Tout au long de notre existence nous sommes confrontés à l’écoulement apparemment irrémédiable du temps, mais pourrions-nous théoriquement remonter ou encore avancer ce décompte temporel ? Et que se passerait-il si cela se produisait ?
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La magie de l’inconscient (partie 2)
La magie de l’inconscient (Partie 1)
Les Arcanes Célestes (extraits)
«Il y a deux choses qui, pendant que l’homme vit dans le monde, se présentent essentielles, parce qu’elles sont les propres de la nature, à savoir l’espace et le temps. De là, vivre dans l’espace et le temps, c’est vivre dans le monde ou dans la nature ; mais ces deux choses deviennent nulles dans l’autre vie.
Toutefois, dans le monde des esprits, elles se présentent comme quelque chose, et cela, parce que les esprits récemment sortis du corps ont avec eux l’idée de ce qui est naturel, mais toujours est-il qu’ils perçoivent ensuite qu’il n’y a là ni l’espace ni le temps, mais qu’ils sont remplacés par des états, et qu’à l’espace et au temps dans la nature correspondent des états dans l’autre vie, à l’espace un état quant à l’être, et au temps un état quant à l’exister.
De là, chacun peut voir clairement quelle idée l’homme, pendant qu’il est dans le monde ou dans la nature, peut avoir des choses de l’autre vie et de plusieurs arcanes de la foi, surtout lorsqu’il ne veut pas y croire avant qu ‘il les saisisse par les choses qui sont dans le monde, et même par le sensuel.
Car l’homme ne peut faire autrement que penser que s’il rejetait l’idée de l’espace et du temps, et à plus forte raison s’il rejetait l’espace même et le temps même, il deviendrait absolument nul et qu’il ne resterait ainsi en lui aucune chose d’après laquelle il pût sentir et penser, à moins que ce ne fût quelque chose de confus dont il est impossible de se former une idée.
Cependant, c’est absolument le contraire : la vie angélique, qui de toutes est la plus sage et la plus heureuse, est telle ; voilà pourquoi, dans le sens interne de la Parole, les âges signifient non des âges mais des états ».
EMMANUEL SWEDENBORG, 1688-1772
Mensonge et vérité
Qu’est-ce que la vérité ? Sans nous prendre pour Ponce Pilate et attendu que nous n’avons pas de Jésus en face de nous pour nous faire passer pour des ânes en ne répondant pas à une question hypocrite, nous allons être obligés de nous débrouiller seuls pour proposer quelques éléments de réponse. Si j’ai faim, si j’ai soif ou si je ressens une attirance sexuelle pour tel ou tel autre individu, je peux dès lors en déduire que JE RESSENS CES CHOSES en vérité. Il s’agit de vérité, cela dans la mesure où c’est vrai que je ressens vraiment ces choses là ! Jusque là, ça a l’air de coller et ce n’est pas trop compliqué à comprendre et pas trop difficile (ou douloureux) à admettre… C’est ensuite que cela se corse, comme on dit à Ajaccio.
Si nous avons faim et que nous sommes au régime, par exemple, et que, pour parfaire le tout, nous sommes accompagné d’une personne du genre : « Tu sais que je t’aime et que je te dis ça pour ton bien ! » nous ne pourrons peut-être pas avouer la vérité cela, dans la mesure où le fait que nous soyons au régime (et que nous le sachions, n’est-ce pas) doublé du fait que nous sommes en présence d’une personne « qui nous aime et donc, bla, bla, bla » nous interdit d’exprimer franchement notre ressenti, car cela reviendrait à trahir nos bonnes résolutions et à enclencher « l’aide bienveillante » (comprendre incontournable) de la personne qui nous accompagne.
Du coup, l’actualité (« j’ai faim, au secours ! ») sera reléguée au second plan pour céder la place à une réalité jugée plus « raisonnable » (« Même pas vrai, que
j’ai faim, et toc ! ») Nous venons de mentir !
Si nous voyons une personne qui produit sur nous une très forte attirance sexuelle mais que nous sommes accompagné de notre conjoint, allons-nous lui exposer notre ressenti du genre : « Wouha ! T’as vu la meuf ? Comme elle est bonne et comme je me la ferais, même en équilibre sur le toit de l’immeuble ! » (je cite de mémoire.)
A l’évidence, si nous agissions toujours de la sorte, nous obtiendrions, comme meilleur résultat, de blesser la personne qui partage notre vie. Ici encore, nous allons faire mentir notre « actualité intérieure », c’est à dire ce que nous ressentons vraiment en nous.
Bon, soit, et après ? Nous sommes obligés, en société, de faire taire certains de nos ressentis, me rétorquerez-vous fièrement ?
Sans doute… Mais le problème n’est pas de définir s’il est bien ou mal d’agir de la sorte, c’est à dire de faire mentir l’actualité quand elle ne correspond pas à notre image idéale de ce qui devrait être. La véritable question est de savoir si nous réalisons les mécanismes que nous installons en nous, à notre insu, en agissant de la sorte !
A force de battre un enfant, des mécanismes de défense s’installent en lui et si une personne fait un mouvement brusque devant cet enfant, il va réagir en levant le bras pour se défendre des coups présumés. De même, à force de nous mentir « par convenance », nous convenons de nous mentir par réflexe et sans même chercher à en vérifier l’intérêt à long terme. Que disait le postulat ?
« La psychologie ésotérique (celle dont traite ce Blog, en particulier) se résume à l’observation de l’actualité spirituelle d’un individu ! »
Serge Baccino

(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)
Jeu de Rôle
Voici une question qui rappellera sans doute des souvenirs à quelques-uns :
« Qu’est-ce qui empêche l’homme de laisser s’exprimer librement la Lumière de son Soi à travers lui ? »
Tandis que certains s’évertuent encore à être spontanés (ce qui est follement amusant si on pense qu’il réfléchissent à comment ne plus réfléchir, en somme !) d’autres ont compris comment le devenir vraiment ! Toute la subtilité est contenue dans cette question. Tout le piège y également concentré !
Devenir spontané, dites-vous ? OK, mais comment je fais, Docteur ? Toi ? Tu fais rien ! Tu cesses même de les briser à ton Soi en essayant de faire à sa place et mieux que lui ce qu’il lui appartient de faire à la tienne et infiniment mieux que toi ! (relisez, au cas ^^)
On devient spontané, certes, mais pas en faisant quelque chose ! Même pas en lâchant prise, comme disent ceux qui ont beaucoup lu de livre mais pas que de Mickey (lol) D’ailleurs, c’est quoi, ça, lâcher prise ? Hum ?
Mais voici que le « mot » est lancé dans l’éther ! Et ce mot, c’est « Rôle » ! Nous jouons tous un rôle. Un rôle social, déjà. Nous y sommes bien obligés car nous ne pouvons pas dire à nos collègues de travail : « Appelez-moi Dieu, car je suis pure énergie et non pas ce corps de chair hideux que vous nommez Gontran » (Ou Gertrude, pour les filles.) Mais ce rôle possède deux polarités : La légitime, qui se résume à faire semblant d’être né un jour, de devoir mourir plus tard, d’avoir un nom, des parents et de croire que l’univers est au-dehors et non en nous, etc.
Puis il y a l’illégitime, la polarité salope, j’oserai dire ! Celle qui nous prend pour un âne tout en faisant mine d’être de notre côté.
Cette dernière nous fait croire (et nous faisons son jeu) que nous devons paraître ceci plutôt que cela et que nous sommes ceci plutôt que cela. Je vous invite donc à exploiter ce sujet (le rôle du « moi social ») dans ce présent article, de venir y témoigner ou y donner votre version des faits, etc. Jouez-vous un rôle, vous aussi ?
Si oui (ceux qui répondent « non » seront immédiatement battus, mais demeurent libres de se mentir tout de même !) acceptez-vous de nous expliquer lequel, ainsi que de nous expliquer ce qu’il vous apporte de bon ou de tout ce qu’il vous prive de mauvais ? Le sujet est lancé, à vous de jouer, si vous l’osez !
Serge Baccino

(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)