qui séduisent ou qui sont « le pote que tout le monde réclame dans une fête » et qui en profite pour bouffer et dormir une semaine chez vous, aux frais de la princesse. Il y a ceux qui font culpabiliser (« Tu ne penses jamais à moi… » « Tu es si égoïste… » etc.,) Il y a ceux qui questionnent, interrogent, remettent en cause sans cesse vos paroles, vos actes ou votre mode de vie, etc.

Et bien sûr, il y a les intimidateurs, ceux qui font clairement entendre qu’ils n’hésiteront pas à faire usage de la force, s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils désirent de vous et qui semble leur appartenir de droit. Les criminels en tous genres sont ce qu’il y a de pire et de plus définitif en matière de manipulation mentale. À ce stade-là, plus d’espoir de rémission possible, bien évidemment.

 

Méfiez-vous toujours de ceux qui se montrent menaçants ou violents, ne serait-ce que par la parole, car ils se trouvent désormais dans l’Antichambre qui donne sur le Règne de l’animalité et l’acte risque de suivre rapidement. Des propos à caractère quelque peu agressifs montrent simplement que la personne est déçue, qu’elle attendait autre chose de vous, par exemple. Ce qui peut-être dû à une simple et très passagère déception. Surtout si la personne prétend vous aimer et « vous place un peu plus haut que votre véritable position sur l’échelle sociale ou humaine » ! Pour mieux vous descendre ensuite. Certes. Cela ne signifie pas pour autant que vous êtes « en danger » ou que la personne ne possède pas et par ailleurs, quelque qualité !

Attention de ne pas sombrer pour autant dans la paranoïa ! Seule la pratique et donc, l’habitude, vous permettra de faire la part des choses, de reconnaître le ponctuel ainsi que le définitif et de ne plus confondre les deux, comme le font souvent les gens, dans un sens comme dans l’autre.

 

Serge Baccino

Le présent à l’esprit

Le présent à l’esprit

 

Le présent est un concept abstrait qui est de valeur nulle. Il n’a aucune durée. Il ne peut donc rien contenir du tout. Il s’agit seulement d’un point de référence immédiate, instantané, pour notre conscience qui se déroule sans cesse, passant d’un objet d’attention à un autre, créant ainsi l’impression du temps qui passe. Ce dont nous prenons conscience, le « ici et maintenant » de notre prise de conscience, appartient nécessairement au passé, puisque nous pouvons en prendre conscience. Et si nous pouvons en prendre conscience, c’est qu’il a déjà été créé et même, qu’il s’agit de notre passé, et non de notre présent, qui n’a aucune durée, qu’on ne peut pas mémoriser et dont on ne peut donc prendre conscience.

 

Dès lors, dès que nous croyons vivre une chose, en fait, nous portons notre attention consciente sur quelque chose de passé, qui n’est plus d’actualité. Mais en faisant ceci, nous réactualisons le passé et lui offrons une identité, une présence, alors qu’il n’est plus actualisé ou du moins, ne devrait plus être expérimenté par nous. Bien sûr, penser au passé ne le recrée pas, mais cela nous oblige à le revivre en esprit et de quitter le moment présent, d’en rater toutes les richesses linéaires.

 

Les gens croient vivre « présentement », alors qu’ils vivent en décalage temporel, c’est-à-dire « au passé ». Dans un passé qui est présent dans leur esprit, ce qui lui donne cette impression de réalité immédiate. En fait, en agissant de la sorte, l’homme fait durer le contenu formel de son passé. Et comme ce sont les personnes et les évènements les plus négatifs qui accaparent le plus son attention mentale, il reproduit sans cesse les mêmes problèmes et fait durer les mêmes souffrances qui lui sont associées. Alors, il se plaint de ses souffrance au présent, tandis qu’il observe et fait durer son passé. Ce qui engendre un futur aussi négatif que pouvait l’être son passé. Peut-être encore plus négatif, par l’effet de cumul sur le moral.

 

La solution est donnée par l’exemple d’un employeur qui congédie son employé, cela parce qu’il n’a plus besoin de ses services. Il est dit alors que l’employé est « remercié » par son ex-employeur. Cette expression était de mise il y a encore cinquante ans, car les employeurs prenaient le temps de réellement remercier l’employé congédié. L’employeur trouvait en cette manière de procéder, le moyen de faire savoir à son ex-employé que ce n’était pas la valeur ou la qualité de ce dernier qui était à remettre en cause, mais le fait que le poste n’était plus à pourvoir, n’avait plus d’utilité, etc.

 

C’est ainsi qu’il nous faut agir avec ce que nous croyons observer du présent, alors que nous observons, au présent, ce qui est déjà passé. Nous devons remercier notre passé, surtout s’il a été négatif, car c’est grâce à lui que nous avons pu évoluer. Et en l’occurrence, évoluer a consisté à savoir distinguer l’erreur de la vérité (par exemple.) Critiquer le passé, le traiter en ennemi, aurait pour seul effet de le faire durer plus encore. Pourquoi ? Parce que ces évènements, pour dramatiques qu’ils puissent nous paraître, étaient là pour nous instruire à notre propre sujet, pour nous permettre d’évoluer. Si nous les rejetons, les considérons comme nos ennemis, alors ils sont obligés de durer encore un peu, car nous ne faisons  que démontrer que nous n’avons pas encore bien saisi la leçon de vie.

 

La souffrance ne provient pas du présent mais d’un passé que nous faisons inconsciemment durer, cela en refusant de comprendre puis d’accepter les messages transmis par certains évènements, conditions ou même personnes. Pour faire cesser les souffrances relatives au passé qui dure à cause de notre ignorance des faits, il ne suffit pas de penser à autre chose ou même d’affirmer des idées positives, mais de REMERCIER la vie de faire de son mieux pour nous instruire. Nous devons reconnaître le côté éminemment pédagogique de notre vécu. Dans le cas contraire, il se reproduira indéfiniment et nous souffrirons longtemps et uniquement à cause de notre ignorance.

Vous pouvez bien sûr commenter ce texte, si possible sur mes pages Facebook, poser des questions ou le ré-expliquer à votre manière, avec vos mots, comme vous le voulez, le but étant de comprendre puis, et à votre rythme, d’en accepter le contenu. Ou pas, puisque vous êtes libres, y compris de vous priver de cette même liberté !

 

Serge Baccino

Pourquoi la dualité ?

Pourquoi la dualité ?

 

Pourquoi la dualité ? En ésotérisme, on affirme que « Tout est double », OK, mais… Pourquoi ? D’où cela vient-il ? Quel est le phénomène mental en présence (ou la Loi) qui nous impose cette dualité ? Réponse : le positionnement, le « point de vue », appelé par d’autres « la géolocalisation » de la conscience. Exemple : pour regarder, observer une chose, il faut être distinct, séparé d’elle. Pour regarder à gauche, il faut se positionner à droite, et pour voir les autres, il faut que nous ne fassions pas partie de ceux qui sont ainsi observés par nous.

 

Certains affirment que la Terre ou « le Monde terrestre » est basé sur le « deux » et ils ont raison. D’autres affirment que c’est la trinité qui prévaut, que le « trois » est le symbole même de l’esprit. Ce qui est vrai également. Mais le trois est le symbole de l’esprit qui n’est pas occupé à donner forme à des idées, ou des processus mentaux ! Lorsque l’esprit s’investit dans les formes mentales, il devient lui-même ces formes mentales et ne peut plus donc s’en distinguer. Question de logique. Comme l’esprit ne se perçoit plus, la forme ne se perçoit pas non plus. Et encore moins l’esprit dont elle est constituée.

 

Pour « se voir lui-même », si l’on puis dire, l’esprit doit attendre de « se rencontrer en un autre ». Mais comme l’autre (altérité) consiste lui aussi en une forme spirituelle, l’esprit ne SE voit pas : il voit tout ce à quoi il donne forme. Alors il se cherche avec frénésie, ce qui engendre la multiplicité de formes et d’êtres, car pour « voir », il faut évidemment le « deux », « l’observateur et ce qui est observé. » Le « trois » est accessible dès que l’esprit peut se détacher et donc, se distinguer des formes mentales, qu’il peut s’en extraire ou, plus sobrement, obtenir assez de recul psychologique pour réussir à observer la dualité (les autres qui ne se voient pas encore en l’état.)

 

Dès lors, il y a bien le « trois », « la Trinité », à savoir l’observateur, mais aussi, la dualité qui, à présent, peut être observée, puisque l’œil a réussi à se détacher du corps, à s’en distinguer, mentalement. Mais il n’est pas utile de quitter « la matière » (du moins cette impression de matière) pour avoir connaissance de la dualité sans en faire partie soi-même : il s’agit d’un état de l’esprit qui prend du recul par rapport à ce qu’il forme, afin de pouvoir observer ces formes et donc, s’en imaginer distinct. Mais pour autant, il ne peut toujours pas s’observer, car cela donnerait de nouveau forme au concept de dualité.

 

Cependant, cette étape du « trois » est très importante, car pour la toute première fois, l’esprit se distingue de ce qu’il forme et peut savoir non pas « Qui il est », mais au moins « Tout ce qu’il n’est pas ». Dès lors, et l’éternité durant, il passera en revue toutes ces formes qu’il n’est pas et pour ce faire, il aura besoin de TOUTES les formes. Autant dire que ce passage en revue n’aura jamais de fin. La « seconde naissance » évoquée par l’ésotérisme, c’est quand pour la première fois depuis sa « création » (naissance terrestre), un être commence à se positionner en tant que l’esprit pour observer les formes de son propre mental. Désormais, il peut s’en distinguer, mais il ne pourra jamais se voir lui-même et tentera pourtant éternellement d’y parvenir.

 

Serge Baccino

Rectifier l’attitude mentale

Rectifier l’attitude mentale

 

Qu’est-ce que l’Attitude Mentale, appelée également Mudra en psy éso? Il s’agit de notre manière personnelle de réagir ou de répondre à ce que nous vivons, et ce, au moment où nous le vivons. Nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui sort et va sortir de notre subconscient mais par contre, nous avons les pleins pouvoirs en ce qui concerne notre manière de réagir à ce que nous vivons, à ce que nous rencontrons comme expérience vivante et consciente, soit notre vie de tous les jours. Contrairement aux âneries proposées sur internet, le pouvoir ne provient jamais du conscient ! Le pouvoir provient toujours de l’inconscient, de notre potentiel à être et à expérimenter. Il est donc puéril de se servir du  » moi  » conscient dans l’espoir d’obtenir plus de pouvoir. Une partie au moins de cet inconscient doit nécessairement se situer « dans le futur », du moins selon notre perception 3D et linéaire des choses et des êtres, puisque ce qu’il contient ne s’est pas encore exprimé pour nous.

 

Cette partie de notre inconscient représente donc UN BUT et peut donc nous fournir toute l’énergie animique dont nous avons besoin. En effet, sans but poursuivi, nous ne bénéficions d’aucune énergie supplémentaire pour atteindre ce même but. L’inconscient, comme toutes choses, est double : l’une des polarités (passive/-) représente « le déjà vécu », l’acquit, l’énergie est donc employée voire commence à s’étioler. L’autre (active/+) représente « le non-encore vécu » ou connu et contient donc un maximum d’énergie vitale utilisable. En cela elle consiste en un but : celui de rester actif, vivant et plein d’énergie. Chose impossible en vivant replié sur les Mémoires (le passé.)

 

Lorsque nous réagissons négativement à ce qui se produit et qui est issu de la partie passive et déjà vécue (les Mémoires) de l’inconscient, nous « rechargeons » ponctuellement les batteries énergétiques de cette partie de notre âme et lui offrons ainsi plus de force et donc, de vie et de durée (le fameux « Ankh, Djed, Ouas », en Égyptien hiératique.) D’où cette idée issue de la sagesse populaire et qui conseille de ne pas s’appesantir sur le passé, cela au risque d’en réveiller non pas seulement les Mémoires mais surtout, d’en alimenter l’énergie qui les sous-tend et qui se doit de décroître, avec le temps.

 

Lorsque nous adoptons l’attitude mentale (Mudra) correcte, c’est-à-dire positive, nous « vidons les batteries » de la partie désagréable des nos Mémoires et constatons ainsi qu’au fil du temps, nos mésaventures nous affectent de moins en moins, cela du fait que nous ne régénérons plus ces Mémoires en entretenant leur souvenir et donc, l’énergie leur étant associées.

Ce sujet, ainsi que bien d’autres, sont évidemment traités d’une manière complète dans les enseignements de la psy éso, ainsi que dans les études supérieures de la Voie de la Siddha, version laïque.

 

Serge Baccino

Chemin de vie ou chemin de croix ?

Chemin de vie ou chemin de croix ?

 

L’enfant à naître arrive avec un Chemin de vie (ou « une trajectoire spirituelle ») déjà pré-tracé, du moins dans ses grandes lignes. Il n’existe que deux types d’éducations : celle d’un chemin de vie contrarié (90% des cas) et celle d’un chemin de vie favorisé (10%) En fait et actuellement (années 2000 et +), 98% des parents n’aiment pas leurs enfants : ils aiment ce que ces derniers leur permettent de vivre et de ressentir. Si les parents aimaient vraiment leurs enfants, d’amour mûr s’entend, tous les enfants seraient heureux, sains et équilibrés, et de fait, tous les adultes le seraient également. Un chemin de vie contrarié entraine des déséquilibres mentaux, organiques et nerveux et donne naissance à des adultes affectant un type de comportement irrationnels. Un chemin de vie favorisé entraine la maximisation d’une vie humaine et aide l’adulte à être, faire et devenir ce qu’il est venu être, faire puis devenir, en fin de compte. (Mission réussie.)

Le Mental Analytique est perturbé, voire détruit du fait que l’éducation tient compte non pas des intérêts réels et immédiats de l’enfant, mais de l’intérêt réel et immédiat des parents et du reste de la société. Société dont le mode de fonctionnement considéré comme « optimal », est en fait basé sur le mensonge, l’hypocrisie et la négation des besoins réels de l’unité humaine.

 

La logique est la force d’un (futur) individu. Si l’éducation parentale et l’enseignement scolaire ne sont pas basés sur une logique absolue et définitive, le mental de l’enfant et donc, du futur adulte, sera perturbé. Exemple banal d’illogisme dans l’éducation : attendre d’un enfant qu’il ne dise pas de gros mots, alors que les parents jurent eux-mêmes comme des charretiers ! Ou encore, que les parents exigent de leurs enfants honnêteté et franchise en toutes situations, alors qu’eux-mêmes se mentent, se trompent et se trahissent sans vergogne et sous leurs yeux. L’éducation par l’exemple : une hérésie monstrueuse, basée sur la prémisse idiote que nous sommes tous égaux et que nos besoins sont de ce fait identiques. Les parents sont très rarement comme leurs enfants. Les enfants sont ce qui manque à ces parents pour être « eux-mêmes », tandis que les parents représentent ce qui sera nécessaire à cet enfant pour devenir qui il devrait être.

La meilleure forme d’éducation n’est donc pas « l’exemple » mais plutôt une sorte de « vois et apprend. » Autrement dit, l’enfant apprendra ce qu’il doit être ou, et à l’inverse, ce qu’il ne doit surtout pas être, en « étudiant » le comportement réel (et non pas idéalisé, édulcoré ou « moralisé ») de ses propres parents, et en les observant vivre, tout naturellement. Par exemple, l’enfant « héritera » d’un père menteur et violent, parce qu’il est venu incarner les notions humaine de franchise et de douceur de caractère. Ou inversement, il aura un père « mou », indolent voire lâche, parce qu’il est venu apprendre à se montrer volontaire et courageux (par exemple.)

 

D’où l’importance de ne pas tricher non pas « avec l’enfant », ce qui ne veut rien dire, mais avec soi-même. Ce qui est bien plus difficile, cela de manière à ce que l’enfant soit confronté à la véritable nature de ses parents (dont il est venu s’inspirer), et non pas à une vision édulcorée, mensongère, idéalisée et donc, impossible à vivre ou à incarner pour quiconque se veut intègre. La personnalité naissante d’un enfant se fonde en grande partie sur l’équilibre précaire qui peut exister entre sa capacité à suivre ses penchants naturels (encouragés ou non) et sa capacité à faire face à toutes les contradictions formelles hérités de l’éducation et de apprentissage socioculturel. Les gens qui sont toujours « dans le contrôle » et qui veulent tout gérer, cela au point de vouloir transformer leur vie en une partition écrite à la main et sans aucune fausse note, sont avant tout des enfants qui ont été contrariés dès leur plus jeune âge. Ce désir de tout gérer est issu d’une tentative avortée de compenser le passé, de faire en sorte de ne jamais avoir vécu ce qui a été pourtant vécu. (Action prépondérantes des Mémoires.)

 

Les problématiques d’un Chemin de vie contrarié.

 

Ne pas en tenir compte revient à déséquilibrer d’office l’enfant, car il ressentira des « penchants » pour lesquels il n’aura obtenu aucune « réponse » favorable des parents, voire une réponse inverse et donc opposée. Cette absence de réponse favorable à ses penchants naturels ou la présence de réponses défavorables à ces mêmes penchants naturels, donneront un futur adulte déséquilibré, tenté par sa nature réelle et profonde, mais déviée de celle-ci par son éducation. Ce sera alors celle des deux forces antagonistes en présence qui se révèlera être la plus forte, qui donnera la note de base de toute une vie d’adulte. Cette note sera soit « une blanche », signe d’équilibre et de réalisation de soi, soit « une noire » (dièse), signe de déséquilibre et de combats incessants entre les deux parties opposées mais non-complémentaires, de la personnalité.

 

L’aberration mentale provient d’une telle lutte intérieure, surtout si les deux forces antagonistes en présence sont d’égale puissance. La dépolarisation mentale qui s’en suivra, sera le résultat final de ce combat intime épuisant. Comme le disait Saint-Augustin, l’un des Pères fondateurs de l’Église Chrétienne primitive : « Or, ce combat au fond de mon cœur, n’était qu’un combat de moi-même, contre moi-même. »

CONCLUSION : Il est Vital autant que primordial de ne jamais se servir de l’enseignement ésotérique pour culpabiliser. La culpabilité est la solution des lâches. En effet, culpabiliser revient à admettre que l’on n’y peut rien, que c’est ainsi, que nous n’avons aucun pouvoir sur notre vie, etc. Il faut comprendre que quoique nous fassions, y compris nos « erreurs » apparemment les plus grossières, servent à l’apprentissage. Une personnalité, qu’elle soit « réussie » ou qu’elle soit « un échec cuisant » (selon nous ^^), n’est en fait que l’une des multiples facettes du Tout. Or, TOUT doit être manifesté, quelle que soit notre vision de certaines parties de ce Tout.

Nous comprendrons tous, plus tard, pourquoi l’univers a absolument besoin de « Toutes Choses », y compris les « mauvaises », pour produire le Moteur de l’évolution de la Conscience. En attendant, comprenons simplement que si la réussite d’un projet est toujours envisageable, l’erreur ou l’échec ne l’est jamais ! Cela justement parce que TOUT doit absolument se produire, afin que la Conscience puisse progresser en s’appuyant sur toutes les conditions d’existence pour les dépasser toutes.

 

Serge Baccino

(Extrait de la section enseignement post-natal de la psy éso originelle.)

Technique, pratique et enseignement scolaire

Technique, pratique et enseignement scolaire.

 

Aujourd’hui, alors que je discutais sur Facebook avec un de ses usagers, il m’est brusquement venu à l’esprit une compréhension d’une évidence absolue ! J’ai compris pourquoi les gens différencient autant ceux qui savent et sont de véritables spécialistes d’un sujet quelconque, en spiritualité, de ceux qui sont ignorants, tentent d’apprendre seuls et par leur seule expérience.

Tout d’abord, je me suis souvenu que j’ai toujours compté parmi ceux qui dénonçaient ouvertement l’enseignement académique (ou scolaire) qui, au mieux, nous servait un savoir inutile et encombrant et au pire, programmait la tête des enfants et cela, dès leur plus jeune âge. Je me suis souvenu également du peu d’empressement que mettaient les autres à se prononcer à ce sujet, surtout s’ils avaient encore des enfants scolarisés !

 

Je me disais alors qu’il s’agissait là d’un manque de force morale, voire d’une volonté de se cacher une évidence pourtant flagrante, mais ne faisant évidemment pas l’affaire de parents travaillant tous deux, ne sachant pas quoi faire de leurs gosses durant la journée et ne pouvant pas se permettre de se payer un enseignant à demeure ou même une « nounou. » J’en étais arrivé à la conclusion que personne ne désirait seulement remarquer que les jeunes sortant du monde de la connaissance purement académique avec leur fameux « BAC + quelque chose », autrement dit, ayant suivi de longues années d’études supplémentaires, étaient surtout « armés » d’une incapacité flagrante à faire face à une véritable vie active et surtout pratique. Dit autrement, j’avais remarqué depuis longtemps que plus un jeune poursuivait ses études longtemps, moins il devenait apte à les mettre en application, le moment venu.

 

Cela parce que ce qu’il avait appris sur tant d’années, ne correspondait pas, mais alors pas du tout, à ce qui lui serait brusquement réclamé, en entreprise ou autre, le moment venu. À ce point que je connaissais un employeur qui demandait à ses plus hauts diplômés mais encore jeunes et donc, totalement inexpérimentés, de venir dans leur société deux heures par jour, gratuitement, et de se contenter d’observer les autres travailler, ceci afin de se familiariser avec un monde qui leur était totalement étranger. Il faut dire qu’après avoir passé des années à obéir aux ordres plus ou moins rationnels d’une cohorte d’enseignants plus stressés par leur travail que passionnés par ce qu’ils enseignent, il me semblait culotté d’attendre d’un jeune totalement inexpérimenté, qu’il réussisse à se débrouiller seul dès les premiers jours et prennent des décisions, alors qu’il ne lui a jamais été donné d’en prendre durant sa scolarité.

 

Et les fameux « stages en entreprise » sont de véritables foutages de gueule, attendu qu’un jeune stagiaire sera toujours « à l’abri » de la véritable « ambiance » qui règne dans ces ruches inhumaines que l’on nomme les entreprises. La transition est parfois très dure lorsque le fameux stagiaire est définitivement embauché et qu’il lui faut alors devenir rapidement « opérationnel », à savoir rentable pour l’entreprise. Et l’on sait que la rentabilité d’une entreprise est toujours proportionnellement inverse aux intérêts d’un employé.

Dans le cas opposé, cela se saurait ! Du coup, il m’est soudain apparu que ce n’était pas parce que personne ou presque en parlait, que personne ou presque en était conscient !

Mais il fallait pour s’en rendre compte, passer par un domaine très mal connu en France et depuis toujours, cela à cause de certains lobbies que personne n’a encore envie de dénoncer, et encore moins de montrer du doigt. Je veux parler du domaine de la spiritualité, devenu désormais un repaire de brigands et de marchands de rêves inaccessibles en tous genres. Un repaire de brigands du fait que désormais, en plus des anciens marchands d’aspirateurs en grandes surfaces reconvertis en spécialistes de l’esprit et autres « coaches d’entreprises », les lobbies évoqués plus haut ont depuis quelques années décidé de faire main basse afin de s’en assurer le contrôle, comme c’est déjà le cas dans certains domaines qui, jadis, considéraient la spiritualité comme une douce folie.

 

Une douce folie qui, désormais et l’air de rien, peut faire gagner des milliards supplémentaires à ces mêmes lobbies par lesquels tous doivent passer pour avoir la chance inouïe d’être « officialisés ». Il n’est pas utile d’être passionné ou même honnête pour gagner du fric, n’est-ce pas ? Il suffit d’avoir les moyens d’expulser de la place ceux jadis montrés du doigt et de prendre leur place et ni vu ni connu ! Et ce n’est pas le principal concerné, autrement dit le peuple français, qui y trouvera à redire, du moment qu’on continue à l’assumer sans lui demander de réfléchir, c’est tout ce qu’il demande et, d’ailleurs, c’est depuis toujours ce qu’il reçoit. Et tout le monde est content ! Ou bien le croit.

 

Oui mais voilà : la vérité commence à se faire jour et certains dénoncent le fait qu’ils ont bien vu ce qu’il y avait à voir, même si, évidemment, ils n’ont jamais eu le courage nécessaire pour l’énoncer à voix distincte et haute ! Ils ont vu ! Ils ont compris que le calcul est fort simple : « Plus une personne a étudié, moins elle a eu le temps de mettre en pratique. » CQFD ! Du coup, ce sont ceux qui se présentent en « spécialistes » ou pire, en techniciens, qui sont considérés d’office comme ayant surtout une culture dite livresque mais aucune pratique ou expérience vivante ou directe réelle. Un peu comme nos jeunes « BAC+ trente-douze », vous voyez mieux ? Eh oui, fallait y penser. Leur esprit, peu habitué à réfléchir par lui-même et intelligemment s’entend, a vite fait de trouver combien font deux plus deux !

« Tu sais des choses ? Cool ! Alors, tu es bon à rien, juste à étaler ta science ! Mais moi, tu comprends, j’ai appris seul, sur le tas, je sais peu mais je peux beaucoup, j’ai beaucoup expérimenté, vois-tu ? »

Certes, je vois même très bien ! Je vois surtout le piège dans lequel sont tombés les gens instruits seulement. Et en particulier, celles et ceux qui ne désiraient pas reconnaître les affreuses limitations de l’enseignement scolaire depuis des lustres.

 

Le raisonnement serait valable s’il ne concernait que l’enseignement académique. Mais s’opposer au pouvoir en place est effrayant, voyez-vous ? Et puis on sait d’avance que ce qui en résultera ne pourra satisfaire que ceux qui le sont depuis toujours et se donnent à eux-mêmes et en premier, tout ce qu’il leur faudra nécessairement refuser aux autres et en second. Et l’éternel second, c’est le peuple français, pour ceux ayant du mal à suivre et donc, ayant étudié à l’école un peu trop longtemps. OK, mais quel rapport avec la choucroute, Monsieur le curé ?

Le rapport consiste en cette brusque prise de conscience qui m’a sautée dans l’âme ce jour et, comme déjà expliqué, lors d’un simple échange avec un usager de Facebook. En le lisant, en voyant que j’avais pourtant répondu à sa question mais qu’il attendait toujours que j’y réponde, j’ai réalisé brusquement qu’il attendait seulement que je réponde quelque chose qui se trouvait déjà dans sa tête ou qui, du moins, correspondait à ce qui s’y trouve déjà et depuis lors.

 

Les gens n’attendent pas qu’on leur réponde « selon nous » mais plutôt « selon eux. » Selon ce qu’ils pensent déjà du sujet sur lequel et pourtant, ils vous interrogent ! Ce qui, vous l’avouerez sans doute, ne permet pas une réelle communication entre les êtres. Si les gens connaissent déjà les réponses, pourquoi questionner les autres à ce propos ? Réponse logique : parce que leur seule intention est de SE RASSURER au sujet de tout ce qu’ils supposent vrai et juste. Et le seul fait qu’ils questionnent pourtant, dénoncent qu’ils commencent à douter eux-mêmes de leurs si chères certitudes. Ce qui et par ailleurs est plutôt bon signe. Sauf pour ce qui a trait à la qualité du relationnel, certes ! Bien que là ne se situe pas ma prise de conscience tardive.

Mais voici que j’y arrive enfin. J’avais remarqué que depuis quelques années, lorsque je disais à une personne que j’étais un spécialiste du fonctionnement de l’esprit et un ésotériste de longue date, la personne me répondait, d’un air entendu que par contre, elle, elle pratiquait depuis « X » temps. Et les gens me servaient ce genre de réponse comme si je leur avais dit plutôt : « Voyez-vous, je suis un ignorant qui n’y connaît rien en spiritualité et qui, forcément, n’a jamais rien pratiqué à ce sujet. »

 

Au départ, j’ai mis ce genre de réaction sur le dos d’une réaction épidermique comme il en est temps et relative au manque d’estime de soi, à la peur de ne pas assurer face à ce qui pourrait être considéré comme de la concurrence, etc. Autrement dit, la réaction typique de l’imbécile heureux qui veut prouver qu’il est « mieux », qu’il fait « plus » et que la sienne est forcément plus longue. Puis, ayant eu affaire à des personnes normalement constituées, du moins en apparence, j’en suis venu à me questionner sur ce type de réaction d’une logique fort discutable. En effet, comment une personne passionnée d’ésotérisme, qui est la spécialité incontournable en spiritualité, et ayant plus de trente années d’étude et de pratique assidues, pouvait sembler peser peu de chose, face à une personne qui avoue n’avoir rien appris à ce sujet, que « la chose » lui est tombée dessus alors que la personne n’avait rien demandé, puisque ignorante ou presque de ces domaines spécialisés, et dont le peu de « pratique » se fondait non pas sur un savoir transmis de génération en génération, mais sur sa seule et modeste expérience ?

 

Je ne suis pas susceptible et donc sensible à la vexation, à la honte ou à toutes ces choses qui rendent les gens à moitié cinglés. Par contre, je suis d’une curiosité maladive et je n’ai de cesse que lorsque j’ai enfin compris pourquoi les gens pensent, agissent et réagissent comme ils le font. Je trouve la compréhension des causes nécessairement « cachées », supérieure à la stupide condamnation ou au jugement hâtif, deux états d’esprit qui ne font pas avancer les choses et encore moins notre société. Je m’étais donc promis de comprendre, tôt ou tard, pourquoi les gens me répondaient qu’eux, par contre, avaient « de l’expérience pratique », lorsque je leur faisais part, souvent à leur demande d’ailleurs, de mes propres références qui, ma foi, valent ce qu’elles valent mais certainement pas le type de réponse presque toujours reçu en retour. En effet, pourquoi eux pourraient justifier de leur pratique, de leur expérience, surtout ceux ayant commencé à s’intéresser à ces choses bien après moi ?

La chose paraissait illogique, d’autant que la plupart m’avouaient qu’auparavant, soit ils ne s’occupaient pas de ces choses, soit n’y croyaient même pas ! Voilà qui me laissait rêveur…

 

Puis aujourd’hui j’ai compris enfin ! J’ai compris qu’ils se servaient simplement d’un a priori basé sur une prise de conscience réelle mais hélas refoulée, mais qu’ils commettaient l’erreur de ce que l’on nomme une transposition, voire une métaphore !
Ils supposaient d’office que puisque le fait d’étudier longtemps, à l’école, permettait surtout d’avoir une tête bien remplie mais supposait du même coup être incapable encore de PRATIQUE, il devait en être de même en spiritualité ! Ainsi, tout devient immédiatement plus clair ! Une personne telle que moi et qui aurait « étudié » plus de trente ans, est du même coup une personne qui ne sait rien foutre depuis trente ans !

Forcément, une autre personne, même très ignorante et qui pratiquerait depuis seulement quelques années, serait du même coup considérée comme étant plus « rentable » et ce, depuis des années, contrairement à la première qui se contente d’étudier et, bien sûr, de ne jamais rien mettre en pratique !

 

Eureka ! Mais bon, reconnaissez qu’il fallait y penser, non ?
J’avais de ce fait et sans doute une « excuse » même très mesquine, pour ne pas saisir directement et du premier coup, la « logique » sous-jacente à cette manière étonnante de penser. Manière de penser qui dénonce la lâcheté avérée du français moyen qui VOIT DONC TRÈS BIEN dans quelle merde il se trouve depuis toujours, mais QUI A PEUR d’en tenir compte, ne serait-ce qu’en pensée ou dans ces échanges « inter-peureux. » C’est cette même peur de l’autorité, initialisée dans les familles, perpétuée par les professeurs d’école successifs, consolidée par les lois (faites surtout pour brimer, limiter, imposer, etc.) et mis en valeur définitivement par « le Monde du Travail », ultime laminoir des âmes individuelles et dans lequel un chef d’entreprise est roi et a droit de vie ou de mort (sociale) sur ses « sujets/employés », que nous retrouvons ici et en définitive.

 

C’est la peur de s’exprimer librement, de trop en dire puis d’en subir « les conséquences funestes ». Cette peur-là est omniprésente chez le français moyen et c’est justement d’elle que se sont débarrassés tous ceux qui se retrouvent propulsés « au pouvoir » par ceux qui, justement, ont bien trop peur de prendre la moindre décision importante pour « oser exister sans document légal. » Décision qui implique, quelle horreur, responsabilités et donc, punition » en fin de compte ! Du moins selon leur unique et sacro-sainte « expérience personnelle. » Bon, avec le recul et après avoir pris connaissance de ce texte, il apparaît comme évident qu’une personne ordinaire puisse, en même temps qu’elle apprend, trouver le temps nécessaire de mettre en pratique, n’est-ce pas ? D’autant qu’il y va de l’ésotérisme comme de la chirurgie : apprendre ne saurait suffire ; il faut aussi opérer !

Mais opérer sans connaissance de l’anatomie, est-ce bien prudent ? Ne serait-il pas du droit moral de tout ésotériste qui se respecte que de s’informer au moins du degré de connaissances réelles de tous ceux qui se prétendent « spécialistes » d’un domaine qu’ils découvrent à peine ? Où auraient-ils trouvé le temps d’apprendre puis de comprendre vraiment, ceux qui à peine passé vingt ans, se proposent de conduire ou de guider leurs semblables, y compris les plus âgés d’entre eux ? L’étude purement académique ne nous aurait-elle pas surtout appris à « nous passer » de bon sens et de logique ? Ou plus simplement, à ne plus avoir LA PRATIQUE du raisonnement aussi sain que rationnel ? À chacun de juger selon non pas son bon vouloir mais sa capacité à le faire !

 

Serge Baccino