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La dépendance psychologique de l’enfant (Extraits)

Extrait du livre Le chemin de la transformation,

dEva Pierrakos p.164,165 et 166.

 

 

 

La dépendance psychologique de l’enfant en soi qui a encore besoin des autres

 

 

Peu de chose occasionnent aux êtres humains tant de peine et de honte que ce point faible intérieur, vulnérable aux compromissions, qui leur donne l’impression d’être impuissant et forcé. Vous savez déjà mes amis, que ce domaine de la personnalité et resté un enfant.

L’enfant ne sait pas encore que l’ensemble de la personnalité a grandi et n’est plus aussi désarmé et dépendant. Les nourrissons et les jeunes enfants sont vraiment dans cette situation de dépendance, mais dans le recoin infantile de votre être vous ne savez pas- où ne voulez pas savoir – que tel n’est plus le cas.

Le jeune enfant dépend de ses parents pour tout les besoins vitaux essentiels : un abri, de la nourriture, l’affection, la protection mais aussi et surtout, pour le plaisir, si nécessaire. Un être humain ne peux pas vivre sans plaisir.

Nier cette vérité est une des erreurs les plus préjudiciables. Le corps, la pensée, l’âme et l’esprit dépérissent s’ils sont privés de plaisir. Les adultes ont assez de ressources pour en trouver, grâce à leurs propres efforts, un abri, de la nourriture, de l’affection et de la sécurité, et ils peuvent faire de même concernant le plaisir.

Dans tout ces domaines cous devez coopérer et communiquer avec les autres à des degrés divers. Vous ne pouvez pas subvenir à aucun de ces besoins essentiels sans avoir à faire à autrui. Mais ces transactions diffèrent complétement de la dépendance passive et fragile du jeune enfant démuni. La personne vraiment adulte se sert de toutes ses qualités (son énergie, on intelligence, son intuition, ses talents, sa souplesse et son sens de l’observation) pour composer avec les autres, donner et recevoir.

Son sens de la justice la rend assez accommodante pour céder, et la conscience de son individualité lui permet de s’affirmer suffisamment pour éviter d’être piétiner où exploiter. On ne peut pas enseigner cet équilibre souvent subtil entre ces forces de communications. Il ne peut s’apprendre que grâce à la croissance personnelle.

Les enfants sont incapables de réaliser cet équilibre.Ils sont d’une partialité rigide quand ils insistent pour recevoir, car tel est leur besoin. Il en va de même pour le plaisir. Les enfants doivent avoir la permission des parents pour établir la source de tout plaisir dans les profondeurs de leur être et en jouir.

Grâce à leur permission, l’enfant acquerra force et sécurité, pourra nouer des relations fructueuses. Si vous avez besoin d’une autre personne pour éprouver du plaisir, vous êtes encore dans la situation de l’enfant.

Je répète qu’on ne peut jamais se passer complètement des autres, mais, pour les adultes la priorité change. Les adultes mûrs trouvent en eux un réservoir inépuisable de sentiments merveilleux, et quand ces derniers sont activés, l’insécurité et la faiblesse disparaissent.

Quand une partie de votre croissance est stoppée, vous attendez qu’une autre personne (un parent de remplacement) puisse vous donner accès à la richesse des sources vives que constituent vos sentiments. Vous savez que ces sentiments de plaisirs existent (vous les désirez avec tant d’ardeur !), mais vous ignorez que vous n’êtes plus un enfant dépendant d’autrui pour pouvoir les activer et les exprimer.

Voilà la tragédie humaine, car ainsi vous êtes pris dans un cercle vicieux. A chaque fois qu’on prend un mythe pour une vérité, immédiatement un cercle vicieux se crée, paralysant ainsi les forces du plaisir, qui représentent une bonne partie de l’énergie dont vous disposez. Votre vie devient terne et monotone.

Nier le plaisir intense d’être et de sentir l’énergie circuler dans votre corps, votre âme et votre esprit, équivaut à nier la vie. Quand un enfant est privé de ces sensations, sa psyché reçoit un choc provenant de l’absence répétée de plaisir et donc de la présence répétée d’une aspiration insatisfaite. Le choc empêche la croissance dans le domaine concerné, si bien que la personnalité ne se développe pas de façon équilibrée.

Votre intellect adulte conscient ignore l’existence en vous d’un enfant en pleurs, en colère, exigeant et impuissant. Vous ne savez pas que vous êtes libre d’aller vers le plaisir, la plénitude et la réalisation de tous vos pouvoirs pour obtenir tout ce que vous voulez et dont vous avez besoin. C’est un des conflits fondamentaux dans la personnalité humaine.

Citation:
Extrait du « Chemin de la transformation » d’Eva Pierrakos » p166 à 171

Le cercle vicieux et le courant coercitif

 

Examinons maintenant de plus près ce recoin caché de votre psyché, là où vous êtes restés des enfants. A quel niveau ignorez-vous ce fait ? A quel niveau votre enfant intérieur ignore-t-il les droits et devoirs de votre personnalité adulte ? Ce cercle vicieux particulier que j’ai mentionné tout à l’heure se présente ainsi : Si vous ignorez que tout l’univers existe déjà et que vous pouvez obtenir absolument tout ce qui vous est nécessaire dans la vie, vous vous sentez dépendant d’une force ou d’une autorité extérieure pour répondre à tous vos besoins et désirs.

A cause de cette perception déformée, vos attentes seront constamment déçues car vous êtes dans l’erreur si vous croyez qu’une source extérieure pourra satisfaire vos besoins. Ils seront tous perpétuellement frustrés, et plus ils sont frustrés plus ils gagnent en intensité. Plus ils sont intenses, plus grandes sont votre dépendance et vos espoir, et plus vos tentatives de plaire à la personne censée satisfaire vos besoin deviennent frénétiques. Vous désespérez ; plus vous redoublez d’efforts plus vous êtes frustré, précisément parce que vos tentatives sont irréalistes.

Vous n’êtes absolument pas conscient de tout le processus, vous ne savez pas quelles forces vous manipulent ni même dans quelle direction elles vous mènent. Vous désespérez car, dans vos sollicitations pressantes pour satisfaire vos besoins, vous trahissez votre être, votre vérité et le meilleur de vous même. Vos efforts frustrés et vos compromissions créent un courant coercitif.

Ce courant coercitif peut se manifester très subtilement, de façon détournée, mais les émotions sont entravées et freinées à cause de lui. Cela affectera inévitablement les autres et entraînera des conséquences logiques et appropriées. Tout courant coercitif provoquera forcément de la résistance et une attitude de recul chez les autres, même si ce qu’ils sont forcés de faire leur est bénéfique et agréable.

Ainsi la spirale se perpétue. La frustration continuelle, dont vous attribuez la cause au refus mesquin de l’autre personne de coopérer et de donner, suscite en votre âme la rage, ma fureur, peut-être même la vengeance et des impulsions cruelles à des degrés divers. Cela entraîne un nouvel affaiblissement de la personnalité quand surgit un sentiment de culpabilité.

Vous en concluez qu’il vous faut cacher vos sentiments destructeurs afin de ne pas éveiller l’hostilité de cette autre personne que vous percevez comme la source de la vie. Vous vous empêtrez toujours d’avantage dans ce filet qui vous enserre ; vous êtes complétement pris au piège de ces mythes, déformations et illusions, sans oublier les émotions destructives qui s’ensuivent. Vous vous trouvez alors dans une situation absurde, éprouvant un intense besoin de l’amour et de l’acceptation d’une personne que vous haïssez, à qui vous en voulez car elle persiste à négliger vos besoins.

Cette insistance égoïste à être aimé d’une personne qu’on déteste presque et qu’on souhaite punir augmente le sentiment de culpabilité, car le moi véritable, qui est d’une vigilance constante, projette sa réaction sur l’écran de la conscience devenu incapable de l’interpréter et de distinguer les messages du moi véritable de ceux qui proviennent de l’enfant en soi.

Le fait que l’autre ne satisfait pas vos besoins émousse votre conviction que vous avez le droit au plaisir que vous désirez tant. Vous suspectez vaguement que vous avez peut-être même tort de vouloir ce plaisir. Ainsi vous commencez à transformer, à canaliser ce besoin et ce désir originels et naturels et à les sublimer dans d’autres domaines. D’autres besoins plus ou moins compulsifs apparaissent alors.

Vous êtes constamment déchiré entre la force du besoin originel profondément enfoui et vos doutes concernant le droit de le satisfaire. Plus vous doutez, plus vous vous enfermez dans la dépendance de l’approbation d’une autorité extérieure : un parent de substitution, l’opinion publique, ou certain groupe de gens qui représentent la vérité ultime à vos yeux.

Plus ce cercle vicieux se perpétue, plus le plaisir manque à la psyché, tandis que le déplaisir s’accumule. Une telle personne désespèrera forcément toujours d’avantage de la vie et doutera que la plénitude est possible. Puis vient un moment où cette personne renonce intérieurement.

Tout les êtres humains sans exception ont un tel pont faible, au moins dans une certaine mesure. Dans ce recoin secret, vous vous sentez non seulement impuissant et dépendant, mais aussi profondément honteux. La honte est due aux méthodes employées pour améliorer la personne qui, à un moment donnée, est censée jouer le rôle de l’autorité et vous accorder ce dont vous avez besoin en terme de plaisir, de sécurité et de dignité personnelle.

Le courant coercitif dit : « Vous devez » et exige des autres qu’ils soient et fassent ce qui correspond à vos besoins et à vos désirs. Ces exigences peuvent très bien ne pas se manifester extérieurement. En fait, il se peut qu’en surface vous soyez totalement incapable de vous affirmer.

C’est parce que vous devez cacher ce courant coercitif honteux et menaçant qu’il vous est difficile ou impossible de vous affirmer sainement. Il est menaçant car vous savez très bien que s’il se montre au grand jour, il provoquera de dures critiques, la désapprobation et même éventuellement un rejet explicite.

Je vous invite à faire face énergiquement à cet aspect de vous-même. Vous devez tous vous y attaquer si vous souhaitez réaliser toutes vos potentialités dans la vie, et si vous souhaitez découvrir vos pouvoirs illimités d’intégrer la bonté infinie à votre existence.

Plus la projection secrète sur les autres de ce que « vous devez » est forte, plus vous inhibez vos propres pouvoirs. En conséquence, votre corps, votre âme et votre pensée sont victimes de paralysie et de passivité. Cette inactivité vous empêche d’avoir accès à votre centre intérieur, là où se trouvent toutes les promesses réalistes et toutes les potentialités d’épanouissement, de bonheur et de plénitude.

Par mégarde, vous vous rendez dépendants des autres, ce qui éveille en vous la haine. Au contraire, en découvrant le trésor de votre propre centre, vous vous affranchirez. Le contact avec les autres deviendra alors un plaisir exquis qui fera naître l’amour.

En soumettant continuellement les autres à cette pression intérieure contenue parce que vous croyez dépendre d’eux, vous diminuez la quantité d’énergie dont vous disposez. Si l’énergie est utilisée de façon correcte, naturelle et sensée, elle ne s’épuise jamais. Vous le savez, mes amis, l’énergie ne s’épuise que si elle est mal utilisée. Les êtres humains utilisent d’innombrables méthodes pour déclencher ce courant coercitif : l’acquiescement à des degrés différents, la résistance passive, la rancune, le repli, le refus de coopérer, l’agressivité extérieure manifeste, l’intimidation et la persuasion par force feinte et l’appropriation d’un rôle d’autorité..

Voici leurs messages implicite : « Vous devez m’aimez et me donner ce qu’il faut ». Plus votre implication dans cette façon d’être est aveugle, plus vous vous affaiblissez et vous vous détachez d’avantage du centre de votre véritable vie intérieure, là où se trouve tout ce qui peut vous combler sur tout les plans.

Citation:
Extrait du « Chemin de la transformation » d’Eva Pierrakos p169 à 174

 

Lâcher prise et s’ouvrir

 

De façon à réorienter les forces de l’âme vers la santé et leur rendre leur caractère originel, voici ce qui doit se produire : ne plus s’accrocher aux personnes censées satisfaire vos besoins dans la vie et qui vous inspirent simultanément le ressentiment pour cette même raison. Il vous faut reconnaître vos attentes et vos exigences à l’égard des autres, mais auxquelles personnes – sinon vous – ne pourra répondre.

Tous vos besoins et aspirations, y compris le véritable amour, ne peuvent être comblés que si votre âme est sans peur, et vous savez que la force de vos sentiments vous permettant de donner et de recevoir l’amour est en vous. Car tant que vous vous accrochez à une autre personne à la manière d’un enfant, en niant l’adulte que vous êtes, vous vous asservissez au vrai sens du terme. Plus vous agissez ainsi, moins vous pouvez donner et recevoir et moins vous serez en mesure d’éprouver d’authentiques émotions dans tout les domaines vitaux.

Parce que la peur et la colère occupent trop de place dans votre psyché, il est essentiel de vous débarrasser de ces émotions négatives grâce aux méthodes qu’enseigne le Chemin : il n’y a ni perdant ni gagnant. En éliminant la peur et la colère, on fait de la place pour des sentiments positifs. Vous êtes encore si nombreux à être fermés et paralysés. Exprimer la peur et la colère est le dernier de vos désirs. Même si vous admettez ces émotions négatives en principe, vous préférez encore les manifester inconsciemment plutôt que de leurs donner une expression directe et d’en assumer la responsabilité.

Pour attirer les prédispositions favorables des autres, vous prétendez encore à une fausse perfection, même si vous avez cessé de croire qu’elle existe bel et bien en vous. De même, vous vous accrochez avec l’énergie du désespoir aux émotions négatives parce que vous craignez les sentiments positif. C’est encore un autre aspect du même cercle vicieux.

Moins vous vous considérez responsables des sentiments négatifs qui vous habitent encore et de votre droit et de votre aptitude à créer le bonheur, plus vous vivrez dans la peur. Par conséquent, plus vous devez faire des efforts pour chasser cette peur, ce qui entraîne la motivation négative. Vous menez une vie artificielle, vous fuyez au lieu de créer une existence riche et épanouie où règne le plaisir et la joie.

Vous cherchez à éviter la menace d’exprimer vos sentiments négatifs car ils vous empêcheraient d’obtenir des autres tout ce qu’en fait vous devez puiser en vous.

 

Vous espérer obtenir le salut des autres, alors qu’ils ne pourront jamais vous l’accorder. La réorientation de votre vie (mis à part l’absolue nécessité de reconnaître tous ces aspects négatifs) doit toujours commencer avec la volonté de lâcher prise ; on ne peut y forcer personne sans une prise de conscience claire et précise de la dépendance.

Mais quand cela se produit, il devient possible d’abandonner ce à quoi on s’accrochait si frénétiquement. Ce lâcher prise est indispensable pour entraîner un changement dans l’équilibre et la structure énergétique de l’âme, de sorte que des cercles vertueux puissent commencer à se perpétuer.

Il faut être aussi disposé à vous débarrasser des rationalisations qui donnent à votre point de vue un semblant de justification. Car on peut toujours réussir à se représenter la vie – ou la présenter aux autres – de façon telle que vos souhaits, vos besoins et vos exigences vis-à-vis des autres soient non seulement justifiés, car ils n’ont rien de répréhensibles, mais aussi bénéfiques pour l’autre.

C’est peut être même vrai, d’un certain point de vue. C que vous voulez, en principe, peut être en effet louable, vous pouvez y avoir droit. Mais en utilisant un courant coercitif émotionnel et caché, vous vous méprenez en cherchant à obtenir satisfaction et en n’accordant pas à l’autre la même liberté qu’à vous même. Vous ne donnez pas à l’autre ni le droit de choisir librement qui aimer et accepter, ni le droit d’être rejeté et haï pour avoir revendiqué cette liberté. Vous ne donnez même pas le droit à l’autre de se tromper sans être haï ou totalement rejeté.

C’est une liberté dont vous souhaitez avoir le privilège et vous en voulez intensément à d’autre quand ils ne vous l’accordent pas. Vous êtes incapables de vous défendre de manière adéquat dans de tels cas pour la simple et bonne raison qu’à certains niveaux émotionnels vous privez les autres de cette liberté. Quand vous y regardez de plus près, vous verrez combien cela est vrai.

A ce moment là votre objectivité et votre sens de la justice vous aideront à abandonner ce à quoi vous vous accrochez si désespérément, même si émotionnellement vous persistez à croire que votre vie dépend des autres et qu’ils doivent conformer leurs actes et leurs sentiments à vos désirs.

 

 

Extrait de : Le Chemin de la Transformation, d’Eva Pierrakos, Ed. Dangles

 

Le nom de notre âme

ame3Je sais bien que cela pourra paraître quelque peu étonnant, mais ceux qui ont déjà eu l’opportunité de contacter des Maîtres (comme on le dit généralement) ou des âmes libres de l’invisible (contacts psychiques, donc) savent que l’individualité humaine n’a pas de nom ! Les âmes humaines n’ont pas besoin de se nommer entre elles pour se connaître ou se reconnaître, car cela se fait automatiquement et quasiment à leur insu, grâce à la signature énergétique. Cette dernière est comparable à une « ambiance vibratoire » qui vous renseigne instantanément sur « qui est qui », c’est-à-dire sur qui est connu et qui est quoi (niveau d’évolution, etc.)

Vous pouvez tout aussi bien savoir instantanément que vous avez affaire à un Être de Haut Niveau spirituel ou, au contraire, à une âme-personnalité plus modeste dont le niveau réel d’évolution est inférieur au votre. Je sais très bien que cette dernière phrase est capable d’en faire bondir plus d’un(e) mais c’est ainsi et je n’y peux rien. A cause de cette signature (ou grâce à elle) il est impossible de tricher, sur les plans de conscience autres que la Terre. Du moins si vous êtes vous-même un tant soit peu éclairé et que votre être aspire à la vérité (ne cherche pas à se cacher les faits, bons ou mauvais.)

 

 

DiscernementEn fait, et théoriquement, cette faculté de discriminer (de discerner, rien à voir donc, avec la « discrimination raciale », n’est-ce pas) est présente dans l’âme humaine, « sur la terre comme au ciel » (incarnée ou non.) Le corps de chair n’est PAS responsable de la peur entretenue par une personne de voir la vérité en face et de l’accueillir telles qu’elle est. Ainsi, la signature vibratoire est ce qui sert aux âmes libres pour se reconnaître entre elles et, surtout, (cerise sur la gâteau) pour reconnaître toutes les personnes qui essayent de tromper leurs semblables en se faisant plus lumineuses et saines que le petit jésus dans son berceau !

 

 

Serge Baccino

 

Le mystique, l’ego et l’humilité

On trouve souvent ce sujet de « l’humilité » qui revient chez le mystique, c’est-à-dire chez celui dont l’approche de la spiritualité est largement teintée d’émotivité et bien souvent de religiosité. Le mystique se réfère aussi très souvent à l’ego… Surtout celui des autres ! Ce sujet de l’ego sert à merveille un certains nombre de faux mystiques mais de vrais faux-culs, qui désirent échapper à la vie sociale et à ses réactions parfois sans pitié, pour « l’humble chercheur » (ces mots me font toujours autant marrer, mais bon…) En effet, dire que la personne qui nous montre notre côté demeuré « dans l’ombre » (non-éclairé par notre prise de conscience) est sous la tutelle de son ego, consiste en un acte de lâcheté sur lequel il est inutile que l’on se penche bien longtemps. C’est la solution de facilité.  C’est même le moyen de démontrer que notre ego à nous est encore, trois fois hélas, bien trop sensible aux agressions de l’extérieur (ou supposées telles) pour que l’on puisse se prétendre soi-même « plus lumineux » que celui qui devra, du même coup, assumer le rôle opposé et peu enviable, du « méchant pas beau » ! Un rôle bien ingrat, il est vrai, que personne ne désire assumer, mais que quelques-uns trouvent naturel de le refiler « fraternellement » à autrui.

 

 

Ce qui manque cruellement à bon nombre de mystiques, c’est de solides bases psychologiques et un sens de l’humour plus développé ! Mais ce n’est que mon avis et cela ne devrait pas déclencher la 3e guerre mondiale ! (quoique….) Car, sacrebleu, en quoi le fait d’être prit à partie par une personne qui défend ses idées, fussent-elles bizarres, peut avoir le pouvoir de transformer un prétendu fils de Dieu en un ridicule pantin, incapable de cacher qu’il est l’esclave de ses propres démons intimes ? (Peurs, doutes, croyances, jalousie, rancune, etc.) Et le fait de s’abriter derrière l’expérience ou de quelque grade secret à n’en plus pouvoir (sic) ne consiste guère en une excuse présentable à mes yeux.  En quoi est-il humiliant, même pour ce polisson d’ego, de devoir expliquer calmement, avec respect et sympathie, que nous ne sommes pas d’accord avec ce qui est présenté ?

Ne pouvons-nous pas respecter l’idée avancée, voire la percevoir comme une façon différente de considérer, sous un angle novateur, un des multiples aspects d’une seule et unique vérité ? Pourquoi ceux qui ne partagent pas nos vues, devraient-ils être nécessairement « à la solde » du diable ou autre bestiole agréable du même gabarit ? Or, que voit-on ? Des gens qui se prétendent sages se conduire comme des bambins affolés à l’idée d’être pris en flagrant délit…. D’humanité ! Car là est la fameuse « humilité » (un rien dégoulinante) de tous ceux qui présentent leur Luminescence comme si c’était une carte de police.

 

 

Nous sommes tous des humains, mêmes ceux qui se rêvent plus sages, plus lumineux et plus avancés que les copains. Pour ma part, je commets régulièrement des erreurs, je dis des âneries et je suis imparfait. Et vous ? Ne serait-ce pas cela, dans le fond, la véritable humilité, si cette dernière pouvait exister vraiment et remplacer l’hypocrisie terrifiante de la plupart des mystiques, anciens et nouveaux ?

Voilà mon avis personnel, s’il fait bondir, tant mieux, c’est qu’il a du ressort ! S’il laisse de marbre, tant mieux aussi ! C’est dans le marbre que se taillent les plus belles statues de ceux dont l’état d’esprit est et demeurera marmoréen. Cordialement à tous, ceux qui ont la vérité et ceux qui ne l’ont pas !

 

(Nota : Ce message, un brin dérangeant (si, si, j’insiste) je l’ai écrit sur un forum de « véritables initiés » qui se comportaient comme des excités sous le prétexte qu’un des intervenant accusait une organisation initiatique moderne bien connue, de trahir quelque peu l’esprit originel…)

 

Serge Baccino

 

Le monde est en nous

LotusLes idée émises par une personne à propos des textes de Douglas Harding, me font réaliser que de plus en plus de gens se familiarisent intellectuellement avec les connaissances des anciens Siddha et donc, du Shivaïsme du Cachemire, qui fut le berceau de l’enseignement de tous les Bouddha, dont le Bouddha historique (Gautama.) C’est également à partir des Shiva-Sutra qu’a pu naître la psychologie ésotérique (ma pratique depuis trente ans et ce que j’enseigne, désormais.) Dans les Shiva-Sutra, on trouve des textes d’une profondeur inimaginable. Même de nos jours, nos savants et nos psychologues les plus expérimentés, n’ont pas découvert un centième de ce que contient cette sublime philosophie qui est l’une des plus ancienne de cette planète et, en tous les cas, la plus profonde et la plus subtile, âgée d’au moins six mille ans.

Pour votre plaisir (et le mien, mais chut !) je vous livre ici une version moderne  d’une traduction ancienne de textes primitifs (en sanskrit) empruntés à cette philosophie… La mise en mots et les tournures de phrases sont de moi et me semblent mieux correspondre au sens originel qui était attribué à ce passage.

 

Supprimer la distance

 

« Lorsque nous regardons un objet, celui-ci parait être distant de nous, de cela qui observe et qui regarde… Toutefois, puisque cet objet est vu par nous, c’est que cet objet fait partie de notre prise de conscience. Et pour qu’il en fasse partie, il doit faire partie de notre conscience elle-même. Cela qui regarde (Soi) et ce qui est observé (objet) ne sont pas séparés : la distance n’existe pas, si ce n’est dans l’esprit de l’observateur qui ignore encore qui il est vraiment. Pour comprendre qui il est vraiment, il lui suffit de progresser de l’objet observé à Cela qui observe (Soi), lentement, en prenant soin de considérer le fait que Cela qui regarde n’est ni « dehors » (avec les objets des sens, sinon il serait vu lui aussi) ni « dedans », c’est-à-dire « dans la tête », mais en un point dont la circonférence est de partout et le centre nulle part.

Cela qui observe est la Conscience.  Cela qui observe et ce qui est observé, font parties intégrantes de cette même conscience et se trouvent unis à elle. Ce que nous sommes vraiment est connu lorsque l’observateur s’éloigne de l’objet observé pour se concentrer sur cela qui observe toutes choses. Pour connaître le Soi Divin en nous-mêmes, il suffit de détourner notre attention mentale des objets extérieurs pour la concentrer sur notre propre conscience d’être, c’est-à-dire « Cela qui observe toutes choses. »

 

 

Serge Baccino

 

Les termites de l’âme

murLes étudiants de l’ésotérisme véritable, celui qui se vit et se ressent de l’intérieur (ésotérikos, en Grec), ont compris qu’il existe des obstacles évidents à leur progression. Quelques-uns ont même compris cette vérité pourtant subtile que, contrairement à toute attente, cette progression n’est pas linéaire. En effet, nous ne progressons pas dans le sens où nous passons d’une étape à une autre ou d’un niveau de sagesse à un autre qui lui est supérieur, mais bien du fait que nous retirons de notre âme une chose qui l’empêchait préalablement d’exprimer plus librement son potentiel.

Autrement dit, nous n’ajoutons pas plus de savoir, nous retirons au contraire certaines choses que nous tenons pour sures, véridiques ou importantes et cela nous permet d’être plus libre, plus léger et d’exprimer spontanément tout ce que nous sommes par ailleurs. Tout est déjà là, en nous, dès le départ et le propos est de retirer tout ce qui nous empêche de voir librement la vérité. Ainsi, les ésotéristes véritables, c’est-à-dire les hommes et les femmes vraiment investis dans leur travail de réforme psychologique, ne se disent pas, pour prendre un exemple :

« Que dois-je faire pour sortir de mon corps et prendre conscience de la Grande Vie qui s’étend bien au-delà des limites des sens ? »

Ils présentent plutôt la question sous cette forme :

« Que dois-je ne plus faire, penser et être, afin que la Grande Vie trouve en moi l’écho naturel qui devrait être le sien ? »

 

 

L’ésotériste véritable retire tout ce qui encombre son espace mental et induit des sentiments ou des émotions qui épuisent peu à peu son complexe énergétique (âme ou corps psychique.) Il ne cherche pas à développer une chose censée exister en tous les hommes; ils cherche en toute logique à découvrir ce qui l’empêche de s’exprimer librement, puisqu’elle se trouve déjà en lui.

Quelques rares ésotéristes, plus logiques et donc plus pragmatiques que d’autres, appelés par nous psychologues ésotéristes ou psychologues animiques (de l’âme, donc), en sont arrivés à la conclusion qu’il existait sans doute une sorte de hiérarchie au niveau de ces obstacles, de ces filtres de vie qui nous empêchent de voir la vérité, ou de voir les choses telles qu’elles se présentent et avec objectivité.

Il ne viendrait à l’esprit de personne de parler d’objectivité en matière de recherche spirituelle, n’est-ce pas ? Pourtant, il existe une logique de l’âme, un sens du réel que ne connaissent que bien rarement celles et ceux qui ne sont préoccupés que par le pouvoir, l’argent et les réussites sociales. Non pas que ces choses-là soient mauvaises en soi, mais elles consistent, désormais, en l’essentiel de la vie humaine, en ce « moment » de l’évolution planétaire.

 

 

termitesLa vie sociale est primordiale, mais il n’est pas utile d’offrir plus d’attention et donc d’énergie à des choses qui, de toutes façons, nous échapperont toujours. Il existe ce que certains psy éso nomment les termites de l’âme. En apparence, l’état d’esprit d’une personne peut sembler sain, rationnel, équilibré et même, reposant sur des bases à la fois solides et éclairées. Mais un jour, cet état d’esprit montre des signes de faiblesse et, très rapidement, c’est toute sa structure interne qui menace de s’écrouler. On assiste de plus en plus à des dépressions, à des accidents vasculaires cérébraux, tels ruptures d’anévrisme et autres joyeusetés. Cette personne qui semblait si gaie, si alerte et si sûre d’elle, la voici à présent abattue et sans force, doutant de tout, ne croyant plus en rien et n’ayant plus la force de poursuivre sa route. Le nombre de suicide est en perpétuelle augmentation, le saviez-vous ? Des responsables d’entreprise se suicident brusquement et les raisons invoquées paraissent toujours disproportionnées face à la gravité et au côté radical de l’acte lui-même. Que s’est-il passé ? Il s’est passé ceci :

Cette personne n’a pas tenue compte en son temps de certaines alertes, de certains signes pourtant évidents, que quelque chose de risqué pour son équilibre psychologique se déroulait à un niveau sous-jacent de la conscience de veille. De terribles combats sont menés dans la subconscience d’un individu qui ne souhaite pas se libérer de ses conditionnement mentaux. S’il est facile de tricher face aux autres et de se prétendre à l’abri du mal, il est par contre impossible de mentir à la Grande Vie et de remettre éternellement à plus tard la réforme de son propre esprit.

Ce que je nomme ici « les termites de l’âme » sont en fait toutes ces idées, toutes ces pensées et toutes ces croyances fondamentales qui existent aux tréfonds de la subconscience et qui, à l’insu de la conscience de veille, rongent lentement mais surement, les assises mêmes des structures psychologiques sur lesquelles repose complètement un individu.

Il est moins question ici de faire allusion à la vérité que de dénoncer un certain « mensonge intérieur. » L’idée n’est PAS de dire que celui ou celle qui ne vit pas « dans la vérité » (sic) est en danger de devoir remettre en cause d’un seul coup l’ensemble de ses repères psychologiques ! Il n’existe pas de « vérité universelle » dans le sens où chacun de nous devrait voir ou entendre une seule et même chose. La vérité, pour les psy éso, se résume à accepter ce qui se présente à soi, véritablement. Non pas à l’accepter pour vérité en tant qu’évènement, mais bien accepter le fait évident que l’évènement existe, en vérité, et que cela nous plaise ou non.

 

 

parents-enfantsPrenons un exemple qui présente les deux aspects ou les deux polarités du problème unique. Il serait tentant de présenter comme « vérité absolue » (valable en tout temps et pour tous) que nos parents nous aiment profondément, sincèrement, et que tout ce qu’ils font avec nous n’est que pour notre bien et est dicté à chaque fois par l’amour. Ce serait une si belle vérité, ne pensez-vous pas ? Qui ne signerait pas tout de suite pour une telle vérité ? Mais nous savons que, bien souvent, nos parents sont aussi paumés, égoïstes et débordés par les évènements, que nous le seront sans doute nous-mêmes plus tard, et qu’ils entretenaient une vision très idéalisée des enfants et de l’art de les éduquer parfaitement.

Il existe et il existera toujours des personnes pour bondir, pour s’offusquer et pour dénoncer vertement quelque mesquine intention dans l’esprit de celui ou de celle qui présente de telles évidences. D’ailleurs, leur degré de réaction parle mieux que des mots du degré de leur implication en ces mêmes domaines ! Il est notoire, désormais, que seul ce qui nous concerne, nous affecte ou nous « travaille l’esprit » est capable de nous faire réagir avec quelque violence. Violence qui dépend d’ailleurs du degré de mensonge, c’est-à-dire de l’énergie déployée par l’individu dans l’espoir de se cacher une vérité par trop dérangeante.

 

 

En somme, la vérité, dans notre exemple, serait de reconnaître tout aussi bien l’incapacité de nos parents à assumer leur rôle (peu importe la cause ou raison qui est nécessairement humaine et donc excusable) que leur immense tendresse effective et réelle envers nous, si cela fut vraiment le cas. Accepter la vérité revient à admettre des faits qui ne correspondent pas toujours, loin s’en faut, à nos attentes, désirs, espoirs et idéaux. Mais nier les faits sous le prétexte aberrant qu’ils ne correspondent pas à nos attentes, est encore le plus sur moyen de se couper de l’actualité (de ce qui se passe en fait) pour se créer un monde intérieur rempli de chimères, pour s’enfermer dans les limites étroites d’une réalité jugée plus en harmonie avec nos rêves. Bref, cela revient à se couper non pas les ailes mais bien les racines.

 

 

penser2Certains spiritualistes du passé ont avancé l’idée, quelque peu risquée, que si les hommes pensaient tous la même chose, se serait alors la paix sur Terre. En fait, il est plus question ici de penser de la même façon, c’est-à-dire d’une manière honnête et authentique, en rapport avec l’actualité, que de penser une seule et même chose, ce qui deviendrait vite contraignant voire risqué pour l’évolution des consciences. Penser de la même façon se résume à ne plus lutter contre les évidences, contre ce qui se propose à nous, que cela soit de l’extérieur ou de l’intérieur. Lorsque nous sommes blessé ou déçu, si nous ne nous l’avouons pas franchement et clairement, nous créons alors un termite de l’âme supplémentaire, et nous aurons à le payer tôt ou tard.

 

 

ignorance3Les anciens Siddha nommaient cela des « Samskara » (résidus animiques ou de l’âme, sans « s » même au pluriel, ce n’est pas du français !) D’ailleurs, comment apprendre si nous avons raison ou tord, comment faire évoluer notre état d’esprit, si nous demeurons replié sur nous-mêmes et craignons d’exprimer librement nos ressentis ? Voici une loi du fonctionnement de l’esprit :

Ce que nous ressentons provient toujours de ce que nous pensons.

 

 

En exprimant nos ressentis, sans craindre que les autres nous prouvent que nous faisons fausse route, nous testons la validité de nos pensées et pouvons ainsi les entériner ou bien les chasser sans pitié. hypocrisieDésirez-vous feindre que tout va bien et laisser vos termites intimes saper la résistance de la structure de votre âme ? A vous de voir où est votre intérêt, mais sachez que très bientôt, les gens honnêtes et authentiques trouveront en eux la force de fuir, ou de chasser de leur aura, les personnes désireuses de se mentir, car cela pollue l’âme et… La fréquence induite est malheureusement transmissible ! Ceci fera sans doute l’objet d’un développement ultérieur. Vos remarques et commentaires sont toujours les bienvenus !  (Sur Facebook uniquement, merci.)

 

 

Serge Baccino

 

Chakra…. Ouvre-toi !

Chakra ouvre-toi (version courte)

 

Chakra6Il est toujours de mode de parler « d’ouverture des Chakra » (sans le « s », c’est du sanskrit, pas du Français) et de plus en plus de gens, surtout des jeunes, se précipitent sur livres, conférences et stages, qui ont la bonne idée de faire figurer en titre, cette alléchante promesse. Sachez pour commencer que le terme « ouvrir » un chakra ne veut absolument rien dire ! Un Chakra n’est pas une porte ou une boîte fermée au départ mais le rayonnement formé par le croisement de courants vitaux qui permettent la vie, le mouvement et l’être. (Nadi, en sanskrit.)

Un Chakra est plus ou moins actif, un point c’est tout. Et cette activité dépend essentiellement de cette volonté que peut manifester un être de faire appel à son potentiel humain et divin (les deux se confondant d’ailleurs.)

Pour qui sait ce qu’est vraiment un Chakra, il est évident que le problème (ou la solution) est pris à l’envers ! Que disent les « spécialistes » ? Qu’en activant un Chakra on obtient telle ou telle faculté, par exemple (je généralise.) En réalité, c’est exactement l’inverseplus on manifeste une qualité quelconque, et plus cela active le Chakra correspondant. Penser autrement (et donc à l’envers) reviendrait à dire qu’en magnétisant une partie du cerveau, on va devenir plus instruit ou avoir plus de mémoire, par exemple.

 

Sans doute que si je magnétise mon biceps ou fais des sons dans sa direction, sera m’évitera d’aller dans une salle de musculation, qui sait ! Le monde de la spiritualité est sans doute celui où les gens perdent le plus rapidement leur bon sens et leur logique (s’il y arrivent avec.) Il est aussi celui où tout le monde et n’importe qui, peut écrire un livre, faire des conférences ou instruire les autres alors qu’il n’y comprend rien lui-même, et prouve par ses dires qu’il ignore le B-A -BA du sujet ! Sans doute parce que l’ésotérisme et la spiritualité, sont deux domaines laissés « sans surveillance », n’étant pas reconnus et donc codifiés, sujets à études universitaires sanctionnées par un diplôme de fin d’études (Je ne dis pas que c’est ce qui devrait être, loin de là !)

Il ne viendrait à l’idée de personne de faire opérer sa femme ou son enfant par « un chercheur en connaissances médicales » ou de faire réparer sa voiture par le charcutier du coin qui a lu pas mal de livre sur la mécanique. Mais les gens sont prêts à suivre n’importe quel stage et à gober n’importe quelle information, cela sous le prétexte que « ça fait spirituel. » Il n’est nul besoin d’avoir une maîtrise en psychologie pour savoir pourquoi les gens courent ainsi après les livres et les stages qui proposent « d’ouvrir les chakra » !

 

Gourou1S’ils avaient plus d’estime de soi, de foi en le Divin en eux et s’ils apprenaient à s’aimer tels qu’ils sont déjà, ils ne seraient pas subjuguer par un « moi » largement idéalisé, susceptible de leur faire oublier leur véritable « moi », jugé moche et sans éclat (principe du « Moi-Idéalisé », en psy éso.) Certains l’ont d’ailleurs bien senti et se mettent à sortir des diplômes d’on ne sait où, se réclament de telle école située en Allemagne ou en Suisse et se disent initiés par tel Gourou reconnu, histoire de donner plus de poids à leurs théories révolutionnaires. Comme si tout n’existait pas déjà dans l’esprit du Tout, attendant simplement d’être rendu manifeste !

Dresser la liste de tous les stages que le praticien a fait avant de lui-même enseigner, est aussi très prisé. Au marché de la misère mentale, les Marchands du temple font toujours autant recette, et il n’existe plus assez de Jésus pour les chasser (et se faire crucifier ensuite, certes.) Et dans tout cela, le seul Chakra qui se développe est celui du portefeuille des Marchands de rêves inaccessibles, tandis que le seul qui s’étiole chez leurs infortunés clients, est celui du bon sens, si tant est qu’il puisse exister un Chakra pour cette qualité, auquel cas il serait à « ouvrir » de toute urgence ! C’était la petite touche d’humour finale pour faire moins dramatique et sérieux.

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Serge Baccino