Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Immaturité

En ésotérisme, on parle d’immaturité (sous-entendu spirituelle ET sociale) lorsque une personne désire une chose qu’un(e) autre possède et qu’il (elle) est prêt(e) à s’emparer de cette chose, sans se soucier le moins du monde des conséquences, à court puis à long terme. Bien sur, le Moi-Idéalisé accourt afin de justifier paroles et actes ! Du moins tente t’il de trouver des excuses « valables » à ses yeux pour compenser la conscience, toujours présente, des dégâts possiblement occasionnés.

 

Preuve s’il en est qu’immaturité et inconscience ne vont pas nécessairement de pair. En fait, l’immaturité est différente de l’inconscience. L’inconscient agit avant de réfléchir et il est du même coup sincère lorsqu’il explique qu’il ne savait pas ce qu’il faisait et en ignorait les implications multiples. Tandis que l’immature (nous mettrons tout au masculin, désormais) est parfaitement conscient de ses décisions et de ce qu’elles impliquent par ailleurs. L’idée est bien plus de les justifier pour compenser, que de chercher à prendre conscience des éléments en présence et de ce que certaines combinaisons inopportunes vont occasionner.

 

L’immature désire une chose, il sait pertinemment que son désir coûtera de la souffrance pour autrui mais il n’en a cure, pensant tout d’abord puis ensuite uniquement à lui et se moquant des effets ultérieurs sur autrui, « comme de l’an quarante », comme on disait jadis et en Provence. Sa réflexion est donc tout ce que l’on veut, sauf inconsciente, justement, car elle inclut les véritables conséquences. L’immature sait pertinemment le mal qu’il va produire mais ne s’en inquiète nullement. Son seul souci ainsi que sa seule réflexion, consistent à savoir ce que ça pourrait bien lui coûter à lui. Quant aux autres, peu lui chaut !

 

L’immature agit et jette ses filets dans le Grand lac de la vie (en particulier des autres), dès qu’il est assuré de ne pas avoir à en payer le prix. Le prix social il va de soi. L’immaturité n’est donc pas un gage de manque d’intelligence ou d’instruction, bien au contraire. L’immature n’est pas impulsif comme l’on pourrait s’y attendre. Du moins, pas au niveau de ses actes qui eux, sont toujours réfléchis. Si impulsivité il y a, elle se situe au niveau de ses désirs. Désirs sur lesquels l’immature n’a aucune prise, aucun contrôle et donc, aucun pouvoir. Cela l’oblige, pour compenser et surtout, pour ne pas avoir à en prendre conscience plus que de raison, de prendre le contrôle de la vie des autres.

 

Ainsi, l’immature est-il toujours fort bien entouré, lorsqu’il n’est pas carrément le chef de quelque bande, constituée de personnes faibles de caractère et en recherche de principe directeur autre que le leur, évidemment. L’immature semble très actif mais en vérité, il fait bosser les autres pour lui et à sa place. Son mot d’ordre pourrait aussi bien être : « ce qui est à vous est désormais à moi. » Dès lors, l’immature se reconnaît au fait probant qu’il ne crée rien, n’initialise rien et ne possède, en vérité, que ce que possèdent les autres. L’immature ne prend pas « une » femme pour épouse : il prend la femme d’un autre et comme la place dépolarise ses actes d’immaturité, il est bien obligé d’en virer une pour en prendre ensuite une autre, et ainsi de suite. Ou ce sont elles qui s’en vont pour céder la place.

 

Ceci n’est pas réfléchi mais la conséquence d’un besoin compulsif de ne pas devenir une victime d’immatures à son tour ! Si l’immature se mariait, par exemple, un autre immature pourrait bien lui faire subir ce que lui n’hésiterait certes pas à faire subir à un autre. Ce qui serait insupportable, car seul l’immature a le droit, voire le devoir, de prendre ce que d’autres possèdent déjà. Du coup, l’immature est condamné, et c’est lui-même qui se condamne ainsi, à ne jamais rien posséder vraiment. S’il en était autrement, ce prédateur social se transformerait alors en victime. Ce qui n’est absolument pas possible, en l’occurrence.

 

Celui qui ne possède rien peut prendre tout aux autres mais rien se faire prendre à son tour. Agissant de la sorte (empêcher un juste retour des choses), l’immature se promet à lui-même « des lendemains qui chantent » ! A savoir que violant à chaque fois la Loi dans sa demi polarité (Retour de bâton), ces mêmes « Retours » séparés injustement de leurs « Allers », s’accumulent au-dessus de sa tête et jusque dans son aura. Et la Loi n’a ensuite de cesse que d’attendre le moment où tous ces « Retours » inexploités (car autant d’apprentissages en souffrance), s’effectueront en même temps et sur un très cours laps de temps.

 

Seule l’intelligence, dévoyée, certes, mais intelligence tout de même de l’immature, permet que ce « Moment » de juste retour des choses (« Tout est double ») soit retardé au maximum. Mais même ce qui retarde finit par ne plus retarder et l’heure juste se met à sonner à l’horloge biologique de tous et de chacun. L’immaturité n’est pas un gage de sécurité, loin de là ! Il s’agit juste d’une méthode permettant de faire reculer un peu plus et à chaque fois, l’inéluctable, qui comme son nom l’indique, ne saurait être éternellement remis à plus tard. De toute manière, tous les plus tard se combinent un jour en un extraordinaire et retentissant « Maintenant. »

 

Mais au fait, d’où provient l’immaturité (spirituelle et donc forcément sociale, par extension) ? Quelle en est l’origine, l’histoire, si historique il y a ? Nous laisserons de côté l’historique, pour cette fois, n’ayant ni le temps ni l’envie de débattre jusqu’à satiété, d’un si triste sujet. Nous ne retiendrons que son origine psychologique (et non linéaire ou temporelle.)

Si le terme d’Immaturité a été finalement retenu, malgré quelques connotations inévitables, telle que le fait supposé d’être « irréfléchi », ce n’est pas non plus par pur hasard ou sens pratique. La véritable immaturité ne s’adresse pas aux gens irréfléchis ou même, peu évolués et donc « un peu justes », mentalement. Bien au contraire ! Pour être Immature, il faut connaître toutes ces choses qui font d’un animal supérieur un homme véritable, mais choisir délibérément de les ignorer toutes ou peu s’en faut.

 

Mais pourquoi ? L’Immature n’a pas manqué de tout, contrairement à ce que l’on pourrait croire de prime abord : il en a eut seulement le sentiment ! Ce qui est très différent. Ce désir de s’approprier illégalement ce que d’autres « osent » posséder en toute légitimité (et engagement) sans partager avec lui (alors qu’ils ne le méritent pas, n’est-ce pas), pousse l’immature à ne convoiter que la richesse des autres, pas celle accessible par ailleurs et en attente de légitimes possesseurs.

 

Ce simple « détails » devrait pouvoir mettre « la puce à l’oreille » de n’importe quel psychologue (non professionnel) qui se respectent ! Pourquoi ne viser que la propriété d’autrui ? La réponse coule de source : parce qu’étant jeune, le futur Immature en est arrivé à la conclusion définitive que la vie ainsi que les autres, lui refusent constamment ce qu’il mérite « de droit », à savoir ce qui était déjà à lui mais que l’on a refusé de lui transmettre.

Et comme on ne peut s’en prendre à la vie ni lui dérober quoi que ce soit, que reste t’il si ce n’est… Autrui ? Mais pas n’importe quels « autres » ! Seulement celles et ceux qui possèdent déjà ce que l’immature désire, ce dont il a besoin pour vivre et pour faire mine d’être heureux.

 

Hélas ! L’état d’esprit qui est à la base de cette quête incessante des trésors d’autrui, contient pour ainsi dire sa propre « punition » : la personne ne possèdera jamais rien qui soit vraiment à elle et devra éternellement prendre de force tout ce qu’elle ne possède pas. Et comme elle ne possèdera jamais rien, elle prendra toujours tout aux autres. En fait, elle prendra de plus en plus, ce qui serait plus exact. Il y a donc augmentation du pouvoir du conditionnement mental (compulsion) et non pas diminution, comme l’on pourrait s’y attendre. En effet, celui qui réussit à posséder une chose ne devrait plus la convoiter une fois cette chose acquise, n’est-ce pas ? Voilà qui devrait être médité.

 

En vérité, l’idée réelle (le schéma mental réel, voir plus loin) cachée sous l’idée prémisse (« les autre possèdent ce qui me revient de droit ») fera que la personne souffrant d’immaturité, ne sera JAMAIS satisfaite. Son vrai but n’est pas tant de « posséder » que de « récupérer », si l’on puis dire ! Et si posséder peut avoir une quelconque fin, « le sentiment de manque » n’en a aucune ! Même en prenant tout ce que les autres possèdent, l’idée de MANQUE, cruelle s’il en est, demeurera et cela, quoiqu’il arrive. Ainsi, l’Immature ne pourra jamais être heureux, même marié, même avec des enfants, même riche à milliards, etc. Toujours, il aura cette impression terrible que les autres lui doivent encore et toujours quelque chose.

 

Et il sera éternellement en quête de ce quelque chose. Et comme l’esprit possèdent tout, alors l’immature tentera, en fin de compte de posséder l’esprit ! Et là, c’est l’esprit qui le possèdera. Alors l’immature réalisera l’origine secrète de sa quête à sa finalité plus qu’improbable. Il ne voulait pas « tout ce que possèdent les autres », mais bien « Tout ce que possède l’esprit. » Et ce sentiment terrible de « manque » provenait seulement d’une ignorance des faits. La personne se croyait encore DISTINCTE de l’esprit, ce qui lui donnait cette impression de vide ou de manque.

Mais lorsqu’elle réalise qu’elle est déjà l’esprit, qu’elle n’a donc pas à le devenir, elle comprend du même coup qu’elle possède déjà tout, et qu’en volant « les autres » (dont l’image plus que faussée n’existent que dans sa conscience), elle se volait en fait elle-même. D’où le sentiment de « perte », de « vide » et donc, de MANQUE. Cette prise de conscience est la seule chance, pour un immature, de s’extraire de ce Cercle Vicieux Autogène.

 

Serge Baccino

Tous droits réservés – © 2014 – 2019

(Merci de citer origine et auteur si vous utilisez ce texte.)

 

Suis-je coupable de guerre ?

Si je me prétends « spirituel », alors je me dois d’être pour la véritable paix, celle à laquelle chacun a droit, même si je ne partage pas les opinions et le mode de vie d’autrui. Dans le cas contraire, je me rends coupable de guerre, c’est-à-dire que tandis que je prêche la paix, depuis l’étage de mes lèvres seulement, mon cœur conserve l’idée que d’autres ne sont pas en droit d’y accéder.

Dans la vie sociale, en général

JE SUIS COUPABLE DE GUERRE :

Lorsque j’occupe un poste de pouvoir et qu’étant censé représenter une nation ou un groupe quelconque et veiller sur ses intérêts, je ne me soucie que des miens et commet des abus de pouvoir en tout genre, cela au nom de ma fonction ou de mon autorité. Le plus grand est toujours le plus grand serviteur des intérêts d’une communauté.

Lorsque étant un simple élu du peuple et donc à son seul et entier service, je me crois supérieur à tous ceux que je suis censé servir, alors que mon pouvoir temporel ainsi que ma mission, n’existent que parce que d’autres ont décidé de voter pour moi.

Lorsque je n’existe socialement que parce que mon métier a été rendu « nécessaire » voire obligatoire par un gouvernement, que je ne peux fonctionner que lorsque d’autres ont l’obligation de passer par moi et que malgré cela, je me crois faire partie « d’une élite sociale. »

Quand je pense que « je n’ai pas besoin des autres » pour fonctionner socialement et même, pour me sentir entouré, apprécié à ma juste valeur, aisé financièrement et heureux. Aucune de ces choses ne peuvent se produire sans le concours plus ou moins volontaire et conscient des autres, de cette société dont je fais partie intégrante, que cela me plaise ou non.

Lorsque je crois que ma mission de vie ou mon emploi social me place au-dessus des autres et m’octroie des droits ou des pouvoirs que d’autres n’ont pas.

Lorsque je crois que pour m’élever, socialement ou bien aux yeux de tierces personnes, je dois réussir à abaisser un autre ou lui prendre la place qui est la sienne mais que je désire posséder. Nul ne peut s’élever en abaissant les autres, nulle place autre ne peut être occupée, car toutes le sont déjà.

Lorsque j’essaye d’imposer mes idées sans me soucier du fait que cela implique que d’autres abandonnent leurs propres idées pour épouser les miennes et afin de satisfaire mon orgueil ou ma crainte d’être le seul à me tromper.

Lorsque j’oblige un éventuel employeur et ce, sous prétexte d’interdiction de « se montrer sectaire », de m’embaucher à un poste précis, quel que soit mon sexe, mon âge et mon apparence physique générale. Imposer des lois par manque de confiance dans le jugement humain, peut aussi bien servir un monde désireux d’équité, qu’un monde soucieux de ne plus faire aucun effort pour mériter quoique ce soit. Et cela pousse ceux qui votent ces lois à notre place, de pouvoir être les seuls à s’arroger le droit de les contourner.

Quand je critique nominalement une personne, au sujet de ce qu’elle a fait, dit ou bien écrit, alors que cette dernière ne m’avait absolument rien demandé et ne désirait s’occuper que de sa vie, de ses passions, et défendre les idées qui sont les siennes et qui, éventuellement, diffèrent des miennes.

Quand je me sers d’une position familiale, sociale, professionnelle ou légale, pour imposer à d’autres les frasques issues de mon caractère, tout en interdisant à ces autres d’en faire autant.

Quand dans le travail je confonds « donner des directives concernant le boulot », avec « donner des ordres à d’autres personnalités. » Les autres ne sont pas responsables de mon incapacité à conduire ma propre vie comme je l’entends et tout aussi incapables d’en compenser les souffrances et vexations sans nombre, induites par mon besoin de contrôle.

Quand je manipule les autres dans l’espoir de les gagner à ma cause et désire me venger d’eux lorsque je n’y parviens pas ou lorsque je n’y parviens plus.

Lorsque j’essaye de créer une différence pour me distinguer d’autrui, alors que cette même différence existe déjà, puisque nous sommes tous uniques et donc, tous différents. Ce que je dois plutôt réussir à faire, c’est de me distinguer moi-même d’autrui, à mes propres yeux, cela en prenant conscience de ma valeur qui est déjà unique.

Dans la vie de famille et de couple

JE SUIS COUPABLE DE GUERRE :

Quand j’abuse de mon autorité parentale pour imposer à mes enfants ma façon de penser, mes idéaux et quand j’essaye de leur faire assumer des ambitions socioprofessionnelles personnelles et plus ou moins frustrées.

Quand j’attends de mes descendants et ceci, ma vie durant, qu’ils me témoignent l’amour et le respect que je leur refuse moi-même et depuis leur naissance.

Quand je refuse de témoigner à mes géniteurs, le respect qu’ils me témoignent pourtant et me sers des différences de générations comme excuse pour affirmer qu’ils sont incapables de me comprendre.

Quand je tente de séduire et donc de tromper une autre personne, cela en lui montrant seulement « le côté positif de mon caractère » et dans le but de partager sa vie, puis qu’ensuite, devenu évidemment incapable de demeurer tout le temps aussi « extraordinaire », j’accuse l’autre de mon incapacité à savoir et à pouvoir « tricher dans le temps. »

Quand j’impose cette idée à l’autre, que l’homme et la femme ne sont en rien différents, qu’ils sont égaux en tous points dans leur Nature respective et dans leur mode d’expression et que de ce fait, leur mission sur Terre est nécessairement identique.

Quand j’exige de ceux que je prétends aimer, qu’ils restent auprès de moi contre leur grès et fassent passer mes intérêts avant les leurs.

Quand j’accuse mes proches d’être « égoïstes » alors qu’en vérité, je souhaite seulement qu’il pensent bien moins à eux et beaucoup plus à moi.

Quand je tente de faire passer de la jalousie, un besoin viscéral de posséder ce que je convoite ainsi qu’une peur panique à la seule idée de perdre ce que je crois posséder et qui me procure sécurité ou plaisir, pour « de l’amour », alors qu’aimer se résume à donner, jamais à prendre et que j’en suis conscient.

Quand je me sers de l’amour, des liens familiaux ou « des sacrifices consentis envers autrui » pour assoir mon autorité et que je deviens menaçant quand cette même autorité, ce pouvoir sur un autre que moi-même, fais mine de disparaître.

Lorsque je réalise que mes décisions vont faire souffrir l’autre mais que je suis persuadé que c’est la seule manière d’obtenir tout ce que je désire et que je refuse d’assumer mes décisions passées, reléguant à l’autre personne l’ensemble des torts et donc, des responsabilités.

Quand je tente de faire croire à l’autre que l’un seulement des deux conjoints doit conduire la vie de couple et que c’est l’intérêt de l’autre de me laisser juger en la matière ou, et à l’inverse, lorsque je tente de laisser l’autre diriger, décider, animer la vie de couple et cela, bien sûr, sous sa seule et entière responsabilité.

Quand j’accuse une autre personne des souffrances psychologiques que je ressens, alors que c’est moi qui les ressens et que, de ce fait, j’en porte la seule et entière responsabilité en ma conscience.

Quand je pense, dans la relation de couple, que c’est « l’autre » qui doit tout faire pour me rendre heureux et que j’attends de cet autre qu’il règle et ses problèmes ainsi que les miens.

Dans la vie spirituelle et en vertu de ce que je suis censé en avoir compris

JE SUIS COUPABLE DE GUERRE :

Quand je me sers d’une fonction ou d’un métier permettant « d’aider les autres et de les pousser à mieux se comprendre », alors qu’en vérité, je me sers de cette fonction ou de ce métier dans l’espoir immature d’échapper moi-même à de telles obligations morales et spirituelles.

Quand tandis que je prêche l’importance de quelques-unes des émotions humaines les plus « en vogue » et donc recherchées, je me contente, en secret ou même au nez des autres, de me conduire à l’inverse de ce que j’ai énoncé.

Quand confondant « j’aimerais être » avec « Voici ce que je suis », je vis au-dessus de mes moyens et sers ma vanité croyant servir mon prochain. Tôt ou tard, c’est ce même prochain qui va en pâtir. Ceux qui pensent leur vie au lieu de la vivre, pensent surtout s’assumer, au lieu de le faire vraiment.

Lorsque je me sers des règles moralisantes communes à la spiritualité, pour manipuler mon prochain ou pour lui faire savoir qu’il n’incarne pas ce qu’il prêche, alors que, bien entendu, moi seul ai intérêt à le lui faire croire, d’une manière ou d’une autre, afin qu’il ne soit pas « en haut » tandis que moi, je me sens être « en bas. »

Quand je me sers de la spiritualité pour donner à croire que mon niveau d’évolution est hors du commun, car la suite logique de cet état d’esprit, est de faire savoir aux autres, et par n’importe quel moyens en présence, qu’ils ne sont pas aussi « biens » qu’ils le croient.

Quand je me sers de la spiritualité pour cautionner ma paresse mentale, ma Tiédeur d’âme, pour tenter de cacher ma lâcheté de vivre, de me positionner et de reconnaître les faiblesses naturelles et imputables à mon humanité. Une humanité dont j’ai honte et que je désire nier, cela grâce à la spiritualité qui arrive dans ma vie « à point nommé. »

Quand je prends pour excuse les faiblesses avérées de l’intellect, confondu en l’occurrence avec le mental, afin de ne pas avoir à étudier vraiment ou pire, à ne pas avoir à justifier mon incapacité à y parvenir.

Quand je pense être dans « la seule vérité qui soit », alors qu’il me suffirait d’être le seul à le penser. A l’évidence, celui qui croit avoir trouvé « une vérité bonne pour tous », s’empressera de le faire savoir, surtout à ceux qui n’en ont cure et possèdent déjà une vérité qui leur soit profitable au moins. La vérité ne se partage pas si elle n’est pas déjà partagée.

Quand je crois que les gens qui pensent de la même manière et au sujet d’une même chose qui les passionne, ne devraient pas se grouper. Généralement, cet état d’esprit pousse une personne à aller visiter ces groupes pour leur apprendre qu’ils sont dans l’erreur, alors qu’il suffirait que chacun vivent selon la vérité qu’il a ponctuellement choisie et laissent les autres en faire autant.

Quand je crois que ceux qui s’unissent dans l’espoir d’être plus forts, me rendent par là même plus faible ou tentent de m’exclure de quelque chose auquel j’ai surement droit. Personne ne doit rien à personne et ainsi, chacun de nous peut à la fois tout donner et tout recevoir.

Quand je suis persuadé que ceux qui pensent et vivent différemment sont des ennemis potentiels et qu’il me faut recourir à des actes préventifs afin de conserver ma propre liberté.

Quand je crois que c’est à moi de m’adapter à ceux qui sont étrangers et viennent habiter mon pays alors que moi-même, par crainte ou par respect, je me plie aux us et coutumes des pays que je visite ou dans lesquels je choisi de m’installer à mon tour.

Quand je pense que tout changement radical au niveau des valeurs morales et sociales doit être accepté, nécessairement et par tous, sous peine d’être taxé de « manque d’amour et d’ouverture d’esprit. » Je ne manque ni d’amour ni de tolérance, quand je ne supporte pas ce que je suis incapable de supporter; imposer ou même légaliser la déchéance morale et sociale ne la rend pas pour autant plus convenable. Le véritable « manque d’ouverture d’esprit et d’amour mûr » vient de ceux qui imposent leurs différences dans l’espoir que d’autres pourront la leur rendre plus supportable et l’assumeront sans broncher, voire pour eux et à leur place.

Je suis coupable de guerre quand je refuse de traiter l’autre comme j’aimerais qu’il me traite et que je me conduis du manière qui met les autres en danger ou dans l’obligation de réagir et de se défendre. C’est le premier qui tire l’épée du fourreau qui a perdu d’avance, pas celui qui la tire en second et seulement pour défendre ses droits.

Note : Ce texte n’est évidemment pas exhaustif et comme par certains côtés, il peut faire tiquer ceux habitués à se mentir ou « qui ont peur de comprendre ce qu’ils mettaient un point d’honneur à se cacher », si vous avez besoin de précisions, afin de vous rassurer à propos de ce que vous avez lu ici, j’essayerai de répondre à chacune des questions, sur Facebook uniquement.

Pour info, ce texte fait partie d’un enseignement qui est déposé et sous la protection de copyright. Toutefois, vous pouvez le reproduire, tout ou en partie, à la condition expresse d’en citer l’origine (ce blog) ainsi que son auteur.

 

Serge Baccino

Tous droits réservés – © 2015-2019

 

La conscience : quand et où ?

Où êtes-vous, à quelle époque êtes-vous, quand vous dites « Je Suis » ? Lorsque vous êtes conscient, où l’êtes vous et quand l’êtes-vous ?
A l’évidence, quand je suis conscient, je le suis maintenant et là où je me trouve à cet instant. La conscience n’a ni temps ni espace pour la définir ou pour la circonscrire. Je ne peux pas être conscient « hier » ou « demain », alors que c’est en ce moment que ma conscience se manifeste, n’est-ce pas ? Si je suis conscient, c’est ici et maintenant, dans l’instant présent. La conscience n’a pas de temps à perdre ou à gagner : elle est immédiate.

 

La conscience n’a pas besoin de se déplacer : elle est là, toujours ! A chaque instant qui passe, c’est maintenant, c’est ici que « Je Suis. » Ma conscience contient l’espace ainsi que le temps, c’est en elle que tous deux prennent naissance et ensuite, la conscience observe ce qu’elle a elle-même engendré en esprit et dans son Mental.

Elle n’a pas besoin de s’étendre : elle est de partout en simultané. Ma conscience contient Toutes-Choses, y compris la somme de tous les univers, visibles et invisibles. Invisibles pour le moment.

Ma conscience contient les formes mentales qui donne l’illusion que quelque chose existe et se produit. Et si matière il y a, c’est surtout matière à réflexion !

 

Serge Baccino

Contrôler sa vie

Nombreux sont ceux qui pensent que la Maîtrise consiste à prendre le contrôle de sa vie et, si possible, de celle des autres. En fait, s’il existe une chose presque impossible à maîtriser, c’est bien les mouvements de notre propre esprit ! Vous voulez contrôler une chose qui vous permettrait de vous valoriser largement par la suite et, pour une fois, à juste titre ? Alors maîtrisez donc votre propre esprit !

Essayez de lui faire comprendre, admettre puis accepter, que toutes les conditions soi-disant « extérieures » sont en fait contenu en lui et que vous n’en êtes pas conscients pour les changer ou en prendre le contrôle, mais pour évoluer. Il n’y a pas de hasard, clamez-vous fièrement quand cela vous fait l’affaire… Alors voici une chose qui est tout sauf hasardeuse : votre vie telle qu’elle se propose à vous ! A moins qu’il s’agisse là du seul hasard qui soit ? La seule chose qui puisse déroger à la Loi ? Si oui, vous avez de l’humour.

 

Vous prétendez ne pas aimer ce que vous vivez.  En fait, vous n’aimez pas l’idée de ne pas réussir à transformer les choses, les évènements et les êtres à votre guise et comme cela vous sert, à un quelconque moment. Si vous n’avez aucun pouvoir sur les évènements considérés à tort comme « extérieurs », est-ce un hasard ? Est-ce un drame pour autant ? Mais vous pouvez bien sûr dramatiser ce qui n’avait pas à l’être. Vous pouvez surtout passer à côté d’une profonde vérité. La voici dans son plus simple appareil :

« Si vous ne pouvez pas changer votre vie et tout ce qu’elle contient, c’est que vous n’avez pas à le faire ! »

C’est qu’il n’était même pas prévu que vous preniez la chose comme étant à transformer ou à améliorer. En fait, vous n’avez pas, n’avez jamais eu et n’aurez jamais le pouvoir d’y changer quoi que ce soit. Par contre, vous pouvez cesser de vous torturer l’esprit à l’idée de devoir subir ce que d’autres prétendent contrôler. Car les autres, tout comme vous, ne contrôlent rien du tout. Pas même leur imagination débridée ! Surtout pas elle.

 

 

Vous pouvez vous arrêter un instant et vous demander, pour une fois : « Qu’est-ce que ce vécu, cet évènement et les gens qui en font parties, sont censés m’apporter ou m’enseigner ? » Il ne s’agit pas là de défaitisme mais de logique et de bon sens. Personne ne réussit jamais à changer quoique ce soit aux évènements qui surviennent dans sa vie. Y compris les évènements qui, selon nous, sont à l’évidence positifs et agréables. Que savez-vous des autres ou de leur vie ? Si vous comparez leur vécu avec le vôtre, vous commettrez alors la plus monumentale des erreurs ! Une erreur aux conséquences incalculables.

En effet, là où vous échouez, eux peuvent sembler réussir et là où vous paraissez réussir, eux pourraient bien croire échouer. En fait, échec et réussite ne sont que des points de vue. Votre point de vue d’une chose que vous ne maîtrisez pas et que, surtout, vous ne comprenez pas. Pour vous, il y a « ceux qui réussissent » et « Ceux qui échouent », alors qu’en vérité, tout le monde réussi ou alors, tout le monde échoue !

 

Tout le monde réussi lorsque tout le monde accepte les conditions qui lui sont imposées, sans tenter d’y changer quoique ce soit. Tout le monde échoue quand tout le monde tente de contrôler l’esprit. C’est l’esprit qui fait toutes choses ; c’est donc lui qui, de notre point de vue, « échoue » ou « réussit ». En vérité, l’esprit réussit toujours à atteindre ses buts. Mais comme nous n’en avons pas connaissance, nous pensons qu’il se produit des choses bizarres, des évènements anarchiques ou à mettre sur le compte du hasard ou à je ne sais quelle autre idée pouvant éviter à l’homme de devoir assumer son inconséquence.

Cela dit, il n’est pas question pour autant de « tout accepter » ou de « renoncer » à jouer le Jeu de la Vie ! L’idée est bien plus intéressante qu’elle n’y paraît de prime abord et se résume à accepter l’idée de réussir à changer ce qui peut l’être et à ne pas réussir à changer ce qui ne peut (et ne doit) pas l’être. C’est aussi simple que cela.

 

N’avez-vous pas remarqué que parfois vous réussissez à changer certains évènements, à les retourner à votre avantage, dirons-nous, tandis qu’à d’autres moments, rien n’y fait, vous n’y arrivez jamais ?  L’avez-vous remarqué  ? Acceptez-vous cette réalité, cette évidence même ? Si oui, alors vous avez déjà compris l’essentiel ! Vous avez compris que certaines choses sont à transformer, et c’est la raison pour laquelle vous y parvenez, tandis que certaines choses ne doivent pas être changées, et c’est la raison pour laquelle vous ne réussissez jamais à le faire.

En espérant que ces quelques considérations serviront à alimenter de solides et fructueuses méditations !

 

Serge Baccino

Refus de l’idée du Mal

Extraits – Cours privés de psy éso.

(Ancienne formulation – version 2006)

Pourquoi nous arrive t’il toujours la même chose, et en particulier ce qui nous déplait ou nous dérange le plus ? Quelle connaissance ésotérique profonde se cache derrière cet état de fait ? N’est-il pas étonnant que ce soit toujours ce qui nous incommode le plus, ce que nous acceptons le moins, qui se produise et se reproduise encore et encore dans notre vie ?

La réponse est dans la question. Si cela nous arrive sans cesse, se reproduisant alors que nous ne l’acceptons pas, c’est que cette reproduction est liée à notre refus d’accepter ce que nous réprouvons. Alors ce que nous réprouvons se produit et se reproduit sans cesse, cela pour nous montrer qu’il existe une forme mentale faisant partie du Tout, de notre Nature Complète (la Soi-Conscience) que nous rejetons. Et nous la rejetons parce que nous la jugeons pour le moins inappropriée.

En réalité, elle est parfaitement approprié, puisqu’il était approprié que nous réalisions cette vérité : cette forme mentale et donc faite d’esprit et qui est pourtant DANS notre conscience (puisque nous en sommes conscients, n’est-ce pas) n’est pas acceptée par nous. Nous tentons de nier la présence effective d’une chose qui est pourtant bien là. Et c’est ce même refus d’acceptation qui engendre des souffrances (agacement, rejet, colères, etc.)

Lorsque nous réalisons ce qui se passe, que l’idée n’est pas de définir si ce qui se trouve dans notre conscience nous convient ou pas, mais que quelque chose S’Y TROUVE déjà, alors nous cessons de lutter. Conjointement à la lutte cesse aussi la souffrance, car cette dernière ne provenait pas du contenu formel jugé inapproprié mais pourtant bien en notre conscience, mais de notre tentative d’en nier la présence.

Une fois cette idée acceptée et non ce qu’elle désigne, nous sommes en paix et nous réalisons, surpris, que rien ne peut nous déranger vraiment si nous accueillons les choses et les êtres tels qu’ils sont, du moins en conscience.

L’idée n’est donc pas de « cautionner le mal », comme pourraient le penser certains, mais de cautionner la présence effective en notre conscience individuelle, d’une simple idée ! Et cette idée est que nous sommes déjà conscients du Mal et qu’il est donc inutile de nier ce fait avéré. Dès lors et aussi étrange que la chose puisse paraître, le Mal ne nous affecte plus. Il continue, certes, d’affecter ceux qui rejettent toujours l’idée de la présence du Mal en leur propre conscience, mais il ne nous incommode plus.

Et n’étant plus incommodé, nous pouvons trouver les pensées ainsi que les paroles justes, celles qui renforcent ou construisent, au lieu d’affaiblir ou de détruire, ainsi que les actes qui soulagent les fardeaux d’autrui, si cela consiste en notre métier ou en notre mission de vie.

(Fin de l’extrait)

 

Serge Baccino

©Tous droits réservés – Cours de psy éso – 2006 – 2009

Le pôle aimanté de la personnalité

DOSSIER : Le pôle aimanté de la personnalité.

Nombreux sont ceux qui se posent cette inquiétante question : « Mais qu’est-ce que j’ai bien pu dire ou faire pour attirer tout ceci ? » Généralement, cette interrogation teintée d’un très haut degré d’agacement (pour rester poli) survient lorsque la personne en à marre de vivre toujours les mêmes emmerdes. Ce qui, pour le moins, me paraît compréhensible.

Pourtant, la question est très mal posée. En plus d’être très incomplète. Voilà pourquoi elle ne produira jamais de réponse vraiment satisfaisante. Et surtout, voilà pourquoi cette série d’emmerdes successives se produira encore et toujours ou, pour le moins, par cycles récursifs et plus ou moins réguliers dans le temps. Dans ce cas, quelle devrait être la « bonne question », susceptible d’attirer à elle la « bonne réponse » ? La voici sous une forme technique, puis sous une forme simplifiée et accessible à tous.

«  Mais que puis-je donc penser, inconsciemment et donc, à mon insu, pour attirer, selon la loi, cet opposé complémentaire qui se décline en expériences conscientes d’un caractère si dramatique ? »

Cela, c’est la version technique, un brin compliquée et qui ne peut intéresser que les psy éso. Mais voici l’autre formulation, bien plus accessible à Monseigneur l’intellect :

« Il paraît que ce qui se produit dans mon subconscient et donc, sans que je le perçoive, est ce qui attire à moi chacun de ces drames, vécus ensuite consciemment ! Il est donc logique que je ne sache pas comment ces choses-là se produisent, puisque je n’ai pas accès à mon matériel mental inconscient ! »

Présenté ainsi, nous comprenons un peu mieux. Mais nous découvrons surtout que puisque ce sont nos processus mentaux INCONSCIENTS qui produisent nos emmerdes, nous ne risquions pas d’en découvrir la cause en interrogeant notre conscient ! Logique, n’est-ce pas ? Bah oui, carrément ! Alors quoi ? « On fait avec », comme disent les défaitistes de la première heure, se croyant « spirituels » alors qu’ils ne font que philosopher dans le vide en plus d’être parfaitement inutiles ?

Non, on ne fait pas avec mais on en tient compte ! De plus, ce sont les causes, qui sont inconscientes, pas les effets ! Essayez donc de souffrir inconsciemment et vous comprendrez mieux ! Une loi spirituelle va peut-être nous aider à nous sortir la tête de l’endroit servant d’ordinaire, à nous asseoir confortablement. Cette loi énonce que :

« Cause et effets sont simultanés, dans le temps et dans l’espace. »

En clair, et une fois traduit du serbo-croate, cela signifie que même si une cause semble se manifester « avant » et de ce fait, ses effets se manifester « ensuite », les deux existent conjointement. Ils se manifestent toujours ensemble et non pas un après l’autre (temps) et surtout, ils se situent tous deux au même endroit (espace.)

Dans ce cas, d’où vient cet apparent décalage spatio-temporel ? Déjà, de notre inaptitude mentale à nous concentrer sur deux objets d’attention (ou des sens) en même temps. Ensuite, du fait que l’une (cause) se situe dans une partie de la conscience globale non-accessible au « moi », tandis que l’autre (effet) se situe évidemment dans la partie de cette même conscience unique qui forme la conscience objective (relative aux cinq sens, donc.)

Pour vous proposer un exemple plus vivant : Vous êtes dans votre salle-à-manger, tandis que vos enfants se trouvent dans leur chambre, occupés à jouer. Peut-on dire pour autant que vous existez « avant » vos enfants et donc eux, « après vous » ? Ou bien existez-vous tous deux (vous et vos enfants) en même temps mais n’êtes simplement pas réunis dans la même pièce ?

Même si vous ne pouvez pas voir ceux qui se trouvent ailleurs dans votre maison, vous savez fort bien qu’ils s’y trouvent pourtant. Seuls vos sens pourraient vous en faire douter, pas votre conscience des faits. De même, il existe des processus mentaux inconscients, à savoir des pensées qui « pensent » pour vous et à votre place, autrement dit, qui s’expriment à votre insu.

Et devinez qui est malchanceux, sachant que la partie subconsciente de votre être global est hélas celle qui contient le plus de FORCE VITALE et donc, de Pouvoir ? Bah oui, bonne réponse, c’est vous ! Du moins, c’est vous « pour le moment » ! Car cela peut changer assez rapidement, du moins, si vous acceptez de laisser à votre nature humaine le temps d’établir certaines transformations intérieures.

On nomme ce temps accordé aux diverses retouches conscientes dans la subconscience « l’évolution » ! Quelqu’un a même osé affirmer, jadis, que l’évolution humaine se résumait, en fait, à RENDRE CONSCIENT toute l’inconscience de l’homme ! On serait tenté de le croire, non ? Surtout lorsqu’on réalise que la partie consciente de notre être global ressemble étrangement à la partie émergée (et donc apparente) d’un iceberg !

Qu’avons-nous en présence, comme « matériel mental » pouvant nous aider à réformer cette partie « malade » de notre identité globale, connue de nous seulement à quelque dix ou quinze pour cent ? Pour commencer, nous avons une Loi du fonctionnement de l’esprit. Nous partons donc gagnant, puisque selon le fameux dicton : « Savoir, c’est Pouvoir » !

Ensuite, nous avons la certitude d’ignorer les causes premières et exactes de nos déboires vécus, quant à eux, on ne peut plus consciemment. Cela est rassurant et a ce pouvoir émollient de nous nous détendre immédiatement. En effet, nous savons à présent que, de toute manière, intelligents et instruits ou bêtes et ignorants de tout, nous ne pouvions pas trouver la cause de nos souffrances dans la partie consciente de notre être, c’est-à-dire celle déjà connue et exploitée.

Nous n’avons donc plus à douter de nous ou à nous sentir déprimés à l’idée que nous aurions pu faire ceci ou bien cela mais que nous avons échoué. L’échec sous entend la pleine connaissance des buts visés ainsi que les moyens de les atteindre ou de les réaliser. Ce qui, ici, ne pouvait pas être le cas. En réalisant ensuite que nous partions perdants, dès le départ, nous regagnons un peu plus de respect de soi. Ce même respect de soi qui manque si cruellement à nos contemporains, si je puis évoquer cette blessure permanente (et évidente) sans me faire « de nouveaux amis » ! (sic)

Ainsi, à présent que nous comprenons que nous ne pouvions pas réussir avec l’ancienne méthode (se questionner = chercher dans la mémoire consciente), nous pouvons passer à une autre, nouvelle et bien plus efficace, si on lui en laisse le temps. Et le temps, c’est ce qui nous est le plus cher, tandis que nous sommes liés à cette terre, n’est-ce pas ? Alors nous avons les moyens de payer en toute connaissance de la valeur de notre mode de paiement.

Et qu’allons-nous acheter, au juste avec cette précieuse monnaie temporelle ? Nous allons acheter une méthode qui a fait ses preuves et qui est liée directement à la Loi Mentale évoquée plus haut (« Cause et effet sont simultanés… etc. ») Qu’avons-nous comme matériel probant ? Nous possédons déjà les fameux effets !

Nous savons qu’ils sont aussi désagréables à vivre que négatifs en Nature (ce qu’ils nous font vivre) et donc, sachant que le froid ne saurait donner du dur et le chaud du mou (lol), nous comprenons cette vérité que si un effet quelconque est négatif, sa cause l’est nécessairement aussi ! Ce n’est pas la Nature qui varie ainsi mais le degré de manifestation. Du coup, si par exemple vous n’avez jamais de chance, c’est parce qu’une partie de vous qui est INCONSCIENTE l’affirme haut et fort ! Mais pas n’importe quand ni même, n’importe comment ! Uniquement avec des termes (idées, pensées) dont vous n’avez aucune envie de vous souvenir et qui, de toute manière, ne vous appartenaient pas !

Et bien sûr, au moment où vous pourriez le plus avoir besoin de confiance en vous-mêmes ! Un peu comme quand vous étiez enfant et que l’un de vos proches prenait apparemment plaisir à vous tirer une balle dans le pieds afin de mieux pouvoir marcher plus tard ! En clair, ce que « vous » pensez, inconsciemment, n’est ni « de vous » ni même « pour vous » mais appartient à une autre personne qui croyait ainsi « se faire plaisir » aux dépens du vôtre, de plaisir ! Et voilà pourquoi ces germes de pensées ne pouvaient pas devenir conscients : ils n’ont jamais été semés par vous et vous ne bénéficiez jamais de leur germination, si je puis dire. Voici un exemple concret ;

Imaginez que vous ayez un père qui, lorsqu’il vous voyait inoccupé (détente, loisir ou autre) vous disait : « Ce n’est pas en rien foutant de ta vie que tu arriveras un jour à quelque chose ! » (Ou bien toute autre expression ou sentence lapidaire du genre.) Comme cette pensée était désagréable (première cause causale) et n’était pas à votre avantage ou pour vous servir (seconde cause causale), le subconscient en a déduit (ce qui est son rôle ainsi que l’un de ses deux modes de fonctionnement) que vous ne deviez pas vous en souvenir, que ces choses mauvaises pour vous ne devrez jamais faire partie de votre conscience de veille.

Oui mais voilà : inconsciente ou pas, une pensée… ça pense ! C’est même sa seule vertu, dirais je ! Hélas, puisque reléguée à l’inconscient, depuis lors, cette pensée « se produit » (pense) à votre insu ou « contre vos intérêts les plus immédiats », en plus de contre votre grès.  Vous commencez à capter le problème ? Oui, n’est-ce pas ? Bah oui, tout devient plus clair, d’un coup.

Ce qui explique, du même coup, comment vous pouvez vivre, ensuite, des choses que vous-mêmes dénonceriez sans attendre, car bien trop négatives et destructrices pour vous satisfaire ! Mais la Loi en présence (concernée) est formelle : « Nous vivons tous le contenu de nos pensées ; nous devenons ce que nous pensons. »

Ce qui signifie que la qualité de votre expérience vivante dépendra éternellement de celle de vos pensées, de ce qu’elles véhiculent ou énoncent, de bon ou de mauvais pour vous. Dans les deux cas, vous seuls en ferez l’expérience directe. Vous seul « gouterez » à la qualité exacte de leur contenu formel (ce qu’elles énoncent, donc.) Partant, il est facile de connaître la qualité ainsi que la valeur pour soi (degré d’utilité) d’un processus mental inconscient. Il suffit pour cela de se fier à ce qu’il produit consciemment dans notre vie. Ce que nous ressentons est la conséquence de ce que nous pensons, certes, mais « à notre insu » ! Ce détail a toute sont importance !

Cette Loi est donc, en plus d’efficace, de toute beauté ! Elle nous libère l’esprit de cette forme de dépendance (ou d’esclavage spirituel) liée à la croyance empirique en « un dieu ou en un diable » qui serait à l’origine du moindre de nos déboires. Mais du même coup, nous devenons pleinement responsables de tout ce qui nous arrive, en fin de compte ! Car conscientes ou non, ces pensées sont bien en nous, pas chez le voisin ! C’est donc à nous qu’il appartient d’aller les déloger de notre conscience cellulaire (ou subconscient) puis, si le cœur nous en dit, de les remplacer ensuite par des pensées volontaires et conscientes, cette fois, qui énoncent des règles mentales inverses, c’est-à-dire positives et enfin pour nous.

« Penser positif » sans retirer le négatif qui est VIVANT en soi, cela revient à verser de l’eau pure dans un verre sale puis de le boire ensuite ! Au diable les représentants de « la pensée positive » qui furent surtout les premier à craindre de vraiment se rencontrer de face. Et vive le courage du Libre Penseur Moderne, qui n’hésite pas à descendre en lui-même non pas pour y trouver (en premier) la « Pierre Cachée » mais bien une chose faisant plus penser à un égout qu’à une pierre, fut-elle philosophale !

Enfin, cet article formant la partie théorique de pratiques réservées aux étudiants de la psychologie ésotérique, le lecteur de passage ne m’en voudra pas si je décide, quel culot tout de même, de m’arrêter là. Bonne méditation à tous, car ce que vous avez déjà lu, présume en grande partie de tout ce qu’il vous reste à faire.

A faire en toute connaissance de cause pour enfin obtenir les effets tant désirés.

 

Serge Baccino

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