Archives de catégorie : Articles

Articles divers que le lecteur pourra kindleliser s’il le désire.

Où me cherchez-vous ?

Lorsque les deux femmes arrivèrent au tombeau pour oindre le corps de Jésus d’huile, après le crucifixion, elles trouvèrent le tombeau vide, et elles entendirent une voix leur demander :

« Où me cherchez-vous ?… »

Jésus, alors qu’il parlait en tant que le Christ (la conscience Intérieure de l’homme) disait : « Je suis le chemin, je suis la vie, quiconque croira en moi, fut-il mort, aura la vie éternelle… »

Nous cherchons sans cesse au-dehors et à l’extérieur, ce qui se trouve au-dedans et à l’intérieur. A l’intérieur de nous. Le mot «ésotérisme» vient du grec « ésotérikos », qui signifie « dedans » ou « intérieur. »

Si nous devons nous parer du titre d’ésotéristes, nous devons inverser la vapeur et retourner notre Regard (notre attention mentale) vers l’intérieur.

 

 

545387Se concentrer à l’extérieur, sur les objets ou sur les autres, provoque une fuite de notre énergie vitale en direction de l’objet de notre attention. Que se soit une personne, un évènement, un objet ou des propos tenus par un tiers, tout cela épuise peu à peu notre énergie. De même, si notre attention demeure rivée sur ce que nous pensons et ressentons à longueur de journée, non seulement nous nous épuisons aussi, mais de plus, nous donnons plus de force encore à nos processus mentaux, qui sont déjà bien assez puissants comme cela.

Alors quoi ? Si les pensées et les sentiments et les émotions font parties de « l’extérieur » (exotérisme), qu’est-ce qui, dans ce cas, consiste en notre… Intérieur ?  Où me cherchez-vous ? Répondrait ce farceur de Jésus !

Parmi les morts ? Certes non ! La Vie n’y est pas. Où est la Vie ? Cette Vie qui palpite et qui, tel un Torrent Cosmique, déferle dans les canaux aptes à en supporter l’assaut ? Qu’est-ce qui palpite en nous ? Qu’est-ce qui ressemble à une pompe qui fait sans cesse circuler la vitalité ? Le cœur. C’est dans le cœur et « au cœur » de cette Vie qui palpite, que se Trouve Celui dont parlait Jésus en ces termes étonnants : « Le Père et moi ne faisons qu’un… »

 

 

coeurToutefois, attention de ne pas commettre de crime de lèse-simplicité : les poètes de tout crin, au large ! Il ne s’agit pas de venir nous pisser dans la gamelle ésotérique en disant :
« Oui, le cœur ! il faut écouter le cœur, l’amour, compassion, bla, bla, prouuut ! (oh ! pardon, j’ai pété monsieur l’Abbé !) »

Il n’est pas question «d’écouter le cœur» (boum, boum) mais bien d’ Écouter ce qui, dans le cœur, et au milieu du vacarme de la Vie, désire s’adresser à nous.

Les hindous le nomment « Atome Germe du cœur » (Atma, en sanskrit) tandis que d’autres disent « étincelle christique » et d’autres encore, l’Esprit ou tout simplement Dieu.

Dieu réside en nous, au seul endroit où nous ne penserions pas à le chercher : au cœur même de notre être (dans les deux sens du terme !)

 

 

coeur-feuLà se Trouve l’Esprit. Là cesse enfin la recherche, la quête ou la Voie. La commence la Vie. « Vous trouverez la vérité, et la vérité vous affranchira…. »

La vérité de notre être se trouve en nous, dans le cœur : la vérité est un point radiant de Lumière, d’Esprit Pur et trouver cette vérité revient à cesser de la rechercher de partout où elle ne se trouve pas.

Il existe, dans le corps psychique ou « âme » (c’est la même chose), des canaux d’énergie (Nadi, en Sanskrit) L’un de ces canaux, très large et très puissant, part du cœur et remonte vers le cerveau, se terminant dans un centre nerveux appelé « hypothalamus » et dans le centre psychique qui le sous-tend, appelé « bindu » dans certaines traditions de l’Inde antique.

 

 

Soi Divin Contact conscientLorsque notre attention mentale est focalisée sur le monde extérieur et que nos 5 sens objectifs sont sollicités, l’énergie de la force vitale s’élève vers le haut et vient « frapper » le centre psychique évoqué plus haut, ce qui a pour résultat de « laisser se produire » (plutôt que « de produire ») les pensées. Dans ces moments où notre attention est comme subjuguée par le monde  phénoménal (les gens, les événements, les sons et images, etc) tout ce que nous pouvons sentir, en nous, est produit par tout ce que nous proposent l’activité de nos sens.

Mais dès que nous tournons notre attention mentale vers l’intérieur, par exemple en observant tranquillement nos processus mentaux se produire sous les yeux de notre conscience, ou encore lorsque nous concentrons cette même attention mentale sur le Centre Psychique qui se trouve sur le côté gauche de la poitrine, sur le cœur, alors il se passe un phénomène intéressant, aux multiples ramifications pratiques !

Dès ce moment, tandis que la conscience est polarisée sur soi (peu importe l’objet d’attention, d’ailleurs) l’énergie de la force vitale circule moins fort dans le canal qui monte du cœur au cerveau (elle peut même cesser) et nos pensées disparaissent de notre conscience, comme par enchantement !

 

 

 

Attendu que notre sensibilité (Ève) n’est plus « séduite » (le serpent d’Éden, l’intellect) par les objets extérieurs, Quelque Chose en nous tente timidement de se Manifester et de nous faire sentir Sa Présence (Shékina, en Égyptien.)

Demeurer « branché » sur ce quelque chose et ne plus rien entendre et « voir » que lui, consiste en la plus haute forme de Réalisation spirituelle et entraîne la Boddhicité (Claire Vision des choses et des êtres.)

Si vous avez des questions sur l’aspect purement technique de mes propos, je suis là pour répondre, sinon à vos attentes, du moins à vos questions !

 

 

 

Serge Baccino

Licence Creative Commons

Votez pour la Lumière ! (test)

Un phareJe vous propose un thème de psychologie ésotérique sous la forme amusante d’un vote ! Autrement dit, je vais vous proposer un texte pour lequel il vous sera ensuite possible de voter, selon votre choix, vos réactions, car à la fin de ce dernier, il vous sera présenté plusieurs manières différentes de réagir en rapport avec son contenu. Imaginons que vous soyez conscient d’être une personne mature, évoluée, lumineuse et sans vice.

Bref, le genre d’âme, finalement, qui « bosse » sur elle depuis des lustres (voire des centaines d’années, pour ceux qui y croient) et qui, forcément, commence à jouir du fruit naturel et légitime de ses efforts en vue de s’améliorer spirituellement. Jusque là, on peut se comprendre et accepter la prémisse sans trop râler, sauf si on se la joue hypocrite par excès d’humilité dégoulinante.

 

 

Imaginons, à présent, que cette même conscience d’être une âme mature, évoluée, lumineuse et sans vice, vous pousse tout naturellement et tout aussi légitimement, à vous conduire en harmonie avec votre niveau réel d’évolution.
Dit autrement, on suppose ici que puisque vous êtes conscient d’être évolué, en tant qu’âme, vous êtes du même coup conscient de vos responsabilités, de vos devoirs moraux et que vous respectez, comme il se doit, la plupart des engagements sociaux qui font appel à votre sens de la justice, de la droiture et de l’honnêteté (qui a pouffé ???)

Jusque là, je pense qu’on peut rester à peu près d’accord avec la seconde prémisse qui, apparemment, est au moins partagée par la plupart des gens qui ont un minimum d’intégrité morale.

 
Maintenant, on fait appel à une sorte de « Super-Voyant », capable de voir dans votre vie actuelle ET dans vos vies passées, aussi clairement qu’un petit garçon de six ans sous les jupes des fillettes de son âge.

Ce Docte personnage vous dresse alors, sans a priori aucun, un « tableau » psychologique de tout ce que vous avez déjà vécu, en tant qu’âme (et non en tant que personnalité ponctuelle), dans cette vie et dans chacune des autres, dans lesquelles l’état d’esprit général d’âme évoluée et consciente de ce que cela implique, consistait en la principale qualité exprimée librement et volontairement.

 

 

Et là, vous êtes atterré d’apprendre que, depuis des dizaines de vies, tous ceux qui n’ont pas votre éclairage et votre discernement d’âme évoluée, vous prennent pour des « Tanches de la Baltique » (des couillons, en clair), abusent de vous et vous ridiculisent sans même que vous puissiez le réaliser. Et lorsque par miracle cette volonté de vous conformer aux valeurs que vous défendez avec ferveur, ne vous empêche pas de VOIR que vous êtes handicapé par un état d’esprit QUI N’EST PAS partagé par ceux qui vivent avec vous et en rapport avec vous, vous demeurez tout de même fermement fidèle à une vision idéale de ce qui fait frémir d’aise votre âme si éclairée.

En clair, ce Super-Voyant vous fait prendre conscience que cette différence de niveau (réel par ailleurs) entre vous et ceux qui partagent votre vie, EST LA CAUSE UNIQUE de toutes vos souffrances présentes et passées !

 
Dès lors, quelle sera votre réaction ?
Voici celles, usuelles qui sont généralement choisies par les âmes éclairées, propres sur elles et effectivement plus évoluées que la masse :

 

 

Choix N° 1 : «Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce vieux fou ? Je n’ai jamais eu à me plaindre du fait que mon degré d’évolution soit un quelconque handicap, bien au contraire !»

 

Choix N° 2 : «Oui, je sais que c’est parfois difficile, mais bon, quand on est lumineux et qu’on projette de l’amour en direction de nos ennemis, la justice finit par régner et nos opposant se mettent à nous aimer !»

 

Choix N° 3 : «Je le savais !!! Ce mec est possédé par le Démon, c’est un dangereux Gourou qui va nous faire rentrer dans une secte satanique et on va perdre notre âme en jouant aux dés avec Lucifer !»

 

Choix N° 4 : «Mais non, voyons ! Moi je n’ai pas ce genre de problème car je suis bien trop intelligent(e) et évolué(e) pour pouvoir tomber dans un piège aussi grossier ! Pffff !»

 

Choix N° 5 : «J’ai en effet noté ce problème, du moins, je commence à peine à le reconnaître et à me l’avouer, mais bon, que faire ? C’est dans ma nature d’être con, c’est à dire d’avoir un bon fond et d’être gentil avec tous, je ne peux tout de même pas devenir mauvais, me trahir intimement, tout ça sous prétexte qu’on me prendra parfois pour un bourricot !»

 

Choix N° 6 : «Je ne peux pas répondre à ce genre de question parce qu’elle ne me concerne pas. Je n’ai pas la prétention d’être évolué ou meilleur que les autres, je trouve cela orgueilleux !»

 

Choix N° 7 : «Je suis tout à fait d’accord ! Il y en a marre d’être pris pour une Tanche, ouais ! Maintenant, je me suis réveillé et ça va chier grave, moi je vous le dit !»

 

Choix N° 8 : «Pour ma part, je suis conscient(e) de tout cela, c’est d’ailleurs à cause de tout cela que je me sens perdu(e), confus(e), en colère contre l’univers et contre personne en même temps ! Je n’ai plus foi en rien, Dieu est mort et c’est sans doute moi qui l’ai tué !»

 

Choix N° 9 : «Franchement, tu m’en poses une bonne, là ! Je sais pas quoi répondre, alors je ne me prononce pas. Je pioche un Joker et je vais boire un café en attendant que vous finissiez de vous prendre la tête. Sans moi !»

 

Choix N° 10 : «Clair qu’il y a un souci, les z’enfants ! Cela fait d’ailleurs une paye que je le dénonce car j’ai trouvé la solution ! Je me propose d’ailleurs de vous expliquer comment régler cet épineux problème ! Voilà ce qu’il convient de faire…..»

 

 

Voilà, à vos clavier, prêts ? Votez ! 😀
Notez la réponse qui s’approche le plus de votre vision puis validez-là par et dans un commentaire, à la suite de cet article.
Si vous avez simplement envie de laisser un message, sans participer au sondage, allez-y aussi, c’est vous qui voyez !

 

Serge

Licence Creative Commons

Provoque spirituelle

spirale blancheMes différents contacts avec les mondes de l’invisible plus ceux de ma femme (Channel comme moi mais bien meilleure) et avec laquelle je bosse depuis des années, m’autorisent à penser que « Tout le monde apprend, même (ou surtout ?) les Maîtres….» Il est un fait que nous ne sommes pas tous égaux dès la naissance ni même tous aussi évolués : Certains excellent en un domaine quelconque tout en étant de lamentables navets dans un autre… Et inversement. Je sais, par exemple, que certains Maîtres, dont les connaissances feraient pâlir plus d’un ésotériste moderne, peuvent paraître ignorants en certains domaines reliés à la vie terrestre de notre présente époque…

 

 

 

De ce fait, il devrait nous être facile de comprendre que certains espaces spirituels qui sont correctement dégagés dans un individu, peuvent avoir le pouvoir merveilleux de dégager aussi les mêmes espaces spirituels quelque peu encombrés des autres individus. De même, certains Maîtres, encore mal adaptés à notre époque moderne, peuvent trouver, en leurs élèves et amis, matière à se dépasser aussi, d’un point de vue plus social et terrestre. A l’évidence, il faut être soi-même à un certain niveau de réalisation (qui inclut connaissances ET pratiques) pour pouvoir provoquer les mêmes symptômes positifs chez autrui. Toutefois, et en toute logique, il ne me parait pas nécessaire d’avoir la stature d’un Gautama ou d’un Jésus pour réussir à éclairer un tant soit peu autrui. De même, nous pourrions aussi bien être des Gautama ou des Jésus se faisant éclairer à leur tour par des personnalités sensiblement en retard sur leurs semblables, d’un point de vue spirituel, mais en avance dans d’autres domaines de la vie matérielle.

 

 

 

mage sorcier 163Ceci est très facile à comprendre si on considère le fait que certaines individualités de l’invisible (ou Soi Naturels)  ont consacré de nombreuses vies à leur amélioration spirituelle, voire à l’aide bienveillante à autrui et ont, de ce fait, pris du retard dans d’autres domaines de la vie incarnatoire. J’ajouterai qu’il me parait évident que si certains attributs merveilleux de notre être ne réussissent pas encore à se manifester pour nous et en nous, c’est peut-être parce que quelque chose de pas bien sympathique -et qui se trouve également en nous-  en musèle l’expression et, pourquoi pas, pousse même le vice jusqu’à s’exprimer à notre place… Je veux parler ici des schémas mentaux, ces espèces de bestioles immondes qui conditionnent l’expression de notre intelligence et de notre capacité à être libres et heureux.

 

 

 

syntonisationCela peut expliquer la raison pour laquelle certains bondissent littéralement ou peuvent devenir méchants, lorsqu’on prononce certaines phrases qui, pour nous, paraissent on ne peut plus anodines. Ainsi, provoquer serait dont un terme adéquat, attendu qu’il nous faut d’abord faire sauter le bouchon de la carafe pour se désaltérer du nectar qu’elle contient. Ici, le Nectar est ce que nous pouvons éventuellement apprendre, pour notre bien, au travers d’une expérience qui n’est pas vraiment agréable à vivre. Ceux qui sont très instruits des efforts que doivent fournir les autres pour réussir à devenir aussi lumineux qu’eux et qui n’hésitent pas à donner leur avis sur la valeur personnelle de quelques-uns qui ont l’audace d’être aimés et appréciés d’autrui, sont aussi et surtout ceux qui ont la vie sentimentale et intérieure les plus vides ou insipides. Cela, tout le monde le sait aussi, même si personne ne désire en parler franchement.

 

 

 

ange noir 02Nous connaissons tous de tels êtres toujours prompts à juger, casser, piquer et détruire, le tout gratuitement et sans aucun discernement. Nous savons tous parfaitement pourquoi ils réagissent ainsi, face à l’expression légitime et spontanée de notre valeur personnelle. Certaines fois, leur réaction est si violente que l’on pourrait croire que l’on vient de leur enfoncer une aiguille à tricoter dans le postérieur ! Certains font mine de ne rien voir, de ne pas saisir, cela dans l’espoir immature de ne pas avoir à assumer le rôle jugé par trop ingrat, de celui qui parle de ce que personne n’a envie d’entendre. Pourtant, il n’est nullement question de facultés particulières pour voir la poutre qui sort de l’œil du voisin, occupé à pointer de son doigt inquisiteur, le morceau de paille qui se trouve sur nos cils. En fait, même le plus ignorant des hommes sait pourquoi une femme va haïr immédiatement une autre femme qui ose être plus désirable qu’elle ne l’est.

 

 

 

Or donc, le problème des personnes qui prétendent ne pas savoir comment réagir face au mal (comme elles le disent si volontiers) est qu’elles n’ont pas envie de lâcher certains artifices de leur «Moi-Idéalisé.» Artifices mentaux qui leur donnent le sentiments d’être au-dessus des formes de relations conflictuelles ou de nature négative (« Je suis déjà bien trop lumineux pour que ces choses puissent encore me concerner ! ») En effet, affirmer que l’on se trouve démuni, face à la méchanceté des autres, revient à laisser entendre que l’on est bien trop exceptionnel pour se commettre dans cette sorte de relation bas de gamme. Vous seriez effarés de constater le nombre de  » Chercheurs de Lumière «  qui sont encore le jouet de ce schéma spirituel grossier. Or, comble d’humour spirituel, ce sont justement ces personnes qui attirent le plus ce que je me contente d’appeler  » la crème de l’humanité. «  Un peu comme si le Divin, en elles, voulaient leur apprendre une chose qu’elles ne désirent surtout pas apprendre.

 

 

 

Hélas ! Qui enseigne encore, de nos jours, que ceux qui s’abritent derrière leur arrogance de spiritualistes, présentent tous les symptômes de cette forme de lâcheté morale dénoncée justement par tous les Maîtres du passé ? Personne, bien évidemment ! Et encore moins tous ces marchands de bonheur inaccessible qui profitent de la faiblesse de quelques-uns pour leur vendre des techniques frelatées pour « Devenir Maître en trois week-ends  » (Ne riez pas, c’est un exemple vrai !) Vous imaginez le mec qui veut se faire du fric sur le dos de tous ceux que la spiritualité fascine, leur annoncer froidement :

« Venez suivre mes cours accélérés de maîtrise spirituelle, je vous apprendrai pourquoi, pour le moment, vous êtes encore des ratés et des lâches qui se cachent derrière la Lumière pour ne pas avoir à s’occuper de leurs propres Ténèbres intérieures ! »

 

 

 

science sans conscienceAssurément, un tel slogan ne lui permettrait pas d’attirer une grosse clientèle ! Soyons très clair ici : l’idée n’est pas et n’a jamais été de se complaire dans le mal ni de passer ses journées à ne parler que de ce qui fâche, ou encore d’aller provoquer les abrutis dans le seul espoir que leurs réactions nous instruisent !

Accepter de regarder le mal en face et se complaire dans cette sorte d’activité, sont deux choses très différentes !

Les gens « biens » ont si peur de devenir comme ceux qu’ils détestent -mais en silence, bien entendu- qu’ils préfèrent le rôle de victime qui conserve son auréole de sainteté, que le rôle du Bourreau qui gagne à la fin mais dont l’âme est tâchée à jamais. On se croirait en plein Faust !

 

 

 

Inconscient Collectif6Comment reconnaît-on les personnes simples, heureuses, fortes, honnêtes et pleines de joie de vivre ? Au fait qu’elles peuvent traiter de tout, parler ou écrire sur tout et qu’elles n’ont pas peur de se mouiller l’âme, en écrivant des choses que personne n’a envie de lire. Si vous êtes capable d’écrire sur le Beau et sur le Laid, d’en parler, d’en montrer les différents aspects et ce, avec un bonheur égal, alors vous êtes une personne riche qui peut désormais se payer le luxe de ne plus craindre le regard désapprobateur d’une race de batraciens qui avait disparue mais qui semble réapparaitre et proliférer à la vitesse grand V, j’ai nommé :

Les nouvelles Grenouilles de Bénitiers !

Nous aurons à en reparler un de ces jours mais en attendant, je laisse le clavier à celles et ceux qui veulent commenter, témoigner ou questionner. Ou bien se plaindre s’ils se sentent concernés et assez bêtes pour le montrer en réagissant d’une manière faussement indignée mais réellement négative.

 

 

 

Serge Baccino

Licence Creative Commons

Qui est qui, du Soi ou du moi ?

dnora3x4Dans sa partie réservée aux psychistes, la psychologie ésotérique enseigne que le Soi (appelé aussi Soi Naturel) envoie une « extension » (ou un pourcentage) de lui-même sur Terre et dans un corps, cela afin d’expérimenter un ou plusieurs états d’esprit spécifiques…
Du coup, nous pourrions en déduire que nous sommes de l’esprit formel tandis que le Soi demeure ce qu’il est : La conscience d’être, l’Individualité éternelle.

Autrement dit, le Soi est conscient à notre place tandis que nous pensons et ressentons à la sienne ! Si ça c’est pas du Partenariat, je me fais petite sœur des pauvres ! Mais un moment, Gontran !… Si nous sommes l’esprit qui sert à penser, si une pensée ou des pensées « autres » (différentes) nous viennent dans notre tête et que nous les acceptons, nous allons changer et ne plus être « nous » ? (suivez un peu, sinon, ça va pas le faire, hein !)
Bon, je la refais, rien que pour vous, OK !

 

 

 

mental bla blaNotre façon de penser, nos idées et ce que nous tenons pour juste et pour vrai, voilà ce qui fait notre actuelle personnalité, notre « moi », c’est à dire ce que nous sommes maintenant et ici, sur Terre et dans ce corps. En effet, « Nous sommes ce que nous pensons » ou, du moins, toutes ces idées avec lesquelles nous commettons souvent l’erreur de nous identifier donc, nos pensées représentent ce que nous sommes, ce quelque chose qui dit « moi »
OK jusque là ?  Si des idées autres que les nôtres, si des pensées différentes ou même carrément opposées nous viennent et que nous les acceptons et le faisons notre, n’allons-nous pas changer du même coup ? N’allons-nous pas devenir un tout autre « moi » que celui que nous étions précédemment ?

Bien sur que oui ! Si nous devenons ce que nous pensons, alors nous sommes nos pensées, du moins aussi longtemps que nous incarnons un même état d’esprit général. Mais sommes-nous pour autant et vraiment, toutes ces pensées et ces idées qui nous viennent en tête à longueur de journée ?

Non, bien évidemment ! Nous ne sommes ou ne devenons que ces pensées et ces idées que nous retenons, que nous acceptons de faire notre et avec lesquelles nous associons notre « moi » humain. Gardez cela à l’esprit (c’est le cas de le dire), car la suite nécessite d’avoir déjà compris ces quelques notions spirituelles de base.

 

 

 

serpentIl nous vient parfois des idées morbides. Dès l’instant où nous arrêtons notre attention mentale sur ces idées là, nous commençons à devenir elles, si j’ose dire. Du moins, leur contenu formel, c’est-à-dire tout ce qu’elles racontent. En effet, une idée ou une pensée ne se propose pas à nous pour nous dire un truc et repartir gaiement vers d’autres cieux : sont but premier et unique est de « faire corps » avec nous !

Présentons l’enfant autrement, si vous le voulez bien. Si le fait d’avoir une pensée qui nous visite se résumait à écouter patiemment ce qu’elle raconte puis de passer à autre chose, cela ne serait rien du tout ! Accueillir une idée autre que celles qui composent notre « moi social », reviendrait à écouter deux minutes un emmerdeur nous prouver qu’il est bien un emmerdeur, puis de passer à autre chose en laissant l’emmerdeur sur place.

 

 

 

Tantrisme10Mais la vérité est toute autre, hélas ! Lorsque nous accueillons une pensée et que nous lui prêtons notre attention mentale, c’est un peu comme si nous acceptions qu’elle fasse l’amour avec nous ! L’esprit est fusionnel par nature : il est telle la Belle Maya qui danse devant les Princes de ce Monde et les fait succomber un à un ! Tous, sans exception, se retrouvent dans son lit et succombent sous ses caresses. (j’aurais du faire poète, moi, tiens !)
Vous doutez ? Alors essayez de m’expliquer pourquoi lorsque vous demeurez concentré sur une pensée agréable, cette dernière vous fait ressentir une émotion ou un sentiment ?

 

 

 

wiu5cj1bJe vais vous dire ce qui se passe : vous venez de faire l’amour avec une pensée et cette dernière vient de fusionner avec vous, elle est devenue vous et vous allez lentement devenir elle à votre tour ! Voilà la vérité. Une pensée est toujours fusionnelle et cherchera toujours à « se mélanger » à votre complexe énergétique spirituel (votre âme ou « corps psychique », c’est pareil) Pourquoi ? Parce qu’il est dans la Nature de l’esprit de chercher, par tous les moyens, à fusionner avec d’autres particules d’esprit, cela afin de donner forme à des états d’esprit complexes qui pourront être rendus vivants par le Pouvoir Divin (qui lui, comme l’esprit, ne juge jamais de la valeur ou du degré d’utilité d’un état d’esprit selon nos normes humaines.)

 

 

 

conscience10Imaginez des particules de poussière qui seraient collantes et qui s’agglutineraient à vous, devenant un peu vous et vous, un peu elles… La pensée est faite d’esprit et l’esprit, selon sa nature et les lois qui régissent son activité, cherche toujours à s’unir, à s’harmoniser, à devenir autre chose que ce qu’il est déjà, à apprendre et à expérimenter. Bref, l’esprit cherche à faire évoluer les formes qu’il compose. Lorsque vous accueillez une pensée et que vous l’acceptez, vous commencez déjà à vous transformer et… à transformer la pensée invitée. « Accepter », en l’occurrence, se résume à se concentrer sur cette pensée, à l’explorer bref, à démontrer qu’elle vous intéresse et qu’elle ne doit pas vous quitter !

Il s’agit carrément d’une déclaration d’amour que vous faites -sans vous en douter- à la pensée invitée ! Et elle le perçoit absolument ainsi !
Comme le disait un ami :

« J’ai une fois posé le regard sur cette femme avec intérêt, quelques mois après, j’étais marié, elle était enceinte de moi et nous choisissions ensemble notre nouvelle maison ! »

 

 

 

offrir fleursTout à coup, un inconnu vous offre des fleurs ! (ça vous rappelle quelque chose, non ?) Que se passe-t-il alors ? Si vous êtes un mec, vous ne le prenez pas nécessairement bien (lol) Mais si vous êtes une femme, il n’est pas certain que vous le preniez bien non plus ! Des tas de pensées, d’idées confuses, refoulées ou niées vont se bousculer au portillon de votre mental, qui risque de rentrer en effervescence ! En effet, pourquoi cet inconnu vous offrirait-il des fleurs, le con ?  » Non mais je vous jure, il y a de ces tarés !  » Que vous acceptiez ce bouquet de fleurs ou que vous le refusiez poliment (prétextant sournoisement que vous êtes déjà prise) vous ne serez peut-être pas conscient(e) de tout ce qui se sera passé dans votre tête, dans votre cœur et dans votre corps et… A votre insu.

Autres exemples.

 

 

Vous êtes couché, prêt à dormir mais vous ne pouvez pas. Des pensées se bousculent dans votre tête et cela vous empêche de dormir. C’est du moins ce que vous croyez. Vous êtes tranquillement chez vous, à ne penser à rien de spécial, et tout à coup, une pensée morbide ou très négative vous visite et dès lors, vous vous sentez très mal. Vous râlez, car vous alliez bien mieux avant que cette idée de merde ne vous visite. C’est du moins ce que vous croyez. En réalité, et dans les deux cas cités, vous êtes pleinement responsable de ce que vous vivez !

C’est de votre plein grès si vous ne pouvez pas dormir ou si vous ressentez un malaise. La vérité, c’est que dans les deux cas, vous avez jeté votre dévolu sur une des idées ou des pensées qui se sont proposées (et uniquement proposée !) à vous, qu’elle vous a littéralement fasciné, peut-être à votre insu, et que vous avez ouvert votre couche, l’invitant à y pénétrer pour y faire des coquineries pas racontables à la belle-mère de Monsieur le Curé !

Car il est des pensées morbides ou négatives qui fascinent l’être humain, même s’il les redoute par ailleurs. Souvenez-vous bien de ceci :

vous ne pouvez pas penser une chose qui vous intéresse ou retiens votre attention sans DEVENIR un peu cette chose.

Mon conseil et on ne pouffe pas :

Réfléchissez bien avant de penser !

 

 

 

psychologie2Vous risquez de devenir toute cette merde que vous accueillez tous les jours sans même le réaliser et qui vous fascine sans même que vous le sachiez ! L’esprit est un bon serviteur, mais c’est un très mauvais maître !

Lorsque nous croisons une personne, dans la rue, et que cette dernière nous demande l’heure, nous la lui donnons. Il est possible que nous prenions la peine d’un sourire… Mais nous ne restons pas là, à papoter durant une demi-journée avec cette personne, nous n’essayons pas de voir si elle est « bien » ou si elle est merdique au possible, et nous ne cherchons pas nécessairement à B… avec !

Si nous avions ce même comportement, clair, franc, détaché et ponctuel avec les pensées qui nous visitent, nous serions tous des êtres illuminés ! Et je ne déconne pas ! Lors d’un repas, un ami vous demande  :

« Passe-moi le sel, s’il te plaît »

Ce rapport, ce contact, cette relation ne durent que quelques secondes et seront carrément oubliés deux minutes après, n’est-il pas vrai ?

C’est avec le même état d’esprit qu’il faut observer les pensées qui naissent, passent puis disparaissent constamment dans le ciel de votre mental.

 

 

 

Imaginez que vous observez de simples nuages passer dans le ciel… Vous ne cherchez pas à les retenir, à vous les approprier, n’est-ce pas ? (À moins d’être con comme un verre à pied, certes !) Eh bien ! Vous devez agir de même avec vos pensées ! Observez-les passer, ne soyez pas séduit par elles et ne les craignez pas. Et si vous devez à tout prix conserver des pensées ou des idées, vérifiez au préalable si elles bossent bien pour vous, et non pas contre vous !

Comment le savoir ? C’est très simple : en « goûtant » les sentiments connexes de ces pensées et idées, c’est-à-dire ce que vous ressentez tandis que vous conservez votre attention rivée sur de telles pensées ou idées.

 

 

 

Soi Divin Contact conscientMaîtrisez ce processus d’identification à l’esprit, et non seulement vous ne serez plus « ce que vous pensez », mais vous ne serez plus l’esprit ! Vous serez LA CONSCIENCE, vous serez votre propre Soi, et vous comprendrez alors cet ancien passage mystérieux de la Bible où l’esprit -qui est Dieu- dit :

 

« J’ai mis Mon Fils au-dessus de Moi… »

 

 

 

 

Serge Baccino

Licence Creative Commons

Les deux bibliothèques

bible1Il vous arrive sans doute parfois de lire un livre qui traite d’un sujet dont vous ignoriez tout, le jour d’avant, et d’avoir cette réaction étonnante qui consiste à vous dire :

« Oui, c’est vrai, c’est exactement ça, c’est véridique, je le savais déjà ! »
Comment sauriez-vous une chose que vous ignoriez, deux minutes auparavant ? Eh bien ! En fait, vous venez de lire dans deux « livres » différents et quasiment en même temps ! L’un est le livre physique et de papier, l’autre est un livre virtuel qui vient de « lâcher une info » à partir de cette vaste bibliothèque que sont vos cellules ! Si un jour vous entendez parler des fameuses annales akashiques, vous comprendrez alors que sans le savoir et sans le maîtriser pour le moment, vous avez vous aussi la faculté de lire les annales akashiques mais que vous l’ignoriez jusqu’alors.

 

 

 

dans le coeurLe muscle cardiaque est contenu dans une sorte de poche remplie d’un liquide nommé la lymphe. Cette lymphe a pour particularité psychique de condenser l’énergie de la force vitale (prâna ou akasha)
On appelle cet endroit du corps péricarde et c’est un Centre psychique (ou Chakra) à part entière, le 8eme, il en existe douze en tout, pas tous connus et c’est très bien ainsi, du moins pour le moment.) Si on se concentre régulièrement sur le péricarde en se souvenant que le liquide qui baigne le cœur a cette faculté de stocker l’énergie, on en arrive à dynamiser l’ensemble du corps psychique, ce qui éveillera la mémoire cellulaire, par le biais d’un des quatre éthers qui forment le corps vital : l’éther réflecteur.

 

Il faut se concentrer non pas au milieu de la poitrine, mais légèrement sur la gauche, en un point que l’on ressent facilement, si on y focalise son attention mentale. Lorsque le péricarde est dynamisé, non seulement on commence à « lire » les annales akashiques (en fait, on se souviens spontanément de connaissances stockées dans l’esprit) mais de plus, on éveille en soi la conscience psychique, ce qui est infiniment plus intéressant.

 

 

 

Mais bon, avant de ressentir « Dieu en Soi », il est vrai qu’on est tout d’abord submergé par une somme colossale de connaissances en tout genre, tout n’étant d’ailleurs pas utilisable pour notre petit cerveau d’être humain. Lorsque nous avons l’impression de savoir plein de choses et que nous commençons à faire peur à nos proches par ce que nous leur racontons spontanément et sans savoir ce que l’on va dire la seconde d’après, alors nous avons l’assurance d’être désormais « branché à vie » à ces fameuses annales akashiques ! A noter que c’est l’une des facultés des Maîtres véritables, ce qui me semble intéressant de signaler au passage.

 

Note pour le lecteur au sujet des éthers.

 

Un « éther » (couche, substrat) est une structure énergétique qui compose une chose. Notre « corps vital », c’est-à-dire l’ensemble de nos processus vitaux, est très sophistiqué, et, à ce titre, il est composé de quatre éthers :

 

l’éther vital
l’éther chimique
l’éther lumineux
et l’éther réflecteur.

 

C’est grâce aux particularités de mémorisation et de réfraction des deux derniers éthers, que nous pouvons connaître le passé enregistré par les particules d’esprit qui composent toutes choses.
Seul l’esprit peut affirmer :

« Je le sais, j’y étais ! »
Car il participe de toutes choses et il est à la base de toutes choses (en tant que constituant premier ou « Matéria Prima »)

 

 

Serge Baccino

Licence Creative Commons

Les distributeurs d’énergie

tornade psyComme vous le savez sans doute, les disputes entre humains se résument à une banale lutte de pouvoir, les premiers essayant de piquer l’énergie aux seconds, cela afin de les affaiblir puis de les dominer ensuite. Un homme ou une femme qui a atteint son propre Soi et qui se comporte comme un Maître (et qui en est un, même s’il fait tout pour le cacher aux yeux des médiocres pour éviter leur animosité naturelle), devient pour ainsi dire une sorte de pile atomique dont la polarité dépend du Genre (sexe.)

Un homme qui a atteint la Maîtrise devient un distributeur ambulant d’énergie mentale (ou spirituelle) : le simple fait de se trouver en présence d’un tel Individu suffit pour éclairer les gens sur eux-mêmes, alors que le premier se tait et ne fait rien d’autre que d’être présent. Une femme qui a atteint la Maîtrise (et c’est encore plus beau que pour un homme) devient elle aussi un distributeur ambulant, mais d’énergie astrale (du Latin « aster » = « lumineux ») et la seule présence chaleureuse et rayonnante d’une telle Femme suffit à « Re-féminiser » n’importe qu’elle femme dépolarisée, sauf si elle résiste au Principe Féminin en action au travers du Maître Féminin, par exemple par jalousie.

Femme rayonnanteBref, un homme devient Maître du Principe Masculin incarné et rayonne sans cesse ce même principe qui peut «Re-viriliser» (psychiquement parlant) n’importe quel homme dépolarisé. Une femme Maître du Principe Féminin incarné, rayonne sans cesse ce même principe et peut redonner « vie, force et durée » (Ankh, Djed Ouas, en Égyptien) au Principe Féminin qui sommeille en n’importe quelle autre femme. Les véritables initiateurs des hommes et des femmes ne sont pas les Maîtres en eux-mêmes, mais ces deux Principes (Masculin ou Féminin) qu’ils rayonnent.

Ce sont eux qui donnent l’initiation et qui réveillent « Dieu en soi. »

Il y a deux sortes de Maîtres, actuellement présents sur Terre (sans compter les Grands Maîtres) : ceux qui viennent exprès pour partager leur lumière (de plus en plus rares à notre époque, car tout a déjà été dit, mais pas tout accepté.) Et ceux qui ont le « niveau » de Maître (ou dont l’âme instruisait, jadis, sous d’autres formes charnelles ou personnalités) mais qui sont de nouveau représentés, sous la forme d’autres personnalités, afin de perfectionner certains aspects de l’Âme Unique Planétaire (ou Sur-Âme) un peu laissée de côté. L’enthousiasme du partage (Aspect Vishnou) pouvant nuire à l’évolution de ce qui est ainsi partagé. Évolution gérée par l’aspect Shiva (pour ceux qui connaissent.)

Les premiers, puisqu’ils sont venus afin de représenter, sans doute pour la dernière fois, d’ailleurs, cet Aspect Vishnou lié au partage de la Connaissance, ont apporté avec eux la panoplie complète (sic) de l’instructeur des consciences. Non seulement ils ressemblent à des Maîtres (du moins l’idée que s’en font beaucoup) mais de plus, ils ont à leur disposition une aura de Maître, qui a la particularité (et c’est fait pour) de « faire savoir » aux éventuels élèves potentiels, qu’ils ont bien affaire à un Maître (et non à un trou du culte !) sans qu’il soit utile de poser la question ringarde et qui tue toute relation ultérieure et qui a le don de faire fuir les Instructeurs : « Serais-tu un Maître ? » 

Les seconds sont venus essentiellement pour s’occuper de quelques aspects de leur être global négligés par la sorte d’âme qui « équipait » les anciens Maîtres du passé. Dans le passé, en effet, les Maîtres étaient surtout  occupés  à orienter la Lumière de leur attention mentale sur les autres (étant branchés à la Source, eux ne se vidaient pas, en agissant ainsi.) De fait, on pourrait dire, sans exagérer, que ces seconds représentants de la Maîtrise ressemblent à tout, sauf à un Maître, justement. Et c’est fait exprès aussi. Ils savent, depuis des années, comment atténuer la Lumière de la Conscience de Dieu en Soi et leur aura, sans être tout à fait banale non plus, n’est pas apte à attirer le regard, même d’un voyant. Bref, s’ils ne désirent pas que d’autres sachent qui ils sont, ils n’ont aucun mal à se fondre dans la masse, voire carrément à passer pour des cons !Ils excellent d’ailleurs dans l’art d’avoir l’air très con aux yeux de ceux qui n’ont pas à se questionner, à ce sujet.

Les seuls moments où ils se trahissent un peu sans le réaliser, c’est lorsqu’ils parlent de certains sujets qui concernent la Conscience Christique et le fait que nous sommes tous « Un. » A ces moments-là, le Pouvoir Divin (Adi Shakti) qui les inondent et auquel il n’oseraient jamais résister, explose leur âme tel un Torrent qui Hurle la Vraie Vie. Ce qui fait briller une Lumière d’or pur autour du haut de leur corps (tête et épaules comprises) visible facilement par une personne un peu sensible, et leur regard retrouve cette brillance qui ne trompe plus personne. Les Maîtres ont un petit secret (qui n’en est pas un, mais bon) : Ils savent qu’il n’est pas « cosmiquement prévu » (non obligatoire) d’aider, d’instruire, de partager et même d’aimer autrui ou d’être seulement aimable avec les autres… Eh oui, ça vous scie, n’est-ce pas ? Mais c’est ainsi. Ils sont pour ainsi libres de gérer les relations humaines comme ils l’entendent, sans avoir à en subir les mêmes conséquences fâcheuses que les autres.

moine-natureDu coup, lorsqu’ils le font tout de même, et malgré des circonstances extérieures et humaines parfois difficiles, une chaude Présence s’insinue en eux et semble vouloir les remercier d’une caresse légère… Et l’effet de cette « caresse » est le même à chaque fois : ils sont plaqués à même le sol, les bras en croix, le cœur qui bat la chamade et le système nerveux parcouru par du 20 000 volts. Alors, à notre époque, certains ont appris à Lui répondre, avec un langage un peu moins mystique et beaucoup plus moderne, il est vrai : « Père !!! Arrête de me glorifier, tu es encore en train de m’exploser l’âme !!! »

Addenda
Différence entre un Maître et un Maître Instructeur

plans de conscienceLa différence essentielle entre un Maître « ordinaire » et un Maître Instructeur, c’est que le premier n’est pas nécessairement doué pour les échanges et pour faire passer (transmettre, partager) à un autre tout ce qu’il a acquis dans un domaine ou dans un autre. Les Maîtres n’excellent pas pour autant en toutes disciplines mais seulement en une ou deux, en général, contrairement aux Grands Maîtres qui excellent en toutes. Il est un Maître de par la maîtrise qu’il a sur son propre esprit et ne souhaite appliquer cette maîtrise sur autre chose que le contenu de son cœur et de son mental. Quand on est Maître de soi, l’ego et la plupart des illusions de l’âme humaine n’ont plus de prise : on est froidement conscient de ses qualités, de ses défauts ou limitations. Il n’existe sans doute aucun Maître qui puisse prétendre instruire, s’il n’en a pas les capacités et les qualités requises. Les Maîtres ne sont pas « humbles », ils sont seulement simples, sans manières et ont assez de discernement pour connaître leurs limites.

Un Instructeur est un Maître comme les autres mais qui adore un ou plusieurs sujets ésotériques et qui prend un vif plaisir à partager ce qu’il Maîtrise, ne serait-ce qu’intellectuellement. En somme, ce genre de Maître-là adore partager, enseigner et, en un mot, il affectionne tout particulièrement les contacts humains. Car pour enseigner, il ne suffit pas d’aimer la connaissance, fut-elle ésotérique… Comme nul n’est parfait, avec le temps, le Maître Instructeur apprend à transmettre son savoir avec plus de compétence, de sagesse et de discernement. Pour lui, il ne « réussit » jamais et « n’échoue » jamais dans sa façon d’instruire, car il connait trois secrets :

1. Que rien ne l’oblige à partager quoi que ce soit, avec qui que ce soit.
2. Qu’il appartient à celui qui ignore de se sortir lui-même de son ignorance et que lui seul « réussit » ou « rate » son apprentissage en vue d’être Soi.

3. Que c’est à l’élève de monter jusqu’à lui, pas à lui de descendre jusqu’à l’élève.

La seule chose que ni les Maîtres, ni les Instructeurs (ni sans doute personne) ne « maîtrise », c’est l’amour ainsi que cette affection immense qui peut relier celui qui enseigne et transmet la Lumière à celui qui est conscient du trésor immense qui lui est ainsi offert et qui le manifeste par une affection sans borne. Dans ce domaine, tout le monde demeure « l’élève de la vie. » La seule « faiblesse » des Maîtres Instructeurs, c’est cet amour hors du commun qu’ils portent à ceux qui leur témoignent leur confiance et leur reconnaissance.

Voilà ce qui est dit, voilà ce qui n’est pas encore dit mais qui le sera plus tard, et voici ce qui est contenu entre les lignes pour qui sait lire vraiment. Si vous avez des commentaires, n’hésitez pas, le sujet me parait intéressant et je sais qu’il n’a jamais été présenté de cette façon-là (et pour cause.)

 

Serge Baccino