Tous les articles par Serge

Je m'appelle Serge BACCINO et suis auteur de livres au format numérique qui sont vendus sur Amazon (fr.) Ces ouvrages à prix modérés (moins de 10€ chacun) traitent de psychologie ésotérique (essais) et de spiritualité (romans à caractère initiatique) J'ai pensé qu'à une époque où tout devenait cher, un blog de présentation tel que mien serait perçu comme étant le bienvenu ! Je vous attends sur mon Blog et vous invite à participer aux différents échanges qui s'y produisent, en ce moment même, sur des thèmes aussi intéressants que variés ! Cordialement à toutes et à tous. Serge BACCINO –Auteur- -

Le pouvoir des mots

ho'oponopono10Connaissez-vous le sens originel, symbolique et spirituel du mot « désolé » ? Désolé signifie, en gros « Qui a perdu son soleil » ou « sans soleil. » Ainsi, une personne qui emploie ce mot énonce, sans le réaliser, qu’elle est désormais, peu ou prou, ponctuellement ou à long terme, privée de son propre soleil intime, de « Dieu en elle. »

Pourquoi je vous raconte ça ? Je vais vous l’expliquer. Comme tout ceux qui ont un compte « Facebook« , sur mon mur, je vois défiler, jour après jour, des articles, des commentaires, des conseils plus ou moins éclairés (sic) et même de franches âneries sur lesquelles je ne reviendrai pas pour le moment.

 

ho'oponopono1Dernièrement, je vois le fil de discussion d’une femme qui s’occupe de guérison spirituelle en rapport avec les techniques Quantiques (très à la mode, apparemment) et mon attention est attiré par une phrase que les gens qui désirent « guérir leurs blessures« , comme on dit, doivent répéter, ceci dans l’espoir de se pardonner à eux-mêmes. Vous captez le topo général ? Il est d’ailleurs nettement mentionnée une méthode qui fait fureur, ces deux dernières années, en France et dont le nom est imprononçable la première fois qu’on le voit écrit (Hopono… quelque chose.) Et même la seconde, en ce qui me concerne (Je vais opter pour le copié/collé de ce mot ^^)

Pour ceux qui connaissent déjà, l’idée est de faire amende honorable et de se dire fautif de tous le mal du monde ceci afin de permettre d’une part notre propre guérison et, d’autres part, la guérison d’autrui. En somme, vous vous transformez vous pour transformer les autres. En gros. Mais jugez plutôt et par vous-mêmes, en lisant ce condensé d’explication « officielle » piqué sur le Wikiriquiquipédia (lol) adoré de tous :

 » Dans le Hawaiian Dictionary, hoʻoponopono est défini comme «purification spirituelle, une réunion familiale, durant laquelle les relations sont rétablies par des prières, l’acte de contrition, la repentance et le pardon mutuel. »

Le mot hoʻoponopono se compose de hoʻo qui signifie « commencer une action » et pono qui signifie « bonté, honnêteté, moralité, qualités morales, actions correctes et justes, excellence, prospérité, attention, utilité, état naturel, devoir, juste, équitable, droit, approprié, détendu, soulagé, devrait, aurait, doit, nécessaire ; » ponopono signifie « remettre en ordre; juste, retravaillé, harmoniser, corriger, régulariser, ordonner, nettoyer, ranger, agir correctement. »

Le procédé : Après une prière, les problèmes sont formulés et les offenses discutées. On attend des membres de la famille le désir sérieux de travailler aux problèmes et non de s’accrocher aux fautes. Pour réfléchir aux confusions émotionnelles et aux offenses commises, plusieurs minutes de silence sont tenues. Les sentiments de chacun doivent être considérés. Puis suivent les reconnaissances des fautes, les repentirs et les pardons mutuels. Chacun lâche l’autre (kala). Tous les participants se libèrent des problèmes (‘oki) et terminent la séance par une cérémonie festive appelée pani, dont le repas comprenait souvent des zostères (limu kala), symbole du lâcher prise réussi. »

 

ho'oponopono2Vous me direz, « Ma foi, jusque là, rien de bien spectaculaire ou de critiquable, mis à part le nom qui nécessite de s’entrainer pour réussir à le prononcer sans passer pour un abruti incapable d’articuler un mot !  »

Il est clair que ce n’est pas l’idée de départ qui me gêne ou même qui m’a interpellée en lisant ce fil de discussion mais plutôt un mot bien précis qui faisait partie d’une sorte de mantra que doit réciter (et donc apprendre par cœur) la personne qui désire s’amender et soigner ainsi les autres, par la même occasion. Ce mot était le mot « Désolé. » La personne qui  » hoʻoponoponopounise  » doit se dire « désolée » et donc, « privée de soleil. » Si on suit cette logique, il faut se retirer la conscience ou le ressenti de sa part de divinité, ceci afin de faire amende honorable et de pardonner nos fautes et, ma foi, dans le même élan, celle des autres.

 

ho'oponopono3Bon, OK, je fais l’idiot afin de ménager mes effets, car vous et moi savons fort bien que ce n’est ni le but ni même l’intention de départ de cette vieille technique Hawaïenne. Alors quoi ? Alors, une fois de plus, une fois encore, ceux qui ont pris sur eux l’énorme responsabilité de TRADUIRE d’anciennes connaissances initiatiques, n’étant pas eux-mêmes initiés correctement ou suffisamment, ont trahis l’esprit en ne se préoccupant pas outre mesure de la Lettre. Du moins, des Lettres (Matrika, en sanskrit) qui devenaient susceptibles, à leur tour, de véhiculer le Pouvoir (Shakti) énorme qui s’accroche aux mots d’une langue, une fois leur sens général ou particulier définitivement établi.

Et retraduire « être désolé » alors qu’il est simplement question de « prendre conscience d’une erreur regrettable », ce n’est pas traduire et transmettre mais trahir et abîmer. Car aucun ésotériste et spiritualiste digne de ces noms ne se sentira à l’aise ni en harmonie avec les Lois de l’univers en affirmant « Je suis désolé » ! Je veux bien croire que les nouvelles générations sont moins « regardantes » sur la forme (moins exigeantes) mais tout de même !

 

ho'oponopono4Or donc, et pour en revenir à notre affaire, je vois sur mon mur un texte qui passe et qui propose aux gens d’être désolés (sic) tout en leur affirmant qu’ensuite, ils iront mieux. Comme à mon habitude, je ne me soucie guère de savoir le quoi et le comment ni même le contexte : puisque c’est sur mon mur, c’est que la personne qui est responsable du fil de discussion et des commentaires est d’accord pour que je lise et que je réagisse éventuellement à ce qui est écrit. Et à moins de tomber sur des personnes fermées d’esprit ou qui ont peur pour leur « beefsteak » (si vous me suivez), ça se passe TOUJOURS bien et en un an de FB (écrit pour la première fois en 2014), je n’ai eu à déplorer qu’un seul abruti qui après avoir seulement lu mon nom et ce que je faisais, me traitait de Gourou qui ne peut vendre que du vent (et il avouait ne pas m’avoir lu ^^)

Donc, mis à part ce blondinet aigris qui, je l’ai appris ensuite, fait pareil un peu de partout, se mêlant aux propos spirituels juste pour s’en moquer, je n’ai donc eu aucun problème et chacun m’a poliment autorisé à donner mon avis, même s’il était « en contre. » Une politesse que je rends à mon tour, sur ce blog ou ailleurs, à une seule condition, évoquée plus loin. Alors, spontanément, je réponds au fil de discussion en écrivant un truc de ce genre :

« Attention, le mot désolé signifie… (bla, bla, bla,) et même si la méthode est sans doute excellente par ailleurs, je suis étonné que personne ne soit choqué par la présence de ce mot… »

Immédiatement, la personne qui conduit le fil de discussion ouvre un message privé pour me sermonner au sujet de mon intervention ! En gros, elle n’allait pas m’emmerder sur ma page et ne comprenait donc pas que je vienne l’empêcher de dire ce que bon lui semble. Je lui réponds poliment que je pensais (sans doute naïvement) pouvoir m’exprimer librement sur ce qui était aussi le fil de mon propre mur et qu’il était quand même effarant d’employer le mot « désolé« , etc…

Et là, c’est partie en vrille ! Cette charmante guérisseuse au prénom composé et ne supportant pas qu’on lui tienne tête, commence à me lâcher une rafale de lieux communs, du genre que c’était mon ego qui s’exprimait, que je ne savais pas « lâcher prise », bref, le kit complet du parfait tyran spirituel qui refuse tout dialogue qui ne soit pas exclusivement à son avantage et dans lequel il ne peut être assuré d’avoir le dernier mot. (Très important ça, le dernier mot ^^)

 

ho'oponopono5Comme je l’explique dans un autre article, il existe une astuce imparable pour savoir exactement avec qui vous dialoguez (verbalement ou par écrit) :

Si la personne s’attaque à vous, personnellement, en remettant en cause vos qualités humaines et/ou spirituelles, au lieu de s’attaquer, même « vertement » à votre version des faits (le sujet traité, donc), vous pouvez être assuré d’être en présence d’une personne régit entièrement par la compulsion animique et même si elle œuvre « gratuitement » (sic), vous pouvez être sûr que son action cache quelque morbide satisfaction égotique telle que le besoin de reconnaissance, le fait d’être admiré(e) ou adulé(e) et de créer une dépendance (l’autre, aidé gratuitement, devient donc psychologiquement et énergétiquement débiteur, puisque il ne peut pas créer un mouvement inverse.)

J’écrirai d’ailleurs un article sur ce passionnant sujet (au sujet des lois de la dette énergétique ou de la « gratuité supposée« .)

 

ho'oponopono6Donc, d’un coup, cette charmante dame bourrée d’amour, de compassion et orientée jusqu’aux chaussette sur la tolérance et le pardon, n’est-ce pas me fait savoir que, de toute façon, j’ai tort et que un point c’est tout et que même elle vas mettre fin à ce dia… euh, MONOLOGUE. Et en effet, pour être assurée de ne rien lire de fâcheux (pas savoir quoi répondre, en fait), elle me coupe l’accès à sa page et m’interdit de répondre, y compris au message privé ! Grandeur d’âme, quand tu nous tiens !

Et après, ça nous fait la morale en parlant de spiritualité, d’amour, de pardon, de compassion, etc. Vous comprenez pourquoi je me défie toujours des « nouveaux mystiques » qui tartinent leurs écrits ou leur prose verbale d’amour, de pardon inconditionnels et autres dégoulinances hypocrites en diable.

 

ho'oponopono7Pour ma part, je ne suis pas mystique ni même religieux et je n’ai pas sans arrêt les mots « amour », « compassion » et « pardon » à la bouche, mais si quelqu’un critique ce que j’écris (et non pas moi, pensez à faire le distinguo, désormais !), j’essaye de comprendre, d’échanger et, non pas de convaincre mais de mieux expliquer le sens parfois pas très évident de ce que j’écris (ou ose écrire, devrais-je dire. )

En somme, je demeure ouvert avec la langue (dans ce que j’affirme) et « dans les faits » (dans mon comportement.) Après, bien sur, si je sens que j’ai affaire à un rigolo qui se fait suer dans sa vie de désœuvré, je clos la discussion sur un « OK, je comprends votre avis » et je me barre aussi sec ! Non pas dans l’espoir de lui clore le bec mais dans celui, plus pragmatique, de ne pas perdre un temps précieux avec un « trou du culte. »

 

ho'oponopono8Bref ! Voilà ce que j’avais envie de partager, aujourd’hui, avec mes fidèles lectrices et lecteurs. Cela étant dit, faites tout de même gaffe à ce que vous dites et écrivez, car les mots contiennent de l’énergie et si vous « oubliez » que des générations d’hommes et de femmes qui connaissaient le sens premier et originel des mots, ont chargé un max certains mots et certaines expressions, vous allez avoir de mauvaises surprises ou croire que les diverses méthodes que vous employez « ne marchent pas pour vous. » Et je suis sûr que cela vous est déjà arrivé, n’est-ce pas ?

Si vous désirez à tout prix «  »hoʻoponoponopouniser », surveillez les mots que vous employez, car certains n’ont pas été nécessairement bien traduits des autres langues et quelques-uns peuvent vous faire perdre une large part des bénéfices de méthodes valables par ailleurs. Pour en terminer, sachez que si déjà vous acceptez l’idée d’être CORESPONSABLE du malheur planétaire et que vous êtes prêt à ne plus le produire à votre modeste niveau, vous faites déjà bien plus que votre quote-part spirituelle et vous aidez VRAIMENT la planète, et pas seulement « avec la langue » (affirmer sans poser d’acte réel.)

 

ho'oponopono9Si vous désirez réagir, ici cela vous est permis ! Mais n’oubliez pas de TRAITER DU SUJET EN COURS et non des défaut présumés ou avérés de celui qui l’a initialisé ! Si vous retenez cette simple règle de savoir vivre spirituel, faisant si cruellement défaut à certaines et certains, vous êtes déjà bien avancé(e), vous pouvez me croire et agissez déjà pour la Paix dans le Monde. Sinon, faites comme les lâches qui n’osent même plus ouvrir la bouche ou écrire un mot de peur de se prendre un « retour de volée » qui décalquerait plus encore, et si cela était possible, leur pauvre petit ego déjà bien bousculé par la Grande Vie.

 

Serge Baccino

 

Sur la cellule

« La cellule est la plus petite unité de matière vivante, végétale ou animale. Certains organismes microscopiques élémentaires ne sont constitués que d’une seule cellule (les amibes, les bactéries, etc.). L’homme, en revanche, en possède plusieurs milliards. Une cellule animale se compose d’une membrane entourant un amas de cytoplasme gélatineux. Le plus gros des éléments à l’intérieur du cy­toplasme est le noyau, qui contient le matériel chromosomique nécessaire à la re­production de la cellule. Les cellules se reproduisent généralement en se divisant en deux. Leur forme et leur taille varient, suivant leur fonction, mais leurs consti­tuants fondamentaux ne changent pas. On ne peut voir les cellules qu ‘au micro­scope ; certains de leurs éléments ne sont même visibles que sur des clichés pris au microscope électronique.

 

Cellules2La longue évolution qui a conduit aux organismes supérieurs, puis aux mammifères et à l’homme, a commencé chez les protozoaires, organismes unicellulaires. C’est la spécialisation des tâches, garantissant une plus grande efficaci­té de l’organisme, qui a conduit à l’association de cellules pour former des organismes pluricellulaires et, en même temps, à la différenciation de ces cel­lules pour permettre l’accomplissement de tâches spécifiques. Certaines cellules ne font plus que recevoir des impulsions et font partie du tissu nerveux. D’autres véhiculent des substances chimiques, comme c’est le cas des globules rouges. Même un organisme aussi spécialisé que le corps humain ne provient que d’une seule cellule : un œuf fécondé.

 

celullesDans le corps constitué, nombre de cellules sont si hautement différenciées qu’elles ont perdu la faculté de se reproduire, n’étant plus capables d’accomplir autre chose que la fonction à laquelle elles étaient des­tinées : c ‘est le cas des cellules nerveuses et musculaires, entre autres. L’embryo­logie et la biologie moléculaire essaient de comprendre comment l’information génétique contenue dans le noyau de l’ovule fécondé peut ainsi contrôler la crois­sance et la forme du corps tout entier, et comment les cellules se spécialisent. Mais le mystère reste encore entier. »

 

 

Docteur Michel Ferrand

Sur la vie (extrait)

Voici un extrait de l’ouvrage « Traité Élémentaire de Sciences Occultes », écrit au dix-neuvième siècle par le docteur Gérard Encausse, connu dans le monde de la tradition sous le nom de Papus.

 

Papus5« La vie se concentre au centre du système dans un soleil, et les planètes reçoivent d’autant plus son influence qu’elles en sont plus proches, qu’elles sont moins matérielles, de même que le soleil reçoit une influence d’autant plus active qu’il est plus près de la Vie-Principe d’où il est émané. C’est alors que la force active l’emporte définitivement sur la force passive, car les planètes se sont groupées autour du centre prépondérant : l’être vi­vant qu ‘on appelle un Monde a pris naissance ; il est organisé et lentement il évolue vers l’Unité d’où il était parti. Sur chacune des planètes, la loi qui a donné naissance au monde se répète, identique.

 

Le soleil agit vis-à-vis des planètes comme l’Unité-Vie agissait vis-à-vis du soleil. La planète est d’autant plus matérielle qu’elle est plus éloignée de lui. D’a­bord en ignition, puis gazeuse, puis liquide, quelques agglomérations solides apparaissent au sein de cette masse liquide : les continents prennent naissance. Puis l’évolution de la planète vers son soleil commence et la vie planétaire s’organise. La force active l’emporte ici encore sur la force matérielle, passive.

Les productions qui vont naître sur la planète suivront les mêmes phases que celle-ci a subies vis-à-vis du soleil. Les continents, en se so­lidifiant, condensent dans leur sein la force en ignition qui formait primitivement la planète. Cette Force Vitale terrestre, qui n ‘est qu ‘une émanation de la Force Vitale solaire, agit sur la Terre, et les rudiments vitaux se développent en constituant les métaux plus inférieurs.

 

Papus3De même qu ‘un Monde évolue vers la vie de son Univers en se créant une âme, en­semble formé de toutes les âmes planétaires renfermées en lui, de même chaque planète évolue vers l’âme de son monde en créant son âme planétaire, ensemble formé des âmes que cette planète renferme. La vie progresse de même à travers le végétal et, quelques mil­liers d’années après, la production la plus élevée du continent apparaît : l’homme qui re­présente le soleil de l’animalité comme l’or représentait le soleil de la minéralité.

La loi progressive va se retrouver dans l’homme comme dans tout le reste de la nature. Repor­tons-nous en arrière et nous nous rappellerons qu’au moment de la naissance d’un Monde, d’autres existaient déjà qui avaient accompli à des degrés différents l’évolution vers l’Uni­té. Si bien qu’il y avait des Mondes plus ou moins vieux. Il y a de même différents âges dans les planètes, différents âges dans leurs productions.

 

Quand une planète évolue pour la pre­mière fois vers le premier vestige du règne minéral, une autre plus âgée dans ses produc­tions vitales a déjà évolué vers le premier règne animal, une autre enfin plus âgée encore a déjà évolué vers le premier règne de l’homme. De même qu’il y a des planètes de plu­sieurs âges, de même il y a des continents plus ou moins âgés sur une même planète. Cha­que continent est couronné par une race d’hommes comme chaque monde est couronné par un soleil. »

 

Docteur Gérard Encausse ( Papus– 1865-1916)

 

La vie et l’âme de la matière (extrait)

« Lorsqu’on observe avec attention les sites qui nous entourent, où que l’on se trouve et quels qu’ils soient, on est infailliblement frappé de la vitalité inouïe de la Nature. La Vie, le Mouvement, semblent être et sont le principe de l’Univers le plus élémentaire et le plus répandu. Une voix puis­sante, étrange, variée à tous les sons et à tous les degrés, une musique mystérieuse, mais non sans interprétation, retentissent perpétuellement sur notre planète, éternellement si l’on considère, si l’on envisage l’indéfinité de l’Espace.

Dire que les choses sont des êtres, premiers anneaux de la chaîne évolutive des êtres se continuant des Plantes aux Hommes, dire que les choses, c’est-à-dire les individus du règne inorganique et minéral, ont une âme inférieure en degré -très inférieure à celle des végétaux et des animaux- peut paraître encore étrange à certains pontifes matérialistes de ce siècle, qui s’imaginent tout savoir, tout expliquer, alors qu ‘ils ne savent et n ‘expliquent rien, qui veulent que l’Univers ressemble à un terne et lugubre spectre mortel, grossier, épais.

Mais cette af­firmation n’étonnera point les hommes de science impartiaux, les amants de la Nature.qui connais­sent ou devinent sa Puissance infinie et savent déchiffrer son langage. Les matérialistes ne voyant dans le Monde qu’un choc d’atomes, sans y découvrir une Pensée universelle, directrice, intelli­gente bien qu ‘immuable dans ses lois, ces hommes-là sont des aveugles et non des savants dans la véritable acception du terme. Ils refusent de considérer la Vie, laquelle frissonne également dans l’objet inerte en apparence, et dans la plus gracieuse jeune fille. Seulement les termes du problème sont autrement posés, les particules atomiques sont groupées différemment, quoique ce soient tou­jours les mêmes et que l’Attraction soit leur Loi absolue…

La Chimie nous dit que tout ce qui existe est formé d’atomes d’hydrogène, d’oxygène, d’a­zote, de carbone, de fer, etc., résultant eux-mêmes de l’agglomération des particules de l’Ether. Ces atomes chimiques sont indestructibles et indivisibles sous les poussées formidables du Milieu, et ce sont eux toujours qui, diversement groupés, orientés sous la direction de la Force, donnent naissance par leur architecture à tout ce qui compose la Nature, c’est-à-dire à la Matière univer­selle, du moins terrestre (car il peut y avoir d’autres combinaisons atomiques sur les différentes planètes de l’Espace).

Que nous considérions un homme, une plante, un animal, un minéral, une chose comme une table, ces corps sont formés des mêmes atomes mais diversement situés et en nombre varié, lesquels atomes ont pour unique base les particules d’Ether. Ce qui revient à dire que la Matière est une, que tout est fait des mêmes atomes, que les éléments chimiques ont la même composition et la même vie, le même mouvement attractif. Plus de règnes, ni d’espèces dans la Na­ture ! Il n’y a que la Nature.

Il faut bien se persuader de cette vérité. Plus de types minéraux, végé­taux, animaux, plus de règnes organique et inorganique, plus de chimies, mais seulement des êtres évoluant suivant un plan déterminé, obéissant aux mêmes lois, poursuivant le même but, sous diffé­rents aspects. »

 

François Jollivet Castelot (1868-1937)

 

 

Un véhicule vivant et conscient (extraits)

Le corps de l’homme est le véhicule de la conscience de soi, c’est-à-dire le support matériel que la Vie Universelle met à sa disposition pour évoluer au contact du monde terrestre. Depuis la plus haute Antiquité, ce point fait partie intégrante des doctrines philosophiques et mystiques. Ainsi, Hiérocles, philosophe grec néo-platonicien, se réfère d’une ma­nière très explicite au «Principe de Vie» et à la manière dont il anime le corps de l’homme pour en faire le véhicule de l’être intérieur, autrement dit de la conscience individuelle.

« L‘essence intelligente de l’âme a reçu du Démiurge (Logos) un corps im­matériel inséparable et est entrée ainsi dans l’être de l’homme. Elle n’est donc ni corporelle, ni incorporelle, mais comparable au soleil et aux étoiles, qui sont le fruit d’une substance immatérielle. Ce corps animique, que possèdent les êtres humains, est de nature rayonnante. Le véhicule de l’âme est contenu dans le corps de l’homme ; il insuffle la Vie dans l’organisme physique sans vie et sans âme, et véhicule l’harmonie de ce dernier.

Le Principe de Vie de l’homme est l’ê­tre intérieur qui produit l’activité de la vie dans l’organisme. L’homme intérieur consiste en une substance intelligente et en un corps immatériel (matériel au sens transcendantal). La forme matérielle visible est la reproduction et l’image de l’homme intérieur. La forme extérieure consiste en un corps animal matériel, non intellectuel.

Par le processus de purification des corps matériel et éthérique, s’ef­fectue une séparation de la substance vivante et de la matière soi-disant morte ; c’est ainsi que l’homme peut acquérir la faculté d’entrer en relation avec les pures intelligences ».

 

HIEROCLES (430 (?) après J-C)

 

 

Raison et volonté (extrait)

« Tout, dans la nature, opère selon des lois. Seuls les êtres rationnels ont la faculté d’agir selon la conception des lois, c’est-à-dire selon des principes, ce qui veut dire qu ‘ils ont une volonté. Puisque déduire des actions exige la raison, la volonté n’est rien d’autre que la raison pratique. Si la raison détermine infailli­blement la volonté, les actions d’un être rationnel reconnues nécessaires d’un point de vue objectif, le sont donc aussi au niveau du subconscient ; ce qui veut dire que la volonté est la faculté de choisir seulement ce que la raison, indépen­dante de l’inclination, reconnaît comme nécessaire pratiquement, autrement dit comme bon.

 

Emmanuel KantMais si, d’elle-même, la raison ne détermine pas suffisamment la vo­lonté, si cette dernière est soumise également à des conditions subconscientes (à des impulsions particulières) qui ne coïncident pas toujours avec les conditions objectives, en un mot, si la volonté n ‘est pas en elle-même en parfait accord avec la raison (ce qui est en réalité le cas pour les hommes), alors les actions qui, ob­jectivement, sont reconnues comme nécessaires, sont fortuites pour le sub­conscient, et la détermination d’une telle volonté selon les lois objectives est une obligation ; ce qui veut dire que la relation des lois objectives à une volonté qui n’est pas entièrement bonne est conçue comme la détermination de la volonté d’un être rationnel par des principes de raison, mais que la volonté, de nature, ne suit pas nécessairement. »

 

EMMANUEL KANT (1724-1804)