Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

La dépendance psychologique de l’enfant (Extraits)

Extrait du livre Le chemin de la transformation,

dEva Pierrakos p.164,165 et 166.

 

 

 

La dépendance psychologique de l’enfant en soi qui a encore besoin des autres

 

 

Peu de chose occasionnent aux êtres humains tant de peine et de honte que ce point faible intérieur, vulnérable aux compromissions, qui leur donne l’impression d’être impuissant et forcé. Vous savez déjà mes amis, que ce domaine de la personnalité et resté un enfant.

L’enfant ne sait pas encore que l’ensemble de la personnalité a grandi et n’est plus aussi désarmé et dépendant. Les nourrissons et les jeunes enfants sont vraiment dans cette situation de dépendance, mais dans le recoin infantile de votre être vous ne savez pas- où ne voulez pas savoir – que tel n’est plus le cas.

Le jeune enfant dépend de ses parents pour tout les besoins vitaux essentiels : un abri, de la nourriture, l’affection, la protection mais aussi et surtout, pour le plaisir, si nécessaire. Un être humain ne peux pas vivre sans plaisir.

Nier cette vérité est une des erreurs les plus préjudiciables. Le corps, la pensée, l’âme et l’esprit dépérissent s’ils sont privés de plaisir. Les adultes ont assez de ressources pour en trouver, grâce à leurs propres efforts, un abri, de la nourriture, de l’affection et de la sécurité, et ils peuvent faire de même concernant le plaisir.

Dans tout ces domaines cous devez coopérer et communiquer avec les autres à des degrés divers. Vous ne pouvez pas subvenir à aucun de ces besoins essentiels sans avoir à faire à autrui. Mais ces transactions diffèrent complétement de la dépendance passive et fragile du jeune enfant démuni. La personne vraiment adulte se sert de toutes ses qualités (son énergie, on intelligence, son intuition, ses talents, sa souplesse et son sens de l’observation) pour composer avec les autres, donner et recevoir.

Son sens de la justice la rend assez accommodante pour céder, et la conscience de son individualité lui permet de s’affirmer suffisamment pour éviter d’être piétiner où exploiter. On ne peut pas enseigner cet équilibre souvent subtil entre ces forces de communications. Il ne peut s’apprendre que grâce à la croissance personnelle.

Les enfants sont incapables de réaliser cet équilibre.Ils sont d’une partialité rigide quand ils insistent pour recevoir, car tel est leur besoin. Il en va de même pour le plaisir. Les enfants doivent avoir la permission des parents pour établir la source de tout plaisir dans les profondeurs de leur être et en jouir.

Grâce à leur permission, l’enfant acquerra force et sécurité, pourra nouer des relations fructueuses. Si vous avez besoin d’une autre personne pour éprouver du plaisir, vous êtes encore dans la situation de l’enfant.

Je répète qu’on ne peut jamais se passer complètement des autres, mais, pour les adultes la priorité change. Les adultes mûrs trouvent en eux un réservoir inépuisable de sentiments merveilleux, et quand ces derniers sont activés, l’insécurité et la faiblesse disparaissent.

Quand une partie de votre croissance est stoppée, vous attendez qu’une autre personne (un parent de remplacement) puisse vous donner accès à la richesse des sources vives que constituent vos sentiments. Vous savez que ces sentiments de plaisirs existent (vous les désirez avec tant d’ardeur !), mais vous ignorez que vous n’êtes plus un enfant dépendant d’autrui pour pouvoir les activer et les exprimer.

Voilà la tragédie humaine, car ainsi vous êtes pris dans un cercle vicieux. A chaque fois qu’on prend un mythe pour une vérité, immédiatement un cercle vicieux se crée, paralysant ainsi les forces du plaisir, qui représentent une bonne partie de l’énergie dont vous disposez. Votre vie devient terne et monotone.

Nier le plaisir intense d’être et de sentir l’énergie circuler dans votre corps, votre âme et votre esprit, équivaut à nier la vie. Quand un enfant est privé de ces sensations, sa psyché reçoit un choc provenant de l’absence répétée de plaisir et donc de la présence répétée d’une aspiration insatisfaite. Le choc empêche la croissance dans le domaine concerné, si bien que la personnalité ne se développe pas de façon équilibrée.

Votre intellect adulte conscient ignore l’existence en vous d’un enfant en pleurs, en colère, exigeant et impuissant. Vous ne savez pas que vous êtes libre d’aller vers le plaisir, la plénitude et la réalisation de tous vos pouvoirs pour obtenir tout ce que vous voulez et dont vous avez besoin. C’est un des conflits fondamentaux dans la personnalité humaine.

Citation:
Extrait du « Chemin de la transformation » d’Eva Pierrakos » p166 à 171

Le cercle vicieux et le courant coercitif

 

Examinons maintenant de plus près ce recoin caché de votre psyché, là où vous êtes restés des enfants. A quel niveau ignorez-vous ce fait ? A quel niveau votre enfant intérieur ignore-t-il les droits et devoirs de votre personnalité adulte ? Ce cercle vicieux particulier que j’ai mentionné tout à l’heure se présente ainsi : Si vous ignorez que tout l’univers existe déjà et que vous pouvez obtenir absolument tout ce qui vous est nécessaire dans la vie, vous vous sentez dépendant d’une force ou d’une autorité extérieure pour répondre à tous vos besoins et désirs.

A cause de cette perception déformée, vos attentes seront constamment déçues car vous êtes dans l’erreur si vous croyez qu’une source extérieure pourra satisfaire vos besoins. Ils seront tous perpétuellement frustrés, et plus ils sont frustrés plus ils gagnent en intensité. Plus ils sont intenses, plus grandes sont votre dépendance et vos espoir, et plus vos tentatives de plaire à la personne censée satisfaire vos besoin deviennent frénétiques. Vous désespérez ; plus vous redoublez d’efforts plus vous êtes frustré, précisément parce que vos tentatives sont irréalistes.

Vous n’êtes absolument pas conscient de tout le processus, vous ne savez pas quelles forces vous manipulent ni même dans quelle direction elles vous mènent. Vous désespérez car, dans vos sollicitations pressantes pour satisfaire vos besoins, vous trahissez votre être, votre vérité et le meilleur de vous même. Vos efforts frustrés et vos compromissions créent un courant coercitif.

Ce courant coercitif peut se manifester très subtilement, de façon détournée, mais les émotions sont entravées et freinées à cause de lui. Cela affectera inévitablement les autres et entraînera des conséquences logiques et appropriées. Tout courant coercitif provoquera forcément de la résistance et une attitude de recul chez les autres, même si ce qu’ils sont forcés de faire leur est bénéfique et agréable.

Ainsi la spirale se perpétue. La frustration continuelle, dont vous attribuez la cause au refus mesquin de l’autre personne de coopérer et de donner, suscite en votre âme la rage, ma fureur, peut-être même la vengeance et des impulsions cruelles à des degrés divers. Cela entraîne un nouvel affaiblissement de la personnalité quand surgit un sentiment de culpabilité.

Vous en concluez qu’il vous faut cacher vos sentiments destructeurs afin de ne pas éveiller l’hostilité de cette autre personne que vous percevez comme la source de la vie. Vous vous empêtrez toujours d’avantage dans ce filet qui vous enserre ; vous êtes complétement pris au piège de ces mythes, déformations et illusions, sans oublier les émotions destructives qui s’ensuivent. Vous vous trouvez alors dans une situation absurde, éprouvant un intense besoin de l’amour et de l’acceptation d’une personne que vous haïssez, à qui vous en voulez car elle persiste à négliger vos besoins.

Cette insistance égoïste à être aimé d’une personne qu’on déteste presque et qu’on souhaite punir augmente le sentiment de culpabilité, car le moi véritable, qui est d’une vigilance constante, projette sa réaction sur l’écran de la conscience devenu incapable de l’interpréter et de distinguer les messages du moi véritable de ceux qui proviennent de l’enfant en soi.

Le fait que l’autre ne satisfait pas vos besoins émousse votre conviction que vous avez le droit au plaisir que vous désirez tant. Vous suspectez vaguement que vous avez peut-être même tort de vouloir ce plaisir. Ainsi vous commencez à transformer, à canaliser ce besoin et ce désir originels et naturels et à les sublimer dans d’autres domaines. D’autres besoins plus ou moins compulsifs apparaissent alors.

Vous êtes constamment déchiré entre la force du besoin originel profondément enfoui et vos doutes concernant le droit de le satisfaire. Plus vous doutez, plus vous vous enfermez dans la dépendance de l’approbation d’une autorité extérieure : un parent de substitution, l’opinion publique, ou certain groupe de gens qui représentent la vérité ultime à vos yeux.

Plus ce cercle vicieux se perpétue, plus le plaisir manque à la psyché, tandis que le déplaisir s’accumule. Une telle personne désespèrera forcément toujours d’avantage de la vie et doutera que la plénitude est possible. Puis vient un moment où cette personne renonce intérieurement.

Tout les êtres humains sans exception ont un tel pont faible, au moins dans une certaine mesure. Dans ce recoin secret, vous vous sentez non seulement impuissant et dépendant, mais aussi profondément honteux. La honte est due aux méthodes employées pour améliorer la personne qui, à un moment donnée, est censée jouer le rôle de l’autorité et vous accorder ce dont vous avez besoin en terme de plaisir, de sécurité et de dignité personnelle.

Le courant coercitif dit : « Vous devez » et exige des autres qu’ils soient et fassent ce qui correspond à vos besoins et à vos désirs. Ces exigences peuvent très bien ne pas se manifester extérieurement. En fait, il se peut qu’en surface vous soyez totalement incapable de vous affirmer.

C’est parce que vous devez cacher ce courant coercitif honteux et menaçant qu’il vous est difficile ou impossible de vous affirmer sainement. Il est menaçant car vous savez très bien que s’il se montre au grand jour, il provoquera de dures critiques, la désapprobation et même éventuellement un rejet explicite.

Je vous invite à faire face énergiquement à cet aspect de vous-même. Vous devez tous vous y attaquer si vous souhaitez réaliser toutes vos potentialités dans la vie, et si vous souhaitez découvrir vos pouvoirs illimités d’intégrer la bonté infinie à votre existence.

Plus la projection secrète sur les autres de ce que « vous devez » est forte, plus vous inhibez vos propres pouvoirs. En conséquence, votre corps, votre âme et votre pensée sont victimes de paralysie et de passivité. Cette inactivité vous empêche d’avoir accès à votre centre intérieur, là où se trouvent toutes les promesses réalistes et toutes les potentialités d’épanouissement, de bonheur et de plénitude.

Par mégarde, vous vous rendez dépendants des autres, ce qui éveille en vous la haine. Au contraire, en découvrant le trésor de votre propre centre, vous vous affranchirez. Le contact avec les autres deviendra alors un plaisir exquis qui fera naître l’amour.

En soumettant continuellement les autres à cette pression intérieure contenue parce que vous croyez dépendre d’eux, vous diminuez la quantité d’énergie dont vous disposez. Si l’énergie est utilisée de façon correcte, naturelle et sensée, elle ne s’épuise jamais. Vous le savez, mes amis, l’énergie ne s’épuise que si elle est mal utilisée. Les êtres humains utilisent d’innombrables méthodes pour déclencher ce courant coercitif : l’acquiescement à des degrés différents, la résistance passive, la rancune, le repli, le refus de coopérer, l’agressivité extérieure manifeste, l’intimidation et la persuasion par force feinte et l’appropriation d’un rôle d’autorité..

Voici leurs messages implicite : « Vous devez m’aimez et me donner ce qu’il faut ». Plus votre implication dans cette façon d’être est aveugle, plus vous vous affaiblissez et vous vous détachez d’avantage du centre de votre véritable vie intérieure, là où se trouve tout ce qui peut vous combler sur tout les plans.

Citation:
Extrait du « Chemin de la transformation » d’Eva Pierrakos p169 à 174

 

Lâcher prise et s’ouvrir

 

De façon à réorienter les forces de l’âme vers la santé et leur rendre leur caractère originel, voici ce qui doit se produire : ne plus s’accrocher aux personnes censées satisfaire vos besoins dans la vie et qui vous inspirent simultanément le ressentiment pour cette même raison. Il vous faut reconnaître vos attentes et vos exigences à l’égard des autres, mais auxquelles personnes – sinon vous – ne pourra répondre.

Tous vos besoins et aspirations, y compris le véritable amour, ne peuvent être comblés que si votre âme est sans peur, et vous savez que la force de vos sentiments vous permettant de donner et de recevoir l’amour est en vous. Car tant que vous vous accrochez à une autre personne à la manière d’un enfant, en niant l’adulte que vous êtes, vous vous asservissez au vrai sens du terme. Plus vous agissez ainsi, moins vous pouvez donner et recevoir et moins vous serez en mesure d’éprouver d’authentiques émotions dans tout les domaines vitaux.

Parce que la peur et la colère occupent trop de place dans votre psyché, il est essentiel de vous débarrasser de ces émotions négatives grâce aux méthodes qu’enseigne le Chemin : il n’y a ni perdant ni gagnant. En éliminant la peur et la colère, on fait de la place pour des sentiments positifs. Vous êtes encore si nombreux à être fermés et paralysés. Exprimer la peur et la colère est le dernier de vos désirs. Même si vous admettez ces émotions négatives en principe, vous préférez encore les manifester inconsciemment plutôt que de leurs donner une expression directe et d’en assumer la responsabilité.

Pour attirer les prédispositions favorables des autres, vous prétendez encore à une fausse perfection, même si vous avez cessé de croire qu’elle existe bel et bien en vous. De même, vous vous accrochez avec l’énergie du désespoir aux émotions négatives parce que vous craignez les sentiments positif. C’est encore un autre aspect du même cercle vicieux.

Moins vous vous considérez responsables des sentiments négatifs qui vous habitent encore et de votre droit et de votre aptitude à créer le bonheur, plus vous vivrez dans la peur. Par conséquent, plus vous devez faire des efforts pour chasser cette peur, ce qui entraîne la motivation négative. Vous menez une vie artificielle, vous fuyez au lieu de créer une existence riche et épanouie où règne le plaisir et la joie.

Vous cherchez à éviter la menace d’exprimer vos sentiments négatifs car ils vous empêcheraient d’obtenir des autres tout ce qu’en fait vous devez puiser en vous.

 

Vous espérer obtenir le salut des autres, alors qu’ils ne pourront jamais vous l’accorder. La réorientation de votre vie (mis à part l’absolue nécessité de reconnaître tous ces aspects négatifs) doit toujours commencer avec la volonté de lâcher prise ; on ne peut y forcer personne sans une prise de conscience claire et précise de la dépendance.

Mais quand cela se produit, il devient possible d’abandonner ce à quoi on s’accrochait si frénétiquement. Ce lâcher prise est indispensable pour entraîner un changement dans l’équilibre et la structure énergétique de l’âme, de sorte que des cercles vertueux puissent commencer à se perpétuer.

Il faut être aussi disposé à vous débarrasser des rationalisations qui donnent à votre point de vue un semblant de justification. Car on peut toujours réussir à se représenter la vie – ou la présenter aux autres – de façon telle que vos souhaits, vos besoins et vos exigences vis-à-vis des autres soient non seulement justifiés, car ils n’ont rien de répréhensibles, mais aussi bénéfiques pour l’autre.

C’est peut être même vrai, d’un certain point de vue. C que vous voulez, en principe, peut être en effet louable, vous pouvez y avoir droit. Mais en utilisant un courant coercitif émotionnel et caché, vous vous méprenez en cherchant à obtenir satisfaction et en n’accordant pas à l’autre la même liberté qu’à vous même. Vous ne donnez pas à l’autre ni le droit de choisir librement qui aimer et accepter, ni le droit d’être rejeté et haï pour avoir revendiqué cette liberté. Vous ne donnez même pas le droit à l’autre de se tromper sans être haï ou totalement rejeté.

C’est une liberté dont vous souhaitez avoir le privilège et vous en voulez intensément à d’autre quand ils ne vous l’accordent pas. Vous êtes incapables de vous défendre de manière adéquat dans de tels cas pour la simple et bonne raison qu’à certains niveaux émotionnels vous privez les autres de cette liberté. Quand vous y regardez de plus près, vous verrez combien cela est vrai.

A ce moment là votre objectivité et votre sens de la justice vous aideront à abandonner ce à quoi vous vous accrochez si désespérément, même si émotionnellement vous persistez à croire que votre vie dépend des autres et qu’ils doivent conformer leurs actes et leurs sentiments à vos désirs.

 

 

Extrait de : Le Chemin de la Transformation, d’Eva Pierrakos, Ed. Dangles

 

Le nom de notre âme

ame3Je sais bien que cela pourra paraître quelque peu étonnant, mais ceux qui ont déjà eu l’opportunité de contacter des Maîtres (comme on le dit généralement) ou des âmes libres de l’invisible (contacts psychiques, donc) savent que l’individualité humaine n’a pas de nom ! Les âmes humaines n’ont pas besoin de se nommer entre elles pour se connaître ou se reconnaître, car cela se fait automatiquement et quasiment à leur insu, grâce à la signature énergétique. Cette dernière est comparable à une « ambiance vibratoire » qui vous renseigne instantanément sur « qui est qui », c’est-à-dire sur qui est connu et qui est quoi (niveau d’évolution, etc.)

Vous pouvez tout aussi bien savoir instantanément que vous avez affaire à un Être de Haut Niveau spirituel ou, au contraire, à une âme-personnalité plus modeste dont le niveau réel d’évolution est inférieur au votre. Je sais très bien que cette dernière phrase est capable d’en faire bondir plus d’un(e) mais c’est ainsi et je n’y peux rien. A cause de cette signature (ou grâce à elle) il est impossible de tricher, sur les plans de conscience autres que la Terre. Du moins si vous êtes vous-même un tant soit peu éclairé et que votre être aspire à la vérité (ne cherche pas à se cacher les faits, bons ou mauvais.)

 

 

DiscernementEn fait, et théoriquement, cette faculté de discriminer (de discerner, rien à voir donc, avec la « discrimination raciale », n’est-ce pas) est présente dans l’âme humaine, « sur la terre comme au ciel » (incarnée ou non.) Le corps de chair n’est PAS responsable de la peur entretenue par une personne de voir la vérité en face et de l’accueillir telles qu’elle est. Ainsi, la signature vibratoire est ce qui sert aux âmes libres pour se reconnaître entre elles et, surtout, (cerise sur la gâteau) pour reconnaître toutes les personnes qui essayent de tromper leurs semblables en se faisant plus lumineuses et saines que le petit jésus dans son berceau !

 

 

Serge Baccino

 

Perles de sagesse 2 (extraits-citations)

Voici un texte plus « récent » (si l’on puis dire) qui, même s’il est déjà une adaptation faite par l’auteur de textes plus anciens, montre bien que certains initiés de l’une des branches de l’hindouisme maitrisaient parfaitement la compréhension intellectuelle des sujets dont je traite sur le présent blog (Vivre Livres!) mais avec des termes et expressions plus en rapport avec notre époque. Bien sur, ces textes, anciens ou « plus modernes » (après J.-C.) représentent des « condensés de savoir » et ne peuvent pas être employés directement. C’est pour cela qu’ils sont demeurés « de beaux textes », depuis si longtemps.

La mise en pratique du contenu formel de ces texte réclamait (et réclame toujours) un développement et un suivi attentif (que se soit d’un maître spirituel ou d’un simple professeur de psychologie ésotérique.) Voici ce texte et si on excepte les références aux divinités Hindou, (dans ce texte, Vishnou = la Conscience ou « le Christ » intérieur) on pourra remarquer le style relativement décontracté de la traduction Française qui, selon moi, demeure très proche de l’original. Le Grand Maître Shankaracharya est très connu de certains pratiquants de Yoga, même de nos jours.

 

Note : Cette série de stance représente un texte assez long à lire, prévoyez donc un café !

 

La Connaissance du Soi

Par Shri Shankaracharya

Né en 788 mort en 820

 

1. Ce traité intitulé « Connaissance du Soi », est destiné à ceux dont
les péchés ont été abolis par les austérités et qui, avec un mental
tranquille et libre de tout attachement, aspirent à la libération.

2. Comparée à tous les autres moyens, la connaissance est le seul moyen direct pour la libération. De même qu’il est impossible de cuire sans feu, de même la libération est impossible sans connaissance.

3. Le rituel ne peut pas dissiper l’ignorance, parce qu’entre eux il
n’y a pas de contradiction mutuelle. Mais la connaissance, sûrement,
détruit l’ignorance, de même que la lumière détruit la plus dense
obscurité.

4. Le soi apparaît comme conditionné par l’effet de l’ignorance. Quand celle-ci est détruite, le soi non-conditionnel brille de sa propre lumière, tel le soleil quand les nuages sont dissipés.

5. Ayant purifié, en suivant avec persévérance les instructions, l’âme
qui est rendue trouble par l’ignorance, la connaissance elle-même doit s’effacer, comme la pâte du gravier nettoyant le fait avec l’eau.

6. Le monde phénoménal, qui abonde en désir, haine, etc., est, en
vérité, comme un rêve. Tant qu’il dure, il semble réel. Mais lorsqu’on
s’éveille, il devient irréel.

7. Telle l’illusion d’argent dans l’opale, le monde parait réel
jusqu’au moment ou le soi suprême, l’immuable réalité derrière toutes choses, est réalisé.

8. Telles les bulles dans l’eau, les mondes naissent, se maintiennent
et se dissolvent dans le Seigneur Suprême qui est la cause matérielle
et le fondement de toutes choses.

9. Sur l’Éternel Vishnou qui est la pure existence et la pure
conscience servant de base, les diverses apparences sont incrustées,
tels les bracelets et autres formes faites d’or.

10. Tel l’espace, le Seigneur Vishnou, en venant en contact avec les
différentes conditions, apparaît comme différent en raison de leurs
différences, mais est perçu comme non-différencié quand ces conditions sont détruites.

11. C’est seulement à cause des diverses conditions que caste, nom,
périodes de vie religieuses, etc., sont imposées sur le soi, de même
que le goût, la couleur et d’autres attributs sont imposés à l’eau.

12. Le lieu pour faire l’expérience du bonheur et de la tristesse, qui
est fait des quintuples composés des grands éléments et dont la
formation résulte d’actions passées, est appelé le corps dense.

13. L’instrument de jouissance, qui est fait d’éléments non-composés et consiste en les cinq forces vitales, le mental, la conscience et les
dix sens , est le corps subtil.

14. L’illusion sans commencement, qui est indéfinissable, et appelée le corps causal. L’on doit comprendre que le soi est autre que ces trois corps ou conditions.

15. Le pur soi, à cause de ses relations avec les cinq enveloppes,
etc., se pare de leurs natures respectives, tel un cristal reflétant un
tissu de couleur.

16. L’on doit séparer le grain du pur soi intérieur de la balle
constituée par le corps et les autres enveloppes, grâce au battage fait par la raison.

17. Bien que le soi soit en tout temps et dans toutes choses, il ne
peut briller nulle part, sauf dans la conscience, tout comme une
réflexion ne peut apparaître que sur une surface polie.

18. L’on doit comprendre que le soi doit toujours être comme un roi,
différent du corps, des sens, du mental, de la conscience, ainsi que
des yeux, les témoins de leurs activités.

19. A l’homme dénué de discernement, le soi apparaît comme actif,
tandis qu’en réalité ce sont les sens seuls qui le sont, de la même
façon que la lune est vue comme si elle court, alors que ce sont les
nuages qui se déplacent.

20. Le corps, les sens, le mental et la conscience vaquent à leurs
propres activités tout en dépendant de la conscience du soi, de même que les hommes dépendent de la lumière du soleil.

21. Par manque de discernement, les hommes attribuent les qualités et les activités du corps et des sens au soi, qui est pure existence et
pure conscience, de la même façon que la couleur bleue est attribuée au ciel.

22. De plus, la nature agissante, qui appartient au mental
conditionneur, est attribuée au soi, tout comme le mouvement de l’eau est attribué au reflet de la lune sur celle-ci.

23. Les passions, les désirs, le bonheur, la tristesse, etc. exercent
leur fonction quand la conscience est présente, et n’existent pas dans le sommeil profond alors que la conscience est absente. Ils
appartiennent, par conséquent, à la conscience, non au soi.

24. De même que la lumière est la nature même de soleil, que la
froideur est celle de l’eau, que la chaleur est celle du feu, de même
l’être, la conscience, la félicité, l’éternité et le caractère absolu
sont la nature même du soi.

25. Par le fait, dû au manque de discernement, de confondre l’aspect
« être et conscience » du soi avec la fonction de la conscience
individuelle, naît l’idée : « Je sais ».

26. Le soi ne subit pas de modification, ni la connaissance ne peut
émerger d’aucune façon de la conscience individuelle seule. Et
pourtant, l’on s’imagine, par ignorance, que l’âme individuelle sait,
fait et voit bien toutes choses.

27. En prenant, par erreur, le soi pour l’âme individuelle, comme on
prend une corde pour un serpent, l’on est sujet à la peur. Mais si l’on
se rend compte que « Je ne suis pas l’âme individuelle, mais le Soi
Supérieur », alors on est libéré de la peur.

28. Le soi seul illumine la conscience, les sens, etc., de même que la
lumière fait apparaître le pot et d’autres objets ; mais notre propre
soi n’est pas illuminé par ces objets illuminables.

29. La nature du soi étant la connaissance, elle ne dépend, par la
connaissance d’elle-même, d’aucune autre connaissance, de la même façon qu’une lumière n’a pas besoin d’une autre lumière pour se révéler.

30. En éliminant routes les limitations avec l’aide de la formule « pas
ceci, pas ceci », l’on prendra conscience de l’identité de l’âme
individuelle et du soi suprême au moyen des enseignements des
écritures.

31. Le corps et les autres objets de perception sont les produits de
l’ignorance et sont aussi évanescents que des bulles. Le soi, qui est
non-conditionné, est distinct de ces objets et doit être compris comme « Je suis Brahman ».

32. La naissance, la vieillesse, la décrépitude, la mort, etc., ne sont
pas moi, parce que je suis distinct du corps. Le son et les autres
objets des sens n’ont pas de liens avec moi, car je ne suis pas les
sens.

33. Je ne suis pas le mental ; par conséquent, la tristesse, le désir,
la haine, la peur, etc., ne m’affectent pas. Comme cela est affirmé par
les écritures, le soi n’est ni les sens ni le mental, mais est
inconditionné.

34. Je suis sans attribut, sans fonction, éternel, sans doute, sans
tache, sans changement, sans forme, éternellement libre et non
conditionné.

35. Tel l’éther, j’imprègne toute chose, intérieurement et
extérieurement. Je suis impérissable, à jamais la vérité établie,
semblable à tous, sans attache, non-conditionné, imperturbable.

36. Je suis le suprême Brahman même, qui est la réalité, la
connaissance et l’infirmité, qui est à jamais non-conditionné et libre,
l’unique et indivisible félicité qui est sans seconde.

37. Le fait d’imprimer constamment au mental la phrase « je suis
seulement Brahman » fait disparaître la turbulence de l’ignorance, comme l’élixir de vie guérit tous les maux.

38. Assis dans un endroit retiré, libre de toutes passions, avec les
sens subjugués, l’on doit contempler ce soi unique et infini, sans
penser à rien d’autre.

39. Un homme sage doit, par son intelligence, immerger dans le soi tout ce qui est objectif et contempler l’unique soi qui est comme l’espace illimité.

40. Celui qui a réalisé la vérité suprême abandonne tout, forme, caste, etc. et s’établit, par nature, dans le soi, qui est la conscience et la félicité infinies.

41. La distinction entre le connaisseur, la connaissance et le connu
n’existe pas pour le soi-suprême. Étant l’unique conscience et
félicité, il brille par lui seul.

42. La flamme de la connaissance qui est attisée par le constant remous par la méditation exerce sur le bois du soi, consumés entièrement l’huile de l’ignorance.

43. Lorsque la connaissance a détruit l’ignorance, le soi se
manifestera, de la même façon que le soleil se lève aussitôt que
l’aurore du jour a dissipé l’obscurité.

44. Le soi qui est à jamais en nous, apparaît, par ignorance, comme
s’il ne pouvait être trouvé, et lorsque cette ignorance est détruite,
il est trouvé, tel son propre collier.

45. La condition de l’âme individuelle a été imprimée sur Brahman par l’illusion, comme une forme humaine sur un poteau, mais elle disparaît dès qu’on a pris conscience de la vraie nature de l’âme individuelle.

46. La connaissance, qui naît de la prise de conscience de sa propre
nature, détruit d’elle-même l’illusion du « je » et du « mien », qui
ressemble à la confusion entre les directions.

47. Le yogi qui a obtenu la réalisation juste voit toutes choses, par
l’œil de la connaissance, comme existant en son propre soi, et
l’unique soi comme toutes choses.

48. Il voit toutes choses comme son propre soi, de la même façon que l’on voit des pots comme simplement de l’argile ; car tout cet univers est seulement le soi, et il n’y a rien d’autre que le soi.

49. L’état de libéré-vivant signifie que la personne sage, ayant
abandonné ses limitations et qualités passées, et acquérant les
propriétés de l’être, de la conscience et de la félicité, atteint
Brahman, de la même façon que la chenille devient papillon.

50. Ayant traversé l’océan de l’ignorance et tué les démons des
attractions et répulsions, le voyeur, uni à la tranquillité, est
suprêmement heureux dans la jouissance de la félicité de son propre
soi.

51. Laissant de coté tout attachement aux plaisirs extérieurs et
transitoires, et heureux dans la félicité du soi, une telle personne,
pour toujours, brille intérieurement, telle une lumière dans un globe.

52. Le voyeur, bien que demeurant au milieu des limitations, n’est
cependant, comme l’espace, plus affecté par leurs qualités. Connaissant tout, il doit être comme quelqu’un qui ne sait rien et doit errer, sans attache, comme le vent.

53. Quand les limitations disparaissent, le voyeur se fond sans réserve dans le Suprême (Vishnou), comme l’eau dans l’eau, l’espace dans l’espace, la lumière dans la lumière.

54. Acquisition qu’aucune acquisition ne dépasse, félicité à laquelle
aucune félicité n’est supérieure, connaissance insurpassée par aucune connaissance-cela, comprends-le, est Brahman.

55. Voyant ce que rien d’autre ne reste à voir, devenant ce que rien ne redevient, sachant ce que rien d’autre ne reste à savoir-cela,
comprends-le, est Brahman.

56. Ce qui pénètre tout, autour, au-dessus, en-dessous, qui est être,
conscience et félicité, qui est sans second, sans fin, éternel,
unique-cela, comprends-le, est Brahman.

57. L’immuable, l’unique félicité ininterrompue, qui est désignée par
le Védanta par l’exclusion ce qui n’est pas elle-même – cela,
comprends-le, est Brahman.

58. Le Brahma à quatre faces et les autres, qui ne sont que des parties de ce soi qui est la félicité non-interrompue, deviennent heureux, chacun à son niveau, par la possession d’une petite portion de cette félicité.

59. Chaque objet est tel parce qu’il possède cela. Toute activité a en
elle un courant de la conscience qui le traverse. Le Soi Suprême,
ainsi, imprègne l’univers entier, comme le beurre est présent dans
toutes les parties du lait.

60. Ce qui n’est ni subtil ni dense, ni court ni long, qui est non-né,
immuable, dépourvu de forme, de qualité, de caste ou de nom, – cela,
comprends-le, est Brahman.

61. Ce dont la lumière est irradiée par le soleil, mais qui n’est pas
illuminé par ces choses qui sont illuminables, et par la vertu duquel
tout cet univers brille – cela, comprends-le, est Brahman.

62. Pénétrant l’univers entier, intérieurement et extérieurement, et
l’illuminant, le Brahman brille par lui-même ; tel une boule de fer
incandescente.

63. Le Brahman est distinct de l’univers. Il n’y a rien d’autre que
Brahman. Si quelque chose d’autre que Brahman est perçue, elle est
aussi irréelle que le mirage dans le désert.

64. Tout ce qui est vu ou entendu, autre que Brahman, ne peut être
réel. Même cela est Brahman, l’être sans second, la conscience et la
félicité, quand la réalité est connue.

65. Celui qui a l’œil de la connaissance voit Brahman qui est l’être,
la conscience et la félicité, dans toutes choses ; mais celui qui n’a
pas l’œil de la connaissance ne peut voir ainsi, de même que l’aveugle
ne peut voir le soleil brillant.

66. L’âme individuelle, fondue dans le feu de la connaissance allumé
par l’instruction, est libérée de toute teinte, tel l’or, et brille par
elle-même.

67. Le soi est le soleil de connaissance qui, s’élevant au firmament du
cœur, dissipe les ténèbres de l’ignorance et, pénétrant tout,
soutenant tout, brille et fait tout briller.

68. Celui qui, non-affecté par les limitations de la direction, de
l’espace, du temps, etc., et parfaitement tranquille, atteint le saint
des saints du soi, qui pénètre tout, est sans tache, l’éternelle
félicité qui dissipe toutes les qualités telles que la chaleur et le
froid – il devient tout connaissant, tout-pénétrant et immortel.

Ainsi finit La Connaissance du Soi.

__________________

 

Si vous avez envie de discuter d’une stance quelconque (elles sont numérotées), faite un c/c de cette dernière en citation.
Si l’une quelconque vous paraît obscure, j’essayerai de vous l’expliquer autrement ou d’en ressortir les principales idées.

 

Serge Baccino

Le mystique, l’ego et l’humilité

On trouve souvent ce sujet de « l’humilité » qui revient chez le mystique, c’est-à-dire chez celui dont l’approche de la spiritualité est largement teintée d’émotivité et bien souvent de religiosité. Le mystique se réfère aussi très souvent à l’ego… Surtout celui des autres ! Ce sujet de l’ego sert à merveille un certains nombre de faux mystiques mais de vrais faux-culs, qui désirent échapper à la vie sociale et à ses réactions parfois sans pitié, pour « l’humble chercheur » (ces mots me font toujours autant marrer, mais bon…) En effet, dire que la personne qui nous montre notre côté demeuré « dans l’ombre » (non-éclairé par notre prise de conscience) est sous la tutelle de son ego, consiste en un acte de lâcheté sur lequel il est inutile que l’on se penche bien longtemps. C’est la solution de facilité.  C’est même le moyen de démontrer que notre ego à nous est encore, trois fois hélas, bien trop sensible aux agressions de l’extérieur (ou supposées telles) pour que l’on puisse se prétendre soi-même « plus lumineux » que celui qui devra, du même coup, assumer le rôle opposé et peu enviable, du « méchant pas beau » ! Un rôle bien ingrat, il est vrai, que personne ne désire assumer, mais que quelques-uns trouvent naturel de le refiler « fraternellement » à autrui.

 

 

Ce qui manque cruellement à bon nombre de mystiques, c’est de solides bases psychologiques et un sens de l’humour plus développé ! Mais ce n’est que mon avis et cela ne devrait pas déclencher la 3e guerre mondiale ! (quoique….) Car, sacrebleu, en quoi le fait d’être prit à partie par une personne qui défend ses idées, fussent-elles bizarres, peut avoir le pouvoir de transformer un prétendu fils de Dieu en un ridicule pantin, incapable de cacher qu’il est l’esclave de ses propres démons intimes ? (Peurs, doutes, croyances, jalousie, rancune, etc.) Et le fait de s’abriter derrière l’expérience ou de quelque grade secret à n’en plus pouvoir (sic) ne consiste guère en une excuse présentable à mes yeux.  En quoi est-il humiliant, même pour ce polisson d’ego, de devoir expliquer calmement, avec respect et sympathie, que nous ne sommes pas d’accord avec ce qui est présenté ?

Ne pouvons-nous pas respecter l’idée avancée, voire la percevoir comme une façon différente de considérer, sous un angle novateur, un des multiples aspects d’une seule et unique vérité ? Pourquoi ceux qui ne partagent pas nos vues, devraient-ils être nécessairement « à la solde » du diable ou autre bestiole agréable du même gabarit ? Or, que voit-on ? Des gens qui se prétendent sages se conduire comme des bambins affolés à l’idée d’être pris en flagrant délit…. D’humanité ! Car là est la fameuse « humilité » (un rien dégoulinante) de tous ceux qui présentent leur Luminescence comme si c’était une carte de police.

 

 

Nous sommes tous des humains, mêmes ceux qui se rêvent plus sages, plus lumineux et plus avancés que les copains. Pour ma part, je commets régulièrement des erreurs, je dis des âneries et je suis imparfait. Et vous ? Ne serait-ce pas cela, dans le fond, la véritable humilité, si cette dernière pouvait exister vraiment et remplacer l’hypocrisie terrifiante de la plupart des mystiques, anciens et nouveaux ?

Voilà mon avis personnel, s’il fait bondir, tant mieux, c’est qu’il a du ressort ! S’il laisse de marbre, tant mieux aussi ! C’est dans le marbre que se taillent les plus belles statues de ceux dont l’état d’esprit est et demeurera marmoréen. Cordialement à tous, ceux qui ont la vérité et ceux qui ne l’ont pas !

 

(Nota : Ce message, un brin dérangeant (si, si, j’insiste) je l’ai écrit sur un forum de « véritables initiés » qui se comportaient comme des excités sous le prétexte qu’un des intervenant accusait une organisation initiatique moderne bien connue, de trahir quelque peu l’esprit originel…)

 

Serge Baccino

 

Le monde est en nous

LotusLes idée émises par une personne à propos des textes de Douglas Harding, me font réaliser que de plus en plus de gens se familiarisent intellectuellement avec les connaissances des anciens Siddha et donc, du Shivaïsme du Cachemire, qui fut le berceau de l’enseignement de tous les Bouddha, dont le Bouddha historique (Gautama.) C’est également à partir des Shiva-Sutra qu’a pu naître la psychologie ésotérique (ma pratique depuis trente ans et ce que j’enseigne, désormais.) Dans les Shiva-Sutra, on trouve des textes d’une profondeur inimaginable. Même de nos jours, nos savants et nos psychologues les plus expérimentés, n’ont pas découvert un centième de ce que contient cette sublime philosophie qui est l’une des plus ancienne de cette planète et, en tous les cas, la plus profonde et la plus subtile, âgée d’au moins six mille ans.

Pour votre plaisir (et le mien, mais chut !) je vous livre ici une version moderne  d’une traduction ancienne de textes primitifs (en sanskrit) empruntés à cette philosophie… La mise en mots et les tournures de phrases sont de moi et me semblent mieux correspondre au sens originel qui était attribué à ce passage.

 

Supprimer la distance

 

« Lorsque nous regardons un objet, celui-ci parait être distant de nous, de cela qui observe et qui regarde… Toutefois, puisque cet objet est vu par nous, c’est que cet objet fait partie de notre prise de conscience. Et pour qu’il en fasse partie, il doit faire partie de notre conscience elle-même. Cela qui regarde (Soi) et ce qui est observé (objet) ne sont pas séparés : la distance n’existe pas, si ce n’est dans l’esprit de l’observateur qui ignore encore qui il est vraiment. Pour comprendre qui il est vraiment, il lui suffit de progresser de l’objet observé à Cela qui observe (Soi), lentement, en prenant soin de considérer le fait que Cela qui regarde n’est ni « dehors » (avec les objets des sens, sinon il serait vu lui aussi) ni « dedans », c’est-à-dire « dans la tête », mais en un point dont la circonférence est de partout et le centre nulle part.

Cela qui observe est la Conscience.  Cela qui observe et ce qui est observé, font parties intégrantes de cette même conscience et se trouvent unis à elle. Ce que nous sommes vraiment est connu lorsque l’observateur s’éloigne de l’objet observé pour se concentrer sur cela qui observe toutes choses. Pour connaître le Soi Divin en nous-mêmes, il suffit de détourner notre attention mentale des objets extérieurs pour la concentrer sur notre propre conscience d’être, c’est-à-dire « Cela qui observe toutes choses. »

 

 

Serge Baccino

 

Epanouissement de l’âme (extraits)

William Ellery Channing2Il est vraiment regrettable que certaines écoles de philosophie nient l’importance du monde matériel et lui refusent toute fonction dans le plan cosmique. L’homme ne doit pas commettre l’erreur de glorifier la matière, mais il doit admettre qu’elle possède son utilité s’il ne veut pas que sa conception de la vie soit déraisonnable. Nous devons tous nous intéresser à l’étude des lois remarquables de la nature, telles qu’elles se manifestent dans la matière et dans notre corps. Nous en viendrons ainsi à une meilleure appréciation du monde terrestre et à une compréhension plus intime de l’harmonie qui doit prévaloir entre le matériel et le spirituel. Ce faisant, la vie prendra pour nous son véritable sens. La nécessité d’étudier les lois naturelles et le but de la Création est admirablement soulignée dans la citation ci-dessous, extraite de l’oeuvre du philosophe et théologien William Ellery Channing.

 

« La matière a été faite pour la conscience, le corps pour l’âme.
La conscience est le but de cette organisation vivante faite de chair et d’os, de nerfs et de muscles ; elle est aussi le but de ce vaste système de mer et de terre, d’air et de ciel. Cette création infinie que forment le soleil et la lune, les étoiles, les nuages et les saisons, n ‘a pas été instituée dans le simple but de nourrir et de vêtir le corps ; elle l’a été essentiellement, et en premier lieu, pour éveiller, nourrir et faire épanouir l’âme, pour être l’école de l’intelligence, la nourrice de la pensée et de l’imagination, le champ d’expression de pouvoirs actifs, une révélation du Créateur et un lien d’union sociale.

Nous sommes placés dans la création matérielle, non pour être ses esclaves, mais pour la maîtriser et en faire le ministre de nos plus hautes facultés. Il est intéressant d’observer tout ce que le monde matériel représente pour notre conscience. La plupart des sciences, des arts, des professions et des occupations de la vie, ont pour origine notre relation avec la matière. Le philosophe de la nature, le physicien, l’homme de loi, l’artiste et le législateur trouvent, dans la matière, leurs sujets ou leurs occasions de recherches. Le poète emprunte ses plus belles images à la matière.
Le sculpteur et le peintre l’utilisent pour exprimer leurs plus nobles conceptions. La matière tend à pousser le monde vers l’activité. Les organes des sens, l’oeil surtout, éveillent dans la conscience des pensées infinies.
Prétendre alors que l’humanité est plongée dans la matière au point que sa conscience collective ne peut s’élever, est en contradiction avec le grand but de l’union de l’âme avec le corps.

Je prétends que la philosophie qui ne voit pas, dans les lois et les phénomènes de la nature extérieure, le moyen d’éveiller la conscience, est lamentablement bornée, et qu’un état social dans lequel la masse des hommes est excessivement occupée à des travaux matériels au point que l’âme est terrassée et tenue à l’écart, est en guerre avec les desseins de Dieu et utilise, pour la servitude, ce qui devrait être le moyen de libérer et de faire s’épanouir l’âme ».

 

W. ELLERY CHANNING, 1780-1842