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Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

La Nouvelle Noblesse

La Nouvelle Noblesse

On n’est pas noble parce que les autres sont des gueux

 

L’être humain moyen a une vision déplorable de la noblesse, du moins, cette « noblesse » telle qu’il la conçoit généralement. Et ce, quelle qu’elle puisse être pour celui qui n’est pas concerné par ce niveau social. Que l’homme pense qu’il est noble – ou s’en attribue lui-même le niveau – ou qu’il haïsse carrément tout ce que ce concept peut représenter à ses yeux, ce n’est jamais la véritable Noblesse. Autrement dit, qu’une personne voit la noblesse comme une chose désirable ou qu’elle la considère comme détestable, dans les deux cas, il n’est pas vraiment question de la véritable Noblesse, qui elle s’écrit avec une majuscule.

 

Les gens considérés comme « nobles » sont en fait des parvenus. De cela, chacun en est déjà conscient. Mis à part les nobles s’entend ! Les gens qui détestent les nobles détestent en fait l’idée désuète qu’ils s’en font. S’ils connaissaient le sens exact de ce terme honorifique, sans doute le haïraient-ils bien plus encore ! Les nobles ou considérés comme tels, le sont si peu, finalement ! Mais qu’en est-il des gueux ? Sont-ils réellement des gueux ? Et si oui, quels sont les caractères qui les définissent ? Sont-ils l’inverse ou l’opposé des « nobles » ? Dans ce cas, il resterait à définir ce qu’est un « noble » afin de définir son exact opposé. Mais un gueux n’est pas l’opposé d’un « noble » mais simplement une personne qui vit beaucoup mieux son manque de noblesse. Ou qui en est moins conscient, peut-être. Ce qui revient au même, finalement.

 

La noblesse telle que la connaissent les gens est une qualité ayant besoin de son opposé complémentaire. Autrement dit, le noble a besoin, pour se croire et pour se sentir « noble », de tous ceux qui ne le sont pas. Autant dire que sans les gueux pour jouer le rôle de comparatif, il ne peut y avoir aucuns « nobles ». Que signifierait « être noble » si tout le monde l’était ou pouvait l’être ? De même, que serait la richesse sans son fidèle pôle opposé, autrement dit, la pauvreté ? Il n’y aurait pas de noblesse s’il n’y avait pas de personnes « de modestes conditions », comme on le dit encore parfois.

Comme on ose encore le dire, parfois ! Or, comment prétendre être riche sans pouvoir se comparer à plus pauvre que soi ? Dès lors, comment se prétendre « noble » sans au moins un gueux ou deux pour nous faire des courbettes et nous aider ainsi à leur manquer de respect ? Nous savons finalement ce qu’est le gueux : une personne incapable de s’assumer et qui a besoin de plus haut, plus grand et plus fort que lui, afin de prendre des décisions et assumer en ces lieux et place. La vraie faiblesse du gueux invente la fausse assurance du noble. Le noble n’est fort que grâce à la faiblesse du gueux.

 

Le seul problème, c’est que les gueux sont toujours trompés en fin de compte, car si le noble profite de la faiblesse maladive des premiers pour gouverner leur vie à leur place, par contre il ne se résout jamais à ASSUMER également pour eux et à leur place. C’est toujours le gueux qui paye et qui bosse pour le noble, qui lui a pour habitude de ne rien payer et de ne jamais en foutre une rame. Le gueux est là pour ça, que diable ! Où irions-nous si les plus malins devaient nourrir les moins fortunés en matière d’instruction et d’intelligence ! Ce serait le Monde à l’envers ! Ou du moins, le Monde à l’endroit, puisque mettre à l’envers ce qui l’était déjà, revient à le remettre à l’endroit. (Relisez, au cas.)

 

Tout ce qui a besoin de son contraire pour faire mine d’exister n’a aucune existence réelle et finit par disparaître. Mais pas son contraire ! Du moins selon toute apparence ! En effet, si les « nobles » ont disparu pour laisser la place à des gueux, on est obligé d’en arriver à la conclusion logique que lorsque des nobles apparaissent de nouveau, il s’agit en fait d’anciens gueux ne supportant plus de le rester, ne serait-ce qu’à leurs propres yeux. Un peu comme les nouveaux riches sont souvent considérés comme de simples « anciens pauvres » par ceux qui s’imaginent riches depuis plusieurs générations, voire depuis toujours. Pour plus d’info, prière d’étudier l’histoire de France, à la section « Révolution Française. » Et en effet, pour toute personne saine d’esprit et capable d’analyse impartiale, ceux qui se prétendent « nobles » sont en fait d’anciens gueux repentis. Du moins, d’anciens gueux ayant troqué leur salopette de travail à l’usine contre un costard cravate de chez Ted Lapidus.

 

L’habit fait-il le moine ? Oui, du moins pour tous les autres gueux incapables de se supporter en l’état plus longtemps. Mais tout comme un costume ne saurait cacher l’ancien pauvre devenu « riche », de même, un gueux véritable, même s’il est déguisé en noble, demeure un gueux, quoiqu’il advienne. Mais par quel mystère ou miracle ? Nul mystère ou miracle en cela, surtout si on connaît la véritable origine des âmes, qui fait que celui-là est Noble tandis que celui-ci est un gueux avant même que de naître. La Noblesse, la vraie, est affaire d’âme et non de lignée familiale ou de biens personnels, hérités ou acquits.

Rien d’extérieur ne peut rendre Noble ; seule l’âme, c’est-à-dire « ce qui nous anime » (pensées / émotions) fait de celui-ci un Noble et de celui-là un gueux. Vêtements, noms, titres, grades ou lignées familiales n’y peuvent rien : un gueux restera un gueux sa vie durant, car c’est pour lui un état de fait indiscutable et donc, indiscuté. Le gueux se sait gueux et cela lui convient très bien, puisque sa lâcheté est non seulement librement consentie mais de plus, scrupuleusement respectée, voire choyée.

 

Certains gueux refusent évidemment de le demeurer. Mais pour changer, il faut une force de caractère (on dit aussi « force d’âme », en psy éso) dont la présence, même accidentelle, est plus que hautement improbable chez un gueux. C’est pour cela qu’un gueux restera un gueux, même s’il porte des souliers en croco et un costume à six mille euros. De même qu’un Noble le restera sa vie durant, cela quelle que soit ou devienne cette vie. Et lui pourra aussi bien porter une salopette de chantier ou un costume d’un prix raisonnable mais d’un chic certain, il restera toujours fidèle à lui-même, jamais à ce que les autres attendent ou espèrent de lui.

 

Mais enfin, c’est quoi, un Noble, finalement ? Il s’agit d’un individu et non plus seulement d’une personne. Il bénéficie d’un beau caractère et d’une finesse certaine mais ce sont là ses moindres qualités. En fait, il serait fastidieux d’annoncer ses qualités, tant les défauts humains ordinaires sont absents de son âme. Il est Noble de caractère, c’est-à-dire que son comportement est celui d’un prince ou d’un roi, sans en avoir l’arrogance ni les prétentions. Certes, nous pourrions simplifier nos propos en affirmant que les Maîtres et les Grands Maîtres de l’ésotérisme ancien (ou premier) étaient, en plus de véritables Humains, les seuls Nobles que nous connaissons.

Mais cela serait placer dans le temps et qui plus est, dans le passé, une qualité qui défie les temps, puisque toujours présente et allant de pair avec la Conscience de Soi.

 

Si les Maîtres et les Grands Maîtres se sont faits plutôt rares, ces quarante dernières années, des individus faisant partie de cette Famille de Nobles, commencent à émerger, çà et là. Ce ne sont plus de Grands Initiés, comme autrefois, mais des humains si proches des autres qu’ils pourraient aussi bien apparaître comme étant « semblables à tous ». Mais ils ne ressemblent à personne puisque chacun d’eux est un exemplaire unique de ce « Vestiaire Humain » dédié à la Gloire de l’Êtreté, de l’Action d’Être. Cette Noblesse qui commence à pointer de l’Hermine ne peut appartenir qu’à l’Âme et son Bleu Royal ne peut appartenir qu’à la Conscience de Soi. Ces dignes représentants du Blancs et du Bleu, possèdent une qualité que ceux, plus anciens mais non moins honorés, ne pouvaient hélas exprimer en leur temps.

Les Nouveaux Nobles sont capables d’inspirer l’émulation et de se reproduire sans rien toucher ni même personne !

Comprenez par là que si les Maîtres du passé, ceux formant la Première Noblesse, étaient bien trop différents de leurs élèves pour inspirer autre chose que de la vénération et du respect, les Nouveaux Nobles, ceux de la présente Régénération, paraissent si « normaux », si adorablement humains, qu’ils donnent envie à des millions de personnes de leur emboîter le pas et de partager quelques centimètres carrés de leur âme pleinement Illuminée.

À la différence que si ceux qui tentèrent jadis de suivre l’exemple des Maîtres ne réussirent en fait qu’à les singer, ceux qui décident d’imiter les Nouveaux Nobles se surprennent très souvent à y parvenir, ne serait qu’en partie et en attendant mieux. quelques-uns y parviennent pleinement.

 

Alors si vous vous demandez s’il existe une Noblesse spirituelle, sachez que la réponse est « oui » ! Mais cette Noblesse-là se moque des titres, de la gloire et du pouvoir temporel : sa seule Source de Richesse ne se trouve pas sur Terre, c’est pour cela qu’ils ont décidé de la faire descendre ici et parmi les hommes. Non pas dans l’espoir immature de changer ce qui refuse de l’être, mais dans le but bien plus intelligent d’aider tous ceux qui sont prêt à évoluer et qui n’attendaient qu’un peu d’aide pour commencer à le faire.

Ces derniers formeront, plus tard, les Nobles de la troisième Régénération, celle qui fournira la preuve indéniable que ce que l’on est et ce que l’on peut être, sont deux choses très différentes mais non incompatibles, cela pour peu que l’on soit disposé à l’admettre puis à AGIR en conséquence.

 

Serge Baccino

Manipulateurs ou manipulés ?

Manipulateurs ou manipulés ?

 

Une des choses qui m’avaient marquée, au tout début de mes études de psychologie comportementale, il y a une trentaine d’années de cela, c’est le fait que les personnes manipulatrices, se montraient souvent condescendantes envers les personnes qu’elles manipulaient. Un peu comme si elles en voulaient à ces personnes de… Mais de quoi, au fait ?

Non contentes de manipuler autrui, devraient-elles, ces personnes, se considérer comme étant les véritables victimes, reléguant du même coup les manipulés au rôle peu enviable consistant à demeurer leurs obligées ?

Pour quelles raisons, s’il est bien question de raison en l’occurrence, les manipulateurs témoignent-ils si peu d’estime à tous ceux qui se laissent ainsi manipuler ?

Au premier abord, et si on ne se montre pas prudent, il serait facile d’en conclure que les manipulateurs ne respectent pas leurs victimes du fait que ces dernières sont si bêtes, qu’elles se laissent avoir à ce jeu d’induction mentale, voire d’empoisonnement mental, dans les cas les plus poussés et malheureux. Mais ce n’est pas la bonne raison.

 

Pour comprendre de quoi il retourne vraiment, il faut au préalable analyser d’un peu plus près, les causes qui se cachent derrière ce besoin compulsif de manipuler autrui. Pourquoi chercher à manipuler quelqu’un, si ce n’est pour obtenir quelque chose de lui ? Une chose que le manipulateur croit ne pas pouvoir obtenir autrement qu’en le volant ? À moins que ce ne soit du fait que le manipulateur se croit définitivement incapable d’obtenir certaines choses et ce, par ses propres moyens ? Quelques instants de réflexion devraient suffire à entériner cette dernière version, inattendue certes, mais si logique et évidente par ailleurs.

En fait, la raison première pour laquelle les manipulateurs ont si peu d’estime pour les manipulés, est qu’ils sont persuadés de devoir s’humilier pour obtenir le nécessaire, cela parce que les autres refuseraient, sans cela, de leur fournir ce même nécessaire. Ou si vous préférez, le manipulateur en veut à ses victimes de « l’obliger » à s’abaisser à un style de comportement jadis critiqué (voire condamné.)

Entendez par là que le manipulateur est lui-même manipulé par ses croyances, par ses certitudes. Il est persuadé de deux choses : de sa propre incompétence et du manque d’humanité des autres, qui l’obligent à s’abaisser à ce genre de pratique honteuse afin d’obtenir le nécessaire et sans doute plus.

 

Ainsi, se laisser manipuler par autrui n’est pas une chose très saine, car soit elle permet à l’autre de nous sous-estimer, de nous voir comme une espèce de monstre sans cœur, plus faible que généreux, soit elle permet à l’autre de croire en les bienfaits de la manipulation (puisque « ça marche », n’est-ce pas.) Bien sûr, le pire niveau de manipulation mentale est atteint lorsque le manipulateur en est arrivé à la conclusion définitive que les autres ne sont que des moins que rien qui ne méritent même pas ce qu’ils ont et qu’il est tout à fait normal de le leur prendre ou, au moins, d’en profiter pour eux et à leur place.

Si possible. Par exemple, le « squatteur », celui qui essaye sans cesse de jouir du bien-être et des acquisitions d’autrui, a cessé de penser qu’il ne valait pas grand-chose puisque bien incapable de se fournir à lui-même tout ce qu’il désire. Il pense désormais, que les autres sont obligés de lui faire profiter de biens qui devraient être (aussi) les siens et qui, par quelque caprice de la Nature, lui ont été refusés. Ou volés.

De nombreux jeunes, à notre époque, sont devenus trop dépendants des autres pour avoir encore la force de vivre par leurs propres moyens. Voilà pourquoi nombre d’entre eux vivent soit en communautés, soit « chez des potes » voire « chez maman », alors qu’ils ont déjà l’âge d’avoir des enfants se préparant à en avoir également.

 

Il existe de nombreuses formes différentes de manipulations mentales.
 Toutes ont, pour origine commune, une même conclusion hâtive, que nous pourrions résumer ainsi : « Je ne suis décidément pas capable de subvenir à mes propres besoins. » Toutes découlent du même cheminement mental subconscient : « Puisque ce sont les autres qui possèdent ce qui m’est refusé, je dois réussir à le leur prendre ou à en jouir tout de même, d’une manière ou d’une autre. » Seuls les moyens de parvenir à leurs fins, classent  (catégorisent) les différentes sortes de manipulateurs.

Il y a ceux qui séduisent ou qui sont « le pote que tout le monde réclame dans une fête » et qui en profite pour bouffer et dormir une semaine chez vous, aux frais de la princesse. Il y a ceux qui font culpabiliser (« Tu ne penses jamais à moi… » « Tu es si égoïste… » etc.,) Il y a ceux qui questionnent, interrogent, remettent en cause sans cesse vos paroles, vos actes ou votre mode de vie, etc.

Et bien sûr, il y a les intimidateurs, ceux qui font clairement entendre qu’ils n’hésiteront pas à faire usage de la force, s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils désirent de vous et qui semble leur appartenir de droit. Les criminels en tous genres sont ce qu’il y a de pire et de plus définitif en matière de manipulation mentale. À ce stade-là, plus d’espoir de rémission possible, bien évidemment.

 

Méfiez-vous toujours de ceux qui se montrent menaçants ou violents, ne serait-ce que par la parole, car ils se trouvent désormais dans l’Antichambre qui donne sur le Règne de l’animalité et l’acte risque de suivre rapidement. Des propos à caractère quelque peu agressifs montrent simplement que la personne est déçue, qu’elle attendait autre chose de vous, par exemple. Ce qui peut-être dû à une simple et très passagère déception. Surtout si la personne prétend vous aimer et « vous place un peu plus haut que votre véritable position sur l’échelle sociale ou humaine » ! Pour mieux vous descendre ensuite. Certes. Cela ne signifie pas pour autant que vous êtes « en danger » ou que la personne ne possède pas et par ailleurs, quelque qualité !

Attention de ne pas sombrer pour autant dans la paranoïa ! Seule la pratique et donc, l’habitude, vous permettra de faire la part des choses, de reconnaître le ponctuel ainsi que le définitif et de ne plus confondre les deux, comme le font souvent les gens, dans un sens comme dans l’autre.

 

Serge Baccino

Le présent à l’esprit

Le présent à l’esprit

 

Le présent est un concept abstrait qui est de valeur nulle. Il n’a aucune durée. Il ne peut donc rien contenir du tout. Il s’agit seulement d’un point de référence immédiate, instantané, pour notre conscience qui se déroule sans cesse, passant d’un objet d’attention à un autre, créant ainsi l’impression du temps qui passe. Ce dont nous prenons conscience, le « ici et maintenant » de notre prise de conscience, appartient nécessairement au passé, puisque nous pouvons en prendre conscience. Et si nous pouvons en prendre conscience, c’est qu’il a déjà été créé et même, qu’il s’agit de notre passé, et non de notre présent, qui n’a aucune durée, qu’on ne peut pas mémoriser et dont on ne peut donc prendre conscience.

 

Dès lors, dès que nous croyons vivre une chose, en fait, nous portons notre attention consciente sur quelque chose de passé, qui n’est plus d’actualité. Mais en faisant ceci, nous réactualisons le passé et lui offrons une identité, une présence, alors qu’il n’est plus actualisé ou du moins, ne devrait plus être expérimenté par nous. Bien sûr, penser au passé ne le recrée pas, mais cela nous oblige à le revivre en esprit et de quitter le moment présent, d’en rater toutes les richesses linéaires.

 

Les gens croient vivre « présentement », alors qu’ils vivent en décalage temporel, c’est-à-dire « au passé ». Dans un passé qui est présent dans leur esprit, ce qui lui donne cette impression de réalité immédiate. En fait, en agissant de la sorte, l’homme fait durer le contenu formel de son passé. Et comme ce sont les personnes et les évènements les plus négatifs qui accaparent le plus son attention mentale, il reproduit sans cesse les mêmes problèmes et fait durer les mêmes souffrances qui lui sont associées. Alors, il se plaint de ses souffrance au présent, tandis qu’il observe et fait durer son passé. Ce qui engendre un futur aussi négatif que pouvait l’être son passé. Peut-être encore plus négatif, par l’effet de cumul sur le moral.

 

La solution est donnée par l’exemple d’un employeur qui congédie son employé, cela parce qu’il n’a plus besoin de ses services. Il est dit alors que l’employé est « remercié » par son ex-employeur. Cette expression était de mise il y a encore cinquante ans, car les employeurs prenaient le temps de réellement remercier l’employé congédié. L’employeur trouvait en cette manière de procéder, le moyen de faire savoir à son ex-employé que ce n’était pas la valeur ou la qualité de ce dernier qui était à remettre en cause, mais le fait que le poste n’était plus à pourvoir, n’avait plus d’utilité, etc.

 

C’est ainsi qu’il nous faut agir avec ce que nous croyons observer du présent, alors que nous observons, au présent, ce qui est déjà passé. Nous devons remercier notre passé, surtout s’il a été négatif, car c’est grâce à lui que nous avons pu évoluer. Et en l’occurrence, évoluer a consisté à savoir distinguer l’erreur de la vérité (par exemple.) Critiquer le passé, le traiter en ennemi, aurait pour seul effet de le faire durer plus encore. Pourquoi ? Parce que ces évènements, pour dramatiques qu’ils puissent nous paraître, étaient là pour nous instruire à notre propre sujet, pour nous permettre d’évoluer. Si nous les rejetons, les considérons comme nos ennemis, alors ils sont obligés de durer encore un peu, car nous ne faisons  que démontrer que nous n’avons pas encore bien saisi la leçon de vie.

 

La souffrance ne provient pas du présent mais d’un passé que nous faisons inconsciemment durer, cela en refusant de comprendre puis d’accepter les messages transmis par certains évènements, conditions ou même personnes. Pour faire cesser les souffrances relatives au passé qui dure à cause de notre ignorance des faits, il ne suffit pas de penser à autre chose ou même d’affirmer des idées positives, mais de REMERCIER la vie de faire de son mieux pour nous instruire. Nous devons reconnaître le côté éminemment pédagogique de notre vécu. Dans le cas contraire, il se reproduira indéfiniment et nous souffrirons longtemps et uniquement à cause de notre ignorance.

Vous pouvez bien sûr commenter ce texte, si possible sur mes pages Facebook, poser des questions ou le ré-expliquer à votre manière, avec vos mots, comme vous le voulez, le but étant de comprendre puis, et à votre rythme, d’en accepter le contenu. Ou pas, puisque vous êtes libres, y compris de vous priver de cette même liberté !

 

Serge Baccino

Pourquoi la dualité ?

Pourquoi la dualité ?

 

Pourquoi la dualité ? En ésotérisme, on affirme que « Tout est double », OK, mais… Pourquoi ? D’où cela vient-il ? Quel est le phénomène mental en présence (ou la Loi) qui nous impose cette dualité ? Réponse : le positionnement, le « point de vue », appelé par d’autres « la géolocalisation » de la conscience. Exemple : pour regarder, observer une chose, il faut être distinct, séparé d’elle. Pour regarder à gauche, il faut se positionner à droite, et pour voir les autres, il faut que nous ne fassions pas partie de ceux qui sont ainsi observés par nous.

 

Certains affirment que la Terre ou « le Monde terrestre » est basé sur le « deux » et ils ont raison. D’autres affirment que c’est la trinité qui prévaut, que le « trois » est le symbole même de l’esprit. Ce qui est vrai également. Mais le trois est le symbole de l’esprit qui n’est pas occupé à donner forme à des idées, ou des processus mentaux ! Lorsque l’esprit s’investit dans les formes mentales, il devient lui-même ces formes mentales et ne peut plus donc s’en distinguer. Question de logique. Comme l’esprit ne se perçoit plus, la forme ne se perçoit pas non plus. Et encore moins l’esprit dont elle est constituée.

 

Pour « se voir lui-même », si l’on puis dire, l’esprit doit attendre de « se rencontrer en un autre ». Mais comme l’autre (altérité) consiste lui aussi en une forme spirituelle, l’esprit ne SE voit pas : il voit tout ce à quoi il donne forme. Alors il se cherche avec frénésie, ce qui engendre la multiplicité de formes et d’êtres, car pour « voir », il faut évidemment le « deux », « l’observateur et ce qui est observé. » Le « trois » est accessible dès que l’esprit peut se détacher et donc, se distinguer des formes mentales, qu’il peut s’en extraire ou, plus sobrement, obtenir assez de recul psychologique pour réussir à observer la dualité (les autres qui ne se voient pas encore en l’état.)

 

Dès lors, il y a bien le « trois », « la Trinité », à savoir l’observateur, mais aussi, la dualité qui, à présent, peut être observée, puisque l’œil a réussi à se détacher du corps, à s’en distinguer, mentalement. Mais il n’est pas utile de quitter « la matière » (du moins cette impression de matière) pour avoir connaissance de la dualité sans en faire partie soi-même : il s’agit d’un état de l’esprit qui prend du recul par rapport à ce qu’il forme, afin de pouvoir observer ces formes et donc, s’en imaginer distinct. Mais pour autant, il ne peut toujours pas s’observer, car cela donnerait de nouveau forme au concept de dualité.

 

Cependant, cette étape du « trois » est très importante, car pour la toute première fois, l’esprit se distingue de ce qu’il forme et peut savoir non pas « Qui il est », mais au moins « Tout ce qu’il n’est pas ». Dès lors, et l’éternité durant, il passera en revue toutes ces formes qu’il n’est pas et pour ce faire, il aura besoin de TOUTES les formes. Autant dire que ce passage en revue n’aura jamais de fin. La « seconde naissance » évoquée par l’ésotérisme, c’est quand pour la première fois depuis sa « création » (naissance terrestre), un être commence à se positionner en tant que l’esprit pour observer les formes de son propre mental. Désormais, il peut s’en distinguer, mais il ne pourra jamais se voir lui-même et tentera pourtant éternellement d’y parvenir.

 

Serge Baccino

Rectifier l’attitude mentale

Rectifier l’attitude mentale

 

Qu’est-ce que l’Attitude Mentale, appelée également Mudra en psy éso? Il s’agit de notre manière personnelle de réagir ou de répondre à ce que nous vivons, et ce, au moment où nous le vivons. Nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui sort et va sortir de notre subconscient mais par contre, nous avons les pleins pouvoirs en ce qui concerne notre manière de réagir à ce que nous vivons, à ce que nous rencontrons comme expérience vivante et consciente, soit notre vie de tous les jours. Contrairement aux âneries proposées sur internet, le pouvoir ne provient jamais du conscient ! Le pouvoir provient toujours de l’inconscient, de notre potentiel à être et à expérimenter. Il est donc puéril de se servir du  » moi  » conscient dans l’espoir d’obtenir plus de pouvoir. Une partie au moins de cet inconscient doit nécessairement se situer « dans le futur », du moins selon notre perception 3D et linéaire des choses et des êtres, puisque ce qu’il contient ne s’est pas encore exprimé pour nous.

 

Cette partie de notre inconscient représente donc UN BUT et peut donc nous fournir toute l’énergie animique dont nous avons besoin. En effet, sans but poursuivi, nous ne bénéficions d’aucune énergie supplémentaire pour atteindre ce même but. L’inconscient, comme toutes choses, est double : l’une des polarités (passive/-) représente « le déjà vécu », l’acquit, l’énergie est donc employée voire commence à s’étioler. L’autre (active/+) représente « le non-encore vécu » ou connu et contient donc un maximum d’énergie vitale utilisable. En cela elle consiste en un but : celui de rester actif, vivant et plein d’énergie. Chose impossible en vivant replié sur les Mémoires (le passé.)

 

Lorsque nous réagissons négativement à ce qui se produit et qui est issu de la partie passive et déjà vécue (les Mémoires) de l’inconscient, nous « rechargeons » ponctuellement les batteries énergétiques de cette partie de notre âme et lui offrons ainsi plus de force et donc, de vie et de durée (le fameux « Ankh, Djed, Ouas », en Égyptien hiératique.) D’où cette idée issue de la sagesse populaire et qui conseille de ne pas s’appesantir sur le passé, cela au risque d’en réveiller non pas seulement les Mémoires mais surtout, d’en alimenter l’énergie qui les sous-tend et qui se doit de décroître, avec le temps.

 

Lorsque nous adoptons l’attitude mentale (Mudra) correcte, c’est-à-dire positive, nous « vidons les batteries » de la partie désagréable des nos Mémoires et constatons ainsi qu’au fil du temps, nos mésaventures nous affectent de moins en moins, cela du fait que nous ne régénérons plus ces Mémoires en entretenant leur souvenir et donc, l’énergie leur étant associées.

Ce sujet, ainsi que bien d’autres, sont évidemment traités d’une manière complète dans les enseignements de la psy éso, ainsi que dans les études supérieures de la Voie de la Siddha, version laïque.

 

Serge Baccino

Chemin de vie ou chemin de croix ?

Chemin de vie ou chemin de croix ?

 

L’enfant à naître arrive avec un Chemin de vie (ou « une trajectoire spirituelle ») déjà pré-tracé, du moins dans ses grandes lignes. Il n’existe que deux types d’éducations : celle d’un chemin de vie contrarié (90% des cas) et celle d’un chemin de vie favorisé (10%) En fait et actuellement (années 2000 et +), 98% des parents n’aiment pas leurs enfants : ils aiment ce que ces derniers leur permettent de vivre et de ressentir. Si les parents aimaient vraiment leurs enfants, d’amour mûr s’entend, tous les enfants seraient heureux, sains et équilibrés, et de fait, tous les adultes le seraient également. Un chemin de vie contrarié entraine des déséquilibres mentaux, organiques et nerveux et donne naissance à des adultes affectant un type de comportement irrationnels. Un chemin de vie favorisé entraine la maximisation d’une vie humaine et aide l’adulte à être, faire et devenir ce qu’il est venu être, faire puis devenir, en fin de compte. (Mission réussie.)

Le Mental Analytique est perturbé, voire détruit du fait que l’éducation tient compte non pas des intérêts réels et immédiats de l’enfant, mais de l’intérêt réel et immédiat des parents et du reste de la société. Société dont le mode de fonctionnement considéré comme « optimal », est en fait basé sur le mensonge, l’hypocrisie et la négation des besoins réels de l’unité humaine.

 

La logique est la force d’un (futur) individu. Si l’éducation parentale et l’enseignement scolaire ne sont pas basés sur une logique absolue et définitive, le mental de l’enfant et donc, du futur adulte, sera perturbé. Exemple banal d’illogisme dans l’éducation : attendre d’un enfant qu’il ne dise pas de gros mots, alors que les parents jurent eux-mêmes comme des charretiers ! Ou encore, que les parents exigent de leurs enfants honnêteté et franchise en toutes situations, alors qu’eux-mêmes se mentent, se trompent et se trahissent sans vergogne et sous leurs yeux. L’éducation par l’exemple : une hérésie monstrueuse, basée sur la prémisse idiote que nous sommes tous égaux et que nos besoins sont de ce fait identiques. Les parents sont très rarement comme leurs enfants. Les enfants sont ce qui manque à ces parents pour être « eux-mêmes », tandis que les parents représentent ce qui sera nécessaire à cet enfant pour devenir qui il devrait être.

La meilleure forme d’éducation n’est donc pas « l’exemple » mais plutôt une sorte de « vois et apprend. » Autrement dit, l’enfant apprendra ce qu’il doit être ou, et à l’inverse, ce qu’il ne doit surtout pas être, en « étudiant » le comportement réel (et non pas idéalisé, édulcoré ou « moralisé ») de ses propres parents, et en les observant vivre, tout naturellement. Par exemple, l’enfant « héritera » d’un père menteur et violent, parce qu’il est venu incarner les notions humaine de franchise et de douceur de caractère. Ou inversement, il aura un père « mou », indolent voire lâche, parce qu’il est venu apprendre à se montrer volontaire et courageux (par exemple.)

 

D’où l’importance de ne pas tricher non pas « avec l’enfant », ce qui ne veut rien dire, mais avec soi-même. Ce qui est bien plus difficile, cela de manière à ce que l’enfant soit confronté à la véritable nature de ses parents (dont il est venu s’inspirer), et non pas à une vision édulcorée, mensongère, idéalisée et donc, impossible à vivre ou à incarner pour quiconque se veut intègre. La personnalité naissante d’un enfant se fonde en grande partie sur l’équilibre précaire qui peut exister entre sa capacité à suivre ses penchants naturels (encouragés ou non) et sa capacité à faire face à toutes les contradictions formelles hérités de l’éducation et de apprentissage socioculturel. Les gens qui sont toujours « dans le contrôle » et qui veulent tout gérer, cela au point de vouloir transformer leur vie en une partition écrite à la main et sans aucune fausse note, sont avant tout des enfants qui ont été contrariés dès leur plus jeune âge. Ce désir de tout gérer est issu d’une tentative avortée de compenser le passé, de faire en sorte de ne jamais avoir vécu ce qui a été pourtant vécu. (Action prépondérantes des Mémoires.)

 

Les problématiques d’un Chemin de vie contrarié.

 

Ne pas en tenir compte revient à déséquilibrer d’office l’enfant, car il ressentira des « penchants » pour lesquels il n’aura obtenu aucune « réponse » favorable des parents, voire une réponse inverse et donc opposée. Cette absence de réponse favorable à ses penchants naturels ou la présence de réponses défavorables à ces mêmes penchants naturels, donneront un futur adulte déséquilibré, tenté par sa nature réelle et profonde, mais déviée de celle-ci par son éducation. Ce sera alors celle des deux forces antagonistes en présence qui se révèlera être la plus forte, qui donnera la note de base de toute une vie d’adulte. Cette note sera soit « une blanche », signe d’équilibre et de réalisation de soi, soit « une noire » (dièse), signe de déséquilibre et de combats incessants entre les deux parties opposées mais non-complémentaires, de la personnalité.

 

L’aberration mentale provient d’une telle lutte intérieure, surtout si les deux forces antagonistes en présence sont d’égale puissance. La dépolarisation mentale qui s’en suivra, sera le résultat final de ce combat intime épuisant. Comme le disait Saint-Augustin, l’un des Pères fondateurs de l’Église Chrétienne primitive : « Or, ce combat au fond de mon cœur, n’était qu’un combat de moi-même, contre moi-même. »

CONCLUSION : Il est Vital autant que primordial de ne jamais se servir de l’enseignement ésotérique pour culpabiliser. La culpabilité est la solution des lâches. En effet, culpabiliser revient à admettre que l’on n’y peut rien, que c’est ainsi, que nous n’avons aucun pouvoir sur notre vie, etc. Il faut comprendre que quoique nous fassions, y compris nos « erreurs » apparemment les plus grossières, servent à l’apprentissage. Une personnalité, qu’elle soit « réussie » ou qu’elle soit « un échec cuisant » (selon nous ^^), n’est en fait que l’une des multiples facettes du Tout. Or, TOUT doit être manifesté, quelle que soit notre vision de certaines parties de ce Tout.

Nous comprendrons tous, plus tard, pourquoi l’univers a absolument besoin de « Toutes Choses », y compris les « mauvaises », pour produire le Moteur de l’évolution de la Conscience. En attendant, comprenons simplement que si la réussite d’un projet est toujours envisageable, l’erreur ou l’échec ne l’est jamais ! Cela justement parce que TOUT doit absolument se produire, afin que la Conscience puisse progresser en s’appuyant sur toutes les conditions d’existence pour les dépasser toutes.

 

Serge Baccino

(Extrait de la section enseignement post-natal de la psy éso originelle.)