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Les Missions… de fuite !

A une époque, lorsque j’ai commencé mes études d’ésotérisme (1976), il était de mise de se dire “missionné.” Autrement dit, la plupart des hommes et des femmes qui s’orientaient vers la spiritualité en général, se sentaient investis d’une quelconque “Mission.” Si possible la plus lumineuse qui soit et, bien entendu, orientée surtout en direction des autres !

 

 

 

pompiersQui n’a pas rêvé d’avoir une telle mission incluant les autres, mais à une échelle planétaire ? Qui n’a pas soupiré ou frémis en voyant une émission télévisée sur Médecin sans-frontière ou sur le sacerdoce de Sœur Térésa ou de l’abbé Pierre ? Déjà, tout jeune encore, quel enfant ne ressent pas une vive émotion à la vue d’un camion de pompier qui se dirige, toutes sirènes aux vents, en direction d’un incendie ? Qui n’a pas envié ces beaux visages de pompiers, graves et conscients de leurs responsabilité, sinon de l’enjeu ? N’est-ce pas un véritable bonheur, somme toute, que de se sentir important et d’avoir une conscience aiguisé de sa véritable place, ici bas ?

 

 

 

capriceAh ! La joie immense d’une Mission ! Dieu ! Envois-moi vite une mission de niveau planétaire ou je te fais un caprice sur place, avec pipi dans la culotte à l’appuie !!! Mais au fait, Docteur, pourquoi un tel engouement vis à vis des missions ? Si tout le monde veut sa mission, c’est que cela apporte quelque chose à une partie de nous-mêmes qui en ressent le BESOIN. Et qui dit “besoin” dit… Manque de liberté, c’est évident. Et si c’était simplement FUIR sa propre intimité, que recherchent ceux qui courent après une mission présumée altruiste ?

 

 

 

aider les autresEn effet, s’occuper des autres, même par véritable compassion, revient à ne plus s’occuper de soi, avec en plus de cela, une excuse légitime pour mieux s’éluder et s’oublier encore. Bref, le pieds pour celui ou celle qui redoute d’affronter ses propres démons et offrir au plus démuni de tous (soi-même), l’aide qu’il est en droit d’attendre.

Avant de bondir d’indignation (feinte ou avérée), avant de hurler et de vous précipiter sur ce pauvre clavier qui en a vu d’autres, prenez le temps de réfléchir à ce que vous venez de lire ou, mieux encore, allez un peu voir “Dedans“, ou “en vous” (ésotérikos, en Grec) ce que ça pourrait avoir à vous dire…

 

 

 

Serge Baccino

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(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)

Jeu de Rôle

Voici une question qui rappellera sans doute des souvenirs à quelques-uns :

« Qu’est-ce qui empêche l’homme de laisser s’exprimer librement la Lumière de son Soi à travers lui ? »

Tandis que certains s’évertuent encore à être spontanés (ce qui est follement amusant si on pense qu’il réfléchissent à comment ne plus réfléchir, en somme !) d’autres ont compris comment le devenir vraiment ! Toute la subtilité est contenue dans cette question. Tout le piège y également concentré !

 

 

 

Devenir spontané, dites-vous ? OK, mais comment je fais, Docteur ? Toi ? Tu fais rien ! Tu cesses même de les briser à ton Soi en essayant de faire à sa place et mieux que lui ce qu’il lui appartient de faire à la tienne et infiniment mieux que toi ! (relisez, au cas ^^)
On devient spontané, certes, mais pas en faisant quelque chose ! Même pas en lâchant prise, comme disent ceux qui ont beaucoup lu de livre mais pas que de Mickey (lol) D’ailleurs, c’est quoi, ça, lâcher prise ? Hum ?

 

 

 

Mais voici que le “mot” est lancé dans l’éther ! Et ce mot, c’est « Rôle » ! Nous jouons tous un rôle. Un rôle social, déjà. Nous y sommes bien obligés car nous ne pouvons pas dire à nos collègues de travail : “Appelez-moi Dieu, car je suis pure énergie et non pas ce corps de chair hideux que vous nommez Gontran” (Ou Gertrude, pour les filles.) Mais ce rôle possède deux polarités : La légitime, qui se résume à faire semblant d’être né un jour, de devoir mourir plus tard, d’avoir un nom, des parents et de croire que l’univers est au-dehors et non en nous, etc.
Puis il y a l’illégitime, la polarité salope, j’oserai dire ! Celle qui nous prend pour un âne tout en faisant mine d’être de notre côté.

 

 

 


Cette dernière nous fait croire (et nous faisons son jeu) que nous devons paraître ceci plutôt que cela et que nous sommes ceci plutôt que cela. Je vous invite donc à exploiter ce sujet (le rôle du « moi social ») dans ce présent article, de venir y témoigner ou y donner votre version des faits, etc.
Jouez-vous un rôle, vous aussi ?

Si oui (ceux qui répondent « non » seront immédiatement battus, mais demeurent libres de se mentir tout de même !) acceptez-vous de nous expliquer lequel, ainsi que de nous expliquer ce qu’il vous apporte de bon ou de tout ce qu’il vous prive de mauvais ? Le sujet est lancé, à vous de jouer, si vous l’osez !

 

 

 

Serge Baccino

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(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)

Aimer ce que nous désirons

Il semblerait que de dire “Il faut aimer ce que nous désirons” soit un lieu commun, pour ne pas dire une grosse ânerie. En effet, puisque nous désirons une chose, c’est que nous l’aimons ! Faut voir… Ne vous est-il jamais arrivé de désirer une chose puis de culpabiliser à la seule idée d’y avoir songé ? N’avez-vous jamais ressenti de gène à l’idée de plaire à un ou une autre que votre conjoint ” officiel ” ? N’avez-vous jamais désiré que vos enfants vous lâchent la grappe et apprennent enfin à se démerder seuls, juste histoire de vous faire des vacances ?

 

 

 

honteOui, n’est-ce pas ? Et bien d’autres choses encore, toutes désirables mais pas toutes dignes de votre amour (pas toutes à cautionner, selon vos critères mentaux hérités) Si vous vous demandez encore pourquoi vous n’obtenez pas certaines choses alors que vous les désirez de toute évidence, posez-vous cette question : ” Est-ce qu’il pourrait exister une partie de moi qui soit honteuse à l’idée d’obtenir cette chose ou qui pense que si je l’obtiens, je perdrai ensuite ma paix ou ma quiétude mentale ? “

Nous désirons tous beaucoup de choses, n’est-ce pas ? Obtenons-nous nécessairement toutes ces choses, même avec le temps ? A l’évidence non.

 

 

 

Ainsi, nous pouvons en déduire qu’il existe en nous des désirs qui ne sont pas “autorisés” par notre censeur intime, par une partie de nous qui se charge de juger, à notre place, ce qu’il est légitime ou non de désirer, ce qui est ” aimable ” (digne d’amour) ou pas. Nous avons de ce fait d’un côté un désir qui est réel, de l’autre une idée qui, tout en étant ” réelle ” (présente, se démontrant elle-même) est très certainement basée sur des concepts inutiles, dépassés voire faux. Ce sont les fameux conditionnements mentaux.

 

 

 

Pour qu’un désir se manifeste, nous devons, entre autres, l’aimer sincèrement.aimer les autres
Vous vous en souviendrez ? C’est une partie importante de l’une des Lois du fonctionnement de l’esprit, pas une simple idée lancée à l’aveuglette.

Ceux qui sont fervents adeptes de la ” Loi d’Attraction ” devraient s’en souvenir.

 

 

 

Serge Baccino

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(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)

Le besoin de reconnaissance

besoin de reconnaissance4Au sujet de la reconnaissance, de ce besoin d’être reconnu, il faut procéder par étapes afin de bien comprendre ce qui se passe, pourquoi et comment cela se besoinspasse, ceci avant de prétendre lutter contre ou accepter ou encore laisser aller. En effet, celui qui ne comprend pas parfaitement ce qu’il vit, ne saura jamais ni si ce qu’il vit est légitime, ni si cela consiste en un problème ou en une solution.

 

Bref, savoir c’est pouvoir, et le seul fait de vouloir se débarrasser d’un schéma compulsif (être poussé à…) implique de comprendre exactement de quoi il retourne, sans commettre l’erreur grotesque de se juger soi-même.

 

 

 

besoin de reconnaissanceLe désir que d’autres reconnaissent notre valeur N’EST PAS une tare, je vous rassure de suite ! C’est même quelque chose de bien humain, de légitime et même de fortement souhaitable ! Cela dit, il y a une différence entre apprécier d’être reconnu à sa juste valeur et manifester un besoin viscéral d’être reconnu ! Souvent, nous présentons ce problème simplement parce que, durant notre enfance, nos parents n’ont pas réussis à nous faire prendre conscience de notre valeur personnelle. C’est d’ailleurs le cas le plus courant.

 

 

 

 

Ensuite, il est possible que notre éducation, c’est à dire la manière dont réagissaient nos parents, lorsque nous commettions quelque bêtise de gosse, nous ait fait ressentir que nous avions moins de valeur à leur yeux, du fait de nos erreurs commises. Second cas le plus répandu. Encore une fois, l’erreur à ne surtout pas commettre, c’est de condamner ce réflexe de vouloir être apprécié par les autres. Si vous faites cela, vous demandez simplement à votre schéma mental de s’enfouir profondément au creux des couches de votre subconscience et de n’en plus sortir… Sauf pour se manifester bruyamment et d’une manière totalement anarchique ! La négation efface non pas le schéma mais toute chance de le comprendre par la suite.

 

 

 

 

Il n’est pas question non plus, et cela aussi, je tiens à le répéter,  de dépendre du regard des autres pour exister ! Il est juste question de bien peser, au préalable, afin de définir avec quelque précision, si ce besoin de reconnaissance est une tare ou bien… Un moteur pour notre âme ! Car que savons-nous, après tout, des buts qui sont les nôtres AVANT l’incarnation ? (pour ceux qui y croient) Que savons-nous des vies passées et des besoins énergétiques de notre Soi, de l’âme qui, tantôt se sentira bonne à rien, tantôt sera fière d’elle et ressentira le besoin de le faire savoir à qui veut bien l’entendre ?

 

 

 

l'ego3Le débat, comme vous pouvez le constater, dépasse largement le cadre de la psychologie académique et de tout ce que nous pouvions connaître au sujet de ce qui est bon et de ce qui l’est beaucoup moins.  Quand à cette habitude de se référer à des textes antiques qui prônent l’extinction du moi et autres balivernes du genre, par pitié, secouez la poussière de ces livres et vivez votre humanité au présent-du-plus-que-parfaitement-vous-mêmes. Dans le cas contraire, attendez-vous à en ch… Découdre si vous espérez aligner votre humanité sur les prétentions des grands sages de l’Inde ! Me suivez-vous dans mon raisonnement ? Percevez-vous les recoins de votre âme dans lesquels peut parfois se nicher l’orgueil, déguisé en humilité dégoulinante ? Espérons-le !

 

 

 

 

Un être humain digne de ce nom est fait de force et de faiblesse. Il devrait incarner ce qu’il est déjà au lieu de chercher à atteindre ce qui, de toutes façons, il ne sera jamais, même dans l’idéal. S’il vous plaît, vous qui êtes mystique et essayez de vivre comme un saint de l’antiquité, mettez un peu votre Moi-Idéalisé au placard et venez jouer avec ceux qui savent ce que le mot VIVRE veux dire.

Et cessez de vous jugez, voyons !

 

 

 

Serge Baccino

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(Note : Sauf pour les images, trouvées sur le Web et réputées libres et gratuites)

Provoque spirituelle

spirale blancheMes différents contacts avec les mondes de l’invisible plus ceux de ma femme (Channel comme moi mais bien meilleure) et avec laquelle je bosse depuis des années, m’autorisent à penser que « Tout le monde apprend, même (ou surtout ?) les Maîtres….» Il est un fait que nous ne sommes pas tous égaux dès la naissance ni même tous aussi évolués : Certains excellent en un domaine quelconque tout en étant de lamentables navets dans un autre… Et inversement. Je sais, par exemple, que certains Maîtres, dont les connaissances feraient pâlir plus d’un ésotériste moderne, peuvent paraître ignorants en certains domaines reliés à la vie terrestre de notre présente époque…

 

 

 

De ce fait, il devrait nous être facile de comprendre que certains espaces spirituels qui sont correctement dégagés dans un individu, peuvent avoir le pouvoir merveilleux de dégager aussi les mêmes espaces spirituels quelque peu encombrés des autres individus. De même, certains Maîtres, encore mal adaptés à notre époque moderne, peuvent trouver, en leurs élèves et amis, matière à se dépasser aussi, d’un point de vue plus social et terrestre. A l’évidence, il faut être soi-même à un certain niveau de réalisation (qui inclut connaissances ET pratiques) pour pouvoir provoquer les mêmes symptômes positifs chez autrui. Toutefois, et en toute logique, il ne me parait pas nécessaire d’avoir la stature d’un Gautama ou d’un Jésus pour réussir à éclairer un tant soit peu autrui. De même, nous pourrions aussi bien être des Gautama ou des Jésus se faisant éclairer à leur tour par des personnalités sensiblement en retard sur leurs semblables, d’un point de vue spirituel, mais en avance dans d’autres domaines de la vie matérielle.

 

 

 

mage sorcier 163Ceci est très facile à comprendre si on considère le fait que certaines individualités de l’invisible (ou Soi Naturels)  ont consacré de nombreuses vies à leur amélioration spirituelle, voire à l’aide bienveillante à autrui et ont, de ce fait, pris du retard dans d’autres domaines de la vie incarnatoire. J’ajouterai qu’il me parait évident que si certains attributs merveilleux de notre être ne réussissent pas encore à se manifester pour nous et en nous, c’est peut-être parce que quelque chose de pas bien sympathique -et qui se trouve également en nous-  en musèle l’expression et, pourquoi pas, pousse même le vice jusqu’à s’exprimer à notre place… Je veux parler ici des schémas mentaux, ces espèces de bestioles immondes qui conditionnent l’expression de notre intelligence et de notre capacité à être libres et heureux.

 

 

 

syntonisationCela peut expliquer la raison pour laquelle certains bondissent littéralement ou peuvent devenir méchants, lorsqu’on prononce certaines phrases qui, pour nous, paraissent on ne peut plus anodines. Ainsi, provoquer serait dont un terme adéquat, attendu qu’il nous faut d’abord faire sauter le bouchon de la carafe pour se désaltérer du nectar qu’elle contient. Ici, le Nectar est ce que nous pouvons éventuellement apprendre, pour notre bien, au travers d’une expérience qui n’est pas vraiment agréable à vivre. Ceux qui sont très instruits des efforts que doivent fournir les autres pour réussir à devenir aussi lumineux qu’eux et qui n’hésitent pas à donner leur avis sur la valeur personnelle de quelques-uns qui ont l’audace d’être aimés et appréciés d’autrui, sont aussi et surtout ceux qui ont la vie sentimentale et intérieure les plus vides ou insipides. Cela, tout le monde le sait aussi, même si personne ne désire en parler franchement.

 

 

 

ange noir 02Nous connaissons tous de tels êtres toujours prompts à juger, casser, piquer et détruire, le tout gratuitement et sans aucun discernement. Nous savons tous parfaitement pourquoi ils réagissent ainsi, face à l’expression légitime et spontanée de notre valeur personnelle. Certaines fois, leur réaction est si violente que l’on pourrait croire que l’on vient de leur enfoncer une aiguille à tricoter dans le postérieur ! Certains font mine de ne rien voir, de ne pas saisir, cela dans l’espoir immature de ne pas avoir à assumer le rôle jugé par trop ingrat, de celui qui parle de ce que personne n’a envie d’entendre. Pourtant, il n’est nullement question de facultés particulières pour voir la poutre qui sort de l’œil du voisin, occupé à pointer de son doigt inquisiteur, le morceau de paille qui se trouve sur nos cils. En fait, même le plus ignorant des hommes sait pourquoi une femme va haïr immédiatement une autre femme qui ose être plus désirable qu’elle ne l’est.

 

 

 

Or donc, le problème des personnes qui prétendent ne pas savoir comment réagir face au mal (comme elles le disent si volontiers) est qu’elles n’ont pas envie de lâcher certains artifices de leur «Moi-Idéalisé.» Artifices mentaux qui leur donnent le sentiments d’être au-dessus des formes de relations conflictuelles ou de nature négative (“Je suis déjà bien trop lumineux pour que ces choses puissent encore me concerner !”) En effet, affirmer que l’on se trouve démuni, face à la méchanceté des autres, revient à laisser entendre que l’on est bien trop exceptionnel pour se commettre dans cette sorte de relation bas de gamme. Vous seriez effarés de constater le nombre de ” Chercheurs de Lumière “ qui sont encore le jouet de ce schéma spirituel grossier. Or, comble d’humour spirituel, ce sont justement ces personnes qui attirent le plus ce que je me contente d’appeler ” la crème de l’humanité. “ Un peu comme si le Divin, en elles, voulaient leur apprendre une chose qu’elles ne désirent surtout pas apprendre.

 

 

 

Hélas ! Qui enseigne encore, de nos jours, que ceux qui s’abritent derrière leur arrogance de spiritualistes, présentent tous les symptômes de cette forme de lâcheté morale dénoncée justement par tous les Maîtres du passé ? Personne, bien évidemment ! Et encore moins tous ces marchands de bonheur inaccessible qui profitent de la faiblesse de quelques-uns pour leur vendre des techniques frelatées pour “Devenir Maître en trois week-ends ” (Ne riez pas, c’est un exemple vrai !) Vous imaginez le mec qui veut se faire du fric sur le dos de tous ceux que la spiritualité fascine, leur annoncer froidement :

“Venez suivre mes cours accélérés de maîtrise spirituelle, je vous apprendrai pourquoi, pour le moment, vous êtes encore des ratés et des lâches qui se cachent derrière la Lumière pour ne pas avoir à s’occuper de leurs propres Ténèbres intérieures !”

 

 

 

science sans conscienceAssurément, un tel slogan ne lui permettrait pas d’attirer une grosse clientèle ! Soyons très clair ici : l’idée n’est pas et n’a jamais été de se complaire dans le mal ni de passer ses journées à ne parler que de ce qui fâche, ou encore d’aller provoquer les abrutis dans le seul espoir que leurs réactions nous instruisent !

Accepter de regarder le mal en face et se complaire dans cette sorte d’activité, sont deux choses très différentes !

Les gens « biens » ont si peur de devenir comme ceux qu’ils détestent -mais en silence, bien entendu- qu’ils préfèrent le rôle de victime qui conserve son auréole de sainteté, que le rôle du Bourreau qui gagne à la fin mais dont l’âme est tâchée à jamais. On se croirait en plein Faust !

 

 

 

Inconscient Collectif6Comment reconnaît-on les personnes simples, heureuses, fortes, honnêtes et pleines de joie de vivre ? Au fait qu’elles peuvent traiter de tout, parler ou écrire sur tout et qu’elles n’ont pas peur de se mouiller l’âme, en écrivant des choses que personne n’a envie de lire. Si vous êtes capable d’écrire sur le Beau et sur le Laid, d’en parler, d’en montrer les différents aspects et ce, avec un bonheur égal, alors vous êtes une personne riche qui peut désormais se payer le luxe de ne plus craindre le regard désapprobateur d’une race de batraciens qui avait disparue mais qui semble réapparaitre et proliférer à la vitesse grand V, j’ai nommé :

Les nouvelles Grenouilles de Bénitiers !

Nous aurons à en reparler un de ces jours mais en attendant, je laisse le clavier à celles et ceux qui veulent commenter, témoigner ou questionner. Ou bien se plaindre s’ils se sentent concernés et assez bêtes pour le montrer en réagissant d’une manière faussement indignée mais réellement négative.

 

 

 

Serge Baccino

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Incompétence et mensonge

chemise-cravatePour ceux qui ont des yeux pour observer, il devient évident que les années 2000 sont placées sous le signe de l’incompétence ! Nous sommes de plus en plus souvent confrontés à l’incompétence de services administratifs, sociaux ou autres qui, tandis qu’ils déclarent nous « servir », nous desservent, nous limitent et nous foutent dans la merde, en fin de compte. Le pire est que, parallèlement, ces mêmes services deviennent de plus en plus exigeants envers nous et attendent que nous puissions clairement exposer nos besoins et que nous nous adressions à chaque fois au service « compétent » pour traiter nos demandes et réclamations…

Comme s’il nous appartenait de connaître d’avance le service interne spécialisé dans le traitement de nos doléances ! Qui n’a pas eu cette réponse, à un guichet ou au bout de fil : « Monsieur (Madame), vous n’êtes pas au bon guichet (ou service) vous devez aller à (ou composer le…) »

 

 

 

Comment savoir quel est le bon service de réclamation ? Comment deviner quelles sont les formalités pour se plaindre, alors que les services qui nous promènent, physiquement ou au téléphone, semblent ignorer eux-mêmes à quelle porte frapper, tant est devenu complexe leur système de cloisonnement ? Devons-nous « taper 1 » ou « taper 5 » sur le clavier du téléphone, lorsque aucun des numéros proposés par le chaleureux disque vocal ne correspond à notre problème ?

 

 

A l’évidence, le mal du siècle devient l’incompétence, et bien que ce constat puisse paraître négatif, exagéré ou simplement attristant, il demeure sous le nez de ceux qui n’ont plus peur de regarder en face ce qui leur fait très peur, car échappe carrément à leur pouvoir d’action. Nier un problème n’aide pas vraiment à le résoudre, n’est-ce pas ? Et encore moins chercher à le justifier. Donc, nous souffrons de l’incompétence d’un très grand nombre d’individus et, pire que tout, sans doute sommes-nous appelés à faire souffrir autrui à cause de notre propre incompétence ! affraid

 

 

 

Mais au fait, Docteur, c’est quoi, l’incompétence, et comment apparait-elle ?
L’incompétence se résume à ne pas pouvoir assumer un rôle, un acte ou une mission qui nous a été attribué et que nous avons accepté, y compris contraint et forcé. Comment s’installe l’incompétence ? Se résume-telle à ne pas être bon dans un domaine quelconque ? Certes non et trois fois non !

 

 

indexIl est tout à fait normal de ne pas être compétent dans divers domaines et n’être spécialisé que dans un seul, par exemple.
L’incompétence « de fait » (c’est à dire ne pas savoir ou pouvoir faire une chose précise) est tout à fait naturelle et légitime, car elle se justifie d’elle-même par le fait que nous sommes de simples êtres humains.

Par contre, dès qu’une personne décrète ou se met dans l’idée qu’elle est capable de faire une chose alors qu’elle est consciente par ailleurs d’en être incapable, l’incompétence apparait.

 

 

L‘incompétence actuelle provient de ce désir de l’homme de nier la vérité, vérité qui concerne ses faiblesses ou ses limites, légitimes par ailleurs. L’incompétence actuelle est donc née du mensonge ou, plus prosaïquement, de cette maladie de l’ego humain qui veut à tout prix nier ce qui l’empêche de briller, ne serait-ce que quelques secondes.

 

De nombreuses personnes occupent (le terme est heureux) des postes pour lesquels elles ne sont pas compétentes. Cette occupation illégitime de positions sociales présentant un certain « pouvoir » par rapport à d’autres considérées comme plus modestes, provient d’une difficulté croissante de l’ego humain à avouer ses limites puis à les accepter. Plus la personne est incompétente, plus cela démontre à quel point son ego est compulsif et donc puissant dans l’art de la leurrer et de lui faire croire qu’avouer ses faiblesses revient à se suicider socialement et/ou spirituellement.

 

 

 

ombre vitreIl viendra donc un jour où les postes les plus en vue ou offrant le plus de pouvoir sur autrui, seront exclusivement occupés par des gens non seulement incompétents mais bourrés de complexes égoïques (relatifs à leur ego, donc.) Celui ou celle qui est sain d’esprit ne cherche pas à prouver sa valeur et n’a donc pas besoin de la démontrer sans cesse, y compris par la force. Celui ou celle qui est « clean » n’occupera donc que très rarement des postes à pouvoir et son incompétence naturelle et légitime n’affectera donc jamais les autres. A méditer, non ?

 

 

N’hésitez pas à réagir à cet article et… Hésitez encore moins à étudier vos propres réactions à la lecture de ce même article, car c’est de cette manière que l’on commence à apprendre à prendre un peu de recul avec son état d’esprit, unique manière de pouvoir l’étudier sans avoir cette désagréable impression de s’enfoncer un fer rouge dans l’âme.

 

 

 

 

Serge Baccino

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Citation concordante :

 

La lutte pour l’incompétence reconnue.
Le nombre des fonctionnaires paresseux ou insolents est infini, comme l‘est celui des généraux dont les hésitations démentent leurs principes hardis, des gouvernants que leur servilité congénitale empêche de gouverner réellement.

Mon étude de centaines de cas d’incompétence dans le travail m’a donc conduit à formuler le « principe de Peter » :

(Le Principe de Peter, de Lawrence J. Peter et Raymond Hull, est une satire de l’organisation du travail, où l’humour cache une réflexion plus profonde qu’il n’y paraît. Paru originalement sous le titre The Peter Principle (1969), son titre est un clin d’oeil au principe de plaisir de Freud, car « Peter » est non seulement un prénom en anglais, mais désigne aussi le phallus en argot.)

 

Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence. Ayant formulé le Principe, j’ai découvert que j’avais sans le vouloir créé une nouvelle science, la « hiérarchologie », ou étude des hiérarchies.

Le terme « hiérarchie  » désignait à l’origine un système de gouvernement de l’Église par des prêtres aux rangs différents. Aujourd’hui, il signifie toute organisation dont les membres ou les employés sont classés par ordre de rang, de grade ou de classe.

 

La hiérarchologie, bien que récente, semble pouvoir s’appliquer à tous les domaines de l’administration publique ou privée. Mon principe est la clef d’une compréhension de tous les systèmes hiérarchiques et, par conséquent, de toutes les structures de la civilisation.

Quelques excentriques s’efforcent de n’être mêlés à aucun système hiérarchique, mais tout le monde, dans les affaires, l’industrie, le commerce, les syndicats, la politique, l’armée, la religion et l’enseignement en est tributaire. Tous sont gouvernés par le principe de Peter.Beaucoup d’entre eux, sans doute, pourront gravir un échelon ou deux, passant d’un niveau d’incompétence à un niveau d’incompétence plus élevé. Mais la compétence dans cette nouvelle situation fait qu’ils se trouvent qualifiés pour une nouvelle promotion.

 

Pour chaque individu, pour vous ou pour moi, la dernière promotion fait passer d’un niveau de compétence à un niveau d’incompétence.
Ainsi, avec le temps – et en supposant l’existence d’un nombre suffisant de rangs dans la hiérarchie – chaque employé s’élève et demeure à son niveau d’incompétence. Le corollaire de Peter précise :

Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité.

 

Vous trouverez rarement un système dans lequel chaque employé aura atteint son niveau d’incompétence, naturellement. Dans la plupart des cas, le travail continue.Ce travail est accompli par les employés qui n’ont pas encore atteint leur niveau d’incompétence. Je les groupe, pour cette analyse, en trois classes : compétents, modérément compétents, et incompétents.

La théorie des moyennes, et l’expérience le confirme, veut que ces classes soient inégales : la majorité appartiennent à la classe modérément compétente, les minorités aux compétentes et incompétentes.

Dans la plupart des hiérarchies, la super-compétence est plus répréhensible que l’incompétence.

L’incompétence ordinaire n’est pas, comme nous l’avons vu, une cause de renvoi mais simplement un obstacle à la promotion.

La super-compétence aboutit souvent au renvoi, parce qu’elle bouleverse la hiérarchie et viole ainsi le premier commandement de la vie hiérarchique : la hiérarchie doit être maintenue.

 

Source : http://perso.orange.fr/marxiens/philo/pretapen/art.htm